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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, de nombreux évacués ont pu regagner leur domicile en Gironde.

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Transcription
00:00On entame évidemment le thème des incendies en Gironde.
00:04La quasi-totalité, vous le savez, des évacués ont pu rentrer chez eux
00:07alors que les campings, et Mathieu vient de le dire,
00:09commencent à rouvrir, à accueillir les touristes.
00:11On y reviendra, on sera en duplex notamment du Cap Ferret
00:14avec un habitant dans quelques minutes.
00:16Mais d'abord le Var et cet incendie du massif du Gros-Bésillon
00:18qui est toujours actif, même si, heureusement,
00:21aucune mesure d'évacuation ou de confinement n'a été nécessaire hier.
00:24Mais la situation reste problématique selon le préfet
00:27qui s'exprimait hier et qu'on entendra à 10h d'ailleurs en direct
00:31pour un nouveau Point Presse alors que du vent est attendu
00:33dans le département à partir de demain.
00:36Les problèmes pourraient revenir au cœur du Var
00:40donc ces prochaines heures et ces prochains jours.
00:42Les explications de Sarah Fenzari d'abord.
00:45Des noyages de fumerolles, un long combat pour éviter toute reprise.
00:50Dans le Var, ce lundi avait les allures traîtres
00:53d'un jour de calme avant la tempête.
00:54Car le feu qui a repris vendredi dans le massif du Gros-Bésillon
00:57n'est toujours pas fixé.
00:59Le retour du Mistral dans les heures à venir
01:01laisse craindre de nouveau départ de feu.
01:03Nous aurons à nouveau une journée avec un vent de sud-sud-est
01:07une intensité relativement moindre normalement
01:10de ce que nous avons connu aujourd'hui
01:11mais des rafales qui pourraient quand même atteindre
01:13ou dépasser les 40 km heure.
01:16Donc la situation reste une situation problématique
01:18avant que mercredi ou jeudi ne se réinstalle un flux de Mistral.
01:23Des moyens hors normes.
01:24À la hauteur de l'incendie restent donc engagés.
01:27Plus de 100 largages d'eau en une journée
01:28et des pompiers qui peuvent compter sur les renforces européens.
01:31Cette fois ce sont des serbes qui sont à pied d'œuvre
01:36plutôt du côté de Château Vert.
01:37Toujours dans ce travail minutieux qui est absolument nécessaire
01:41pour continuer de stabiliser la situation.
01:44En conséquence, le préfet appelle aussi la population
01:48à la plus grande vigilance et à se montrer responsable.
01:51120 gendarmes et de drones ont été déployés
01:53pour repérer les individus présentant des comportements à risque.
01:58Vigilance extrême dans le Var, on l'a bien compris.
02:00Un point avec vous d'abord Karine Durand sur ces prochains jours.
02:03En effet, elle nous annonce une levée du vent,
02:05une sécheresse qui se poursuit
02:06et cette combinaison, ce terrible cocktail
02:08pourrait amener à de nouveaux incendies.
02:10Oui, situation très problématique à venir.
02:12Regardez la carte déjà de Météo des Forêts, de Météo France
02:16avec tous les départements concernés
02:17par un niveau élevé d'incendie,
02:20un risque élevé d'incendie en orange.
02:22Donc évidemment, il y a le Var, la Corse du Sud.
02:25On a aussi des départements du Nord.
02:26Vous voyez, on a le département du Nord,
02:28notamment la Somme, l'Île-et-Vilaine, la Mayenne,
02:30la Sarthe, l'Eure, l'Orne ou encore l'Eure-et-Loire.
02:32Alors pour le Var spécifiquement,
02:34aujourd'hui, un temps très calme, très sec, très ensoleillé.
02:38Je rappelle d'ailleurs que le Var est placé en vigilance orange
02:40pour la canicule qui sévit en ce moment à l'est du pays.
02:44On prévoit 32 à 36 degrés cette semaine.
02:46Aujourd'hui, c'est un petit peu baissé,
02:47mais ça remonte dès demain.
02:48La chaleur va s'accentuer mercredi et jeudi.
02:50On pourra monter jusqu'à 37, 38 degrés.
02:52Le vent souffle aujourd'hui de Sud-Est,
02:54donc un vent chaud et sec à plus de 30 km à l'heure,
02:56localement 50 km à l'heure.
02:58On attend une petite baisse des températures ce week-end,
03:01alors on aura quand même 30 degrés.
03:03Et au final, la règle des 3,30,
03:04qui est très problématique pour la lutte contre les incendies,
03:07sera respectée.
03:08Ça veut dire qu'on va avoir plus de 30 degrés tous les prochains jours.
03:10On aura plus de 30 km à l'heure de vent.
03:12Tout d'abord, le vent de Sud-Est,
03:14ensuite le Mistral qui va nettement se renforcer jeudi et vendredi,
03:17peut-être jusqu'à 60 km à l'heure.
03:19Et puis, on a moins de 30 % d'humidité.
03:21L'air est très sec actuellement.
03:23Donc malheureusement, il n'y a pas de bonnes nouvelles pour le Var,
03:25au moins jusqu'au week-end.
03:27Extrême vigilance, et on le note en bas de l'écran.
03:29En effet, merci Karine Durand pour ce point complet.
03:32Jean-Baptiste Kahn, avant d'aller dans le Var,
03:34et le maire de Mont-François Argent nous attend,
03:37et je l'en remercie, je viens vers lui dans une minute.
03:39Les vents changeants, c'est vraiment la variable qui fait craindre le pire,
03:45des reprises de départ de feu dans des zones, pourquoi pas d'ailleurs,
03:47qui n'ont pas encore été touchées pour le moment.
03:49Ça aussi, c'est à craindre.
03:50Oui, sur des feux qui font cette ampleur-là,
03:53une saute de feu, ça peut arriver très vite.
03:54Le vent propage, le vent soulève.
03:57Donc effectivement, d'un point de vue météo,
03:59ce n'est pas ce qu'il y a de plus réjouissant.
04:01Pour autant, ce que je retiens, c'est qu'effectivement,
04:03on a eu une sécheresse climatique,
04:05mais on a eu aussi une sécheresse dans nos organisations,
04:07dans la fluidité de nos moyens.
04:10Et ça, ça peut aussi générer des frictions opérationnelles
04:14qui ne nous aideront pas.
04:151 500 sapeurs-pompiers toujours sur place,
04:17appuyés, je le lis, par 450 engins qui sont toujours mobilisés.
04:21Ce sont des moyens à la hauteur de ce qui se passe
04:24et de ce qui pourrait se passer ?
04:25Le vrai problème, c'est ce que j'essayais de dire plusieurs fois,
04:29il ne réside pas uniquement dans les moyens dont on dispose,
04:33mais plus dans notre capacité à les articuler,
04:35les faire travailler avec fluidité, rapidité et simplicité.
04:38Et à ce niveau-là, on n'est pas encore dans une organisation optimale, selon vous ?
04:43Clairement pas.
04:45Le terrain est beaucoup plus intelligent que nos organisations.
04:48On le voit par des initiatives citoyennes qui nous dépassent de loin
04:51et qui sont ô combien nécessaires pour nous permettre d'avancer,
04:53d'être efficaces dans nos actions.
04:54Donc, c'est des sujets qui sont su.
04:56Alors, qu'est-ce qui rend l'action inefficace ou pas assez efficace ?
05:00En fait, on ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée
05:03qui les ont engendrés.
05:04Et en général, quand une catastrophe prend une ampleur aussi importante,
05:06c'est qu'à un moment donné, dans notre raisonnement,
05:08on a minimisé certains aspects de notre organisation.
05:11Ça peut être tout simplement les modalités d'usage de certains moyens.
05:14Typiquement, pour utiliser les armées, il y a la règle des 4i qui nous impose de vérifier
05:19que les matériels civils disponibles soient soit inopérants, inefficaces, inexistants
05:23ou indisponibles.
05:27Merci.
05:28Et donc, du coup, on voit bien qu'on sait un petit peu anticiper
05:32ce qui peut nous faire sortir de nos usages ad hoc.
05:35Pour autant, dès lors qu'il s'agit de les mettre en place de façon concrète et rapide,
05:39ça bug.
05:40Avoir plus de Canadair, ça peut être intéressant.
05:42Mais si on a un circuit de décision pour les mettre en œuvre,
05:45c'est des Canadair qui resteront cloués au sol.
05:47Et aujourd'hui, l'importance des moyens,
05:49elle réside plus dans notre capacité à les mettre en œuvre rapidement
05:51que dans leur puissance intrinsèque.
05:54Philippe Chuyant, bonjour et merci d'avoir patienté quelques instants.
05:57Vous êtes le maire sans étiquette de Montfort-sur-Argent dans le Var.
06:02Il y a eu cette accalmie ces dernières 24 heures.
06:05Pour la première fois en deux semaines, aucun ordre d'évacuation ou de confinement
06:08n'a été donné dans le Var, dans votre commune, qui plus est.
06:12Ça a été l'occasion de souffler un peu ?
06:15Oui, tout à fait.
06:17On a soufflé depuis hier.
06:20On a soufflé avec un vent qui soufflait en sud-est.
06:24Donc, il a permis de repousser un peu le feu par là où il était passé
06:28quand le vent était en sens contraire, c'est-à-dire en mort ouest.
06:33Les pompiers ont travaillé d'arrache-pied sur tous les points chauds.
06:37C'est un travail de fourmis qu'ils font là,
06:39sur un travail de petits pas qui n'est pas extraordinaire,
06:42qui ne se voit pas tellement.
06:46Mais voilà, s'il faut un travail sur les lisières, sur le mouillage,
06:50c'est le travail de base qui doit être fait
06:52et qui doit nous permettre de retrouver un peu de sérénité, un peu de sécurité.
06:58Pour autant, on voit que les prochains jours sont à risque.
07:02Ce mistral qui pourrait se lever,
07:05cette inquiétude qui doit être prégnante chez vos administrés.
07:10Dans quel état d'esprit sont les habitants de votre commune ?
07:14Écoutez, c'est un peu la lassitude.
07:17Tout le monde espère voir le bout du tunnel depuis plusieurs...
07:21Enfin, disons qu'à chaque fois qu'il y a eu une reprise,
07:25avant chaque reprise, on a pensé que c'était le bout du tunnel,
07:27mais ça, on a replongé dedans.
07:29Donc, effectivement, il y a un peu de fatalisme qui s'est installé.
07:33Mais aussi, il faut le dire, et ça, je veux être positif, moi,
07:37c'est vraiment une grande reconnaissance envers les forces de sécurité,
07:42les forces de lutte contre l'incendie,
07:44qui ont quand même fait un travail admirable,
07:47même si, effectivement, il y a toujours des enseignements à tirer
07:49et une amélioration à avoir.
07:51Mais c'est vrai qu'ils ont sauvé notre village
07:56qui était vraiment encerclé vendredi soir.
08:00J'ai cru que le village brûlait, moulerait.
08:04Donc, là, ils ont été quand même...
08:07Ça a été rapide, quoi.
08:08Vous notez ce qui vient d'être évoqué en plateau par Jean-Baptiste Kahn.
08:11Alors, on ne jette pas le discrédit, bien sûr,
08:14sur les soldats du feu qui sont sur le terrain,
08:16qui donnent tout ce qu'ils ont,
08:16mais sur la chaîne de commandement,
08:18et je paraphrase un petit peu ce qui a été dit il y a un instant,
08:22et une organisation d'en haut
08:24qui n'est peut-être pas toujours adaptée à la réalité du terrain.
08:28Oui, bien entendu.
08:30On a des structures, des dispositifs
08:32qui sont peut-être faits pour des grands feux
08:34avec un vent constant pendant quelques jours,
08:37et après, ça s'arrête.
08:38Et là, c'est vrai qu'on est dans une situation inédite
08:42avec une végétation d'une extrême sécheresse,
08:45peut-être inouïe, peut-être jamais vue.
08:48Des vents tournants en permanence.
08:51Voilà, donc ça, c'est effectivement,
08:53ça demande peut-être une adaptation,
08:56et voilà, que les systèmes changent
08:59et qu'on s'adapte à cette nouvelle donne.
09:02Pour revenir sur votre population,
09:04c'est vrai que j'y pensais,
09:05mais en fait, vous êtes en alerte permanente.
09:08Il y a eu cette accalmie hier,
09:10mais on peut imaginer que dans les têtes des uns et des autres,
09:12il y a toujours ce risque,
09:13il y a la pensée de demain.
09:17Vous ressentez que ça joue vraiment pleinement
09:19sur le moral des uns et des autres ?
09:24Oui, parce qu'on sent bien qu'on...
09:26Avec l'ampleur de la catastrophe,
09:28on sent bien qu'on est entré dans une nouvelle dimension
09:32et que rien ne sera plus jamais comme avant, je pense.
09:38Alors, rien ne sera plus jamais comme avant
09:39parce que, d'une part, nos paysages,
09:42sont transformés radicalement.
09:44Et ça, ça fait vraiment...
09:46Ça change à l'extérieur,
09:49mais à l'intérieur des états d'esprit.
09:53Et aussi parce que...
09:57Parce que...
09:58Voilà.
10:00Cette adaptation dont je parlais va être nécessaire.
10:04Ce que je veux dire, c'est que c'est pas...
10:06Il faut vraiment qu'on se mette en tête
10:09que les déclarations du juste après
10:13doivent être vraiment des vœux pour la suite,
10:18pour l'avenir,
10:19qu'il faudra qu'on mette en œuvre.
10:21Tant que la météo n'évoluera pas,
10:22vous serez sur le qui-vive.
10:26Là, oui.
10:26Pour l'instant, oui.
10:28Bon courage, évidemment.
10:30Un salut à votre population.
10:31Parce que c'est...
10:32Et c'est intéressant de vous entendre
10:34parce que c'est pas facile d'être maire
10:35d'une manière générale.
10:36On sait que c'est une situation,
10:40un poste d'élu local
10:41qui est mis à rude épreuve
10:42ces dernières années.
10:44Vous assumez pleinement vos fonctions
10:45dans ces conditions.
10:47On imagine que ça doit rajouter également
10:49à toute cette contrainte mentale
10:52qui est la vôtre ces dernières semaines aussi.
10:56Oui.
10:57Moi, je suis un jeune élu,
10:58si on peut dire comme ça,
10:59puisque je suis élu que depuis 4 mois.
11:03Et donc, oui, là, j'ai cette épreuve,
11:07ce baptême du feu,
11:08à tous les sens du terme,
11:10c'est une formation accélérée.
11:14C'est une manière de...
11:16On comprend bien que les administrés,
11:18les citoyens, les gens du village
11:21et des villages aux alentours
11:22sont en demande de gens qui sont sur le terrain,
11:26qui sont à l'écoute,
11:28qui sont prêts à donner les informations
11:30les plus justes,
11:31à ne pas souffler sur les braises,
11:34à ne pas augmenter la paranoïa
11:36qui s'est installée,
11:37le doute des uns envers les autres,
11:39etc.
11:40D'apaiser et ensuite de réparer.
11:44Philippe Chuyre, merci beaucoup.
11:45Maire de Montfort-sur-Argent
11:46d'être intervenu sur CNews
11:48en direct ce matin.
11:50Judith, c'est important,
11:51c'est vrai qu'on n'a pas beaucoup
11:52mis en avant le travail des maires,
11:54bien sûr qu'on met en avant
11:55celui des pompiers, des volontaires,
11:56des agriculteurs,
11:57de tous ceux qui se battent au quotidien,
11:58mais les maires de ces communes,
12:00qu'elles soient en Gironde
12:00ou dans le Var,
12:01là en l'occurrence,
12:02ils assument une responsabilité,
12:04un fardeau qui est celui des incendies.
12:06Ils sont le premier relais
12:07de leurs administrés
12:08et eux sont évidemment
12:0924 heures sur 24
12:10sur le qui-vive
12:11et en rapport avec ces Français
12:13qui leur demandent
12:14quelle est l'évolution de la situation
12:16et comment se passera demain.
12:17Oui, alors le paradoxe,
12:19c'est qu'à la fois,
12:19ils assument des responsabilités énormes
12:22et ils n'ont pas toujours
12:23les compétences,
12:24les pouvoirs et les attributions.
12:26Et la considération,
12:27je pourrais dire aussi.
12:28Oui, la considération,
12:30si, les maires sont les élus
12:31les moins détestés,
12:32les plus aimés.
12:34La considération, oui.
12:36Mais moi,
12:36ce qui m'a frappée
12:37dans le témoignage du maire
12:39qu'on vient d'entendre
12:39comme dans celui
12:41de Jean-Baptiste,
12:43le pompier,
12:44c'est
12:46la connaissance du terrain,
12:48c'est la première condition
12:49de l'efficacité.
12:51Donc,
12:51ce qui ne va pas,
12:52bien sûr,
12:53c'est l'éloignement,
12:54les décisions qui tombent d'en haut,
12:56les normes,
12:57les règlements,
12:58concrètement,
12:59la difficulté
13:00à faire des pare-feux
13:02dans les forêts,
13:04détruer,
13:04que ce soit
13:05pour des raisons politiques
13:06parce qu'il a fallu
13:07céder aux écologistes
13:08pour obtenir
13:10un vote majoritaire
13:12à l'Assemblée
13:12sur autre chose.
13:13Tout ça
13:15étant
13:16l'enjeu de querelles
13:18qui, donc,
13:19a très, très loin
13:20d'un rapport
13:20avec la sécurité
13:21et la lutte
13:22contre les incendies,
13:23ça ne va pas.
13:25C'est vrai
13:25que cette déconnexion,
13:26on peut en parler
13:27dans différents domaines,
13:28cette déconnexion
13:29entre ce qui se passe
13:30tout en haut
13:31et la réalité du terrain,
13:32ce sont des constats
13:33qu'on fait ensemble
13:35quasiment au quotidien.
13:35Reda Bellage
13:36et pour la police nationale,
13:38c'est le même constat,
13:39j'ai envie de dire.
13:41Oui,
13:42on a un peu marre
13:43qu'on nous dise toujours
13:44la même reguette,
13:44c'est qu'on navigue à vue,
13:45en fait.
13:46À chaque fois,
13:47on a,
13:48selon les années,
13:49on a tel ou tel
13:49commandant de bord,
13:50mais à chaque fois,
13:52on navigue en eau trouble
13:53et des fois,
13:54on a une tempête,
13:55il faut gérer la tempête
13:56et là,
13:57ce n'est pas qu'il n'y a plus personne,
13:58c'est qu'on fait surtout
13:59avec les moyens du bord.
14:00Donc,
14:01on en parlait
14:02il y a quelques semaines
14:03avec cette canicule de 2003
14:05qui,
14:0523 ans après,
14:07a été,
14:08à mon sens,
14:09pas assez bien gérée,
14:11en tout cas.
14:12Mais voilà,
14:13là,
14:13aujourd'hui,
14:13le côté positif,
14:15je ne vais pas dire
14:16que c'est ce qu'il nous reste,
14:17mais je sais que moi,
14:19tous les policiers
14:20ont un lien particulier
14:20avec les gendarmes
14:21et les pompiers
14:22parce qu'on intervient
14:24tous les jours ensemble,
14:25que ce soit dans
14:26les quartiers difficiles,
14:27que ce soit pour
14:28le différent familial
14:29ou les violences
14:32sur le gars
14:32qui a tabassé sa femme
14:33et puis là,
14:34aujourd'hui,
14:34on a encore trouvé
14:36une nouvelle mission
14:37qu'on n'a pas l'habitude,
14:38nous,
14:39de gérer,
14:39pour le coup,
14:41mais je pense
14:41qu'il faut mettre
14:43tous ces gens à l'honneur,
14:44que ce soit sur tous
14:44les sapeurs-pompiers
14:45qui risquent leur vie
14:46tous les jours,
14:47qu'ils soient professionnels
14:48ou qu'ils soient militaires.
14:49On rappelle que 4 d'entre eux,
14:50sont décédés
14:50depuis le début
14:51de cette crise.
14:51Les gendarmes,
14:52les policiers,
14:53et puis,
14:53il y a juste un moment
14:54où il va falloir,
14:56s'il vous plaît,
14:56réprimer.
14:57Réprimer ceux
14:58qui mettent les feux.
15:00Mais on va en parler
15:01tout à l'heure.
15:02Voilà, mais...
15:02On va en parler tout à l'heure
15:03avec ces interpellations
15:04qui ont été communiquées hier,
15:05ce nombre de mineurs
15:06très important,
15:07bien sûr.
15:08Il faut être
15:08beaucoup plus répressif.
15:09Bien sûr.
15:09Puisque,
15:10au bout de 20 ans,
15:12que ce soit les majeurs,
15:13les mineurs,
15:14ils ne comprennent pas,
15:14dans tous les domaines
15:15de délinquance
15:16et de criminalité,
15:16s'ils ne comprennent pas,
15:17au bout de 20 ans,
15:18il faut dire que la prévention
15:19ne fonctionne plus.
15:21Alors,
15:21faisons de la répression
15:22et après,
15:23on fera une campagne
15:24de prévention s'il le faut.
15:25Puisqu'on en parle,
15:25peut-être une parenthèse rapide
15:26avec vous,
15:27Jean-Baptiste Kahn,
15:28et on a ces chiffres
15:28qui se réaffichent.
15:30On les a découverts ensemble
15:31hier en fin de matinée.
15:33375 interpellations
15:34depuis le début
15:34du mois de juillet,
15:35dont 142 mineurs.
15:37On est à peu ou prou
15:37à 40%
15:39sur l'ensemble
15:40de ces interpellations
15:41qui concernent des mineurs.
15:42Alors,
15:42on est très loin
15:43des 14 000 potentiels
15:46hauteurs
15:46de départs de feu
15:47puisqu'on a 14 000
15:48départs de feu
15:49depuis le début de la saison.
15:50Mais ça nous donne
15:51une photographie
15:51quand même
15:52de ce qui se passe
15:54et le nombre
15:55de mineurs
15:56dans cette proportion
15:57est assez impressionnant.
15:58Est-ce que,
15:59pour aller un petit peu
16:00dans le sens
16:00de ce que nous disait Reda
16:01il y a un instant,
16:03bah oui,
16:03le côté répressif,
16:04a priori,
16:04ne fait pas ses effets
16:05puisque ce sont des chiffres
16:07qui nous donnent
16:08une forme de vertige
16:09et on rappelle
16:09que 90% des incendies
16:11dans notre pays
16:11sont d'origine
16:13humaine
16:13ou parfois même
16:15volontaire ?
16:16Alors,
16:17déjà,
16:17je me joins
16:18à la parole
16:18qui vient d'être donnée
16:19sur les encouragements
16:20qui sont faits
16:21pour tous les acteurs
16:21du terrain
16:22parce qu'effectivement
16:22on a des incivilités
16:23qui peuvent émerger
16:25en dehors du cadre
16:26de la gestion des incendies.
16:28On le voit
16:28sur les inondations,
16:29sur les interventions
16:30beaucoup plus courantes.
16:32Moi,
16:32mon propos,
16:33il est plutôt
16:33de faire un petit pas de côté
16:35et de se dire
16:36que si effectivement
16:37les chiffres
16:37ne font qu'augmenter,
16:38c'est peut-être
16:38que le problème
16:38il est ailleurs.
16:40Bien évidemment,
16:41il faut sanctionner
16:42les comportements
16:43déviants,
16:44négligents
16:44qui ne rendent pas
16:45service à la société.
16:46Pour autant,
16:47je pense...
16:47Et surtout,
16:48faire peur
16:49à celui
16:50ou celle
16:50qui demain
16:51voudra déclencher
16:52un incendie.
16:53Et c'est en ce sens-là,
16:55moi,
16:55je vais plutôt
16:55dans le sens
16:56de Reda Bellach,
16:57que si vous ne dissuadez pas,
16:58si vous ne montrez pas
16:59que vous avez la main ferme
17:00et que pour un début
17:03d'incendie,
17:04je ne sais pas,
17:04vous faites 10-15 jours
17:05de prison,
17:06vous marquez le coup,
17:07une mesure symbolique forte
17:08qui fait que,
17:09ah, bon,
17:10si je me fais prendre,
17:12je vais quand même
17:12passer 15 jours à l'ombre.
17:13Vous faites payer les parents.
17:14Vous dites ?
17:15Pour les mineurs,
17:16oui, en l'occurrence,
17:16mais même pour les majeurs,
17:17je parle de toute la population.
17:18Ça me paraît la condition
17:20vraiment minimum
17:21de la responsabilisation,
17:23c'est de faire contribuer
17:24les parents
17:25aux dégâts causés
17:26par leurs enfants.
17:27C'est dans la loi,
17:27il suffit de l'appliquer.
17:29Et du coup,
17:29ça rejoint un petit peu
17:30ce que j'essaie de porter
17:31comme parole
17:32au travers du syndicat,
17:33c'est qu'effectivement,
17:35sur le terrain,
17:36qui sont confrontés
17:37à des menaces réelles,
17:39effectivement,
17:39il peut être aidé
17:40par des mesures
17:41de prévention,
17:42de dissuasion même,
17:43pour le coup,
17:43ce que vous êtes en train
17:44d'évoquer,
17:44mais il ne doit surtout pas
17:45devenir un alibi,
17:46ce courage individuel
17:47qui est porté
17:48par tous ces acteurs
17:51de la sécurité civile,
17:52parce que c'est quand même
17:53plusieurs métiers,
17:54il ne doit pas masquer
17:55le courage collectif
17:56qui doit nous obliger
17:58à se poser des questions
17:58sur quelle société
17:59on est en train de construire,
18:01quelles sont les priorités
18:02qu'on se donne
18:02sur le plan éducatif.
18:04Nous, sur la partie du secours,
18:06on met en place
18:06tout un tas de plans
18:07qui visent justement
18:08à sensibiliser
18:09dès le plus jeune âge
18:10tous les citoyens
18:10de façon à ce qu'ils soient
18:11opérants dans le cas de crise
18:13et on se rend compte
18:14que passer ces effets
18:15d'annonce,
18:16ça vient finalement
18:17un petit peu
18:18comme un jeu de Mikado
18:19faire bouger
18:19toutes les lignes
18:20de la société
18:21et on finit par se dire
18:22bon, on va noyer ça
18:23dans un problème collectif
18:24ou plus facilement
18:25et c'est malheureusement
18:26ce que je crains,
18:27on vient individualiser
18:28un problème
18:28qui est d'ordre systémique.
18:30On accusera le pyroman,
18:32mais ce n'est pas
18:32le pyroman
18:33qui fait que son étincelle
18:34devient une catastrophe nationale.
18:35Ça, c'est tout le système
18:36qui le déclenche.
18:37On est d'accord,
18:37mais sans le pyroman,
18:39il n'y a pas de feu
18:40non plus.
18:41J'entends votre propos,
18:42mais on reviendra
18:43sur ce sujet tout à l'heure,
18:44je le disais
18:45et on ira notamment
18:46à Amélie-les-Bains
18:47où la mer a pris
18:48cette mesure
18:49de couvre-feu
18:50contre justement
18:51des incendiaires mineurs
18:53qui ont mis le feu
18:54à des installations
18:55municipales
18:55ces derniers jours.
18:56La Gironde d'abord,
18:5742 000 hectares brûlés,
18:59plus de 200 000 personnes
18:59qui avaient été évacuées,
19:00des jours particulièrement angoissants.
19:02Hier, les habitants
19:03de plusieurs communes
19:04dont le Porges
19:04et le Cap-Ferret
19:05ont pu enfin
19:06regagner leur domicile.
19:07Regardez le reportage
19:08d'Alexandra Bischoff
19:09avec le récit
19:10de Mathilde Ibanez.
19:13Après une dizaine
19:14de jours loin de chez eux,
19:15les habitants
19:16de l'Age-Cap-Ferret
19:17retrouvent enfin
19:18leur domicile.
19:19Un peu de respiration
19:21parce qu'on a été baladés
19:22d'hébergement
19:23à d'hébergement.
19:25Voilà.
19:25Donc,
19:26oui,
19:26du soulagement.
19:27Beaucoup d'émotions
19:29sur la route
19:30en arrivant
19:30où on voit effectivement
19:31la forêt qu'a brûlée.
19:33Donc,
19:34c'est très émouvant.
19:34On a eu envie
19:35de pleurer.
19:36Plus tôt dans la journée,
19:38c'est au Porges
19:38que les premiers habitants
19:40ont pu regagner
19:40leur maison,
19:42accueillie par le maire
19:43de la commune.
19:44Si vous avez besoin
19:44de matériel,
19:46de boisson,
19:47de vêtements,
19:49que sais-je.
19:49Lors de l'incendie,
19:51près de 20%
19:52des habitations
19:53du Porges
19:53ont été détruites.
19:54C'est le cas
19:55de celles de Marius
19:56qui découvrent
19:57les dégâts
19:58avec émotion.
19:59Je suis rentré
20:00pour constater.
20:01Je pensais
20:01qu'il y aurait
20:02des choses
20:02à récupérer,
20:04des choses importantes
20:05qu'on avait laissées,
20:06mais malheureusement,
20:07il n'y a plus rien.
20:09Il n'y a plus rien.
20:10Tristesse,
20:11colère parfois.
20:12Pourquoi c'est arrivé ?
20:15Pourquoi ce désastre ?
20:16Pourquoi autant de maison ?
20:17Mais parmi les 3500 habitants,
20:20tous ne pourront pas
20:21regagner leur domicile.
20:23L'incendie a révélé
20:24la présence d'obus
20:25de la Seconde Guerre mondiale
20:26que des démineurs
20:28doivent extraire
20:28pour assurer
20:29le retour complet
20:30de la population
20:31en toute sécurité.
20:33Et direction
20:34le Cap-Ferret en direct.
20:35Bonjour Benoît Barterotte
20:36et merci beaucoup
20:37de prendre le temps
20:37de nous répondre
20:38ce mardi matin
20:39habitant historique.
20:40J'ai envie de dire
20:41du Cap-Ferret
20:42qui ne connaît pas
20:43Benoît Barterotte
20:43sur la presqu'île
20:44du Cap-Ferret,
20:45résident historique,
20:46propriétaire
20:47d'une grande propriété
20:49à la pointe
20:49de ce magnifique
20:50Cap-Ferret.
20:51Vous,
20:52vous êtes un résistant,
20:54vous êtes un,
20:54pardon de le dire
20:55comme ça,
20:56vous êtes un indécrotable
20:56monsieur Barterotte.
20:59Je crois que vous n'avez
21:00jamais,
21:00jamais quitté
21:01votre résidence,
21:03vous me le confirmez,
21:04alors que
21:04le Cap-Ferret
21:05s'est vidé
21:06évidemment
21:06de ses habitants
21:07au pire
21:08de cette période
21:09d'incendie.
21:10Oui,
21:11mais enfin,
21:11nous,
21:11nous étions connus
21:12des pompiers,
21:13si vous voulez,
21:14j'avais déjà fait
21:15des réunions
21:15depuis le mois d'avril
21:16en disant
21:17qu'on allait
21:18vers une catastrophe,
21:19donc que tout
21:19l'état-major des pompiers
21:21était venu chez moi,
21:22on en parlait,
21:23on ne faisait pas partie
21:23des inconscients,
21:24donc les pompiers
21:26le savaient,
21:26on ne nous a pas demandé
21:27d'évacuer,
21:28on savait qu'on pouvait
21:29être utile.
21:30Vous avez pris
21:31des initiatives personnelles
21:33ces derniers mois,
21:34ces dernières années
21:34avec notamment
21:36l'abattage
21:37de certains pains
21:38dans la pinade
21:39autour de vous,
21:40la construction
21:40d'un pare-feu
21:42à titre individuel,
21:43je le rappelle,
21:43mais d'une certaine manière
21:45l'histoire vous donne raison,
21:46c'est comme ça
21:47que vous analysez
21:47les semaines
21:49qui viennent de s'écouler ?
21:50C'est-à-dire
21:51qu'on n'avait pas tiré
21:53les leçons
21:53du grand incendie
21:54catastrophique
21:55de la TES de 2022,
21:58aucun pare-feu
21:59n'avait été fait
21:59comme il aurait dû être fait
22:01et toutes les mesures
22:02de prévention
22:03avec les pompiers,
22:04etc.
22:04n'ont pas été faites,
22:05vous voyez,
22:05il faut pouvoir attaquer
22:06le feu à peine
22:07il démarre.
22:10On vient de dire
22:11dans votre émission
22:12qu'il y a des gens
22:13qui allument le feu,
22:14donc on le sait,
22:15on le sait
22:16qu'il y a beaucoup de gens
22:17qui allument des feux,
22:18les jeunes, etc.
22:19Donc il faut être capable
22:20de les localiser très vite
22:22et c'est facile
22:23avec les moyens modernes
22:24et de les éteindre
22:25tout de suite,
22:25ce qui est facile
22:26avec les moyens modernes,
22:27mais rien,
22:28et rien dans la prévention
22:29n'a été organisé.
22:31Les gens font confiance
22:32à la prévention des risques,
22:34aussi bien pour l'érosion
22:35que pour le reste
22:36et nous on est placés
22:37pour savoir
22:38qu'elle est absolument illusoire,
22:41elle est faite
22:41par des fonctionnaires
22:42qui sont absolument hors sol,
22:45qui n'ont aucune idée
22:46du terrain.
22:47C'est un peu
22:47ce qu'a expliqué
22:49le président de la DFCI,
22:51Bruno Laffont,
22:52maire de Biganos.
22:53c'est lui
22:54qui a dit
22:55devant le président
22:57il faut arrêter de parler,
22:58il faut arrêter de parler,
23:00il faut commencer
23:01à agir un petit peu.
23:02Seulement,
23:02tous les gens
23:03qui sont là
23:04pour s'occuper
23:04de la prévention,
23:05c'est des gens
23:06qui sont hors sol,
23:08qui ne connaissent
23:09rien au terrain,
23:10c'est absolument
23:11invraisemblable,
23:12que ce soit
23:12dans le domaine
23:13de la prévention
23:14des risques du littoral
23:16ou dans la prévention
23:17des incendies.
23:18C'est pour ça
23:19que nous,
23:19on a agi
23:19en substitution
23:20de la carence
23:21de la puissance publique
23:23en faisant ce pare-feu
23:24quand le feu dévalait
23:25sur la presqu'île.
23:26Et ce n'est pas
23:27les pompiers
23:27qui ont arrêté le feu,
23:28ils le savent très bien,
23:29on le sait très bien,
23:30c'est le vent.
23:31Tout d'un coup,
23:32le vendredi
23:33où ça dévalait
23:34sur la presqu'île,
23:35à 6 heures
23:36ou je ne sais plus
23:37quelle heure,
23:377 heures peut-être,
23:39il y a eu un orage sec,
23:40il y a eu 3 gouttes,
23:41mais tout d'un coup,
23:43le vent a tourné
23:44en amenant les flammes
23:45dans l'autre sens.
23:46C'est pour ça
23:46qu'on a été épargnés.
23:48– Vous, ce que vous dites,
23:49c'est que le pouvoir politique
23:50est inconséquent,
23:51ce que vous me dites,
23:52c'est que le pouvoir politique
23:53est inconséquent
23:53et que vous pointez
23:54finalement assez directement
23:55la responsabilité de l'État
23:57dans ce qui s'est passé
23:58ces derniers jours ?
23:59– Il y a une énorme responsabilité
24:02de ceux qui avaient
24:02la responsabilité
24:03de la prévention des risques.
24:06Énorme responsabilité,
24:07puisqu'ils n'ont rien fait
24:08pour prévenir les risques.
24:10Alors si vous voulez,
24:11moi je peux vous les communiquer,
24:12on a des enregistrements
24:14qui ont été faits
24:16en 2024
24:16ou à d'autres moments
24:17où on disait
24:18il n'est pas question
24:19de savoir
24:21si cet océan de pain
24:23va brûler.
24:24– Mais quand ?
24:24– Ce massif forestier
24:26extraordinaire va brûler.
24:27Mais quand ?
24:28On va vous le donner ça,
24:29on le disait en 2024
24:30parce que les moyens
24:31ne sont pas mis en œuvre
24:32pour arrêter un incendie
24:34et au bout de dix jours
24:35on nous dira
24:35les pompiers ont bien travaillé
24:36puis il ne restera plus
24:37le massif forestier.
24:38C'est juste les gens
24:39de la prévention
24:40qui n'ont rien fait
24:41de leur travail
24:42parce qu'ils sont dans la théorie,
24:44ils sont hors sol,
24:44ils n'ont aucune notion
24:45de la réalité.
24:47– Vous pensez franchement
24:48qu'il y aura un avant
24:48et un après
24:49que justement
24:50les pouvoirs publics
24:50que vous dénoncez,
24:52ceux qui voient ça de loin
24:54sans connexion
24:54avec le terrain
24:55vont prendre conscience
24:56de ce qui s'est passé
24:57et que demain
24:58sera un autre jour ?
24:59– Non ?
24:59– Non, ils sont nombreux
25:01et puissants
25:01et ils sont dans la position
25:03du chat qui pousse
25:04sur les pattes arrières
25:05dans le bac à sable
25:06pour cacher son pipi.
25:07C'est-à-dire aujourd'hui
25:09ils nous combattent,
25:11nous qui avons bien fait.
25:12Ils nous combattent
25:13parce qu'ils sont jaloux
25:14de leur pouvoir
25:14alors qu'ils sont impuissants.
25:16– C'est terrible,
25:17c'est terrible.
25:17Alors vous faites beaucoup
25:18réagir en plateau.
25:19Restez avec nous
25:19si vous le voulez bien
25:20Benoît Barthorot
25:20juste quelques instants
25:21parce qu'on a
25:22Jean-Baptiste Kahn,
25:23pompier des Landes d'ailleurs
25:24en plateau
25:24qui connaît bien le terrain
25:25aussi comme vous
25:26qui réagit beaucoup
25:27à ce que vous me dites
25:28Jean-Baptiste.
25:29– Bon alors déjà
25:29il y a plusieurs choses
25:30qui sont d'une extrême vérité
25:33dans le propos
25:34qu'on vient d'entendre
25:34ne serait-ce que
25:35sur l'approche du bon sens.
25:36Il faut juste faire attention
25:38sur le fait que
25:38chercher un coupable
25:40ça soulage
25:41mais comprendre le système
25:42ça protège.
25:42Quand j'entends effectivement
25:43que la partie prévention
25:45a été négligée
25:45c'est un état de fait.
25:47On ne peut pas le nier
25:47et ce n'est pas moi pompier
25:48qui vais chercher
25:49à défendre coûte que coûte
25:51mon institution
25:52au risque de faire croire
25:53à la population
25:54que oui on est au niveau.
25:55Clairement,
25:55on n'est pas au rendez-vous.
25:56Maintenant on n'est pas les seuls
25:57on est plusieurs
25:58à participer à la prévention
26:00et il faut bien avoir en tête
26:01que si effectivement
26:02il y a des rétextes rigoureux
26:03qui sont parfois faits
26:04il y a aussi des rétextes
26:05qui cherchent à protéger
26:06une organisation
26:06et un rétexte
26:07qui protège une organisation
26:08ce n'est pas un rétexte
26:09qui protège
26:10ni les intervenants
26:11ni les futures victimes potentielles.
26:13Et ça il faut bien
26:13l'avoir en tête
26:14parce qu'effectivement
26:15quand on cherche
26:15à faire des documents
26:17qui sont de l'ordre
26:17de la complaisance
26:18ou qui ne vont mettre en avant
26:19que ce qui a bien fonctionné
26:20c'est compliqué de progresser
26:22il faut avoir cette capacité
26:25idéale et loyale
26:26vis-à-vis de tout le système
26:27mais honnête.
26:28Moi si je prends la parole
26:29aujourd'hui avec une cap
26:30entre guillemets
26:32de syndicaliste
26:32c'est tout bonnement
26:34parce que je ne peux pas
26:35m'exprimer au titre
26:36de ma fonction de capitaine
26:38officier
26:38qui prend part
26:39à des opérations de secours.
26:40Si je le fais en l'état
26:41ma carrière
26:42elle vole en éclats.
26:43Elle vole en éclats.
26:44Donc aujourd'hui
26:44si je viens sur les plateaux
26:45c'est effectivement
26:46pour corroborer
26:47tout ce qui peut être dit
26:48tout ce bruit de fond
26:49toute cette râle
26:50toute cette colère
26:51que certaines personnes
26:51sont amenées à vivre
26:52mais surtout pour bien
26:53faire la part des choses
26:55pour tirer sur la foule
26:56au contraire
26:57je suis là pour expliquer.
26:58J'ai l'impression
26:58de mettre des coups d'épée
26:59dans l'eau en fait
27:00j'entends Benoît Barterot
27:01je vous entends
27:02et en même temps
27:03cette fatalité
27:03pour l'un et pour l'autre
27:04de se dire
27:05de toute façon
27:05l'année prochaine
27:06ce sera pareil en fait
27:07et ça c'est terrible.
27:08Alors Judith
27:09je sais que vous voulez
27:10prendre la parole
27:11Benoît Barterot
27:11je tiens vraiment
27:12à vous garder encore
27:13quelques instants
27:13je dois marquer
27:14la très courte pause
27:15donc on va marquer
27:16cette courte pause
27:16si vous l'acceptez Benoît
27:17vous restez avec nous
27:18on est là dans une minute trente
27:20donc ça va aller très vite
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