00:00Bonjour les amis, nouvelle vidéo aujourd'hui pour parler du procès américain.
00:03Vous le savez, Collins Owens va faire face au Macron et vous avez eu la première audience.
00:08Et justement, Javier Poussard va tout nous révéler sur ce procès et sur tout ce qui s'est passé et
00:13tout ce qu'il va se passer.
00:15Mais juste avant de l'écouter, comme d'habitude, n'oubliez pas de vous abonner, le pouce, le commentaire, le
00:19partage, le boost de la vidéo.
00:20Merci à tous ceux qui me rejoignent sur Telegram. Vous êtes de plus en plus nombreux.
00:25On commence à être pas mal dans le groupe Telegram, donc merci à vous.
00:28Merci aussi à tous ceux qui me rejoignent sur Facebook et à tous ceux qui vont me regarder sur Facebook.
00:31N'hésitez pas aussi à soutenir. Vous pouvez soutenir la chaîne, bien sûr, sur Facebook directement et sur YouTube.
00:36Eh bien, vous avez le Tipeee. On est 30 000 maintenant sur Facebook.
00:41Donc merci à tous. Allez, on l'écoute et on en parle juste après.
00:43Alors, les informations sont assez simples.
00:46Donc, c'était la première audience, donc qui était une audience assez cruciale du procès en diffamation intenté par Brigitte
00:53et Emmanuel Macron contre Candace Owens.
00:55Je précise qu'Emmanuel Macron porte bien plainte en tant que président de la République française.
01:01C'est écrit dans la plainte. Il suffit de faire pomme F, puisque après, ils expliquent aux journalistes qu'il
01:07porte plainte en tant qu'individu,
01:09ce qui ne veut rien dire quand on assume ce genre de fonction.
01:11Mais en plus, dans la plainte, il fait pomme F sur président Macron.
01:14Il porte bien plainte en tant que président.
01:17Alors, est-ce que ça a une conséquence ? Xavier, je vous pose tout de suite.
01:22Je vous interromps une fois. Ça ne sera pas le cas après.
01:24Est-ce que ça veut dire que, eh bien, en tant que président de la République, il bénéficie d'une
01:29protection fonctionnelle
01:30et que c'est l'État français, c'est nous qui allons payer ce procès ?
01:34Les avocats, par exemple.
01:36Ça, j'en sais. Personnellement, je n'en sais rien.
01:38Si vous voulez, à un moment donné, c'est aux journalistes aussi en France de faire le travail.
01:42On ne peut pas tout faire reposer sur les Américains.
01:45Si vous voulez, à un moment donné, il faudrait que les journalistes français posent des questions et relancent.
01:50Puisque, visiblement, la réponse, c'est « je porte plainte en tant qu'individu ».
01:55La plainte démonte le contraire, mais le journaliste écrit ce qu'on lui a dit.
02:00Le problème de la presse française, c'est que c'est du porte-parole, là, quoi, vraiment.
02:05Donc, cette audience, en plein milieu de l'été, c'est la première audience cruciale de ce qu'on appelle
02:14le volet américain de l'affaire Brigitte.
02:18Et comme vous l'avez rappelé, ce qui a été examiné, c'est une motion to dismiss and to strike
02:26déposée par les avocats de Candace Owen,
02:29que j'avais traduit par « requête en unité », mais en fait, c'est bien plus fort en termes
02:35de droit américain.
02:36Donc, c'est « rejet et radiation ».
02:37Ça voudrait dire qu'a été examiné, cette requête en rejet et en radiation de Candace Owen,
02:43ce qui invaliderait la plainte des Macron et qui signifierait une victoire de Candace Owen.
02:54Alors, d'abord, ça s'est tenu devant la cour de justice du Delaware, à Wilmington.
03:01Les avocats des deux parties étaient présents, mais Candace Owen et Brigitte Macron étaient présents en visio.
03:11Donc, Brigitte Macron à l'Élysée était présente en visio.
03:15Donc, ça mériterait quand même, on prend deux heures et demie de l'agenda de la présidence de la République,
03:19ça mériterait quand même une petite couverture.
03:23Et Candace Owen, celle de son côté, était à Nashville, dans le Tennessee.
03:28Donc, ils étaient présents en visio pour assister au débat entre leurs avocats,
03:35sous l'œil du juge Sheldon K. Rennie, qui supervise cette procédure.
03:42Donc, l'argument principal de Candace Owen, c'est que cette procédure n'a rien à faire dans le Tennessee,
03:48puisque si les Macron ont subi un préjudice, ils l'ont subi en France.
03:53Or, le délai de prescription pour la France est de trois mois.
03:56Or, la plainte, les propos ont été tenus en février et la plainte est déposée en juillet.
04:00Et sinon, déposer la plainte dans l'État du Tennessee,
04:04puisque le Delaware n'intervient absolument pas, ni d'un côté, ni de l'autre,
04:09sauf pour la domiciliation des sociétés de Candace Owen.
04:13Donc, c'est ce qu'on appelle le forum shopping ou le forum non-convénients en droit américain,
04:19c'est-à-dire le choix opportuniste d'un tribunal pour contourner des lois qui seraient défavorables ailleurs.
04:26Ce à quoi les avocats des Macron ont répondu qu'on ne pouvait pas choisir le Delaware
04:32pour domicilier ces sociétés, mais rejeter le Delaware pour se soumettre à sa justice
04:36et ont souligné le fait que Candace Owen avait elle-même déjà porté plainte dans le Delaware.
04:44Alors, on ne savait pas, on pensait, d'ailleurs les avocats et les partis pensaient que la décision serait rendue
04:51le jour même.
04:53Or, on a appris au terme de cette audience que la justice de Delaware se donnait encore du temps
05:00et que le délibéré serait rendu ultérieurement d'ici au 26 octobre.
05:09Donc, c'est-à-dire qu'entre aujourd'hui, alors on parle, et le 26 octobre,
05:14une décision pourrait être rendue.
05:22En gros, il n'a pas du tout été question du cœur du dossier,
05:27il a été question de « est-ce que le Delaware est l'endroit opportun pour déposer une plainte ?
05:34»
05:34Alors, il y a un non-dit dans cette procédure, c'est que si vous voulez, aux États-Unis,
05:40donc évidemment le premier amendement consacre la liberté d'expression,
05:46qui est plus protégée qu'en France.
05:49En France, on pourrait simplement déjà réclamer la liberté d'informer,
05:52ce serait déjà intéressant, avant même la liberté d'expression,
05:57la liberté d'informer, ce serait déjà une avancée conséquente.
06:02Oui.
06:03Et donc, aux États-Unis, vous avez ce qu'on appelle des dispositifs anti-SLAP.
06:10Alors, SLAP, c'est un acronyme, mais le concept de dispositif anti-SLAP,
06:14c'est des dispositifs dans les justices des États pour protéger la liberté d'expression
06:22et empêcher les procédures en diffamation abusives.
06:29Or, l'État du Delaware, selon l'Institut de la liberté d'expression aux États-Unis,
06:36était classé D, c'est-à-dire que c'était l'État où c'était le plus simple de faire
06:41condamner pour diffamation.
06:42Or, au milieu de la procédure, la loi dans le Delaware a changé.
06:47Et le Delaware a instauré un dispositif anti-SLAP.
06:52Le dispositif anti-SLAP, c'est très simple, c'est-à-dire que vous portez plainte
06:55et si la plainte est l'objet d'une motion to dismiss and to strike, comme c'est le cas,
07:02à ce moment-là, celui qui a porté plainte doit dédommager celui dont la requête en nullité, si on veut,
07:13a été acceptée.
07:14Donc, ça voudrait dire que les Macrons pourraient dédommager Candace Owens.
07:20Alors, en fait, les Macrons portaient plainte fin juillet 2025.
07:23Alors là, il y a un trou de souris, c'est-à-dire qu'il y a vraiment un...
07:27Alors, je ne suis pas spécialiste du droit américain, encore une fois,
07:30mais c'est quelque chose qu'il faudra suivre.
07:32C'est-à-dire que quand les Macrons portent plainte fin juillet 2025,
07:36il n'y a pas de dispositif anti-SLAP dans le Delaware.
07:42Donc, en fait, ils n'ont à ce moment-là aucun risque de devoir rembourser Candace Owens
07:47si la motion to dismiss and to strike est acceptée.
07:52Le dispositif anti-SLAP est adopté dans le Delaware le 15 septembre 2025.
07:59Et les Macrons amendent leur plainte le 26 septembre 2025.
08:06Donc, est-ce que le fait que cette plainte ait été amendée et si la motion to dismiss and to
08:17strike de Candace Owens
08:19venait à être acceptée, alors, et c'est la question qu'il faut se poser,
08:23est-ce que les Macrons seront amenés à dédommager Candace Owens ?
08:31Mais Macron ou nous, par le biais de l'État français, on rappelle quand même.
08:36Voilà, c'est ce sur quoi il faudrait quand même que la presse...
08:43Alors là, on voit quand même...
08:45Donc là, il y a eu assez peu de couverture médiatique.
08:48Il y a eu quand même un article dans les dossiers du Canard, du Canard enchaîné,
08:52qui a un article plein d'ambiguïté et souvent faussement, l'indignation comme souvent,
08:58mais rappelant tout de même que la première procédure contre Candace Owens,
09:04qui était celle pour atteinte à la vie privée, avait été perdue,
09:06que celle pour diffamation avait été gagnée par...
09:10Non, contre Natacha Ray.
09:11Natacha Ray, atteinte à la vie privée, perdue.
09:14Diffamation, perdue, on appelle.
09:17Et donc là, ils s'aventuraient sur le terrain de la justice américaine,
09:21où ils avaient très peu de chances de gagner.
09:25Il y a eu une petite couverture dans le Nouvel Observateur.
09:29Et puis, un grand portrait de Candace Owens dans le Figaro.
09:34Je dois dire que le Figaro, c'est vraiment ce qui se fait de pire en matière de presse en
09:39France.
09:39Aujourd'hui, oui.
09:41C'est assez incroyable.
09:42Le pire, c'est vraiment le Figaro.
09:45Voilà.
09:46Donc, est-ce que cette décision, quelle sera cette décision ?
09:49À quel moment elle interviendra ?
09:50Elle va intervenir certainement à la fin de l'été,
09:55au moment où les choses se mettent en place autour de l'élection présidentielle en France.
10:02Et interviendra dans un contexte qui est quand même un contexte de poursuite d'un affaiblissement de Macron,
10:12dont on voit qu'il est dans une fuite en avant.
10:16Comme l'habitude, Javier Poussard, il est toujours extrêmement intéressant.
10:19Et c'est de loin, lui, qui a le plus ou les meilleurs éléments sur l'affaire projet de Macron
10:23et sur ce fameux procès américain.
10:25La pire des choses que nous avons entendues quand même, c'est qu'ils peuvent perdre.
10:29Et que Collins Owens peut demander réparation.
10:32Donc, de l'argent.
10:33Et comme le dit très justement Nicolas Stoker, qui va payer ?
10:36Les Macron, déjà, qui va payer ces fameux avocats américains qui coûtent, je crois, 1500 dollars de l'heure ?
10:44Ou 3000 dollars, enfin je ne sais plus, enfin des chiffres faramineux.
10:48Il paraît que quelqu'un, c'est le monde qui avait budgété le procès entre 8 et 10 millions d
10:54'euros.
10:55On peut facilement imaginer, et quand on sait la manière qu'a les Macron de gérer l'argent public,
11:01on peut imaginer facilement qu'ils vont bien sûr prendre de l'argent public.
11:04Et souvenez-vous, j'avais fait une vidéo, c'était Mike sur GPTV Investigation,
11:08qui avait fait un micro-trottoir et qui avait demandé aux gens,
11:11qu'est-ce qu'ils pensaient de ce procès-là ?
11:13Et est-ce que ça les choquerait si on utiliserait l'argent public dans ce procès ?
11:18Eh bien, ça ne choquait pas les gens.
11:19Tout simplement.
11:20Bah oui, c'est normal quand même, c'est la femme du président, c'est la première dame.
11:24Parce qu'aujourd'hui, la première dame, c'est vraiment devenu, malheureusement, automatique.
11:29Alors qu'il faut toujours le rappeler, la femme du président de la République en France
11:33n'a aucun statut.
11:35On ne devrait même pas en parler.
11:37Elle ne devrait pas apparaître, elle ne devrait pas avoir de cabinet.
11:40La seule chose, bien sûr, auquel elle a le droit, c'est à une protection.
11:44Ça, c'est évident.
11:45Le reste, en fait, la femme du président en France n'a strictement aucun pouvoir
11:49et aucun rôle politique.
11:51Mais vous le savez, elle a un rôle politique.
11:53Elle décide, bien sûr, de la politique du gouvernement.
11:56Elle a déjà nommé des ministres, que ce soit Marine Siappa ou d'autres personnes
12:00qui sont des proches à elle.
12:02Donc, ça pose évidemment problème.
12:04Et si les Macron sont condamnés, et très franchement, on voit mal comment les Macron
12:09pourraient gagner ce procès.
12:10Imaginez que Colin Siappa demande, je ne sais pas, moins 1, 2, 3, 4 millions de dollars.
12:14Donc, on va payer les avocats américains, on va payer la sanction.
12:19Enfin, je ne sais pas si on se rend compte, on pourrait en sortir avec une facture de quoi ?
12:2315, 20 millions de dollars ?
12:24Tout ça pour une histoire qui, je le rappelle, pourrait être réglée avec des photos.
12:28Cette histoire, ça fait combien de temps maintenant ?
12:307 ans ?
12:307 ans qu'on parle de cette histoire ?
12:327 ans qu'ils ne sont pas foutus de nous montrer une preuve ?
12:34Ça fait quand même beaucoup.
12:35Là où je serais peut-être moins d'accord avec David Poussard, c'est cette fuite en avant
12:39de Emmanuel Macron.
12:39Je n'ai pas l'impression qu'il est en perte de vitesse.
12:41Et dites-moi dans les commentaires, je n'ai pas l'impression de voir
12:43un président en perte de vitesse.
12:46Je trouve que Macron a encore beaucoup trop de pouvoir, même à la fin de ses 10 ans.
12:52Et que beaucoup de gens avaient annoncé que la presse ou que le système allait commencer
12:56à lâcher et vous allez voir ce que vous allez voir.
12:59Là encore, on ne voit pas grand-chose.
13:01Certes, il reste un an, mais je ne vois pas la presse encore lâcher Macron.
13:05Et puis surtout, Macron s'est assuré quelque part de leur protection, même dans l'après,
13:09en nommant tous ses amis au poste clé.
13:11Au poste clé.
13:12Et n'oubliez pas, bien sûr, ils sont très amis, très proches de Niel ou d'autres
13:17oligarques qui détiennent la presse.
13:19Donc on peut évidemment être persuadé qu'ils apporteront leur soutien via toute la presse
13:26qu'ils possèdent déjà.
13:27Et donc sûrement, peut-être qu'on ne verra pas des articles à charge ou que la presse
13:32va s'emparer de cette affaire pour appuyer et faire mal sur les Macron.
13:37hormis, peut-être si en 2027, le pouvoir change demain de manière radicale.
13:42Mais là encore, je n'y crois pas beaucoup.
13:44Ça fait bien longtemps que malheureusement, je ne crois plus au Père Noël et vous aussi.
13:48Mais en tout cas, j'ai hâte que ce procès rentre dans le vif pour savoir, bien sûr,
13:54ce qui va se passer.
13:57Les amis, n'oubliez pas, comme l'habitude, de vous abonner, le pouce, le commentaire,
13:59le partage, le boost de la vidéo.
14:01Prenez soin de vous, que Dieu vous protège.
14:02Allez, ciao !
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