- il y a 4 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, il revient sur la mort tragique de plusieurs pompiers en fonction.
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00:00Je voulais évidemment commencer par cette actualité dramatique puisque les sapeurs-pompiers sont une nouvelle fois endeuillés.
00:07Ça s'est passé dans les Bouches-du-Rhône.
00:09C'est les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône qui ont annoncé lundi soir avec une grande tristesse le décès
00:14du caporal Laurent Manson.
00:17Il a 38 ans, sapeur-pompier volontaire au centre d'incendie et de secours de Saint-Etienne-de-Gré, dans
00:24les Bouches-du-Rhône, au nord d'Arles.
00:26Le pompier est mort dans l'exercice de ses fonctions, précise le STIS-13 dans un communiqué.
00:32Le drame s'est produit alors qu'un dispositif de prévention avait été déployé dans les départements face au risque
00:37d'incendie de forêt.
00:38Le caporal partait travailler en carburant le CCF 4000 dans lequel il se trouvait lorsque, dans des circonstances encore à
00:46préciser, le camion a quitté la route.
00:49Et à l'arrivée des secours, le sapeur-pompier se trouvait en arrêt cardio-respiratoire.
00:55Ayons une pensée, ce matin, pour la famille de Laurent Manson, 38 ans, pour la famille d'Anthony Bertom, du
01:02STIS-33, de Wilfried Schmitter, du STIS-33, de Baptiste Gerfaux-Valentin, du STIS-73.
01:11Ce sont quatre pompiers qui sont décédés depuis cet épisode d'incendie ravageur sur l'ensemble du territoire.
01:19Et c'est le quatrième pompier en l'espace de trois semaines seulement.
01:23Et en Gironde, vous avez déjà plus de 80 pompiers qui ont été blessés.
01:29Dans un instant, on sera avec David Anotel, membre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
01:34Mais bon nombre de Français qui étaient avec nous hier matin, ou qui ne l'étaient pas, ont été bouleversés
01:43par l'émotion hier d'Éric Brocardi, porte-parole des sapeurs-pompiers de France.
01:49Je vous propose de réécouter Éric Brocardi, c'était hier matin.
01:52Et la séquence que vous allez voir, pour vous dire à quel point les Français sont attachés aux soldats du
01:58feu,
01:59elle a été relayée plus d'un million de fois sur les réseaux sociaux en l'espace de 24 heures.
02:05Plus d'un million de personnes ont vu cette séquence hier.
02:08Je vous propose de réécouter Éric Brocardi.
02:13C'est compliqué.
02:14C'est compliqué parce qu'il y a des regards et il y a des pertes derrière.
02:20Et forcément, ça reste un sujet aujourd'hui où on n'a pas à subir ce genre d'image.
02:28Je le dis, je le répète, ils sont engagés sur des missions, c'est l'engagement de leur ville.
02:33Et quand je vois des pompiers se battre, on ne peut être que fiers d'eux.
02:38Et la nécessité de faire nation derrière, c'est extrêmement important.
02:41Et on remercie encore tout le monde de nous aider.
02:43Mais c'est plus tolérable.
02:45C'est plutôt blérable parce que c'est le sujet de ce qu'on va laisser derrière.
02:49Donc, s'il n'y a pas un sursaut, un éveil des consciences sur aujourd'hui des gestes qui ne
02:56doivent plus exister,
02:57des gestes aberrants, des gestes des actes de négligence,
03:02aujourd'hui, on ne peut plus se permettre d'envoyer des sapeurs-pompiers au sol
03:08avec derrière tous ces dégâts qu'on va laisser au niveau naturel.
03:12Aujourd'hui, ce sont les soldats du feu, ce sont les soldats du climat, ce sont les soldats de la
03:16vie.
03:17Nous devons continuer malheureusement à nous battre.
03:21Et je peux vous dire que tenter de retirer un pompier sur le terrain.
03:25Je pense qu'aujourd'hui, leur courage, il ne sera pas oublié.
03:32Et puis, de toute façon, on forcera les portes des médias pour le rappeler.
03:35Vous aurez toujours la porte ouverte.
03:36Donc, le sujet, c'est qu'aussi bien volontaire comme professionnel,
03:40il est temps qu'on comprenne que ce sont des êtres humains à part entière sous leur uniforme.
03:48La séquence-là, elle a été vue, je vous le disais, plus d'un million de fois en l'espace
03:51de 24 heures.
03:52Quatrième pompier qui décède sur le terrain, Gabriel Cluzel, c'est aussi ça ce qui est en train de se
03:56passer.
03:57Il y a l'enfer des flammes, mais il y a des drames humains.
04:00C'est-à-dire qu'au péril de leur vie, ils ont évacué 220 000 habitants du côté de la
04:05Gironde.
04:05Ils luttent contre les flammes, que ce soit dans les Bouches-du-Rhône, dans le Var ou encore en Gironde.
04:10Et malheureusement, le bilan est pour l'instant dramatique pour nos pompiers.
04:15Oui, il faut se rendre compte de la vocation extrêmement grave de ces pompiers
04:20qui savent que potentiellement, ils pourront donner leur vie.
04:24Je vous renvoie à ce film qui, moi, m'avait beaucoup touchée, Sauver ou Périr,
04:28où on voyait la vie d'un pompier.
04:31C'est important, la phrase qui a été dite par M. Brocardi.
04:35Il a dit, sous l'uniforme, il y a un homme, il y a une famille, il y a des
04:41enfants, il y a une épouse, il y a des parents.
04:43Et c'est un peu comme lorsque tombe un soldat, on appelle les pompiers les soldats du feu,
04:48mais quand tombe un soldat tout court, ils ne sont pas là pour tomber.
04:52Ils savent que c'est un risque au bout de leur vocation.
04:54Mais néanmoins, c'est toute la nation qui devrait pleurer et qui devrait leur rendre hommage.
04:59Moi, pardon, j'ai revu hier, pour me rappeler un peu ce qui s'était passé,
05:05cette scène où l'on voyait la dure répression d'une manifestation de pompiers,
05:10je crois que c'était en 2019, et j'avoue que ça m'a fait mal au cœur.
05:13J'aimerais que ce qui vient de se passer, là,
05:17c'est cette séquence d'héroïsme incroyable des pompiers et d'autres qui sont venus les aider,
05:23soit une leçon pour l'avenir, qu'on les traite comme ils doivent être traités,
05:28ces gens qui servent avant de se servir.
05:30Mais j'espère que ce ne sera pas un vieux pieux.
05:32Je crains que ça puisse l'être, hélas, passer le temps de l'émotion.
05:35David Annotel, merci d'être avec nous.
05:37Vous êtes membre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
05:39On va aller sur le terrain dans quelques instants pour comprendre ce qu'il se passe,
05:42puisqu'on parle d'un feu fixé dans les Landes et d'un feu stabilisé au niveau de la Gironde.
05:47Mais on a commencé notre émission par ce quatrième soldat du feu qui est mort hier.
05:53Ça s'est passé dans les Bouches-du-Rhône, dans l'exercice de ses fonctions, en mission.
05:57Les causes, pour l'instant, ne sont pas précisées, mais on sait qu'il a fait une sortie de route
06:02et que lorsque les secours sont arrivés, il était en arrêt cardio-respiratoire.
06:08Ça fait donc quatre soldats du feu qui sont morts depuis cet épisode.
06:12Peut-être que vous souhaitez d'ailleurs rendre hommage à tous ces pompiers.
06:15David Annotel, vous qui êtes membre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France,
06:19il y a quelques instants, on entendait votre porte-parole, Éric Brocardi, qui était notre invité hier matin.
06:25Et son message a bouleversé la France.
06:28Et ça a été relié plus d'un million de fois, notamment sur les réseaux sociaux.
06:33C'est toute la communauté des sapeurs-pieds qui est à nouveau en deuil ce matin,
06:36qui lutte en parallèle contre ces nombreux incendies partout sur le territoire.
06:42Ces quatre sapeurs-pieds qui sont malheureusement décédés,
06:45et nous ne sommes même pas encore au mois d'août.
06:48Donc c'est une saison qui est terrible en nombre d'hectares,
06:51mais qui est surtout terrible en nombre de vies humaines perdues,
06:54sur des incendies qui, pour bon nombre d'entre eux, pourraient être évités,
06:58parce que derrière tout ça, il y a le sens de l'engagement,
07:01il y a la raison d'être de notre métier,
07:04mais il y a aussi des comportements qui sont tout en amont,
07:08qui pourraient être évités, des comportements qui sont irresponsables,
07:11des comportements qui sont totalement inadaptés.
07:13Donc vous l'avez exprimé, le sens de l'engagement de cette notion.
07:19Alors on n'est plus de notre côté de pompiers dits civils sur courage et dévouement,
07:24mais effectivement, perdre la vie dans ces conditions, ça ne devrait pas arriver.
07:29On est marqué forcément par cette succession de drames,
07:34pour être totalement transparent,
07:35lorsque hier soir l'info a commencé à circuler quelques heures avant qu'elle soit officialisée,
07:40c'était « mais quand est-ce que ça va-t-il s'arrêter ? »
07:43Quand est-ce que ces incendies vont s'arrêter ?
07:45Et quand est-ce que les collègues vont arrêter d'être blessés,
07:47parce qu'il y en a plus de 80 qui ont été blessés ?
07:49Et surtout, quand est-ce qu'on va perdre des collègues ?
07:52Les Bouches-du-Rhône sont malheureusement habituées à vivre de nombreux drames dans ce domaine-là,
07:58tout comme d'autres départements.
07:59Mais voilà, la longue liste s'allonge,
08:02et on voudrait que ça s'arrête pour de bon.
08:05Et surtout, au-delà, comme vous l'avez dit,
08:07de cette problématique qu'on a pu rencontrer sur certaines manifestations,
08:10mais on avait aussi des comportements qui n'étaient pas forcément les bons dans nos rangs,
08:15on a surtout besoin d'une prise en compte réelle de ces difficultés
08:19sur le système de secours français.
08:21Ça va de pair avec le système hospitalier,
08:24puisque fréquemment, on se retrouve un petit peu dans la même dynamique.
08:28Et puis, sur les évolutions nécessaires des moyens matériels et humains,
08:31on en reparlera sans doute,
08:34mais il y a un rapport qui a été porté par la Direction Générale de la Sécurité Civile,
08:38qui est le ministère de l'Intérieur,
08:39qui est le rapport du Beauvau de la Sécurité Civile,
08:41qui comporte énormément d'éléments.
08:42Il est sur étagère depuis septembre 2025.
08:45On s'en doutait que les échéances électorales feraient,
08:49qu'on n'obtiendrait aucune évolution législative,
08:52mais il faut maintenant que ce sujet soit porté,
08:54et que pour de bon, on arrive à légiférer,
08:56qu'on arrive à faire évoluer.
08:57On a besoin de faire évoluer certains pans de notre système,
09:00et on a besoin de davantage de moyens financiers.
09:04Éric, que vous recevez régulièrement,
09:06il a fait référence il n'y a pas longtemps.
09:08Le coût moyen par habitant du service d'incendie de secours,
09:11c'est 90 euros par an.
09:13Vous le mettez en parallèle de votre abonnement de téléphone,
09:15et vous avez la réponse à la question.
09:18On a un petit sujet, pour ne pas dire un gros sujet,
09:20et je finirai juste là-dessus.
09:22Les Français ne sont absolument pas conscients
09:24de combien coûte le service d'incendie de secours,
09:27alors qu'ils connaissent combien leur coûte
09:28le ramassage des ordures ménagères.
09:30Là également, on a peut-être une piste de réflexion à porter.
09:33On va en parler en longueur dans cette émission,
09:35parce qu'on a bien compris hier,
09:38et je n'ai pas envie de polémiquer,
09:40bien au contraire,
09:41mais simplement d'apporter pour vous,
09:45pour les Français qui nous regardent,
09:47aussi par honnêteté journalistique,
09:49apporter les réponses,
09:51ou du moins poser les bonnes questions.
09:52Être confronté au réel,
09:53ce n'est pas de dire,
09:55ah ben viendra le temps où on se posera toutes les questions.
09:58Ben non, parce qu'en fait,
09:59quand cet incendie s'arrêtera,
10:02une actualité en chasse une autre,
10:04on sait exactement comment ça se passe.
10:06En 2022, en septembre 2022,
10:08après les incendies en Gironde,
10:10beaucoup de médias,
10:11beaucoup de politiques,
10:12avaient oublié les soldats
10:13qui étaient, eux,
10:15emmenés au front
10:16pour lutter contre les incendies.
10:17Donc cette fois-ci,
10:18on n'a pas envie que ça se passe comme ça.
10:20Et il faut se poser les bonnes questions.
10:21La question, c'est,
10:22est-ce qu'on vous a donné suffisamment les moyens
10:24pour vous battre contre ces flammes ?
10:26Comment se fait-il qu'aujourd'hui,
10:28vous ayez besoin d'avoir des agriculteurs,
10:30des civils ?
10:31C'est formidable d'ailleurs,
10:32c'est merveilleux,
10:33c'est cette France qui sauve.
10:34Mais sans eux,
10:35qu'est-ce que vous auriez fait
10:36sans ces camions-citernes,
10:39sans ces tracteurs
10:40qui sont venus vous aider ?
10:41D'ailleurs, David Anotel.
10:43Alors, on aurait fait moins bien
10:45et moins vite.
10:46Pour revenir à 2022,
10:48il y a eu des choses de faites,
10:49mais il y a eu des aides
10:51à travers les packs capacitaires
10:52pour l'acquisition de véhicules.
10:54Il y a eu un complément
10:55à travers la location de moyens aériens.
10:57Mais très clairement,
10:57on n'est pas allé assez loin
11:00et on n'est pas allé assez loin
11:02sur l'ensemble du fonctionnement
11:04des services d'incendie de secours.
11:06On l'aborde un petit peu,
11:08je l'ai dit un petit peu précédemment,
11:10la question du financement
11:11qui est porté principalement,
11:13voire exclusivement,
11:14par les conseils départementaux
11:15et les collectivités territoriales,
11:17en l'espèce,
11:17les mairies et les EPCI.
11:19On doit trouver
11:20d'autres pistes de financement.
11:21On doit aller plus loin,
11:22plus vite.
11:22Le dérèglement climatique
11:23est en train de s'accélérer.
11:26Les conséquences sont
11:27de plus en plus visibles
11:28parce que là,
11:28on parle des incendies
11:30dramatiques de cette année
11:31avec des surfaces
11:32jamais atteintes.
11:33Mais on vivra également
11:34à l'automne,
11:35en plus,
11:35après une sécheresse remarquable
11:37des inondations
11:38suite aux épisodes orageux.
11:40Et puis,
11:40on aura peut-être
11:41d'autres crises sanitaires
11:42telles qu'on a connu le Covid
11:43où on fera à nouveau appel
11:44aux services de secours.
11:45Donc, effectivement,
11:46il y a eu un pas de fait
11:48par l'État,
11:49mais il doit être
11:51plus profondément marqué.
11:53On doit compléter
11:54l'ensemble des dispositions
11:56qui ont été portées
11:58et on doit aller
11:58plus vite,
11:59plus loin.
12:00Les moyens aériens
12:00dont on parle régulièrement,
12:01c'est un des éléments,
12:02mais c'est loin d'être le seul.
12:04On a besoin
12:05de davantage de véhicules.
12:06On a besoin surtout
12:07davantage d'hommes et femmes.
12:08On doit renforcer
12:09nos effectifs
12:10de savants-pieds volontaires
12:11et on doit également
12:12compléter
12:13les effectifs
12:13de savants-pieds professionnels.
12:14Donc, oui,
12:15il y a eu des efforts,
12:16mais insuffisants,
12:17c'est certain.
12:18Avant d'aller sur le terrain
12:19rejoindre nos équipes,
12:21parce que toutes les équipes
12:22de CNews sont mobilisées,
12:23que ce soit en extérieur,
12:24mais aussi dans les gymnases.
12:25Vous avez 220 000 personnes
12:26qui ont été évacuées.
12:27Certaines ont tout perdu
12:28en l'espace de quelques heures.
12:30Certaines ne savent pas
12:31comment elles vont retrouver
12:32leur domicile
12:34lorsqu'elles vont pouvoir
12:35rentrer chez elles.
12:36Si elles peuvent rentrer
12:37chez elles,
12:38il y a quelque chose
12:38là aussi d'extraordinaire
12:40dans ce que vous avez réussi
12:41à produire,
12:42David Hanotel
12:43et les pompiers
12:44et tous les services de secours.
12:45C'est l'évacuation
12:46de 220 000 personnes
12:47et pour l'instant,
12:48pas un mort
12:49du côté des civils
12:51qui est votre mission première.
12:52Je voudrais qu'on regarde
12:53les cartes
12:53parce que c'est très important
12:54de voir la situation
12:55aussi de cet incendie
12:57puisque les prochaines heures
12:58pourraient être déterminantes.
13:00Regardons ce qui s'est passé
13:01en Gironde.
13:02On est à 42 000 hectares brûlés.
13:04Hier, je commençais l'émission
13:05avec le même chiffre,
13:0742 000 hectares.
13:08Ce qui veut dire que l'incendie
13:10n'a pas progressé
13:12mais qu'à l'intérieur,
13:13il y a encore des départs de feu.
13:14C'est bien ça ?
13:15Alors, il y a des réactivations
13:17très précisément.
13:18Effectivement,
13:18il y a des endroits
13:19où le feu a totalement
13:20baissé d'intensité
13:21au gré d'un petit coup de vent
13:23ou d'une remontée de chaleur.
13:24Vous avez cette réactivation
13:25et un foyer qui réapparaît.
13:27Mais effectivement,
13:27votre carte le précise
13:30et vous l'avez indiqué.
13:31On est sur la même surface
13:34qui n'a pas bougé depuis hier.
13:35On a des moyens complémentaires
13:37de surveillance
13:38qui sont intervenus
13:39à travers les ministères des Armées,
13:41un drone Reaper
13:42et puis un hélicoptère Caracal
13:43qui est équipé
13:44d'une caméra thermique
13:46plus des petits drones,
13:47des drones classiques
13:48utilisés par les services
13:49d'incendie et de secours.
13:50Donc, il y a un dispositif
13:51de surveillance également
13:51qui s'est étayé
13:52et qui permet d'être
13:53plus efficace,
13:54plus rapide
13:54à chaque réactivation
13:56d'un foyer.
13:58Donc, on est plutôt
13:59effectivement satisfaits
14:01de cette stabilisation.
14:02C'est le terme
14:02qui a été employé
14:03par le Président de la République.
14:04Maintenant, le regret,
14:05vous l'avez indiqué,
14:06c'est les premières heures,
14:08c'est ces maisons
14:08qui ont brûlé.
14:09Les collègues sont sur place,
14:10ils ont un sentiment d'échec.
14:11J'ai des collègues
14:12qui ont protégé des maisons
14:13à Biscarros la première nuit.
14:15Malheureusement,
14:16suite au gré des rotations
14:17au sens du vent
14:18qui a tourné,
14:19il y a une partie de ces maisons
14:20qui ont brûlé
14:20les heures qui ont suivi.
14:21Donc, vous le faites bien
14:22de le souvenir,
14:23à l'heure actuelle,
14:23le bilan humain,
14:24il est nul.
14:24Malheureusement,
14:25il y a un bilan écologique
14:26et en particulier
14:27sur la faune et la flore
14:28qui est juste dramatique
14:29parce qu'il y a énormément
14:30d'animaux qui auront péri
14:31d'un certain incendie
14:32ou qui auront été délogés
14:33et qui périront
14:34dans les prochains jours.
14:35Mais il y a ce sentiment
14:37pour une partie
14:38de nos collègues
14:39d'échec
14:40où on le voit
14:41sur la carte
14:41que vous projetez,
14:43l'impact sur la ville
14:44de Biscarros,
14:44il a été majeur
14:45et c'est plusieurs centaines
14:46de maisons
14:47qui ont été perdues
14:48et pour la population
14:50et les habitants concernés,
14:51c'est dramatique.
14:52Ils perdent leurs maisons,
14:53ils ont leur forêt
14:54qui brûle.
14:54C'est vraiment une situation
14:56très très compliquée
14:57à vivre.
14:58Heureusement,
14:59il y a cette solidarité
15:00qui se met en place
15:01et il y a ces évacuations
15:02qui globalement
15:03ont été parfaitement gérées.
15:04Vous faites bien de le souligner,
15:05200 000 personnes évacuées,
15:06c'est un chiffre
15:07qui est exceptionnel.
15:08Vous me permettez une chose,
15:09ça ne changera évidemment rien
15:11et ça n'apaisera pas
15:12les cœurs des pompiers
15:13mais comprenez
15:14une chose
15:15qui est peut-être
15:17anecdotique pour vous,
15:18on est tellement fiers
15:19de ce que vous faites,
15:20on est tellement fiers
15:20de nos pompiers.
15:21On ne peut pas imaginer
15:23que vous ayez aujourd'hui
15:24une sensation d'échec
15:26c'est-à-dire que
15:27ce sentiment-là,
15:28il ne doit pas
15:29habiter les pompiers.
15:30Ce qu'ils doivent comprendre,
15:31c'est qu'il y a
15:32une population française
15:33qui est au plus près d'elle,
15:35qui les regarde
15:36avec admiration.
15:38Je disais,
15:38mais je prie
15:39pour qu'à la rentrée scolaire,
15:41la première heure
15:42dans toutes les écoles,
15:43ce serait merveilleux
15:44de faire ça,
15:45il faut que le ministre
15:45de l'Éducation nationale
15:46se mobilise,
15:47il dise,
15:47on va passer la première heure
15:48pour vous parler
15:49de la solidarité,
15:51de cette France
15:51qui sauve.
15:52Cette France qui sauve,
15:53elle était en Gironde.
15:54et regardez toutes ces images
15:56et il y a un clip
15:57peut-être d'une minute trente,
15:58deux minutes,
15:59dans les écoles,
16:00on fait venir
16:00les sapeurs-pompiers,
16:01on explique la dévotion
16:03des sapeurs-pompiers,
16:04on fait venir
16:05des agriculteurs,
16:06on fait venir
16:06des personnes
16:07qui sont allées
16:08sur le front
16:09pour sauver
16:10notre territoire.
16:10Vous avez raison
16:11et surtout,
16:12on parle de prévention
16:13parce que ce qui nous aidera
16:14à l'avenir,
16:15c'est de diminuer
16:15le nombre de feux.
16:16Le chiffre,
16:17vous le connaissez par cœur,
16:189 sur 10
16:18de régime humaine.
16:19Si on veut être meilleur
16:20à l'avenir,
16:21il faut diminuer
16:21le nombre de feux,
16:22il faut supprimer
16:22les comportements inadaptés.
16:24C'est ce qui nous révolte
16:25et vous avez raison,
16:27on ne devrait pas
16:28avoir ce sentiment
16:29mais les collègues,
16:30ils l'ont,
16:31on ne les changera pas.
16:32Parce que vous êtes des héros.
16:33Oui, parce que votre humilité
16:34vous honore.
16:35Vous, vous n'avez pas de raison
16:36d'avoir le sentiment d'échec.
16:37Ce n'est pas à vous
16:38d'avoir ce sentiment d'échec.
16:39Il y en a d'autres
16:39qui devraient...
16:40Pardonnez-moi,
16:41ce n'est pas à vous
16:41d'avoir ce sentiment-là.
16:42C'est ceux qui expliquent,
16:44qui se félicitent aujourd'hui
16:45d'avoir augmenté
16:46des moyens qui regardent
16:47la dévotion des sapeurs-pompiers
16:49à travers un tableau Excel
16:50en se disant
16:51c'est plus 400 millions
16:52et c'est déjà très bien.
16:54C'est plus 3 hélicoptères
16:56et c'était déjà très bien
16:58qui réfléchissent
16:59en tableau Excel
16:59plutôt que vous
17:00qui réfléchissez
17:02sur le terrain
17:03avec la vie du quotidien
17:05avec ces Français
17:06qui sont...
17:06Mais c'est le sens
17:07de l'engagement
17:07de nos collègues.
17:08Voilà, la lutte
17:09contre l'incendie
17:09c'est la base
17:11de notre métier
17:12même si maintenant
17:12elle ne représente
17:13plus grand-chose
17:14mais ils sont pour beaucoup
17:15engagés pour cette
17:16cette mission
17:18en priorité
17:18même si le secours
17:19d'urgence à personne
17:20bien évidemment
17:21domine totalement
17:22notre activité
17:23mais qui parfois
17:25dérive sur un système
17:26plus de transport
17:27assisté
17:28que de la réelle urgence
17:29mais l'incendie
17:30c'est ce qui les fait vibrer
17:31et ils iront jusqu'au bout
17:32ça par contre
17:33on peut en être certain.
17:34David Danotel
17:35on sait combien
17:35il y a de civils
17:38qui soutiennent
17:39en Gironde
17:39parce qu'on est fort
17:41pour recenser
17:42en France
17:43on sait combien
17:43il y a de civils
17:45qui aujourd'hui
17:47soutiennent
17:48les pompiers
17:48en Gironde
17:49des centaines
17:50et des centaines
17:51on n'a pas de chiffre précis
17:52c'est une solidarité
17:53qui avait déjà été marquée
17:54en 2022
17:55les collègues
17:55qui étaient
17:56il faut imaginer
17:57le chantier
17:57que vous avez visualisé
17:59il y a plein de secteurs
18:00qui se mettent en place
18:01et sur chaque secteur
18:02il y a des lieux
18:03d'hébergement
18:03qui sont créés
18:04dans une mairie
18:05dans un gymnase
18:06et la population
18:07en parallèle
18:08de ce qu'offre
18:08la mairie en tant que telle
18:10fait à manger
18:10fait la lessive
18:11propose pour certains
18:14des soins
18:15de kinésithérapie
18:15voilà
18:16il y a tout un dispositif
18:17qui se met en place
18:17il y a un soutien moral
18:19ils échangent également
18:19régulièrement
18:20avec les collègues
18:21comme vous le dites
18:21les remerciements
18:22pleuvent
18:23si je peux me permettre
18:24cette expression
18:25donc forcément
18:25ça fait chaud au coeur
18:26à tous les empiers présents
18:28et ceux qui sont sur le terrain
18:29c'est-à-dire vraiment
18:30au plus près des pompiers
18:31de la regarder
18:31c'est pas des pompiers
18:32à l'image qu'on voit
18:33ce sont vraisemblablement
18:34des agriculteurs également
18:35qui viennent prêter main forte
18:37et alors eux
18:38on sait combien ils sont ?
18:39non
18:39j'ai pas de chiffres
18:41à vous donner
18:41mais c'est plusieurs centaines
18:42très clairement
18:43c'est merveilleux
18:44c'est juste un nombre
18:45extraordinaire
18:45et c'est quelque chose
18:48dont on n'a pas l'habitude
18:49on a plutôt tendance
18:50dans notre fonctionnement
18:51à écarter les badauds
18:52entre guillemets
18:53ou les civils
18:53si je peux me permettre
18:54cette expression
18:55et là il y a eu
18:56les premières heures
18:57ont été compliquées
18:58il a fallu que chacun
18:59trouve sa place
18:59mais désormais
19:00le système est ancré
19:02ils connaissent les limites
19:03de leur capacité
19:05ils vont pas trop loin
19:07dans la forêt
19:08ils se mettent en contact
19:09avec les savons-pieds
19:10présents sur place
19:11la préfecture a également
19:11mis en place
19:12un dispositif de recensement
19:14pour vraiment que chacun
19:15précise sa place
19:17dans le dispositif
19:18mais effectivement
19:19leur aide
19:19elle est ultra précieuse
19:21elle est remarquable
19:22et je pense que
19:23le résultat que l'on
19:24commence à obtenir
19:25aujourd'hui
19:26on ne l'aurait pas eu
19:27sans leur présence
19:28puisque très concrètement
19:29pour expliquer les choses
19:31très facilement
19:32là on les voit à la tâche
19:33clairement sur l'extinction
19:34donc c'est vraiment
19:35le bout du bout
19:36de ce qu'on peut leur demander
19:37là le monsieur
19:37avec son arrosoir
19:38aurait pu tendance
19:39à m'inquiéter
19:40mais l'apport en citerne
19:41ça c'est quelque chose
19:43de remarquable
19:43parce que vous êtes
19:44sur des dizaines de kilomètres
19:46donc avec les camions
19:48de savons-pieds
19:48qui doivent recharger
19:49pendant de longues minutes
19:51là ils amènent l'eau
19:52au plus proche des camions
19:53et c'est un gain de temps
19:53qui est énorme
19:54par rapport à la lutte
19:55mais vous vous rendez compte
19:56heureusement que vous êtes
19:57avec nous ce matin
19:58David Anotel
19:59membre de la fédération nationale
20:01des sapeurs-pompiers de France
20:02parce que hier
20:03lorsque le président
20:05de la république
20:06est venu en Gironde
20:07il a certes
20:08salué cette union
20:10et cette solidarité nationale
20:12mais dans le détail
20:14de savoir exactement
20:16ce que font ces civils
20:17et ces agriculteurs
20:19on ne le savait pas exactement
20:22et de ne pas mettre
20:23au coeur de son discours
20:24plutôt que de faire
20:25une sorte de service
20:26après-vente
20:26de la dépense publique
20:28et du budget
20:29qui a été mis en place
20:30depuis 10 ans
20:31de mettre au coeur
20:33de son discours
20:35et de ses échanges
20:36l'héroïsme des pompiers
20:38et ce qui se passe
20:39exactement
20:39et tous les habitants
20:41mais en fait
20:42vous savez
20:42il y a
20:43la légion d'honneur
20:45et souvent on dit
20:45que c'est une légion
20:46qui est devenue dévoyée
20:47quand on voit
20:47les personnes
20:48qui sont décorées désormais
20:49on a des personnes
20:50qui sont décorées
20:51c'est vraiment
20:52les copains d'abord
20:54les copains d'abord
20:55bon et bien
20:56peut-être que
20:57là aussi
20:58parfois c'est une question
20:59de symbole
21:00de reconnaissance
21:02mais décorez-les tous
21:03bah je crois
21:04faites-les venir
21:05dans les écoles
21:05en septembre
21:06vous pouvez les faire
21:07défiler le 14 juillet
21:08faites-les défiler le 14 juillet
21:10évidemment
21:10d'autant plus
21:11qu'on a besoin
21:12de symboles positifs
21:13dans cette société
21:14mais je crois
21:15qu'il y a une gêne
21:16aussi du pouvoir
21:17parce que les agriculteurs
21:18malheureusement
21:19on leur tape dessus
21:20plutôt que de les aider
21:21donc c'est pour ça aussi
21:22qu'on n'ose pas
21:23les mettre en valeur
21:24mais là on voit
21:25ce que c'est
21:26cette France
21:26cette France silencieuse
21:28qui parfois
21:29se met en colère
21:30à juste titre
21:31mais dont on a bien besoin
21:32au quotidien
21:33donc c'est un beau symbole
21:36et ça montre aussi
21:38que les choses
21:38peuvent partir du bas
21:40dans ce pays
21:41on a tendance
21:41à mépriser
21:42les classes populaires
21:43à mépriser
21:44les petits
21:45la technocratie
21:46pense tout savoir
21:47or on voit
21:48que quand les forces vives
21:49se mobilisent
21:50elles sont parfois
21:51plus efficaces
21:51que nos technocrates
21:53ce qui a intéressé
21:54c'est cet apport opérationnel
21:56qu'a cité le colonel
21:58qui s'est fait
21:59de façon très pragmatique
22:00en entente directe
22:01sur le terrain
22:01mais bien sûr
22:02vous croyez
22:03qu'ils ont besoin
22:03de technocrates
22:04c'est ce que je voulais
22:05parce que hier soir
22:05je disais
22:06il ne fallait pas bureaucratiser
22:07les gens s'entendent
22:08entre eux
22:09et chacun connaît
22:09ses limites
22:10cette complémentarité
22:11il est remarquable
22:11qu'ils apportent l'eau
22:12au plus près
22:14des moyens
22:15d'intervention
22:15des pompiers
22:16comme vous avez noté
22:17ça a été déterminant
22:18totalement
22:19le terrain
22:20bien évidemment
22:21priorité au terrain
22:23aux journalistes
22:24de CNews
22:25qui sont mobilisés
22:25depuis le début
22:26de cet incendie
22:27on sera dans quelques instants
22:29en extérieur
22:29c'est-à-dire au plus près
22:30de l'intervention
22:31d'agriculteurs
22:32de pompiers
22:33là on est
22:34avec aussi
22:35les sinistrés
22:36ceux qui ont dû
22:37quitter leur domicile
22:38le plus rapidement possible
22:40et peut-être
22:41qui sont sans réponse
22:42et qui ne savent
22:43toujours pas
22:43quand est-ce
22:44qu'ils vont pouvoir
22:45rentrer chez eux
22:46Mathilde Ibanez
22:47est avec nous
22:47vous êtes dans
22:48un gymnase
22:49chère Mathilde
22:50bonjour
22:51j'imagine que vous avez
22:52pu échanger
22:53tout au long
22:53de la matinée
22:54avec les sinistrés
22:56les évacués
22:56bonjour Mathilde
22:59bonjour Elliot
22:59et bien écoutez
23:00nous on se trouve
23:00dans un gymnase
23:02avec les pompiers
23:04mais également
23:04les agriculteurs
23:06c'est ici
23:06qu'ils viennent
23:07reprendre des forces
23:08et on voulait
23:09vous montrer
23:10qu'ici bien
23:10tout a été pensé
23:12il y a même
23:12une infirmerie
23:13avec tout le soin
23:15nécessaire
23:16pour
23:16et bien écoutez
23:17soigner
23:18prendre soin
23:19de nos pompiers
23:20qui luttent
23:21contre ces flammes
23:22déjà depuis
23:23plusieurs jours
23:24des pompiers
23:25qui sont
23:25extrêmement fatigués
23:27également
23:27et on voulait
23:28vous montrer
23:28ce gymnase
23:29qui a été également
23:30pensé
23:31pour qu'il puisse
23:32se sentir
23:33comme il faut
23:35vous avez
23:35également
23:36toutes ces boissons
23:37ces nourritures
23:38ces lits
23:39mais également
23:40et bien ces tables
23:41qui permettent
23:42en tout cas
23:42aux pompiers
23:43de prendre
23:44des forces
23:45et on voulait
23:45également
23:46vous présenter
23:47et bien
23:48Patrice
23:49Patrice
23:49bonjour
23:50vous êtes
23:51vous êtes
23:51ostéopathe
23:52vous êtes
23:52au plus près
23:53des pompiers
23:54qu'est-ce que vous faites
23:55avec eux ?
23:56écoutez on essaye
23:57de les faire récupérer
23:57le plus rapidement possible
23:59puisque
23:59qu'ils retournent
24:00un petit peu sur le feu
24:02on a aussi
24:03cet engagement
24:04moi je suis élu
24:05aussi à Castellon-de-Médoc
24:06donc tout le monde
24:07se relaie
24:08tous les bénévoles
24:08se relaient
24:09on a un élan
24:10de solidarité
24:11qui est extraordinaire
24:12et on ne peut pas faire autrement
24:13que d'assister
24:14cet élan de solidarité
24:14justement vous n'êtes pas
24:16le seul
24:16ostéopathe
24:17il y a un roulement
24:18d'effectifs
24:18effectivement
24:19il y a des kinésithérapeutes
24:21des ostéopathes
24:23on a même
24:24des masseuses
24:25qui viennent faire
24:26des massages
24:27voilà
24:28on fait
24:28on fait récupérer
24:29les gens
24:29pour qu'ils puissent repartir
24:30le plus rapidement possible
24:32sur l'intervention
24:33justement c'est important
24:34juste de prendre soin aussi
24:35de ces corps fatigués
24:38de les détendre
24:39pour pouvoir
24:39en tout cas
24:40qu'ils se reposent
24:40peut-être plus facilement
24:41et qu'ils repartent
24:42mieux sur les feuilles
24:43ce sont des mécaniques
24:43ce sont des machines
24:44et des mécaniques
24:45plus vous entretenez la machine
24:47et plus vous irez longtemps
24:48et bien
24:48pour nos pompiers
24:50pour nos bénévoles
24:51c'est la même chose
24:52il y a également
24:52pharmaciens
24:53infirmières
24:54qui sont présents ici
24:55d'avoir justement
24:57ce corps médical
24:58présent
24:59pour soigner
24:59pour être
25:00au plus près
25:01des pompiers
25:01aux petits soins
25:02c'est important
25:03cette solidarité
25:04bien sûr
25:05bien sûr
25:05cette solidarité
25:06est importante
25:06et que tous les corps
25:08médicaux
25:09puissent intégrer
25:10ce dispositif
25:11et puissent aider
25:12chacun à être
25:13comme il peut
25:13mais ça amène
25:15justement
25:17cet élan
25:18et cette réparation
25:20en tout cas
25:21merci beaucoup
25:21d'avoir répondu
25:23à nos questions
25:23on voulait également
25:24vous montrer quelque chose
25:25et bien ce sont
25:26les dessins
25:27de ces enfants
25:28ici
25:29il y a également
25:30des petits mots
25:31pour remercier
25:32en tout cas
25:33les pompiers
25:34les petits mots
25:34sont juste
25:35au niveau
25:36de la porte
25:36de la sortie
25:38pour que les pompiers
25:38puissent lire
25:39voir ces beaux petits dessins
25:41avant de repartir
25:42sur les flammes
25:42merci beaucoup
25:43Mathilde Ibanez
25:44merci pour ce témoignage
25:45là aussi bouleversant
25:46du pompier ostéopathe
25:48qui était avec vous
25:49et merci à Antoine Durand
25:51qui vous accompagne
25:52revenez nous voir
25:53tout au long de l'émission
25:54tendez le micro
25:55aux pompiers
25:56aux sapeurs-pompiers
25:57ou alors si vous croisez
25:58des agriculteurs
25:59priorité au témoignage
26:01priorité à cette France
26:02qui se mobilise
26:03cette France qui sauve
26:05cette France courageuse
26:06on en parle dans quelques instants
26:07sur CNews
26:08restez avec nous
26:08et on repart bien sûr
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