00:00On va continuer de parler de Symphonique Célébration, votre spectacle Alexandre Arcadie, date unique le 7 novembre au Palais des
00:06Congrès.
00:06Mais d'abord on va apprendre à mieux vous connaître avec votre portrait sonore, des petits sons qui vont vous
00:10rappeler des souvenirs.
00:17Alors vous dites cette découverte de jeux interdits a été une déflagration, c'est en voyant ce film enfant à
00:24Alger que vous êtes tombé amoureux du cinéma.
00:26Oui, oui. Alors dans mon film Le Petit Blond de la Casse-Bas, j'évoque ce moment en étant plus
00:34âgé, parce que bon au cinéma c'est difficile de passer à tous les âges,
00:37mais au fond la vérité c'est que j'avais à peine 6 ans quand ma voisine Josette, qui m
00:43'écoute peut-être à Montpellier, que j'ai retrouvé à l'occasion de ce film, c'était incroyable.
00:48Cette voisine qui avait 15 ans, nous avions donc 10 ans de différence, et qui a été une sorte de
00:53mentor, parce qu'elle m'a emmené pour la première fois au cinéma, au ciné-club, au cinéma,
00:58l'Olympia d'Alger, et j'ai découvert le cinéma à travers ce film incroyable, jeux interdits, et j'avais
01:05l'âge de Brigitte Fossé.
01:06Et donc il y a une espèce de commentaire, de miroir qui s'est opéré, et je pense que ça
01:13a joué véritablement un rôle dans ma vie, pour arriver à devenir ce cinéaste que je suis aujourd'hui.
01:21Autre extrait.
01:22Tu vois comment elles évoluent les choses dans la vie, Emmanuel ?
01:26Il y a 5 minutes, tu arrivais avec tes hommes, tu flambais, tu étais numéro 1.
01:31Regarde maintenant, tu es numéro 0, tu n'as rien.
01:35Ils ont tous laissé tomber, tout à ce moment-là, et tu sais comment ?
01:39Je les ai achetés, avec de l'argent.
01:42Je te donne tant que tu regardes ailleurs, et ils ont dit oui.
01:47Tu vois, Emmanuel, ce qui t'est arrivé là, ça ne peut pas arriver chez les Béthoune.
01:52Et tu sais pourquoi ? Parce que nous, on est une famille, unis, comme les 5 doigts de la main
01:59à Hanchetane.
02:00Le Grand Pardon, l'équivalent français du parrain, avec un Roger Hanin en Raymond Béthoune, d'Occorléon absolument magistral.
02:07Vous lui avez offert l'un des rôles de sa vie à Roger Hanin.
02:09Ça a commencé avec Le Coup de Sirocco, mais bizarrement, c'est que je ne voulais pas de Roger Hanin
02:15dans le film Le Coup de Sirocco.
02:16J'ai été chercher partout, parce que j'avais une image qui n'était pas l'image que je me
02:21faisais du personnage de cet épicier, Albert Narboni.
02:25Et puis, grâce à Marthe Villalonga, que je salue, qui nous écoute peut-être sur la Côte d'Azur,
02:31elle m'a incité à le voir, à le rencontrer.
02:35Et dès que je l'ai rencontré, ça a été un coup de foudre.
02:37Donc, je le découvre dans ce film, Le Coup de Sirocco, qui lui permet de reprendre la mesure de ce
02:44qu'il était vraiment, son authenticité de personnage.
02:47Et je n'avais de cesse de penser, après Le Coup de Sirocco et le succès du film, de tourner
02:52à nouveau avec lui.
02:54Et j'ai conçu, avec Daniel Saint-Amont, cette histoire, Le Grand Pardon, qui était largement inspirée des frères Zemmour,
03:02qui ont défrayé la chronique dans le milieu du banditisme.
03:09Cette chanson d'Eddie Mitchell qui évoque la tribu, c'est un mot qui a une vraie importance à vos
03:14yeux.
03:14Vous ne parlez pas de clan, d'ailleurs, avec cette connotation fermée.
03:17Vous parlez de tribu, vous n'êtes jamais sans votre tribu, qu'elle soit familiale.
03:21Mais c'est aussi la tribu du cinéma, avec tous les acteurs qui jouent dans vos films et qui reviennent,
03:25d'ailleurs.
03:26On parle de Roger Hanin, il a été dans plusieurs de vos films.
03:28Vous êtes très entouré.
03:29Oui, j'ai une sorte de fidélité presque familiale.
03:35J'ai été élevé dans une famille nombreuse, nous étions cinq frères et mes parents.
03:40Donc plus tard, j'ai été dans un kibbutz, là encore une autre tribu.
03:45Et puis je suis arrivé au théâtre, une autre tribu, les acteurs de théâtre.
03:49Parce qu'au fond, j'ai voulu faire du cinéma à travers la direction d'acteurs.
03:53C'est ça qui m'intéressait.
03:54Et puis le cinéma est arrivé, là je me suis entouré d'acteurs.
04:00Et j'ai été fidèle parce qu'au fond, quand on trouve un bon acteur et qu'on aurait écrit
04:06un film,
04:07et s'il y a un personnage qui colle bien avec cet acteur que vous avez aimé, vous le reprenez,
04:11c'est la troupe.
04:14Voilà, j'aime bien cette idée de troupe et de fidélité.
04:17Et dans la troupe, il y a aussi votre fils, Alexandre Aja, qui est devenu également réalisateur.
04:22Donc en plus, la tribu se perpétue.
04:24Oui, enfin, il est même plus connu que son total, aujourd'hui.
04:27C'est un grand réalisateur qui travaille surtout aux Etats-Unis.
04:32Mais ce qui est très extraordinaire avec Alexandre, c'est que bon,
04:36on se rappelle de lui dans ce petit garçon tout blond dans le Grand Pardon,
04:40avec ses cheveux bouclés.
04:42Pour la petite histoire, il avait les cheveux raides.
04:44Et donc, tous les jours, il passait par la coiffure pour lui faire ses petites boucles.
04:49Et là, il m'en a voulu énormément, parce que c'était pour ce petit garçon de 5 ans
04:53vraiment quelque chose qui était un petit peu difficile.
04:55Et il tient à chaque fois, alors qu'il est d'une notoriété absolument incroyable,
05:00d'être avec moi sur tous les films à la deuxième équipe.
05:04Et là, tout à fait dernièrement, pour Fosnot, il est venu passer deux jours à tourner avec moi
05:09pour me donner un coup de main.
05:10Et ça, ça j'aime beaucoup.
05:12La tribu d'Alexandre Arcadie, la tribu du Club de l'été en revient dans un...
Commentaires