- il y a 2 semaines
Avec, Cédric Pain, maire de Mios, Olivier Grima, président de l’agglomération d’Agen, Maxime Barrière, bénévole au parc des expositions de Bordeaux.
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NewsTranscription
00:00Il est 9h12 sur Sud Radio, vous continuez d'appeler le 0826 300 300 avant de vous entendre.
00:05On part en Gironde où le feu s'est stabilisé cette nuit, on est tout de même à plus de
00:1240 000 hectares de brûlés.
00:14Mais il y a eu de la pluie fine qui est tombée sur place, attention, puisque la situation reste très
00:20préoccupante
00:21avec les températures qui vont de nouveau grimper à partir de demain.
00:26Au total, 220 000 personnes évacuées du côté de la Gironde.
00:29Bonjour Cédric Pain.
00:31Bonjour.
00:32Et un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
00:34Vous êtes le maire de Mios, commune de 12 000 habitants qui est située au sud-est du bassin d
00:40'Arcachon pour bien situer Mios.
00:41Mios qui a dû être évacué hier, c'est ça monsieur le maire ?
00:46Oui, on a dû être évacués, donc c'était même avant-hier, on aurait été très tard dans la nuit.
00:51Effectivement, on était plutôt une commune qui hébergeait des personnes qui avaient été évacuées.
00:56On avait deux gymnases et quatre grandes salles et on a dû évacuer notre centre, plus les 13 000 habitants.
01:03Voilà, dans l'urgence un petit peu, en moins d'une heure, une heure et demie.
01:06Mais ça s'est très très bien passé, tout le monde très respectueux, des consignes de sécurité.
01:12Ça a pu se faire, c'était une surprise, je vous avoue qu'on ne s'y attendait pas.
01:15Oui, parce qu'en une heure, une heure et demie, évacuer tout le monde, en plus les évacués que vous
01:20aviez déjà accueillis sur votre commune, c'est quand même un sacré défi, monsieur le maire.
01:26C'est un défi, les temps sont compliqués, quand on reçoit des consignes comme ça, on est mobilisés et sensibilisés,
01:36donc vraiment ça s'est bien passé.
01:38Moi, je tiens à féliciter nos sapeurs-pompiers qui font un travail extraordinaire et nos habitants, les miocés, qui ont
01:45su réagir avec intelligence et respecter les consignes.
01:48Bon, on a toujours quelques récalcitrants, ils ne comprennent pas, ce n'est pas pour eux, c'est pour tout
01:53le monde, c'est pour le collectif.
01:55Mais globalement, c'est respecté, entendu et tant mieux.
01:58Vous dites les récalcitrants, c'est le terme qu'a utilisé la préfète de Gironde, hier, qui a alerté, qui
02:03leur demandait d'évacuer, quand il y avait un ordre d'évacuation.
02:07Vous en avez encore quelques-uns des miocés qui sont restés sur place ?
02:11Oui, alors il y en a qui n'avaient pas le choix, c'est-à-dire qu'ils n'avaient
02:13pas de voiture.
02:14Certains étaient alités, etc.
02:16Donc, on a fait des minibus, des bus, le SAMU nous a aidés, etc.
02:21Pour évacuer toute la journée ceux qui voulaient, mais ne pouvaient pas.
02:24Donc, ça, merci aux élus, notamment, qui se sont fortement mobilisés.
02:29Et après, il y en a toujours une partie qui ne se sentent pas concernés, qui pensent que c'est
02:33pour les autres.
02:34C'est un peu dommage, parce que, ben voilà, je pense que les pompiers, ils ont autre chose à penser.
02:38Est-ce qu'il y en a 10%, 5% qui restent ?
02:41Donc, voilà. Mais nous, notre rôle, c'est faire de la pédagogie.
02:45Donc, merci de votre interview.
02:47C'est pour moi l'occasion de rappeler que c'est important de respecter.
02:50On n'est pas plus forts qu'eux, et donc, s'ils nous donnent la consigne, à nous de respecter
02:53les consignes qu'ils nous donnent.
02:54Et le message passe, effectivement, sur Sud Radio.
02:58Ils ont été évacués où, les Myossais ? Ils ont trouvé refuge où ?
03:04Alors, officiellement, on nous a destinés vers Bayonne, vers Agin.
03:10C'est une minorité, voilà, qui ont fait ça.
03:13L'immense majorité a trouvé refuge dans la famille, sur d'autres communes, chez des amis.
03:18Ça, c'est l'immense majorité.
03:20Et puis, après, sur le Sud-Bassin, on a aussi l'atteste Gugent et Arcachon.
03:26Là, j'y retourne encore pour aller leur dire un petit coucou, un moment de soutien.
03:30C'est important pour moi, en tant que maire, de leur apporter ça.
03:33Mais on s'aperçoit que c'est génial.
03:35Il y a une générosité extraordinaire, une solidarité fabuleuse.
03:37C'est-à-dire que les familles de ces communes-là viennent proposer une chambre, un appartement, etc.,
03:44pour ne pas les laisser sur un lit de camp, dans un gymnase.
03:47Et bravo, merci.
03:48C'est vraiment une très belle solidarité que nous, on avait fait à Myoss.
03:51Maintenant, c'est nous qui nous retrouvons évacués.
03:53Et cette solidarité existe.
03:56Vous savez, en France, c'est beau.
03:57Il y a toujours des gens qui passent leur temps à critiquer.
04:00Mais moi, je remercie et félicite l'ensemble des Français pour cette solidarité.
04:05Ce bel élan, ça fait chaud au cœur.
04:07Oui, j'imagine que ça fait chaud au cœur.
04:09Vous avez eu cette solidarité-là.
04:12Maintenant, elle s'oriente, elle vous touche directement.
04:16Est-ce que vous avez des nouvelles de votre commune de Myoss ?
04:20Est-ce qu'il y a eu des dégâts ou pas, M. le maire ?
04:23On n'a pas de dégâts, heureusement.
04:25On n'est pas concerné.
04:26Mais c'est vrai que c'est pour ça que certains se sentent moins mobilisés par l'évacuation.
04:30Mais pour autant, vous savez, avec le changement climatique, les vents,
04:34ça peut arriver d'un moment à l'autre.
04:35Donc, pas de dégâts.
04:38C'est juste par mesure de précaution et de ne pas évacuer au dernier moment.
04:42Donc, voilà, c'est pour ça qu'on l'a fait.
04:44Mais tant mieux.
04:45Mais par contre, quand je vois sur nos communes voisines et amis,
04:48comme Marche Prime, comme le Porges, etc.,
04:51les dégâts, c'est quelque chose qui, quand on est élu local,
04:55je vous assure qu'il fait mal au ventre, quoi, qui sensibilise fortement, quoi.
05:01Merci infiniment, en tout cas, d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
05:03Cédric Pain, donc maire de la ville de Myos.
05:07Bon courage, bien évidemment, à vous et à l'ensemble des Myossais, donc, qui ont dû évacuer.
05:11Merci beaucoup.
05:12Merci.
05:13Monsieur le maire, il est 9h10 sur 17 sur Sud Radio.
05:18Cédric Pain qui nous parlait, notamment, d'une des communes qui a été gravement touchée
05:22par ces incendies, la commune de Marche Prime.
05:25Justement, nous sommes avec un des habitants de cette commune.
05:32C'est Tony qui est au 0826 300 300 avec nous.
05:35Bonjour, Tony.
05:37Bonjour, vous allez bien ?
05:38Ça va, et vous-même, surtout, voilà, j'ai envie de vous poser la question.
05:41C'est pour vous, c'est important.
05:43Comment allez-vous, Tony ?
05:46Écoutez, il y a pire.
05:47Moi, ça va.
05:48Je suis dans ma voiture depuis samedi.
05:50J'ai mis les enfants à l'abri dans le Sud.
05:52Je suis revenu parce que, bon, les congés ne sont pas extensibles.
05:55Alors, je ne sais pas comment je peux faire.
05:57J'ai pris une semaine de vacances.
05:59Et puis, je vais attendre la semaine prochaine pour voir si je peux aller travailler sur Bordeaux.
06:03Est-ce que vous travaillez dans quoi, Tony ?
06:05Dans le bâtiment.
06:06Dans le bâtiment, OK.
06:07Voilà.
06:08Alors, il y a eu des chantiers qui ont été fermés.
06:10Mais au-dessus de Bordeaux, il y a beaucoup de fumée.
06:12Mais les chantiers sont encore ouverts.
06:14Ils travaillent.
06:14Alors, moi, je dis que je ne pouvais pas passer pour l'instant.
06:17Parce qu'il y a des routes fermées.
06:18Il y a encore des combines pour passer.
06:20Mais bon, voilà, je n'ai pas envie de faire 200 kilomètres pour travailler à 30 minutes de chez moi.
06:25Donc, bon, pour l'instant, voilà.
06:28On est dans l'exploitatif.
06:29Moi, je suis à côté de Mions.
06:30Là, vous voyez, j'ai évacué.
06:31Mais je suis à 5 kilomètres de Mions.
06:33Dans une ville qui s'appelle Salle.
06:35Qui, elle, n'est pas évacuée.
06:36Donc, j'attends.
06:37J'attends patiemment dans ma voiture.
06:40Je vais faire des courses.
06:41Je mange tranquille.
06:43À la fraîche pour l'instant.
06:44Avec un peu d'inquiétude.
06:46Je ne sais pas si vous savez, si votre maison, votre logement a été touché par les flammes.
06:54Alors, d'après ce que j'ai compris, ce n'est pas passé loin.
06:56Les pompiers ont bien bossé, apparemment.
06:58Mais bon, du coup, le feu s'est décalé et est parti sur Sestas.
07:01La commune d'à côté.
07:03Du coup, effectivement, oui.
07:04Bon, moi, je n'étais pas très loin.
07:07Mais d'après ce que j'ai compris, c'est passé.
07:10La maison est encore là.
07:12Vous avez évacué, justement, votre famille.
07:15Vous, vous êtes resté pas très loin.
07:18Vous êtes parti avec quoi ?
07:20Vous avez pris la voiture, vous êtes parti ?
07:22Oui, oui, oui.
07:23En fait, on avait déjà préparé des sacs.
07:26Je suis parti, moi, de l'action Bayonne.
07:28J'ai posé des enfants au niveau de 1000 ans.
07:31Et puis, voilà, j'ai préféré remonter les sacs en sécurité
07:35pour être là dès qu'il faudra, au moins, revenir à la maison
07:40ou au moins, si je peux, aller chercher d'autres affaires.
07:43Parce que, vous voyez, je suis parti avec le minimum.
07:45Donc, c'est assez compliqué.
07:47Mais bon, je ne suis pas un transportif, mais j'ai un abonnement.
07:50Alors, je vais aller me doucher à Basitfi, là.
07:53Et puis, voilà, je vais en profiter un peu pour me laver,
07:57pour me restaurer.
07:59Et puis, bon, mais voilà, pour prendre le positif.
08:01Et moi, ce que j'aimerais dire, c'est que M. Pint l'a dit,
08:04c'est vrai que c'est dans les grands événements comme ça
08:06qu'on s'aperçoit que, finalement, il y a beaucoup de solidarité en France.
08:09Vous l'avez vécu, vous-même, Tony, cette solidarité.
08:13Oui, et moi, je vous avoue que je suis un peu un sauvage.
08:16C'est-à-dire que moi, quand je suis parti chez moi, je ne me sens pas bien.
08:18Alors, c'est vrai que je peux s'arrêter dans ma voiture,
08:20mais je vous avoue que sur les sites, sur Facebook et tout,
08:23le site des lieux, il y a beaucoup d'annonces,
08:26des gens qui sont prêts à prêter, à donner des chambres,
08:30à aider les gens. Il y a beaucoup de solidarité.
08:33Il faut le dire. C'est ça, le plus important à retenir.
08:36Merci beaucoup, Tony.
08:38Prenez soin de vous et bon courage, bien évidemment, pour la suite.
08:42Merci, Tony.
08:43Oui, 0826 300 300.
08:46Allez, on reste au standard tout de suite.
08:520826 300 300.
08:54Nous sommes tout de suite avec Olivier Grima.
08:56Bonjour, Olivier Grima.
08:57Bonjour.
08:58Et merci d'être avec nous. Vous êtes, vous, le président de l'agglomération d'Agin.
09:03Agin qui a décidé de transformer son parc des expositions en lieu d'accueil pour les évacuer.
09:08Racontez-nous comment la décision a été prise, parce que ça s'est fait vraiment ce week-end, c'est
09:12ça ?
09:13Oui, ça s'est fait très rapidement. Dans la nuit de samedi à dimanche,
09:17le préfet m'a appelé sur le coup de 23 heures.
09:21Il m'a dit, voilà, il faut qu'on ait une solution d'accueil d'urgence sur l'agglomération.
09:26Qu'est-ce que vous pouvez faire ?
09:28Donc, on s'est mis en fait en ordre de bataille.
09:31Et quasiment une heure après, en fait, on avait un centre d'accueil qui était disposé à accueillir jusqu'à
09:39400 personnes
09:40avec tout ce qu'il faut en fait en termes de sécurité, de quoi dormir, de quoi manger.
09:46Voilà, donc on s'est vraiment mobilisé très très fort parce qu'on suivait quand même, bien sûr, les événements
09:51en fait depuis quelques jours.
09:54Et on s'attendait à ce qu'il y ait effectivement des accueils d'urgence, pas forcément sur notre territoire,
09:59parce qu'il y en avait déjà eu ailleurs.
10:00Mais on a compris, en tout cas, moi j'ai compris rapidement en fait la problématique.
10:06Donc, on a pu installer dans la nuit de samedi vraiment en fait un centre d'urgence.
10:12Et donc là, en fait, on a accueilli depuis environ 70 personnes
10:16qui sont arrivées de Mios, de Marche Prime,
10:21qui avaient avec des profils un peu différents, des gens qui quittaient leur maison,
10:25des voyageurs aussi qui arrivaient en fait par l'autoroute et qui étaient détournés,
10:30donc qui ont atterri aussi au centre d'accueil d'urgence.
10:34Même un journaliste, même qui était sur place là-bas, un journaliste anglais et qui a été évacué.
10:39Donc, on a fait en sorte de les accueillir.
10:42Et donc là, en fait, on est en phase de fermeture du centre
10:45puisque des solutions ont été trouvées en fait pour la plupart
10:48parce qu'un certain nombre ont trouvé des solutions personnelles dans leur famille, chez des amis.
10:53On a des solutions aussi avec de l'hôtellerie parce que l'accueil d'urgence, ça reste un accueil d
10:57'urgence.
10:58Il ne faut pas non plus que les personnes y restent plus de 48 heures.
11:01Donc là, ça veut dire que les personnes que vous avez recueillies vont rester 24, 48 heures,
11:06en tout cas le temps qu'une solution soit trouvée pour chacun d'entre eux ?
11:10Alors, c'est le cas.
11:11Elles sont arrivées dans la nuit de samedi à dimanche.
11:13Et donc là, en fait, on est lundi matin.
11:15Et donc, tout le monde est en train en fait de partir du centre d'accueil d'urgence
11:20puisque l'objectif, c'est maintenant de trouver d'autres solutions un peu plus pérennes.
11:24D'autant que pour les évacuations, je ne sais pas si ça a été compliqué ou pas,
11:28mais les trains, je crois, étaient supprimés en direction d'Agin.
11:32Donc, comment vous avez fait ?
11:34Parce que c'est vrai que c'était compliqué pour eux d'accéder finalement à votre centre d'accueil
11:39ou au parc des expositions d'Agin.
11:41Alors, en fait, pour ceux qui sont venus chez nous,
11:44l'ordre leur avait été donné avec FR Alert
11:46et ils sont venus par leurs propres moyens.
11:49Donc, ce sont des gens qui se sont véhiculés.
11:51Donc, d'ailleurs, un certain nombre avec des animaux.
11:55On avait des personnes, des familles avec des enfants.
11:57On a accueilli un jeune enfant qui avait à peine 4 jours.
12:01Donc, c'est quand même des gens qui étaient...
12:03Oui, oui, tout à fait, oui.
12:04Des gens qui étaient quand même équipés pour se déplacer,
12:08mais qui avaient besoin d'une solution rapidement.
12:10et c'est ce qu'on leur a offert.
12:11Un bébé de 4 jours, ça veut dire qu'il fallait...
12:14Alors, j'allais dire les bénévoles,
12:15mais il fallait que tout soit là finalement pour...
12:19Parce qu'un bébé de 4 jours,
12:21forcément, il faut toute une organisation aussi derrière
12:23et ne serait-ce que des pédiatres.
12:25Tout à fait.
12:26Non, mais tout à fait.
12:27C'est là que je veux saluer le travail collectif
12:29puisque nous, l'agglomération,
12:30donc on est propriétaire de ce centre des congrès.
12:34On a mis en place les services pour le mettre, je dirais, à disposition.
12:38Ensuite, l'armée est intervenue aussi
12:40pour mettre en place des lits.
12:42La protection civile a fait un énorme travail
12:44et c'est eux qui étaient un peu vraiment en première ligne
12:46en termes d'accueil, de gestion aussi sanitaire et sociale des personnes.
12:52On avait les pompiers qui étaient là,
12:53on avait aussi une équipe en fait du SMUR.
12:57En fait, tout le monde était vraiment présent sur place
12:59pour faire en sorte que l'accueil soit,
13:01je dirais, de manière très pratique, fonctionnelle,
13:03mais qu'aussi en soi, en capacité de répondre en fait
13:06à des situations personnelles d'urgence.
13:08Merci.
13:09Merci beaucoup Olivier Grima,
13:10président de l'agglomération d'Agen
13:12qui a donc mis en place ce centre accueil
13:15pour les évacués et les évacuillis
13:17qui vont pouvoir quitter ce centre
13:19pour trouver des solutions de logement
13:23moins temporaires, moins provisivoires.
13:25Merci beaucoup Olivier Grima.
13:280826 300 300, allez tout de suite, on file à Bordeaux.
13:33Bordeaux qui a transformé,
13:34vous l'avez peut-être vu, son parc des expositions
13:36en lieu d'accueil pour les évacuer.
13:38Ils sont très nombreux à y avoir trouvé refuge.
13:40Bonjour Maxime Barrière.
13:45Allô ?
13:47Oui, nous sommes à...
13:48Alors, je ne sais pas ce qui se passe au standard,
13:50j'ai besoin de précision.
13:52Bonjour, je suis avec qui ?
13:53Avec Olivier.
13:54Olivier, Olivier, dites-nous tout.
13:58Oui, mais moi ça me tracasse beaucoup ces incendies
14:04et ça fait 20 ans que je dis qu'on ne fait pas ce qu'il fallait faire
14:07et ça m'énerve.
14:09Alors, ce n'est pas les pompiers.
14:10Les pompiers, ils font le maximum
14:12et je les plains
14:13parce que vraiment,
14:16c'est compliqué
14:17parce que nous, on voit des images
14:19mais on ne se rend pas compte,
14:21ça m'est arrivé, moi, de m'approcher d'un feu,
14:22la chaleur.
14:24Je ne sais pas comment ils font pour s'approcher si près.
14:27Alors, il fait chaud,
14:28ils sont couverts avec des trucs anti-feu, là.
14:31Ils doivent avoir hyper chaud l'été
14:35et vraiment, je les plains.
14:36Et le nombre d'heures qu'ils font,
14:38ils essayent, ils essayent
14:39et ils n'arrivent pas,
14:40ils n'en sortent pas
14:41parce qu'on ne met pas les moyens.
14:42Ça fait 20 ans que je dis
14:44il faut doubler les canadaires
14:45mais on ne le sait pas.
14:46Je ne sais pas pourquoi.
14:48J'avais lancé un appel à Sud Radio
14:50aux assurances.
14:52Les compagnies d'assurance,
14:53en 2022,
14:54dans la région là-bas,
14:55justement, dans les Landes,
14:56avec les campings et tout,
14:58ils ont dépensé 2 milliards.
15:00Et quatre ans après,
15:02ils vont dépenser encore 2 ou 3 milliards.
15:04Alors qu'un canadaire,
15:05ça coûte 35 millions.
15:06Pourquoi les compagnies d'assurance
15:08ne s'achètent pas des canadaires ?
15:11Parce qu'ils n'ont pas très empris,
15:12ils vont mettre à leur couleur.
15:14Je ne sais pas,
15:15moi, le gain, la massif,
15:16toutes les compagnies d'assurance
15:18sont canadaires.
15:19Ils éteindraient les feux,
15:20ils auraient beaucoup moins
15:21à rembourser.
15:22Olivier, vous êtes où,
15:23vous exactement ?
15:240826 300 300,
15:25vous nous avez contacté,
15:26vous êtes où ?
15:26Il est à côté de l'Edenon,
15:27là où il y a eu le feu.
15:28J'habite à Maine,
15:29à côté de l'Edenon.
15:31Et j'ai vu,
15:32on a eu un grand feu à l'Edenon.
15:35Les pompiers sont interverlus,
15:36mais comme il y avait du mistral,
15:37ils ne s'en sortaient pas.
15:38Donc, il y a eu deux canadaires
15:40qui sont venus.
15:43Et ils sont restés deux heures,
15:45ils n'arrivaient pas.
15:46Ils ont rappelé trois canadaires
15:48pour enfin maîtriser le feu.
15:50Donc, je ne comprends pas
15:52les feux comme il y a là-bas,
15:54à côté de Bordeaux.
15:56On a envoyé cinq canadaires.
15:58Cinq canadaires.
15:59Dans les feux d'une importance
16:00comme ça,
16:02on doit sacrifier un feu
16:04et envoyer tous les canadaires là-bas.
16:06Le problème,
16:07c'est quand vous avez autant de feu,
16:08vous avez vu dans le Var aussi.
16:10Dans le Var,
16:10ça crame.
16:11Le problème,
16:12c'est...
16:13Et il est toujours actif.
16:15Je prends celui de l'Edenon.
16:16Si on avait envoyé
16:17les cinq canadaires
16:18dès le départ,
16:18à une heure,
16:19c'était éteint.
16:19C'est la stratégie des pompiers,
16:21vous savez,
16:22Olivier.
16:22On a des pompiers,
16:23on a eu...
16:24On en a eu à l'antenne
16:26qui nous disaient justement,
16:27les pompiers,
16:27la stratégie,
16:28c'est d'envoyer le maximum de moyens
16:30dès qu'un incendie,
16:31un feu se déclenche.
16:33Olivier,
16:33Olivier,
16:34question,
16:35on a des cagnottes,
16:36on a des cagnottes
16:37qui se multiplient
16:38en faveur des pompiers.
16:40Vous en pensez quoi ?
16:41Vous seriez capable,
16:42je ne sais pas,
16:42vous seriez prêt
16:43à participer à ces cagnottes ?
16:45Vous pensez que c'est quoi ?
16:46C'est suffisant ?
16:47C'est dérisoire ?
16:48La cagnotte,
16:49c'est pour quoi faire ?
16:50C'est pour les payer
16:51et normalement,
16:52ils sont payés.
16:53Donc,
16:54après,
16:55des aides
16:56amenées à manger de l'eau
16:57parce qu'il faut que
16:59l'intendant se suive
17:00et apparemment,
17:01ce n'est pas prévu.
17:01Le gars,
17:02il part sur un feu,
17:03il n'y a personne qui dit
17:05on va vous amener
17:05des bouteilles d'eau
17:06parce que vous allez rester
17:07des heures et des jours
17:09sur place.
17:10Mais ça,
17:11c'est l'État
17:12qui doit prendre
17:13tout en charge.
17:14Comme il a fait
17:15pour le Covid,
17:15ils ont dépensé
17:16des milliards.
17:17Moi,
17:17je peux vous le dire,
17:18ils ont dépensé
17:18des millions inutiles.
17:20J'ai un copain,
17:21un patron de bar,
17:21il m'a dit
17:22j'aimerais qu'il y ait
17:23le Covid chaque année
17:24parce qu'ils me donnaient
17:25plus d'argent
17:25que ce que j'en gagne
17:26normalement.
17:28Oui,
17:28c'est ça qui est dramatique.
17:29Et les pompiers,
17:30ils y sont,
17:30ils ont besoin.
17:31Et l'État,
17:32il fait quoi ?
17:32Il ne fait pas grand-chose.
17:34Et ça me révolte.
17:35Ça me révolte
17:36parce qu'il y a plein
17:36de choses à faire.
17:37Merci en tout cas,
17:38Olivier,
17:39vous étiez au 0826 300 300.
17:41Merci.
17:43Effectivement,
17:43votre coup de gueule
17:44est passé sur Sud Radio.
17:45Vous continuez d'appeler
17:460826 300 300.
17:48En tout cas,
17:49merci à l'ensemble
17:50de ceux qui ont composé
17:51le 0826 300 300.
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