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  • il y a 4 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Et c'est une émission quasiment exclusivement consacrée au meurtre de Thomas à Crépaule, c'était en novembre 2023.
00:09Et le juge d'instruction a décidé cette semaine, et on l'a appris aujourd'hui, c'est une information
00:15exclusive européen,
00:17le juge d'instruction a décidé de noter, de rappeler les circonstances, de retenir les circonstances aggravantes de racisme.
00:27Racisme anti-blanc, racisme anti-français, en bande organisée, c'est un tournant majeur dans cette affaire absolument dramatique.
00:35On est toujours avec Mathieu Hock, avec Georges Fenech, nous sommes également avec François Bousquet,
00:40qui est rédacteur en chef de la revue Élément, auteur du livre Salle Blanc, le racisme qu'on ne veut
00:44pas voir aux éditions La Nouvelle Librairie.
00:48Et on va aller, puisqu'on est allé sur le terrain judiciaire, on a parlé également de cet omerta autour
00:54du racisme anti-blanc.
00:56Omerta également est déni judiciaire, trop souvent oublié dans des affaires où des victimes disaient avoir été attaquées parce que
01:05blanches, parce que français.
01:07Eh bien, on va aller aussi sur le déni médiatique dans cette émission, parce que c'est très intéressant de
01:13voir
01:14à quel point il y a eu un système médiatique qui s'est mis en branle pour dire aux 14
01:19témoins, aux millions de français qui ont bien compris ce qui pouvait se passer dans ce dossier,
01:24tout en restant prudent parce qu'il y a une enquête qui est en cours.
01:27Et quand vous avez 14 personnes qui vous disent, voilà ce que j'ai vu, voilà ce que j'ai
01:32entendu,
01:33et c'est pourquoi je considère que dans ce drame, il y a du racisme anti-blanc, anti-français,
01:39eh bien ces personnes-là, on a voulu en quelque sorte, c'est une métaphore, mais les baïonner.
01:45C'est un revirement majeur qui entre en train de se passer dans notre société,
01:50parce que je me rappelle de débats également entre Mathilde Panot et Marion Maréchal sur BFM,
01:56où Mme Mathilde Panot refusait de voir le réel, refusait de parler du racisme anti-blanc.
02:03Donc j'ai besoin également d'avoir l'avis des auditeurs d'Europe 1 au 01 80 20 39 21,
02:11n'hésitez pas à nous appeler, on sera avec Martine dans un instant, on sera avec Pierre,
02:17et si je ne m'abuse, je crois que Martine nous appelle de crépole,
02:22mais je ne veux pas dire de bêtises, je vais demander en régie,
02:25si c'est bel et bien le cas.
02:28Avant cela, quand je vous parle du traitement médiatique,
02:31on est le 27 novembre 2023,
02:35je rappelle que Thomas est mort dans la nuit du 18 au 19 novembre,
02:40que pendant plusieurs jours, les médias ont refusé de voir le réel,
02:44et puis ensuite, vous avez les médias dits mainstream, les grands médias,
02:48qui ont pris le dossier en main,
02:51pour expliquer qu'il y avait une instrumentalisation de l'extrême droite,
02:55et pour nous expliquer que c'était une rixe entre deux bandes,
02:59c'était une bagarre le soir d'un bal, d'accord ?
03:02Et celui qui finalement symbolise ce déni médiatique,
03:08c'est évidemment M. Patrick Cohen,
03:10qui avait été repris par la patrouille et le gendarme audiovisuel à l'époque.
03:14L'enquête ne fait que démarrer, mais selon Patrick Cohen,
03:18c'est un jeune rubyman qui aurait tiré les cheveux d'un des deux jeunes s'étant invité à la
03:24fête.
03:24En fait, à l'époque, Patrick Cohen fait déjà l'histoire.
03:29Il sait mieux que tout le monde. Écoutez.
03:31Crépole, la mécanique de la haine et du mensonge, Patrick.
03:34Dans ce village de la Drôme de 500 habitants, il y avait un bal dans la salle des fêtes.
03:38En fin de soirée, une dizaine de jeunes se mêlent aux 400 participants.
03:42Ils ne sont pas du village, ils sont venus pour s'amuser, pour draguer des filles.
03:46Pas d'incident jusqu'à la dernière chanson de la soirée.
03:49Chiquita, du rappeur Jules, c'est là que, d'après les mises en cause,
03:53l'un des participants au bal, un rugbyman, aurait tiré les cheveux longs d'un des membres du groupe
03:59en le traitant de Chiquita, c'est-à-dire de filles sexy.
04:03Altercation, bagarre, les offensés sortent des couteaux.
04:06Un adolescent de 16 ans s'effondre, poignardé à mort.
04:09Il s'appelait Thomas, il jouait au rugby.
04:10C'était l'une de ses premières sorties.
04:13Donc, inversion de la charge des responsabilités.
04:17D'accord ?
04:18C'est de l'agression, c'est de la faute des amis.
04:21Ce groupe qui arrive avec des couteaux à un bal,
04:24ils viennent pour draguer des filles et pour s'amuser.
04:27Vous venez vous amuser à un bal avec des couteaux, bien évidemment.
04:30Patrick Cohen, qui s'interroge toujours sur cette même séquence,
04:33qui s'interroge sur le fait de divulguer les noms et identités des jeunes mis en cause
04:37dans la mort de Thomas, il parle d'une mécanique de la haine.
04:40Et son édito, ça s'appelait « La mécanique de la haine et du mensonge ».
04:44Qui a menti à cette époque-là ?
04:46Est-ce qu'il va communiquer en présentant ses excuses à la famille de Thomas,
04:51aux habitants de Crépolles, aux Français, bien évidemment, qui ont été heurtés par ça ?
04:57Fallait-il rendre public les prénoms des suspects, comme il est d'usage dans ces dossiers,
05:02et comme c'est le cas pour les victimes, comme le jeune Naël à la fin juin ?
05:06Sans doute, Naël, tuée par un policier, on s'en souvient,
05:10sans doute, ne pas le faire n'a eu qu'un résultat,
05:12permettre à l'extrême droite de faire campagne sur l'omerta de leurs prénoms arabes.
05:17Le reste a suivi, j'allais dire, naturellement, puisque leurs prénoms les désignent.
05:21C'est donc que les musulmans sont dangereux par nature,
05:24que le racisme anti-blanc frappe jusque dans nos campagnes,
05:28a dit Marion Maréchal,
05:29avec des milices armées qui opèrent des radias, Marine Le Pen,
05:32et qui commettent des francocides, Éric Zemmour.
05:35Un animateur de chaîne Tout Info en a même déduit
05:37l'impossibilité du vivre ensemble avec des gens d'origine différente.
05:42C'est ce que vous appelez la mécanique de la haine.
05:44La haine est le mensonge qui ont conduit aux affrontements de ce week-end
05:46et aux excès de langage des plateaux télé,
05:48mais pour ce que l'on en sait aujourd'hui,
05:50d'abord, la mort de Thomas ne résulte pas d'un règlement de compte
05:53ou d'une expédition punitive,
05:55même si les insultes racistes ont bien été entendues par neuf témoins
05:59lors de la bagarre contre les Blancs du village.
06:02Cette motivation raciste n'a pas été retenue par la justice.
06:05Rien ne prouve que les jeunes du quartier de la Monnet
06:07étaient venus casser du blanc.
06:09Eh bien, il aurait mieux fait de se taire.
06:11Il aurait mieux fait de se taire parce que deux ans et demi plus tard,
06:14la justice et le juge d'instruction
06:17viennent rajouter de la circonstance aggravante
06:20du crime raciste, anti-Blanc, anti-Français.
06:24Donneur de leçons en permanence, Patrick Cohen,
06:26qui va nous expliquer que c'était ni un règlement de compte
06:32ni un crime raciste, nous venons de l'entendre.
06:34Je voudrais qu'on l'écoute lorsqu'il termine sa chronique
06:37en ironisant sur l'ensauvagement de la société.
06:41Il va même se mettre à rire quand il parle du bal tragique.
06:44Qu'est-ce que ça dit la France d'aujourd'hui ?
06:46Alors, je ne sais pas si ça dit quelque chose de la France d'aujourd'hui
06:49et du niveau d'insécurité que nous connaissons.
06:51La droite et l'extrême droite veulent nous faire croire que nous sommes au bord de la guerre civile,
06:55qu'une France se dresse contre une autre,
06:57que la chasse aux Gaulois est lancée,
07:00alors que l'immense majorité des immigrés et des Français issus de l'immigration
07:03réprouvent cette violence.
07:05Le ministre de l'Intérieur nous parle d'un pays ensauvagé,
07:08mais la France d'aujourd'hui compte moins de morts violentes qu'il y a 20 ou 30 ans.
07:12Et les balles tragiques, comme on disait souvent,
07:16sont aussi vieux que les fêtes de village.
07:18Là encore, comme toujours, les réponses sont plus nuancées
07:21que les slogans des plateaux télé.
07:23Quelle indécence !
07:24Quelle indécence !
07:25Et le rire à la fin.
07:26Et pardonnez-moi ce qu'il dit sur les morts violents,
07:30sur les coups violents, etc.,
07:32sur les chiffres qui sont en...
07:34Il dit n'importe quoi.
07:35Puisque les tentatives, par exemple, les tentatives d'homicide,
07:37qui sont des homicides manqués,
07:40une tentative d'homicide,
07:42les homicides en France,
07:44on peut ou prou sont stables depuis 10 ou 20 ans, d'accord ?
07:48Mais l'homicide raté, le taux d'homicidité,
07:51il a explosé en France,
07:52ce n'est pas moi qui le dis, c'est Alain Bauer.
07:54Mais peut-être que Patrick Cohen,
07:55c'est même mieux que les criminologues,
07:57les experts en criminologie,
07:59dans notre pays.
08:00Non, mais parce qu'il l'occulte.
08:02Georges Fenech.
08:02C'est comme le garde des Sceaux,
08:03je me souviens qu'il avait occulté aussi,
08:05quand il avait donné les chiffres,
08:07l'explosion des tentatives d'homicide.
08:09Il avait dit, il n'y a pas plus de domicile qu'avant.
08:10C'est qu'aujourd'hui, on a des services d'urgence
08:13qui sont évidemment plus performants,
08:15des médecins qui sont capables d'intervenir très tôt,
08:18ce qui fait que, heureusement d'ailleurs,
08:19ces gens, ces blessés, survivent.
08:21Mais est-ce que ces éditorialistes
08:24qui donnent le tempo
08:26vont présenter leurs excuses ?
08:28Non.
08:29Donc, je vous propose aussi d'écouter
08:31cette passe d'armes sur BFM TV.
08:33À l'époque, on est en décembre 2023,
08:35entre Mathilde Panot et Marion Maréchal,
08:38sur le fond de l'affaire Crépole
08:39et sur le racisme anti-blanc.
08:42Comment ?
08:42Vous ne pouvez pas me dire oui ou non ?
08:43Le racisme anti-blanc existe ou n'existe pas ?
08:45Vous êtes obligés de me faire une thèse.
08:46Non, je vais vous expliquer,
08:47je vais vous répondre très clairement.
08:49Le racisme est un racisme qui est structurel,
08:53qu'on appelle systémique,
08:54avec un ensemble de discriminations
08:57qui s'appliquent à des personnes,
08:59soit selon leur couleur de peau,
09:01selon leur religion réelle ou supposée,
09:03leur orientée...
09:03Bon, voilà.
09:04Eh bien...
09:06Donc, ça n'existe pas...
09:07Le racisme...
09:07Marion Maréchal, s'il vous plaît,
09:09on a du temps pour discuter.
09:11Donc,
09:12je sais quelle va être la conclusion,
09:13mais allez-y.
09:14Eh bien, exactement, je vous dis,
09:16il y a des discriminations,
09:17il y a des appels à la haine
09:19qui peuvent exister
09:19et qui sont tout à fait condamnables,
09:21mais ça ne s'appelle pas
09:22du racisme anti-blanc,
09:23qui, je le rappelle,
09:24est une invention de l'extrême droite.
09:26Ah, oui, d'accord.
09:27Et donc, quand en Moselle,
09:28le 9 décembre dernier...
09:28Pas que, Edouard Philippe aussi,
09:30dans l'école Azul,
09:30on allait le dimanche,
09:31le semaine dernière,
09:32a repris...
09:33Donc, quand en Moselle,
09:34le 9 décembre dernier,
09:35il y a un homme qui se fait planter
09:36de 9 coups de couteau
09:37au cri de sale blanc
09:37et de sale gouère,
09:38c'est pas du racisme anti-blanc.
09:39Alors, je peux vous redonner des chiffres ?
09:40Vous aimez les chiffres ?
09:41Je vais vous donner des...
09:42J'aime beaucoup les chiffres,
09:42je sais que votre maman
09:43est prof de maths
09:44et vous devez être douée là-dedans,
09:45mais ça m'intéresse.
09:46Allez-y, dis-moi.
09:46Alors non, ça ne s'appelle pas
09:48du racisme anti-blanc.
09:49Sale blanc, sale gouère
09:50avec 9 coups de couteau,
09:51c'est pas du racisme anti-blanc.
09:52Ça s'appelle des appels à la haine,
09:52des actes de haine,
09:53ça s'appelle de la xénophobie.
09:56Et c'est ce que vous relatiez,
09:58François Bousquet,
09:58sur cette gauche et extrême gauche
10:00qui refuse de voir le racisme anti-blanc
10:04comme un racisme.
10:06Oui, au prétexte
10:06qu'il y a un racisme systémique
10:09qui déduit d'une toute autre nature.
10:10Après tout, moi, je veux bien
10:11qu'il y ait des discriminations
10:13à l'embauche
10:14pour ouvrir un compte en banque
10:16que pour des populations racisées.
10:18Mais enfin, il y a quand même une échelle.
10:20Je le conteste.
10:21Non mais ça, vous le contestez,
10:23mais vous pouvez avoir des personnes
10:25qui, de par leur courreur de peau,
10:28sont agressées, violentées,
10:30tamassées parce que...
10:32Mais ce n'est pas sur cette base-là
10:33qu'on définit le racisme systémique.
10:34Le racisme systémique,
10:35ils le définissent, voilà.
10:37La remarque que je fais,
10:38c'est qu'il y a quand même
10:39une échelle de la violence raciste
10:41ou raciale, me semble-t-il,
10:42entre des micro-agressions
10:44qu'il faut condamner,
10:45la question n'est pas là,
10:46et des meurtres
10:47qui sont des macro-agressions.
10:49Il y a des macro-agressions également.
10:51Dans tous les sens.
10:53Oui, mais justement,
10:54c'est ça qui me pose problème.
10:55C'est que je ne vais pas
10:57essayer de faire une...
10:59de minimiser un racisme
11:01pour en majorer un.
11:03On est d'accord.
11:03Toute forme de racisme
11:04est à condamner,
11:06toute forme de racisme
11:07est à éradiquer,
11:09et ce qui est insupportable,
11:10c'est le déni
11:11qu'il y a pu avoir
11:12par la classe médiatique
11:13et la classe politique
11:14du racisme anti-blanc.
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