00:00L'agriculture française est une agriculture d'obstacles, donc là on nous a supprimé quelques obstacles, mais ça ne règle
00:07rien sur le fond.
00:08Je vais vous prendre un seul exemple que je connais bien la betterave.
00:11Aujourd'hui, évidemment, nous allons avoir moins de problèmes avec les pucerons pendant, attention, tout n'est pas dit, pendant
00:18deux ou trois ans,
00:19sachant que chaque année ça sera revisité, donc ce qui est vrai aujourd'hui, ce sera peut-être plus vrai
00:23demain et sûrement pas dans trois ans.
00:25Mais par exemple, cette année, comme beaucoup de régions, il fait très sec, les rendements vont être beaucoup moins bons
00:31que les autres années.
00:32Et donc, sans rendement et sans prix, puisque le prix de la betterave avait baissé de 30 à 40 %
00:38l'année dernière, on ne règle pas le problème.
00:40Donc c'est mieux, mais le problème immédiat du revenu agricole avec les agriculteurs qui sont en détresse financière, en
00:48fait, rien n'a changé depuis quatre ans.
00:50Donc oui, on a un outil qui va être possible, c'est-à-dire que ça ouvre des portes, mais
00:57ça ne règle strictement rien sur le problème des revenus agricoles,
01:01des contrats de libre-échange, de l'entrée prochaine de l'Ukraine, de la baisse des compensations PAC, c'est
01:08-à-dire sur l'aspect financier.
01:10On trouve de l'argent pour les data centers, des dizaines de milliards.
01:13On trouve de l'argent pour les éoliennes, des dizaines de milliards.
01:17Et en fait, on a débloqué le dossier de l'eau parce qu'on s'est rendu compte que sans
01:21eau, l'homme ne vit pas, la plante ne vit pas.
01:24Donc ce n'est pas un scoop, c'est une obligation.
01:26Mais sur le fond, pour le monde agricole, la catastrophe n'est pas freinée pour autant.
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