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  • il y a 13 heures
La possibilité de voir l’Hôtel de Ville de Paris aux couleurs de la Palestine fait débat. Ce vendredi 17 juillet, lors du Conseil de Paris, Audrey Pulvar, adjointe au maire Emmanuel Grégoire, a indiqué que cette option n’était pas écartée par son équipe. Pour le journaliste Rodolphe Cart, «la gauche se couche devant Jean-Luc Mélenchon».

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Transcription
00:00En train de fonctionner aussi, Rodolphe, parce que comme vous l'expliquiez tout à l'heure,
00:03ce que fait LFI en Conseil de Paris est finalement assez malin.
00:06Ils demandent ce drapeau sur le fronton de la mairie,
00:10ils obligent de faire que la gauche a se positionné,
00:13et la gauche ne dit rien, c'est-à-dire qu'ils n'assument pas de dire
00:16« on ne peut pas le faire », c'est contraire à toute obligation de neutralité.
00:20Ils n'ont pas non plus envie de dire qu'ils veulent le faire,
00:22donc ils sont en plein milieu d'un océan,
00:25ils sont à la rame, en marche arrière, et ils essayent de se dépatouiller.
00:28Oui, c'est intéressant de voir cette stratégie de conquête de l'espace public.
00:31On l'a vu avec le concert aussi au moment de la fête de la musique,
00:35ce concert dit antiraciste, même les maillots de foot,
00:38vous savez, bleu, blanc, rouge, floqué, au nom de Jean-Luc Mélenchon, avec le 27,
00:42c'est une volonté de prise sur l'espace public,
00:45le fait de mettre le drapeau une fois de plus.
00:48Et aussi ce qui est intéressant, c'est que c'est vraiment un populisme,
00:51on va dire, dans le bon sens du terme, plutôt à front renversé avec le RN.
00:54Le RN, c'est plutôt, on le qualifie de mouvement populiste,
00:58mais de respectabilité, ou en tout cas de voie de normalisation.
01:02Alors que la France insoumise, c'est vraiment la stratégie inverse de conflictualisation,
01:06à chaque fois de mener justement ce magistère sur la gauche.
01:10Et là, il faut quand même aussi toujours rappeler
01:12que le vrai magistère moral sur la gauche,
01:14c'est la France insoumise aujourd'hui qui le donne.
01:16Ça, il n'y a pas de doute, on l'avait bien senti.
01:18On l'a vu aux élections législatives, aux municipales, quand même,
01:22la gauche se couche, la gauche dite réformiste se couche devant Jean-Luc Mélenchon,
01:26devant les oucas, justement, d'une partie de ses lieutenants.
01:31Donc il ne faut absolument pas sous-estimer cette volonté, justement,
01:34de conflictualisation de la France insoumise, c'est totalement assumé.
01:37Là, on voit le logiciel, le chaviste.
01:39Là aussi, le populisme sud-américain,
01:41c'est-à-dire d'avoir toujours une volonté de désigner du doigt,
01:44de monter toujours dans les tons.
01:45Parce qu'il ne faut jamais oublier que derrière cette stratégie
01:48et cette mythologie, si vous voulez, de gauche,
01:51il y a cette volonté d'avoir toujours la répétition générale.
01:54C'est-à-dire, on augmente à chaque fois d'un cran jusqu'au moment...
01:57Bon, là, c'est quand même à chaque fois,
01:59vous savez, un peu ces mises en garde populaires.
02:01C'est-à-dire, on parle d'autodéfense populaire
02:03pour expliquer les actions de la jeune garde.
02:05On parle d'insurrection populaire.
02:08Quand même, ce qui était assez intéressant,
02:09c'est que M. Balibagayoko mentionnait le cas de la Bastille.
02:12La Bastille, ça n'a pas été quand même un dîner de gala.
02:14Excusez-moi, il y a eu des morts.
02:16Donc là, vous voyez quand même cette désinhibition
02:18qui est un peu préoccupante pour 2027.
02:20Et ça, c'est quoi.
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