- il y a 20 minutes
Emmanuel Grégoire, candidat de la Gauche unie à la mairie de Paris et député PS de Paris, était l'invité du Face à Face ce vendredi 13 mars.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:01Il est 8h29 sur RMC et BFM TV. Bonjour Emmanuel Grégoire.
00:05Bonjour.
00:06Merci d'avoir accepté notre invitation. Je le rappelle, vous êtes le candidat de la gauche unie,
00:11candidat socialiste à la mairie de Paris, et je le précise s'il le faut, sans la France insoumise.
00:15Vous êtes également député socialiste de Paris. On va revenir évidemment sur ces derniers instants
00:19de la campagne des municipales, meeting contre meeting. Vous avez encore un peu de voix ce matin,
00:24je crois que vous avez hurlé bien fort et vous avez peu dormi.
00:27Oui, mais merci. Effectivement, on y reviendra en longueur. Mais d'abord, évidemment, l'événement de la nuit,
00:32ce sont les conséquences en Iran, de la guerre, de ses conséquences dans toute la région.
00:37On l'a appris par la voix du président de la République, Emmanuel Macron, la mort d'un militaire français.
00:42Il s'appelait Arnaud Frion, adjudant-chef du 7e bataillon de chasseurs alpins de Vars.
00:48Il est décédé donc dans la nuit. Est-ce pour vous, Emmanuel Grégoire, un moment de bascule dans ce conflit
00:53?
00:54D'abord, je veux avoir une pensée pour sa famille et pour ses frères d'armes.
00:59Les soldats qui sont sur des terrains extérieurs, qui assurent évidemment la sécurité des implantations militaires de la France à
01:06l'étranger,
01:07sont exposés en permanence à des risques et aux risques ultimes, en l'occurrence, de donner sa vie.
01:14Ce sont des attaques qui sont liées au régime iranien qu'on connaît,
01:17qui soutiennent des groupuscules armés partout et qui essayent de déstabiliser les choses.
01:21C'est revendifié en effet par une milice pro-iranienne, ces attaques, effectivement.
01:25On connaît ce réseau de milices.
01:27Moi, je fais confiance au président de la République sur ces sujets-là.
01:30Il y a, dans ces moments-là, je crois, une nécessité de concorde.
01:34Et je m'en remets...
01:35Vous plaidez pour l'unité nationale, ça on l'entend.
01:37On attend de savoir si un conseil de défense va être convoqué ce matin.
01:41On sait que le président reçoit aussi le président ukrainien.
01:44Mais la France, dans ces conditions, peut-elle, doit-elle rester dans la région malgré tout ?
01:49Elle a besoin de protéger, y compris ses propres intérêts géostratégiques.
01:53Donc, je le redis là-dessus.
01:55Je fais confiance au président de la République.
01:57Il y a eu une réunion autour du Premier ministre et de l'ensemble des formations politiques.
02:01Et cette transparence et de ce dialogue étaient évidemment nécessaires et bienvenus.
02:05Dans un moment comme celui-là, je crois qu'on a juste un devoir, c'est de se serrer les
02:09coudes,
02:09de penser à la famille et de rappeler que nous sommes dans un monde qui est évidemment dangereux,
02:16qui est un monde qui nécessite que la France soit mieux préparée.
02:18Mais plus précisément, Emmanuel Redouard, j'entends l'unité et c'est à saluer.
02:22Est-ce que la France doit évoquer ses militaires dans cette zone précisément ?
02:26Non, je le redis, non.
02:27Et ce n'est pas à moi d'en juger.
02:28C'est au président de la République, avec l'appui des forces armées,
02:31nous avons besoin de défendre des intérêts géostratégiques.
02:33Et les soldats sont là pour cela.
02:35Et ils rendent un service à la nation que peu d'entre nous rendent de façon aussi grave.
02:41Et donc je veux, à travers ce jeune homme, ce jeune soldat,
02:45rendre hommage à tous ses frères d'armes, ses sœurs d'armes qui sont sur le terrain
02:48et qui nous protègent collectivement.
02:49Encore une fois, j'entends votre prudence.
02:51J'entends que vous laissez le chef d'État agir.
02:54Néanmoins, il y a cette revendication de cette milice pro-iranienne
02:57qui le dit sur un poste sur Telegram,
03:00prendre pour cible tous les intérêts français en Irak et dans la région
03:04après notamment le déploiement du porte-avions français Charles de Gaulle.
03:08Encore une fois, la position d'Emmanuel Macron, c'est d'être défensif.
03:12Est-ce qu'il faut changer notre doctrine après ce qu'il s'est passé dans la nuit ?
03:15Pour la troisième fois, je vous dis non.
03:17Je fais confiance au président de la République
03:19et je ne vais pas changer de position là-dessus.
03:21Qui suis-je ? Je suis candidat à l'Amérique de Paris.
03:24Qui suis-je pour donner des conseils géostratégiques et militaires au président de la République ?
03:28Vous savez, je suis très humble, moi. Je sais sur pourquoi je suis fait
03:31et je sais pourquoi je dois faire confiance à d'autres.
03:34Le parti socialiste comme d'autres partis ont été reçus cette semaine
03:37par le Premier ministre à Matignon.
03:40Des secrets géostratégiques notamment ont été dévoilés
03:45et vraisemblablement l'organisation d'un débat à l'Assemblée nationale.
03:48Vous devrez se tenir.
03:50Passez la campagne des municipales.
03:52Passez donc le 22 mars.
03:53Est-ce que vous pensez qu'au vu de la situation, de la gravité du moment,
03:57il devrait être avancé ce débat ?
03:59Non, non, non. Le premier tour a lieu dimanche.
04:01Le second tour a lieu et je le redis,
04:02il y a une transparence évidemment avec un niveau de confidentialité,
04:05vous comprenez, avec les formations politiques.
04:08Je crois que le gouvernement est au rendez-vous du dialogue
04:11avec les formations politiques sur ce sujet.
04:13Il y en a bien d'autres sur lesquelles on est en désaccord.
04:15Mais enfin, sur l'essentiel, il faut savoir rester chacun à sa place
04:19et ce sera la place du Parlement d'avoir un débat avec le gouvernement sur ce sujet.
04:23Le niveau d'engagement de la France, la stratégie de la France.
04:27Mais ça doit se faire dans un cadre, vous le comprendrez, très rigoureux.
04:30Très rigoureux, il en va des intérêts de la France,
04:32il en va aussi de la sécurité de nos soldats.
04:34De nos soldats, de nos ressortissants aussi.
04:36Parce que certains sont encore bloqués sur la zone.
04:38Pour vous, le gouvernement est-il à la hauteur ?
04:40Fait-il assez ?
04:41Parce qu'on entend encore des témoignages réguliers
04:43sur nos antennes de Français bloqués qui n'arrivent pas à rentrer en France.
04:46Ils n'arrivent pas à rentrer.
04:47Il y a une guerre.
04:48C'est la guerre.
04:49Je ne vais pas, quand c'est une guerre, adresser des reproches à la volée, etc.
04:54Je sais le Quai d'Orsay mobilisé pour le rapatriement de nos ressortissants.
04:58Ils sont pour la plupart en sécurité,
05:01mais dans des territoires qui sont eux-mêmes exposés à des menaces
05:04et à des attaques régulières.
05:07Et donc là aussi, je laisse faire les pros leur job.
05:09J'entends votre prudence.
05:11Dès une guerre et un conflit, il y a des conséquences évidemment en cascade,
05:16notamment économiques, sur le territoire français.
05:19Le Parti Socialiste, là aussi, a réclamé toute une série de mesures,
05:23notamment un chèque pour les plus vulnérables.
05:25Le gouvernement a dit que pour l'heure, tous les scénarios étaient sur la table,
05:29mais qu'il était encore trop tôt pour envisager cette option.
05:31Est-ce que vous entendez cet argument ?
05:33Alors, je crains qu'il faille aller plus vite là-dessus,
05:35parce que le problème des effets de ce type de conflit,
05:39c'est d'abord rappeler notre dépendance aux énergies fossiles,
05:42au pétrole et au gaz.
05:42On n'a pas de pétrole, on n'a pas de gaz.
05:44Donc dès que c'est le bazar à l'extérieur,
05:46on a une flambée sur le pouvoir d'achat qui peut être mortifère.
05:49Elle l'est sur le prix évidemment des carburants au particulier,
05:52mais elle l'est aussi dans le financement de l'économie réelle,
05:54dans tous les secteurs qui ont besoin du gaz et du pétrole.
05:58Et on le voit chez les restaurateurs, chez les boulangers, c'est un cascade en effet.
06:00Exactement.
06:01On paiera aussi sur la baguette de pain l'augmentation du gaz.
06:05Et là-dessus, je crois qu'il faut d'abord faire des mesures,
06:08nous l'avons demandé, le groupe socialiste,
06:10il faut prendre des mesures pour la protection des plus fragiles,
06:13et notamment ceux qui n'ont pas le choix que d'utiliser leur voiture.
06:17Et je pense qu'il ne faut pas tarder,
06:18parce que si on a trop le temps de les mettre en place de façon opérationnelle,
06:22on aura du mal, je crois, à réagir à la réalité de la contrainte sur le pouvoir d'achat que
06:26ça va importer.
06:27Malgré les engagements, notamment des distributeurs de carburant,
06:30qui ont annoncé hier des plafonnements des prix,
06:33vous les entendez ? Est-ce que vous les croyez ?
06:35Vous croyez à ces engagements ?
06:37J'ai toutes les raisons de les croire,
06:39mais j'ai toutes les raisons de penser qu'on doit les surveiller,
06:41et que l'administration fiscale,
06:43l'administration du ministère de l'économie et des finances,
06:46doit surveiller ça heure par heure.
06:48Heure par heure.
06:49Parce que oui, il y a des comportements opportunistes.
06:52Des profiteurs de guerre ?
06:53Oui, c'est de l'inflation, c'est de la spéculation,
06:56c'est le pic de demande qui crée de l'augmentation des prix.
07:00Et c'est ça qu'il faut réguler,
07:02il faut le faire station essence par station essence,
07:04parce que c'est là que se nichent les exceptions et les contournements au principe généraux.
07:07Quand vous voyez ces contrôles qui sont effectués,
07:09vous dites quoi ? C'est trop peu ?
07:11Il faut en faire beaucoup, il faut en faire énormément.
07:13Il faut en faire énormément.
07:15Là aussi, le numérique nous aide,
07:17parce qu'on a quand même des plateformes de traitement automatisé des données.
07:20Mais je le redis, ma préoccupation,
07:22c'est l'impact en matière de pouvoir d'achat
07:24sur les plus modestes de ce qui est en train de se passer,
07:26et surtout la durée,
07:27parce qu'on ne sait pas du tout combien de temps ça va durer.
07:29Parce que ne pas mettre de mesures à court terme
07:31en se disant que ça ne va pas durer longtemps,
07:33on peut l'entendre,
07:34mais en réalité on n'en sait rien.
07:35Et donc je pense que le gouvernement devrait accélérer
07:37dans la préparation de la mise en œuvre de cette aide aux plus modestes,
07:40sur notamment le sujet de l'accès au carburant.
07:42Vous dites en fonction des revenus,
07:44donc un chèque peut-être délivré aux plus vulnérables,
07:46aux foyers les plus modestes.
07:47D'abord, je me concentre sur la campagne municipale à Paris,
07:49on va y venir j'imagine.
07:51Bien sûr.
07:51Mais le sujet, c'est le groupe socialiste,
07:54on discute avec le gouvernement,
07:56mais le principe est celui-là,
07:57c'est d'aider ceux qui ont les plus faibles revenus,
08:00ceux en fait pour lesquels chaque euro d'augmentation du plein
08:04est un euro de moins pour manger.
08:05C'est ça la réalité des arbitrages pour les plus modestes dans notre pays,
08:09dans les grandes villes comme à la campagne.
08:11Et c'est à cela que le gouvernement doit penser et s'adresser prioritairement.
08:15Et on l'entend régulièrement dans les témoignages
08:17que nous recueillons sur notre antenne.
08:18Une campagne des municipales,
08:20venons-en justement dans nos reportages aussi,
08:22à Paris, mais sur tout le territoire,
08:25on entend des Français qui nous disent
08:26de ne pas avoir trop la tête aux municipales.
08:29Est-ce que vous craignez un réel impact
08:31sur la participation entre le temps de dimanche ?
08:33C'est évidemment difficile à dire,
08:35ce serait dommage.
08:36Et donc évidemment, c'est un appel au vote
08:38que nous devons tous faire,
08:39parce que c'est important de faire vivre la démocratie,
08:41et les communes sont des acteurs essentiels de la vie du quotidien,
08:44notamment quand on parle des plus vulnérables.
08:46Nous, notre projet, il est totalement consacré à cela.
08:48L'accompagnement des plus vulnérables,
08:50la solidarité, la lutte contre la spéculation,
08:52l'accompagnement sur le logement,
08:53sur l'alimentation, sur l'énergie,
08:55sur la transition énergétique aussi.
08:57Parce que ce que nous faisons à Paris
08:59sur la transition énergétique,
09:00c'est aussi essayer de nous rendre moins dépendants
09:02des énergies fossiles,
09:03car je le redis,
09:04nous sommes dans un problème de souveraineté
09:06qui pèse sur notre économie
09:08de façon très grave.
09:08Un rappel fait par le chef de l'État également aussi,
09:10il faut le rejoindre, ce point de vue-là.
09:11Oui, je regrette qu'il ait été président de mandat déjà,
09:14au bon passage.
09:15Mais en l'occurrence, on va continuer cela,
09:18parce que c'est utile, je le crois,
09:19pour la capitale et pour le pays.
09:21Mais Emmanuel Bréga,
09:22à 48 heures du premier tour,
09:24encore une fois,
09:25je répète et je reformule ma question,
09:27mais quand vous entendez ces témoignages
09:29de Français ou de Parisiens qui disent
09:31« Franchement, au vu du contexte,
09:33on n'a pas la tête à ça,
09:34vous leur dites quoi ?
09:35Déplacez-vous en mars dimanche ? »
09:36Oui, venez voter dimanche,
09:37mais je crois qu'à Paris,
09:38ce sera le cas,
09:39je pense qu'on aura une participation
09:40qui sera importante,
09:41puisque c'est un enjeu historique
09:42pour la ville,
09:44parce que la configuration,
09:45pour la première fois,
09:46mettra sans doute l'extrême droite
09:48comme arbitre du match.
09:50Et quand j'entends les déclarations
09:52de Mme Datsy hier soir
09:53sur ces ambiguïtés,
09:54l'alliance des droites
09:56contre la gauche radicale,
09:57pensez-vous réellement
09:58que j'ai une tête de gauche radicale ?
10:00C'est qu'elle prépare.
10:01Ça, je vous laisse en juger.
10:02Quand vous l'entendez dire ça,
10:04vous vous dites quoi ?
10:04C'est d'abord un mensonge.
10:06Et deuxièmement,
10:06on comprend qu'elle prépare
10:08une alliance possible
10:09avec l'extrême droite.
10:10Après avoir dit
10:11« Oui, peut-être, non. »
10:13Après, finalement,
10:13« Oui, peut-être, à nouveau. »
10:15C'est une gravité,
10:16évidemment, immense
10:17pour le pays,
10:18parce que ça aura des impacts
10:20pour le pays tout entier.
10:21Et donc, si c'est un motif
10:22qui peut motiver
10:23les Parisiennes et les Parisiens
10:24à venir protéger Paris,
10:26protéger ce qu'elle est dans l'histoire,
10:28tout ce qu'elle a incarné
10:29en termes de valeurs,
10:30en termes d'émancipation,
10:31en termes de terres de liberté,
10:32d'accueil,
10:33je crois que c'est un enjeu historique
10:35que les Parisiennes et les Parisiens
10:36le savent
10:37et qu'ils vont venir voter.
10:39Enjeu historique.
10:39On va revenir, d'ailleurs,
10:40sur ce duel à distance.
10:41Vous étiez, vous,
10:42au Cirque d'Hiver.
10:43Rachida Dati était à l'Elysée-Montmartre,
10:45je crois.
10:46Tout à fait.
10:46Et vous disiez hier soir,
10:48en effet,
10:48il faut résister
10:49contre l'alliance de la droite
10:50et de l'extrême droite.
10:51Ce que vous nous redites
10:52encore ce matin.
10:53Encore une fois,
10:53Rachida Dati
10:55nie tout projet d'alliance
10:57avec Sarah Knafo
10:58que vous visez encore ce matin.
11:00Qu'est-ce qu'il vous dit
11:02que dimanche,
11:03ce scénario
11:04que vous annoncez
11:06en boucle et en boucle
11:07ou dans le lendemain
11:09du premier tour
11:10va se dérouler ?
11:11C'est simplement
11:12ces ambiguïtés.
11:13Comme je vous le dis,
11:13je connais Rachida Dati
11:14assez bien.
11:15Elle change d'avis assez souvent
11:16et elle l'exprime
11:17assez clairement.
11:18Hier soir,
11:19c'était peut-être bien que oui.
11:20Je comprends
11:20que vous me dites
11:21que ce matin,
11:22c'était peut-être bien que non.
11:22La réalité,
11:23c'est qu'elle ne peut pas gagner
11:25contre l'union de la gauche
11:26et des écologistes
11:27sans s'allier
11:27avec l'extrême droite.
11:28Ça, la réalité.
11:29Et donc,
11:30je veux dire
11:30aux Parisiennes et aux Parisiens,
11:32donnez-nous
11:32le plus de force possible.
11:34Le vote efficace
11:35de la gauche
11:36qui veut gagner
11:37et de la gauche
11:37qui peut gagner.
11:38Sans hésiter à dramatiser.
11:40Nos reporters
11:41étaient à votre meeting hier.
11:43Vous avez fait même
11:43cette référence
11:44à l'élection
11:46de 2002.
11:47L'arrivée
11:48de Jean-Marie Le Pen
11:49au pouvoir.
11:50Vous mettez un signe égal
11:52vous mettez un signe égal
11:53avec ce qui pourrait se produire
11:55entre Sarah Knafow
11:55et Jean-Marie Le Pen.
11:57Oui.
11:57Je crois même
11:58que chez Sarah Knafow,
11:59il y a aujourd'hui
12:00les militants
12:00qui ont été chassés du RN
12:01parce qu'ils étaient trop radicaux,
12:03jugés trop pro-nazi,
12:04pro-fasciste, etc.
12:06Moi, Sarah Knafow
12:07a fait une très belle campagne
12:08souriante, etc.
12:09Mais enfin,
12:10je n'oublie rien
12:10d'où elle vient.
12:12Elle est dans un groupe
12:13avec l'extrême droite
12:14la plus radicale
12:15au Parlement européen
12:16dans lequel il y a
12:17des néo-nazis
12:19revendiqués.
12:20Des gens qui disent
12:21que le troisième rage
12:22c'était bien
12:22et qu'il faudrait
12:24refaire cela.
12:24C'est ça que disent
12:25ces alliés.
12:26Ces alliés.
12:27Ceux qui siègent
12:28assis à côté d'elle
12:29dans la même pièce
12:30pour faire des réunions
12:30où on discute ensemble
12:31des positions politiques.
12:32Et je ne veux pas
12:33que la campagne
12:35soit l'occasion
12:36derrière des grands sourires
12:36et de l'IA
12:38de faire effacer
12:39qui on est,
12:39d'où on vient
12:40et où on veut aller.
12:41Et où vous voulez aller ?
12:42Et vous, Emmanuel Grégoire,
12:44je vous pose la question
12:44qui vous a déjà été posée
12:46à de nombreuses reprises.
12:47Je m'y attendais.
12:48Mais si on se projette
12:50un peu au soir
12:51du premier tour
12:53dimanche prochain
12:53peut-être le lendemain
12:54vous allez prendre la parole.
12:56Quel sera votre appel
12:57notamment
12:58à l'égard
12:59de l'insoumise
13:00Sophia Chikirou
13:01que vous n'avez pas nommée
13:02une seule fois hier soir
13:04durant votre heure de meeting ?
13:06Une seule fois
13:07vous ne l'avez nommée.
13:08Elle est en position
13:09peut-être de se qualifier
13:10autour des 10%.
13:11Est-ce que vous l'appelez
13:12ou vous l'appellerez
13:13à se retirer ?
13:14D'abord,
13:15je ne l'ai pas cité
13:16parce que ce n'est pas
13:17mon adversaire.
13:18C'est mon concurrent.
13:19Moi, je n'ai qu'une seule adversaire
13:21ou je n'ai qu'un seul groupe
13:22politique adversaire.
13:23C'est la droite
13:23et l'extrême droite.
13:24Ce n'est pas votre adversaire ?
13:25Non, c'est une concurrente.
13:27C'est un choix sémantique
13:28important aussi ?
13:28C'est un choix sémantique
13:30important
13:30et vous observerez
13:31que je n'ai pas parlé d'elle
13:32de la campagne.
13:33Beaucoup moins
13:34qu'elle de moi.
13:35Elle parle beaucoup de vous
13:36en effet,
13:36en des termes
13:37pas forcément
13:38toujours très élégante.
13:38Je l'ai noté.
13:39Je l'ai noté
13:40et c'est aussi pour ça
13:41que vous me reposez la question
13:43et j'y réponds
13:43tout aussi clairement.
13:44Non, il n'y aura pas
13:45d'alliance avec Alaphique
13:46quelles que soient
13:46les circonstances.
13:47Mais des appels peut-être ?
13:49Non, des appels.
13:50Moi, je ne vais pas
13:51me ridiculiser
13:51à lancer des appels
13:52qui ne seraient pas suivis.
13:53Chacun fait ce qu'il veut.
13:55Donc, ce que je veux dire
13:56notamment aux électeurs de gauche,
13:58ils peuvent avoir
13:58nationalement les choix
13:59qu'ils souhaitent.
14:00Mais localement,
14:01la seule gauche
14:02qui peut
14:02et qui veut gagner,
14:04c'est celle
14:04de l'Union de la gauche
14:05et des écologistes
14:06dont j'assure la tête de liste
14:07mais qui est un rassemblement
14:08extrêmement large.
14:09Ce que vous le savez très bien
14:10et vous observez cette carte
14:12avec grande attention
14:13dans votre salle
14:14du matin au soir.
14:15Si Sophia Chikuru
14:16était amenée
14:17à passer la barre
14:17des 10%
14:18à se qualifier
14:18et qu'elle se maintenait,
14:20vous seriez
14:21en très grande difficulté.
14:22Ça, c'est une réalité
14:23arithmétique.
14:23Ce serait plus incontestablement
14:25plus difficile.
14:26Et donc,
14:26donnez-nous de la force.
14:27Électeurs de gauche à Paris
14:29qui veulent que Paris
14:29reste à gauche
14:30doivent nous donner
14:31le plus de force possible
14:32dimanche.
14:33Il y a un vote efficace.
14:34On peut avoir d'autres visions
14:36sur les enjeux nationaux,
14:37etc.
14:37Mais à Paris,
14:38il s'agit de défendre
14:39un projet municipal.
14:41Nous avons déjà fait l'Union
14:42avant le premier tour
14:43pour nous donner
14:44de la force,
14:46y compris dans la conscience
14:47que chacun séparait,
14:48on n'était pas grand-chose.
14:50Cette Union,
14:50elle a beaucoup de sens politique.
14:52Nous avons des différences.
14:53Nous avons des nuances
14:54dans notre collectif.
14:55Nous les assumons
14:56et surtout,
14:56nous les laissons
14:57un peu derrière,
14:59notamment les intérêts politiciens,
15:01derrière ce que nous croyons
15:02être l'essentiel.
15:03On entend même
15:03une halle d'Hidalgo.
15:04qui n'avait pas forcément
15:05des mots très aimables
15:06à votre égard,
15:07dire que vous seriez
15:08aujourd'hui le meilleur
15:09candidat pour Paris.
15:10J'en suis très heureux.
15:11Vous en êtes très heureux.
15:12Juste un mot,
15:13j'animais un débat
15:15des municipales à Nice.
15:16J'ai posé la question
15:18au candidat
15:18sur une campagne
15:20franchement très violente,
15:22sale à plusieurs égards.
15:23Est-ce que,
15:23et je vous pose
15:24la même question,
15:25est-ce que vous êtes fier
15:26de cette campagne
15:26des municipales à Paris ?
15:27Quand on voit
15:29une brutalisation
15:30du débat public,
15:32vous,
15:32Rachida Dati,
15:33des plaintes déposées,
15:35des clips,
15:37est-ce que ça donne
15:37une très belle image
15:38aujourd'hui
15:39de ce qu'est la politique ?
15:40Je pense qu'on a
15:41la vie politique
15:43qui est aussi
15:44celle de l'air du temps.
15:46La réalité,
15:46c'est que...
15:46Que l'on mérite ?
15:47C'est ça aussi ?
15:48L'air du temps,
15:49avant de dire qu'on mérite.
15:50C'est que les réseaux sociaux
15:51ont pris une place,
15:52une obsession du buzz,
15:53une obsession
15:54de l'impact média
15:56qui conduit
15:57à aller dans la caricature,
15:59dans la stigmatisation
16:01et parfois dans l'outrance.
16:02C'est tout l'inverse
16:03de ce que j'aimerais,
16:04c'est tout l'inverse
16:05de ce que j'ai essayé de faire.
16:06Mais à laquelle vous participez
16:07un tout petit peu quand même ?
16:08Mais je veux dire
16:08pourquoi j'y participe.
16:09Le clip de campagne,
16:10en l'occurrence visé
16:11par Rachida Dati,
16:13présente et aux auditeurs
16:15qui nous écoutent
16:16une espèce de simulation
16:18de ce qui se passerait
16:19si elle arrivait
16:19à la mairie de Paris demain,
16:21qui est, on peut le dire,
16:22un peu caricaturale aussi.
16:23Alors, non,
16:24je ne trouve pas
16:25et notamment parce qu'il est centré
16:26sur une chose qui est factuelle.
16:28Le logement.
16:29Le logement,
16:30mais aussi factuel
16:31sur les affaires
16:32et le fait qu'elle va être jugée
16:33pour corruption.
16:34C'est ça qui l'agace le plus
16:35qu'on le répète.
16:36Et je suis désolé
16:38de dire qu'on est quand même
16:39tous obligés,
16:40pas que moi,
16:41de le rappeler
16:41parce que c'est factuel.
16:43On ne sait pas
16:44qui sera maire
16:45derrière Rachida Dati
16:47si elle est déclarée inéligible.
16:48Et pardon,
16:49c'est la première fois
16:51dans l'histoire
16:52qu'un candidat
16:53à la mairie de Paris
16:53est renvoyé
16:54en correctionnel
16:55pour corruption
16:55quelques mois seulement
16:56après le scrutin.
16:59honnêtement,
16:59pour la sérénité
17:00de son propre traitement
17:01judiciaire,
17:02etc.
17:03Elle aurait sans doute
17:03dû renoncer
17:04à être candidate
17:05à la mairie de Paris
17:06au profit d'une autre personnalité
17:08de sa famille politique.
17:08Il y en avait bien d'autres.
17:09Je les connais très bien.
17:10On travaille ensemble
17:10depuis très longtemps.
17:12Il arrive même
17:12qu'on travaille bien ensemble.
17:14Donc c'est possible.
17:14Mais elle crée
17:15de la confrontation permanente.
17:17Et je vous le dis,
17:18j'ai essayé...
17:18Vous avez vous-même
17:19déposé plein de contrèles,
17:20notamment après des accusations
17:21après la mort
17:22de Quentin de Ranck.
17:23Oui,
17:24c'est pas sur le Quentin de Ranck.
17:25C'est sur les affaires
17:26du péri-scolaire.
17:27Elle a dit que j'avais...
17:27Enfin, il faut comprendre
17:28la gravité des accusations.
17:29Mais je ne veux pas
17:30m'étendre là-dessus.
17:31Mais vous attendiez
17:32à une campagne
17:33aussi violente ?
17:34Oui.
17:34Parce que je connais
17:35mes adversaires
17:36depuis longtemps.
17:37Donc elles sont
17:39coutumières de cela.
17:40Coutumières.
17:41Donc je n'ai absolument
17:41pas été surpris.
17:42Et c'est aussi ce que je veux
17:43montrer à Raja D'Adlatsy.
17:44C'est que moi,
17:44ça me fait bouger un cil
17:45sans faire bouger l'autre.
17:46Je ne suis pas du tout sensible
17:48à ce type d'oukaz,
17:49de menaces
17:50et d'attaques verbales.
17:51Moi, j'ai essayé
17:53de déployer sereinement
17:54notre projet.
17:55On a compensé
17:56entre guillemets
17:57le manque de notoriété
17:58qui est celle
17:59de notre collectif
17:59et la mienne singulièrement
18:00par un travail méticuleux
18:02de terrain.
18:02On a rencontré
18:03des dizaines de milliers
18:04de Parisiens.
18:04J'ai moi-même fait
18:05des centaines
18:06et des centaines de réunions.
18:08Et je crois que
18:09sur un enjeu municipal,
18:10ça compte plus
18:11que les réseaux sociaux
18:12et la notoriété.
18:13C'est la capacité
18:14à montrer qu'on connaît
18:15rue par rue,
18:16quartier par quartier,
18:17qu'on a écouté les gens,
18:18qu'on sait les entendre,
18:19qu'on sait y compris
18:20s'amender sur ce qu'on a pu
18:21faire pas assez bien
18:23sur un certain nombre
18:24de sujets.
18:24Donc, stop au cause,
18:24aux fausses polémiques
18:25et place au projet
18:27et aux propositions de fond.
18:27C'est presque un projet
18:29pour la vie, ça.
18:30Donc, je ne suis pas naïf non plus.
18:31Il y a des réseaux sociaux
18:32où on essaie de faire avec.
18:33Mais en tout cas,
18:34je crois qu'une élection municipale,
18:36c'est d'abord une élection
18:37de rencontre sur le terrain
18:39et qu'il y a une forme
18:40d'authenticité
18:41sur l'empathie qu'on a
18:42dans la relation aux gens,
18:44dans la disponibilité
18:45qu'on aura pour la fonction.
18:46Moi, je suis un maire
18:47de libre-air proximité.
18:48Je serai un maire
18:49de libre-air proximité.
18:50C'est ma méthode,
18:51c'est ma marque de fabrique à moi.
18:52Merci d'avoir été avec nous,
18:53Emmanuel Grégoire, ce matin.
18:54Merci à vous.
18:54Il est 8h47
18:56sur RMC et BFM TV.
Commentaires