[#Journal] Le 19H30 du 15 Juillet 2026
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00:05Musique
00:15Mercredi 15 juillet 2026, mesdames, messieurs, bonsoir et bienvenue dans votre journal de 19h30 sur GMT TV.
00:22Au sommaire, levée de la suspension des réseaux sociaux, pourquoi ça coince malgré l'adoption de la loi ?
00:28Nous vous proposons cette analyse en ouverture.
00:31Première information de cette édition, près de cinq mois après la suspension des réseaux sociaux par la Haute Autorité de
00:38la Communication,
00:39la mesure reste en vigueur et suscite des interrogations.
00:43Pourtant, le cadre légal encadrant leur utilisation a déjà été entériné par le Parlement.
00:48Près de cinq mois après la décision de la Haute Autorité de la Communication annoncée le 17 février 2026 de
00:55suspendre l'accès aux réseaux sociaux,
00:57l'incompréhension ne cesse de grandir.
00:59A l'époque, cette mesure dite « exceptionnelle » avait été présentée comme une réponse à un contexte préoccupant en
01:06matière de diffusion de contenu préjudiciable.
01:08Depuis, le paysage juridique a pourtant profondément évolué.
01:12L'ordonnance numéro 0011-PR-2026 du 26 février 2026 portant réglementation de l'usage des réseaux sociaux en République
01:20gabonaise,
01:21ainsi que l'ordonnance numéro 0013-PR-2026 modifiant certaines dispositions de la loi portant réorganisation de la Haute Autorité
01:30de la Communication
01:31ont été régulièrement ratifiées par les deux chambres du Parlement.
01:34En principe, ces textes offrent désormais un cadre légal permettant d'encadrer les usages numériques et concilier ordre public et
01:42liberté fondamentale.
01:43Pourtant, la suspension demeure sans calendrier de levée ni explication.
01:48Les conséquences de cette situation deviennent chaque jour plus lourdes puisque certaines entreprises,
01:54de créateurs de contenu, de commerçants, de médias et de travailleurs indépendants voient leur activité pénalisée.
02:00Les administrations elles-mêmes subissent les effets d'une communication numérique affaiblie.
02:05En parallèle, le recours massif au VPN expose aux particuliers entreprises et institutions publiques
02:11à des risques accrus en matière de cybersécurité, créant une vulnérabilité paradoxale
02:17alors même que la protection de l'espace numérique était l'objectif affiché des autorités.
02:22Plusieurs évolutions observées depuis février plaident pourtant en faveur d'un retour à la normale.
02:27Les plateformes numériques ont engagé une coopération avec les autorités gabonaises.
02:32Le gouvernement a ainsi indiqué que plus de 23 500 contenus jugés problématiques avaient été retirés par TikTok,
02:39preuve que les mécanismes de modération peuvent fonctionner.
02:42Dès lors, qu'est-ce qui justifie encore le maintien d'une mesure aussi restrictive ?
02:47Qui détient désormais la compétence de rétablir les réseaux sociaux, la HAC ou le gouvernement ?
02:52Cette prolongation traduit-elle une simple prudence de l'État ou revêt-elle une orientation plus durable de la politique
02:58numérique ?
02:59Ces interrogations demeurent sans réponse.
03:02Aujourd'hui, avec le maintien des restrictions, c'est désormais la question des libertés publiques qui est posée.
03:07Le droit d'accéder à l'information, de communiquer, d'entreprendre et de participer au débat public
03:13constitue un principe essentiel de l'État de droit.
03:16Le maintien d'une restriction générale malgré l'existence d'un cadre juridique rénové
03:21et d'une coopération renforcée avec les plateformes s'apparente de plus en plus à une punition collective
03:27dont les populations et les acteurs économiques supportent seuls le coût.
03:31La question d'un éventuel dédommagement des structures ayant subi des pertes mérite également d'être posée.
03:37À défaut d'explications claires et d'un calendrier précis,
03:40cette situation alimente des inquiétudes sur l'évolution des indicateurs démocratiques du Gabon
03:45alors que la transition avait suscité l'espoir d'un renforcement des libertés fondamentales et de l'État de droit.
03:52Le rapport national sur le développement humain 2026 souligne que les avancées du Gabon
03:56reposent encore largement sur les revenus des hydrocarbures,
04:00une dépendance qui fragilise le pays face aux fluctuations des marchés internationaux.
04:05Commentaire.
04:07Après plusieurs décennies de progression continue,
04:09l'indice de développement humain du Gabon enregistre un récule préoccupant depuis 2021.
04:14Selon le rapport national sur le développement humain,
04:17le pays est passé d'une phase de consolidation à une véritable régression structurelle.
04:21Après avoir atteint un IDH de 0,704 en 2020, l'indice a chuté de 0,693 à partir de
04:292021,
04:30entraînant le Gabon hors de la catégorie des pays à développement humain élevé.
04:33Pour le remplacer parmi ceux à développement humain moyen,
04:36cette inversion de tendance met en évidence la fragilité d'un modèle de développement
04:40longtemps soutenu par la rente pétrolière,
04:43mais insuffisamment diversifiée pour résister aux chocs économiques et sanitaires.
04:48L'analyse du rapport montre que cette dégradation résulte d'un cumul de facteurs.
04:52La pandémie de Covid-19 a fortement affecté les systèmes de santé,
04:55l'éducation et les revenus des ménages.
04:57A cela s'ajoute la dépendance persistante aux hydrocarbures,
05:01la volatilité des coûts mondiaux du pétrole,
05:04le ralentissement de l'investissement public,
05:06ainsi que les incertitudes politiques liées à la transition institutionnelle engagée en 2023.
05:11Les auteurs soulignent également que plusieurs périodes de stagnation observées
05:14depuis les années 2000 illustrent les limites d'une économie encore largement tributaire,
05:19des ressources extractives et insuffisamment préparées aux crises extérieures.
05:24Le rapport met aussi en lumière plusieurs faiblesses structurelles,
05:27malgré une amélioration de l'espérance de vie,
05:29celle-ci demeure inférieure à celle des autres pays classés à développement humain élevé,
05:33notamment en raison des disparités territoriales,
05:36dont l'accès aux soins spécialisés et de la progression des maladies chroniques.
05:39Le système éducatif affiche également des insuffisances,
05:42avec un faible taux d'achèvement du secondaire,
05:44une adéquation persistante entre les formations dispensées et les besoins du marché de l'emploi,
05:49ainsi qu'un niveau élevé de décrochage scolaire.
05:51Enfin, le revenu national brut par habitant reste vulnérable aux fluctuations économiques,
05:56illustrant l'absence d'une diversification suffisamment robuste de l'économie nationale.
06:01Face à ce constat, le RMDH 2026 plaide pour une transformation profonde du modèle des développements.
06:07Les ESPER recommandent de réduire la dépendance à la rente pétrolière,
06:11en accélérant la diversification économique, de renforcer l'investissement dans la santé et l'éducation,
06:16de développer les formations techniques en adéquation avec les besoins des entreprises
06:19et de faire de l'emploi des jeunes ainsi que de l'entrepreneuriat les principaux leviers d'amélioration durable de
06:25l'IDH.
06:25Pour le rapport, seule une politique centrée sur le capital humain,
06:29l'innovation et une croissance plus inclusive permettraient au Gabon d'inverser durablement cette tendance préoccupante.
06:35À une vingtaine de kilomètres de Mbigu, le village de Dienga perd progressivement ses principaux services publics.
06:42La fermeture de son école et l'abandon de son dispensaire illustrent le déclin des zones rurales.
06:47Regardons.
06:48À une vingtaine de kilomètres de Mbigu, nous arrivons à Dienga, dans le département de la Boumi-Louétie.
06:55Ici, le calme du village cache une réalité plus inquiétante.
06:59Les principaux services publics ont progressivement disparu.
07:03L'école ne reçoit plus d'élèves, le dispensaire ne soigne plus personne
07:06et au fil des départs, Dienga semble lentement s'effacer.
07:11Autrefois, cette école primaire rythmait la vie de la communauté.
07:15Aujourd'hui, les hautes herbes recouvrent les bâtiments.
07:18La maison du directeur, elle aussi abandonnée, témoigne de plusieurs années sans activité pédagogique.
07:24Selon le chef du village, les absences répétées des enseignants ont progressivement découragé les familles.
07:31Donc, on a envoyé les enfants et les enseignants.
07:34Quand l'enseignant part, pour aller soit toucher son âge, il part un mois, deux mois.
07:40Quand il vient, il y a deux semaines à l'école.
07:43C'est comme ça que les parents des élèves ont pu...
07:46Vous préférez les envoyer ailleurs ?
07:48Oui.
07:48Donc, en fait, les enseignants ont participé à ce qu'il y a eu, il y a eu l'exode
07:53des élèves.
07:54Oui.
07:55Pour continuer leur scolarité, les enfants doivent désormais quitter Dienga
07:58et vivre chez des proches dans d'autres localités.
08:01Une contrainte qui sépare les familles et accélère le dépeuplement du village.
08:06Sans école, les jeunes partent et lorsque les enfants s'en vont, les parents finissent souvent par les suivre.
08:12À quelques mètres de là, le dispensaire raconte la même histoire.
08:15Il est fermé depuis plus de dix ans, après le départ à la retraite de l'agent de santé, jamais
08:20remplacé.
08:22Et le dispensaire ?
08:24Oh, le dispensaire, ça là, c'est plus de dix ans déjà.
08:29C'est après que l'infirmier a pris sa réclate.
08:33Donc, quand il peut commencer par la retraite, c'est fini, plus personne ne vient.
08:38C'est fini, plus personne n'a pas envoyé, a pas réclamé, tout ça.
08:42À Dienga, tomber malade signifie parcourir plusieurs kilomètres, étudier signifie quitter sa famille.
08:49Avec ses bâtiments gagnés par la végétation, c'est donc tout l'avenir d'une communauté qui se fragilise.
08:55Les habitants réclament aujourd'hui le retour d'une école, d'un infirmier
08:59et d'une présence publique capable d'empêcher Dienga de devenir un village sans enfants, sans soins et bientôt sans
09:06habitants.
09:07À l'occasion de la célébration de l'année sino-africaine des échanges humains et culturels,
09:13l'ambassane de Chine au Gabon a ouvert ce jour l'expansion de la tradition à la modernité
09:18avec pour objectif de mettre à l'honneur la culture sino-gabonaise.
09:24Créateurs stylistes et acteurs de la mode et de la culture se sont réunis ce mercredi 15 juillet
09:29à l'ouverture de l'exposition de la tradition à la modernité.
09:33Au cœur du musée national des arts, rites et traditions,
09:36les personnalités diplomatiques et culturelles ont rehaussé ce lancement.
09:40Une initiative qui s'inscrit dans la continuité des activités liées à la célébration de l'année sino-africaine.
09:46Notre exposition se tient dans le cadre de l'année sino-africaine des échanges humains et culturels 2026
09:55et constitue l'une des premières activités de la saison culturelle chinoise.
10:01Les manifestations culturelles de cette année s'inscrivent dans l'initiative pour la civilisation mondiale
10:08proposée par son essence, M. Xi Jinping, président de la République populaire de Chine, il y a trois ans.
10:18Et dans les principes de la Journée internationale pour le dialogue entre les civilisations,
10:24L'exposition d'aujourd'hui incarne l'esprit de ces initiatives entre la soie et la rafia,
10:35entre le rin fou, c'est-à-dire vêtements mandarins et les tenues traditionnelles gabonaises.
10:43L'exposition a pour objectif de vulgariser les tenues traditionnelles sino-gabonaises gardiennes de la mémoire commune d'un peuple.
10:50L'exposition qui nous réunit met en regard des patrimoines culturels et nos deux pays
11:02et illustre la profonde convergence de vues entre la Chine et le Gabon.
11:11de transmettre ces traditions et de donner à la création contemporaine des racines culturelles solides.
11:22Plus qu'un rendez-vous artistique, cet événement est le lieu de raffermir les liens qui vinissent la Chine
11:28et le Gabon, une relation qui se réjouit autour d'une passion, la culture.
11:32Au-delà de sa dimension artistique et patrimoniale, cette exposition traduit une conviction que partagent nos deux pays.
11:41La culture constitue un pilier essentiel du dialogue entre les peuples
11:47et un puissant vecteur de rapprochement entre les nations.
11:51Le vêtement traditionnel que nous célébrons aujourd'hui n'est pas un simple héritage du passé.
11:58Il est une mémoire vivante, une expression de notre identité,
12:03un langage universel qui traverse les générations et continue d'inspirer la création contemporaine.
12:10Dans ce traditionnel interprétation musicale, présentation des tenues cette journée donne le ton
12:15à ce festival de la tradition à la modernité qui se tiendra jusqu'au 16 août et est ouvert au
12:22public.
12:23En sport, la Fédération Gabonaise de Football officialise ce mercredi son nouveau sélectionneur national
12:27Après plusieurs semaines d'incertitude, l'identité du nouveau est désormais connue.
12:34On regarde.
12:35Alors que le report de l'annonce du successeur de Thierry Mouyuma semblait acter ce matin
12:40pour des raisons de conformité juridique, l'instance fêtière a opéré un virage à 180 degrés.
12:47Par la voix de son officier immédiat, Pablo Mousso Gingoma,
12:50la Fégafoot a confirmé que le nom du nouveau patron des Panthères du Gabon sera officiellement dévoilé ce mercredi 15
12:57juillet 2026 à 16h lors d'une conférence de presse.
13:01Seulement, selon les révélations du quotidien national de l'Union,
13:05le choix de l'instance s'est définitivement porté sur le technicien français Sébastien Minier.
13:10Libre de tout engagement depuis son départ récent de la sélection d'Haïti,
13:15qu'il a brillamment qualifié pour la Coupe du Monde 2026,
13:18l'entraîneur de 53 ans aurait validé la proposition de contrat faite par la partie gabonaise.
13:24Sébastien Minier dispose d'un curriculum vita solide et d'une connaissance intime du football africain.
13:30Et ce, d'autant plus qu'il a longtemps été le fidèle adjoint du légendaire sorcier blanc Claude Leroy.
13:35Il a accompagné ce dernier sur les bancs de la République démocratique du Congo, du Togo, du Ghana et d
13:43'Oman.
13:43Mais le natif de la Roche-sur-Yon a ensuite tracé sa propre voie comme sélectionneur principal.
13:49Il a notamment officié au Congo-Brazzaville entre 2017 et 2018, au Kenya, puis en Guinée équatoriale,
13:57avant de servir comme adjoint de Rigobertson avec le Cameroun.
14:00Cette nomination s'accompagnerait, selon nos informations, de l'arrivée d'Alain Giresse au poste de directeur technique national,
14:08un profil de bâtisseur.
14:10Les contours de cette nouvelle organisation technique seront détaillés d'ici quelques minutes au siège de la FEDAFOOT.
14:16Le chiffre du jour est 12 883, c'est le nombre de contenus liés à des abus physiques ou sexuels
14:23visant des mineurs bloqués au premier trimestre.
14:26La source est communiquée meundi.
14:28Et le verbatim du jour, la lutte contre la surpopulation carcérale, suppose d'agir sur les causes structurelles à détention
14:34préventive prolongée,
14:36l'engorgement des procédures, l'accès insuffisant à l'assistance juridique ou encore le recours encore limité aux alternatives à
14:44l'incarcération lorsque celles-ci sont possibles.
14:48Le projet limité en détention apporte à cet égard une contribution importante en mettant cette question au cœur du débat
14:55public.
14:56Cécile Abadie, ambassadrice de l'Union Européenne au Gabon, l'auteur de ce verbatim, la source est un discours du
15:0113 juillet 2026.
15:03C'est la fin de ce 19h30, merci de nous avoir suivis, excellente soirée, à tous, à demain, au revoir.
15:22Retrouvez JMT TV sur vos différents réseaux sociaux.
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