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  • il y a 6 semaines
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Et nous sommes en direct avec la députée Renaissance, ancienne porte-parole du gouvernement, Prisca Thévenot.
00:06Merci d'être avec nous Prisca Thévenot.
00:08Bonjour à tous.
00:10Si vous êtes avec nous, c'est qu'on souhaitait avoir quelques précisions,
00:13car on a découvert ce communiqué de presse de Renaissance
00:17qui entend attaquer en justice le Rassemblement National,
00:22contrefaçon de marque, parasitisme pour s'être approprié,
00:27je cite le communiqué, le nom sur une affiche de campagne présidentielle
00:32et le mot qui dérange, c'est Renaissance.
00:35Le parti Renaissance condamne fermement la campagne intitulée pour la France la Renaissance,
00:40c'est le slogan de campagne lancé par le Rassemblement National et Marine Le Pen,
00:44qui constitue selon vous une appropriation indue de son identité politique et de ses marques.
00:51Qu'est-ce que ça veut dire Prisca Thévenot ?
00:53C'est-à-dire que maintenant les mots, on privatise les mots ?
00:57Écoutez, vous avez tout dit vous-même dans votre présentation
01:01qui était parfaitement claire et limpide.
01:03Ah, c'est gentil.
01:04Le parti Renaissance, mais non, moi je reprends vos mots et ils étaient clairs.
01:08Le parti Renaissance s'appelle donc Renaissance.
01:11Et pardon, personne ne le découvre.
01:13Ça ne fait pas deux semaines ou trois mois.
01:15Nous nous appelons Renaissance depuis maintenant un certain nombre d'années.
01:19Et Marine Le Pen le sait très bien, le Rassemblement National le sait très bien
01:23et ses cadres le savent encore mieux.
01:25Et choisir ce nom pour lancer sa campagne depuis maintenant quelques jours,
01:29elle savait très bien ce qu'elle faisait.
01:30Elle veut créer le doute, elle veut créer le trouble
01:33dans les appréciations des uns et des autres sur les noms.
01:36Et moi je dis simplement qu'en France, il y a des règles.
01:39En République, il y a des règles.
01:40Et non, on ne plagie pas de cette façon.
01:42De la même façon qu'on ne détourne pas l'argent des Français,
01:45on ne vole pas le nom de ses opposants politiques.
01:50Je veux dire que c'est assez simple et limpide.
01:52Prisket-Evnaud, avant de s'appeler Renaissance,
01:56votre parti s'appelait La République En Marche.
01:59Et puis normalement, il devait y avoir un nouveau nom pour Renaissance dans les prochaines semaines.
02:06Oui, mais de la même façon, avant de s'appeler le Rassemblement National,
02:09le Rassemblement National s'appelait le Front National.
02:12Est-ce que vous avez vu une autre famille politique
02:14venir commencer à dire qu'ils vont faire campagne
02:16sur le non-Front National et le Rassemblement National ?
02:18Ce serait drôle, le Front populaire, il n'y aura pas de confiance.
02:21Au-delà de ce que ça charrie comme idée derrière et comme historique.
02:24Je veux dire, c'est du bon sens.
02:26Et Marine Le Pen, je sais qu'elle n'aime pas travailler sur ces sujets,
02:28mais elle pourrait au moins faire œuvre d'originalité
02:32en évitant de copier sur les copains et les voisins.
02:35On est des opposants politiques.
02:37Je ne savais pas qu'il y avait du copinage entre le parti Renaissance et le Rassemblement National.
02:40Vous noterez que c'est ironique.
02:41Vous noterez que c'est ironique.
02:43Nous sommes des opposants politiques.
02:45Voilà, nous sommes des opposants politiques.
02:47Elle peut prendre tout autre nom que de venir regarder ce qu'il y a sur la devanture de notre
02:51famille politique.
02:51Ça peut paraître anecdotique, mais moi, si je souhaitais traiter ce sujet,
02:55c'est que j'ai entendu religieusement, la semaine dernière,
02:59Gabriel Attal, après la condamnation de Marine Le Pen,
03:02et son pourvoi en cassation et dire qu'il accusait Marine Le Pen de prendre en otage la campagne
03:10parce que ça n'est pas un sujet de fond, mais une sorte de guérillage judiciaire.
03:16Est-ce que vous ne craignez pas que cette semaine, avec cette nouvelle information
03:20et cette action en justice contre le Rassemblement National pour un slogan de campagne,
03:25on vous dise, mais attendez, c'est vous qui êtes en train de lancer une guérilla judiciaire,
03:30une guerre judiciaire, pour un mot, pour un nom, Renaissance, qui est sur un slogan ?
03:35Pas rien. Vous parliez tout à l'heure des entrepreneurs.
03:37Oui.
03:38Elle était très bien, votre rubrique, je l'ai entendue, et merci d'avoir eu cette rubrique.
03:41Est-ce qu'un entrepreneur accepterait qu'un autre entrepreneur, un opposant d'ailleurs, un concurrent,
03:46reprenne le nom de son entreprise ?
03:48On y verrait du plagiat, on y verrait une tromperie,
03:50on y verrait une volonté de flouter les Françaises et les Français.
03:53Eh bien, en politique, c'est la même chose, et je suis désolée de le rappeler,
03:56Marine Le Pen et le Rassemblement National ne sont pas au-dessus des lois,
04:00et encore moins au-dessus des règles.
04:01Je le redis, on ne vole pas l'agent des Français,
04:04on ne vole pas les noms et les appellations de ses opposants et adversaires politiques.
04:08Et vraiment, elle a l'embarras du foie dans le dictionnaire français pour choisir un autre nom.
04:13Elle l'a fait à Essien. Elle sait très bien ce qu'elle sait.
04:16Jules Torres a peut-être une question pour la députée que vous êtes,
04:20Madame Priscate-Evnaud, et je vous remercie.
04:22J'imagine que vous êtes à l'Assemblée, Madame la députée,
04:24parce qu'il y a des votes très importants aujourd'hui.
04:27Donc on va vous laisser rapidement reprendre les bancs de l'Assemblée Nationale.
04:32Mais Jules Torres a une question.
04:33Est-ce que vous ne craignez pas, Madame la députée,
04:34de justement faire un petit peu de publicité à Marine Le Pen,
04:37puisqu'on a beaucoup parlé de, évidemment, sa condamnation judiciaire,
04:41de son pourvoi en cassation,
04:42mais moins de son slogan de campagne, la Renaissance.
04:45Je pense qu'une grande majorité de Français n'avaient pas conscience
04:48que son slogan était celui-là.
04:50Par ailleurs, c'est vrai que le vote parti a changé plusieurs fois de nom,
04:53qu'il y a encore un mois,
04:54il était envisagé que le parti de Gabriel Attal s'appelle Nouvelle République,
04:57et finalement qu'il a renoncé,
04:59puisque c'est vrai que c'est bizarre, comme première chose,
05:01quand on est candidat, c'est de changer son nom de parti.
05:04Et par ailleurs, le mot Renaissance est quand même un mot
05:06qui appartient au langage courant et qui est un mot ancien
05:09et qui décrit une période de l'histoire.
05:11Donc est-ce que vous n'avez pas l'impression de faire un peu de pub à Marine Le Pen
05:13?
05:14Non, j'ai l'impression qu'on rappelle qu'une élection présidentielle
05:18et d'autant plus une campagne présidentielle doit être prise au sérieux,
05:20en respectant les règles qui sont les nôtres,
05:22en respectant les lois qui sont les nôtres,
05:24en respectant ses opposants politiques.
05:27Et je le dis assez simplement,
05:29oui, Marine Le Pen, depuis qu'elle est rentrée en campagne,
05:31c'est feuilleton judiciaire sur plagiat politique.
05:35J'aimerais plutôt qu'on parle de ses idées, du fond,
05:37est-ce qu'elle va être sur la ligne de Jordan Bardella économiquement
05:40ou sur la tienne ?
05:41Est-ce qu'elle va être pro-européenne ou pas pro-européenne ?
05:43Non mais vous m'interrogez, moi je pense que vous savez,
05:45on ne peut pas être un parti qui se dit de l'ordre et de l'autorité en permanence
05:49et dire l'autorité et l'ordre c'est pour tout le monde sauf pour nous-mêmes.
05:52Ce n'est pas très sérieux et ce n'est pas très respectueux
05:54de ce qu'on présente vis-à-vis des...
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