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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèles à Midi News.
00:00:03Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.
00:00:06Cette phrase célèbre de Jacques Chirac prononcée en 2002 au sommet de la Terre à Johannesbourg retentit en nous de
00:00:12façon très claire aujourd'hui.
00:00:14Les habitants de Seine-et-Marne, les usagers des autoroutes A5 et A6, les passagers des trains allant vers le
00:00:19sud,
00:00:19tous peuvent témoigner des flammes impressionnantes qu'ils ont vues se propager à une vitesse éclair.
00:00:24Et ceux qui n'ont pas vu peuvent constater les dégâts.
00:00:27Et c'est bien sûr le cas dans plusieurs régions de France et d'Europe.
00:00:30En Andalousie par exemple, c'est le chaos.
00:00:32Les personnes tentant de fuir ont été rattrapées par le feu à pied ou en voiture.
00:00:37Torches vivantes comme si la Terre se rebellait contre l'homme.
00:00:40Or ici, rien de tout cela.
00:00:42Jacques Chirac prononce cette phrase pour alerter du réchauffement climatique.
00:00:45Il a raison, une pelouse jaunie par la chesreche brûle 20 fois plus vite qu'un gazon verdoyant.
00:00:50Mais la cruauté dans ces 32 000 hectares déjà brûlés dans l'Hexagone, c'est que ces incendies sont pour
00:00:57certains et pour la plupart criminels.
00:01:00De forte probabilité aussi pour celui de Fontainebleau.
00:01:03Qui sont ces fous qui brûlent leur propre maison ?
00:01:06Ils sont déjà une trentaine à avoir été interpellés.
00:01:08Des pyromanes fascinés par le feu grandeur nature.
00:01:11Des individus au comportement suspect.
00:01:13Des imprudents ou devrais-je dire des je-m'en-foutistes jetant leur mégot de cigarette.
00:01:18La maison brûle et 500 pompiers venus de toutes parts la regardent bien de face en Seine-et-Marne
00:01:24pour tenter d'éteindre avec les moyens qu'on a des canadaires vieillissants qu'on a fait venir du sud
00:01:28de la France.
00:01:29Preuve qu'honneur, pas d'équipement de ce genre.
00:01:31Sommes-nous préparés, même aux situations les plus inédites.
00:01:34C'est ce que nous allons savoir ou tenter de savoir dans ce Midi News après les dernières informations de
00:01:39Somaïa Lavidi.
00:01:40Bonjour Somaïa.
00:01:41Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:43Vous allez longuement y revenir dans votre Midi News.
00:01:45Objectif numéro 1 de la journée, fixer le feu qui s'est déclaré hier en forêt de Fontainebleau.
00:01:50Les mots de Laurent Nunez qui est arrivé ce matin au chevet des 500 pompiers mobilisés sur cet incendie
00:01:55qui a déjà parcouru 800 hectares.
00:01:58Incendie qui serait d'origine criminelle avec une dizaine de points de départ identifiés,
00:02:02précise le ministre de l'Intérieur et qui a provoqué l'évacuation de 900 personnes.
00:02:07A la une également ce dispositif de sécurité XXL pour le 14 juillet.
00:02:1170 000 forces de l'ordre dans tout le pays, 7 000 policiers et gendarmes et 2 000 sapeurs-pompiers
00:02:17seront déployés à Paris et son agglomération pour assurer la sécurité des festivités de la fête nationale,
00:02:23mais aussi prévenir tout débordement lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football
00:02:27qui opposera demain soir la France à l'Espagne.
00:02:30Et puis le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Paris pour assister à la réunion de la coalition des volontaires
00:02:36convoquée par Emmanuel Macron.
00:02:38Objectif de ce sommet, accroître le soutien à l'Ukraine et la pression sur la Russie.
00:02:43Merci beaucoup Sommayel Abidia tout à l'heure, 13h30,
00:02:46pour d'autres informations qui sont présentes dans ce studio.
00:02:49Caroline Pilastre, bonjour éditorialiste, consultante, bonjour à Paul Amart,
00:02:53bonjour à Elodie Huchard, journaliste politique de CNews,
00:02:58et je salue le lieutenant-colonel Frédéric Harraud.
00:03:00Bonjour, mon colonel, porte-parole de la sécurité civile, puisqu'on va évoquer ces 32 000 hectares
00:03:06désormais brûlés dans toute la France depuis le début des épisodes caniculaires.
00:03:10800 hectares brûlés hier dans un violent incendie dans la forêt de Fontainebleau.
00:03:14500 pompiers à pied d'œuvre, 2 canadaires du jamais vu en région parisienne.
00:03:18La forêt de Fontainebleau avec des moyens inédits en Ile-de-France,
00:03:22déployés pour ce feu qui perturbe fortement encore le trafic ferroviaire
00:03:26qui menace également les habitations.
00:03:29Reportage d'Audrey Legret, Kylian Salé et le récit de Nicolas Roger.
00:03:34La forêt de Fontainebleau, ravagée par les flammes.
00:03:38Le feu a déjà parcouru plus de 800 hectares et mobilisé 400 pompiers dans la nuit.
00:03:44Les moyens déployés pour lutter contre l'incendie sont inédits en région parisienne.
00:03:48À l'heure où on se parle, on dispose de deux avions bombardiers d'eau,
00:03:51un premier qui nous vient de Bordeaux et l'autre qui nous vient de Nîmes.
00:03:54Également deux hélicoptères légers bombardiers d'eau.
00:03:56Ces deux moyens conjugués permettent à la fois de jeter de l'eau sur le feu
00:03:59pour faire en sorte qu'il soit moins virulent.
00:04:02Les deux avions peuvent également disposer des barrières de retardant,
00:04:05c'est-à-dire un produit qui va se déposer sur la forêt,
00:04:08de sorte que si le feu vient sur cette barrière de retardant, il s'éteint lui-même.
00:04:12Le front de feu était dans la nuit à une centaine de mètres
00:04:15des premières habitations de la commune du Vaudouais.
00:04:18Une quinzaine de logements ont dû être évacués.
00:04:20C'est la gendarmerie qui est venue à la maison vers les coups de 20h, 21h,
00:04:25pour nous demander d'évacuer.
00:04:27Donc j'ai évacué, je me suis réunie au centre-ville du village
00:04:32et après au centre-ville du village,
00:04:34le maire m'a informé que ma maison risquait d'être touchée.
00:04:37Le feu s'est déclenché hier en fin d'après-midi vers la commune de Noisy-sur-Ecole
00:04:42et au bord de l'autoroute A6.
00:04:44La circulation a été interrompue sur une portion de cette dernière,
00:04:49tout comme elle l'avait été sur la 5 à une trentaine de kilomètres
00:04:52en raison d'un autre feu fixé hier en fin d'après-midi.
00:04:55L'incendie avait franchi notamment la ligne TGV pour atteindre le sud-est du pays,
00:05:00provoquant en début de soirée dernière des retards allant jusqu'à 6h
00:05:04pour les trains arrivant ou partant de la gare de Lyon.
00:05:07Et à Fontainebleau, Mathilde Ibanez et Alexandra Bischoff se trouvent sur place.
00:05:11Bonjour.
00:05:12Et quelle est la situation à l'heure où l'on se parle, Mathilde ?
00:05:19Ce que je peux vous dire, c'est que le combat continue à Cher la forêt,
00:05:23mais également ici à Noisy-sur-Ecole, puisque le feu est loin d'être fixé.
00:05:27On peut voir cet important nuage de fumée.
00:05:30Les flammes continuent leur progression.
00:05:33Les pompiers luttent sans relâche contre cet incendie
00:05:35qui, vous pouvez le voir, frôler quand même les habitations.
00:05:39Par précaution, c'est quand même près de 900 habitants qui restent évacués
00:05:43et qui ne pourront toujours pas regagner leur domicile cette nuit.
00:05:46Comme hier soir, les salles des fêtes aux alentours ont été ouvertes pour les accueillir.
00:05:52Sur le terrain, c'est une mobilisation exceptionnelle.
00:05:54Plus de 500 sapeurs-pompiers et 100 gendarmes sont engagés.
00:05:58Dans le ciel, les rotations s'enchaînent.
00:06:00Trois hélicoptères bombardiers d'eau, deux canadaires, deux dashes qui appuient les équipes au sol.
00:06:04Parce qu'il faut savoir qu'ici, la forêt de Fontainebleau, c'est un véritable défi.
00:06:07Un terrain particulièrement escarpé, des roches immenses et des zones difficiles d'accès
00:06:12qui compliquent considérablement le travail des secours.
00:06:15Et le bilan, malheureusement, est déjà lourd.
00:06:17C'est près de 900 hectares qui ont été parcourus par les flammes,
00:06:21soit environ 5% de la forêt de Fontainebleau.
00:06:24Alors, selon Laurent Lunez, c'est une dizaine de points de départ qui ont été recensés.
00:06:29Des constatations qui laissent penser à une origine volontaire de l'incendie.
00:06:34Une piste désormais au cœur de l'enquête.
00:06:36Mais la priorité ici, eh bien, reste de fixer le feu pour éviter qu'il fasse encore plus de dégâts
00:06:42à la forêt de Fontainebleau ou qu'il n'abîme des habitations.
00:06:45Merci beaucoup Mathilde Ibanez avec Alexandre Abichoff sur place autour de Fontainebleau.
00:06:51Et justement, vous évoquez le ministre de l'Intérieur.
00:06:53Il s'est rendu sur place ce matin et bien sûr, il s'est exprimé.
00:06:57Il y a 500 pompiers qui sont à pied d'œuvre sur un incendie qui a démarré en plusieurs points
00:07:03hier,
00:07:04en fin d'après-midi, dont deux points de part et d'autre de l'autoroute A6.
00:07:10Et il y a eu une dizaine de points de départ de feu dans un périmètre de 1000 mètres,
00:07:16ce qui laisse supposer que ce pourrait être une origine volontaire.
00:07:20Les investigations permettront de confirmer ou d'infirmer cette thèse,
00:07:24mais il y a quand même un certain nombre d'observations, on va dire, pour le moins troublantes sur le
00:07:29démarrage de ce feu.
00:07:30Voilà, des éléments troublants, colonel Haro.
00:07:33Il y a une statistique qui est celle de l'ONF, l'Office National des Forêts,
00:07:36qui dit que 9 départs de feu sur 10 sont d'origine humaine.
00:07:40Ça a été confirmé d'ailleurs par le président de la République, Emmanuel Macron, en cette veille de 14 juillet.
00:07:45Qu'est-ce que cela vous dit, cette triste statistique, vu l'ampleur de ce feu à Fontainebleau ?
00:07:54Eh bien que ce sont tous des feux évitables, 9 feux sur 10 d'origine humaine.
00:07:58J'en verrai trois grandes catégories.
00:08:00La première, c'est la malveillance, ce qu'évoque le ministre de l'Intérieur ici.
00:08:04Donc des pyromanes, des personnes qui volontairement vont mettre le feu pour détruire, pour nuire.
00:08:09Et puis on va avoir la négligence,
00:08:11où des consignes ont été données de ne pas faire de barbecue dans les massifs,
00:08:15de ne pas fumer, jeter son mégot.
00:08:17Et donc des gens qui ne vont pas faire attention, ne vont pas respecter les consignes.
00:08:22Et puis après, il y a d'autres catégories qui peuvent être là,
00:08:25des éléments qui sont liés à notre activité humaine,
00:08:27des installations électriques qui vont générer des étincelles,
00:08:30des systèmes de freinage défaillant des trains, par exemple,
00:08:32qui peuvent générer également ces étincelles
00:08:35qui vont sur une végétation sèche, voire même morte.
00:08:38Les vagues de canicule ont significativement attaqué la végétation
00:08:42et créé ces conditions propices finalement au départ.
00:08:45C'est ça, vous diriez que cette année, plus que les autres,
00:08:47il y a un cocktail explosif entre la sécheresse, le vent,
00:08:50et effectivement, est-ce qu'il y a une montée,
00:08:55une augmentation de ces actes malveillants ?
00:08:58J'ai entendu que le dernier chiffre, c'est 32 personnes
00:09:02qui ont été interpellées avec des soupçons contre elles.
00:09:04– Alors je laisserai le procureur de la République évoquer ces chiffres-là,
00:09:08mais par contre, tout ce qu'on peut voir, c'est que c'est des feux évitables,
00:09:12c'est-à-dire qu'on voit tous les moyens qu'on peut engager
00:09:14sur un feu comme celui-là, des moyens aériens, des moyens terrestres,
00:09:19un feu qui ne part pas, c'est un feu qu'on n'aura pas à éteindre
00:09:21et qui évitera le déploiement de tous ces moyens-là.
00:09:23– Paul Amart.
00:09:24– Écoutez, on ne peut qu'être surpris et même troublé
00:09:27par la précocité et la multiplicité de ces incendies.
00:09:31Surpris par la carte, moi je connais bien le sud
00:09:34de la France, d'habitude c'est mi-juillet, mi-août,
00:09:37des feux qui éclatent dans le sud-est ou le sud-ouest,
00:09:40et là on a Fontainebleau.
00:09:42Troublé, là je reprends le terme, du ministre de l'Intérieur,
00:09:4432 personnes, vous l'avez dit Pierre, interpellées.
00:09:48Alors c'est vrai qu'il y a des pyromanes,
00:09:49mais la pyromanie est un trouble psychiatrique assez rare.
00:09:54Donc moi ce qui m'intéressera dans les jours qui viennent,
00:09:57ce sont des informations du ministre de l'Intérieur,
00:09:59sur un, sur le profit de ces 32 personnes interpellées
00:10:03et sur les profils des pyromanes.
00:10:06Je vais mettre ce mot entre guillemets.
00:10:06Est-ce que c'est des pyromanes d'une nouvelle ère ?
00:10:09Avec une volonté de nuire, de casser ?
00:10:12Comme on a eu des casseurs, d'ailleurs je ne veux pas faire vivant,
00:10:14c'est de la fiction ce que je suis en train de...
00:10:15Dis des parts de feu dans le Nord quand même,
00:10:17quand j'ai une Nord par rapport au pays.
00:10:18Oui, oui, Nord de la France.
00:10:19Dis des parts de feu, ce qui est quand même assez curieux.
00:10:23Et 32 personnes interpellées.
00:10:24Et en fait, la question que je vous posais, colonel,
00:10:26c'est est-ce qu'on a l'habitude de toper 32 personnes un été
00:10:31qui sont susceptibles des pyromanes ?
00:10:33Pardonnez-moi, j'ai une trentaine d'années de journalistes derrière moi.
00:10:37D'habitude, il y a un, deux, cinq pyromanes par an,
00:10:39mais pas 32.
00:10:41C'est quand même une question.
00:10:42Et je comprends votre silence là-dessus,
00:10:47puisque c'est au procureur de rappeler.
00:10:49Mais Elodie Huchard, c'est vrai que c'est un chiffre assez conséquent.
00:10:51C'est un chiffre conséquent et j'étais en train de regarder les infos
00:10:54de nos confrères du Parisien concernant ce que disait Paul sur le profil,
00:10:57parce qu'effectivement, c'est intéressant.
00:10:59Alors, il y a des récidivistes, visiblement, donc des vrais pyromanes,
00:11:02c'est-à-dire qui ont cette volonté de mettre le feu.
00:11:04Et après, il y a des profils extrêmement divers.
00:11:07On voit, par exemple, qu'il y a aussi des adolescents,
00:11:09des personnes qui n'avaient jamais préalablement mis le feu.
00:11:13On a des mineurs âgés de 15 et 16 ans.
00:11:15Et c'est là où ça devient effectivement aussi intéressant,
00:11:18parce que dans la volonté de destruction,
00:11:19le pyroman, même si c'est tout aussi dramatique,
00:11:22les conséquences, on peut presque le mettre à part,
00:11:23parce que, comme vous le disiez, c'est un trouble à part entière.
00:11:27Le reste, on voit vraiment la volonté de détruire.
00:11:29Et n'oublions pas non plus la bêtise humaine,
00:11:31parce que vous rappeliez les consignes,
00:11:33quand vous êtes en période de canicule, de sécheresse,
00:11:35et que quelqu'un juge bon de faire un barbecue
00:11:36en plein milieu d'une forêt, ou de fumer
00:11:38et de balancer son mégot par terre,
00:11:40c'est plus de la bêtise qu'autre chose.
00:11:42Et c'est là où c'est encore plus dur de lutter,
00:11:44parce que que voulez-vous faire contre la bêtise
00:11:46et contre les gens qui ne sont pas responsables ?
00:11:48C'est ça, dans les 32 personnes,
00:11:49il va falloir savoir combien il y en a qui ont allumé un barbecue,
00:11:52combien il y en a qui sont fascinés par les flammes,
00:11:53et c'est ce qu'on appelle communément un pyroman.
00:11:54On sait qu'en l'instant, il y en a plus qui ont déclenché ces feux
00:11:57de manière involontaire, c'est pas la volonté,
00:12:00c'est l'erreur humaine qui a conduit au déclenchant du feu.
00:12:03C'est de se dire que tout va bien et qui va pleuvoir le lendemain,
00:12:04alors qu'en fait, on annonce des épisodes canuculaires à répétition
00:12:07depuis quand même à peu près deux mois.
00:12:08Caroline Pilas, qu'est-ce que vous en pensez de tout ça ?
00:12:10Je pense qu'il y a beaucoup d'irresponsabilités et d'inconsciences criminelles,
00:12:13et j'aimerais qu'on juge ces individus,
00:12:16lorsque ce sera avéré qu'ils ont commis un acte criminel,
00:12:19à la hauteur de ces actes,
00:12:21qui ont des conséquences sur la faune et la flore,
00:12:23et sur les humains.
00:12:24Beaucoup de personnes perdent leur bien, leur maison,
00:12:27mais peuvent perdre aussi la vie,
00:12:28et ou être blessées grièvement.
00:12:31Quand on entend beaucoup d'experts environnementaux,
00:12:34ils vous donnent toujours une date butoir,
00:12:36qui est 2050.
00:12:38Et on se rend compte qu'au niveau du dérèglement climatique,
00:12:41on y arrive de plus en plus,
00:12:42à cause aussi des phénomènes récurrents liés à la sécheresse.
00:12:46Mais pour en revenir à ces individus concernant la forêt de Fontainebleau,
00:12:50c'est scandaleux en termes de prévention, de sensibilisation.
00:12:53En 2026, on ne sait pas encore,
00:12:55sauf si c'est de l'amusement cynique et extrêmement malfaisant,
00:12:59qu'on n'allume pas une cigarette,
00:13:01qu'on ne jette pas un mégot dans la forêt,
00:13:03qu'on ne fait pas un barbecue.
00:13:04Je suis sidérée.
00:13:05C'est au-delà, pour moi, de la bêtise humaine.
00:13:08Oui, bon, et on verra effectivement les conclusions du procureur de la République
00:13:11quand il y en aura.
00:13:12Ce qui est intéressant, c'est de voir comment ça se passe sur le terrain.
00:13:15Et on va suivre l'adjudant Johan,
00:13:17de la gendarmerie et de la cellule d'identification criminelle,
00:13:20sur les recherches justement,
00:13:21qui conduisent à l'origine de l'incendie devant la caméra.
00:13:24Il dévoile, vous allez le voir,
00:13:26le processus qu'il suit pour tenter de déterminer
00:13:29les origines des incendies.
00:13:31Clément Lopez, Manon Varaldo,
00:13:33et le récit de Sharon Camara.
00:13:35Une fois arrivés sur le lieu de l'incendie,
00:13:38l'adjudant Johan ne perd pas de temps.
00:13:40On est en train de chercher des éléments
00:13:42qui nous permettent d'orienter l'axe de propagation du feu.
00:13:45Là, on se trouve dans une zone où, par exemple,
00:13:47ce caillou ne peut pas trop nous aider.
00:13:48Donc on va essayer d'aller un peu plus loin
00:13:50pour trouver des indices qui peuvent nous guider
00:13:53vers un axe de propagation.
00:13:55Et dans cette démarche,
00:13:56chaque détail compte.
00:13:58Les escargots, ce sont des éléments
00:14:00qui sont intéressants pour nous,
00:14:01parce qu'on voit selon comment la coquille est brûlée,
00:14:05l'axe de propagation du feu.
00:14:06Et là, c'est exactement la même chose.
00:14:08Vous voyez que du côté gauche,
00:14:09on est très très brûlés.
00:14:10Et le côté droit, on est beaucoup moins brûlés.
00:14:13Donc le feu a vraiment avancé dans ce sens-là.
00:14:16Au sein de la cellule de recherche des causes
00:14:18et circonstances des incendies,
00:14:20qui rassemble une cinquantaine de membres,
00:14:22notamment des pompiers et des gendarmes,
00:14:24il a pour mission d'identifier le point de départ du feu
00:14:27et de rassembler les éléments clés
00:14:29qui permettront aux enquêteurs
00:14:30de poursuivre leurs investigations.
00:14:32Dans la cellule, on se concentre exclusivement
00:14:34sur les constatations.
00:14:35Ce seront les enquêteurs qui,
00:14:37avec les moyens mis en place aujourd'hui,
00:14:39avec les nouvelles technologies,
00:14:40pourront réussir peut-être,
00:14:41avec les éléments qu'on leur donne,
00:14:43à remonter quelqu'un.
00:14:44Une fois les auteurs identifiés,
00:14:46les enquêteurs devront déterminer
00:14:48si le feu était volontaire ou accidentel.
00:14:51Alors vous voyez ce reportage,
00:14:53je vais mettre un peu les pieds dans le plat,
00:14:54c'est à double tranchant.
00:14:54Parce que d'un côté,
00:14:55c'est extrêmement précis
00:14:57et c'est très très ingénieux.
00:14:59Et je vois qu'il faut avoir des compétences
00:15:00vraiment très très précises
00:15:02pour faire ce travail.
00:15:03D'un autre côté,
00:15:04on a envie de se dire,
00:15:05mais quel argent public gaspillé de savoir ?
00:15:08D'abord, de traquer le criminel
00:15:10qui a mis un incendie.
00:15:12J'appelle ça des criminels
00:15:13parce que détruire 800 hectares de forêt,
00:15:14c'est criminel.
00:15:16Et ensuite, on va repayer
00:15:18et on va resservir tout le monde.
00:15:19La collectivité va verser de l'argent public
00:15:21pour effectivement des cellules comme ça
00:15:23qui vont dire, ah, on va précisément
00:15:26avoir des techniques extrêmement précises
00:15:28pour aller chercher qui, à comment
00:15:31et comment est-ce que cet incendie a pris.
00:15:33Il y a quand même quelque chose de kafkaïen là-dedans,
00:15:35je trouve, colonel.
00:15:38Alors il y a le coût de la réponse,
00:15:39on voit ce que peut coûter
00:15:41le déploiement de moyens
00:15:42pour un simple départ de feu.
00:15:45On peut être à 10 000 euros,
00:15:46un largage de retardant avec un dash
00:15:48pour vous donner des échelles
00:15:49de ce que ça représente.
00:15:5010 000 euros, un passage.
00:15:52De 10 tonnes de retardant.
00:15:54Donc effectivement,
00:15:55les coûts de la réponse sont énormes,
00:15:57sont gigantesques.
00:15:58On voit les 500 pompiers
00:16:00qui sont déployés actuellement
00:16:01sur Fontainebleau,
00:16:02il faut imaginer tout ce que ça représente.
00:16:03D'où l'intérêt de travailler en amont,
00:16:06de travailler sur la prévention,
00:16:07sur la prévention de la négligence,
00:16:09sur la prévention de la malfaisance également,
00:16:11faire en sorte que les feux
00:16:12ne se déclenchent pas
00:16:13parce qu'encore une fois,
00:16:14un euro investi dans la prévention,
00:16:16c'est 7 euros évité dans la réponse.
00:16:18Donc quelque part,
00:16:20il y a un travail à faire en amont.
00:16:22Et là-dessus,
00:16:22quand vous dites en amont,
00:16:24il y a deux choses
00:16:25qu'on entend ces dernières semaines.
00:16:26La première,
00:16:27c'est que les forêts sont mal entretenues
00:16:30et qu'il pourrait y avoir
00:16:32comme d'autres pays,
00:16:33par exemple frontaliers en Suisse,
00:16:35en Autriche également,
00:16:36où on travaille sur la déforestation,
00:16:39la façon de mettre des rivières
00:16:42pour couper l'eau,
00:16:43pour couper l'incendie à un moment donné,
00:16:45pour que ça ne brûle qu'une moitié
00:16:47plutôt que l'autre.
00:16:48Et puis,
00:16:49il y a un autre son de cloche
00:16:51qui revient,
00:16:51c'est que oui,
00:16:52mais en France,
00:16:52il y a énormément de forêts privées.
00:16:54Et dans ce cas-là,
00:16:54on ne peut rien faire
00:16:55puisque c'est au propriétaire
00:16:56de s'occuper de sa forêt.
00:16:57Alors,
00:16:58c'est comme son domicile
00:16:59à chacun de savoir
00:17:00si on veut le protéger ou pas.
00:17:01C'est ce qu'on appelle
00:17:02la DFCI,
00:17:03la Défense de la forêt
00:17:04contre l'incendie.
00:17:05Donc,
00:17:05on va travailler cette forêt-là
00:17:06pour faire en sorte
00:17:07qu'on ait d'abord des accès
00:17:09qui nous permettent
00:17:09d'accéder,
00:17:10pour les camions de secours,
00:17:12aux différents points de la forêt.
00:17:13Vous avez le droit d'accès ?
00:17:15Non,
00:17:16le privé,
00:17:16c'est privé,
00:17:16mais s'il y a le feu,
00:17:17on peut intervenir.
00:17:19Imaginons que j'ai une forêt,
00:17:20si ça brûle,
00:17:20ils font que vous interveniez.
00:17:22Ce que j'appelle des accès,
00:17:22c'est des percées dans la forêt
00:17:24qui sont faites au préalable
00:17:25pour que nos moyens
00:17:26puissent y accéder.
00:17:28Et puis,
00:17:29on sait aussi,
00:17:29on a des moyens du génie
00:17:30qui nous permettent
00:17:31à la volée
00:17:32de faire des percées
00:17:33en quelques heures
00:17:34quand c'est nécessaire.
00:17:35Mais l'idée,
00:17:35c'est de préparer la forêt à ça.
00:17:37Et puis,
00:17:38ne serait-ce que dans la plantation,
00:17:39on a vu la difficulté
00:17:41que généraient
00:17:41des forêts monocultures
00:17:43avec une forêt
00:17:44composée uniquement de pins,
00:17:46uniquement d'une sorte
00:17:47d'essence d'arbres
00:17:47qui les rend plus vulnérables
00:17:49aux maladies
00:17:49et aux incendies.
00:17:50Et que la variété d'essence
00:17:52au moment de la plantation
00:17:53de la forêt
00:17:53permet là aussi
00:17:55d'éviter un petit peu
00:17:56les feux
00:17:57et de contenir
00:17:58d'une certaine manière.
00:17:58Bref,
00:17:58j'ai l'impression
00:17:59qu'on est quand même
00:17:59très très en retard
00:18:00sur l'entretien des forêts.
00:18:02Et d'ailleurs,
00:18:02Maud Bréjon
00:18:03s'est exprimé tout à l'heure
00:18:05en disant
00:18:07qu'il va falloir s'habituer
00:18:08à cause des fortes chaleurs
00:18:10qui augmentent
00:18:11et aussi travailler
00:18:12sur ces augmentations de chaleur.
00:18:15Nous sommes outillés
00:18:17pour faire face
00:18:18à ces incendies.
00:18:19Pour autant,
00:18:20on le sait,
00:18:21des situations
00:18:22qui sont aujourd'hui
00:18:23exceptionnelles
00:18:24vont devenir
00:18:25des situations ordinaires.
00:18:27Et donc,
00:18:28cette adaptation
00:18:28au changement climatique,
00:18:30aux canicules,
00:18:31aux feux de forêt
00:18:32ne fait que commencer.
00:18:33On va devoir continuer
00:18:34à déployer massivement
00:18:36de nouveaux moyens.
00:18:38C'est du yac à faucon
00:18:39quand même.
00:18:41Je vais à part
00:18:42dire oui,
00:18:43constater le diagnostic.
00:18:44On le connaît,
00:18:45Madame la Ministre,
00:18:46mais qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
00:18:47Je ne sais pas
00:18:47si c'est un mal français,
00:18:49mais ça fait des années,
00:18:50des années,
00:18:50des années qu'on parle
00:18:51du réchauffement climatique
00:18:52et il y a manifestement
00:18:53un déficit ou un défaut
00:18:54d'anticipation.
00:18:56Clairement,
00:18:56alors qu'on avait,
00:18:57c'est de Gaulle,
00:18:58je crois,
00:18:58qui avait mis en place
00:18:59le ministère au plan
00:19:00et qu'on a un haut-commissariat
00:19:01au plan.
00:19:02On aurait dû en tout cas
00:19:04imaginer les conséquences possibles.
00:19:05Avec des très beaux bureaux
00:19:06sur les Invalides,
00:19:07le haut-commissariat au plan.
00:19:08Climatisé ?
00:19:09Climatisé.
00:19:11Ruth Constantine l'a vue
00:19:12sur les Invalides
00:19:12et sur la tour Eiffel.
00:19:13Qu'est-ce qui s'y passe ?
00:19:15Voilà autre chose.
00:19:15Mais honnêtement,
00:19:16ce n'est pas nécessairement
00:19:18la responsabilité
00:19:18de l'actuel locataire,
00:19:19Clément Beaune,
00:19:20je crois.
00:19:20C'est la responsabilité
00:19:21de tous les gouvernements successifs
00:19:22qui n'ont pas fait ce travail.
00:19:23C'est peut-être le rôle stratégique
00:19:25ou pas du haut-commissariat
00:19:26au plan Caroline.
00:19:27Comment est-ce qu'on peut
00:19:27travailler là-dessus ?
00:19:28Écoutez,
00:19:29plus d'investissement,
00:19:30mais qui dit plus d'investissement
00:19:31dit plus de hausse d'impôts.
00:19:33Moi, j'aimerais bien
00:19:34qu'il y ait une priorisation
00:19:35sur le régalien
00:19:36en règle générale.
00:19:37Et oui,
00:19:37il y a un manque d'anticipation
00:19:38sur tout le régalien.
00:19:40Malheureusement,
00:19:40on parle de ces sujets
00:19:41qui, comme j'ai l'habitude
00:19:42de dire,
00:19:42à défaut de me répéter,
00:19:44sont des marronniers,
00:19:45mais des marronniers
00:19:45qui causent des conséquences
00:19:49terribles et terrifiantes,
00:19:50une fois de plus,
00:19:50pour la nature
00:19:51et pour les humains
00:19:53ainsi que les êtres vivants.
00:19:54Donc,
00:19:54c'est très bien
00:19:55de faire des constats
00:19:56tels les éditorialistes
00:19:57que nous sommes.
00:19:58Malgré tout,
00:19:59il faut peut-être
00:20:00aller en aval
00:20:01de l'histoire
00:20:03parce que ça fait
00:20:04des années
00:20:04qu'on en parle,
00:20:05des années
00:20:05que cela arrive
00:20:07et que cela va se répéter.
00:20:09Les experts
00:20:09se succèdent sur les plateaux
00:20:11pour parler de banque
00:20:11des territoires,
00:20:12de transition écolo,
00:20:14d'adaptation,
00:20:15d'aménagement.
00:20:16Et que se passe-t-il
00:20:16in fine ?
00:20:17Pas grand-chose.
00:20:18On a bien vu
00:20:18avec les ventilateurs
00:20:19et l'histoire
00:20:19de la climatisation
00:20:20qui a créé aussi
00:20:21la polémique.
00:20:21Élodie ?
00:20:22Quand elle dit
00:20:23qu'on est outillés,
00:20:24je ne suis pas certaine
00:20:25de cette information.
00:20:26On va regarder
00:20:27sur les images
00:20:27que vous allez découvrir
00:20:28avec moi,
00:20:29Élodie Huchard,
00:20:29avec les téléspectateurs.
00:20:30Voilà ce qu'on a
00:20:31comme outillage,
00:20:32justement.
00:20:33De quel moyen
00:20:34dispose-t-on ?
00:20:3512 Canadair,
00:20:36ils ont 30 ans
00:20:37en moyenne,
00:20:3780% d'entre eux
00:20:39sont disponibles,
00:20:40il y a aussi des dash,
00:20:41il y a aussi
00:20:42d'autres avions
00:20:43qui sont disponibles.
00:20:45Alors,
00:20:45on en a 8,
00:20:46ils sont plus lourds,
00:20:47ils sont moins maniables
00:20:47par rapport aux Canadair,
00:20:49ils arriveront en fin de vie
00:20:50aux alentours de 2035-2040.
00:20:52Vous confirmez ces chiffres,
00:20:53Colin Haro ?
00:20:53Alors,
00:20:54effectivement,
00:20:54on a une flotte
00:20:54qu'on appelle patrimoniale.
00:20:56Donc,
00:20:56c'est ces 12 Canadair
00:20:57et ces 8 dash,
00:20:58plus nos 3 beach
00:20:59qui sont des avions
00:20:59de coordination
00:21:00et d'investigation.
00:21:01Des beach ?
00:21:02Des beach,
00:21:02des plus petits avions
00:21:03qui ne larguent pas d'eau.
00:21:04Mais nos avions bombardiers d'eau,
00:21:05c'est bien nos dash
00:21:06et nos Canadair
00:21:07qui sont le cœur de frappe
00:21:09qui travaillent
00:21:10à différentes étapes du feu.
00:21:12Le dash va faire
00:21:12des longues barrières
00:21:13de retardant
00:21:14avec ses 10 tonnes
00:21:15de retardant
00:21:15en amont du feu
00:21:16pour que le feu
00:21:17vienne dessus.
00:21:18Là où le Canadair
00:21:18fait de l'attaque massive
00:21:20à l'eau
00:21:20en faisant des rotations
00:21:21très très rapides
00:21:22en allant écoper.
00:21:23On a vu sur le feu là
00:21:24qu'il était à 6 ou 8 minutes
00:21:25et donc vraiment avoir
00:21:26une attaque massive
00:21:28et efficace.
00:21:30Cette flotte-là,
00:21:31elle est complétée
00:21:32avec des moyens
00:21:32de location
00:21:34depuis 2022 maintenant.
00:21:35Des hélicoptères lourds
00:21:36et légers
00:21:37pour faire
00:21:37dans un second temps
00:21:38un travail
00:21:39un petit peu plus local
00:21:42de traitement du feu
00:21:43et des air tracteurs
00:21:44qui sont des machines
00:21:44un peu plus petites.
00:21:46Mais le cœur du dispositif
00:21:48c'est bien
00:21:48cette flotte patrimoniale
00:21:49avec les dash
00:21:50et les canadaires
00:21:51qui est amenée
00:21:53à évoluer
00:21:54puisqu'on a eu
00:21:55l'annonce
00:21:55en 2022
00:21:56du président Macron
00:21:57de l'acquisition
00:21:58de 4 autres machines
00:21:59pour monter notre flotte
00:21:59à 16 canadaires
00:22:01à l'horizon 2032
00:22:02qui va nous permettre
00:22:03aussi de rétrofiter
00:22:05donc c'est-à-dire
00:22:07remettre au goût
00:22:07des technologies actuelles
00:22:08ces machines
00:22:09qui ont effectivement
00:22:0930 ans de moyenne d'âge
00:22:11et leur permettre
00:22:11de continuer encore
00:22:13à évoluer
00:22:14et à traiter les feux
00:22:15comme elles le font.
00:22:15En tout cas
00:22:15sur ces questions
00:22:16d'incendie
00:22:17on va se quitter
00:22:17avec une belle initiative
00:22:18enfin une belle initiative
00:22:19un acte de bravoure
00:22:20je ne sais pas
00:22:21comment l'appeler
00:22:22en tout cas
00:22:22c'est des ados
00:22:23ils ne sont pas restés inertes
00:22:24c'est tout ce que je peux vous dire
00:22:25ça se passe dans l'heure
00:22:26ils sont trois adolescents
00:22:28ils sont devenus les héros
00:22:29de tout un village
00:22:29il y avait un incendie
00:22:30dans une église
00:22:31du 16e siècle
00:22:32ils n'ont pas hésité
00:22:33à arriver
00:22:35avant les secours
00:22:36c'est un reportage
00:22:37de Raphaël Lazarek
00:22:39les traces de fumée
00:22:40sont encore visibles
00:22:41sur les murs
00:22:42au sol
00:22:42les marques laissées
00:22:43par les flammes
00:22:44témoignent de la violence
00:22:45de l'incendie
00:22:45qui s'est déclarée
00:22:46il y a quelques jours
00:22:47dans cette église
00:22:48du 16e siècle
00:22:49rapidement alertés
00:22:49les secours sont en route
00:22:51mais à l'intérieur
00:22:51le feu gagne du terrain
00:22:53il y avait de la fumée
00:22:53partout
00:22:54partout
00:22:54partout
00:22:55partout
00:22:55tout ce bois là
00:22:56a brûlé
00:22:56ça partait d'ici
00:22:57tout ça ça a brûlé
00:22:58et les jeunes sont arrivés
00:22:59à quelques mètres de là
00:23:00trois adolescents
00:23:01assistent à la scène
00:23:02sans hésiter
00:23:03ils décident d'intervenir
00:23:04les jeunes ont dit
00:23:05mais on veut sauver
00:23:06notre église
00:23:07et c'est quand même
00:23:07grâce à eux
00:23:08que tout ça
00:23:10ça n'a pas été
00:23:11beaucoup plus loin
00:23:11les jeunes pénètrent
00:23:12dans le presbytère
00:23:13pour récupérer
00:23:14des extincteurs
00:23:15et tenter de contenir
00:23:16l'incendie
00:23:16malgré la fumée
00:23:17et la chaleur
00:23:18on s'est dit
00:23:19il faut faire quelque chose
00:23:20du coup on a pris un extincteur
00:23:21on y est retourné
00:23:22on a essayé de contenir
00:23:24le plus possible
00:23:24en attendant l'arrivée
00:23:25des pompiers
00:23:25et après ils sont arrivés
00:23:26pour moi c'est pas héroïque
00:23:27tout le monde aurait pu le faire
00:23:29si on ne serait pas intervenu
00:23:31il y aurait sûrement
00:23:32plus d'église
00:23:32alors à arriver
00:23:33les pompiers parviennent
00:23:34à maîtriser définitivement
00:23:35l'incendie
00:23:36selon eux
00:23:37sans cette intervention rapide
00:23:38le feu aurait très probablement
00:23:40atteint la charpente
00:23:41de cette église
00:23:41pour saluer leur sang froid
00:23:42les adolescents
00:23:43seront officiellement récompensés
00:23:45dans les prochaines semaines
00:23:46par la commune
00:23:46et par l'église
00:23:48bon on peut les applaudir
00:23:50quand même
00:23:50ces trois ados
00:23:51colonel
00:23:51un petit mot pour les ados
00:23:52qui ont sauvé l'église
00:23:53une initiative citoyenne
00:23:54maintenant
00:23:54on recherche des volontaires
00:23:56donc se rapprocher
00:23:57de leur caserne
00:23:58pour s'engager
00:23:59exactement
00:23:59ça a peut-être suscité
00:24:01une vocation
00:24:01en effet
00:24:01vous avez raison
00:24:02le dirait le dibuchard
00:24:03dans un instant
00:24:04on va se retrouver
00:24:04que s'est-il passé
00:24:05à Sarcelles
00:24:06les services de renseignement
00:24:07ont-ils déjoué
00:24:09véritablement
00:24:09un attentat
00:24:10contre la communauté juive
00:24:11on s'interroge
00:24:12restez bien avec nous
00:24:13dans Midi News
00:24:14à tout de suite
00:24:16de Midi News
00:24:17avec cette question
00:24:18que s'est-il passé
00:24:19à Sarcelles
00:24:20est-ce un attentat
00:24:21antisémite
00:24:22nous poserons la question
00:24:23dans Midi News
00:24:23après les dernières informations
00:24:25Semaïa Labiti
00:24:26l'actualité de ce lundi
00:24:27c'est ce dernier discours
00:24:28aux armées
00:24:29du chef de l'Etat
00:24:30allocution traditionnelle
00:24:31à la veille du 14 juillet
00:24:33depuis l'hôtel de Brienne
00:24:34durant laquelle
00:24:35Emmanuel Macron
00:24:36s'est félicité
00:24:37du doublement du budget
00:24:38en 10 ans
00:24:38avec notamment
00:24:39une enveloppe
00:24:40de 67 milliards
00:24:41en 2027
00:24:41le président est également
00:24:43revenu sur l'importance
00:24:44d'être libre
00:24:45et d'être craint
00:24:46dans un contexte
00:24:47de guerre
00:24:47aux portes de l'Europe
00:24:48et au Moyen-Orient
00:24:49d'où la nécessité
00:24:50d'un rehaussement
00:24:51de notre dissuasion nucléaire
00:24:54c'est l'autre titre
00:24:55de l'actualité
00:24:56la troisième vague
00:24:57de chaleur s'installe
00:24:5837 départements
00:24:59en vigilance rouge
00:25:00canicule
00:25:00plus d'un tiers
00:25:01des habitants du pays
00:25:02sont touchés
00:25:03par ces températures extrêmes
00:25:05conséquence
00:25:05les départs de feu
00:25:06se multiplient
00:25:07le rail est en surchauffe
00:25:09et trois réacteurs
00:25:10nucléaires ont dû
00:25:10être mis à l'arrêt
00:25:12et puis on termine
00:25:13avec les derniers développements
00:25:14au Moyen-Orient
00:25:15après une série de frappes
00:25:16menées par Washington
00:25:17contre l'Iran
00:25:18cette nuit
00:25:18et la réplique de Téhéran
00:25:19avec des tirs
00:25:20sur des bases américaines
00:25:21et l'annonce
00:25:22de la fermeture
00:25:23du détroit d'Hormuz
00:25:24les gardiens
00:25:24se disent
00:25:25se tenir prêts
00:25:26à se défendre
00:25:27tout en poursuivant
00:25:28les négociations
00:25:29avec les médiateurs
00:25:30pakistanais
00:25:31et qataris
00:25:32merci
00:25:33Somaïa Labidi
00:25:34et en effet
00:25:35sur ce discours
00:25:36du chef de l'Etat
00:25:36l'Europe est en train
00:25:38de devenir une puissance
00:25:39le message
00:25:40que nous envoyons au monde
00:25:41et le suivant
00:25:42oui la paix est notre but
00:25:43oui
00:25:44nous chérissons
00:25:45la liberté et le sang
00:25:46et oui
00:25:47nous nous tenons prêts
00:25:48à combattre
00:25:49pour les défendre
00:25:51toujours
00:25:51au prix du sang
00:25:52s'il le faut
00:25:53faut-il vous rappeler
00:25:55l'onde de choc
00:25:56qu'avait provoqué
00:25:57le chef d'état-major
00:25:58des armées
00:25:58Fabien Mandon
00:25:59lorsqu'il avait dit
00:26:00qu'on enverrait
00:26:01peut-être
00:26:02un jour
00:26:03des enfants
00:26:03au front
00:26:04voilà donc
00:26:05cette nouvelle
00:26:07salve
00:26:08du chef
00:26:09des armées
00:26:10en l'occurrence
00:26:11le président
00:26:11de la République
00:26:12et on aura l'occasion
00:26:12d'en parler
00:26:13tout à l'heure
00:26:15puisque demain
00:26:16c'est le 14 juillet
00:26:17et vous le suivrez
00:26:17bien sûr
00:26:18dès 6h
00:26:18en direct
00:26:19sur CNews
00:26:20que s'est-il passé
00:26:21à Sarcelles
00:26:21les services de renseignement
00:26:23ont-ils déjoué
00:26:23un attentat terroriste
00:26:24contre la communauté juive
00:26:25le caractère antisémite
00:26:27reste à confirmer
00:26:27suite à la découverte
00:26:29d'une voiture
00:26:29qui contenait des armes
00:26:30300 personnes
00:26:31ont dû être évacuées
00:26:33alentour
00:26:33une enquête est ouverte
00:26:34précision de Sharon Camara
00:26:37C'est ici
00:26:38rue Henri Dunant
00:26:40à Sarcelles
00:26:40que le véhicule suspect
00:26:42a été retrouvé
00:26:42par la brigade anticriminalité
00:26:44ce samedi soir
00:26:45après un signalement
00:26:46de la DGSI
00:26:47la direction générale
00:26:48de la sécurité intérieure
00:26:50estime que le véhicule
00:26:51aurait pu être positionné
00:26:53à cet emplacement
00:26:53pour commettre un attentat
00:26:55contre la communauté juive
00:26:56si aucun explosif
00:26:58n'a été retrouvé
00:26:59à l'intérieur
00:26:59la voiture
00:27:00contenait plusieurs armes
00:27:02un fusil d'assaut
00:27:03et 7 cartouches
00:27:04ainsi qu'une arme de poing
00:27:05avec 10 munitions
00:27:06donc on se retrouve
00:27:08encore une fois
00:27:09avec des éléments
00:27:12probants
00:27:13sur certainement
00:27:14une attaque
00:27:15de nos compatriotes juifs
00:27:17puisque Sarcelles
00:27:18il y a beaucoup
00:27:19de compatriotes juifs
00:27:21qui résident
00:27:22l'opération des démineurs
00:27:23a nécessité
00:27:24l'évacuation
00:27:24de 300 personnes
00:27:26d'un cinéma
00:27:26et de plusieurs restaurants
00:27:28dans ce quartier
00:27:28animé de Sarcelles
00:27:30si les forces de l'ordre
00:27:31n'ont pas encore confirmé
00:27:32qu'il s'agit
00:27:33d'un attentat déjoué
00:27:34contre la communauté juive
00:27:35ce syndicat de police
00:27:37affirme toutefois
00:27:38que la menace
00:27:38est plus importante
00:27:39actuellement
00:27:40il y a un regain
00:27:42d'activité
00:27:44en tous les cas
00:27:45potentiellement
00:27:45terrorisme
00:27:46qui toucherait
00:27:47notre pays
00:27:48le parquet national
00:27:49antiterroriste
00:27:50s'est saisi de l'affaire
00:27:51une enquête a été ouverte
00:27:53notamment pour les chefs
00:27:54d'associations
00:27:55de malfaiteurs terroristes
00:27:56en vue de la préparation
00:27:57de crimes d'atteinte
00:27:58aux personnes
00:27:59Écoutez ce que disait
00:28:00dans la grande interview
00:28:01sur CNews ce matin
00:28:02Aurore Berger
00:28:03la ministre de lutte
00:28:04contre les discriminations
00:28:06qui porte justement
00:28:06une loi qui sera examinée
00:28:08en octobre prochain
00:28:09Écoutez-la justement
00:28:10sur ce sujet
00:28:12Nous contrairement
00:28:13à d'autres démocraties
00:28:14on n'a jamais cédé
00:28:15on n'a jamais cédé
00:28:16parce qu'il y a toujours
00:28:17eu une protection
00:28:18et vous le savez
00:28:18par à la fois
00:28:20les militaires
00:28:20les policiers
00:28:21les gendarmes
00:28:21de l'ensemble des lieux
00:28:22de culte
00:28:23et l'ensemble des lieux
00:28:23de vie juifs
00:28:24des écoles
00:28:25ce qui se passe aujourd'hui
00:28:26c'est qu'on a malheureusement
00:28:27un regain d'antisémitisme
00:28:28un antisémitisme
00:28:30qui s'est renouvelé
00:28:31dans ses formes
00:28:31et puis moi ce que j'appelle
00:28:33l'antisémitisme d'atmosphère
00:28:34c'est-à-dire
00:28:35ces phrases du quotidien
00:28:36ces tags
00:28:37ces crachats
00:28:38ces gifles
00:28:38qui aujourd'hui
00:28:39ne sont pas condamnés
00:28:40pour ce qu'elles doivent être
00:28:41c'est-à-dire
00:28:42des personnes qui sont ciblées
00:28:44parce qu'elles sont
00:28:45ou se réjouent
00:28:45c'est ça que je veux changer
00:28:46Voilà
00:28:48c'est ça que je veux changer
00:28:49dit Aurore Berger
00:28:50par cette loi
00:28:51qui portera son nom
00:28:52et qui sera examinée
00:28:53en septembre
00:28:53mais qui a été présentée
00:28:54la semaine dernière
00:28:55au Conseil des ministres
00:28:55Oui en fait
00:28:56c'est la suite quelque part
00:28:57de la loi de Caroline Yadant
00:28:59qui avait fait trop de polémiques
00:29:02et soulevé finalement
00:29:02trop de réticences
00:29:03donc c'est le gouvernement
00:29:04à la fois qui reprend ce texte
00:29:05et donc qui tente de le rendre
00:29:07si j'ose dire
00:29:08plus consensuel forcément
00:29:09pour qu'il y ait une majorité
00:29:10quand Aurore Berger
00:29:11dit qu'ils n'ont pas cédé
00:29:13je m'inscris quand même
00:29:14un peu en faux
00:29:14qu'Aurore Berger
00:29:15soit très déterminée
00:29:16à lutter notamment
00:29:17contre l'antisémitisme
00:29:18je pense qu'on peut lui reconnaître
00:29:20est-ce que c'est le cas
00:29:20de tout le gouvernement
00:29:22et est-ce qu'il y a eu
00:29:23des actions assez fortes
00:29:24de la part de tout le gouvernement
00:29:26chef de l'État
00:29:27je ne suis pas sûre
00:29:28et premièrement
00:29:29elle dit que la France
00:29:30n'a jamais cédé
00:29:31mais si vraiment
00:29:31la France n'a pas cédé
00:29:32la France n'a pas non plus réussi
00:29:34on parle de ce qui s'est passé
00:29:36à Sarcelles
00:29:36les menaces
00:29:37les agressions antisémites
00:29:38c'est tous les jours
00:29:39et cet antisémitisme
00:29:40d'atmosphère
00:29:41dont elle parle
00:29:42ça conduit à ce qu'on ait
00:29:43des compatriotes juifs
00:29:44qui repartent vivre en Israël
00:29:46où ils se sentent plus en sécurité
00:29:47dans un pays en guerre
00:29:48que dans leur pays
00:29:49où ils ont toujours grandi
00:29:51et on voit bien
00:29:52que l'action aujourd'hui
00:29:53du gouvernement
00:29:54elle n'a pas du tout
00:29:55endiguer l'antisémitisme
00:29:56pour l'instant
00:29:56et bien qu'en pense
00:29:57le vice-président du CRIF
00:29:59Philippe Meillère
00:30:00est avec nous
00:30:01bonjour monsieur
00:30:02merci d'être en direct
00:30:04sur CNews
00:30:05est-ce que vous pensez
00:30:06que la France
00:30:08en fait assez
00:30:08j'ai dans le souvenir
00:30:09également
00:30:10l'ambassadeur
00:30:11Charles Kirchner
00:30:12l'ambassadeur américain
00:30:13qui avait dit clairement
00:30:14à Emmanuel Macron
00:30:16qu'il n'en faisait pas assez
00:30:17sur l'antisémitisme
00:30:18en France
00:30:19je regarde le Royaume-Uni
00:30:21avec le gouvernement
00:30:21qui débloque
00:30:22250 millions de livres sterling
00:30:23pour protéger la communauté juive
00:30:25question concrète
00:30:26est-ce qu'on en fait assez
00:30:27pour protéger les juifs
00:30:28en France ?
00:30:30Alors écoutez
00:30:30d'abord la comparaison
00:30:31que vous faites
00:30:32avec le Royaume-Uni
00:30:34elle est difficile
00:30:35à faire
00:30:36parce que ce sont
00:30:37des lignes budgétaires
00:30:38différentes
00:30:38vous parlez de ce fameux chiffre
00:30:40qui circule
00:30:40des 293 millions d'euros
00:30:42qui ont été débloqués
00:30:44au Royaume-Uni
00:30:45pour la sécurisation
00:30:46de la communauté juive
00:30:48en France
00:30:49on ne peut pas comparer
00:30:50parce qu'il n'y a pas
00:30:50de ligne budgétaire
00:30:51unique
00:30:52dédié à un culte
00:30:54en particulier
00:30:55à la communauté juive
00:30:56en général
00:30:58il faut reconnaître
00:30:59que les pouvoirs publics
00:31:00depuis de nombreuses années
00:31:02et je pense notamment
00:31:03aux attentats 2012-2013
00:31:04donc ça fait quand même 13 ans
00:31:05qu'il y a des efforts particuliers
00:31:07qui sont faits
00:31:08Sentinelle, Vigipirate
00:31:09et autres
00:31:09de sécurisation
00:31:10des lieux de culte
00:31:11avec là aussi
00:31:13un effort tout particulier
00:31:15qui est fait
00:31:15est-ce que c'est suffisant ?
00:31:16Évidemment que non
00:31:17ce n'est jamais suffisant
00:31:19on est dans un
00:31:20vous venez de le rappeler
00:31:21dans un contexte
00:31:22dans un climat
00:31:23depuis le 7 octobre
00:31:24de tsunamis antisémites
00:31:26dans le monde
00:31:26en Europe
00:31:27et en France
00:31:29avec un climat
00:31:30et des actes
00:31:31de plus en plus marqués
00:31:32de plus en plus violents
00:31:33de plus en plus préoccupants
00:31:34donc oui clairement
00:31:36on n'en fait jamais assez
00:31:38est-ce que les pouvoirs publics
00:31:39sont sensibilisés
00:31:40à l'antimitisme en France ?
00:31:42On ne peut pas dire que non
00:31:43il y a une sensibilisation
00:31:44vous parliez du travail
00:31:46remarquable
00:31:47que fait la ministre
00:31:47Orberger
00:31:48donc oui
00:31:49on peut faire plus
00:31:50ne comparons pas
00:31:52ce qui n'est pas comparable
00:31:54notamment avec le Royaume-Uni
00:31:55où je le rappelle
00:31:56cette année
00:31:57en 2025-2026
00:31:59nous sommes à un niveau record
00:32:00comme en France
00:32:01d'actes antisémites
00:32:023700 actes antisémites
00:32:03au Royaume-Uni
00:32:04contre environ 1500 en France
00:32:06tout n'est évidemment pas comparable
00:32:08mais il y a un tsunami global
00:32:09les pouvoirs publics européens
00:32:11font ce qu'ils peuvent
00:32:12est-ce qu'il faut faire plus ?
00:32:14Oui
00:32:14mais j'ai envie de vous dire
00:32:15le combat contre l'antimitisme
00:32:17ce n'est pas qu'une question budgétaire
00:32:19c'est également un combat
00:32:21un sursaut qui doit être
00:32:22dans tous les niveaux de la société
00:32:23je pense à la justice
00:32:24évidemment
00:32:25je pense à l'éducation
00:32:26et je pense au monde politique
00:32:29avec des pompiers pyromanes
00:32:32notamment à l'extrême gauche
00:32:33qui alimentent un climat d'antimitisme
00:32:37avec beaucoup qui laissent faire
00:32:39et qui laissent dire
00:32:39et c'est ça ce qui est préoccupant
00:32:41c'est ça ce qui est inacceptable
00:32:42et c'est contre ça
00:32:43qu'il faut se mobiliser
00:32:44pour réveiller les consciences
00:32:46pour rappeler qu'un parti politique
00:32:48une frange politique en France
00:32:49en 2026
00:32:50ne peut pas attiser l'antimitisme
00:32:52avec les conséquences
00:32:53que l'on connaît
00:32:54et c'est aussi là-dessus
00:32:55qu'il faut se réveiller
00:32:56Bernard
00:32:57écoutez il faut dire les choses
00:33:00simplement
00:33:01les français d'origine
00:33:02de confession juive
00:33:03sont aujourd'hui traumatisés
00:33:06c'est pas un hasard
00:33:07si l'hypothèse de l'attentat
00:33:09antisémite circule à Sarcel
00:33:11c'est peut-être un anniversaire
00:33:13que les auteurs supposés
00:33:15voulaient célébrer
00:33:15je n'oublie pas
00:33:16juillet 2014
00:33:18juillet 2014
00:33:19quand des centaines
00:33:20des centaines
00:33:22de personnes
00:33:23armées de barres de fer
00:33:25ont fait une descente
00:33:26il n'y a pas d'autre terme
00:33:27dans le quartier juif
00:33:28de Sarcel
00:33:28et c'est un chemin de croix
00:33:30et heureusement
00:33:31les forces de l'ordre
00:33:32sont intervenues
00:33:33sinon il y aurait eu
00:33:34un véritable massacre
00:33:35ils s'apprêtaient
00:33:36à entrer dans les immeubles
00:33:37à l'image de ces émettus
00:33:38du samedi soir
00:33:39lors de la finale
00:33:40PSG-Arsenal
00:33:41et c'est un chemin de croix
00:33:43pour les français
00:33:44sarcellois
00:33:45qui avaient quitté
00:33:45les pays du Maghreb
00:33:47notamment l'Algérie
00:33:48qui avaient quitté la guerre
00:33:49et qui avaient vécu
00:33:50des années très heureuses
00:33:50de cohabitation
00:33:51avec toutes les autres
00:33:52communautés
00:33:53et qui aujourd'hui
00:33:54veulent quitter Sarcel
00:33:56veulent quitter la France
00:33:57j'ai entendu ce matin
00:33:59je ne sais plus
00:33:59qui disait
00:34:01ici sur ce plateau
00:34:02d'ailleurs
00:34:02mais pas avec vous
00:34:03des français
00:34:04de confession juive
00:34:06quittent Sarcel
00:34:07quittent la cité
00:34:08les cités
00:34:08pour aller dans
00:34:09les quartiers riches
00:34:10il y a des français
00:34:11juifs d'origine
00:34:12extrêmement modeste
00:34:13qui ne peuvent pas
00:34:14quitter Sarcel
00:34:15qui habitent dans des HLM
00:34:17et qui voient parfois
00:34:18des intrus
00:34:18entrer dans les halls d'accueil
00:34:20lister les noms
00:34:21des familles juives
00:34:22voilà où on en est
00:34:24aujourd'hui en France
00:34:25alors
00:34:25Horreur Berger fait le job
00:34:27depuis très longtemps
00:34:28elle mène ce combat
00:34:29évidemment
00:34:30il y avait des assises
00:34:31contre l'antisémitisme
00:34:32mais évidemment
00:34:32la sanction contre
00:34:33la loi Yadant
00:34:34effectivement
00:34:35la sanction contre
00:34:36les agresseurs
00:34:37contre ceux qui agressent
00:34:38même au quotidien
00:34:39des français d'origine juive
00:34:41elle est évidente
00:34:42mais il y a une autre sanction
00:34:43qu'il faudrait avoir
00:34:44quand on entend
00:34:45Rima Hassan
00:34:46héroïser des terroristes
00:34:47qui ont tué et assassinés
00:34:49quand on entend
00:34:49Jean-Luc Mélenchon
00:34:51déverser son antisémitisme
00:34:53il n'y a aucune sanction
00:34:54c'est un parti
00:34:56qui devrait être
00:34:57déclaré aujourd'hui
00:34:58hors la loi
00:34:59parce qu'il se met en marge
00:35:01de cette loi républicaine
00:35:03et ce travail-là
00:35:04pardon Horreur Berger
00:35:05mais il n'est pas fait
00:35:06Oui
00:35:07et du point de vue politique
00:35:09effectivement
00:35:09on a des saisies
00:35:10de l'article 40
00:35:11vous le disiez
00:35:12je ne sais plus
00:35:13il y a le procès
00:35:15de Rima Hassan
00:35:15qui devait avoir lieu
00:35:17et qui
00:35:17alors à la demande
00:35:18de la défense
00:35:19donc c'est là
00:35:20où c'est assez étonnant
00:35:22finalement
00:35:22ça va avoir lieu
00:35:24en octobre
00:35:24mais à part effectivement
00:35:26des saisies
00:35:27de l'article 40
00:35:27il n'y a pas de sanction
00:35:28il n'y a pas de sanction
00:35:29et effectivement
00:35:30Horreur Berger
00:35:31ou d'autres ministres
00:35:32condamnent les propos
00:35:32de la France insoumise
00:35:33d'accord
00:35:34mais vous rappeliez
00:35:36un certain nombre
00:35:37de propos
00:35:37ou de procédures
00:35:38qui sont en cours
00:35:39pardon mais sur des faits
00:35:40aussi graves
00:35:40pourquoi on n'a pas
00:35:41carrément un président
00:35:42de la République
00:35:43à un moment
00:35:43qui se dit
00:35:43ça n'est pas possible
00:35:45ce sont des élus
00:35:45de la République
00:35:46qui n'a pas défilé
00:35:47pour la marche
00:35:47entre l'antisémitisme
00:35:49qui n'a pas défilé
00:35:49c'est évidemment
00:35:49le premier mauvais signal
00:35:51et avec deux justifications
00:35:53officiellement
00:35:53on nous disait
00:35:53raison de sécurité
00:35:55on se rappelle
00:35:55qu'après Charlie Hebdo
00:35:56tous les chefs d'Etat
00:35:57étaient dans la rue
00:35:57et que la sécurité
00:35:58on sait faire
00:35:59et pire
00:35:59il y a cette explication
00:36:00où on disait
00:36:01oui mais si jamais
00:36:02il défile contre l'antisémitisme
00:36:03peut-être que ça va réveiller
00:36:04les banlieues
00:36:05c'est l'argument
00:36:06le plus discriminatoire
00:36:07qu'on a jamais entendu
00:36:08c'est considérer
00:36:08que toutes les banlieues
00:36:09seraient antisémites
00:36:10ce qui n'est évidemment pas le cas
00:36:11donc en plus
00:36:11il n'y avait aucune raison
00:36:12et on voit bien
00:36:13qu'à la fois
00:36:14dans la parole politique
00:36:15pour lutter
00:36:16contre la France insoumise
00:36:17quand elle flirte
00:36:18avec l'antisémitisme
00:36:19ou quand il s'agit
00:36:19de condamner
00:36:21véritablement
00:36:21Rima Hassan
00:36:22ou d'autres d'ailleurs
00:36:23ou des personnes
00:36:23qui ne sont pas aussi connues
00:36:25ou qui ne sont pas élues
00:36:26honnêtement
00:36:26la sanction
00:36:27on peut juger
00:36:27qu'elle n'est pas à la hauteur
00:36:28Caroline Pilastre
00:36:29le point d'orgue
00:36:30de l'antisémitisme
00:36:31a été effectivement
00:36:32le 7 octobre
00:36:33mais les français
00:36:34de confession juive
00:36:35qu'ils soient laïcs
00:36:36ou qu'ils soient religieux
00:36:39le vivent
00:36:40ils sont boucs émissaires
00:36:41comme les juifs
00:36:42dans le monde entier
00:36:43d'ailleurs
00:36:43depuis malheureusement
00:36:44la nuit des temps
00:36:45malgré tout
00:36:46il y a un problème de fond
00:36:48la justice
00:36:49doit faire son travail
00:36:50et doit être très ferme
00:36:51sur cette question
00:36:52il y a beaucoup
00:36:54de laisser aller
00:36:54de laisser passer
00:36:56si je puis dire
00:36:57parce que c'est devenu banalisé
00:36:59et beaucoup
00:37:00ont une parole
00:37:01totalement libérée
00:37:02dans l'espace public
00:37:03entre autres
00:37:04depuis le 7 octobre
00:37:05pourquoi
00:37:06il y a-t-il
00:37:08autant
00:37:08de français juifs
00:37:10laïcs
00:37:10je le précise toujours
00:37:11ou religieux
00:37:12qui veulent quitter
00:37:14la France
00:37:14leur pays
00:37:15qui veulent faire l'alias
00:37:16c'est-à-dire
00:37:17la montée en Israël
00:37:18c'est parce qu'ils n'ont
00:37:19plus confiance
00:37:20en l'état
00:37:20pour les protéger
00:37:21et les préserver
00:37:22qu'ils ont peur
00:37:23et qu'ils baissent la tête
00:37:24parce qu'ils n'ont pas
00:37:25M. Meyer voulait réagir
00:37:26Yves Meyer
00:37:30à propos de la France insoumise
00:37:31et de ses cadres
00:37:33il est évident
00:37:34que la responsabilité
00:37:36de la fille
00:37:37est immense
00:37:38énorme
00:37:39dans ses dérapages
00:37:40vers bout
00:37:41dans ses propos
00:37:41c'est Aurore Berger
00:37:42qui l'a dit
00:37:43devant l'hémicycle
00:37:43de l'Assemblée nationale
00:37:44elle a dit
00:37:45l'antisémitisme en France
00:37:46c'est trois lettres
00:37:47LFI
00:37:48c'est la ministre
00:37:49qui l'a dit
00:37:50Absolument
00:37:51c'est LFI
00:37:51il y a une stratégie
00:37:53électoraliste
00:37:54que l'on dénonce
00:37:55depuis très longtemps
00:37:56il y a une stratégie
00:37:57politique
00:37:58de fracturation
00:37:59de la société française
00:38:01sur le dos
00:38:02si je puis dire
00:38:02de la communauté juive
00:38:03que l'on dénonce
00:38:04depuis longtemps
00:38:04mais je voudrais
00:38:05simplement rajouter
00:38:06qu'il y a une autre
00:38:07responsabilité
00:38:07il y a la responsabilité
00:38:09de ceux qui se disent
00:38:10encore les alliés
00:38:11ou les amis
00:38:12de LFI
00:38:12et qu'on n'entend pas
00:38:14et qu'on n'entend pas
00:38:14et qu'ils laissent dire
00:38:15et qui pour quelques sièges
00:38:17là aussi
00:38:18pour une stratégie électorale
00:38:19Donc ce sont les socialistes
00:38:21qui d'autres
00:38:22ceux que vous avez vus
00:38:23qui ont fait des accords
00:38:24techniques aux dernières municipales
00:38:25nommez-les
00:38:26Monsieur Meyer
00:38:27C'est une partie
00:38:28on les connait très bien
00:38:29c'est une partie
00:38:30de ceux qui ferment les yeux
00:38:31et si je puis rajouter un mot
00:38:33il y a la responsabilité
00:38:34de tous les autres
00:38:35dans la classe politique
00:38:38dans la classe médiatique
00:38:40dans la classe art
00:38:42partout
00:38:42dans tous les niveaux
00:38:44de la société française
00:38:45où finalement
00:38:47on n'entend que le silence
00:38:48Paul Amart disait
00:38:49tout à l'heure
00:38:50à juste titre
00:38:50que finalement
00:38:52on devrait entendre
00:38:52une condamnation
00:38:54unanime
00:38:54des dérapages
00:38:56des agressions
00:38:58verbales
00:38:59de Jean-Luc Mélenchon
00:39:00et de ses cadres
00:39:00de la fille
00:39:01Cette condamnation
00:39:02non seulement
00:39:03elle n'est pas unanime
00:39:04mais elle est extrêmement pauvre
00:39:06elle est très faible
00:39:07ce qu'on entend
00:39:08c'est surtout un silence
00:39:09on arrive dans une année
00:39:10électorale importante
00:39:11l'enjeu sera également là
00:39:13est-ce que c'est cette France-là
00:39:14qu'on veut
00:39:14pour le 27
00:39:15et les 5 ans qui viennent
00:39:16la réponse est évidemment non
00:39:17Merci beaucoup
00:39:18Monsieur le vice-président
00:39:19du CRIF
00:39:20le comité représentatif
00:39:22des institutions juives
00:39:23de France
00:39:25Philippe Meyer
00:39:25c'est une décision
00:39:26qui provoque
00:39:27l'incompréhension
00:39:27et la colère
00:39:28de la famille
00:39:29de Shem Sedin
00:39:30deux jeunes
00:39:31mis en examen
00:39:32dans le dossier
00:39:32de la mort
00:39:32du collégien de 15 ans
00:39:33tué après un passage
00:39:34à tabac
00:39:35à Virichatillon
00:39:36c'était en avril 2024
00:39:37ont été remis en liberté
00:39:39avant leur procès
00:39:40en cause
00:39:41un vide législatif
00:39:43apparu le 1er juillet
00:39:44après une décision
00:39:45du conseil constitutionnel
00:39:47et avant l'entrée
00:39:48en vigueur
00:39:49d'une nouvelle loi
00:39:50ça semble très technique
00:39:51Sabrina Birlin-Bouillet
00:39:53oui ça semble très technique
00:39:54et ça l'est
00:39:55mais le principe
00:39:57et le problème
00:39:58qui se pose aujourd'hui
00:39:59c'est la libération
00:40:00de ces deux présumés meurtriers
00:40:02l'affaire Shem Sedin
00:40:02c'est une affaire très grave
00:40:04en 2024 en avril
00:40:05vous l'avez dit
00:40:05un jeune collégien de 15 ans
00:40:07sort de son collège
00:40:07à Virichatillon
00:40:08et il se fait lyncher
00:40:09par un groupe de jeunes
00:40:10à coup de pied
00:40:10à coup de poing
00:40:11il meurt le lendemain
00:40:12suite à ses blessures
00:40:14et parmi les mises en examen
00:40:16ils sont quatre au début
00:40:17deux vont bénéficier
00:40:18d'un non-lieu
00:40:19et il ne restait plus
00:40:20que les deux présumés meurtriers
00:40:21qui étaient en prison
00:40:22et suite à ce vide juridique
00:40:25et bien il y a eu
00:40:26une libération
00:40:27libération sous contrôle judiciaire
00:40:29de ces deux accusés
00:40:30en attente de leur procès
00:40:31ils ont été libérés
00:40:33avec un contrôle judiciaire
00:40:34qu'on pourrait estimer
00:40:35assez léger
00:40:37on se demande
00:40:37si la cour n'a pas
00:40:38sous-estimé
00:40:39la dangerosité
00:40:40de ces deux accusés
00:40:41puisqu'ils n'ont pas
00:40:43d'obligation
00:40:45de bracelet électronique
00:40:46ils n'ont pas
00:40:46d'obligation de pointage
00:40:48ni d'interdiction
00:40:48d'entrer en contact
00:40:49avec la famille des victimes
00:40:50donc ils sont sortis
00:40:51quand même
00:40:51avec une relative
00:40:53liberté d'action
00:40:54et peu de contraintes
00:40:55malgré tout
00:40:55tout de même
00:40:56ils ont l'interdiction
00:40:58de paraître
00:40:59dans la région
00:41:00de l'Essonne
00:41:01interdiction de porter
00:41:02un couteau
00:41:02et d'avoir un lien
00:41:03avec les autres
00:41:04commis en examen
00:41:04mais vous voyez
00:41:05c'est très très léger
00:41:07ce qui fait que
00:41:08nous avons pu contacter
00:41:09la maman
00:41:10de Shamseddin
00:41:11via son avocate
00:41:12qui est effondrée
00:41:13aujourd'hui
00:41:13et qui a peur
00:41:14qui a aussi peur
00:41:15des représailles
00:41:15parce que cette affaire
00:41:17elle est très sensible
00:41:18alors justement
00:41:19pour être tout à fait précis
00:41:20sur ce vide législatif
00:41:22la chancellerie dit
00:41:23que c'est aussi
00:41:23la bévue d'un magistrat
00:41:25écoutez le porte-parole
00:41:26du ministère de la justice
00:41:27Sacha Strupp-Kahn
00:41:30Le conseil constitutionnel
00:41:31demande juste une chose
00:41:33demande au magistrat
00:41:34quand il maintient
00:41:35des mineurs en détention
00:41:35de prendre une ordonnance séparée
00:41:37c'est-à-dire de rendre
00:41:38une décision séparée
00:41:39en disant
00:41:40je maintiens ces jeunes
00:41:41en détention
00:41:41il ne rend pas ça impossible
00:41:43et en fait
00:41:43dans le cas d'Espèce
00:41:44la cour d'appel
00:41:45a juste constaté
00:41:46que le magistrat
00:41:47en charge du dossier
00:41:47n'a pas rendu
00:41:48une ordonnance séparée
00:41:49c'est une erreur procédurale
00:41:50c'est-à-dire que
00:41:51vous avez un juge d'instruction
00:41:52qui a maintenu en détention
00:41:53des mineurs
00:41:54en ne respectant pas
00:41:55ce que disait
00:41:56le conseil constitutionnel
00:41:57il y a maintenant un an
00:41:58Alors voilà ce qui se passe
00:41:59en fait
00:42:00En fait la chancellerie
00:42:02essaie de renvoyer
00:42:02la responsabilité
00:42:03au juge d'instruction
00:42:04et à la gestion
00:42:06de la procédure
00:42:07en gros il dit
00:42:08que le magistrat
00:42:09instructeur
00:42:10aurait dû faire
00:42:10une ordonnance séparée
00:42:11c'est-à-dire
00:42:12émettre une ordonnance
00:42:13qui décide
00:42:15de maintenir
00:42:15les accusés
00:42:16en détention provisoire
00:42:17coûte que coûte
00:42:18jusqu'au procès
00:42:19mais il faut savoir
00:42:20que cette ordonnance
00:42:21le juge
00:42:22n'est pas obligé
00:42:23de la faire
00:42:23ce n'est pas systématique
00:42:25et puis cette ordonnance
00:42:26doit être motivée
00:42:27et pour qu'elle soit motivée
00:42:28il faut bien qu'elle soit basée
00:42:29sur quelque chose
00:42:30sauf qu'aujourd'hui
00:42:30il n'y a pas de base
00:42:32juridique claire
00:42:33pour maintenir
00:42:34ces accusés
00:42:35en détention
00:42:35donc avec l'aide
00:42:36de très bons avocats
00:42:38comme ils ont pu en bénéficier
00:42:40et bien ils ont pu
00:42:41être libérés
00:42:41en toute légalité
00:42:43C'est ce qu'on appelle
00:42:43les détenus sans titre
00:42:45sans titre valable
00:42:47sans titre valable
00:42:48et voilà
00:42:49il n'y a pas de base
00:42:50juridique aujourd'hui
00:42:51qui permette leur détention
00:42:52et je me souviens
00:42:52qu'avant ce cas concret
00:42:54je crois que c'est le ministre
00:42:55de la justice lui-même
00:42:56Gérald Darmanin
00:42:57qui avait dit
00:42:58il y a trois semaines
00:42:59un mois
00:43:00qu'il y aurait
00:43:01la libération
00:43:02de plusieurs dizaines
00:43:04comme ça
00:43:04de détenus
00:43:05par ce défaut
00:43:07alors appeler ça
00:43:08un vide juridique
00:43:09une décision
00:43:10face au conseil constitutionnel
00:43:12en fait on libère
00:43:13on libère gratis
00:43:14parce qu'ils n'ont pas
00:43:15légiféré
00:43:16ils avaient un délai
00:43:17d'un an
00:43:18et le ministre de la justice
00:43:19n'a pas légiféré
00:43:20dans le délai
00:43:21en partie
00:43:22donc on se renvoie la balle
00:43:23c'est le gouvernement
00:43:23qui renvoie la balle
00:43:25au procureur
00:43:26au magistrat
00:43:27au magistrat
00:43:28au juge instructeur
00:43:30et ça vous donne
00:43:31quand même une idée
00:43:32de la France d'aujourd'hui
00:43:33en fait
00:43:33ce qui est certain
00:43:34c'est que s'il y avait eu
00:43:35cette base juridique
00:43:36aujourd'hui
00:43:36ces deux accusés
00:43:37ils ne seraient pas dehors
00:43:38ça vous donne une idée
00:43:38de la France aujourd'hui
00:43:39décalage énorme
00:43:40énorme entre la loi
00:43:41et la réalité
00:43:42voilà
00:43:43la loi étant dépassée
00:43:44par cette réalité
00:43:44cette ultra-violence
00:43:45qu'on voit aujourd'hui
00:43:46vous imaginez
00:43:47si on faisait un montage
00:43:47de deux images
00:43:48
00:43:49une famille en souffrance
00:43:50en douleur
00:43:52et deux suspects
00:43:53qui ricanent
00:43:54voilà
00:43:55à la sortie
00:43:56et voilà
00:43:56où on en est
00:43:57et une absence totale
00:43:59de bon sens
00:43:59j'ai l'impression
00:43:59que les magistrats
00:44:00ont le nez
00:44:01sur le code pénal
00:44:01et ne regardent pas
00:44:03la situation
00:44:04alentour
00:44:05ni l'environnement
00:44:06ni la dangerosité
00:44:07effectivement
00:44:07des suspects
00:44:09c'est à croire
00:44:10qu'ils sont eux-mêmes
00:44:11complètement décrochés
00:44:12ils sont décrochés
00:44:13ou alors ils sont désarmés
00:44:14parce qu'ils cherchent aussi
00:44:15à motiver leurs décisions
00:44:17et puis ça s'inscrit aussi
00:44:18dans une période
00:44:19de grande défiance
00:44:20entre les magistrats
00:44:21et le garde des Sceaux
00:44:23ça joue aussi peut-être
00:44:24dans certaines prises de décision
00:44:25et ça ne devrait pas
00:44:26parce que là
00:44:26pour le côté de la politique
00:44:27et ça ne devrait pas
00:44:28et on sait très bien
00:44:29qu'il y a la séparation
00:44:30des pouvoirs en France
00:44:31enfin en tout cas
00:44:31c'est ce qu'on m'a appris
00:44:32quand j'étais jeune
00:44:33voilà
00:44:34bientôt 14h
00:44:35à nouveau un point
00:44:36sur l'information
00:44:36et nous irons à Nice
00:44:37bien sûr
00:44:38demain
00:44:40célébration
00:44:40ou commémoration
00:44:41plutôt
00:44:42de cet attentat terrible
00:44:44qui avait coûté la vie
00:44:44à 86 personnes
00:44:46sur la promenade des Anglais
00:44:47c'était il y a 10 ans
00:44:48tout juste
00:44:48à tout de suite
00:44:51Dans un instant
00:44:52en direction Nice
00:44:53pour les commémorations
00:44:54du 14 juillet
00:44:56il y a 10 ans
00:44:57cet attentat terroriste
00:44:58sur la promenade des Anglais
00:44:59mais d'abord
00:44:59les informations
00:45:00Samaïa Labidi
00:45:01Et on commence ce journal
00:45:02par l'objectif
00:45:03numéro 1 de la journée
00:45:04fixer le feu
00:45:05qui s'est déclaré hier
00:45:06en forêt de Fontainebleau
00:45:08ce sont les mots
00:45:09de Laurent Nunez
00:45:10qui est arrivé tout ce matin
00:45:11au chevet des 500 pompiers
00:45:12mobilisés
00:45:13sur cet incendie
00:45:14qui a déjà parcouru
00:45:15800 hectares
00:45:16un incendie
00:45:18qui serait d'origine criminelle
00:45:19avec une dizaine
00:45:20de points de départ
00:45:20identifiés
00:45:21précise le ministre
00:45:22de l'Intérieur
00:45:23et qui a provoqué
00:45:24l'évacuation
00:45:25de 900 personnes
00:45:26Le maire de Noisy
00:45:28sur École
00:45:28dont la commune
00:45:29est située
00:45:30à une poignée
00:45:30de kilomètres
00:45:31dans l'emblématique forêt
00:45:33nous fait part
00:45:34de sa colère
00:45:35écoutez
00:45:36Il y a des incendies
00:45:37parce qu'il y a
00:45:38énormément de visiteurs
00:45:39et de touristes
00:45:40dans ma site
00:45:41des Trois Pignons
00:45:42mais ça se limite
00:45:44au maximum
00:45:45à 1 hectare
00:45:46mais là
00:45:46800 hectares
00:45:48c'est 70%
00:45:49de la forêt
00:45:50des Trois Pignons
00:45:51qui est partie
00:45:51en fumée
00:45:52en moins de 24 heures
00:45:53La météo
00:45:54n'est pas clémente
00:45:56la chaleur
00:45:57est étouffante
00:45:57il n'y a pas plu
00:45:58depuis un mois et demi
00:46:00c'est sec
00:46:01comme ce n'est pas possible
00:46:02et puis un sentiment
00:46:03de tristesse
00:46:05d'une part
00:46:05et puis de révolte
00:46:06par rapport
00:46:07à ceux
00:46:08qui ont mis le feu
00:46:09parce que là
00:46:09c'est évident
00:46:10qu'aujourd'hui
00:46:11c'est un feu criminel
00:46:12c'est scandaleux
00:46:14Et on l'a appris
00:46:15il y a quelques minutes
00:46:16un nouvel incendie
00:46:17cette fois
00:46:17entre hier
00:46:18et tonnerre
00:46:19conséquence
00:46:19interruption
00:46:20des circulations
00:46:21sur cet axe
00:46:21dans les deux sens
00:46:22la SNCF évoque
00:46:24un feu aux abords
00:46:25des voies
00:46:25sur la ligne
00:46:26à grande vitesse
00:46:26sud-est
00:46:27ce qui devrait occasionner
00:46:29au moins
00:46:29trois heures de retard
00:46:30sur certains trajets
00:46:31C'est l'autre information
00:46:33de ce lundi
00:46:34la troisième vague
00:46:35de chaleur s'installe
00:46:3637 départements
00:46:37placés en vigilance
00:46:38orange canicule
00:46:39plus d'un tiers
00:46:40des habitants du pays
00:46:41sont touchés
00:46:42par ces températures extrêmes
00:46:43conséquence
00:46:44on vient d'en parler
00:46:45les départs de feu
00:46:46se multiplient
00:46:47le rail étant surchauffé
00:46:48trois réacteurs nucléaires
00:46:50ont dû être mis
00:46:51à l'arrêt hier
00:46:52On en vient maintenant
00:46:53au dernier discours
00:46:54aux armées
00:46:55du chef de l'Etat
00:46:56allocution traditionnelle
00:46:57à la veille du 14 juillet
00:46:59depuis l'hôtel de Brienne
00:47:00durant laquelle
00:47:01Emmanuel Macron
00:47:02s'est félicité
00:47:03du doublement du budget
00:47:04en 10 ans
00:47:05avec notamment
00:47:05une enveloppe
00:47:06de 67 milliards
00:47:07en 2027
00:47:08le président
00:47:09qui est également revenu
00:47:10sur l'importance
00:47:11d'être libre
00:47:11et d'être craint
00:47:12dans un contexte
00:47:13de guerre
00:47:14aux portes de l'Europe
00:47:15mais aussi au Moyen-Orient
00:47:16d'où la nécessité
00:47:17dit-il
00:47:18d'un rehaussement
00:47:19de notre dissuasion nucléaire
00:47:22Et puis on referme
00:47:23ce journal
00:47:23par les derniers développements
00:47:25au Moyen-Orient
00:47:25après une série de frappes
00:47:27menées par Washington
00:47:28contre l'Iran
00:47:28cette nuit
00:47:29et la réplique
00:47:29de Téhéran
00:47:31avec des tirs
00:47:31sur des bases américaines
00:47:32et l'annonce
00:47:33de la fermeture
00:47:34du détroit d'Hormuz
00:47:35les gardiens
00:47:36disent se tenir
00:47:36prêts à se défendre
00:47:37tout en poursuivant
00:47:38les négociations
00:47:39avec les médiateurs
00:47:40de son côté
00:47:41la ministre déléguée
00:47:42aux armées
00:47:43appelle à revenir
00:47:44à la voie diplomatique
00:47:45pour enfin résoudre
00:47:46ce conflit
00:47:47écouter
00:47:48les moyens français
00:47:49sont pas visés
00:47:50vous le savez
00:47:51mais parfois aussi
00:47:52ils le sont
00:47:53on a eu quand même
00:47:53des pertes
00:47:54cette guerre
00:47:55qui malheureusement
00:47:56repart dans une logique
00:47:57d'escalade
00:47:57a des conséquences
00:47:58pour nous
00:47:59militaires
00:47:59et donc
00:48:00les forces
00:48:02qui sont déployées
00:48:02dans la région
00:48:03sont protégées
00:48:03donc je veux ici
00:48:04avoir un message
00:48:05rassurant pour nos forces
00:48:06néanmoins
00:48:07il y a des risques
00:48:08et cette guerre
00:48:09on peut pas dire
00:48:09qu'elle n'a pas
00:48:10de conséquences militaires
00:48:11pour nous
00:48:11nous sommes là
00:48:12pour défendre
00:48:13la souveraineté
00:48:13de nos partenaires
00:48:14de manière défensive
00:48:15on ne rentrera pas
00:48:17dans une logique
00:48:17d'escalade
00:48:18dont les événements
00:48:19récents démontrent
00:48:20qu'elle est de nouveau
00:48:20possible
00:48:21ce qui est grave
00:48:22et dangereux
00:48:22il faut revenir
00:48:23à la voie diplomatique
00:48:24voilà ce qu'on pouvait dire
00:48:26de l'actualité
00:48:26à 14h
00:48:27Pierre
00:48:27c'est assez étonnant
00:48:28cette déclaration
00:48:29de madame Ruffo
00:48:30ce matin
00:48:30alors que quelques heures
00:48:31plus tard
00:48:32Emmanuel Macron
00:48:33dit
00:48:33et oui
00:48:34nous tenons prêts
00:48:35à combattre
00:48:36pour défendre
00:48:37toujours
00:48:37au prix du sang
00:48:38s'il le faut
00:48:40donc j'entends
00:48:41que c'est défendre
00:48:42donc ça reste défensif
00:48:43mais quand même
00:48:43au prix du sang
00:48:45bon écoutez
00:48:45on en parlera tout à l'heure
00:48:47je voudrais qu'on parte
00:48:47à Nice
00:48:48parce que c'est une date
00:48:49que la ville de Nice
00:48:51et la France entière
00:48:52n'oubliera jamais
00:48:52il y a presque 10 ans
00:48:53jour pour jour
00:48:54le 14 juillet 2016
00:48:55un terroriste islamiste
00:48:57tué 86 personnes
00:48:59dans cet attentat
00:49:01effroyable
00:49:02au camion-bélier
00:49:03il en blessait
00:49:03400 autres
00:49:04hier matin
00:49:05les commémorations
00:49:06ont débuté
00:49:06sur la promenade
00:49:07des Anglais
00:49:07lieu du drame
00:49:08sur place
00:49:09reportage de Charles Pousseau
00:49:10avec le récit
00:49:11de Kylian Salé
00:49:13ils étaient plus d'un millier
00:49:14pour la plupart
00:49:15vêtus de blanc
00:49:16assez lancés ensemble
00:49:17sur la promenade
00:49:18des Anglais
00:49:19à l'avant
00:49:19près de 300 proches
00:49:21de victimes
00:49:21main dans la main
00:49:22avec tous
00:49:23la même envie
00:49:24on aurait la mémoire
00:49:25de toutes les victimes
00:49:26de l'attentat
00:49:27en fait
00:49:27parce que mon oncle
00:49:29en fait partie
00:49:29et pour moi
00:49:31c'est important
00:49:31d'être ici
00:49:32pour le passé
00:49:33le présent
00:49:34et surtout le futur
00:49:35le cortège
00:49:36s'est ensuite arrêté
00:49:37devant cette sculpture
00:49:38mi-ange
00:49:39mi-oiseau
00:49:39pour un dépôt
00:49:40de gerbe
00:49:41c'est ici
00:49:42que le camion-bélier
00:49:43a été arrêté
00:49:44et son conducteur
00:49:45un terroriste islamiste
00:49:46tué par la police
00:49:47un endroit
00:49:48où de nombreuses victimes
00:49:50n'ont pas encore
00:49:50la force de se rendre
00:49:51ils ne sont pas encore
00:49:52prêts à retourner
00:49:53sur cette promenade
00:49:54des Anglais
00:49:55et quelque part
00:49:57les images
00:49:58qu'ils vont voir
00:49:58de toutes ces personnes
00:50:00qui ont marché
00:50:00côte à côte
00:50:01avec force
00:50:02avec union
00:50:03solidarité
00:50:04parce que c'est des images
00:50:06qui vont les aider
00:50:07les aider à se reconstruire
00:50:09et à se réapproprier
00:50:10la promenade des Anglais
00:50:11la mobilisation
00:50:12et les hommages
00:50:13vont se poursuivre
00:50:14jusqu'à ce mardi soir
00:50:15une cérémonie mémorielle
00:50:17aura lieu
00:50:18avant un spectacle
00:50:18de drones
00:50:19où 86 faisceaux bleus
00:50:21seront braqués
00:50:21vers le ciel
00:50:26à Nice
00:50:27où nous retrouvons
00:50:28Stéphanie Rouquier
00:50:29justement
00:50:30Kylian vient de le dire
00:50:31les commémorations
00:50:32se poursuivent
00:50:33c'est bien cela
00:50:37Oui effectivement
00:50:38les commémorations
00:50:39se poursuivent
00:50:40à Nice
00:50:40pendant trois jours
00:50:41et aujourd'hui
00:50:42cet après-midi
00:50:42va se tenir
00:50:43à 16h30
00:50:44dans la Villa Masséna
00:50:46là où nous nous trouvons
00:50:47une cérémonie
00:50:48interreligiale
00:50:49alors vous le voyez
00:50:49des membres
00:50:50des associations
00:50:51commencent déjà
00:50:52à arriver
00:50:53nous sommes seulement
00:50:54à quelques mètres
00:50:55de la promenade
00:50:55des Anglais
00:50:56et donc cette cérémonie
00:50:57elle est dédiée
00:50:58à toutes les victimes
00:51:00de cet attentat
00:51:00aux 86 personnes
00:51:02qui ont perdu la vie
00:51:04lors de cette attaque
00:51:05et donc bien sûr
00:51:06c'est un moment
00:51:07très important
00:51:08pour ces familles
00:51:09car tous nous répètent
00:51:10que c'est important
00:51:11pour ne pas oublier
00:51:12ce drame
00:51:13pour ne pas oublier
00:51:14leurs proches
00:51:15et ces mots
00:51:16et bien
00:51:16ils le répètent tous
00:51:17sans cesse
00:51:18ne pas oublier
00:51:19pour que ne plus jamais
00:51:20un tel drame
00:51:21ne se reproduise
00:51:23alors il faut savoir
00:51:23que les commémorations
00:51:25vont aussi
00:51:25se poursuivre
00:51:26demain
00:51:27demain ce sera
00:51:28sur la place Masséna
00:51:29en fin d'après-midi
00:51:29à partir de 18h
00:51:30avec là
00:51:31une cérémonie
00:51:32présidée
00:51:33par Emmanuel Macron
00:51:34le président de la république
00:51:35merci beaucoup
00:51:37Stéphanie Rouquet
00:51:38en direct
00:51:39de Nice
00:51:40pour effectivement
00:51:41ces commémorations
00:51:42qui se poursuivent
00:51:44il est surnommé
00:51:45l'homme au scooter
00:51:46pour avoir poursuivi
00:51:47ce camion bélier
00:51:48et contribué
00:51:49à neutraliser
00:51:50le terroriste
00:51:50c'était le soir
00:51:51du 14 juillet 2016
00:51:52il s'appelle
00:51:53Franck Terrier
00:51:54et 10 ans après
00:51:55l'attaque terroriste
00:51:55il revient sur les faits
00:51:57avec émotion
00:51:58Anaïs Bauchet
00:51:59et Franck Triviaud
00:52:02la promenade
00:52:03des anglais
00:52:04un lieu particulièrement
00:52:05marquant pour Franck Terrier
00:52:07on ne pourrait jamais
00:52:07l'effacer
00:52:08je suis marqué à vie
00:52:09c'est clair
00:52:11c'est clair
00:52:12mais il faut avancer
00:52:13il faut être positif
00:52:15et voilà
00:52:15il y a 10 ans
00:52:16lors de l'attentat
00:52:17terroriste à Nice
00:52:18il poursuit le camion
00:52:19qui charge des centaines
00:52:20de spectateurs
00:52:21après avoir tenté
00:52:22de le stopper
00:52:22en jetant son scooter
00:52:23sous ses roues
00:52:24il ouvre la portière
00:52:25et frappe le terroriste
00:52:26pour l'arrêter
00:52:26au péril de sa vie
00:52:28il y a eu beaucoup
00:52:29de culpabilité
00:52:32parce qu'on se pose
00:52:33toujours des questions
00:52:34et si
00:52:37j'avais réfléchi avant
00:52:38et si
00:52:39voilà
00:52:40beaucoup de questions
00:52:41beaucoup de culpabilité
00:52:44ce geste là
00:52:45je pense que
00:52:46c'est à l'instinct
00:52:48aussi
00:52:48c'est un petit peu
00:52:51c'est plein de choses
00:52:52un an plus tard
00:52:53celui qu'on surnomme
00:52:54l'homme au scooter
00:52:55est décoré de la légion
00:52:56d'honneur
00:52:56pour cet acte de bravoure
00:52:57même s'il ne s'est jamais
00:52:58considéré comme un héros
00:53:00j'ai fait
00:53:01ce que j'avais à faire
00:53:05on m'oubliera
00:53:05comme les autres
00:53:08et puis
00:53:09voilà
00:53:09je l'ai fait
00:53:10voilà
00:53:12avec
00:53:15toute l'humanité
00:53:16qu'on peut avoir
00:53:17en soi
00:53:18et
00:53:18c'est tout
00:53:20toujours très marqué
00:53:21par cette attaque terroriste
00:53:22Franck poursuit aujourd'hui
00:53:23sa vie avec résilience
00:53:24cet attentat a causé
00:53:26la mort de 86 personnes
00:53:27et fait plus de 400 blessés
00:53:29faut-il rappeler
00:53:30que les vrais héros
00:53:31ne se considèrent
00:53:32jamais
00:53:33comme des héros
00:53:34c'est bouleversant
00:53:35ces images
00:53:35Caroline Piliastre
00:53:37c'est extrêmement touchant
00:53:39poignant
00:53:39et c'est une personne
00:53:40aussi courageuse
00:53:41qu'imble
00:53:42comme vous le disiez
00:53:43ce sont les héros
00:53:43du quotidien
00:53:44ceux qui se mettent en avant
00:53:45en général
00:53:45ne font pas le quart
00:53:47de ce qu'il a été capable
00:53:48de faire
00:53:48à l'instant T
00:53:49j'ai une pensée
00:53:50évidemment
00:53:52énorme
00:53:53vis-à-vis des victimes
00:53:54des familles des victimes
00:53:55des blessés
00:53:56des personnes en situation
00:53:57de handicap
00:53:57car il y en a beaucoup
00:53:58après chaque acte
00:54:00terroriste
00:54:00et je suis
00:54:01pour le devoir de mémoire
00:54:02et pour répondre
00:54:03à un des témoignages
00:54:04qu'on a entendu
00:54:05dans la séquence
00:54:06vu pour vous
00:54:07on n'oubliera pas
00:54:08personne n'a oublié
00:54:10où il était
00:54:10comme pour les autres
00:54:12actes terroristes
00:54:13sur notre sol
00:54:13ou en l'occurrence
00:54:14pour le 11 septembre
00:54:15ça nous marque
00:54:16d'une manière
00:54:17ou d'une autre
00:54:18pour certains
00:54:19plus que d'autres
00:54:19bien évidemment
00:54:20et il faut toujours
00:54:21soutenir
00:54:22et rendre hommage
00:54:23à ces personnes
00:54:23qui ont perdu la vie
00:54:24de manière abominable
00:54:26vis-à-vis de l'islamisme
00:54:28qui est mortifère
00:54:30et qui est pour moi
00:54:31une idéologie
00:54:32totalement sectaire
00:54:34Et puis ces commémorations
00:54:35elles sont importantes
00:54:36Stéphanie le disait
00:54:37parce qu'il y a deux angles
00:54:37évidemment
00:54:38il y a les familles
00:54:38qui ont besoin
00:54:39de se rappeler
00:54:40d'avoir ce moment
00:54:41aussi d'union
00:54:42bien sûr
00:54:42et puis aussi
00:54:43le côté sans doute
00:54:44plus politique
00:54:45de dire que la France
00:54:46doit continuer
00:54:47à se souvenir
00:54:48que la France
00:54:48doit continuer
00:54:49à commémorer
00:54:50parce que c'était
00:54:51malheureusement
00:54:51une période
00:54:52où en un an et demi
00:54:53la France a subi
00:54:54de très lourds attentats
00:54:55en s'attaquant
00:54:55à la liberté d'expression
00:54:56à des jeunes
00:54:57à des concerts
00:54:57à la célébration
00:54:58de la fête nationale
00:54:59donc c'est aussi
00:55:00une réponse
00:55:00de montrer
00:55:00que la France
00:55:01est là
00:55:01et puis se souvenir
00:55:02aussi qu'on a
00:55:03des services
00:55:04de renseignement
00:55:04qui font depuis
00:55:05un travail formidable
00:55:06qui déjouent régulièrement
00:55:08des attentats
00:55:09et que ces attentats
00:55:10tels qu'on les a vécus
00:55:11à Nice
00:55:12et on croise évidemment
00:55:13les doigts
00:55:13pour que ça n'arrive plus
00:55:14mais on n'en a pas
00:55:15vécu d'autres
00:55:15et c'est aussi signe
00:55:16qu'on a réussi
00:55:17à progresser
00:55:17dans la détection
00:55:19et dans la détection
00:55:21beaucoup plus précoce
00:55:21justement aussi
00:55:22de ceux qu'on appelait
00:55:23les loups solitaires
00:55:23et effectivement
00:55:25ces attentats
00:55:27cet islamisme radical
00:55:29nous guette
00:55:31et vous pouvez
00:55:33surtout regarder
00:55:34cette soirée spéciale
00:55:35avec un document
00:55:37ça sera ce soir
00:55:38sur 21h
00:55:39sur cet attentat
00:55:40de Nice
00:55:40je vous propose
00:55:41de regarder un extrait
00:55:46quelques minutes après
00:55:47la fin du feu d'artifice
00:55:48il est 22h30
00:55:50lorsqu'un camion
00:55:51de 19 tonnes
00:55:52s'engage sur la promenade
00:55:53des anglais
00:55:54à hauteur
00:55:55de l'hôpital Lanval
00:55:59son chauffeur
00:56:00son chauffeur accélère
00:56:01et fonce délibérément
00:56:02sur la foule
00:56:03renversant tous
00:56:04ceux qui se trouvent
00:56:05sur sa trajectoire
00:56:06Stéphane et sa famille
00:56:07le croisent
00:56:08au début
00:56:09de son itinéraire
00:56:12nous on était à Lanval
00:56:13vraiment là où est parti
00:56:14le camion
00:56:15on rentrait gentiment
00:56:17sur la prom
00:56:18et en fait
00:56:19en voyant arriver le camion
00:56:20naturellement
00:56:21on se dit
00:56:22je suis sur la route
00:56:23il y a un camion
00:56:23donc je retourne
00:56:24sur le trottoir
00:56:24donc on est remonté
00:56:25sur le trottoir
00:56:26et c'est là où le camion
00:56:26nous a fauché
00:56:30je tenais la main
00:56:31de mon fils
00:56:32j'ai juste eu le temps
00:56:32de le jeter
00:56:33ma fille était devant
00:56:34elle a juste eu le temps
00:56:35d'accélérer un petit peu
00:56:36puis Rachel
00:56:36elle était derrière
00:56:37le camion m'a percuté
00:56:38puis il m'a projeté
00:56:39à une quinzaine
00:56:40vingtaine de mètres
00:56:41je ne saurais pas dire
00:56:41et puis Rachel
00:56:42elle est passée dessous
00:56:44Voilà
00:56:45soirée spéciale
00:56:46autour d'Eliott Deval
00:56:46ce soir à 21h
00:56:48sur CNews
00:56:49Claude Moniquet
00:56:49est avec nous
00:56:50Claude bonjour
00:56:52ces attentats
00:56:53cet islamisme radical
00:56:54qui rôde
00:56:55qui plane
00:56:56au dessus de nos têtes
00:56:58il est toujours là
00:56:59évidemment on craint le pire
00:57:00même si les services
00:57:01de renseignement
00:57:02sont sur les dents
00:57:04Oui bonjour Pierre
00:57:05Oui bien sûr
00:57:07on craint le pire
00:57:07parce que
00:57:08nos services de renseignement
00:57:10et notre système judiciaire
00:57:12tout le système
00:57:12qu'on a construit
00:57:13en plusieurs décennies
00:57:15pendant lesquelles
00:57:16la France a été victime
00:57:17de différentes formes
00:57:18de terrorisme
00:57:19tout ça fonctionne très bien
00:57:20mais ça fonctionne
00:57:21essentiellement
00:57:22contre le terrorisme
00:57:23organisé en groupe
00:57:24en réseau
00:57:24qui n'est pas plus facile
00:57:26mais qui offre
00:57:27plusieurs possibilités
00:57:28de détection
00:57:29quand on est en face
00:57:30d'un terroriste
00:57:31isolé
00:57:32comme cet homme
00:57:33à Nice
00:57:35qui avait loué
00:57:36un camion
00:57:37qui n'était pas
00:57:38que le service
00:57:39qui n'était pas
00:57:40adhérent
00:57:41ou affilié
00:57:41à un groupe terroriste
00:57:43qui était
00:57:44un déséquilibré
00:57:45fanatisé
00:57:46et islamisé
00:57:47au maximum
00:57:50c'est beaucoup plus difficile
00:57:52c'est une question
00:57:53de chance
00:57:54alors à Nice
00:57:54c'était pas seulement
00:57:55la chance
00:57:55malheureusement
00:57:57puisque on sait
00:57:58mais là l'enquête
00:57:59traîne depuis 10 ans
00:58:00on sait qu'il y a eu
00:58:01de très très grandes lacunes
00:58:03dans la sécurité
00:58:04dans la sécurisation
00:58:05des lieux
00:58:06de la promenade
00:58:06des anglais
00:58:07mais l'enquête
00:58:09piétine depuis 10 ans
00:58:10il y a eu
00:58:11des perquisitions
00:58:12des interrogatoires
00:58:13aucune mise en garde à vue
00:58:15aucune inculpation
00:58:16donc les familles
00:58:17commencent quand même
00:58:18à la fois à s'inquiéter
00:58:19et à s'impatienter
00:58:20mais je reviens
00:58:21au service
00:58:21de renseignement
00:58:23effectivement
00:58:25faire face
00:58:26à l'acte individuel
00:58:27de quelqu'un
00:58:29qui n'est pas
00:58:30qui est sous les radars
00:58:31la chance
00:58:32malheureusement
00:58:33joue un rôle
00:58:33joue un rôle
00:58:34très très important
00:58:35et alors justement
00:58:36cette ville de Nice
00:58:38qui a fait énormément
00:58:41de progrès
00:58:42en matière sécuritaire
00:58:43on sait que
00:58:44le maire
00:58:45précédent
00:58:46Christian Estrosi
00:58:47avait fait
00:58:47toute une panoplie
00:58:48de vidéosurveillances
00:58:50d'ailleurs
00:58:50on en a beaucoup parlé
00:58:51parce que d'autres villes
00:58:52qui s'en sont inspirées
00:58:54ça ne suffit pas
00:58:55c'est à dire
00:58:55qu'il y a toujours
00:58:57comme vous le dites
00:58:57des réseaux insidieux
00:59:00cachés
00:59:00qui font effectivement
00:59:03que ces idées radicales
00:59:04sont transmises
00:59:06oui tout à fait
00:59:07alors effectivement
00:59:08en 10 ans
00:59:09la menace terroriste
00:59:10a fortement changé
00:59:11il y a 10 ans
00:59:12on s'efface
00:59:13alors Nice
00:59:14c'est le contre-exemple
00:59:15je le répète
00:59:15c'est l'acte
00:59:16d'un individu
00:59:17mais on s'efface
00:59:17il y a 10 ans
00:59:18essentiellement quand même
00:59:19à une offensive terroriste
00:59:20structurée
00:59:21de groupes
00:59:22de réseaux
00:59:24pardon
00:59:24de réseaux
00:59:25parfois transfrontaliers
00:59:26qui passaient
00:59:27qui passaient
00:59:28à l'attaque
00:59:28ça a disparu
00:59:30pendant plusieurs années
00:59:31mais c'est en train
00:59:32de revenir
00:59:33c'est en train
00:59:34de revenir
00:59:34d'une part
00:59:35sous l'influence
00:59:36de l'état islamique
00:59:37qui
00:59:37via sa filiale
00:59:39dans le Khorasan
00:59:41donc
00:59:41l'état islamique
00:59:42qui vient du Caucase
00:59:44et du Russie
00:59:45a commis
00:59:45ou a voulu commettre
00:59:46des attentats
00:59:47structurés en Europe
00:59:48ça revient
00:59:49via le Hamas
00:59:50on a démantelé
00:59:51des réseaux du Hamas
00:59:52en Scandinavie
00:59:53en Allemagne
00:59:54aux Pays-Bas
00:59:54en Grande-Bretagne
00:59:55qui préparaient
00:59:56des attentats
00:59:57contre les communautés juives
00:59:58ou les ambassades d'Israël
01:00:00et ça revient
01:00:01via le terrorisme
01:00:02sponsorisé
01:00:03par les Iraniens
01:00:04on a eu
01:00:05entre le 9 mars
01:00:06et le
01:00:092026
01:00:10donc
01:00:10et le
01:00:1215 juin
01:00:13le 15 mai
01:00:13pardon
01:00:14on a eu
01:00:14une vingtaine
01:00:15d'attentats
01:00:15contre les communautés juives
01:00:16en Europe
01:00:17qui n'ont fait
01:00:17je me dis que
01:00:19avec Didyme
01:00:19qui n'ont fait que
01:00:21deux blessés au couteau
01:00:22à Londres
01:00:22mais qui auraient pu
01:00:23avoir des conséquences
01:00:24dramatiques
01:00:24donc on voit bien
01:00:25qu'on a à la fois
01:00:26toujours la possibilité
01:00:28d'avoir des acteurs
01:00:28individuels
01:00:29comme l'homme de Nice
01:00:30qui vont agir
01:00:31sous l'influence
01:00:32d'une propagande
01:00:34et puis malgré tout
01:00:35effectivement
01:00:36des réseaux
01:00:36des petits groupes
01:00:37et parfois
01:00:38des petits groupes
01:00:39mutants
01:00:39je veux dire
01:00:40les terroristes
01:00:41qui ont frappé
01:00:41les intérêts juifs
01:00:42les communautés juives
01:00:43en Europe
01:00:44depuis le mois de mars
01:00:49ce ne sont pas
01:00:50des terroristes
01:00:51fichés et connus
01:00:52ce sont des criminels
01:00:53recrutés
01:00:54et agissant
01:00:55des petits délinquants
01:00:56recrutés et agissant
01:00:57comme mercenaires
01:00:58au profit
01:00:59des services secrets
01:01:00iraniens
01:01:00et des garçons
01:01:01de la révolution
01:01:02et ça rajoute
01:01:03une couche de difficultés
01:01:04à leur détection
01:01:05merci beaucoup
01:01:06Claude Moniquet
01:01:07de ces précisions
01:01:09alors qu'effectivement
01:01:10on travaille sur
01:01:10un état de moyens modernes
01:01:13comme les caméras
01:01:14reconnaissance faciale
01:01:15il y a un grand débat
01:01:15sur les libertés publiques
01:01:16autour de ça
01:01:17la déchance de nationalité
01:01:19on s'en souvient
01:01:19c'était François Hollande
01:01:20qui en avait parlé
01:01:21lors des attentats du Bataclan
01:01:22on a envie de dire
01:01:23ça on est où tout ça ?
01:01:24écoutez pas bien loin
01:01:25c'est beaucoup de polémiques
01:01:26comme vous le disiez
01:01:27tous les moyens
01:01:28et d'ailleurs
01:01:28qui sont souvent plébiscités
01:01:29par les forces de l'ordre
01:01:30comme la reconnaissance faciale
01:01:32qui permet évidemment
01:01:33d'aider dans les enquêtes
01:01:34mais même à détecter
01:01:35par exemple
01:01:35des comportements étranges
01:01:37alors oui
01:01:38un camion qui fonce
01:01:39sur la foule
01:01:39le temps qu'on détecte
01:01:40on peut se dire
01:01:41que ça serait problématique
01:01:42mais une personne
01:01:42qui dépose un sac
01:01:43qui commence à avoir
01:01:44un comportement suspect
01:01:45au moins ça permet
01:01:46très vite d'alerter
01:01:47le problème
01:01:47c'est que vous avez
01:01:48toujours des politiques
01:01:49et pas que
01:01:50d'ailleurs aussi
01:01:51des grands garants
01:01:51des libertés
01:01:52qui vous explique
01:01:53que c'est une atteinte
01:01:54à la vie privée
01:01:55alors on a tendance
01:01:56à se dire
01:01:56que quand on n'a rien
01:01:56à se reprocher
01:01:57on n'est pas forcément gêné
01:01:59mais en fait
01:01:59on polémique beaucoup
01:02:00sur l'usage
01:02:01alors que si demain
01:02:02des attentats
01:02:02pouvaient être évités
01:02:03grâce à ces technologies
01:02:05qui aujourd'hui
01:02:06sont enfin
01:02:06à notre portée
01:02:07qui sont par ailleurs
01:02:08utilisées ailleurs
01:02:09je pense qu'on pourrait
01:02:09tous s'en satisfaire
01:02:10Paul Lamarre
01:02:11alors je ne confonds pas
01:02:13évidemment
01:02:14le travail
01:02:14des services de renseignement
01:02:16toujours remarquables
01:02:17qui a effectivement
01:02:18des jouets
01:02:18qui ont effectivement
01:02:19des jouets
01:02:20énormément d'attentats
01:02:22avec le propos politique
01:02:24ou l'action politique
01:02:24je vois un contraste
01:02:26énorme
01:02:27entre cette émotion
01:02:28qu'on entend
01:02:29et ne pas oublier
01:02:30évidemment ce devoir
01:02:31de mémoire
01:02:31qu'on doit aux victimes
01:02:32mais l'autre phrase
01:02:33entendue
01:02:34plus jamais
01:02:34non
01:02:34pas plus jamais
01:02:35encore
01:02:36et encore
01:02:37et encore
01:02:37c'est une guerre
01:02:38qui nous est déclarée
01:02:39depuis
01:02:40et Claude Moniquet
01:02:41est toujours très bien informé
01:02:42depuis les années 80
01:02:43qui n'a pas cessé
01:02:45avec des centaines
01:02:46de victimes
01:02:47civiles
01:02:48j'ai écouté
01:02:48je sais que vous allez
01:02:50l'évoquer tout à l'heure
01:02:51le discours du chef de l'état
01:02:52aux armées
01:02:52très volontaires
01:02:54presque martial
01:02:55défendre la liberté
01:02:56au prix du sang
01:02:57s'il le faut
01:02:58c'est ce qu'il a dit
01:02:59j'attends le même discours
01:03:01sur la guerre
01:03:02qui nous est déclarée
01:03:03par des états terroristes
01:03:04par des groupes terroristes
01:03:06quand je dis états terroristes
01:03:06je pense à l'Iran
01:03:07des mots là
01:03:08j'attends le même discours
01:03:09depuis des années
01:03:10et des années
01:03:10je ne l'ai toujours pas entendu
01:03:12il y a deux ans
01:03:13quand Bruno Retailleau
01:03:14était encore ministre
01:03:15de l'intérieur
01:03:15un rapport très alarmiste
01:03:17sur les frères musulmans
01:03:18ça c'est pareil
01:03:20où est-ce qu'il est ce rapport
01:03:20il est dans un tiroir
01:03:22il est dans un tiroir
01:03:24il a été déclassifié
01:03:25à la demande
01:03:26du ministère de l'intérieur
01:03:27de l'époque
01:03:27Bruno Retailleau
01:03:28il y a eu ensuite
01:03:29un conseil des ministres
01:03:30j'allais dire fameux
01:03:32où le chef de l'état
01:03:34avait fait dire
01:03:34toujours l'entourage
01:03:35du président
01:03:37qu'il manquait des éléments
01:03:39et qu'il fallait
01:03:39restructurer un peu
01:03:40ce rapport
01:03:41et puis depuis
01:03:42plus de rapport
01:03:43Caroline Pilastre
01:03:44non mais il faudrait
01:03:44passer de la théorie
01:03:45à la pratique
01:03:46effectivement je sais bien
01:03:47que sur mon tabouret
01:03:48dire il y a qu'à Faucon
01:03:49c'est facile
01:03:50moi aussi
01:03:50non mais c'est pas
01:03:51il y a qu'à Faucon
01:03:52ce que vous êtes en train de faire
01:03:53vous êtes comme
01:03:54une partie des français
01:03:55une grande partie indignée
01:03:57vous êtes indignée
01:03:58du fait qu'il y a des services
01:04:00voilà Marle a dit à un instant
01:04:01il y a des services
01:04:02de renseignement
01:04:03qui font un travail
01:04:04il y a des policiers
01:04:05des gendarmes
01:04:06qui font leur travail
01:04:07il y a des
01:04:08comment dirais-je
01:04:09magistrats pour certains
01:04:10aussi
01:04:11qui font leur travail
01:04:12et derrière
01:04:13et bien en fait
01:04:14il y a une espèce
01:04:15de volonté politique
01:04:17co-électoraliste
01:04:18qui fait qu'il faut
01:04:20quand même
01:04:21manœuvrer
01:04:21pour avoir
01:04:22le plus grand
01:04:23échantillon
01:04:24de vote possible
01:04:25et dans ce cas-là
01:04:26évidemment
01:04:26il ne faut pas fâcher
01:04:28telle et telle communauté
01:04:29il ne faut pas fâcher
01:04:30tel et tel électeur
01:04:32et du coup
01:04:34on essaye
01:04:35on fait beaucoup
01:04:36de verbatim
01:04:38de communication
01:04:39et derrière
01:04:41ça ne suit pas
01:04:41sur le principe
01:04:42je vous rejoins
01:04:43je fais également
01:04:43le distinguo
01:04:44entre les renseignements
01:04:46et les politiques
01:04:47qui sont toujours
01:04:48dans un espèce
01:04:49d'opportunisme électoral
01:04:51parce qu'ils pensent
01:04:53aux prochaines élections
01:04:54aux prochaines échéances
01:04:55et nous en fait
01:04:56quand je dis nous
01:04:57j'inclus
01:04:58une majorité de français
01:04:59en tant que citoyenne
01:05:00je voudrais
01:05:01qu'il y ait des actes forts
01:05:03parce que c'est pour
01:05:04notre protection
01:05:04donc il y a des initiatives
01:05:06il y a du bon sens
01:05:07en France
01:05:07proposé par moment
01:05:09et quelle que soit
01:05:09la sensibilité
01:05:10parce que c'est
01:05:11une question transpartisane
01:05:12la sécurité
01:05:12ça doit tous
01:05:14nous concerner
01:05:15il n'y a pas
01:05:15un camp précis
01:05:16qui fait que
01:05:17quand on sort
01:05:18de chez soi
01:05:18on a envie
01:05:19de rentrer le soir
01:05:19et idem
01:05:20pour le reste
01:05:21de notre famille
01:05:21ou de nos enfants
01:05:23malgré tout
01:05:24il y a de la résignation
01:05:25et de l'exaspération
01:05:26parce qu'on se dit
01:05:27que ça ne va jamais
01:05:28au bout des choses
01:05:29et qu'il y a vraiment
01:05:30un parfum d'inachevé
01:05:31mais qui est délétère
01:05:32nous concernant
01:05:33parce que ce sont
01:05:34nos vies aussi
01:05:34qui sont mises en danger
01:05:35effectivement
01:05:36demain 14 juillet
01:05:37avec effectivement
01:05:39ces commémorations
01:05:39à nouveau à Nice
01:05:41on pense bien sûr
01:05:42aux victimes
01:05:42et aux familles
01:05:43des victimes
01:05:4414 juillet
01:05:45on va en parler
01:05:46dans un instant
01:05:46avec bien sûr
01:05:48le défilé
01:05:48du 14 juillet
01:05:49que vous pourrez vivre
01:05:50dès 6 heures
01:05:50demain en direct
01:05:52sur CNews
01:05:53j'aurai l'honneur
01:05:53d'ailleurs de vous
01:05:55accompagner
01:05:55pendant tout le défilé
01:05:57de 9h et midi
01:05:58sur notre antenne
01:05:59et puis dans un instant
01:06:00vous allez le découvrir
01:06:01ce sont les toutes
01:06:02dernières images
01:06:03en direct
01:06:03de cet incendie
01:06:05à Fontainebleau
01:06:06vous le voyez
01:06:06sur ces images
01:06:07on est loin
01:06:07d'avoir fixé
01:06:09le feu
01:06:10les populations
01:06:11sont en alerte
01:06:13les pompiers
01:06:14évidemment sont sur place
01:06:15et nous aussi
01:06:16nous sommes sur place
01:06:17rendez-vous
01:06:18dans quelques instants
01:06:19sur CNews
01:06:20à tout de suite
01:06:23suite et fin
01:06:24de midi news
01:06:25et priorité au direct
01:06:26puisque les images
01:06:27sont impressionnantes
01:06:28vous le voyez
01:06:29derrière moi
01:06:30et nous allons le voir
01:06:30tout de suite
01:06:31voilà ces images
01:06:31en direct
01:06:32de ces habitants
01:06:34sur place
01:06:35près de Fontainebleau
01:06:36avec vous le voyez
01:06:37également des moyens
01:06:37aériens
01:06:38mais aussi
01:06:40des habitants
01:06:41qui sont en train
01:06:42d'essayer
01:06:43d'éteindre le feu
01:06:45eux-mêmes
01:06:46vous les voyez
01:06:46là au milieu
01:06:47de ce champ jauni
01:06:48par la sécheresse
01:06:50et là à l'instant
01:06:51au moment où l'on se parle
01:06:53un largage d'eau
01:06:55avec un hélicoptère
01:06:57qui effectivement
01:06:58vient de passer
01:06:59avec un retardant
01:07:02pour permettre
01:07:03à ces habitants
01:07:04vous le voyez
01:07:04c'est une panique complète
01:07:06il y a une grange
01:07:07en feu
01:07:08avec des habitations
01:07:10que l'on peut voir
01:07:10clairement
01:07:11derrière
01:07:12voilà
01:07:13ces images
01:07:13de chaos
01:07:15alors que
01:07:17effectivement
01:07:17800 hectares
01:07:19ont à date
01:07:20brûlé
01:07:21dans cette région
01:07:23de la Seine-et-Marne
01:07:24Laurent Nunez
01:07:25s'est rendu
01:07:26sur place
01:07:28ce matin
01:07:28et a précisé
01:07:31que 500 pompiers
01:07:32étaient en train
01:07:33d'essayer
01:07:33de fixer
01:07:34le feu
01:07:35feu qui n'est
01:07:37à date
01:07:37toujours pas fixé
01:07:38voilà
01:07:39cet agriculteur
01:07:39qui passe
01:07:40comme vous le voyez
01:07:40ce sont des images
01:07:41en direct
01:07:41nous le vivons
01:07:42en direct
01:07:43sur C-News
01:07:44avec effectivement
01:07:45tout le monde
01:07:46qui essaye
01:07:47de s'y mettre
01:07:48pour retarder
01:07:49le feu
01:07:50pour qu'il
01:07:50ne se propage pas
01:07:52Elodie Houchard
01:07:53oui
01:07:54et ce qui est intéressant
01:07:55de voir
01:07:55et on peut leur rendre hommage
01:07:56dans ce cas précis
01:07:57mais c'est souvent le cas
01:07:58c'est le travail aussi
01:07:59des agriculteurs
01:08:00vu les engins
01:08:00effectivement
01:08:01qu'ils ont
01:08:02ces agriculteurs
01:08:02qui tentent
01:08:03d'abord d'éteindre le feu
01:08:04et surtout de sauver
01:08:05les habitations
01:08:06et contrairement à ce que disent
01:08:08les écologistes
01:08:08souvent quand on écoute
01:08:09le bon sens des agriculteurs
01:08:11ils ont aussi compris
01:08:12bien avant
01:08:13comment essayer
01:08:14de gérer
01:08:15les aléas climatiques
01:08:16et comment tenter
01:08:17justement
01:08:18de produire
01:08:19etc
01:08:19de manière à ce que
01:08:21on puisse éviter
01:08:22au maximum
01:08:23les incendies
01:08:24et on voit vraiment
01:08:25le dévouement
01:08:25parce que
01:08:26visiblement
01:08:26le feu
01:08:26en plus
01:08:27ils parviennent
01:08:27quand même
01:08:28à l'éteindre
01:08:30et effectivement
01:08:30c'est assez
01:08:32impressionnant
01:08:32et on voit
01:08:33qu'ils tentent
01:08:33le tout pour le tout
01:08:35pour sauver les habitations
01:08:36qui quand même
01:08:36sont extrêmement près
01:08:38du feu
01:08:38et si on en croit
01:08:39les images
01:08:40et on l'espère
01:08:40ils parviennent
01:08:41en tout cas
01:08:42à réussir
01:08:43ce tour de force
01:08:44ils sont 4 ou 5
01:08:45et ils éteignent
01:08:45un incendie
01:08:46des actes de bravoure
01:08:47comme ça
01:08:47c'est évidemment
01:08:49toujours à mettre en avant
01:08:50voilà avec ces images
01:08:51des équipes
01:08:52effectivement
01:08:52qui sont au plus près
01:08:54de ces habitants
01:08:54qui essayent
01:08:55d'éteindre ce feu
01:08:57qui est
01:08:57je crois
01:08:58le premier
01:08:59le tout premier feu
01:09:00qui menace
01:09:01des habitations
01:09:02jusqu'à présent
01:09:02ce sont des
01:09:04des forêts
01:09:05des forêts
01:09:08qui ont été brûlées
01:09:09800 hectares
01:09:10quand même
01:09:11500 pompiers
01:09:11qui étaient
01:09:13alors effectivement
01:09:13les routes sont ouvertes
01:09:15mais vous voyez
01:09:16ça prouve
01:09:17à quel point
01:09:18tous les agents
01:09:20sont mobilisés
01:09:21que ce soit la police
01:09:22la gendarmerie
01:09:22qui doivent être
01:09:23en train de sécuriser
01:09:24d'autres axes
01:09:25plus importants
01:09:26mais là
01:09:27sur cette petite route
01:09:28à proximité
01:09:29de Fontainebleau
01:09:30effectivement
01:09:31ce sont les habitants
01:09:32eux-mêmes
01:09:32qui participent
01:09:34à
01:09:36comment dirais-je
01:09:37à
01:09:38l'éteignage
01:09:39on dit ça
01:09:39non c'est
01:09:40la lutte contre
01:09:40à la lutte contre le feu
01:09:41merci
01:09:42l'expérience de Paul Amard
01:09:43est là pour me sauver
01:09:45je ne sais pas si
01:09:46Mathilde Ibaniez
01:09:46est disponible
01:09:48on va tenter
01:09:49de la rejoindre
01:09:50en forêt
01:09:51de Fontainebleau
01:09:52pour nous faire
01:09:53le point
01:09:53sur ces incendies
01:09:56Mathilde
01:09:57quelle est la situation
01:09:59du côté
01:10:00où vous vous trouvez
01:10:01ce qu'on peut vous dire
01:10:02c'est que nous
01:10:02on se trouve en plein
01:10:10non
01:10:16alors voilà
01:10:16Mathilde
01:10:17qui est évidemment
01:10:18avec la situation
01:10:19chaotique
01:10:20qui a des problèmes
01:10:20de connexion
01:10:22mais dès qu'elle
01:10:23peut reprendre
01:10:24l'antenne
01:10:25évidemment
01:10:25elle va nous faire
01:10:26un point de situation
01:10:28peut-être entre temps
01:10:28on peut écouter
01:10:30ça a été filmé
01:10:31il y a
01:10:31quelques minutes
01:10:33ou quelques heures
01:10:34par les équipes
01:10:35de CNews
01:10:36on peut peut-être
01:10:37voir le désarroi
01:10:38des populations
01:10:40sur place
01:10:41qui évidemment
01:10:43constataient
01:10:43ces différents incendies
01:10:49voilà
01:10:50donc là
01:10:50effectivement
01:10:51nous essayons
01:10:53de voir
01:10:53vous constatez
01:10:54toujours ces images
01:10:56en direct
01:10:56de ces feux
01:10:58qui sont en train
01:11:01d'entourer
01:11:01ces habitations
01:11:02et là
01:11:03effectivement
01:11:05ces agriculteurs
01:11:06avec ces actes
01:11:07de bravoure
01:11:08ont quand même réussi
01:11:09en tout cas
01:11:10on peut le voir
01:11:11même s'il y a
01:11:11des fumeroles
01:11:12le feu
01:11:13c'est pas forcément
01:11:14des flammes
01:11:14là on en voit encore
01:11:15effectivement
01:11:15ce n'est pas encore
01:11:17entièrement
01:11:17éteint
01:11:17je vous propose
01:11:18d'écouter le désarroi
01:11:19des habitants
01:11:19sur place
01:11:21c'est stressant
01:11:22parce qu'on a toujours
01:11:23pensé qu'il y aurait
01:11:23un jour des feux
01:11:24à cause de la sécheresse
01:11:26à cause de tous
01:11:26les arbres qu'il y a
01:11:27on nous a demandé
01:11:28surtout de ne pas
01:11:30enlever justement
01:11:30d'arbustes
01:11:31de tout laisser
01:11:32la forêt
01:11:33mais on s'est dit
01:11:33on est quand même
01:11:33dans un coin
01:11:34où il peut y avoir
01:11:36des feux
01:11:37qui peuvent partir
01:11:37à n'importe quel moment
01:11:38donc garder la nature
01:11:40c'est bien
01:11:40mais il faut quand même
01:11:41être prudent
01:11:42et essayer de dégager
01:11:42quand même un minimum
01:11:43on a arrêté quand même
01:11:45parce que c'est pas évident
01:11:47c'est la première fois
01:11:48qu'on voit
01:11:48un feu comme ça
01:11:49ici
01:11:50mais ici
01:11:50ça a brûlé souvent
01:11:52moi je me promène
01:11:53en forêt
01:11:53à la canche
01:11:55au mercier
01:11:55tout ça
01:11:55j'ai vu des
01:11:57sur des rochers
01:11:58ils faisaient des barbecues
01:11:59comme ça
01:11:59éteints
01:12:00ils étaient éteints
01:12:00mais ça a été fait
01:12:02bah oui
01:12:02c'est ça
01:12:03et c'est ce que nous disait
01:12:04tout à l'heure
01:12:05le lieutenant-colonel
01:12:06héros
01:12:07de la sécurité civile
01:12:08qui nous disait
01:12:08qu'il y avait
01:12:09plusieurs catégories
01:12:10de personnes
01:12:11qui mettent le feu
01:12:12il y a les inconsciences
01:12:13il y a les pyromanes
01:12:14et il y a ceux
01:12:15comme le dit ce monsieur
01:12:16qui font des barbecues
01:12:18tout simplement
01:12:18oui le barbecue
01:12:19ou le fameux mégot
01:12:21jeté par la fenêtre
01:12:21ou la cigarette
01:12:22qui est fumée
01:12:23en forêt
01:12:24alors qu'il est évident
01:12:25qu'il ne faut pas le faire
01:12:26et c'est vrai que
01:12:27sur les profils
01:12:27des 32 interpellés
01:12:28dont a parlé
01:12:29Laurent Nouniez
01:12:30c'est intéressant
01:12:30en fait de regarder
01:12:31parce qu'il y a un peu de tout
01:12:32alors il y a
01:12:33effectivement
01:12:34des vrais pyromanes
01:12:35qui d'ailleurs
01:12:35certains sont en attente
01:12:36d'une expertise psychiatrique
01:12:38alors ça c'est un cas
01:12:39que je mettrais peut-être
01:12:39un peu à part
01:12:40parce que c'est un vrai cas
01:12:43rien à la gravité des faits
01:12:45et après on trouve
01:12:45à la fois un quinquagénaire
01:12:48on trouve un récidiviste
01:12:49on trouve des adolescents
01:12:50notamment
01:12:51c'était le cas dans l'1
01:12:52on trouve une personne
01:12:53qui a été interpellée
01:12:54en état d'alcoolémie
01:12:56et sous l'empire
01:12:57de stupéfiants
01:12:57qui ne sait même plus
01:12:58vraiment comment
01:12:59elle a déclenché le feu
01:13:00et donc on voit
01:13:01en fait tout ça
01:13:02qui se mélange
01:13:03et lutter contre
01:13:04ces personnes-là
01:13:05c'est très difficile
01:13:05en amont en tout cas
01:13:06Michael Pakanowski
01:13:07pompier président
01:13:08du Space 10
01:13:09CFTC
01:13:09est avec nous
01:13:11en direct
01:13:12quand vous voyez
01:13:13justement
01:13:14ces agriculteurs
01:13:16avec nous
01:13:17ces habitants
01:13:20agir par eux-mêmes
01:13:22ça veut dire quoi ?
01:13:24ça veut dire que
01:13:24les pompiers
01:13:25évidemment sont là
01:13:26évidemment
01:13:27ils ne peuvent pas
01:13:27être partout
01:13:28mais que la situation
01:13:29est assez inédite
01:13:32c'est un désarroi
01:13:34pour nous
01:13:34parce qu'en fait
01:13:35la population
01:13:36qui se met en danger
01:13:36parce que là
01:13:37clairement
01:13:38ils se mettent quand même
01:13:38en danger
01:13:39il faut le reconnaître
01:13:40bon c'est des biens
01:13:41je le comprends
01:13:42mais la vie humaine
01:13:43n'a pas de prix
01:13:44et c'est la vie humaine
01:13:45qui est la priorité
01:13:46dans ce cas
01:13:48honnêtement
01:13:49les personnes sont top
01:13:51ils essayent de faire
01:13:53sauver leurs biens
01:13:54mais le mieux
01:13:55c'est de se mettre
01:13:56à l'abri
01:13:56et de se protéger
01:13:57parce que forcément
01:13:59là il y a des risques
01:14:00il y a des risques aussi
01:14:01sur les largages d'eau
01:14:02donc il faut se rendre compte
01:14:04que c'est un bien
01:14:06ok
01:14:07mais c'est la priorité
01:14:09c'est la vie humaine
01:14:10il faut se protéger
01:14:10et pour les pompiers
01:14:12il faut reconnaître
01:14:12qu'actuellement
01:14:13nous sommes
01:14:15à la limite capacitaire
01:14:16de ce qu'on est capable
01:14:17de faire
01:14:17dans tous les départements
01:14:18parce qu'en fait
01:14:19la situation est dégradée
01:14:21dans tous les départements
01:14:22de France
01:14:22au niveau feu de forêt
01:14:24mais aussi au niveau
01:14:25de nos opérations courantes
01:14:28on double pratiquement
01:14:29dans tous les départements
01:14:30le nombre d'interventions
01:14:32et en fait
01:14:33on n'a pas assez de moyens
01:14:34on n'a pas assez de personnel
01:14:35pour assurer
01:14:36ce qu'on nous demande
01:14:37à l'heure actuelle
01:14:38et ça
01:14:39c'est malheureusement
01:14:40c'est ce que je vois
01:14:41actuellement
01:14:42là dans vos images
01:14:44moi ce qui me pose problème
01:14:45c'est juste
01:14:47il faudrait leur dire
01:14:48que la vie humaine
01:14:48n'a pas de prix
01:14:49et qu'il faut
01:14:50se mettre à l'abri
01:14:52justement
01:14:52alors on l'a vu
01:14:53tout à l'heure
01:14:53quand ils essayaient
01:14:54d'éteindre
01:14:55ce qui ressemble
01:14:56à une grange
01:14:57il y avait beaucoup de fumée
01:14:58puis après il y avait
01:14:59des flammes
01:15:00puis à nouveau
01:15:00il n'y en avait plus
01:15:01puis à nouveau il y en a
01:15:02c'est ça
01:15:02c'est à dire que le feu
01:15:04c'est extrêmement dangereux
01:15:06c'est à dire que ça peut reprendre
01:15:07il y a une espèce de
01:15:08on appelle ça je crois
01:15:09des fumeroles
01:15:10qui sont là en latence
01:15:12et le feu peut reprendre
01:15:13à tout moment
01:15:13c'est ça ?
01:15:15c'est exactement le terme
01:15:16les fumeroles
01:15:17il peut avoir aussi
01:15:18des bouteilles de gaz
01:15:19qui sont en dessous
01:15:21ou n'importe quoi
01:15:22qui peut exploser
01:15:23donc en fait
01:15:24nous on est équipé
01:15:25avec du matériel
01:15:26avec des appareils respiratoires
01:15:27qui nous permettent aussi
01:15:28d'intervenir directement
01:15:30au contact
01:15:31et pour éviter les fumées
01:15:33qui sont pré-toxiques aussi
01:15:35donc les personnes
01:15:36risquent l'intoxication
01:15:38aussi
01:15:38au monoxyde de carbone
01:15:40avec les fumées
01:15:40avec tout ce qui
01:15:41il faut vraiment se mettre
01:15:43pas se mettre en danger
01:15:44et se mettre en protection
01:15:46donc là concrètement
01:15:47ce qu'on est en train de voir
01:15:48monsieur Pekadowski
01:15:49ce qu'on est en train de voir
01:15:50ce sont des gens
01:15:51qui potentiellement
01:15:52peuvent
01:15:53d'ici quelques heures
01:15:55ou d'ici quelques jours
01:15:56avoir des troubles respiratoires
01:16:00disons qu'ils peuvent
01:16:01avoir des soucis
01:16:02prochainement
01:16:03ça c'est clair
01:16:03après ça a l'air libre
01:16:04c'est l'avantage
01:16:05mais il suffit
01:16:06que le vent change
01:16:07de direction
01:16:08et il risque aussi
01:16:09d'être pris par les flammes
01:16:11parce que
01:16:11vous voyez que
01:16:12le champ autour
01:16:14il avait pris
01:16:15ça peut reprendre
01:16:16plus loin
01:16:17la zone brûlée
01:16:18c'est sûr qu'il n'y a plus de risque
01:16:19à partir du moment
01:16:19où c'est brûlé
01:16:20c'est brûlé
01:16:20mais dans un feu
01:16:23on a des précautions
01:16:24à prendre
01:16:24les pompiers
01:16:25on est en capacité
01:16:26on sait faire
01:16:27mais la population
01:16:28sans protection
01:16:29sans rien
01:16:30c'est dangereux
01:16:32donc il faut se mettre
01:16:32en protection
01:16:33la vie humaine
01:16:34n'a pas de prix
01:16:34il ne faut pas l'oublier
01:16:35la vie humaine
01:16:36c'est la priorité
01:16:37dans ces cas-là
01:16:3832 000 hectares
01:16:39parcourus
01:16:40depuis le début
01:16:41de l'année en France
01:16:42l'incendie de la forêt
01:16:43peut avoir
01:16:44une origine volontaire
01:16:45disait
01:16:47Laurent Nunez
01:16:47tout à l'heure
01:16:48le ministre
01:16:49de l'Intérieur
01:16:50Michael Pakanowski
01:16:52on le disait tout à l'heure
01:16:53il y a plusieurs catégories
01:16:54il y a les fameux pyromanes
01:16:56ceux qui sont fascinés par le feu
01:16:58grandeur nature
01:17:00et puis il y a aussi
01:17:02comment dirais-je
01:17:03ces imprudents
01:17:06il faut savoir
01:17:07il faut savoir
01:17:07qu'on a 90%
01:17:08des feux
01:17:09qui sont d'origine humaine
01:17:10avec l'imprudence
01:17:11avec les pyromanes
01:17:12tout ce que vous avez cité
01:17:13c'est vrai
01:17:13et malheureusement
01:17:15là on a
01:17:16on a beaucoup de
01:17:17à partir du moment
01:17:18on a plusieurs départs de feu
01:17:20dans une même forêt
01:17:21à différents endroits
01:17:22ça peut
01:17:23ça peut pas être
01:17:25le fruit du hasard
01:17:27malheureusement
01:17:27c'est qu'il y a quelqu'un
01:17:28qui allume
01:17:28et dans ce cas-là
01:17:30il y aura des enquêtes
01:17:31et il faudra
01:17:32voir les responsabilités
01:17:34des personnes
01:17:35il faut savoir
01:17:36qu'à l'heure actuelle
01:17:38la moindre étincelle
01:17:39le moindre mégot
01:17:41peut être
01:17:42dévastateur
01:17:43pour la forêt
01:17:43et vous en rendez compte
01:17:45et malheureusement
01:17:46il faut
01:17:47aussi le dire
01:17:48c'est qu'actuellement
01:17:49en moyens
01:17:52matériels
01:17:53humains
01:17:53et moyens aériens
01:17:55on n'a pas assez
01:17:56on est à l'os
01:17:57d'après ce que vous dites
01:17:58on est à l'os
01:17:59il faut pas avoir peur
01:18:01et pour les moyens aériens
01:18:03il faut pas se leurrer
01:18:05on a commandé
01:18:06deux
01:18:08canadaires
01:18:08dernièrement
01:18:09pour la France
01:18:09les deux canadaires
01:18:11qui ont été commandés
01:18:11il y a un an ou deux
01:18:13c'est au niveau
01:18:14de l'Europe
01:18:15donc c'est pas pour la France
01:18:16et les moyens aériens
01:18:18ils ont 30 ans
01:18:19et en fait
01:18:20les moyens aériens
01:18:21il y a 30 ans
01:18:21qu'on a acheté tout ça
01:18:22c'était pour le porteur
01:18:23méditerranéen
01:18:24et ça se cantonnait
01:18:25au porteur méditerranéen
01:18:26et à l'heure actuelle
01:18:28vous voyez
01:18:28c'est la première fois
01:18:29qu'on a des moyens aériens
01:18:31qui viennent
01:18:31sur la région parisienne
01:18:33en Seine-et-Marne
01:18:34pour éteindre des feux
01:18:35donc en fait
01:18:36il nous faut des moyens aériens
01:18:37adaptés
01:18:38pour la France entière
01:18:39alors sur ces moyens
01:18:41justement
01:18:42écoutons le ministre
01:18:43de l'Intérieur
01:18:44ce matin
01:18:45Laurent Nunes
01:18:45qui s'est rendu sur place
01:18:47nous engageons des moyens nationaux
01:18:49je tiens à souligner
01:18:50que c'est la première fois
01:18:51en Ile-de-France
01:18:51qu'on utilise
01:18:52des moyens aériens nationaux
01:18:53c'est la première fois
01:18:54hier il y avait
01:18:55deux avions dash
01:18:55et deux hélicoptères
01:18:56bombardiers d'eau
01:18:57aujourd'hui nous sommes
01:18:58sur deux Canadair
01:19:00deux dash
01:19:01qui sont des avions
01:19:02qui projettent
01:19:03des produits retardants
01:19:05et puis nous allons avoir
01:19:06trois hélicoptères
01:19:07bombardiers d'eau
01:19:07qui sont déjà là d'ailleurs
01:19:08et qui sont à l'ouvrage
01:19:09les Canadair vont
01:19:10écoper dans la Seine
01:19:11donc la rotation
01:19:12est très rapide
01:19:13entre des passages
01:19:14de Canadair
01:19:15c'est de l'ordre
01:19:15de 6 à 10 minutes
01:19:16donc pour aller
01:19:18se ravitailler en eau
01:19:19puis ensuite
01:19:20projeter l'eau
01:19:21donc voilà
01:19:21on a des moyens
01:19:22extrêmement conséquents
01:19:23il a des moyens
01:19:24extrêmement conséquents
01:19:25il essaye de rassurer
01:19:26Michael Pakanoski
01:19:28le ministre de l'Intérieur
01:19:30bah oui
01:19:31oui clairement
01:19:32il essaye de rassurer
01:19:33mais ça fait des années
01:19:34et des années
01:19:35que nous au niveau
01:19:36des syndicats
01:19:36de sapeurs-pompiers
01:19:37professionnels
01:19:37on demande des moyens
01:19:38supplémentaires
01:19:39alors le feu de 2022
01:19:41a fait qu'ils ont
01:19:43débloqué une enveloppe
01:19:44budgétaire
01:19:44mais cette enveloppe
01:19:45budgétaire
01:19:46n'est pas suffisante
01:19:47même pour les camions
01:19:48citaires de feu de forêt
01:19:49qu'on a au sol
01:19:50elle n'est plus suffisante
01:19:51pour former
01:19:53l'ensemble des sapeurs-pompiers
01:19:54au risque feu de forêt
01:19:55parce que ça concerne
01:19:56toute la France
01:19:57maintenant
01:19:57c'est pas suffisant
01:19:58en fait
01:19:59on n'a pas
01:19:59même les moyens humains
01:20:00il faut savoir
01:20:02que la sécurité civile
01:20:03c'est 80%
01:20:04de pompiers volontaires
01:20:05et ces pompiers volontaires
01:20:06bah ils travaillent
01:20:07et en fait
01:20:08les pompiers professionnels
01:20:10on n'est pas suffisant
01:20:11en France
01:20:11pour assurer tous les secours
01:20:13et tous les risques
01:20:14actuels
01:20:15qu'on a
01:20:16et la sollicitation
01:20:17qui augmente
01:20:18de plus en plus
01:20:18et vis-à-vis de la canicule
01:20:21bah la sollicitation
01:20:23c'est à tous les niveaux
01:20:23que ça soit
01:20:24au niveau des ambulances
01:20:25que ça soit en feu de forêt
01:20:26que ça soit en feu urbain
01:20:28c'est vraiment
01:20:29à tous les niveaux
01:20:29donc il faut se rendre compte
01:20:31que bah nous
01:20:32au niveau du syndicat
01:20:33sapeurs-pompiers professionnels
01:20:34on demande depuis très très longtemps
01:20:36des financements supplémentaires
01:20:38pour couvrir nos missions
01:20:40et bah on les a pas
01:20:41et puis quand je vois
01:20:42bah les pauvres personnes
01:20:44qui sont en train d'essayer
01:20:45d'éteindre par eux-mêmes
01:20:48moi ça
01:20:50ça me pose des questions
01:20:51oui je comprends
01:20:52vous nous l'avez dit effectivement
01:20:53et vous dites
01:20:54qu'effectivement
01:20:54ils risquent pour eux-mêmes
01:20:55Paul Lamarre
01:20:57ce qui est assez terrible
01:20:59c'est l'ampleur prise
01:21:00par ce phénomène
01:21:01jusqu'à présent
01:21:02les incendies
01:21:03avaient comme terrain
01:21:03de prédilection
01:21:04le sud-est
01:21:05le sud-ouest
01:21:06là ils s'invitent
01:21:07dans d'autres régions
01:21:07on le voit à Fontainebleau
01:21:08on l'a vu tout à l'heure
01:21:09dans Lyon
01:21:10votre invité tout à l'heure
01:21:11M. Pakanovski
01:21:12disait que tous les départements
01:21:13pouvaient être impactés
01:21:16depuis plusieurs semaines
01:21:17on a la carte
01:21:18sur ces news
01:21:19de la météo
01:21:19et des pics de température
01:21:21faudra-t-il avoir une carte
01:21:22des incendies
01:21:23et l'image
01:21:24sur laquelle il insistait
01:21:25celle à laquelle
01:21:26on a droit
01:21:27là en direct
01:21:28elle dit tout
01:21:29de la situation
01:21:31sur ce sujet
01:21:32comme sur d'autres
01:21:32la France subit
01:21:34on subit
01:21:34et c'est la raison
01:21:35pour laquelle
01:21:35la société civile
01:21:36éprouve le besoin
01:21:38d'être à son tour
01:21:40en action
01:21:41tout simplement
01:21:41parce que l'Etat
01:21:42parfois est déficient
01:21:43sur ce point-là
01:21:44Elodie
01:21:44oui un point aussi
01:21:45qui est important
01:21:46sur les sapeurs-pompiers
01:21:46volontaires
01:21:47parce que si on regarde
01:21:48les derniers chiffres
01:21:48du ministère de l'Intérieur
01:21:50on a en tout
01:21:50256 000 pompiers
01:21:52en France
01:21:52mais attention
01:21:5317% sont des professionnels
01:21:5578% sont des volontaires
01:21:57et 5% des militaires
01:21:58et on se rappelle
01:21:59il y a 3 ans
01:22:00quand il y avait eu
01:22:00beaucoup de feu
01:22:01du côté du sud-ouest
01:22:02notamment
01:22:03les pompiers
01:22:03avaient fait une tribune
01:22:04en expliquant que
01:22:05pour les sapeurs-pompiers
01:22:06volontaires
01:22:06par définition
01:22:07ils ont un emploi
01:22:08à côté
01:22:09on a des feux
01:22:09qui se multiplient
01:22:10des feux
01:22:11avec des saisons
01:22:12qui s'étendent aussi
01:22:13et parfois
01:22:13il est difficile
01:22:14d'aller récupérer
01:22:15ces sapeurs-pompiers
01:22:16volontaires
01:22:17parce qu'ils ont un emploi
01:22:18et donc c'est parfois
01:22:19difficile de les libérer
01:22:20ce que demandaient
01:22:21quand même
01:22:21les pompiers professionnels
01:22:22pour le coup
01:22:23c'est que dans ces cas-là
01:22:24quel que soit le travail
01:22:25qu'on fait
01:22:26on puisse récupérer
01:22:27massivement
01:22:27on parle quand même
01:22:28de 198 900
01:22:30sapeurs-pompiers volontaires
01:22:32qu'on doit à chaque fois
01:22:33aller récupérer
01:22:34en fonction des endroits
01:22:34ça fait une réserve
01:22:35d'hommes
01:22:36évidemment extrêmement
01:22:37intéressante
01:22:37et énorme
01:22:38sauf si dans ces cas-là
01:22:39ils sont cantonnés
01:22:40à leur entreprise
01:22:41où du coup
01:22:41on perd forcément
01:22:42des hommes
01:22:42sur le terrain
01:22:43voilà
01:22:43c'est une réserve
01:22:45comme vous l'avez dit
01:22:45ce sont des militaires
01:22:46réservistes
01:22:47des soldats du feu
01:22:50militaires réservistes
01:22:51vous voyez
01:22:51ces habitants
01:22:53de Seine-et-Marne
01:22:54qui tentent
01:22:55par eux-mêmes
01:22:55d'éteindre le feu
01:22:56et bien on les a filmés
01:22:57tout à l'heure
01:22:58à regarder cette séquence
01:23:00il y a des habitants
01:23:01à côté
01:23:02il y a des mamies
01:23:02il y a des familles
01:23:04c'est tout
01:23:05c'est normal
01:23:06pour vous d'intervenir
01:23:06bien sûr
01:23:07bien sûr
01:23:09ça fait 24 ans
01:23:10que je travaille
01:23:10à la commune
01:23:11et c'est important
01:23:12pour moi
01:23:18c'est la première fois
01:23:20en 25 ans
01:23:21j'ai jamais vu ça
01:23:22je connais tout le monde
01:23:23ici
01:23:23pratiquement
01:23:24que des noisirs
01:23:25je les connais
01:23:26pratiquement tous
01:23:26et les visillages
01:23:27aussi autour
01:23:30voilà
01:23:30on peut leur rendre
01:23:31hommage quand même
01:23:32c'est la solidarité nationale
01:23:34pardon
01:23:35en dehors du travail
01:23:36extraordinaire
01:23:37des pompiers
01:23:38qu'ils soient bénévoles
01:23:39ou non
01:23:40mais moi je suis très
01:23:40en colère
01:23:41vis-à-vis de ces individus
01:23:43irresponsables
01:23:43inconscients
01:23:44ou non
01:23:45comment ne pas savoir
01:23:46en 2026
01:23:47avec cette sécheresse
01:23:48ce dérèglement climatique
01:23:49que quand on se balade
01:23:50dans une forêt
01:23:51ou aux abords
01:23:52de cette dernière
01:23:53on ne doit pas jeter
01:23:54des mégots
01:23:55on ne doit pas faire
01:23:56de barbecue
01:23:56enfin
01:23:57qu'est-ce qu'ont ces gens
01:23:58dans la tête
01:23:59pour faire ce genre de choses
01:24:00pour ces actes malveillants
01:24:01cela devrait vraiment
01:24:03être traité
01:24:04de manière délictueuse
01:24:05et criminelle
01:24:06au même titre
01:24:07que d'autres actes
01:24:08parce que ça va se reproduire
01:24:09de manière dramatique
01:24:11et j'ai évidemment
01:24:12une pensée aussi
01:24:14vis-à-vis de la faune
01:24:15et la flore
01:24:15de l'environnement
01:24:16du sanitaire
01:24:16du matériel
01:24:17rien ne fonctionne
01:24:18mais il y a quand même
01:24:19à prendre en charge
01:24:21individuellement
01:24:21des cas de ce type
01:24:23Merci beaucoup
01:24:24Caroline Pilastre
01:24:25Elodie Huchard
01:24:26Paul Lamarre
01:24:27Merci à toutes les équipes
01:24:28de Midi News
01:24:28et vous le voyez
01:24:29ces images
01:24:29vous allez pouvoir
01:24:30les suivre en direct
01:24:30à nouveau
01:24:31dans 120 minutes info
01:24:33avec Nelly Dénac
01:24:34c'est dans quelques instants
01:24:35Restez bien avec nous
01:24:36sur CNews
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