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Présidentielle : Bruno Retailleau a «le programme le plus avancé actuellement», estime François-Xavier Bellamy

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00:00Bien sûr. François-Xavier Bellamy est avec nous pour cette émission. Je vous ai pressé, monsieur l'eurodéputé, donc j
00:07'aimerais qu'on arrive à aborder quelques thématiques majeures avec vous dans les prochaines minutes.
00:13Première thématique, c'est évidemment l'actualité politique et judiciaire, la présidentielle. On est à neuf mois tout pile du
00:19premier tour de la présidentielle et il y a une candidate officielle.
00:24C'est Marine Le Pen, elle l'a annoncé cette semaine dans un contexte judiciaire là aussi inédit. Quel regard
00:30vous portez sur la Cour de cassation qui annonce vouloir rendre sa décision, son pourvoi avant le premier tour de
00:40la présidentielle ?
00:41En un sens, c'est légitime que les décisions judiciaires soient prises avant que les Français n'aient un choix
00:46à faire. Maintenant, ce que j'espère, c'est que cette présidentielle va être l'occasion de parler d'autre
00:50chose que d'un feuilleton judiciaire.
00:52Il faut qu'on parle de la France, il faut qu'on parle des Français, il faut qu'on parle
00:55de tous les problèmes du pays qui sont si grands.
00:57Et 2027 doit être un moment démocratique déterminant pour relever ce pays qui a tellement besoin d'action.
01:03Et si on doit parler de justice, c'est d'abord, je parle sous le contrôle de Georges Fenech, mais
01:07pour parler, et dans Révalini, de la reconstruction de notre appareil judiciaire.
01:11Ce dont les Français ont besoin, c'est d'être sûr que leur justice sera au rendez-vous pour assurer
01:16cette continuité entre le travail des forces de l'ordre,
01:21le travail de la justice pour assurer que l'État fonctionne.
01:26Et voilà, ma crainte, ce serait qu'on passe des semaines maintenant à parler d'un feuilleton judiciaire qui a
01:32bien sûr son importance,
01:33mais qui ne doit pas éclipser le sujet majeur de cette élection présidentielle, qui est le grand choix démocratique.
01:38– Question politique toujours, vous êtes un soutien assumé, affiché de Bruno Retailleau,
01:43je regardais les premiers sondages, ça reste une photographie de l'instant,
01:47le sondage du mois de juillet ne peut pas forcément dire que ce sera le résultat du mois d'avril.
01:52– Il ne peut pas dire du tout le résultat du mois d'avril.
01:54– Bien sûr, mais il est parfois question de dynamique.
01:58Sondage Opinion Web pour les échos et radios classiques réalisé le 8 et 9 juillet dernier,
02:038% des Français voteraient pour Bruno Retailleau, ils étaient 10% fin juin.
02:07Comment vous expliquez que cette campagne, pour l'instant, ne prenne pas forcément autour de votre candidat ?
02:14– Je pense que tous les Français qui nous regardent savent que la campagne n'a pas encore commencé.
02:18Les Français ne sont pas encore dans l'élection présidentielle et c'est parfaitement normal.
02:21Nous en parlons beaucoup, mais la vérité c'est que le moment de la campagne,
02:24il commencera sans doute à l'automne prochain,
02:26quand nous allons vraiment rentrer dans cette ligne droite vers l'élection présidentielle.
02:30Et je suis heureux que d'une certaine manière, au moins cette semaine,
02:32on voit le paysage se dessiner plus clairement.
02:34Le Rassemblement National a désormais une candidate.
02:37On attend que chacun fasse ses propositions.
02:40Bruno Retailleau, lui, avec constance, il déroule son projet déjà depuis des mois.
02:44Et nous avons, je crois, le programme le plus avancé aujourd'hui.
02:48Nous attendons de voir ce que les autres camps vont proposer
02:51pour pouvoir faire en sorte que les Français se prononcent d'une manière
02:54qui soit vraiment libre et vraiment éclairée.
02:56L'idée, c'est aussi de la grande clarification,
02:58savoir où les candidats veulent aller et faire avancer le pays, bien sûr,
03:04mais avec qui ils pourraient s'allier.
03:06Quel regard vous portez sur la candidature d'Edouard Philippe ?
03:11Bruno Retailleau disait, c'est en quelque sorte le copier-coller de la Macronie.
03:17Est-ce qu'aujourd'hui, vous dites,
03:20jamais nous nous rallierons à Edouard Philippe ?
03:23Pour moi, la grande question de 2027, c'est est-ce qu'on veut continuer
03:26ou est-ce qu'on veut tout changer ?
03:28Et je pense que les Français, elles savent bien,
03:30aujourd'hui, dans ce pays, après dix ans d'en marche,
03:33il n'y a plus rien qui marche.
03:34Et donc, il faut une alternance.
03:35Donc, jamais vous allez rallier Edouard Philippe ?
03:38Mais non, vous savez, moi, j'ai été, comme Bruno Retailleau,
03:41un opposant pendant dix ans au macronisme.
03:43Et même quand Bruno Retailleau a été au ministère de l'Intérieur
03:45seulement pour empêcher la gauche et l'extrême gauche
03:47de prendre le pouvoir en France,
03:50il continuait de dire que le macronisme était terminé,
03:53qu'il fallait sortir du macronisme.
03:55Et je pense que nous n'avons plus le droit d'attendre
03:58le « en même temps » qui a mis la France dans le mur
04:00doit enfin trouver une conclusion
04:02parce que la France a besoin de choix clairs
04:04et courageux dans tous les domaines.
04:06On pourrait parler de budget, on peut parler d'école,
04:08on peut parler de sécurité, on en a parlé,
04:09on peut parler, bien sûr, de justice.
04:11Tous ces sujets-là vont supposer maintenant
04:13d'affronter des choix courageux
04:14et de sortir des ambiguïtés qui ont marqué
04:16les dix dernières années.
04:16– Cette position, peut-être les auditeurs d'Europe 1
04:20et les téléspectateurs de CNews la trouveront plus claire
04:24que Laurent Wauquiez.
04:25Je n'ai pas compris si Laurent Wauquiez était votre allié,
04:29votre partenaire ou votre adversaire,
04:31c'est-à-dire un soutien de M. Édouard Philippe.
04:35– Moi, je vais vous dire les choses très franchement.
04:37– Je n'ai pas bien compris, c'est pour ça que je vous pose la question.
04:39– Moi non plus, je n'ai pas bien compris,
04:39pour être très honnête,
04:40je n'ai pas bien compris ce que Laurent Wauquiez avait voulu dire.
04:42Laurent Wauquiez, je le connais depuis longtemps,
04:44j'ai mené bien des combats avec lui
04:46au moment, par exemple, des élections européennes de 2019.
04:49Je l'ai toujours connu très dur sur le bilan du macronisme.
04:53Lui aussi, il a fait le choix de rester un opposant
04:56et aujourd'hui, je ne m'explique pas qu'il puisse considérer
04:58qu'Édouard Philippe peut relever le pays.
05:00Moi, je ne crois pas qu'on réparera les problèmes de la France
05:03avec ceux qui ont contribué à les causer ou à les aggraver.
05:05Et je ne dis pas ça par animosité personnelle.
05:07Vous savez, la politique, ce n'est pas une question
05:08de combat entre des individus.
05:10– Parfois un peu.
05:11– Non, ce qui compte d'abord, c'est la France et les Français.
05:14Et je crois profondément que,
05:15quand j'écoute d'ailleurs ce que dit aujourd'hui Édouard Philippe,
05:18quand je vois ce que font ces parlementaires,
05:20à Bruxelles, à Strasbourg,
05:21on vient de voter un texte très important
05:23contre l'immigration illégale, le règlement retour.
05:25Sur ce texte, les députés d'Édouard Philippe se sont abstenus,
05:28les députés macronistes ont voté contre
05:30en expliquant qu'on était en train d'attaquer les droits fondamentaux
05:32seulement parce qu'on porte un projet
05:34qui est soutenu aujourd'hui par 25 pays sur 27.
05:36– On voit une incompatibilité idéologique
05:40et avec, visiblement, ce que vous dites,
05:42avec Horizon dans votre discours.
05:45Vous savez, on a parlé de football,
05:46on va filer la métaphore,
05:48il y a ce qu'on appelle l'avare en télé.
05:51C'est-à-dire, ce que vous venez de me dire,
05:52je pourrais vous le ressortir dans quelques semaines.
05:54– Ah non, mais moi, vous savez,
05:55on va être très clair,
05:57moi, vous me connaissez,
05:57je n'ai jamais changé de discours.
05:59On peut être d'accord ou pas avec moi,
06:00mais moi, je n'ai jamais changé.
06:01– Mais Bruno Retailleau ne changera jamais de discours,
06:03lui non plus.
06:03– Mais lui non plus.
06:04Et d'ailleurs, c'est ce que même ses adversaires lui reconnaissent.
06:07Bruno Retailleau, là encore,
06:08on peut être d'accord ou pas avec lui,
06:10c'est la beauté de la démocratie.
06:11Mais tous ceux qui le suivent depuis longtemps
06:13savent que Bruno Retailleau
06:14n'a jamais changé de cap ni de ligne.
06:15– Sous-titrage Société Radio-Canada
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