- il y a 11 heures
L'équipe de France a remporté son quart de finale de Coupe du monde contre le Maroc 2-0. Après la rencontre, l'After passe à l'évaluation des Bleus avec un Mbappé encore buteur, Upamecano tout-terrain, Manu Koné stratosphérique… L'évaluation, c'est ici !
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00:00Samuel, j'aimerais qu'on ouvre le dossier Bappé, qu'est-ce qu'on peut rajouter sur lui
00:03qu'on n'a pas dit face au Paraguay, qu'on n'a pas dit face à la Suède, qu
00:06'on n'a pas dit face au Sénégal, enfin bref ?
00:08Rien, on a tout dit, on peut passer.
00:11Ouais, on a tout dit, on a tout dit, on a déjà bien débattu sur lui,
00:15et pour moi c'est que des éloges sur son comportement, sur sa manière d'être, sur ce qu'il
00:19dégage, sur son leadership,
00:21sur son efficacité, sur ce que je veux dire.
00:23Si, il y a un truc nouveau Samuel, il y a un truc nouveau, c'est que c'est le
00:27pénaud.
00:27Non, parce que jusque-là, il avait été très bon dans l'exercice.
00:33Mais ça lui est déjà arrivé ?
00:34Oui, oui, bien sûr que ça lui est déjà arrivé, mais récemment ça ne lui arrivait plus.
00:38Il rate un pénaud, et dans la foulée, il devient le buteur qui débloque la situation,
00:42donc, comme tu l'as dit, mentalement pas impacté, ça ressemble à Messi la dernière fois,
00:46pas impacté par le fait de rater un pénaud.
00:50Néanmoins, sur ce pénaud, honnêtement, si tu le croises lui ou un autre joueur,
00:54pose la question, mais à quel moment ils vont comprendre que ces courses d'élan de merde,
00:58ça ne marche pas ?
01:00Mais ça, pour moi, c'est ton feeling à toi, tes sensations.
01:04Mais on est bien d'accord que ça ne sert à rien, Samuel.
01:07Mais à certains moments, si.
01:08À certains moments, si.
01:09Parce que si, par exemple, au final, il le fait...
01:12C'est juste une mode.
01:13Si tout le monde le fait, c'est une mode, voyons.
01:15C'est une mode de faire ça.
01:16Ah, ok, d'accord.
01:17Oui, c'est la mode, ils font tout ça, c'est nul.
01:20Et d'ailleurs, il ne le fait pas tout le temps exactement comme ça, d'ailleurs.
01:24Il la change parfois, sa course.
01:26Daniel, à sa décharge, il y a eu une analyse de l'arbitre de la VAR.
01:32Oui, ça a duré longtemps.
01:35À sa décharge, ça ne veut rien dire par rapport à la course.
01:40Éventuellement qu'il le rate, oui, mais la course, elle est inutile.
01:43Non, mais c'est pas la course qui lui fait louper le pénalty.
01:47C'est pas la course qui lui fait louper le pénalty.
01:48Si, ça lui enlève la puissance de la frappe, il met un péneau tout faible, voyons.
01:52Il va falloir faire comme Neymar, plutôt.
01:53Là, Samuel, je suis complètement d'accord avec Daniel, dans le sens où...
01:57D'accord, donc je vais vous dire un truc.
01:59Donc, si lui, par exemple, parce que là, il ouvre, s'il ferme le pied, il peut mettre de la
02:04force.
02:04Ah, c'est pas pareil, quoi ?
02:05Je suis d'accord, s'il ferme le pied, il peut mettre de la force.
02:07Intérieur du pied, quand tu n'as pas une course qui est rapide, c'est plus dur de mettre de
02:10la force.
02:10Ah oui ?
02:11D'accord, donc là où il l'a placé, Bounou, s'il anticipe, pareil, tu penses qu'il ne la
02:16sort pas ?
02:17Non, mais attends, attends.
02:18C'est-à-dire ?
02:18Toi, Samuel, tu es en train de dire que, en gros, si l'autre était parti, si le gardien part
02:23de l'autre côté, ça marche et on ne dit rien.
02:25Mais ce n'est pas ça, le problème.
02:26Le problème, quand tu tires un péneau où tu as logiquement une probabilité plus élevée que 80% de mettre
02:31dedans,
02:32ne te mets pas dans la merde en faisant descendre ce pourtentage à 70 ou à 60,
02:36parce que tu fais une course complètement bidon, parce que tu mets une frappe qui est molle,
02:40et parce que tu ouvres ton pied.
02:42On sait très bien que tu peux avoir, on sait très bien que le gardien peut partir du bon côté,
02:46que le gardien peut être un spécialiste, mais toi, ne réduis pas ta marge de sécurité
02:51en faisant une course qui est inutile et que tout le monde veut faire en ce moment, tout le monde
02:56veut faire ça.
02:57Ce qu'on veut dire, Samuel, c'est que...
02:58Non, mais ce qu'on a dit, ce qu'on a dit...
03:01Toi, Samuel, le problème, c'est que toi, tu défends Kylian, alors qu'en l'occurrence, moi, je n'attaque
03:05pas Kylian.
03:06J'attaque les gens qui font des courses à la con.
03:08Non, moi, en fait, la vérité, c'est que t'as beau faire une course, t'arrêter, courir à fond,
03:13moi, je m'en fous.
03:13Juste, tu la mets au fond. Il ne l'a pas mise au fond.
03:15Oui, mais il y a des...
03:16Oui, sauf qu'il ne la met pas au fond parce qu'il a réduit sa marge.
03:19Mais non, ça, c'est vous, c'est que vous pensez qu'il avait pour fond par rapport à ça.
03:23Mais c'est après les autres, Kévin.
03:24En fait, Samuel, c'est juste qu'on a ce débat-là dans l'after depuis quelques semaines avec Daniel.
03:28Ce n'est pas que sur Kylian Mbappé, c'est sur beaucoup de tireurs.
03:30Ah oui, mais moi, je ne te parle pas que sur Kylian.
03:32Je te dis que, en fait, ce qu'il fait Kylian, il fait exactement la même chose que Neymar jusqu
03:38'au tir.
03:40C'est-à-dire qu'ils attendent avec une course qui est un peu tempérée pour ensuite, normalement, ce que
03:45tu dois faire, c'est ce que fait Neymar.
03:47C'est-à-dire ne pas regarder le ballon et regarder uniquement le gardien.
03:51Mais Mbappé, il ne sait pas le faire, comme la majorité des joueurs ne savent pas le faire, puisqu'il
03:54n'y en a qu'un qui arrive à le faire.
03:55Et il s'appelle Neymar Junior.
03:57Et lui, il regarde le gardien jusqu'au bout et ensuite, il choisit.
04:01Mais ça, c'est un truc d'extraterrestre.
04:03C'est très, très bon.
04:04Ils veulent tous connaître ce truc.
04:05Et donc, je te dis, je finis juste en disant que...
04:07C'est exactement ce que je disais, c'est pas la course.
04:09C'est pas la course, c'est au final, à la fin.
04:11Oui, d'accord.
04:12C'est un tout.
04:13C'est un tout.
04:14C'est le package, je crois.
04:15C'est un tout.
04:15Mais il fait une course normale et il met une patate, on n'en parle plus.
04:18Et juste ce que je veux te dire, c'est que quand tu fais ça et que le gardien a
04:23choisi le bon côté,
04:24et je le dis depuis des semaines, des gardiens comme Bounou, qui font quasiment 2 mètres,
04:28qui ont une allonge et une explosivité qui leur permet d'aller à ras du poteau tous les jours,
04:33eh bien s'il choisit le bon côté, aujourd'hui, tu as 3 chances sur 4 de rater ton pénalty.
04:37Alors que si tu prends ta course d'élan normal et tu mets la force maximum, tu choisis,
04:43soit tu tires sous la barre, et là, tu as quasiment 4 chances sur 5 de marqué, mais là, c
04:47'est plus dur.
04:47Bon, bref, il faut la mettre.
04:48Comme ça, c'est facile.
04:49Non, mais je n'ai pas dit que c'est facile.
04:50J'ai dit qu'il y a des probabilités qui montrent que dans un but, il y a 3 tiers.
04:54Si tu tires dans le tiers haut, tu as 4 chances sur 5 de marqué.
04:56C'est comme ça.
04:57Par contre, tu peux la mettre au-dessus ou sur la barre.
04:58C'est le jeu.
04:59Par contre, si tu tires aujourd'hui, tiers bas ou médian, avec les gardiens de 2 mètres,
05:03s'ils choisissent le côté, c'est plus, je sais que tu l'adores, mais c'est plus Hugo Lloris,
05:071 mètre 85, qui même s'il pousse, c'est physiologique, il n'ira pas à ras du poteau.
05:12Aujourd'hui, Bounou, si tu veux, les gardiens, le belge, même maignan, les mecs, ils font 2 mètres.
05:18S'ils poussent avec l'éclosivité, la muscu, tout ce que tu veux, ils sortent en fait le pénalty.
05:22Donc, soit toi, tu es chirurgical, tu le mets poteau rentrant, sinon, tu as une chance sur 2 de le
05:26rater.
05:26Jean-Louis Austad, raconte-nous, Mbappé, ce qu'on n'a pas vu, nous,
05:29et ce qu'on peut encore ajouter au tableau dithyrambique qu'on fait de lui une fois de plus.
05:36Je vais reprendre ma phrase de tout à l'heure sur le niveau de l'équipe de France.
05:38Moi, honnêtement, je n'ai jamais vu ça non plus.
05:40Un joueur, en tout cas en équipe de France, portait autant son équipe.
05:45C'est 8 buts et 3 passes décisives depuis le début de la Coupe du Monde.
05:48J'ai vu Michel en 84, il porte l'équipe.
05:52En Coupe du Monde ?
05:53A l'Euro, à l'Euro.
05:56En Coupe du Monde, moi, je dis que je n'ai jamais vu ça, mais bon, voilà.
05:58Oui, Maradona 86, il porte l'équipe.
06:01Il parle de l'équipe de France.
06:03Ah, l'équipe de France.
06:05Voilà, mais après, il y a peut-être d'autres exemples encore en Coupe du Monde.
06:09Il y a Pelé 70 aussi.
06:11Oui, mais voilà, en tout cas, ça, c'est très fort.
06:14Le rapport aux autres, le côté chef de bande, etc., encore une fois,
06:18on en parle à chaque match, mais c'est quand même frappant.
06:21La seule différence aujourd'hui avec les autres matchs, c'est que moi, j'ai trouvé qu'entre le pénalty
06:25et son but,
06:26il disparaît un peu.
06:28Et ça, pour le coup, à un moment, on s'est dit, mais qu'est-ce qui se passe ?
06:30Alors qu'il décrochait beaucoup, il allait chercher beaucoup de ballons et tout.
06:33Voilà, à un moment, je me suis dit, pendant le match, est-ce que ce pénalty ne travaille pas un
06:37petit peu ?
06:38Tirer aussi dans des conditions particulières avec cette attente, on en a parlé déjà tout à l'heure.
06:42Mais sinon, l'impression globale est toujours aussi impressionnante d'être présent au rendez-vous, surtout.
06:48Bon, voilà pour Mbappé.
06:50Là, c'est sûr qu'il est absolument monstrueux, impressionnant.
06:53Son but, on en a peut-être pas assez parlé, son but est exceptionnel.
06:56C'est-à-dire que sans dribler Diop, aller contourner, et je ne sais pas si...
07:00Bonnou, je l'adore, mais il est à un mètre du ballon.
07:03C'est-à-dire que la balle, elle est exceptionnellement brossée.
07:06N'oublions pas qu'avant de rater le pénalty, c'est lui qui le provoque.
07:11Avec une action, ça fait un petit moment qu'on ne lui avait pas pu faire, ça d'ailleurs, la
07:14petite accélération.
07:15S'il l'avait fait quand c'est légal, à droite.
07:17Ah oui, c'est vrai, t'as raison, t'as raison.
07:19Alors il y a quand même un truc, nous on a pénalty.
07:20Et si, il y a un autre truc quand même sur le but de Dembélé, quand même.
07:23Je voulais rajouter ça sur le but de Dembélé.
07:25Ah, l'accélération de Mbappé qui ouvre la brèche.
07:27Exactement.
07:28Il va être crédité d'une passe décisive parce que c'est le dernier passeur.
07:30On peut se dire, c'est une passe à deux mètres, etc.
07:33Il n'est pas vraiment décisif sur l'action.
07:34Mais la course qu'il fait et qu'il ouvre tout l'espace à Dembélé, c'est la clé de
07:39l'action.
07:39Bravo Jean-Louis de noter ça.
07:41T'as absolument raison.
07:42C'est très intéressant ça.
07:43On n'a pas vu de ralenti, nous, à la télé, sur le but de Dembappé, d'une main de
07:47Rabiot au préalable.
07:49Bien sûr.
07:50Et on ne l'a pas vu.
07:51Mais en revanche, ça circule sur les réseaux.
07:53Ça ressemble à l'action un peu de l'Argentine.
07:55Évidemment, les supporters marocains sont en feu là-dessus.
07:58En disant qu'il y avait main de Rabiot, personne l'a montré et personne n'y revient dessus.
08:02Oui, mais alors pourquoi Gilbert, à mon avis ?
08:04Parce que ce n'est pas un cas de VAR.
08:06En tout cas, c'est mon explication.
08:08L'arbitre, il est à un mètre de l'action.
08:10Il voit la main et il fait signe.
08:12Oui, j'ai vu la main, mais pour moi, ce n'est pas une main continuée de jouer.
08:15Donc, il n'y a pas de raison que la VAR intervienne pour dire, attention, il y a cette action
08:18que vous n'avez pas bien vue.
08:19Donc, je pense que c'est pour ça qu'il n'y a pas eu forcément beaucoup de ralentis,
08:22qu'il n'y a pas eu de Tchèque-Var et qu'il n'y a pas eu toute cette
08:24intervention
08:25et qu'on a l'impression que personne ne s'en est occupé de cette main.
08:28Parce que l'arbitre l'a vu sur le moment.
08:29Mais ça va circuler sur les réseaux, ça parlera et ça dira qu'il y a un complot pour que
08:34Mbappé...
08:34C'est la faute de l'arbitre argentin qui a favorisé la France.
08:37Ah oui, tiens, et tous les gens là qui me disaient...
08:39Il a été très bon l'arbitre.
08:40Les gens que je croisais qui me disaient,
08:42vous vous rendez compte, ils ont mis 5-6 arbitres argentins avec l'arbitrage vidéo.
08:46On a dit ça, les Argentins disent la même chose de leur match à eux parce que c'était un
08:48Français.
08:50Quand je te dis qu'on baigne dans une atmosphère entretenue par les réseaux de complots permanents autour de tout,
08:57à peine je suis arrivé ici tout à l'heure,
08:59quelqu'un a venu de moi et me dit,
09:01tu penses qu'il y a vraiment un truc pour que la FIFA fasse gagner l'Argentine ?
09:05Voilà.
09:06Ah non, c'est...
09:07Il n'y a jamais de la vie.
09:08C'est comme ça.
09:09C'est trop gros à chaque fois.
09:10Ça n'arrête pas.
09:11C'est le meilleur.
09:11C'est le meilleur.
09:12Pourquoi est-ce que la FIFA fasse gagner l'Argentine ?
09:14Je ne sais pas.
09:14Mais quoi, Trump, il veut que l'Argentine gagne ?
09:16Bah parce que Messi, c'est vendeur.
09:17I spoke to Gianni !
09:19I spoke to Gianni.
09:20On a les t-shirts, on peut le trouver.
09:22C'est plus vendeur que Messi gagne une deuxième coupe du monde.
09:24Mais c'est vendeur de quoi ?
09:26M-Papé qui la gagne, c'est vendeur aussi.
09:30Permettez-moi de monter à l'écran le magnifique t-shirt foot dimanche, I spoke to Gianni.
09:35Il est sublime, on l'a fait.
09:36On l'a demandé en trois jours, il était là.
09:38Celui-là, je vais l'emmener à la maison.
09:39Il est pour toi, c'est cadeau.
09:41I spoke to Gianni avec un carton rouge.
09:44Il est exceptionné.
09:45Non, c'est en trois jours, ils ont bouclé le truc.
09:48Plus vite que dans la vérité, si je mens, quand ils vont dans les ateliers.
09:51On a parlé de Kianni Mbappé.
09:54Lequel des quatre autres de devant, duquel tu veux parler sur les quatre de devant ?
09:59Plutôt, Olizé ce soir, Doué, Dembélé, Antlèche-Loisin ?
10:03Je vous lisez, je l'ai trouvé discret, moi.
10:05Moi, je peux parler de Rabiot.
10:07Il n'est pas dans les quatre.
10:10Moi, je dirais Doué.
10:11Et j'ai demandé à Samuel, pas à toi.
10:13Alors, vas-y, Samuel.
10:14D'accord.
10:16Honnêtement, je vais parler des trois autres, même si Michael Olizé était peut-être un peu plus discret.
10:22Mais moi, j'ai vu beaucoup de permutations.
10:24Et tout le monde a joué son rôle à fond.
10:25Et qu'à certains moments, Kylian s'est retrouvé à gauche.
10:27Ousmane a pris la pointe.
10:29Il y avait beaucoup de permutations.
10:30Et moi, c'est ça qu'on voulait.
10:32Depuis le début de la Coupe du Monde, on se demandait comment ça allait se passer.
10:35Et je trouve qu'ils répondent à nos questions.
10:37Et très bien sur le positionnement, sur la connexion que chacun a avec ses autres coéquipiers.
10:44Donc, pour moi, même si c'est Ousmane qui a été décisif sur son but,
10:47même si je pense qu'il a été un peu aidé par le gardien qui aurait pu la sortir.
10:51Mais la course de Kylian et même Désiré Doué, moi, je l'ai trouvé bon dans ce qu'il devait
10:56faire.
10:57Et il a été à un certain moment juste.
10:59Et c'est nickel.
11:00Et même sur le retour défensif, pour moi, c'est un tout.
11:03Et les trois, les quatre de devant, ils font leur job.
11:06Sur ce match, les ont fait leur job.
11:07Fabrice, tu voulais parler de Doué, toi aussi.
11:09Oui, déjà, il est à l'origine aussi du premier but d'Nbappé avec une sorte de coup du sombrero.
11:14Mais j'ai trouvé que durant la première mi-temps, il a été incisif.
11:17Il a tenté beaucoup de choses.
11:19Dans les moments un peu creux de l'équipe de France, offensivement, il était là.
11:23Il a fait, comme vous l'avez dit, beaucoup d'efforts défensifs.
11:26Donc je trouve qu'au niveau des quatre de devant, il a été, je dirais, le plus constant durant la
11:31totalité du match.
11:32Et la question maintenant, les gars, c'est en demi, Doué ou Barcola ?
11:37Et je vais te répondre, comme j'ai dit tout à l'heure dans l'avant-match, je m'en
11:40fous.
11:40Ce débat, pour moi, n'existe pas.
11:42Les deux se partagent les minutes et les matchs.
11:45Et à chaque fois, c'est bien.
11:46Donc il n'y a même plus à se la poser, cette question, en fait.
11:50Je veux que Kevin ne s'en fout pas, lui.
11:52Moi, je mettrais plus Barcola parce que sa vitesse, même si Doué, était très bonne.
11:56Mais face aux Espagnols qui vont sortir...
11:58Je crois que c'était les Belges.
11:59Oui, les Espagnols.
12:01Même les Belges, ça sera la même chose.
12:02Les Belges vont moins sortir que les Espagnols si les Espagnols passent.
12:05Mais je pense que, tu l'as vu, en fait, Barcola, il est juste inarrêtable.
12:10Je pense que c'est le joueur le plus rapide de l'équipe de France, juste derrière Kylian Mbappé ou
12:13avec Kylian Mbappé.
12:14Mais surtout dans la dernière demi-heure, quand il rentre à ce moment-là, Kevin.
12:16Cette impression, il est renforcée quand il rentre.
12:18Mais bien sûr.
12:19Mais Doué aussi quand il rentre.
12:20Il y avait moins ce bloc compact des Marocains.
12:23Et que oui, c'était beaucoup plus facile pour Barcola.
12:25Et c'est pour ça que son entrée, pour moi, elle est parfaite.
12:27Et c'est nickel.
12:28Le timing de son entrée est nickel.
12:29Mais pour moi, il n'y a même plus ce débat-là.
12:32Qui doit jouer ? Parce que les deux t'apportent quelque chose quand ils commencent, quand ils rentrent.
12:37Et c'est parfait.
12:38C'est nickel.
12:39Faisons quand même le tour des quatre de devant.
12:41On a parlé de Doué et de Mbappé.
12:42Qu'est-ce que vous avez pensé du match d'Olysée ?
12:44Daniel Dix, tu l'as trouvé un petit peu moins bien ?
12:46Non, pas forcément moins bien.
12:48C'est sûr qu'il a rayonné dans les matchs où il a tout fait.
12:52Il a organisé.
12:52On en a fait des caisses sur le fabuleux tandem.
12:55Ce n'est pas qu'il est fondamentalement moins bon.
12:58Il est évidemment plus discret dans les premiers matchs.
13:01On le voyait.
13:02Il donnait des passes.
13:03C'était des caviar.
13:03Il mettait des frappes.
13:04Elles étaient somptueuses.
13:06Donc là, il revient à une forme de normalité.
13:09Le taulier, le meilleur joueur de cette équipe, puisqu'au début, c'était ballon d'or, machin.
13:14Non, le taulier, le patron, c'est Mbappé.
13:16C'est lui qui fait la diff à tous les coups.
13:17Olysée, il est là.
13:18Il est bon au milieu.
13:19Maintenant, quand le milieu est aussi dense qu'on l'a vu là, il est moins confort dans cette position
13:23de 10.
13:23Il a moins de temps pour organiser le jeu.
13:26C'est normal que tu le vois un petit peu moins.
13:27Il faut aussi qu'il charbonne un peu plus.
13:29Il travaille également.
13:30Mais bon, il reste un joueur essentiel de cette équipe.
13:34Bon, sur Olysée, Sam, Kevin ?
13:36Sur Olysée, ça reste un joueur qui travaille pour l'équipe, qui fait les efforts,
13:41qui est quand même très, très juste, même s'il ne fait pas forcément des passes décisives à tous les
13:45matchs.
13:45Mais je l'ai vu encore très juste faire des retours, compenser aussi dans les déplacements,
13:50parce que c'est quand même lui le troisième milieu de terrain.
13:52C'est lui qui est le plus souvent dans la zone du milieu de terrain.
13:55Il compense, il est présent et on avait peur que l'équipe de France soit un peu déséquilibrée avec quatre
13:59joueurs offensifs,
13:59mais ce n'est pas le cas.
14:00Pour terminer, je reviens encore à Mbappé, décidément le personnage central.
14:03Je l'ai vu beaucoup plus bouger un peu partout.
14:06C'était trop des fois.
14:07Vraiment ?
14:08Oui, peut-être un petit peu trop parfois.
14:10D'ailleurs, sur le but, Dembélé a eu une réaction.
14:12On chipote ça, on chipote !
14:13Non, je vous laisse, je ne dis rien, je rigole.
14:15Il y a eu une phrase de Dembélé intéressante à la fin du match qui montre à quel point c
14:21'est Mbappé le patron,
14:22c'est que sur son but, Kylian m'avait dit « reste dans l'axe ».
14:24Il va y avoir une balle en contre et tout, et après il a fait l'appel qui m'a
14:28ouvert le chemin.
14:30Donc même pour ce genre de choses, c'est lui qui règle.
14:32C'est lui qui dit « reste là, fais ci, fais ça ».
14:34Ça montre à quel point c'est le leader de cette équipe.
14:38Dans un instant pas.
14:39Mais avec Samuel, c'est quand même compliqué, parce que Mbappé, le matin au petit-déj,
14:42il ferait un mauvais choix de yaourt, qu'on n'aurait pas le droit de le dire.
14:44Non, mais attendez, je suis en train de l'avoir vu quand même.
14:48Mbappé, il fait une faute de goût stylistique.
14:50Ils sont brouillés, ils sont cramés.
14:52Mbappé, il met une chemise avec une surchemise et ça va passer quand même.
14:56Oui, ça va passer, tout va passer en fait.
14:58Non, parce qu'au final, c'est que je connais le joueur, je connais le personnage, je connais l'homme
15:04aussi.
15:04Donc moi, c'est différent et que depuis le début, même avant le début de la compétition,
15:08le discours que je tenais, c'est le même que je tiens à l'heure actuelle sur
15:11je sais que ça va être le leader, je sais qu'il sait ce qu'il doit faire
15:14et qu'on disait oui, mais tu sais, mais ah là là, et que moi, c'est pour ça.
15:17Et vous, vous dites que peut-être que oui, moi, je soutiens que Kylian.
15:20Si Kylian fait des mauvaises choses, comme lui, je vais être le premier à dire.
15:24Non, mais rassurons-nous, il ne fait que des bonnes choses en ce moment.
15:26Là-dessus, on est d'accord, mais on peut quand même souligner
15:28qu'il s'est plus dispersé.
15:31On peut quand même souligner qu'on préfère quand il reste un peu plus fixe que quand il dézone trop.
15:35Oui, mais il s'est plus dispersé, mais encore une fois, à un certain moment,
15:40c'est ce qui se passait au Real Madrid, c'est que quand il est allé par exemple sur le
15:43côté,
15:44il était avec Vinicius, il y avait trop de joueurs sur le côté,
15:46mais là, il y a une connexion avec les autres.
15:48Moi, si c'est ça que je parle, je m'en fous.
15:49Oui, tu veux dire que quand il y va, les autres bougent.
15:51Et c'est que, voilà, les autres bougent.
15:53Bien, moi, ça, je suis d'accord là-dessus.
15:54Et moi, c'est ce que j'ai envie de mettre en lumière.
15:55Il y a une entente.
15:55Il y a une entente.
15:57Exactement.
15:57Alors que beaucoup se posaient la question, on se disait,
16:00non, mais ce n'est pas un numéro 9.
16:02C'est un numéro 9, mais il faut qu'on s'adapte à son positionnement.
16:05Et les joueurs à côté de lui le font très bien.
16:07C'est tout.
16:08Revenons à Dembélé.
16:10Les gars, Jean-Louis, comment t'évalue son match ?
16:13Écoute, Dembélé, je le mets, autant au lisé très discret, j'étais d'accord,
16:17et surtout, il y avait beaucoup trop de gens autour de lui, c'était dur d'exister.
16:20Et le seul truc qui me manque par rapport au Dembélé qu'on connaît,
16:24c'est les provocations en 1 contre 1 d'aller tenter sa chance contre son vis-à-vis et de
16:30l'éliminer.
16:30Ça, je trouve que je ne le vois pas assez par rapport au Dembélé normal.
16:34En revanche, il parlait de mental.
16:36Il y a le but, bien sûr.
16:37Il parlait de mental, mais il n'élimine pas sur le but.
16:41Le chemin s'ouvre et il arrive à finir.
16:43Mais en revanche, il parlait du mental de Bappé.
16:45Le sien aussi, je trouve, est remarquable parce que, quel que soit le match,
16:49il continue toujours les mêmes efforts, toujours de provoquer,
16:53toujours d'être connecté avec les autres dans le match.
16:55Donc, ce n'est pas le Dembélé le plus flamboyant qu'on ait jamais trouvé,
16:58mais quand même, il marque.
17:00Il marque encore ici, d'ailleurs, à Boston, où il avait mis son triplé.
17:04Donc, ça reste quand même une attitude de ballon d'or.
17:06Bon, voilà pour les quatre de devant.
17:08En sachant que, si c'est l'Espagne, l'Espagne a encaissé zéro but depuis le début de la Coupe
17:13du Monde.
17:14Zéro but, donc il y aura là...
17:15Il n'y aura pas besoin de leur en mettre beaucoup, ça nous ravira.
17:18Bon, très bien, vu comme ça.
17:20Tu voulais parler des milieux, Kevin, donne ton avis,
17:22et ensuite, on demandera à Samuel ce qu'il en a pensé.
17:24Bon, déjà, dire quand même que Manu Conné a été très, très bon.
17:29Vous voyez, Tchouamini est oublié ?
17:31Non, pas oublié.
17:31C'est malheureux, mais c'est la compétition,
17:33on t'es blessé, tu ne joues pas, Asilo, t'es bon.
17:34Il ne s'agit pas d'oublier, il s'agit de...
17:36Moi, je pense que si il est remis, celui-ci, Tchouamini reviendra en demi.
17:39Ah, tu penses ?
17:39Non, je ne pense pas.
17:40J'en suis sûr aussi, moi.
17:41Ah oui, ce n'est pas forcément sûr, parce que là, il a quand même...
17:43Tu veux dire, il revient, tu dis, tu en es sûr ?
17:46Non, ce dont je suis sûr, c'est que s'il revient en pleine possession de ses moyens,
17:50il est titulaire et Manu Conné sera soit sur le banc.
17:52Oui, c'est ça que je veux dire.
17:52Après, attention, parce que Manu Conné, aujourd'hui, ce que j'allais dire,
17:54c'est qu'il a quand même été très agressif, il a défendu en avançant,
17:57il a fait du Manu Conné, il a été gratté des ballons.
18:00Aurélien Tchouamini est un joueur beaucoup plus de structure contre les Espagnols.
18:04Il va falloir aussi aller les agresser, il va falloir aussi leur imposer quelque chose.
18:07Je pense que Manu Conné a peut-être un rôle à jouer, mais celui que j'ai beaucoup aimé aussi,
18:11parce qu'on en parle très peu, mais c'est Adrien Rabiot.
18:13Pour moi, Adrien Rabiot, c'est vraiment celui qui met de l'huile dans les rouages,
18:18c'est celui qui est quand même très juste techniquement, il ne fait jamais des passes transcendantes,
18:21mais par contre, c'est toujours très propre, il perd très peu le ballon,
18:24et je trouve qu'il fait, sans qu'on en parle beaucoup, une grande coupe du monde.
18:27Donc, tu n'envisages pas Tchouamini Conné ?
18:30Non, Tchouamini Conné, non. Pour moi, j'envisage soit Rabiot...
18:33Le retour de Rabiot de Tchouamini, si Tchouamini est à 100%.
18:36Samuel, t'en dis quoi ?
18:38Manu Conné, très fort, très bon, il a récupéré énormément de ballons, gros volume de jeu.
18:45Après, comme je l'avais dit, moi déjà, c'est qu'on a la chance d'avoir ces trois-là
18:49qui tournent,
18:50et ça marche très bien dès qu'il y en a un qui n'est pas là, celui qui rentre
18:53est performant.
18:54Tchouamini aussi est capable, le dernier match qu'il a fait, il a récupéré énormément de ballons,
18:59il a été présent, il a fait son job, donc je pense qu'il y a quand même une hiérarchie
19:03là,
19:04et que si Aurélien Tchouamini revient à 100%, c'est lui qui va reprendre sa place.
19:10Oui, mais le manque de rythme, Samuel ?
19:13Le manque de rythme, après, on est sur une compétition, là c'est assez court, on va dire,
19:18c'est pas comme si c'était deux semaines ou trois semaines qu'il loupait,
19:21mais en tout cas, ça va être au staff de voir ça.
19:24Mais s'il revient à 100%, je pense qu'il va reprendre sa place.
19:27Mais on a maintenant un Manu Kone, on a des certitudes claires avec lui,
19:31et qu'il est capable d'être titulaire.
19:33C'est pas seulement un remplaçant, il peut être titulaire et performer comme il l'a fait aujourd'hui.
19:39Bon, je sais pas s'il faut évaluer la défense, parce que vu le boulot qu'ils ont eu à
19:43faire ce soir...
19:44Après, le coup à Mécano, c'est encore énorme quand même.
19:45Chaque duel, c'est duel remporté, c'est couverture tout terrain.
19:49Le mec, c'est un 4-4, c'est couverture tout terrain, à droite, à gauche.
19:55Bon, même Saliba fait son match, mais je veux dire, Oupa Mécano, c'est monstrueux.
19:58Kevin, il est 1h09, 1h09 d'after, et on n'a pas dit un mot des défenseurs.
20:04Oui, ils n'ont rien fait.
20:05Mike Mignon, je ne connais pas la couleur de son maillot.
20:07Les défenseurs, dans cette vidéo, les défenseurs ne sont pas sollicités.
20:11Et donc, tu as parfaitement raison de parler d'Oupa Mécano,
20:14qui est une espèce de taulier, de mur, de référence totale derrière.
20:18Tu fais bien, mais c'est dingue, parce qu'il faut plus d'une heure d'after
20:22pour qu'on me dise un mot des défenseurs.
20:23Lucadine, plutôt bon.
20:26Lucadine, plutôt bon.
20:27Il a fait deux petites boulettes en début de match.
20:29C'est vrai, je renchéris.
20:31Il est 1h10, personne ne m'a fracassé Koundé.
20:34Oh, Koundé, il fait son match.
20:35Aujourd'hui, après, il n'a pas eu grand chose à faire.
20:36Il a bien couvert, je trouve qu'il a fait son match.
20:39Lucadine, je te dis, j'ai trouvé très bon, très rassurant, très sûr.
20:41En revanche, Koundé, si quelqu'un me dit et m'assure à 100%
20:44que les cheveux aujourd'hui avec le bandeau, ça ne le gêne pas, je ne crois pas.
20:47Vous pouvez me trouver les plus grands spécialistes capillaires du monde.
20:50Vous venez avec tous les coiffeurs.
20:52Mais je mets ma main à couper que c'est génome.
20:55Mais que pour le look, il est prêt à gêner.
20:57Il a pu jouer, non ? Il a été performant, même comme ça.
20:59Donc on s'en fout.
21:00Il n'y a pas de problème, mais pour moi, il perd 10% à cause du look.
21:03Oui, mais est-ce qu'il ne gagne pas aussi les...
21:06Est-ce qu'il ne gagne pas les 10% parce qu'il a un meilleur look ?
21:10Oui, parce qu'il se sent bien.
21:12Parce que quand il se regarde dans le miroir, il est plus le sens.
21:13C'est possible.
21:13Dane est 10% que tu les connais.
21:15Il regagne 5% grâce à ça.
21:16Exactement.
21:16Donc au final, il n'en perd que ça.
21:17C'est pour ça qu'il était performant, alors.
21:19C'est pour ça que c'est de l'essentiel, d'accord.
21:21Mais s'il prend un ailier qui veut lui faire mal, les 5% il va les payer.
21:24Je ne suis pas sûr.
21:24Excusez-moi, mais si on en vient dans l'évaluation de l'affeteur.
21:26Honnêtement, c'est comme un gros bonnet.
21:27Après un quart de finale de coupe du monde, à dire du mec.
21:31L'affeteur, c'est aussi ça, l'affeteur, c'est le look.
21:32Oui, Samuel, me dis pas que ça ne le gêne pas, Samuel, s'il te plaît.
21:37Mais ça ne le gêne pas, sinon il n'aurait pas aimé ça, quand même.
21:39Ah, tu vois, Samuel.
21:43Ah, mais ce n'est pas parce que je ne veux pas dire dans ton sens que...
21:45Toi, tu penses ça, moi, je pense autrement et c'est comme ça.
21:47Mais on va lui demander, vous savez quoi ?
21:49Vous savez quoi ?
21:50Non, vous savez quoi ?
21:51Vous savez quoi ?
21:52Vas-y, demande-lui.
21:52Non, non, vous savez quoi ?
21:53Je vais lui demander.
21:54Je vais lui demander et on fera un retour là-dessus.
21:56Je vais lui demander de répondre honnêtement, mais il va se dire non, évidemment qu'il va dire non.
21:59Moi, c'est plus un coiffeur que j'aimerais avoir.
22:01Tu vois, il répond déjà à la place de Koundé, mais ça ne sert à rien que j'allais lui
22:04demander.
22:05Je lui ai dit, c'est vrai que ce gros bandeau, quand il fait 35 ?
22:08Mais ouais, évidemment, ça lui chauffe la tête, Samuel.
22:11Mais il fait 35 degrés, ne me dis pas que ça ne chauffe pas la tête.
22:14Le bandeau, il est énorme.
22:15Mais dans tous les cas, avec les tresses et avec ce qu'il a, ça lui chauffe la tête, dans
22:19tous les cas.
22:20Donc peut-être qu'il s'amuse comme ça.
22:21Ah, tu vois, il l'a dit.
22:21Il a fini par l'avouer, ça lui chauffe la tête.
22:24Je vous le laisse, si vous voulez, il n'y a aucun souci.
22:26Vous avez raison.
22:28Samuel, je sais que vous allez bientôt devoir quitter le stade, avant qu'on vous mette dehors.
22:32C'est ça.
22:33Tout à l'heure, Kevin commençait à parler du mat de demain entre l'Espagne et la Belgique, futur adversaire
22:38de la France.
22:39Toi, tu penses que l'Espagne est largement au-dessus ?
22:41En plus, tu les connais bien, là, tous ?
22:44Largement au-dessus, elle est au-dessus.
22:47Collectivement, elle est au-dessus.
22:48Mais pour moi, on n'a pas encore vu l'Espagne jouer comme elle devrait jouer.
22:54C'était mieux que dernier match, en Sam, quand même.
22:56Oui, c'était mieux.
22:58Mais pour moi, ils m'ont tellement habitué à quelque chose de meilleur, de mieux, dans tout.
23:04Même dans les passes, dans les transmissions, dans le mouvement, dans les connexions.
23:09Moi, honnêtement, j'ai moins vu ça.
23:11Mais ils ont quand même gagné leur match.
23:15Face à la Belgique, pour moi, qui est cette équipe, on ne les attendait pas forcément là.
23:19En tout cas, moi, pour ma part, je ne les attendais pas là.
23:21Mais ils sont là.
23:22Il faudra faire attention à ce qu'ils vont proposer.
23:25Et pour moi, ça peut être une équipe, on n'en parle pas forcément.
23:27Mais ils font leur bout de chemin.
23:29Et peut-être, face à l'Espagne, ça va encore payer.
23:32Ça va encore payer, sûrement.
23:34Les gars, on vous laisse, parce que vous allez vous faire mettre dehors du stade.
23:36Jean-Louis, Samuel, merci.
23:39Et dans quelques instants, à mardi, bien sûr.
23:42Et dans quelques instants, un petit truc cru.
23:44Mais pas en vacances, Jean-Louis ?
23:44Peu de coaching.
23:45Il a dû, vous l'aille, il a du boulot.
23:47Il dit à mardi.
23:48Didier Deschamps est de retour.
23:50Didier Deschamps est de retour dans la zone d'interview.
23:51C'est parti avec Fabrice Hawkins.
23:53Oui, Didier, félicitations déjà pour la victoire.
23:56On va essayer d'avancer un petit peu sur l'histoire.
23:57Et par rapport aux questions que vous avez déjà eues, j'imagine,
24:00sur cette demi-finale qu'on attend tous,
24:02vous avez des bons problèmes.
24:03À gauche, Bradley Barcola, Désiré Douai.
24:04Manu Conelèvre a un gros match aussi.
24:07J'ai beaucoup de solutions.
24:08C'était très bien comme ça.
24:10Il y en a qui commencent.
24:11Et comme je vous l'ai dit depuis le départ,
24:13je veux que celui qui commence soit bon
24:15et celui qui rentre soit bon aussi.
24:17Donc voilà, après, c'est des profils différents.
24:20Si je fais le choix aujourd'hui de Des pour commencer,
24:24c'est par rapport à l'adversaire qu'il avait en face de lui.
24:26Et je pense que déjà, ça a limité Hakimi dans ses montées.
24:33Et puis, même si c'est un très, très grand joueur,
24:35s'il est plus en difficulté pour défendre,
24:37c'est plus à l'intérieur, sur son pied gauche,
24:39que sur son pied droit à l'extérieur.
24:41Donc Désiré a un peu plus cette capacité-là à rentrer à l'intérieur.
24:44Important aussi de donner du temps de jeu à Warrens et Grimry.
24:46Manu avait une possibilité d'avoir un deuxième carton.
24:49Oui, il y avait ça, puis un petit problème au genou.
24:54Ça tire aussi au niveau des muscles.
24:57Warren, même s'il n'a pas eu une minute de jeu,
25:01il se tient prêt, il est à fond.
25:03Avec la rentrée qu'il fait,
25:04il pourrait être un titulaire dans beaucoup d'équipes,
25:07même dans l'équipe de France.
25:08Après, j'ai des choix à faire, ils se tiennent tous prêts.
25:12Voilà, c'est ça qui est important.
25:14La clé, Didier, des bleus, c'est quoi ?
25:17La perception.
25:18Oui, alors le vôtre,
25:19mais ce n'est pas ça que j'allais faire.
25:21Ah ben non, ça aurait été sympa de votre part,
25:23mais c'est les étrangers qui la font.
25:24C'est la perception, c'est la persévérance,
25:25c'est quoi ?
25:26Quand on voit les physionomies du match,
25:28Paraguay, le Maroc ?
25:29Non, Paraguay, ça n'a rien à voir.
25:31Là, celui-là, on a fait ce qu'il fallait en première mi-temps.
25:33Bon, au-delà du pénalty arrêté,
25:35on a trois occasions.
25:37On n'a aucune occasion contre nous.
25:39On a cette capacité, oui.
25:41Si on avait plus d'efficacité,
25:43déjà, on pouvait avoir un peu de marge en première mi-temps.
25:45Mais avec les efforts que doit faire l'adversaire
25:49pour récupérer le ballon,
25:50forcément, au fil du match, ça pèse.
25:53Il y a un peu plus d'espace.
25:55Et on a aussi cette capacité d'aller presser,
25:59d'aller chercher,
26:00et de ne pas laisser respirer l'adversaire.
26:01Mais ça, ça vient aussi des joueurs offensifs
26:04qui mettent beaucoup d'énergie.
26:07Pour arriver en demi-finale,
26:08il faut beaucoup de choses.
26:09Évidemment, il faut de la qualité,
26:10il faut de très bons joueurs,
26:11il faut marquer des buts,
26:12il faut avoir un milieu de terrain
26:13qui est intelligent, équilibré,
26:15une défense efficace aussi.
26:17Donc, on a ça.
26:19Je ne dis pas que le Maroc n'avait pas...
26:21Bon, il y a une équipe qui a commencé
26:24que je n'attendais pas au départ.
26:26Mais après, bon, ça, c'est le choix de mon collègue.
26:29Et l'étape prochaine, en demi-finale,
26:32voilà, on aura aussi fort que nous,
26:34mais il n'y aura qu'une place à aller chercher.
26:35Vous rigolez sur la clé des champs,
26:37mais finalement...
26:37Non, non, je ne vais pas me raconter.
26:39Non, c'est force que vous faites avec quatre offensifs.
26:41C'est force que vous réussissez à faire.
26:42Parce qu'on ne vous attendait pas forcément
26:43dans ce premier.
26:44Ce n'est pas la première fois.
26:45Mais arrêtez, si vous voulez...
26:45Sur une grande compétition dernièrement.
26:47Mais Adewa, vous savez comment on a joué ?
26:50Il y avait Griezmann à la place de Michael Olysée,
26:53il y avait Kylian, il y avait Olivier et Ousmane.
26:56Ils ne sont pas quatre ?
26:57Non, non, totalement.
26:58Ben oui, mais je ne sais pas.
27:00Vous êtes un peu près des yeux depuis, non, mais...
27:09C'est Deschamps ou c'est son frère ?
27:12Vous avez entendu quand même ?
27:13D'abord, il parle de pressing et d'attaquants
27:15qui vont chercher haut.
27:16On l'a dit mille fois, ce qu'il a répondu à Fabrice.
27:20Oui, au coup d'envoi à Doha, il y a quatre joueurs offensifs,
27:22sauf que ça ne joue pas du tout de cette façon-là.
27:24Oui, Griezmann n'avait pas le même rôle colisée.
27:25Il dit que pendant 80 minutes, tu ne vois pas le jour
27:28parce qu'il n'y a pas de pressing et le bloc est bien plus bas.
27:33Il a dit d'abord ça, il a parlé du pressing,
27:35il a dit que l'équipe adverse doit faire des efforts
27:38pour récupérer le ballon,
27:40mais ce n'est pas du tout Deschamps, ça, normalement.
27:43Là, pour le coup, si on regarde Doha,
27:45on verra le nombre de fois qu'ils ont eu une possession
27:48aussi importante qu'ils l'ont dans cette Coupe du Monde,
27:49il n'y a pas.
27:51Donc, ça ne ressemble pas du tout au football
27:53qu'on a eu avec Deschamps pendant 14 ans.
27:56Bon, c'est nouveau, moi, ça nous plaît.
27:57On est très contents.
27:58De toute façon, on n'est que dans les compliments
28:00et les félicitations depuis le début de la compétition
28:02avec cette nouvelle équipe.
28:04Mais même dans les matchs de préparation,
28:06on n'avait pas ça sur le terrain.
28:07On ne voyait pas ça de la part des Bleus.
28:09On ne voyait pas un pressing,
28:10on ne voyait pas une volonté de garder le ballon,
28:12on ne voyait pas une volonté de récupérer aussi vite.
28:14On voyait plus une propension à jouer les transitions,
28:18alors que là, ce n'est pas du tout ça.
28:19Il faut féliciter Deschamps, bien sûr,
28:21qui manage très bien son équipe.
28:23Mais par contre, pour moi, ça vient aussi des joueurs.
28:26Pour moi, quand je vois l'attitude de Ousmane Dembélé
28:27en mode finale de Ligue des Champions à Munich
28:30face à l'Inter, à l'entrée de la surface de réparation,
28:33je pense que c'est aussi quelque chose
28:35qui est impulsé par les joueurs,
28:36parce qu'ils connaissent en club Michael Olysee.
28:38C'est aussi comme ça qu'il joue au Bayern.
28:40Oui, mais avant, il ne s'adaptait pas,
28:41même si les mecs en club jouaient d'une certaine façon.
28:42Moi, je pense qu'il a quand même l'intelligence
28:45de voir qu'au dernier euro,
28:48l'équipe de France a été trop passive
28:49par rapport à ses capacités.
28:50Peut-être qu'il s'est dit, si on fait ça,
28:52en fait, on peut buter en demi ou un truc comme ça.
28:55Et si on doit gagner, c'est comme ça.
28:56En tout cas, ce serait de l'intelligence d'adaptation.
28:59Et ça, on peut quand même lui reconnaître.
29:01Je pense que là, il a vu peut-être que son système
29:03et sa façon de jouer, elle avait aussi des limites.
29:05Et que notamment au dernier euro face à l'Espagne,
29:08où ils ont failli faire illusion,
29:09mais où ils ont finalement été éliminés logiquement.
29:11Ils ont fait promener tout le match.
29:12Voilà, donc là, il s'est dit, bon, là, j'ai le matériel.
29:15Écoute, on va la construire, la fusée.
29:18On va la construire.
29:18On va essayer d'aller le plus haut possible.
29:20Parce que là, avec mon histoire de bloc médian bas
29:23et de faire uniquement que d'attendre.
29:25En plus, le parcours fait qu'il n'a que des équipes,
29:27que s'il attend, si lui aussi attend,
29:30ça allait ressembler à pas grand-chose.
29:31Et donc, il s'est dit, là, on a le matériel,
29:33on a le parcours, il faut y aller.
29:36Avant, il s'en foutait.
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