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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 12 heures
Muselée à la mi-temps, la France a dominé le Maroc 2-0 en quart de finale grâce aux buts de Mbappé et Dembélé. Une rencontre maîtrisée, qui impressionne Daniel Riolo et l'équipe de l'After. Rarement une sélection a atteint les demi-finales d'une Coupe du monde avec une telle impression de facilité.

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Transcription
00:00Des français qui se sont lâchés un petit peu plus tardivement, qui viennent de rentrer au vestiaire, mais ils sont
00:04toujours, ils le disent, en mission.
00:06Donc voilà, une partie du boulot a été faite, mais on est déjà probablement projeté sur la suite.
00:10Merci à tout à l'heure, les trois points c'est parti !
00:13L'important c'est l'essentiel !
00:14Le plus important c'est les trois points.
00:15Souvent l'essentiel c'est le plus important.
00:17Trois points de Kevin, trois points de Daniel pour structurer notre heure à venir, notre heure de débat. Daniel ?
00:23Le premier point c'est la victoire logique et méritée des Bleus.
00:26Le deuxième point c'est la supériorité, tout point de vue technique et tactique de l'équipe de France.
00:31Et mon point 3 c'est une question.
00:34Est-ce qu'on mesure à quel point c'est facile d'aller en demi-finale de Coupe du Monde
00:37pour les Bleus ?
00:38On est en demi-finale avec une facilité déconcertante, il faut dire la vérité, c'est vrai ?
00:44Kevin, tes trois points ?
00:46Le premier point c'est qu'il n'y a pas eu photo entre l'équipe de France et l
00:51'équipe du Maroc.
00:52Et ce sera mon deuxième point, je pense qu'on a un peu surestimé quand même le Maroc qui était
00:56censé être meilleur qu'en 2022.
00:59Mais on a oublié que l'équipe de France est bien bien meilleure elle aussi qu'en 2022.
01:03Et donc ce sera mon troisième point avec un Kylian Mbappé de Gala, même s'il rate un pénalty.
01:10Non pas comme d'hab, mais comme d'hab dans cette Coupe du Monde en tout cas.
01:13Il arrive à emmener cette équipe, là c'est le leader sur et en dehors du terrain.
01:16Comme d'hab quand il a une équipe avec lui.
01:17C'est mes trois points Daniel, c'est mes trois points.
01:19Comme d'hab quand il a une équipe avec lui.
01:21Et donc sur le match encore une fois il met un but venu d'ailleurs et derrière il emmène son
01:25équipe vers la victoire.
01:26Tu connais un joueur qui s'épanouit dans une équipe où il n'est pas bien avec tout le monde
01:30?
01:30Ça n'existe pas.
01:31Bon après être bien avec tout le monde il faut aussi pouvoir aller le chercher, il faut pouvoir aussi le
01:36créer avec ses coéquipiers, avec son club.
01:38Et ce n'est pas que la faute des autres quand ça ne va pas.
01:41Oui, ce n'est pas forcément de la faute de la personne pour qui ça se passe un peu moins
01:45bien.
01:45Là franchement comment ne pas constater que ce gars-là est tout simplement hors du commun ?
01:50On va en parler de Bappé, on fera l'évaluation tout à l'heure.
01:53Mais enfin, mesurons la portée historique une nouvelle fois.
01:56On l'a fait après le match contre le Paraguay.
01:58Je mesure la portée historique et la facilité sur tous ces déconcertants.
02:01Troisième demi-finale d'affilée 2018, 2022, 2026 et peut-être une troisième finale.
02:07Allez savoir d'affilée, ce qu'il a serait, est-ce que ce serait du jamais vu trois finales d
02:12'affilée dans l'histoire de la Coupe du Monde ?
02:13Trois finales d'affilée ?
02:15Trois finales d'affilée, sans forcément gagner.
02:16Tu dois avoir l'Allemagne qui doit le faire puisque 82 ils sont en finale, 86 ils sont en finale
02:20et 90 ils sont en finale.
02:21Ah voilà, bon, alors on pourrait égaler l'Allemagne.
02:24Il n'y a pas le Brésil aussi ?
02:25On doit ressembler au Brésil, je ne vois pas parce que 58-62 et 66 ils n'y sont pas.
02:30Donc 58-62 ça ne fait pas, il te manque la troisième.
02:33Exactement.
02:34Donc non, tu n'as pas.
02:3558-62 ?
02:36Bah oui, et 66 c'est passé en Angleterre-Allemagne la finale.
02:39Donc l'équipe de France une nouvelle fois...
02:42Elle montre qu'en ce moment le foot, oui c'est dans ce pays parce que le réservoir de joueurs
02:46est extraordinaire.
02:47Tu n'as qu'à juste faire le compte si tu prends toutes les sélections, même du nombre de joueurs
02:51qui sont nés en France.
02:52Ah non mais il y a une stade Daniel, Thierry-Henri qui a expliqué cette statistique, je ne sais pas,
02:58c'est lui qui avait le calcul on lui a dit, mais à cette Coupe du Monde, il y a
03:0254 joueurs qui viennent uniquement d'Île-de-France.
03:0754 joueurs uniquement d'Île-de-France, toutes sélections confondues.
03:10Ça dit tout et puis de la même façon tu regardes...
03:12Il y en a en équipe du Maroc d'ailleurs.
03:13Et puis de la même façon tu regardes les joueurs qui composent cette équipe de France et en face tu
03:17mets le club dans lequel ils jouent.
03:19Et puis tu vas voir qu'à un moment quand même, l'individualité dans le foot, là où tu joues,
03:23ce que tu es, ça compte.
03:25Même si évidemment il faut un collectif huilé.
03:27Et ce soir quand on va faire l'analyse de la facilité qu'ont eu les Français à battre les
03:31Marocains,
03:32même si le Maroc est en progrès, même si on dit énormément de choses positives sur eux,
03:36tu prends la liste de leurs joueurs, tu mets les clubs qu'il y a en face, forcément ça signifie
03:40quelque chose à un moment quand même.
03:42Alors vous qui êtes ici avec nous, vous pourrez venir prendre le micro là tout à l'heure pour participer
03:47à nos débats.
03:48Rectifiant tout de suite le Brésil, 94, 18 et 2002.
03:51Ah oui, exact.
03:52Il me disait qu'il y avait le Brésil.
03:55Et d'ailleurs, Gilles Bia, sur la portée historique quand même,
03:58est-ce que vous avez déjà souvenir d'une équipe qui arrive en demi-finale avec autant de facilité et
04:02de puissance ?
04:02Moi je vous dis, moi j'en ai pas...
04:03J'ai dit ça il y a 5 minutes Jean-Louis.
04:05C'est ça Daniel, c'est ça mais insiste-toi là-dessus.
04:07Mais tu as parfaitement raison, il faut insister.
04:10Moi je pensais pas voir ça un jour en fait.
04:12Non en fait Jean-Louis, je vais même ajouter une couche à ce que tu dis.
04:17C'est qu'en plus, c'était dit avant, écrit avant et qu'on le pensait douce.
04:22Exactement.
04:22Et que c'est devenu réalité alors que dans le foot, tu as toujours des accros, des surprises, des choses
04:28qui peuvent moins bien se passer.
04:30Non, on savait que l'équipe, que les joueurs s'entendaient bien.
04:34Mais même dans les favoris qui ont dominé, ils n'ont jamais eu autant de facilité.
04:39Le seul doute qu'on a eu au début de la compétition, c'est pas tant la performance d'une
04:42équipe, c'est comment tu allais y arriver ?
04:44Avec quels joueurs ?
04:45Au bout de deux matchs, on a compris qu'il fallait arrêter de se prendre la tête avec les débats
04:48sur les bons joueurs à trois, les bons joueurs à quatre.
04:50La formule t'empêche de jouer un gros avant-maintenant en fait.
04:54Là t'as pas joué à une équipe chapeauin.
04:55Mais non, t'as pas joué l'Angleterre, t'as pas joué l'Espagne.
04:58En fait, t'as un tour gratos, j'ai pensé à ça.
05:00La dernière Coupe du Monde...
05:02Jean-Louis, excuse-moi, la Suède, c'était assez faible.
05:05Le Paraguay, ils sont restés derrière.
05:06Et là, le Maroc, ils se sont fait dessus, pardon, ils sont aussi restés derrière.
05:09Mais c'est toi qui provoque ça, c'est ta force qui provoque ça.
05:12Non mais Jean-Louis, Jean-Louis, je parle juste même du nom de l'adversaire.
05:15Il y a quatre ans, en fait, t'as juste gagné un cran.
05:18Parce qu'il y a quatre ans, pareil, tu prends Pologne en huitième.
05:21Et c'est le premier vrai, c'est Angleterre en quart.
05:22Il y a huit ans, tu prends l'Argentine tout de suite quand même, à l'époque.
05:25Quand tu gagnes 4-2.
05:26Oui, mais ça, c'était plus des circonstances parce que les Argentins
05:29n'avaient pas fini premier de leur groupe.
05:31C'était une petite équipe d'Argentine.
05:33Non, il y avait...
05:34En 2018.
05:35Ils ont bien failli nous sortir quand même.
05:36C'était comme une bonne équipe, l'Argentine en 2018.
05:39C'est juste qu'eux n'ayant pas fini premier, t'as croisé, vu que tu croisais un et deux.
05:42Ce que dit Gilbert, c'est aussi juste.
05:45En fait, le truc que je disais à Daniel pendant le mat,
05:48c'est que l'équipe de France est beaucoup trop forte par rapport à ses adversaires.
05:52Déjà que dans ce tournoi, il n'y a pas énormément de grosses, grosses équipes.
05:57Puisque même l'Allemagne, même s'il les avait rencontrées en huitième,
05:59je ne suis pas sûr que ça aurait vraiment fait le poids contre l'équipe de France,
06:01alors que c'est l'Allemagne.
06:03Mais en plus, ils n'ont pas joué l'Allemagne.
06:04Donc, ils n'ont même pas joué l'Allemagne qu'ils auraient pu jouer en huitième.
06:07Là, ils jouent un Maroc.
06:08Alors, tout le monde s'est fait une montagne du Maroc.
06:10Après, je suis désolé, mais le Maroc, ça ne reste pas dans les favoris
06:13pour gagner la Coupe du Monde.
06:14On aura du Maroc plus tard, parce que je ne crois qu'on voit ce qu'ils ont fait.
06:17L'équipe de France, de toute façon, même face à ce Maroc,
06:19qui pouvait être un outsider, est trop forte.
06:21C'est trop fort.
06:22Et a trop de certitudes.
06:23Mais regarde les joueurs.
06:23C'est très fort et très agréable à voir jouer.
06:24Mais prends les joueurs et le club en face, ça a une signification.
06:26Et qu'est-ce que je t'ai répondu quand on a eu ce mini-débat devant l'écran ?
06:30Je t'ai dit, mais si tu regardes la Ligue des Champions,
06:31les écarts sont devenus très importants entre le gratin et le reste.
06:36Il faut quand même valoriser.
06:37Dans le football, il y a une vraie cassure en ce moment,
06:39entre les équipes et les sélections,
06:40où il y a vraiment des joueurs qui sont d'un autre niveau.
06:42Mais là, les joueurs, ils sont non seulement d'un autre niveau,
06:44mais aussi le collectif.
06:46Parce qu'aujourd'hui, tu as un des trois meilleurs gardiens du monde.
06:48Tu as deux des cinq meilleurs défenseurs centraux du monde.
06:52Tu as des milleux terrains qui sont de très très haut niveau.
06:57Tu sais, en termes d'individualité, la seule équipe en termes d'individualité
07:02qui peut rivaliser avec la France, c'est l'Angleterre.
07:04Oui, je suis d'accord.
07:05En termes d'équipe, en termes d'individualité, pas de collectif.
07:09Exactement.
07:09Mais l'Angleterre a un retard, Tourelle étant arrivé certainement trop tard.
07:13Et ils ont un complexe aussi.
07:14C'est qu'ils n'ont pas pu construire et intégrer tout le monde.
07:17Donc Tourelle a dû faire des choix.
07:19Ce qui fait qu'à l'intérieur, il a des individualistes qui sont probablement moins fortes.
07:23C'est pour ça qu'il s'est privé de deux, trois joueurs
07:24qui individuellement sont très forts.
07:26S'il arrive un jour à composer son puzzle, comme on le fait en équipe de France,
07:30là, oui, il aura une équipe très forte.
07:33Et probablement, s'il arrive à le construire avec le temps, un collectif très fort.
07:37L'Espagne rivalise avec toi, mais en termes collectifs.
07:40Parce que leur individualité, leur joueur, il y en a quelques-uns qui sont extraordinaires,
07:44mais tu vas avoir moins de puissance physique, tu vas avoir moins d'attaquants forts.
07:49Mais les équipes sont là, on les connaît les équipes qui peuvent rivaliser.
07:52On l'écoute, c'était il y a quelques instants, à la sortie du terrain,
07:55le capitaine de l'équipe de France qui rejoint Messi à nouveau en tête du classement débuteur.
08:00Il en est à huit buts.
08:01C'est stratosphérique, on y reviendra un peu plus tard.
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