00:00Une première depuis 1990, on ne donne jamais les noms, Eric.
00:03Le Brésil s'est fait sortir en huitième de finale de Coupe du Monde,
00:06cette défaite qui met fin à une série de huit qualifs consécutifs pour les quarts de finale.
00:10Brésil dominé par la Norvège, c'est fini pour la génération Marquinhos, Neymar, Casemiro.
00:16L'échec pour Carlo Ancelotti, qui est sélectionneur depuis plus d'un an.
00:19Tu crois qu'il va continuer encore ?
00:21C'est possible.
00:2231 ans, ouais, tu vois.
00:2335 ans, tu le vois.
00:25En tout cas, il ne l'a pas dit officiellement, tu as raison.
00:27On suivra ce qui va se passer.
00:30Ce Brésil sans idées et sans style de jeu, on rappelle le bilan d'Ancelotti qui s'en est arrivé.
00:34Il a plus de 80 ans, il est encore là.
00:3617 matchs, 10 victoires, 3 nuls, 4 défaites.
00:39D'ailleurs, Ancelotti qui est sous contrat jusqu'en 2030.
00:41Alors, on va ouvrir son procès ce soir.
00:44Ancelotti qui est le principal responsable de l'échec brésilien.
00:49On a un procureur, Jérôme Rotten, bonsoir.
00:51Ah, je suis tout seul.
00:52C'est incroyable.
00:52Non, mais c'est fou de manquer d'objectivité.
00:54C'est dingue, c'est dingue.
00:55Bon, écoute, bonsoir à tous.
00:57Deux avocats pour Carlo.
00:58Eric Dimitre, comment ça ?
00:59Voilà, chicos.
01:01Voilà, chicos.
01:02Et Jean-Michel Larquet, bon dire.
01:05Voilà, bon dire.
01:06Oui, mais je suis là, je suis là.
01:07C'est Pierre qui va rendre son verdict au 32-16.
01:10Salut, Pierre.
01:11Salut, bonjour à tous.
01:12Salut, Pierrot.
01:13Merci, Pierre.
01:14Jérôme, t'es le seul courageux de la bande, donc vas-y, tu peux attaquer Carlo Ancelotti.
01:18Non, mais en fait, j'ai hâte d'entendre Jean-Michel et Eric.
01:24Non, mais parle pour toi d'abord.
01:24Non, mais comment ils vont le défendre ?
01:26Parce qu'en fait, j'ai du mal.
01:28Non, mais j'ai du mal, si ce n'est d'aller sur le palmarès de Carlo Ancelotti.
01:34Il n'y a pas de problème, beaucoup de respect.
01:35Moi, ce n'est pas ça que je critique.
01:36Ça, c'est un argument.
01:38Oui, parce qu'il a tout gagné, Carlo, en club, donc je ne vais pas dire que c'est un
01:42petit manager et c'est un petit entraîneur.
01:45Il découvre le rôle de sélectionneur, ça, c'est sûr.
01:48Donc, le rôle de sélectionneur, et tout le monde est unanime pour le dire, ceux qui sont passés par les
01:53deux positions, que ça n'a rien à voir.
01:56Peut-être qu'il lui faut un temps d'adaptation et peut-être qu'il arrivera à prendre la mesure
02:06de ce poste de sélectionneur.
02:09Mais là, on est obligé de constater qu'au bout d'un an d'arrivée de Carlo Ancelotti, ça fait
02:13un an qu'il est là.
02:14En fait, il n'a apporté que dalle.
02:17Donc, tu payes très cher un sélectionneur comme Carlo Ancelotti parce que tu payes le nom et le palmarès, il
02:22n'y a pas de problème.
02:23D'accord ?
02:24Donc, ça, c'est la fédération brésilienne qui se démerde.
02:27Et ça, moi, je n'ai rien à dire là-dessus.
02:28Et tant mieux pour Carlo Ancelotti s'il a un gros contrat.
02:31Mais ce qui est sûr, c'est que ce qu'il a apporté aux joueurs sur le terrain, il n
02:36'a rien apporté.
02:37Et moi, je suis désolé, le Brésil, plus qu'une autre sélection, ça aurait été une autre sélection.
02:42Je n'aurais peut-être pas parlé comme ça et j'aurais pris un petit peu du mal.
02:46J'aurais été sur la retenue pour critiquer Carlo Ancelotti.
02:50Mais quand même, Carlo Ancelotti, ce n'est pas un lapin de trois semaines.
02:54Ce que je veux dire, c'est qu'il sait où il met les pieds quand il prend...
02:58Non, là, deux, trois semaines.
03:00Ce que je veux dire, c'est quand il prend le Brésil avec tout ce que doit avoir le Brésil,
03:08c'est-à-dire dans son système de jeu.
03:10Je veux bien qu'il ne soit pas dans la plus belle des générations brésiliennes.
03:16Et ce n'est pas que celle-là, celle d'avant aussi était moyenne.
03:19Donc, on est d'accord, si tu veux, qu'il y a un manque à ce niveau-là,
03:23en termes de joueurs très techniques, de joueurs qui arrivent à se sublimer avec le maillot de la sélection.
03:31Mais là, on n'a rien vu.
03:33Et la seule stratégie de Carlo Ancelotti, ça a été exactement celle de l'ancien sélectionneur, celui d'avant.
03:40Autant ne pas changer dans ces cas-là, c'est que vous regardez les équipes.
03:44À part un ou deux joueurs, c'est toujours les mêmes qui sont sélectionnés.
03:48C'est-à-dire que tu as l'impression...
03:49Parce qu'ils n'en ont pas d'autres !
03:50Non, non, non, non, non, je suis désolé.
03:51Quand tu prends Carlo Ancelotti et que tu nous dis, après la Coupe du Monde,
03:55vous verrez, dans quatre ans, on sera meilleur,
03:57et bien dans ces cas-là, quand tu as pris le rôle en juin 2025,
04:01tu aurais dû dire, écoutez, la Coupe du Monde, elle arrive dans un an,
04:04on va essayer de se qualifier, mais nous, on est en construction.
04:08Et tu mets des jeunes dans ces cas-là.
04:10Parce que moi, j'ai vu des équipes brésiliennes en club assez performantes à la Coupe du Monde des clubs.
04:14On les a vues, Fluminense, Flamengo, c'est des équipes, en fait, qui ont été un petit peu rafraîchissantes.
04:20On était même surpris de leur niveau.
04:21Allez, il faut passer à la part.
04:22L'équipe brésilienne qui a été en finale contre le PSG, c'était qui ?
04:27Flamengo.
04:29Flamengo a failli battre le Paris Saint-Germain avec des profils de joueurs, peut-être de la jeunesse.
04:35Pourquoi ces joueurs-là n'arrivent pas en sélection ?
04:37Pourquoi tu es obligé de faire du vieux avec du vieux et toujours du vieux ?
04:42Casimero, Paqueta, Guimaraes, et puis Jean Passe et tout ça.
04:47Non, mais ce que je veux dire, Danilo, 34 ans, 35 ans, arrière-droite.
04:51On l'a vu contre le Maroc.
04:53Je suis désolé, cette équipe, elle méritait au moins d'avoir une autre structure.
04:56Et là où je finis là-dessus, je suis désolé.
04:58Mais quand je parle d'ADN du Brésil, j'ai du mal, moi, à regarder des équipes brésiliennes
05:03qui laissent le ballon à une équipe comme la Norvège.
05:05Ils ont eu 40% de ballons, même pas 40% de ballons, de possession contre la Norvège.
05:10Mais où vous avez vu ça, une équipe brésilienne ?
05:14Non, mais comment Carlo Ancelotti, il peut faire jouer le Real Madrid, le Brésil comme le Real Madrid de l
05:21'époque ?
05:21Ce n'est pas possible.
05:22Le maillot jaune, c'est le maillot du football, quoi, tu vois.
05:25Ou du Tour de France.
05:26Allez, vas-y, Jean-Mierre.
05:27De Paul Cézac.
05:30Évidemment qu'il a une petite responsabilité comme le docteur, comme le diététicien,
05:35comme le président de la fédération.
05:37Mais le problème d'Ancelotti, il est dans la droite lignée de ce que fait le Brésil.
05:44J'ai regardé, depuis 26 ans ou 24 ans, le Brésil n'a pas battu une équipe européenne en phase
05:51finale de Coupe du Monde.
05:53Depuis 26 ans.
05:55Les dernières performances, ils ont fait quart en Russie, ils ont fait quart au Qatar, éliminé en quart, éliminé en
06:02quart au Qatar.
06:03Chez eux, ils sont allés en demi-finale.
06:06Vous vous rappelez quand même la branlée qu'ils ont prise ?
06:08Oui.
06:09Et on a fait des...
06:11Oui, mais sur les matchs d'avant, on avait vu autre chose quand même.
06:14Et on a fait des débats sur l'équipe actuelle.
06:18Mais Danilo, mais Koundé, c'est un génie à côté de Danilo.
06:22J'ai regardé trois matchs du Brésil, j'attends, je ne le verrai pas, j'attends que Danilo, l'arrière
06:28latéral droit, héritier des Cafous, des Dani Alves, des Carlos Alberto, ils fassent une passe en avant.
06:35Une passe en avant ! Tu m'entends ?
06:38Donc, tu vois, ce serait très grave.
06:40Ce n'est pas important que ce soit l'heure ou l'autre.
06:44C'est très grave.
06:45Parce qu'il n'y a pas de joueurs.
06:48Arrête !
06:48Mais il n'y a pas de joueurs, mais arrête Jean-Michel, pas toi !
06:51Et il n'y a pas de joueurs !
06:53Et ce serait la plus grosse erreur au Brésil de considérer que la seule personne responsable, c'est Carlo Ancelotti.
07:03Aujourd'hui, le Brésil et la formation des joueurs brésiliens doivent se remettre en question.
07:09Ils ne travaillent plus depuis des années.
07:12Parce qu'auparavant, ils se baissaient pour ramasser les bons joueurs.
07:16Ils ne les ont plus.
07:17Il faut travailler comme travaille le Maroc aujourd'hui.
07:20Par exemple, en Afrique.
07:22Donc, les responsables, ils sont au sein de la fédération.
07:26Donc, lui, il n'y est pour rien.
07:27Il y a le coup de bol.
07:29Voilà.
07:30Donc, lui, il n'y est pour rien.
07:31Franchement, que dire de plus que la plaidoirie magistrale de Maître Larket.
07:39Contrairement à la soupe que nous a servi Maître Roten.
07:42Ah bah oui, t'as raison.
07:44Non, non, j'ai rien à dire.
07:45C'est du rata.
07:47Il y a quand même un creux de génération.
07:52qui est terrible.
07:53Et là où Jean-Michel a raison, et je finirai sur ça, du coup, c'est que, et tant mieux
08:01pour le football, du coup.
08:03Puisqu'on se rend compte maintenant que le football est devenu tellement mondial.
08:06Alors, ça a toujours été le sport le plus populaire du monde.
08:09Jouer de partout dans le monde, même dans les endroits les plus reculés, voire les plus insolites.
08:14Les gens travaillent bien.
08:15Il y a des clubs qui travaillent bien.
08:17Il y a des pays qui n'ont pas beaucoup d'habitants qui travaillent bien.
08:19Il y a eu un finaliste en 2018 qui avait 3 millions d'habitants, la Croatie.
08:25Et il y a plein d'exemples comme ça.
08:27Et une des grandes réussites de cette Coupe du Monde, malgré tout, et ça a fait débat, et le débat
08:33peut exister encore,
08:34parce que moi, je suis ouvert à ce genre de débat.
08:38Sauf qu'avec la nouvelle formule, on a vu des pays comme le Cap Vert,
08:41qui est un nain sur la scène mondiale du football,
08:48mais qui a des joueurs qui jouent bien au ballon,
08:49qui jouent au ballon, qui ont des gens qui sont allés apporter justement leur savoir-faire
08:54et leur détection et leur manière de travailler.
08:57Et le Brésil, si tu ne travailles pas bien, tu es dépassé.
09:01Tu es dépassé.
09:02Alors, il sert à quoi, Ancelotti ?
09:04Non, mais non, mais non, mais non, mais le problème, ce que tu ne veux pas comprendre,
09:08c'est que c'est l'arbre qui cache la forêt, Ancelotti.
09:10Le problème est plus profond, et plus ancien, et plus général.
09:15Voilà, donc, s'ils veulent taper sur Ancelotti,
09:18ils se trompent pour une cible, parce que derrière,
09:20les sous-contrastes, ils n'ont pas le problème.
09:21Mais tu le regardes, le championnat brésilien, toi ?
09:23Oui, mais ça va résoudre.
09:25Moi, non, moi, non.
09:26Allez, allez, le verdict de Pierre.
09:28Pierre, vas-y, rends ton verdict.
09:30Le verdict, il est simple, moi, je donne raison à Jérôme Rotten.
09:34Si jamais il n'y croit pas au Brésil, pourquoi il vient ?
09:38Il n'a qu'à mettre Riri, Fifi et Loulou à la tête du Brésil,
09:41il n'a qu'à dire qu'il n'a pas l'effectif.
09:43Après, il n'a pas un gros effectif, c'est un creux générationnel.
09:46Mais enfin, c'est quand même mieux que le Japon, que le Maroc, que la Norvège, pour moi.
09:50Et Pierre Quezap, on parle de la Coupe du Monde, dis donc.
09:54Il termine quand même sur les matchs que moi, je suis très Amérique du Sud.
09:57Les seules deux équipes qu'il a réussi à battre en allers-retours, c'est le Chili et le Pérou.
10:01Il a perdu contre la Bolivie, l'Équateur, l'Iroguel, le Paraguel, le Venezuela et l'Argentine.
10:05Bon, moi, je veux bien...
10:06Mais qu'est-ce qu'il faisait avant son arrivée, du coup, puisque tu suis ?
10:09Bah, pareil.
10:10Non, mais en fait, je te pose la question, Eric.
10:12En fait, avec les joueurs qu'il a, avec Vinicius, avec Paqueta, avec Imares,
10:17est-ce qu'il arrive à battre Samor Lusitanos ?
10:21Il arrivera à les battre ou pas ?
10:22Parce que là, on parle d'équipes quand même minables.
10:24Il a quand même perdu contre la Bolivie, les mecs, quoi.
10:26La Bolivie, vous avez déjà vu la Bolivie ?
10:28Non, non, mais si...
10:29Non, la Bolivie, ils ne sont pas qualifiés à la Côte d'Ivoire.
10:31Tu joues à 4.000 mètres.
10:33Bolivie, c'est pire que le Paraguay ?
10:34Oui.
10:35Si avant, il gagnait contre toutes ses équipes et que Carlo n'arrive pas à gagner,
10:39c'est sûr que là, je suis d'accord avec toi, bien sûr.
10:41Pierre, bravo.
10:42J'avais pas vu que c'était une super génération qui gagnait tout.
10:46Malgré les prévoiries brillantes de Dimeco et de l'Arké,
10:49c'est Jérôme qui remporte le profil.
10:54Tout le monde en terrasse m'applaudit, c'est incroyable.
10:58Là, c'est puni-vot des patinons de la Trump,
11:01il y a de la corruption.
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