00:01Samuel, parlons un peu de cette domination.
00:04Est-ce qu'entre la Suède, le Paraguay et ce soir,
00:07est-ce qu'il y a une minute seulement où tu t'es dit, là on n'est pas bien
00:10?
00:10Non.
00:11Une minute seulement ?
00:13Aucune, aucune, aucune.
00:14Et j'en parlais avant le match.
00:16À aucun moment, j'étais en...
00:19Pas forcément stress, mais en panique de me dire,
00:21je sais que là, il y aura des périodes compliquées.
00:23Honnêtement, ça soit la Suède, le Paraguay,
00:26je savais que ça allait être le combat,
00:27mais cette équipe, elle est prête.
00:28Et là encore plus, je trouve tellement une maturité dans ce groupe.
00:31À tous les niveaux, dans la gestion d'un match,
00:34on savait que peut-être ça allait mettre du temps en Kylian qui loupe son pénalty,
00:37mais on sait la capacité aussi à Kylian de revenir dans son match.
00:41Et là, pour moi, c'est un match parfait.
00:45C'est un match parfait, j'ai rien à redire,
00:49que ce soit sur les joueurs, sur la prestation au milieu de terrain,
00:52pareil, d'un Manu Kone qui était très bon,
00:55offensivement, d'un même désiré doué.
00:57Pour moi, tout le monde a fait ce qu'il devait faire.
01:00Tout le monde sait où il doit aller,
01:01ou en tout cas ce qu'il doit apporter à l'équipe
01:03pour qu'elle soit performante.
01:04Et là, pour moi, j'ai tout vu.
01:06Moi, je suis content de ce groupe, de cette équipe.
01:08Allez, next step en demi-finale.
01:10On est tous contents.
01:11Mais la question qu'on se posait Manu,
01:12c'est est-ce qu'on mesure à quel point c'est facile
01:15d'aller en demi-finale pour les Bleus ?
01:17Non, non, là, non.
01:19C'est pas facile.
01:19Si, c'est facile.
01:20C'est que ça semble, non, non.
01:22Tu viens de dire à quel point tu n'as jamais tremblé,
01:24à quel point tu avais toujours trouvé qu'ils étaient supérieurs.
01:26Non, mais ça, c'est les sensations que je peux avoir.
01:29Mais ce qui est sûr, en Coupe du Monde,
01:32je pense que l'équipe de France, nous,
01:34nous donne ce ressenti-là,
01:36que c'est facile.
01:37Mais réellement, non, c'est pas facile.
01:38Mais quand on dit facile,
01:39c'est pas plus curatif, Samuel.
01:41Ça veut dire qu'ils sont au-dessus.
01:42Ils sont au-dessus, ils maîtrisent.
01:43On se comprenne bien.
01:45Dans les équipes qui restent,
01:48quand tu vois le parcours de l'Argentine,
01:50on peut dire qu'ils ont quand même bien transpiré.
01:52Quand tu vois l'Espagne,
01:53un ou deux matchs, ça a été compliqué
01:54contre le Portugal.
01:55Le premier, ils ont fait un premier faux pas d'ouverture.
01:58On est la seule équipe qui a dominé.
01:59Voilà.
02:00Les Bleus arrivent en demi-finale
02:02sans avoir tremblé une seule fois.
02:04Ce qui illustre, à mon sens,
02:06une supériorité assez nette.
02:09Et en plus, ils avaient l'étiquette de favoris.
02:12Qu'on dise que maintenant,
02:13si c'est l'Espagne en demi-finale,
02:17bon, pardonne-moi,
02:18là, on arrivera face à un adversaire
02:20où on dira, c'est autre chose.
02:23C'est d'un autre niveau.
02:24Mais on sera en demi-finale sans avoir tremblé.
02:28D'accord, OK.
02:29OK, on n'a pas tremblé.
02:31Mais je ne sais pas si c'est...
02:33J'aimerais bien entendre
02:34si c'est l'équipe de France qui a rendu ça simple
02:36Oui, c'est ça.
02:37Ah oui, c'est l'équipe de France
02:40qui est tellement supérieure.
02:41On est d'accord.
02:42C'est un peu des deux.
02:43Il y a un peu des deux quand même.
02:45Moi, je vais vous dire d'ailleurs là-dessus,
02:46le truc qui me marque le plus du stade,
02:48c'est le peu d'occasion laissée aux autres.
02:50Il n'y a rien.
02:51Le Maroc a 0,0.
02:52Ils ont quasiment autant attaqué
02:54avec le Paraguay.
02:55Ah oui, bien sûr.
02:55Avec leur niveau technique et tout.
02:57Il y a le premier tir cadré,
02:58c'est Meignan 85e,
02:59l'arrêt qui fait.
03:00Bien sûr.
03:00C'est quand même dingue à ce niveau-là.
03:02Tu dis qu'au 1-0,
03:03tu te dis peut-être qu'ils vont s'ouvrir,
03:04ils vont essayer,
03:05mais c'est plus l'équipe de France
03:06qui a encore plus d'occasion.
03:07Ils ont refusé.
03:09Moi, je suis estomaqué
03:10par ce qu'a fait le Maroc
03:11parce que autant le plan,
03:13quand la compo a été annoncée,
03:14j'ai dit
03:14OK, ça peut être intéressant
03:16s'il y a des projections,
03:17d'essayer de densifier le milieu.
03:19Et avant,
03:20je me souviens de ce que j'ai dit
03:21quand on a su
03:22qu'on jouerait le Maroc,
03:23j'ai dit non,
03:24jamais le Maroc,
03:25après tout le travail accompli
03:26ces derniers temps,
03:27jamais ils vont tout changer,
03:28jamais ils vont revenir en arrière,
03:30ils vont essayer de jouer et tout.
03:31Je me suis trompé
03:32parce qu'ils ont rien tenté.
03:32Mais là, c'est le gain
03:33de l'équipe de France.
03:34Attention,
03:34moi, j'ai rien à reprocher
03:37au Maroc.
03:38Là, ce que je disais.
03:39Quand on dit que pour les...
03:40C'est à partir du moment
03:40où tu transformes ta compo,
03:41que tu te mets dans un cas de figure
03:43comme ça,
03:43là, t'as refusé tout, quoi.
03:48En fait, t'as juste été roulé dessus
03:51par un adversaire qui est meilleur.
03:52Oui, tu ne pouvais pas faire autrement.
03:53Il y a un moment,
03:54il y a un moment...
03:54Donc tu penses que tu ne pouvais pas
03:55mettre un attaquant ?
03:56Ils n'ont pas un attaquant
03:56qui te mettra en pointe ?
03:57Non, mais Samel,
03:58Samel, tu vas jouer.
03:59À part Samary,
04:00il n'y a personne qui peut jouer en oeuf.
04:01Daniel, Samel,
04:02tu vas jouer avec 50 mètres
04:04dans ton dos,
04:04avec Kylian Mbappé
04:05et Dembélé en face de toi.
04:06C'est impossible.
04:07Oui, mais quand tu les écoutes,
04:08attends,
04:08mais quand tu les écoutes
04:10et qu'ils parlent du Maroc,
04:11ils ont évolué
04:11et moi, je reste quand même lucide
04:13sur cette équipe du Maroc.
04:14Mais quand tu t'écoutes,
04:15les Marocains,
04:16tu as l'impression que...
04:16Mais là, ils se sont vus trop beaux.
04:17C'est bon, c'était...
04:18Là, ils ont pris une claque.
04:19C'est pour ça que moi,
04:20je suis étonné
04:21entre leur discours
04:22et après ce qu'il a mis en place
04:23et entre ce que le coach a mis en place.
04:25Et c'est moi, c'est ça qui m'étonne.
04:26Mais la réalité, elle est là.
04:27La réalité, elle est là,
04:28c'est que oui,
04:29le Maroc a progressé.
04:30Oui, c'est bien ce qu'ils ont fait.
04:31Mais la France a progressé.
04:32Mais là, ils sont arrivés devant la France,
04:33ils ont baissé la tête
04:34et ils n'ont pas joué.
04:35Mais tu vois la différence de niveau
04:37entre l'équipe de France
04:39et cette équipe du Maroc
04:40qui t'entend pas progresser
04:41tu essayes de jouer,
04:42tu provoques les défenseurs,
04:43il peut se passer quelque chose.
04:44À l'arrivée, tu perds 2-0.
04:45Si tu perds 4, ça change quoi ?
04:47Mais non, mais attendez.
04:48Là, c'est ce que je te dis.
04:49Non, mais allez pas.
04:49Non, c'est pas question de perdre 4.
04:50Pourquoi ils sont capables
04:51de jouer quand même ?
04:52C'est ce que je te dis.
04:53Non, mais c'est là
04:54où je ne suis pas d'accord.
05:02Ils ont juste joué contre une équipe
05:03qui ne les a pas laissé respirer.
05:05Donc en fait, quand tu respires pas...
05:06Mais ils ne jouent jamais comme ça, là.
05:07Mais ils ne jouent pas comme ça.
05:08Mais les gars étaient trop forts en face.
05:11Les gars étaient trop forts.
05:12Non, mais je te parle même dans le jeu
05:13quand ils ont le ballon.
05:14Moi, je te parle quand ils ont le ballon.
05:15On a vu des petites équipes
05:16qui ont essayé de jouer dans cette congé.
05:18Quand même, quand ils ont le ballon.
05:18Mais pas contre la France.
05:19Pas contre la France, tu peux pas.
05:20Moi, c'est là où je suis d'accord avec Kevin.
05:21C'est la France qui rend les adversaires
05:24aussi inoffensifs.
05:25Et d'ailleurs, moi, je pense que
05:26quelle que soit la compo,
05:27le Maroc, ils auraient pris l'eau
05:28de la même façon.
05:28Exactement.
05:29Et ils n'auraient pas été dangereux
05:30de la même façon.
05:30Sûrement.
05:31Quand on est comme ça au milieu
05:32et derrière, c'est trop fort.
05:33Sûrement, sûrement.
05:34Mais je m'attendais à avoir
05:35une équipe du Maroc
05:35qui ose jouer.
05:37Mais après, bon, ça c'est que moi,
05:38je ne suis pas l'entraîneur du Maroc.
05:40Non, mais là où tu as raison,
05:40c'est qu'il y a un décalage
05:41avec les discours.
05:42C'est vrai que depuis le début
05:43de la Coupe du Monde,
05:44avant le Brésil,
05:45ils nous disaient maintenant
05:45on est là pour gagner
05:46la Coupe du Monde,
05:47on réfléchit
05:47comme une grande équipe du Monde.
05:49C'est pas toi,
05:49c'est l'équipe adverse limite
05:51qui doit un peu
05:51s'adapter à toi.
05:53Là, ils se sont totalement
05:54adaptés à l'équipe de France,
05:55mais c'est normal.
05:55Quand tu vois ce qu'ils avaient fait
05:57pendant une demi-heure
05:58contre le Brésil,
06:00tu mesures à quel point
06:01le Brésil,
06:02même cette grande nation
06:04de football,
06:04est loin des bleus.
06:05Mais ils sont à des années-lumières
06:06d'équipe de France.
06:07C'est pour ça qu'ils ne sont plus là.
06:09L'équipe de France,
06:10pour l'instant,
06:10c'est la meilleure équipe
06:11de ce tournoi.
06:11Tu peux avoir des idées,
06:13tu peux avoir un discours,
06:14tu peux parler,
06:15mais quand tu mets le pied
06:16sur le rectangle vert,
06:17les gars,
06:17ils te rentrent dedans,
06:19ils te montrent,
06:19il n'y a rien pour toi ici,
06:21essaye de venir,
06:22on va t'en mettre un ou deux,
06:23tu vas rentrer chez toi,
06:24les pieds devant,
06:25c'est clair et net.
06:26De toute façon,
06:27tu peux avoir toutes les intentions,
06:28le discours que tu veux.
06:29Aujourd'hui,
06:29l'équipe de France,
06:30ils sont au-dessus.
06:31Et là où je trouve
06:31l'équipe de France
06:33très très au-dessus,
06:34c'est qu'en fait,
06:35Warren Zairemri,
06:36il rentre,
06:37mais Warren Zairemri,
06:38je crois qu'il est titulaire
06:39dans toutes les sélections.
06:40On va y revenir.
06:41Quasiment toutes les sélections,
06:42sauf peut-être les anglais au milieu.
06:43Mais Kevin,
06:44c'est un monstre.
06:44Il est rentré comme un monstre.
06:46Tu es au courant
06:46que Zairemri,
06:47il est double champion d'Europe ?
06:48Je sais bien.
06:49Qu'est-ce que tu veux faire ?
06:50Je sais bien.
06:51Dans cette équipe,
06:54tu as 4 mecs,
06:55tu as Douai,
06:56Barcola,
06:56Zairemri,
06:57tu as les mecs du Dembélé,
06:58tu as les mecs du PSG,
06:59double champion d'Europe.
07:01Tu as Kylian Mbappé,
07:02tu as Olyseé
07:03qui joue au Bayern.
07:04Tu te rends compte
07:05de l'équipe qu'il y a en fait ?
07:06C'est fou.
07:06Honnêtement, c'est fou.
07:07Et d'ailleurs,
07:08nous on était dans...
07:08La Opa Mécano,
07:09Bayern,
07:09l'hôte Arsenal.
07:10Je me suis rendu compte
07:11quand même que c'était
07:12vraiment un des chouchous
07:12du PSG parce qu'ici au depot
07:14quand il est rentré,
07:15c'était ovation.
07:16Oui, je te suis surpris moi aussi.
07:18Ovation à chaque...
07:19La Grémerie,
07:19c'est un soldat.
07:20C'est plus qu'un soldat là.
07:22Honnêtement,
07:23sa rentrée,
07:24elle n'est pas trop.
07:24Mais soldat,
07:25c'est pas péjoratif du coup.
07:26Je sais bien,
07:26mais je veux dire
07:27que là,
07:27c'est maestro quoi.
07:28Martin,
07:28t'es toujours avec nous,
07:30auditeur de l'after.
07:31Là,
07:32quand t'entends tout le monde
07:32qui parle,
07:33Rabiot qui parle,
07:34arrête d'avoir peur.
07:35Tu nous disais tout à l'heure
07:36que t'étais un flippé du foot,
07:37mais arrête d'avoir peur.
07:37Arrête d'avoir peur.
07:38Mais malheureusement,
07:40l'Espagne,
07:41je serais pas sûr,
07:42malheureusement,
07:42mais je sais pas,
07:43je vois bien un gars mal
07:44se réveillir pour nous.
07:45Je te dis que avec,
07:47je vais pas dire,
07:47mais le truc de Dédé là,
07:48tu vois,
07:49le truc de cette équipe,
07:56par minute
07:56et une demi-finale
07:57France-Belgique.
07:58Je vois le truc comme ça.
08:00C'est fessé.
08:02Un hommage à Samuel Omtiti.
08:03Eh oui.
08:04Ça serait incroyable.
08:06Vraiment,
08:06et je vais vraiment
08:07le regarder avec grand plaisir.
08:08Ah bah là,
08:08si c'est France-Belgique,
08:09ils vont nous mettre la mentale,
08:10les Belges.
08:11On va leur rentrer dans la tête,
08:13il n'y a rien pour eux.
08:14Honnêtement,
08:14toi, t'es meilleur qu'eux
08:16et eux,
08:16ils sont moins forts qu'à l'époque.
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