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  • il y a 7 heures

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00:04Il n'y a personne, on est tout seul.
00:07S'il y avait un seul fil rouge que je souhaite mettre en valeur, c'est que vous êtes ici
00:12chez vous.
00:14Mais les gars, c'est fou !
00:16Est-ce qu'aujourd'hui, on serait capable de reconstruire des choses aussi belles, aussi grandes ?
00:20Moi, j'ai perdu le rush, mais on s'est foutu pour l'idée.
00:24Tous ceux qui sont comme moi et qui sont arrivés ici, on a beaucoup de chance.
00:31Achim, 10 sur 10. Il est trop fort.
00:37Quoi ?
00:38Mais ça vient d'où, ce truc ?
00:39Qu'est-ce que ça ?
00:40Ils arrivent toujours des trucs quand on est à Paris, nous.
00:42Mais attends, c'est une dinguerie, là !
00:44Convocation, rendez-vous aux Invalides.
00:458h, tenue correcte.
00:47Vas-y, je te suis en rien.
01:03C'est bon, non ?
01:04Oui, 8h, on a été convoqués là ce matin.
01:07Il n'y a personne.
01:08C'est marrant parce que c'est censé ouvrir à 10h.
01:11Si tu veux, on peut aller pousser les portes.
01:14Non !
01:14Vas-y, on rit, allez !
01:28Regarde, Alix, il n'y a personne.
01:31C'est impressionnant, on est complètement privilégiés.
01:33C'est impressionnant.
01:34C'est fou.
01:35On ne se rend pas compte à quel point c'est haut.
01:36On ne comprend toujours pas qui nous invitait, mais...
01:38Et là, regarde le tombeau de Napoléon.
01:40C'est fou, c'est vraiment le premier truc qu'on voit
01:43quand on rentre dans les Invalides.
01:45Et en fait, c'est pensé pour Napoléon,
01:47ayant dans son testament demandé explicitement
01:50à être enterré au milieu du peuple français
01:53qu'il a tant aimé.
01:54Eh bien, ses descendants ont décidé
01:56de construire sa tombe ici aux Invalides.
02:00Et en fait, ils l'ont mis en bas
02:01parce que le principe, c'est que le visiteur,
02:03quand il arrive et qu'il se penche,
02:05en se penchant, on rend un hommage à Napoléon.
02:08Ah d'accord, c'est excellent, je ne savais pas du tout.
02:10Mes hommages, M. Napoléon.
02:12Ah, il est trop fort.
02:14Incroyable.
02:15Ah ouais, non, mais c'est faux.
02:18Henri, tu penses qu'on arriverait à refaire
02:19ce genre d'architecture aujourd'hui ?
02:21Aussi belle, aussi grande ?
02:23On est carrément capable, techniquement,
02:25on est capable de faire bien plus impressionnant,
02:27bien plus beau, je pense vraiment.
02:29Avec les moyens d'aujourd'hui, c'est obligé.
02:31En revanche, on n'en a pas la volonté,
02:34ni politique, ni symbolique, ni financière.
02:37Construire un truc pareil, il faut un empereur de rire.
02:39Oui, mais bien sûr.
02:40Mais donc pour toi, c'est juste une question de volonté humaine.
02:43Oui, carrément.
02:44Je ne sais pas, moi je pense à mon tombeau,
02:46je me dis que j'aimerais bien avoir le même.
02:49Ça va ?
02:50Le melon, la meuf, c'est un melon.
02:52Je marche là-dessus tout au moins.
02:53Tiens, le melon, pour rien d'intendant,
02:55tu marches sur l'aigle impériel.
02:57Bon, bah...
02:58Paye ton respect, Alix.
03:01Je m'en vais.
03:02Ah bah tiens, regarde.
03:04Il a mis sa tête au milieu de la croix de la Légion d'honneur, j'ai l'impression.
03:07À moins que ça soit un autre symbole, mais pour moi, c'est la...
03:09Mais c'est pas la Légion d'honneur,
03:10la toute première Légion d'honneur était remise aux Invalides.
03:13Elle vient forcément de quelque part, cette croix.
03:15On se pose beaucoup de questions, on n'a pas beaucoup de réponses, Alix.
03:18C'est aussi parce qu'on se retrouve tout seul par jeter aux Invalides.
03:21On a été convoqués de manière bien mystérieuse.
03:23Et qui nous convoque comme ça, en fait ?
03:25Je sais pas.
03:26Napoléon, peut-être.
03:29Viens, on va le voir.
03:29Allez, je te suis.
03:31C'est celle où vraiment tu te rends compte de la taille du tombeau ?
03:34C'est immense.
03:35T'aimes bien la forme du tombeau ou pas ?
03:37Oui, j'aime bien dire un peu un lit.
03:39Mais les lits à Baldacar un peu d'époque.
03:41Moi, je suis pas méga fan.
03:43J'ai vraiment l'impression, tu sais, que les gars qui ont voulu construire le tombeau de Napoléon,
03:46ils ont poussé le truc à l'extrême.
03:48Aujourd'hui, ça passerait pas, tu vois.
03:50Je suis d'accord avec toi.
03:51En vrai, quand tu te poses deux secondes, tu prends du recul,
03:53évidemment, c'est bizarre.
03:56En vrai, le mot, on peut le dire, non ?
03:57Mais je trouve ça quand même, moi, j'ai eu un frisson, quoi,
04:01qui m'a pas recouvré quand la première fois que je suis rentrée.
04:03En revanche, Alix, est-ce que tu saurais me dire ?
04:05Napoléon III ?
04:06Oui.
04:06C'est le neveu de Napoléon III ?
04:08Oui.
04:09T'es sûre ?
04:11Non.
04:13La statue en marbre doré de l'empereur, en grand costume impérial,
04:17fils de Napoléon III.
04:18Mais t'es un menteur, t'avais lu juste avant ?
04:20Non.
04:22Et de Marie-Louise d'Autriche.
04:24Là, tu m'emmènes où, Henri ?
04:25Eh bien là, je te propose, on va partir dans la partie cathédrale.
04:28Donc c'est la porte vitrée que tu vois juste derrière toi,
04:31qui du coup a été construite au moment où ils ont construit la nécropole,
04:34enfin le tombeau de Napoléon,
04:35pour vraiment séparer la partie nécropole militaire
04:39et la partie cathédrale.
04:47Donc Henri, pourquoi est-ce que là, on suspend des drapeaux dans cette cathédrale ?
04:50Alors je crois qu'on ne dit pas suspendre un drapeau,
04:52on dit appendre un drapeau,
04:54et ce sont des étendards, en fait ce sont des prises de guerre.
04:57L'histoire de ces étendards est extrêmement intéressante.
05:00Donc les plus vieux là-bas, si on le voit, c'est les drapeaux autrichiens.
05:03Les drapeaux autrichiens, c'était des prises de guerre déjà sous le premier empire.
05:07Et puis on va jusque-là avec des drapeaux, tu vois, italiens.
05:09Alors il y a quelques trous, parce qu'en fait ils s'abîment avec le temps.
05:15Et du coup soit ils sont détruits, soit ils sont restaurés et puis remis à leur place.
05:21C'est une ancienne tradition, pour moi c'est une belle tradition,
05:23parce que ce qu'il faut comprendre c'est que ce n'est pas une humiliation,
05:26au contraire c'est un hommage rendu aux adversaires.
05:29Oui, de confier tout ça au Seigneur.
05:30On en prend soin de ces étendards, tu vois, et on vient les confier au Seigneur en disant
05:33« Ben voilà, c'est... »
05:36À l'époque, quand on les mettait dans les églises,
05:38et aujourd'hui ils sont encore dans l'église,
05:40c'est une manière de confier à Dieu sa victoire
05:42et de rendre un hommage à l'armée défaite.
05:46Tu trouves pas que c'est incroyable ce tombeau de Napoléon et cette catarelle des Invalides ?
05:50C'était sublime, vraiment, je suis tôt.
05:51Ouais, attends, il y a quelqu'un d'ailleurs.
05:52Ah, Henri et Alix, vous voilà, je vous ai convoqués, je vais vous expliquer pourquoi.
05:56Venez donc, venez dans mon bureau.
05:57Oh là là là là là là là.
05:59Bonjour.
06:00Bonjour Henri.
06:01Général Mison, gouverneur militaire de Paris.
06:02Ah, très bien, bonjour mon général.
06:04Bonjour mon général.
06:04Venez donc, suivez-moi.
06:05Avec plaisir.
06:06C'est donc vous qui nous avez convoqués.
06:08Exactement.
06:08On a enfin la réponse à la question.
06:09C'est quoi ?
06:10Donc, mon général, vous êtes le gouverneur militaire de Paris.
06:14C'est un titre particulier qui signifie quoi exactement ?
06:17Alors, le gouverneur militaire de Paris, d'abord, c'est une des plus vieilles fonctions de l'État français
06:21puisque je suis le 140e et le poste a été créé en 1356
06:26et le premier titulaire, c'était le frère du roi pour défendre la capitale contre les Anglais.
06:31Et donc, depuis ce temps-là, il y a un gouverneur militaire dont le rôle essentiel,
06:35c'est de défendre la capitale contre les menaces d'essence militaire.
06:40Donc, on le découvre maintenant, c'est vous qui nous avez invités, Alix et moi,
06:43et on est extrêmement honorés de votre invitation pour venir découvrir l'intégralité des Invalides.
06:47Je sais que ça vous tient à cœur.
06:49Il faut comprendre que, comme je l'ai dit, ce site a un certain nombre de vocations.
06:54Et donc, chacune des vocations est dirigée par un officier général.
06:58Le compatriote, le public, au fond, connaît assez mal la véritable fonction des Invalides
07:05au-delà du tombeau de l'Empereur.
07:07Mais il y a autre chose, il y a, au fond, l'Invalide un peu plus secret.
07:12Bon, Alix, tu vois bien qu'on a notre réponse maintenant.
07:14On sait pourquoi on a été convoqués ici.
07:16On ne connaît rien.
07:17Et donc, maintenant, la mission est énorme.
07:19Voilà, cette mission, c'est de trouver, de découvrir les mille et une facettes des Invalides,
07:25y compris les plus...
07:26J'ai hâte.
07:27Je pense qu'en demandant gentiment, les gens vous ouvriront grand leur porte.
07:32Génial.
07:33Merci, mon général.
07:33Je vous en prie.
07:34Merci, mon général.
07:35Merci beaucoup, mon général.
07:36Profitez-en bien.
07:38Oh, c'est énorme chouette.
07:40Je suis comme un gosse.
07:42Je suis comme un gosse.
07:43Tu penses qu'on peut y aller ou pas ?
07:44Regarde des gens derrière.
07:45Mais ça, c'est là, les réserves.
07:46Mais tu penses qu'on peut y aller ?
07:47C'est dit, on va toquer.
07:48Vas-y.
07:49On va voir.
07:50Chant.
07:51En toc-toc.
07:52Vas-y, vas-y.
07:53Il y a un monsieur qui arrive.
07:53Ah oui.
07:54Il a l'air adorable.
07:55On est accueillis.
07:57Bonjour à vous.
07:57Bonjour, monsieur.
07:58Bienvenue dans cet endroit un peu particulier.
08:00Merci beaucoup.
08:01Bonjour.
08:02Enchanté.
08:02Alex.
08:02Olivier.
08:03Bonjour, enchanté.
08:04Alors, c'est ce qu'on appelle l'arsenal, donc, qui est le dernier lieu de réserve que
08:08vous avez sur le site des Invalides.
08:12Nous n'exposons qu'une partie de nos collections, par manque de place.
08:16On expose à peu près 10% de nos collections.
08:18Vous, vous avez la chance de pouvoir la visiter.
08:20Vous pouvez la chance de pouvoir y rentrer.
08:22Mais pas tout le monde.
08:23Pas tout le monde.
08:23Le public, en fait, voit quand même l'ensemble de la réserve par l'extérieur, par les
08:27baies que vous avez ici.
08:28Alors là, vous avez des choses qui sont assez variées.
08:30Ce sont aussi...
08:31Alors, une partie de ces pièces viennent des collections royales.
08:33Vous avez, par exemple, une masse d'armes qui est appartenue à Henri II, qui est entièrement
08:38damaskinée.
08:38Et waouh !
08:39Le travail de la damaskine, ça consiste à incruster dans le métal, alors là qui est
08:43noirci, des filets d'or.
08:46Donc, en fait, l'or est incrusté, si vous voulez, avec des petites scènes figurées
08:50qui sont des scènes un peu orientalisantes.
08:52Donc, ça travaille de...
08:54C'est magnifique, cette pièce.
08:55C'est pas une arme, c'est un double-scris.
08:56C'est un objet d'apparat.
08:57C'est un objet d'apparat.
08:57C'est presque une sorte de sceptre, si vous voulez.
08:59Oui, voilà, c'est ça.
09:00Voilà.
09:00Je peux prendre l'arbalète ?
09:02Alors, l'arbalète, elle est très légère, vous allez voir.
09:04Ah !
09:04C'est ce qu'on appelle une arbalète à janais.
09:07Allez-y.
09:08En fait, ce sont des arbalètes qui servaient à tirer des petites balles d'argile, donc
09:12que l'on mettait ici, dans une sorte de fronde, pour tuer les petits oiseaux.
09:16Ah ! Ça, ça a été utilisé par Catherine de Bélicie ?
09:19Utilisé par Catherine de Bélicie, si.
09:20Mais les gars, c'est fou !
09:22L'arme porte son chiffre, d'ailleurs.
09:24Vous avez le chiffre de Catherine, le ciel couronné de Catherine de Bélicie.
09:27Oh, mais c'est impressionnant !
09:28Et vous, Olivier, quelle est votre pièce préférée, là ?
09:30Alors, je vais vous montrer un objet.
09:31En fait, c'est l'été que Louis XIII a reçu à sa majorité.
09:34Donc, à 14 ans, puisqu'un roi est majeur à 14 ans.
09:38Et en fait, l'épée est ornée de camé, c'est-à-dire que vous avez tous ses prédécesseurs.
09:43C'est un arbre généalogique.
09:44C'est un arbre généalogique, sous la forme d'une épée.
09:46Et donc, vous avez en fait les généalogies des rois de France, si vous voulez.
09:51Et Louis XIII, évidemment, sa légitimité vient de la succession de ses ancêtres.
09:55En fait, j'imagine aussi qu'offrir une épée pareille à Louis XIII, c'est symbolique.
10:00Pour bien lui signifier, écoute, petit, tu es roi de France et tu tiens dans la main la justification de...
10:09Tout à fait, la dynastie, toute la dynastie, elle est là.
10:12Alors, ce n'est pas un casque authentique.
10:14C'est une reconstitution, mais qui est vraiment identique.
10:16Ça correspond à un arnais du milieu du 15e siècle.
10:20Ça n'a pas l'air si lourd.
10:22Ça pèse, vous allez pouvoir le sous-poser.
10:24Ça pèse à peu près 2,5 kg.
10:27Vous avez dit que c'était que 2 kg ?
10:29Non, mais là, c'est si lourd.
10:30Il y a un peu au décalage.
10:31Voilà, attention, je vais baisser la visière.
10:34Ça va, Alix ?
10:35Tu es dans un four, là ?
10:36Ça va nickel.
10:37La tête était vraiment très protégée, parce que c'est là qu'on vit en général.
10:42Votre épée, quand vous vous battez à l'épée, va vous permettre de parer les coups de l'adversaire.
10:45Par contre, vous n'avez pas d'épée de...
10:47Si vous êtes de droitier, vous n'avez pas d'épée de main gauche.
10:49Je vous libère.
10:51J'aurais mal de...
10:51Pissier.
10:53Voilà.
10:54On ne voit rien du tout.
10:55Mais tu trouves ça lourd ou pas, toi ?
10:56Ça va ?
10:58Franchement, ça va.
10:59Soldats, rendez-vous aux Invalides.
11:01C'est un ordre.
11:02Je vous libère.
11:06Bonjour.
11:07Bonjour.
11:08Bonjour Isabelle.
11:09Enchantée.
11:11Bienvenue à la telle de restauration du musée de l'armée.
11:13C'est ici que vous restaurez les armures et toute la partie textile
11:18qui appartient au musée de l'armée.
11:19Toutes les pièces textiles du musée de l'armée, effectivement.
11:22La restauration, elle est là pour faire perdurer l'objet, pour transmettre l'objet.
11:26Elle n'est pas là pour recréer, pour...
11:28On ne va pas remborder, on ne va pas remplacer.
11:30On va...
11:31Il faut stabiliser l'objet.
11:32Mais s'il manquait une partie de la broderie là,
11:35en aucun cas, on ne rebroderait.
11:37Oui, c'est hyper précieux.
11:38Ça me touche.
11:39Oui.
11:40C'est vrai.
11:42Je sors de la restauration, là.
11:43Moi, ce qui m'a vraiment marqué, c'est la passion débordante des intervenants qu'on a eues.
11:48La manière qu'ils ont de parler, de leur savoir-faire, en fait, c'est très touchant.
11:52Ça qui est un peu paradoxal, et c'est le sentiment qu'ils ont là, ils me donnent,
11:55c'est que c'est hyper cruel.
11:56En fait, on voit des choses qui sont hyper cruelles,
11:58comme cet énorme canon derrière moi.
12:00Et pourtant, c'est trop beau.
12:04Ça, moi, je suis très fan de lui.
12:06Ah oui.
12:08Essayez de faire la même tête.
12:12Parfait.
12:13Wow.
12:14Bonjour, mon général.
12:16Bonjour, mon général.
12:17Bonjour, Henri.
12:18Bonjour, Alix.
12:19Merci pour votre accueil ici.
12:20Nous sommes dans la salle Vauban, c'est ça ?
12:21Nous sommes dans la salle Vauban.
12:23Bienvenue au musée de l'armée.
12:24Merci beaucoup.
12:25En fait, ce n'est pas moi qui vous accueille.
12:26Celui qui vous accueille au musée de l'armée,
12:28c'est Louis XIV qui a créé ce lieu,
12:30et dont voici l'armure.
12:33Génial.
12:34Authentique.
12:35Impressionnant.
12:36Celle qu'il a portée.
12:38Dans ce musée, il y a deux autres personnages importants.
12:40Il y a dans la chronologie, évidemment, Napoléon,
12:45et le chapeau que Napoléon portait à la bataille d'Eilo.
12:49Et donc, après Louis XIV et Napoléon,
12:51il y a un troisième personnage important dans le musée de l'armée.
12:54C'est Charles de Gaulle, mais nous ne le verrons pas dans cette salle.
12:56Il bénéficie d'un historial dédié en sous-sol,
13:00ou avec une scénographie très moderne,
13:02qui a été inaugurant en 2008 et qui raconte toute sa vie,
13:06depuis son temps de jeune officier jusqu'à son temps de chef de l'État français.
13:11Pour que ce bâtiment s'appelle les Invalides,
13:14c'est qu'il y avait des Invalides.
13:15Et voici donc, en une image,
13:18l'entrée des Invalides,
13:20accueillie par Louis XIV.
13:21Et donc, il a 32 ans lorsqu'il décide de créer cet établissement
13:25pour recueillir, prendre soin, héberger et occuper les Invalides
13:31et les vétérans de ces armées.
13:33En plus, avec ce magnifique plan relief
13:34qui représente l'intégralité des Invalides,
13:37on comprend un peu toute l'âme et la vocation de ce monument.
13:39Pourquoi ce plan relief ?
13:40Parce que lorsqu'il a 32 ans, à l'époque, on mourait assez jeune.
13:44Et donc, comme les travaux de construction devaient durer longtemps,
13:47il n'imaginait pas en voir la fin.
13:48Et donc, il a demandé au premier architecte
13:52de lui présenter ce que seraient finalement les Invalides.
13:56Alix, on vient d'arriver dans les réserves du musée des plans reliefs.
13:59Et nous avons juste derrière nous un morceau,
14:02donc une table d'un plan relief
14:04qui concerne la ville du Luxembourg au début du 19e siècle,
14:08si je ne dis pas de bêtises.
14:09Incroyable !
14:09Tu vois, c'est magnifique, hein ?
14:10Et ça, c'est une partie ?
14:12Oui, parce qu'en fait, un plan relief, c'est gigantesque.
14:15Et l'intérêt d'un plan relief, c'est que c'est une représentation en 3D
14:18de la cartographie d'une carte, en fait.
14:22Et c'était à usage militaire.
14:24Il n'y avait pas aussi un côté un peu diplomatique, un peu vantard,
14:27parce qu'il recevait si le roi et le généraux...
14:30Je crois qu'on va aller découvrir ça quand on va voir le musée,
14:32mais je pense que oui, parce que...
14:36C'est pas de la gnognotte.
14:37Mais c'est pas de la gnognotte, hein ?
14:38Donc là, je suis en train de faire un plan relief.
14:43T'es en train de faire quoi ?
14:46Non !
14:46Quoi ?
14:47Non, mais là, on a un tournage à terminer, on vient.
14:49Oui, on a une visite à faire.
14:56Regarde, Toulon, ça n'est pas sublime.
14:57Mais pareil, Toulon, en vrai, imagine, à l'époque moderne,
15:00c'est complètement recouvert d'immeubles, de maisons et tout.
15:02Oui, c'est difficile de reconnaître presque.
15:05Heureusement, on a les cathédrales.
15:06Pourquoi il y en a qui sont plus grandes que d'autres ?
15:08Ils ont eu besoin d'élargir les plans reliefs,
15:11parce que les progrès de l'artillerie ont fait des...
15:13Enfin, il y a eu des progrès dans l'artillerie,
15:14du coup, ça a tiré de plus en plus loin.
15:16Et du coup, ils avaient besoin de beaucoup plus anticiper
15:18et de calculer les tactiques et la défense des villes et des places fortes.
15:22Donc, ils ont élargi les plans.
15:23Donc là, tu vois, typiquement, sur celle de Bayonne,
15:25qui est la plus grande exposition, 56 mètres carrés à peu près,
15:27tu vois, il y a la ville de Bayonne au centre.
15:29Et puis tout autour, tu vois que les petits villages,
15:31tu vois les fortifications, tu vois les reliefs.
15:33En fait, le but, c'était vraiment de représenter tout ça dans le détail
15:37pour un visage militaire, quoi.
15:40On sort de la salle des plans reliefs.
15:42Henri, je ne sais pas ce que tu en vas penser,
15:43mais moi, je trouve ça fou de voir qu'aujourd'hui,
15:44plus rien n'est reconnaissable.
15:46Heureusement qu'il y a les cathédrales typiquement à Toulon
15:47pour se repérer.
15:48Je trouve ça hyper minutieux.
15:51Et tout est aux Invalides, encore une fois, tellement de musées.
15:53D'ailleurs, en parlant des Invalides,
15:54c'est-à-dire que là, on a vu tout ce qui est un peu au sol.
15:57Oui.
15:57Mais il n'y a pas qu'en bas aux Invalides.
15:58Il y a aussi en haut.
16:00En haut ?
16:01Regarde ce qui nous attend.
16:03Ah, d'accord.
16:05Tu n'es pas prête, Alex.
16:07C'est parti ?
16:08Let's go.
16:08Let's go.
16:09On monte où, Henri, exactement ?
16:11Là, on va faire un petit truc très sympa,
16:13un petit tour sur les toits des Invalides
16:15parce qu'en fait, il y a plein de trucs à aller voir.
16:17Alors, on va commencer par un truc assez impressionnant.
16:20Moi, je t'avoue, j'ai le vertige.
16:21Je ne sais pas si tu as le vertige.
16:22Absolument pas.
16:23Tu n'as pas le vertige ?
16:23Tu peux y aller.
16:24Parce que moi, oui.
16:25Et on va aller voir le tombeau de Napoléon
16:29par là où jamais personne n'a l'habitude de le regarder.
16:31Oh, j'ai trop hâte.
16:32C'est-à-dire par complètement en haut.
16:33Moi, j'ai le vertige.
16:34Je commence à flipper pour les deux.
16:36Parce que ça, c'est assez impressionnant.
16:37Tu as le vertige, Henri ?
16:40La honte.
16:42Tu vas voir, tu vas commencer à comprendre
16:43de là ou de l'endroit où on est.
16:45Et après, tu vas comprendre, là, on va arriver.
16:49Voilà.
16:49Peut-être que déjà, ça te donne l'idée.
16:51Alors, continue à grimper.
16:53Parce que ce n'est pas fini.
16:56Mais là.
16:58T'as vu ça ?
17:08T'as vu, Alix, on est vraiment dans le dôme,
17:11tout en haut du dôme, au-dessus du tombeau de Napoléon.
17:14Je ne fais pas le malin.
17:15Parce que moi, je trouve ça personnellement très impressionnant.
17:17On est vraiment au point le plus haut, sous le dôme.
17:20C'est incroyable.
17:22Je n'ai pas le vertige, mais c'est extrêmement impressionnant.
17:24Et tu sais, comme je t'ai expliqué,
17:25quand on était au tout début,
17:26tout en bas au niveau du sol
17:28et du commande des mortels.
17:29En fait, les peintures sont antérieures, bien évidemment, à Napoléon,
17:32puisque l'église est antérieure au tout baume Napoléon,
17:36qui a été rajoutée après.
17:37Ces peintures ont été réalisées
17:40sur la commande du roi Louis XIV.
17:42Et on y voit
17:44la représentation de Saint Louis
17:46qui offre
17:47les armes de la France,
17:49donc la couronne, l'épée
17:49et les trois fleurs de lys
17:52à la Sainte Vierge et à Dieu.
17:55Il fait confiance aux ouvriers
17:56qu'on construit cette petite barrée,
17:58regarde, soudée
18:00comme de rien.
18:01Bon, les gars, j'espère que vous avez bien bossé.
18:06Waouh.
18:08C'est unique.
18:09Plus jamais de ma vie,
18:10je ne verrai les Invalides.
18:12Enfin, je serai aussi proche du Dôme des Invalides.
18:13Je commence déjà à voir un petit cafard.
18:15Je suis trop heureuse
18:16d'avoir pu voir ça.
18:18C'est quand même incroyable.
18:20Ah, là ?
18:21Tu es plus rentre que moi, là ?
18:22Oui, là, enfin, je suis à ta taille.
18:23Franchement, là, c'est plutôt pas mal.
18:26Wouhou !
18:28Je me sens toute petite.
18:29En fait, l'histoire me dépasse complètement.
18:31Et la grande...
18:32En fait, c'est quand tu te mets
18:33sur le toit d'un monument,
18:34je trouve que tu prends conscience
18:36de la grandeur du lieu,
18:37la grandeur de son histoire.
18:38Là, la coupole...
18:39Enfin, avoir été aussi proche de...
18:43Ah, je trouve ça fou.
18:44Sincèrement, je suis presque émue
18:47de pouvoir approcher d'aussi près
18:49cette histoire-là,
18:50cette histoire des horrières.
18:50Voilà, Henri, toujours,
18:52tu viens minimiser mes émotions.
18:54Mais non !
18:55Non, mais ça me...
18:55Ah, ça te...
18:56Oui, ça me fait du mal.
18:57Pas du tout.
18:58Pas du tout.
18:59Alex, est-ce que tu veux voir
18:59un truc trossier ?
19:00Oui, montre-moi Henri.
19:01Tu sais qu'ici,
19:02pendant la Seconde Guerre mondiale,
19:03ils ont dissimulé
19:04un réseau d'exfiltration d'aviateurs.
19:07Attends, regarde, je crois que c'est...
19:08Attends, il faut les chercher,
19:08mais c'est ici.
19:09C'est ici, sur la...
19:10Ah, oui, ils sont là, regarde.
19:11Off the RAF, Royal Air Force,
19:15visited here 1943,
19:17donc j'ai visité ici,
19:19when escaping to England,
19:21quand j'étais en train
19:22de m'échapper pour l'Angleterre.
19:24Having...
19:25Et après, c'est un peu effacé.
19:26Pendant la Seconde Guerre mondiale,
19:27les Allemands ont déboulé,
19:28ils ont envahi Paris,
19:29ils ont fait des invadiers
19:30de leur casère.
19:31Dans les combles, dans les toits,
19:32la famille Morin,
19:33donc Hervé Morin et sa femme,
19:35ont décidé d'organiser
19:36un réseau de résistance.
19:37Ils récupéraient tous les aviateurs
19:39anglo-saxons,
19:40donc alliés,
19:40qui étaient abattus
19:41au-dessus de la capitale
19:41ou dans la région.
19:42Et pour les nourrir,
19:44Madame Morin a mis des lapins
19:45sur les pelouses des Invalides.
19:47Les lapins, c'est toujours là.
19:48Les fameux lapins qu'on voit en bas.
19:50Mais ça, c'est une connerie.
19:51Il suffisait qu'un officier nazi
19:52monté ici, voit ça,
19:54c'était fichu.
19:55T'as déjà vu une charpente
19:56de catarral, Alex ?
19:57Absolument pas.
20:00Ah, je m'attendais pas du tout
20:01à ça, c'est immense.
20:02T'as vu, on dirait vraiment
20:03un bateau renversé comme ça.
20:08Mais quoi ?
20:09Ah oui, attends.
20:11Attends, Alex, ne bouge pas.
20:12Il y a un petit trou, là, c'est normal ?
20:13Regarde.
20:18Pardon ?
20:18C'est l'hôtel.
20:19On est pile au-dessus de l'hôtel
20:21de la cathédrale des Invalides,
20:23qui est juste en dessous.
20:23Une des fonctions originales
20:24de ce trou-là
20:25dans un petit peu
20:26dans l'histoire des Invalides,
20:27c'était surtout là
20:28où tous les blessés
20:29des guerres de Luc XIV
20:30sur près de Napoléon
20:32se retrouvaient pour la messe, etc.
20:33Du coup, pour remettre
20:34un peu de magie
20:35dans leur yeux, etc.,
20:37ils faisaient passer
20:37pendant la messe,
20:38selon la consécration,
20:39des colombes blanches
20:40par ce petit trou-là
20:42pour faire comme si
20:44effusion du Saint-Esprit,
20:45petits miracles,
20:46tu vois,
20:46et remettre un peu
20:47de la magie dans leur yeux.
20:49Wow !
20:49On est où, là ?
20:51Là, on arrive,
20:53à mon avis,
20:54au-dessus d'une coupole,
20:55mais j'ai du mal
20:55à repérer laquelle.
20:56Si, c'est celle
20:58du grand hôtel
20:59à Baldaquin.
20:59Au niveau de l'endroit,
21:00on descend vers
21:01le tombeau de Napoléon.
21:01Ok, oui, c'est bon.
21:02Tu vois ?
21:03En fait, tu vois,
21:03il y a de l'espace, quoi.
21:04Mais oui !
21:05Entre la pierre
21:06et les poutres,
21:06il y a de l'espace.
21:07Je comprends mieux,
21:07mais en vrai,
21:08c'est immense.
21:09Les combles
21:10sont absolument gigantesques.
21:12Attends, je crois,
21:12parce que
21:12ne dis pas ça, trouille.
21:14Non.
21:15Parce qu'il y a
21:15des petits passages étroits,
21:16on va aller voir
21:16si on peut y passer.
21:18On regarde !
21:19Et tu me dis
21:20si tu veux...
21:21Mais on vit,
21:21t'as vu comment je suis habillée ?
21:22Je ne vais jamais pouvoir passer, moi.
21:23Oh, purée !
21:24Attends, mais comment je vais faire ?
21:24Ok, attends, bouge-faite.
21:25Allez, saute, saute.
21:27Ok, nickel.
21:28Splendide !
21:29Splendide !
21:30Allez, go !
21:30Allez, hop !
21:31Je te montre ça
21:32en deux secondes,
21:33il n'y a pas de souci.
21:33Regardez !
21:34Moi, vous pensez quoi ?
21:35Je suis là pour me plaindre ?
21:37Ah ouais, d'accord !
21:38Ah ouais !
21:38Purée !
21:40C'est fait,
21:41on avait compris dans ça,
21:42mais on n'avait pas prévu.
21:45C'est immense, en fait.
21:46Le lieu, le bâtiment est immense.
21:48Il nous dépasse complètement
21:49l'approcher de Cypress.
21:50C'est très déstabilisant
21:51pour cette raison.
21:52Et je me sens toute petite,
21:54toute petite face à cette histoire
21:55et face à la grandeur
21:57de ce bâtiment-là.
21:58La question que je n'arrête pas
21:59de me poser, c'est
22:00est-ce qu'aujourd'hui,
22:01on serait capable
22:01de reconstruire des choses
22:02aussi belles, aussi grandes
22:03et pouvoir les approcher
22:05de Cypress.
22:05Je sais que c'est unique,
22:06que je ne reverrai
22:07potentiellement jamais ça
22:08dans ma vie.
22:08Et je suis extrêmement heureuse
22:10d'avoir pu voir
22:13toucher cette histoire
22:14de Cypress.
22:20On se situe
22:21dans les sous-sols
22:22des Invalides,
22:23dans le sous-sol du musée.
22:24On est dans le couloir
22:26des réserves.
22:27Et cette partie
22:28existe depuis très longtemps
22:29puisqu'elle existe
22:29depuis le 18e siècle.
22:31Et pendant la Seconde Guerre mondiale,
22:33c'est une partie
22:33qui a été occupée
22:34par les soldats allemands.
22:35On peut notamment voir
22:36au-dessus de l'un de tous
22:37cette porte des inscriptions
22:38en allemand.
22:39En fait, c'était
22:40des abris anti-aériens.
22:41Ah oui ?
22:42Voilà, c'est des espaces
22:43qui existaient déjà
22:44mais que les Allemands
22:45ont réutilisés
22:45pour faire des abris anti-aériens,
22:47notamment au moment
22:47des bombardements
22:48lors de la libération
22:49de Paris.
22:50Ah oui !
22:53J'ai l'impression
22:54que c'est illégal
22:55ce qu'on fait.
22:55C'est un peu mystérieux.
22:57Il n'y a pas tout le monde.
22:57C'est un peu mystérieux,
22:58c'est génial.
22:59On est privilégiés ?
23:00Oui.
23:00Ah yes !
23:01Attention à la marche.
23:01Ah oui, merci.
23:03Pour l'instant,
23:03on voit plein de caisses.
23:04Oui.
23:05C'est normal
23:07parce que cette salle
23:08a été rangée
23:10et les objets
23:11ont été étudiés
23:12et tous localisés
23:13pour savoir
23:13ce qu'on avait précisément
23:15et dans cette idée
23:16de protection
23:17en cas de problème
23:19d'évacuation rapide,
23:20il est plus facile
23:21d'évacuer des caisses
23:21que des objets apparaît.
23:23Ah oui !
23:23C'est pour ça
23:24que les objets
23:26sont rangés aux caisses
23:26et c'est aussi
23:27pour les protéger
23:28de la poussière,
23:29des manipulations,
23:30ce genre de choses.
23:31Margot,
23:31quel est votre objet préféré ?
23:32Vous pouvez nous le montrer ou pas ?
23:33Oui, tout à fait.
23:34Il y a bien des petites surprises
23:35que vous avez prévues pendant nous.
23:35Oui, tout à fait.
23:37Oh là !
23:37Ah oui !
23:37Ah déjà,
23:38ça sent un énorme...
23:39Voilà,
23:39je vous présente
23:40un pistolet Mouser C96,
23:43modèle 1916
23:44si vous voulez tout savoir.
23:45Et alors,
23:46cette arme,
23:46elle a une histoire
23:47un peu particulière.
23:48Déjà,
23:48elle n'a pas tenu
23:49un compagnon de la Libération.
23:50En fait,
23:51c'est une arme
23:51d'officier allemand
23:52assez classique
23:53et ce qu'il faut savoir,
23:54c'est que
23:54ce type d'arme
23:55a été utilisé
23:57par les équipes techniques
23:58des films Star Wars,
23:59les premiers films Star Wars
24:00dans les années 60.
24:01Ah mais si,
24:01ils s'en sont inspirés,
24:02enfin les blasters.
24:03Exactement.
24:04C'est ça.
24:04C'est long.
24:04En rajoutant des éléments,
24:06mais vous avez devant vous
24:07le modèle du blaster
24:08de Han Solo.
24:09C'est génial.
24:10C'est excellent.
24:10Donc voilà,
24:10c'est en soi
24:11une arme assez classique,
24:13je dirais,
24:13pour une arme allemande,
24:15mais sa réalisation...
24:17De fait,
24:17on la voit dans tous les films.
24:19C'est cette arme
24:20qui apparaît le plus souvent.
24:21Alors bien sûr,
24:21elles sont démilitarisées.
24:23Oui,
24:23démilitarisées sans danger,
24:24c'est pour ça
24:24qu'on peut les manipuler
24:26et aussi qu'on les conserve
24:27en toute sécurité.
24:28Mais quoi ?
24:29Il y a des trucs incroyables.
24:30C'est assez impressionnant
24:31parce que...
24:31Ah, je trouve ça fou.
24:32Vraiment,
24:33c'est la première fois
24:33que je vois des armes,
24:34en fait,
24:34je crois.
24:35C'est la première fois
24:36que je vois des armes
24:37de cette entreprise.
24:37Oui, oui, oui.
24:38Surtout de cette époque,
24:39en fait.
24:40Wouah !
24:41Ça va Alix ?
24:42Tu n'as pas l'air
24:42très à l'aise.
24:43Pourquoi tu dis ça ?
24:45Non, mais en revanche,
24:46elle est hyper lourde.
24:47C'était l'arme
24:48qui était parachutée
24:49par les Britanniques
24:50dans les containers
24:51de parachutage
24:51et qui est en fait
24:52très facilement
24:53assemblable,
24:54montable.
24:54Donc,
24:55elle était en plusieurs pièces
24:57dans les containers
24:57et donc,
24:58elle était parachutée.
24:59Mais comme c'est justement
25:00une arme qui se monte,
25:02elle est aussi très fragile
25:04en termes d'utilisation
25:05et elle a causé aussi
25:07pas mal de...
25:08De dégâts aux résistants.
25:09De dégâts aux résistants.
25:09Évidemment,
25:10dans nos réserves,
25:11on conserve des objets
25:12en rapport
25:12avec l'équipement militaire
25:13mais on conserve aussi
25:15des objets
25:15qui ont une histoire
25:16très particulière
25:17et je vous présente
25:18ce chapelet
25:18qui a été réalisé
25:19en mi-de-pain.
25:21Mais non.
25:21Si.
25:22Mais comment vous avez
25:23pu conserver ça ?
25:24C'est la famille
25:24qui a conservé
25:25et qui nous l'a donné
25:26en 2021
25:27et en fait,
25:28ce chapelet a appartenu
25:29à un compagnon de libération
25:30qui s'appelle
25:30Pierre Râteau
25:31et pendant son internement
25:32en Russie,
25:34il a fabriqué
25:34ce chapelet en mi-de-pain
25:35qui est extrêmement fragile.
25:37L'histoire est folle.
25:38Je trouve ça fou.
25:39Comment vous avez
25:41pu conserver ça ?
25:42C'est vraiment
25:42de la mi-de-pain.
25:43C'est vraiment
25:44de la mi-de-pain.
25:44Durti, bien sûr,
25:45mais on devine très bien.
25:48Alors là, Margot,
25:49vous nous emmenez
25:49dans une deuxième réserve.
25:51Dans une deuxième réserve
25:52qui est une réserve
25:53où on conserve
25:53des tenues.
25:55Il faut savoir
25:55que les textiles
25:56sont très fragiles
25:58notamment à cause
25:59de la lumière,
26:00de la poussière.
26:01Donc, on les conserve
26:02sous des housses protectrices
26:03sur des cintres rembourrés
26:04pour ne pas qu'ils soient abîmés
26:06parce que même
26:06s'ils sont des vêtements
26:07des textiles
26:08qui ont 80 ans
26:10ou 85 ans,
26:10ils sont aussi fragiles
26:12que des tenues
26:13du 15e, du 16e siècle
26:14et c'est notre devoir
26:15de les protéger.
26:18Ah oui, alors là,
26:19ça, c'est une veste
26:20de déporté, ça ?
26:21Exactement.
26:21Pour faire un lien
26:22avec ce qu'on a vu
26:24dans la salle précédente,
26:26on conserve évidemment
26:27des tenues de déportés
26:28qui nous ont été données
26:30au fur et à mesure
26:31des années
26:32et notamment celle-ci,
26:33c'est la dernière
26:34qui est rentrée au musée.
26:35Elle appartenait
26:36à Émile Bollard.
26:36Émile Bollard,
26:37c'est un compagnon
26:38de la Libération
26:38mais ça a été surtout
26:39le successeur de Jean Moulin.
26:41Lui-même a été arrêté
26:42en 1944,
26:44a été déporté
26:45tout d'abord
26:46au camp de Dora
26:47puis ensuite
26:47au camp de Bergen-Belsen
26:50et c'est au camp
26:51de Bergen-Belsen
26:51où il a récupéré
26:52cette veste
26:53et où on lui a attribué
26:54ce matricule
26:5577-127.
26:57Et il a survécu,
26:58il a été libéré
26:58des camps en avril 45
27:00et c'est avec sa tenue
27:01de déporté,
27:02on a également
27:02de pantalon
27:03qu'il a défilé
27:04sur les Champs-Elysées
27:05le 1er mai 1945
27:06avec ses camarades déportés
27:08revenus de déportation.
27:11Ça, laissez-moi deviner,
27:13c'est le général de Gaulle.
27:15Exactement.
27:15Ça se voit
27:16à sa taille.
27:17Du fait de sa carrière,
27:18de sa carrière
27:19et de la présence
27:20des deux étoiles
27:21sur les manches.
27:22Alors, je vous présente
27:23ce manteau,
27:24un, parce qu'il est appartenu
27:25au général de Gaulle
27:26après la guerre,
27:27mais c'est en fait
27:28c'est l'une des rares tenues
27:30qui nous restent du général
27:31puisqu'à son décès,
27:32son épouse a brûlé
27:33la quasi-totalité
27:34de ses affaires.
27:35C'était sur sa volonté
27:35en plus que tu t'étais
27:36sur sa volonté.
27:37C'est le général
27:37qui a demandé
27:37afin que ses effets personnels
27:39ne deviennent pas
27:40de sorte de relique
27:41du général de Gaulle
27:42et qu'il n'y ait pas
27:43une mise en avant
27:45de sa mémoire
27:45de cette manière-là.
27:46Oui, c'est marrant
27:47parce que c'est vraiment
27:47l'inverse de la mentalité
27:48de Napoléon.
27:49Ah oui, totalement !
27:50La visite qu'on a fait
27:52tout à l'heure
27:52du tombeau,
27:53rien à voir.
27:54Le craft, il est flagrant.
27:56C'était extrêmement touchant
27:57de pouvoir avoir accès
27:58à toutes ces pièces d'histoire,
28:00à toutes ces armes.
28:01Un sentiment d'admiration
28:02et très impressionné
28:03de tenir ces objets-là,
28:05mais à la fois
28:05un malaise immense
28:07par leur histoire.
28:08Donc on a vu les armes,
28:09c'est-à-dire
28:09ceux par quoi on fait la guerre.
28:11Et là, maintenant,
28:11on va voir,
28:12je suis presque envie de dire,
28:13le revers de la médaille
28:15des Invalides,
28:15ça veut dire
28:15les conséquences de la guerre
28:17et ses réparations.
28:29Vous êtes un peu
28:30des artisans, non ?
28:31Ah bah oui,
28:32c'est un petit peu
28:33de l'artisanat,
28:34un petit peu.
28:37Et hop,
28:37une nouvelle jambe.
28:38Une nouvelle jambe.
28:39Si, il faut que je vérifie
28:40la hauteur,
28:41mais en principe,
28:41ça devrait être pas mal.
28:42En fait,
28:43moi, ce qui me fascine,
28:44c'est que là,
28:45vous êtes en train,
28:46mécaniquement,
28:46de recréer le travail
28:47d'un muscle.
28:48Je remplace les muscles,
28:49les articulations,
28:50je remplace tout le système.
28:52C'est impressionnant.
28:52C'est impressionnant,
28:53vraiment.
28:54Et là,
28:54toi,
28:54tu ressens quoi ?
28:55Là,
28:55c'est le cœur du métier.
28:57Bah,
28:58oui,
28:58moi,
28:58c'est ce que je préfère,
28:59c'est tous les réglages,
29:01toute la relation qu'on a
29:02avec le patient,
29:03à voir,
29:04à retoucher,
29:04à faire ci,
29:05à faire,
29:06à défaire,
29:06pour voir quel meilleur compromis,
29:08qu'est-ce qu'il préfère,
29:09c'est là où c'est le plus intéressant.
29:10Alors,
29:11là,
29:11ça va être le manchon.
29:12Le manchon,
29:12ok.
29:13Le manchon,
29:14en fait,
29:15il va permettre
29:17de créer une sorte d'accroche,
29:18on va dire,
29:19avec l'emboiture.
29:20Oui.
29:20Ça,
29:20c'est la partie
29:20qu'on appelle l'emboiture.
29:22Ici,
29:23vous allez avoir
29:23la gaine
29:25et là,
29:26ça va être le tube
29:27et ensuite,
29:28le pied.
29:29Je vais entrer le mignon
29:31comme ceci.
29:32Oui.
29:34Ok,
29:34donc en fait,
29:34ça,
29:34ça vient serrer ?
29:36Oui,
29:36ça va créer,
29:37en fait,
29:37une sorte de vide d'air,
29:38air qui va être fassé
29:39par la valve
29:40qui se situe ici.
29:41Ok.
29:43Et qui va permettre
29:44d'avoir un maintien
29:45vraiment optimal
29:47sur l'ensemble du mignon.
29:48Là,
29:48pour le coup,
29:49là,
29:49tu peux essayer
29:49de tirer la prothèse,
29:50ça ne t'apportera pas.
29:53Ok.
29:53Ah oui,
29:53oui,
29:54effectivement.
29:54Oui,
29:55ok.
29:56Vas-y,
29:57Hashim.
29:58Il est trop fort,
29:59Hashim.
30:01Je ne sais pas
30:02si on se rend compte
30:02du niveau de Hashim
30:03au centre de prothèse.
30:04On a compris
30:04combien ça a été dur
30:05les aspérités
30:06sur un sol,
30:07les marches.
30:08Et lui,
30:09il court.
30:10En fait,
30:10il a deux prothèses en plus.
30:12Il n'y a pas un seul instant
30:13où ça l'a freiné
30:13dans sa vie
30:14pour faire du sport
30:14ou quoi que ce soit.
30:15Donc, Hashim,
30:1610 sur 10.
30:17Il est trop fort.
30:27C'est trop fort.
30:29C'est trop fort.
30:33C'est trop fort.
30:34Oh,
30:35on pourrait être même lassé.
30:43Oh,
30:43là,
30:44c'est technique.
31:00Je suis le médecin général
31:02à l'inspecteur Silva Haussé.
31:03Je suis le directeur
31:04de l'institution nationale
31:05des invalides.
31:06Et ce qu'on va ouvrir là,
31:08qui est conservé
31:09de manière assez simple,
31:10c'est un parchemin
31:11qui a maintenant
31:13352 ans,
31:14rédigé en 1674
31:16au moment
31:17où rentrent
31:17les premiers pensionnaires
31:19dans cet établissement.
31:20Louis XIV n'a pas échappé
31:21à cette vision-là.
31:22Simplement,
31:22il va lui donner
31:23un contenu particulier.
31:24Il va le créer
31:25en voulant faire quelque chose
31:27qui soit à la fois
31:28confortable,
31:29salubre,
31:30mais beau aussi.
31:31À cette époque,
31:31on pensait très fermement
31:33et je le pense aussi
31:33que le beau soigne.
31:35Ce qui m'a vraiment marquée
31:37entre la visite
31:37du centre de prothèses
31:38et la rencontre
31:39avec tous les kinés
31:39qui apportent les soins
31:40aux différents patients,
31:41c'est cette chaîne humaine
31:42qui coexiste
31:43entre celui
31:44qui à la toute base
31:45coule la résine
31:46pour fabriquer la prothèse,
31:48celui qui la visse
31:49et qui la règle
31:49du mieux possible
31:51sur le patient directement
31:52et à la fin,
31:53tous les kinés
31:54qui sont là
31:54qui s'assurent
31:55que les prothèses
31:56fonctionnent bien
31:56et même pour les patients
31:57qui n'ont pas de prothèses,
31:58tous les différents soins
31:59à porter.
32:00Ils ne se rendent pas compte
32:00que tous,
32:01indépendamment,
32:02ils forment quelque chose
32:02d'hyper beau
32:04et hyper grand.
32:05Et pareil,
32:05un truc qui m'a vachement marquée,
32:06c'est l'humilité
32:07qui se dégage
32:08de chacun des soignants
32:10ou techniciens
32:11des prothèses.
32:13À chaque fois,
32:13il y a quelque chose
32:14qui revient,
32:14c'est la notion
32:15d'équipe,
32:15de groupe.
32:16Ça n'a pas du tout
32:16l'ambiance d'un hôpital
32:18aseptisée
32:19comme on pourrait le penser.
32:22Regardez,
32:23en fait,
32:23dans la course,
32:24c'est vraiment,
32:24on dirait une maison de campagne.
32:26En fait,
32:26c'est hyper agréable.
32:27Bonjour,
32:28Madame Kolinka.
32:28Vous allez bien ?
32:30Bonjour.
32:31Alix.
32:31Bonjour.
32:32Enrique,
32:33je vous en prie.
32:34Madame Kolinka,
32:34est-ce que je peux vous demander
32:35quel âge vous avez ?
32:37L'âge n'a pas d'importance,
32:40sauf pour le fromage
32:42et pour le verre.
32:44Mais je peux vous dire
32:45que j'ai 101 ans.
32:47On m'a fait cadeau
32:47d'un bloc de papier.
32:50Il faut que je marque
32:52mes souvenirs.
32:54Si vous aviez trois souvenirs
32:55à mettre sur ce papier,
32:57lesquels vous écririez ?
32:58Ça serait le passage
32:59de la ligne de démarcation.
33:04Ça serait l'arrestation
33:07et ça serait
33:10quand j'apprends
33:11que la guerre est finie.
33:12J'ai eu la chance
33:14de revenir des camps
33:15et de savoir
33:17que ma famille
33:18n'avait pas été touchée
33:21par la folie de Hitler.
33:24Mais c'est vrai
33:25que ce que je raconte,
33:27c'est quelque chose
33:29d'extraordinaire
33:30parce que j'ai survécu
33:33à tout ça.
33:34Comment est-ce qu'on se retrouve
33:35pensionnaire aux Invalides ?
33:37J'ai eu l'idée de dire
33:38que je voulais venir aux Invalides.
33:40C'est vous qui avez voulu ?
33:41Oui, oui, c'est moi
33:42qui l'ai demandé.
33:43Mais il faut reconnaître
33:45qu'ici, on est vraiment
33:46très, très, très bien.
33:48Tous ceux qui sont comme moi
33:49et qui sont arrivés ici,
33:51on a beaucoup de chance.
33:52Mais vous avez l'air très jeune,
33:54Ginette.
33:54Comment ?
33:55Vous avez l'air très jeune.
34:07Très ?
34:09Moi, j'ai votre âge.
34:11Et qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter
34:12pour la suite, Ginette ?
34:14Alors, qu'est-ce qu'on souhaite ?
34:15Eh bien, d'être comme je suis maintenant.
34:17Oui, moi, j'ai très envie
34:18d'être comme vous plus tard, Ginette.
34:21Comme ça, exactement.
34:22Que je reste comme ça
34:24jusqu'à la fin de mes jours.
34:26Faites une petite pause.
34:27Une boisson.
34:28Une limonade.
34:29Ensemble, tu la fermes.
34:32Non, non, surtout pas.
34:33Non, on est là pour parler avec vous.
34:34Surtout pas, c'est que j'ai envie
34:35que vous vous désaltériez un petit peu.
34:38Vous avez encore beaucoup d'amis ?
34:41Moi, tout le monde.
34:42Vous êtes mon ami.
34:44Oui, moi, je veux bien être votre amie.
34:45Surtout si vous me proposez
34:46un petit verre de vodka juste après.
34:50Et je partage avec vous.
34:52On y va, là ?
34:52Ah oui ?
34:53Allez, on va boire un verre de vodka.
34:56Pas qu'un verre, on boit la bouteille.
34:58Avec grand plaisir.
35:01Je ne connais pas les lieux.
35:02Je ne suis pas tellement sûre de moi.
35:04Ah ben, moi non plus.
35:06Ce n'est pas grave.
35:07Il faut trouver le chemin.
35:08Tu es Mickaëlé ?
35:09Général.
35:10On a failli attendre.
35:11Alors, je vous présente Mickaëlé.
35:13Tata, bienvenue.
35:15Bonjour Mickaëlé.
35:16Bonjour Mickaëlé.
35:17Henri.
35:18Alex.
35:18Alex, je suis le général Christophe de Saint-Germain.
35:21Je suis le gouverneur des Invalides.
35:23Très bien.
35:23C'est-à-dire que je suis dépositaire
35:26de la plus grande richesse des lieux.
35:30C'est-à-dire les pensionnaires.
35:31Les pensionnaires.
35:32Mickaëlé, merci beaucoup de nous accueillir chez toi.
35:34Parce que là, on est dans ta maison en fait.
35:36Tout à fait.
35:36Ici, c'est mon demeure en fait.
35:38C'est ma petite chambre où je vis dedans, je dors dedans.
35:41Et c'est ici où tout ça se passe pour moi en fait.
35:43Le matin, je me laisse, je fais ma toilette.
35:46Je m'habille et après je vais à ma séance de kiné.
35:48Et c'est ça mon code d'idée ici en fait tous les jours.
35:50Et donc mon rôle, je suis leur frère d'armes.
35:53Ils sont soignés par l'hôpital.
35:55Il y a un directeur d'hôpital, des équipes médicales.
35:58Et moi, je suis le lien.
36:00Quand ils me croisent, ils comprennent que les armées ne les oublient pas.
36:05Est-ce que ça ne te dérange pas de nous raconter ton histoire et comment tu en es arrivé là
36:09?
36:09J'ai été envoyé au Gabon et lors d'un saut pendant le séjour, en fait, quand je suis arrivé
36:15au sol, j'ai fait mon roulet-boulet à droite parce que c'est comme ça qu'on appelle ça
36:18dans l'armée en tant que parachutiste.
36:21Et ma tête a tapé violemment le sol et puis en fait, j'ai fait ce qu'on appelle au
36:25terme médical, une section carotidienne, le côté droit en fait.
36:28Et deux semaines après, on m'a trouvé chez moi parce que c'est tout seul dans mon appartement.
36:32J'étais au sol parce que je n'arrivais plus à me relever parce qu'il y avait une formation
36:35du caillou au milieu de ma carotide droite.
36:38En faisant un scanner, on se rend compte qu'il y a une grosse hémorragie au niveau de mon cerveau.
36:42En venant ici, j'ai de la chance de porter la flamme olympique pendant les Jeux Paralympiques.
36:46Puis j'ai intégré la garde à l'étendard, je n'ai pas donné à tout le monde.
36:51Du coup, un jour, le général m'a convoqué dans son bureau, je suis rentré dedans et puis il m
36:55'a dit, tu signes à droite ?
36:57Et puis je lui ai dit, est-ce que je peux, j'ai le droit de dire quelque chose ?
37:01Je lui ai dit, c'est quoi que tu n'as pas compris ?
37:03Tu te signes là et c'est bon.
37:05Du coup, j'ai signé et je suis sorti du bureau du général et là, je me suis dit, ça
37:08y est, c'est bon.
37:09Je fais partie de la garde à l'étendard maintenant depuis aujourd'hui.
37:12Ça, c'est le petit dessin que mes enfants, ils ramènent quand ils viennent me rendre visite.
37:15Génial.
37:16Ça fait toujours du bien quand on regarde notre lit, il y a le petit dessin de mes enfants, ça
37:19me fait un peu moqueur, oui.
37:21Et de quoi vous êtes le plus fier ? C'est quoi ce qui vous rend le plus fier de
37:24votre vie aux Invalides ?
37:25On arrive ici, on ne connaît pas les autres et en allant vers eux et les autres, on discute et
37:30on s'échange par rapport à leur passé, de ce qu'ils ont vécu.
37:33Et on apprend plein de choses et puis, comme je disais, là, on est des pensionnaires, mais dans le temps,
37:39il y a des pensionnaires qui nous quittent.
37:41Mais il y a des souvenirs qui restent et il y a une âme qui reste en fait par rapport
37:44à ces gens qui nous quittent en fait.
37:47Nika, je t'ai laissé un mot.
37:48C'est bon ?
37:49Ouais.
37:53C'est doux !
37:54Oh là là !
37:55Moi, je te mets doux.
37:56C'est bon ?
37:58Moi, je te mets doux, t'inquiète pas, c'est bon, là, je suis accrochée.
38:01Faites de la place, Mikaël et Alix.
38:04Attention, Mikaël et Alix, tu ne recules pas trop, sinon tu vas m'écraser.
38:09Mikaël et Alix, ça monte à combien ?
38:1113 km heure.
38:12C'est énorme.
38:1413 km heure ?
38:14Ouais.
38:15Ah ouais, quand même.
38:24Je me suis dit juste, là, on s'en est pris, on s'en est pris plein à la tronche
38:32avec tout ça.
38:33Franchement, l'intensité de cette journée, c'est absolument fou.
38:38J'ai du mal encore à réaliser tout ce que j'ai vu.
38:40Il faut que je prenne le temps de process, que ce soit du musée jusqu'à l'hôpital.
38:45La passion est partout et la pression historique des lieux à chaque fois ne nous a pas quittés, en fait.
38:52Je ressens bien ce qu'ils ont tous voulu essayer de nous dire, les uns à la suite des autres,
38:57qu'en fait, ce bâtiment, cet endroit, les invalides au cœur de Paris, est un endroit qui n'a pas
39:01bougé depuis sa création.
39:03Dans son esprit, dans sa façon de faire, c'est-à-dire que c'est toujours un hôpital, c'est
39:06toujours un pensionnat,
39:07c'est un tombeau, c'est une église, c'est une cathédrale, c'est un musée et ça n'a
39:11pas bougé, ça l'est toujours
39:12et a priori, c'est bien parti pour que ça le reste.
39:14Bon, ça dit, on finit du coup sur une vravière parce qu'on n'a pas atteigné notre café là
39:17ce matin.
39:18Je t'emmène au café, c'est pour moi, je te l'offre.
39:20Allez, merci, c'est parti.
39:22Et puis surtout, au prochain épisode les amis.
39:24À très vite.
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