00:00C'est un séisme politique. Marine Le Pen est finalement bel et bien candidate à la présidentielle.
00:05Mais cette candidature n'est pas un simple retour du phénix dans l'arène.
00:08C'est une série de paris à haut risque.
00:10Premier paris, le pari judiciaire.
00:13Condamné au port d'un bracelet électronique pendant un an,
00:16Marine Le Pen compte sur son pourvoi en cassation pour repousser le plus longtemps possible la sanction.
00:21Avec le risque que la cour de cassation parvienne à rendre sa décision avant la présidentielle
00:26si elle refuse de casser l'arrêt en janvier, le bracelet pourrait tomber au pire moment
00:31dans ce qu'on appelle le « money time » de la présidentielle,
00:34c'est-à-dire les deux derniers mois avant le premier tour.
00:37Deuxième pari, Jordan Bardella.
00:39Ces derniers mois, le président du RN, s'y voyait, il s'est projeté à cette présidentielle.
00:43Il a affirmé une ligne plus libérale, plus conservatrice, plus personnelle.
00:47Tout le pari de Marine Le Pen désormais est de reprendre la main sur sa campagne
00:51et remettre le dauphin dans sa boîte, sans le froisser ni l'effacer.
00:55Troisième pari, enfin l'argent.
00:57Sans doute le plus redoutable.
00:59Toutes les campagnes présidentielles de Marine Le Pen ont déjà connu cette angoisse financière.
01:03Mais cette fois, elle donne des sueurs froides à ses équipes.
01:06Depuis six mois, elle frappe à toutes les portes, banques françaises, banques européennes,
01:11sans qu'aucune, pour l'heure, ne daigne leur ouvrir la porte.
01:14Marine Le Pen est donc candidate, oui,
01:16mais sa campagne, plus que jamais, repose sur trois inconnus,
01:20un juge, un dauphin et un banquier.
01:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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