00:00Les enquêteurs vont raconter à la cour les autres constatations qui ont été faites dans la maison.
00:06Ils ont cherché en priorité des indices pour déterminer s'ils avaient affaire à un départ volontaire ou à un crime.
00:14Sur la table de la salle à manger, nous remarquons la présence d'un sac à main ouvert.
00:21Quand les gendarmes rentrent dans la maison, ils notent immédiatement que les affaires de Delphine sont présentes au domicile.
00:28Il y a ses cartes d'identité, son sac à main, ce qui est complètement incompatible avec un départ volontaire d'une femme qui décide de partir,
00:37en prenant évidemment ses affaires personnelles, pour aller refaire sa vie avec quelqu'un d'autre, pour partir en voyage, enfin voilà.
00:44Mais personne ne dit qu'elle est partie à l'autre bout du monde.
00:49À un moment donné, selon la thèse de Cédric Jubilat, elle est sortie, manifestement elle est sortie,
00:55puisqu'au moment où il va se coucher, elle est encore dans la maison.
00:58Elle a pu enfiler une veste parce qu'on est en hiver, elle a pris son portable et elle est sortie.
01:04Elle n'a pas pris ses affaires, elle n'a pas pris une valise, parce que je n'imagine pas qu'elle ait eu l'idée à ce moment-là de partir définitivement de cette maison.
01:12Un autre élément troublant qui va être finalement l'élément matériel le plus fort,
01:25c'est que les gendarmes retrouvent les lunettes de Delphine Oseiguel dans un état complètement cassé, inutilisable.
01:32Dans la maison, il n'y a pas de traces de sang, il n'y a pas de meubles cassés.
01:39Le seul indice matériel, ce sont ces lunettes brisées.
01:42Il va y avoir des expertises très précises, très techniques, qui arrivent à la conclusion formelle
01:48que ces lunettes n'ont pas pu se casser simplement en tombant ou en marchant dessus,
01:53mais qu'il fallait une force très importante pour les briser.
01:58Et cela vient caractériser l'idée qu'il y a bien eu une dispute, une altercation physique ce soir-là.
02:07Si cet homme avait frappé Delphine ce soir-là au point de lui casser les lunettes,
02:14à ce moment-là, il les aurait fait disparaître.
02:15Au même titre qu'il aurait fait disparaître le corps, le téléphone, les éléments que l'on n'a pas retrouvés.
02:21Il ne les aurait pas laissés au vu ou au su des gendarmes.
02:24Vous le voyez sur les photos, elles sont là, sur le bar.
02:27Elles ont toujours été et ça n'a intéressé personne parce qu'on savait de toute façon
02:30que Delphine avait des lunettes cassées.
02:33Et ce jour-là, on a une photo, elle va au parking parce qu'elle va faire des courses à la banque d'Albi
02:38et elle n'a pas de lunettes parce qu'elle portait des lentilles.
Commentaires