00:00Comme vous le savez, le chef de l'État, le chef du gouvernement, le président de la République a m
00:07'a instruit il y a deux jours
00:08de déclarer l'état d'urgence hydrique sur l'ensemble du territoire national.
00:14L'état d'urgence hydrique est lié à la problématique de la distribution de l'eau, particulièrement dans le Grand
00:21Libreville et dans les principales villes du Gabon.
00:24Il a fallu que nous puissions prendre des mesures très fortes, des mesures courageuses, pour qu'on mette un peu
00:33de l'ordre dans l'approvisionnement en eau
00:36pour des raisons non seulement d'équité, pour des raisons de justice sociale, pour des raisons financières, mais également pour
00:44des raisons de troubles à l'ordre du public.
00:46Parce que ce phénomène commençait à prendre des proportions tout à fait anormales, tant sur le plan économique, sur le
00:53plan de la sérénité,
00:54sur le plan du trouble public. Et donc l'État gabonais, le gouvernement a pris la décision de faire perquisitionner
01:03tous les véhicules
01:04qui distribuaient de l'eau de manière illégale, de manière incontrôlée sur l'ensemble du territoire national.
01:12Ça c'est la première phase.
01:14La puissance publique a donc utilisé les forces publiques pour pouvoir cantonner ces véhicules, les identifier, procéder à leur traçage
01:24et qu'on puisse organiser ce secteur.
01:28La deuxième chose a consisté à revoir à la baisse la mercuriale.
01:35Sur le plan officiel, il y a un tarif officiel sur le plan social qui dit que 1000 litres d
01:41'eau, donc 1 mètre cube d'eau, coûte en République gabonaise 498 francs CFA.
01:46Donc un peu moins de 500 francs CFA.
01:48Aujourd'hui nous avons un cubituner de 1000 litres qui coûte 10 000, 15 000, 20 000, parfois 30 000.
01:55En fonction des difficultés qu'ont les chauffeurs, en fonction des distances, mais également en fonction de la flambée des
02:04prix qui est liée à ce stress irrigueux.
02:06Donc il faut que l'État puisse réguler tout ceci.
02:08Donc on a revu tout ceci à la baisse pour que nous puissions aligner ces éléments.
02:12Et hier, le chef de l'État a estimé qu'il fallait qu'on rencontre ces opérateurs économiques, qu'on
02:19puisse mettre en place une procédure de régularisation, d'identification et qu'ils puissent respecter les lois et règlements de
02:26ce pays, notamment les prix.
02:27Voilà un peu l'objet de ma présence ici aujourd'hui.
02:30Comme les forces de l'ordre ont réquisitionné ces véhicules, il était question qu'on puisse les identifier, les mettre
02:37à jour.
02:37Ils vont faire l'objet d'homologation de la part du ministère en charge de l'eau d'énergie.
02:41Et ils vont continuer à distribuer de l'eau, mais de manière contrôlée, avec la présence des forces de l
02:46'ordre qui ont mis un dispositif en place pour pouvoir mieux les encarrer.
02:50Voilà la raison de ma présence ici aujourd'hui.
02:51Alors, monsieur le ministre, comment ça se nourrit...
02:53En ce moment, face à cette belle organisation, est-ce que les populations peuvent quand même s'attendre à leur
02:57retour à l'eau dans les continents ?
03:00Ah, mais forcément. L'objectif in fine, c'est lequel ?
03:03Pendant que l'on organise la distribution de l'eau, qu'on la régule, qu'on la contrôle et qu
03:08'on la cerne,
03:09les travaux de réhabilitation des infrastructures se poursuivent ardemment au sein de la Société de l'énergie du Gabon,
03:18qui est le dépositaire de l'État en matière de gestion de la donne publique en matière d'eau et
03:25d'électricité.
03:26Donc, pendant qu'on a raison de tout ceci, pendant qu'on organise tout ce sécu, les travaux se poursuivent
03:31pour que, dans les jours prochains, dans les mois prochains,
03:35nous puissions avoir un retour, comme dit le chef de l'État, de l'eau au robinet.
03:39Alors, monsieur le ministre, qu'est-ce qui est prévu en matière de contraintes liées au contrôle intempestif des forces
03:45de l'ordre ?
03:46Très bien.
03:46Est-ce qu'il y a des garanties ?
03:47Très, très bien. Alors, il y a un certain nombre de dispositions qui ont été prises hier sur les très
03:53hautes instructions du chef de l'État.
03:54Ce sont les opératoires économiques qui nous apportent du soulagement.
03:58On a pris des dispositions et le communiqué va encore circuler pour que, un, tous ces véhicules,
04:04il y en a eu 55 qui ont été perquisitionnés il y a deux jours,
04:09tous ces véhicules vont faire l'objet d'une identification sur le plan normatif.
04:14permis de conduire, les chauffeurs, carte grise, visite technique, assurance.
04:20Les forces de l'ordre vont s'assurer que tous ces véhicules qui utilisent la voie publique
04:24sont à jour vis-à-vis des lois et règlements du pays.
04:27La deuxième chose, c'est que ces partenaires techniques qui sont essentiellement d'origine des pays d'Afrique
04:39puissent également être à jour vis-à-vis de l'immigration.
04:42Donc, avoir au moins leur carte de séjour.
04:45Sur le plan des avantages que le président a bien voulu qu'on leur concède,
04:50il y a qu'ils vont être exemptés de contrôle.
04:54Ils vont être exemptés de prélèvements opérés par le ministère des Transports,
05:00opérés par le ministère du Commerce et opérés par les communes, les mairies de Libreville.
05:04Tous ces camions vont être exemptés de ça.
05:06On leur a collé un badge.
05:08Ce badge de la portière est un laissé-passer pour eux.
05:11Ils vont ensuite faire l'objet d'un enregistrement au niveau du ministère en charge de l'eau et de
05:16l'énergie
05:17où des contrôles vont parfois être faits, notamment en ce qui concerne la qualité de l'eau qu'ils livrent
05:22aux populations.
05:23C'est un aspect important.
05:24L'eau, c'est la vie.
05:26Et l'eau est qualifiée potable par l'Organisation mondiale de la santé
05:30parce qu'elle doit répondre aux caractéristiques physico-chimiques prescrites par l'OMS.
05:34Donc, on ne peut pas se permettre de livrer de l'eau s'il n'y a pas un minimum
05:37de contrôle.
05:38Et ça, les forces de l'ordre et de sécurité vont être outillées, vont être entraînées pour pouvoir continuer à
05:44mettre cette pression sur le plan de la qualité.
05:46Est-ce que les bouches d'incendie seront mises à disposition de ces opérateurs ?
05:50Les bouches d'incendie, les vannes, les dispositions sont prises pour que celles-ci puissent gracieusement être mises à disposition
05:58de ces transporteurs-livreurs.
06:01Ça, c'est la première chose.
06:02Deuxième chose, un travail va être fait pour identifier ceux qui vont se servir dans des forages partout dans le
06:09Grand Libreville.
06:10Ces forages vont faire l'objet également de vérification de la qualité réelle de ces eaux.
06:16Et enfin, troisièmement, il y a un dispositif communicationnel qui est fait de manière à ce que,
06:21même si l'abonné classique peut être joint à son téléphone,
06:27mais le Gabonais ou l'habitant de Libreville peut également joindre des numéros verts qui ont été publiés,
06:34il y a quatre numéros verts, je crois, pour soit se plaindre, soit signaler quelque chose qui ne va pas
06:40et les forces de l'ordre vont pouvoir mettre tout ceci en musique de manière à ce que la régulation
06:45qu'on veut faire puisse être porteuse.
06:48Et donc, oui, il fallait mettre de l'ordre.
06:52C'était un mal nécessaire.
06:53On ne peut pas avoir une belle omelette sans casser les oeufs.
06:56Pendant deux jours, on a cassé les oeufs.
06:58Maintenant, on va voir une belle omelette qui va arriver.
07:00Alors, M. Mizu, une toute dernière question.
07:02Vous, vous avez parlé des numéros verts.
07:04Alors, je vous fais la remontée de certains compatriotes
07:07qui estiment que le fait d'avoir intégré le numéro vert des sapeurs-pompiers de 18 à ce dispositif
07:13risque peut-être de saturer les sapeurs-pompiers
07:16lorsqu'on fera face à des interventions liées aux incendies, par exemple.
07:19Est-ce qu'il n'y a pas cette crainte aussi ?
07:21Non, il n'y a pas cette crainte-là parce qu'au niveau du corps de sapeurs-pompiers,
07:26il y a une organisation qui a été faite.
07:28En fait, c'est le hub de tous ces numéros verts, c'est au corps de sapeurs-pompiers.
07:33Qui ont le numéro 18 ?
07:34Tous les sapeurs-pompiers qui sont dans les 4 ou 5 casernes de Libreville ont le même numéro.
07:39Pourquoi est-ce qu'en temps normal, ce n'est pas saturé ?
07:41Et qu'en ces temps-ci, c'est saturé parce que l'appel est important.
07:43Donc, on a mis en place un dispositif pour que le dispatching se fasse à partir de ce niveau-là.
07:48C'est le corps de sapeurs-pompiers qui dispose des numéros 181, 182, 183 et 183, plus de 18.
07:56Lorsque les appels arrivent, c'est au corps de sapeurs-pompiers qui le dispatchait,
08:01qui est à la garde républicaine du côté d'Akanda,
08:04qui est au génie militaire du côté de Baraka et autres,
08:07qui est à la gendarmerie nationale.
08:08Donc, le dispatching s'est fait au niveau du corps de sapeurs-pompiers.
08:11Et le colonel Ayo, qui est à côté de moi ici, est celui qui est justement en charge de ce
08:16dispatching.
08:17On parle de 4 000 francs, 1 000 litres d'eau.
08:19Est-ce que la livraison est incluse dans ces 4 000 francs ?
08:22La livraison, elle est incluse dans ces 4 000 francs.
08:24Je vous ai dit que les exposés techniques qui ont été faits aux différents états-majors et aux chefs de
08:30l'État,
08:31aux vice-présidents de la République et aux vice-présidents du gouvernement,
08:33il y a une structure de prix qui a été exposée.
08:36C'est-à-dire que le prix montre qu'au Gabon, 1 000 litres, donc 1 mètre cube d'eau,
08:43a un coût de 498 francs.
08:46Si vous ajoutez 2 francs, ça va nous amener à 500 francs.
08:50Donc, grosso modo, c'est 500 francs pour 1 000 litres.
08:53Mais ceux qui travaillent sont l'objet de tracasseries.
08:58Ils doivent payer le carburant.
09:00Ils doivent s'assurer.
09:02Ils doivent entretenir leur véhicule.
09:04Donc, c'est la raison pour laquelle, de manière tout à fait magnanime,
09:07le chef de l'État a estimé qu'il faudrait qu'on leur apporte 1 000 francs de plus pour
09:11assurer la charge de carburant,
09:12qu'on leur apporte 1 000 francs de plus pour pouvoir assurer ce véhicule comme il se doit,
09:17qu'on leur apporte 1 000 francs de plus pour entretenir le véhicule,
09:20pour payer le boy chauffeur qui est avec lui.
09:24Et c'est la raison pour laquelle nous sommes arrivés dans un premier temps à 3 000 francs CFA.
09:27Et lors des échanges techniques que nous avons eu hier, le chef d'État a bien voulu que nous puissions
09:31le pousser à 4 000 francs CFA pour 1 000 litres.
09:35Et donc, ça veut dire quoi ?
09:36Ça veut dire que pour 500 litres, ce sera 2 000 francs.
09:41Et pour un fuit de 100 litres, ça nous fera 400 francs CFA.
09:46Voilà les efforts et les impacts sociaux qui font que le gouvernement a pris ses responsabilités.
09:52En période de crise comme celle-là, il faut que le Gabonais ne puisse pas aussi énormément souffrir sur le
09:58plan du coup,
09:59puisque la qualité n'est pas là.
10:01A condition que ces transporteurs se fassent homologués, se fassent identifiés,
10:06parce que l'eau et l'énergie sont du domaine de la souveraineté nationale.
10:09C'est la raison pour laquelle les forces de l'autre ont été réquisitionnées.
10:11Parfait. Merci.
10:12Merci, M. le ministre.
10:13Merci.
10:16Merci.
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