00:04Warren, petit trou de mémoire, ça va être le combienième tour là ?
00:0812, 12e tour.
00:10Tu es le plus capé au départ, est-ce qu'il y a une forme de routine ou malgré tout
00:14c'est toujours magique de prendre le départ d'un tour de France ?
00:17Non, ça reste toujours magique, c'est jamais dans le même endroit donc il n'y a pas de routine.
00:21Non, c'est toujours magique, hier c'était incroyable à Barcelone, chaque grand départ c'est toujours une histoire différente.
00:30Armin, toi tu l'abordes avec quelles ambitions ?
00:34Là c'est de voir si j'ai bien récupéré du Giro, j'ai eu une saison un peu bizarre
00:41avec ma grosse chute donc je suis allé sans condition au Giro et ça a été le Giro qui m
00:45'a servi de pré-pop pour le tour mais c'est toujours dur de savoir où on en est.
00:50Et je sais que la première semaine va être compliquée, quand j'avais fait du Giro tour en 2023 c
00:55'était compliqué la première semaine et après ça allait mieux donc on va voir déjà avec le chrono par équipe
01:00ce que ça va donner.
01:02Et puis derrière malheureusement il y a déjà des opportunités pour les échapper donc j'espère que ce sera moi
01:06ou un de l'équipe qui sera devant pour essayer d'aller déjà jouer un peu devant.
01:10Et puis pour moi ce sera d'aller jouer les échappés quand je suis bien.
01:15Quand tu m'achènes du retour c'est quoi la part de récup, la part de travail sur la période
01:20entre les deux épreuves ?
01:22Ouais bah c'est... j'ai fait 6 jours sans vélo donc direct après le tour donc j'ai repris
01:29le samedi tranquillement et c'est un peu tous les jours tu as ton entraîneur au téléphone pour savoir si
01:37ça va et si le programme ça peut passer.
01:39Et quand le programme passe, savoir si t'as bien récupéré pour pas trop en faire, le but c'était
01:43vraiment de pas trop en faire et là dernièrement je fais une petite dédicace à mon entraîneur à Vincent Villers
01:49-Réus, j'en ai pas trop fait et hier au chrono par équipe à l'entraînement j'avais le coeur
01:53super haut avec la chaleur.
01:54Donc je suis frais, ça c'est un bon point, c'était le plus important d'arriver frais vraiment au
01:59départ du tour et quitte à avoir les 3-4 premières étapes un peu dures et puis après d'être
02:05bien pour le reste du tour.
02:06On sait qu'un tour c'est différent d'une course d'une semaine, il m'a... on a beaucoup
02:10discuté, il m'a dit ouais si t'avais fait Paris-Nice je t'aurais fait faire un peu plus
02:14d'exercice juste avant le départ mais là c'est vraiment d'avoir le maximum de fraîcheur pour être frais
02:18au départ du tour.
02:19C'est que la dernière semaine est très dure et que ouais c'est un tour ces 3 semaines donc
02:26la fraîcheur a été l'option numéro 1.
02:30Le tour que t'aimes bien le fait que ça monte en puissance en fait avec des Pyrénées un peu
02:35légères même si bon il y a le tourmalé et tout quand même et une 3ème semaine beaucoup plus difficile.
02:40Ouais après j'aurais bien voulu limite l'inverse et que la 3ème semaine soit la première semaine parce qu
02:46'il y a vraiment beaucoup de chances pour les échapper.
02:49Et je pense qu'en 1ère semaine malheureusement ça va contrôler un peu plus. Je vais pas faire les... je
02:54vais pas faire le dessin du tour mais je sais que c'est plus attractif de voir des batailles pour
02:57le général.
02:58Mais une 3ème semaine où ça serait juste un peu comme la 1ère semaine ça pourrait être intéressant de voir
03:03un tour de France un peu dessiné d'une façon différente où le général joue vraiment au début et puis
03:08les échappés jouent à la fin quand tout le monde est fatigué.
03:10Qu'est-ce que cette première semaine là il y a toujours un sprinter qui va se dire qu'il
03:14veut passer une étape un peu de montagne ou un mec qui va assez vite et ça va contrôler.
03:17On sait comment commencer mais ça peut jouer aussi avec une échappée de costaud devant.
03:23Vous dites que le tour c'est magique si avec le poids des années et l'expérience.
03:28Ah oui quand même 34 ans.
03:31Comment on pense à ce qui s'est passé en 2017 ?
03:34Ouais forcément il n'y a pas eu qu'en 2017.
03:36Je pense mon premier tour en 2015 je coince juste la dernière étape de montagne et j'étais encore dans
03:42le top 18 général.
03:45Ouais pour moi le tour c'est toujours différent.
03:49Ça donne toujours envie.
03:51Enfin même moi toutes les cours je suis un vrai passionné mais le tour ça reste, on sait, l'événement
03:56numéro 1 de l'année.
03:59Le cyclisme a changé.
04:01Les jeunes vont très vite, ils récupèrent très vite.
04:04Non mais c'est la société en général.
04:08Je pense qu'on veut tout tout plus vite et puis les jeunes ils s'entraînent beaucoup plus dur chez
04:12les jeunes.
04:13Et puis quand ils arrivent chez les pros ils sont prêts.
04:14On voit bien avec Paul mais même avant Remco il est arrivé chez les pros, il était déjà prêt.
04:20C'est pas les...
04:22Ça fait partie peut-être des premiers mais ce ne sera pas les derniers.
04:25Il y en aura encore d'autres qui vont arriver qui à 18 ans sont des juniors et sont prêts
04:28à gagner des cours chez les professionnels.
04:30On voit comment ils s'entraînent, ils sont déjà au mois de novembre en stage à Calpé.
04:34À 18 ans, j'étais très très loin de ça.
04:37Je pense que ma génération, on est une génération encore...
04:40Nous on est différente mais encore celle qui était encore avant moi est encore plus différente.
04:44Donc chaque année ça progresse.
04:46Après je pense qu'on arrive à un point où on ne peut pas faire mieux.
04:48Je pense que les jeunes qui arrivent, on ne va pas avoir des jeunes en cadet qui vont pouvoir passer
04:52chez les pros.
04:53Je pense que ça ne sera pas possible.
04:55Mais les jeunes avec Strava, avec tous les réseaux, ils voient comment les pros s'entraînent et ils essayent de
05:00répéter les mêmes choses à l'entraînement.
05:02Tu parles de Paul Sexas, qu'est-ce que tu en prends justement ?
05:06Franchement c'est cool pour la France.
05:07On a le successeur de Bernard depuis des années et des années.
05:11Même si Poggi est très très fort, je pense qu'il va pouvoir le titiller un peu cette année.
05:15Et puis peut-être l'année prochaine, essayer de vraiment le battre, je pense.
05:20Les conseils qu'il lui donnerait pour son premier tour de France ?
05:23Le conseil, je pense qu'il en a 15 000, donc j'ai évité de lui en donner.
05:28Il n'a pas besoin de recevoir en plus.
05:30Un qu'on n'a pas donné ?
05:31Un qu'on n'a pas donné.
05:33Non, mais après moi je pense que c'est plus une vision que j'ai.
05:37C'est de prendre chaque moment qu'il peut avoir, du tour qu'il se dise, de profiter.
05:43Il ne faut pas que ce soit pour lui une bagarre de chiffres ou de choses comme ça.
05:47Et je pense qu'il est assez déconnecté des fois de tout ça pour faire sa course et courir comme
05:53il aime.
05:54Ça c'est le principal je pense.
05:55En tant que pensez-vous, vous prenez ça comme une bonne chose ?
05:58Ou ça vous gonfle un petit peu cet engouement qu'il y a autour de lui ?
06:03Non, je pense que c'est bien pour nous.
06:04Franchement c'est bien.
06:05Je pense qu'après c'est une génération qui s'en va et une nouvelle génération qui arrive aussi.
06:09Donc franchement c'est cool pour le vélo français.
06:11Est-ce que tu penses que les attentes sont un peu démesurées pour son premier tour par rapport à son
06:15âge ?
06:16Qu'on en attend trop de lui en fait ?
06:17Après il est précoce dans tout.
06:19Donc au final je ne vois pas la différence là-dessus.
06:23Quand on voit un Cyril Guimard qui dit que s'il fait deux c'est qu'il a perdu.
06:27Ça paraît fou quoi.
06:29Après non, je pense que ce sera une bonne leçon pour les années à venir même s'il craque en
06:33troisième semaine.
06:34Le joueur Dauphiné il tombe malheureusement parce qu'il a pris trop de risques qu'il a dit.
06:40Et je pense qu'il a bien récupéré de cette leçon-là.
06:44Et puis il va apprendre aussi sur le tour sur plein de choses.
06:46Après là je pense qu'on ne va pas avoir trop d'étapes de bordure.
06:48Mais peut-être qu'il aurait pu être piégé dans une étape de bordure ou quelque chose comme ça.
06:51Je pense que c'est un super apprentissage qu'il va avoir.
06:54Et un apprentissage fois mille par rapport à plein d'autres coureurs qu'il aura eu dès son premier tour.
07:00Donc je pense que ça peut être que du bien pour lui.
07:03En parlant du 14 juillet que tu as bien connu, tu es le dernier Français à avoir gagné.
07:09C'est toujours là !
07:12Si tu devais l'expliquer à des étrangers pourquoi c'est important, pourquoi on te parle du 14 juillet, on
07:19parle du 14 juillet ?
07:20Si tu devais l'expliquer à des étrangers.
07:21Oui, c'est le jour de fête nationale.
07:25C'est hyper important pour nous Français.
07:27C'est notre jour.
07:30C'est différent des autres jours.
07:32J'ai gagné une étape et j'ai pu le faire aussi avec le maillot de champion de France.
07:35Avec le maillot de champion de France, c'était aussi complètement dingue.
07:39C'est juste un jour différent.
07:41Forcément, ils ont fait encore une étape parfaite pour les échapper pour aller devant le 14 juillet.
07:46Donc c'est sûr que c'est un objectif pour moi d'être devant le 14 juillet aussi.
07:50Qu'est-ce que tu penses sur le contre-la-bande par équipe de demain ?
07:53Qu'est-ce que tu penses du fait de prendre le temps sur le premier et plus comme avant sur
07:56le quatrième ?
07:57Je suis old school.
08:00Pour moi, la chrono par équipe, c'est par équipe.
08:02Après, je vais faire peut-être des ennemis.
08:05Mais je pense que ça doit être pris sur le quatrième.
08:07Parce que souvent, le quatrième, des fois, il a du mal à tenir ou des choses comme ça.
08:11Et dans une bosse, ça peut faire aussi une grosse différence.
08:16Après, attractivement, la télé à regarder, c'est peut-être plus passionnant de voir le nouveau format.
08:21Parce qu'il y a différentes stratégies.
08:22Il y a des équipes qui restent à trois jusqu'à la fin.
08:24D'autres à un qui lâchent vraiment très tôt.
08:27Donc là-dessus, il y a un peu plus de stratégies qui jouent.
08:29Mais moi, j'aimais bien l'effort où tout le monde doit rester lié ensemble jusqu'à la fin.
08:36Un truc que tu as bien connu aussi, c'est les protocoles, notamment avec le maillot à poids.
08:40Est-ce que tu trouvais ça énergivore ou que ça te prenait beaucoup de temps ?
08:44Est-ce que tu le sentais sur ta récup, notamment ?
08:47Ouais, non, non, non.
08:49Ça allait, non.
08:49Après, en voiture, on fait plus vite que le bus aussi.
08:51Donc après, ça peut dépendre de la descente du col, s'il y a beaucoup de spectateurs ou pas.
08:56Mais autrement, non.
08:57En général, ça va.
08:59Un peu transversal.
09:01Depuis tes débuts, le cyclisme a beaucoup évolué, notamment sur le plan de la nutrition.
09:05Est-ce qu'aujourd'hui, dans le peloteau, c'est encore possible d'avoir des fringales ?
09:08À l'époque, on a connu des fringales mythiques.
09:12Est-ce qu'aujourd'hui, c'est encore possible en 2026 ?
09:14Ouais, moi, j'en ai fait une en 2025 à couver.
09:17Donc, c'est toujours possible.
09:19Le problème, c'est qu'on court chez soi et qu'on connaît trop bien les routes.
09:22On pense trop aux routes et pas assez à manger.
09:24Mais ouais, non, c'est toujours possible.
09:26Après, les étapes sont très courtes.
09:28Enfin, très courtes.
09:29Elles ne sont pas trop longues.
09:30On n'a pas d'étape de 240 km avec 5 ou 6 cols et 6 000 mètres de dénivelé.
09:35Donc, il y a un peu moins de risques là-dessus.
09:38C'est quand même moins courant que quand tu as débuté dans le peloton professionnel.
09:42Ouais, oui, oui.
09:43Oui, tout est beaucoup plus cadré.
09:46Il y a beaucoup plus de chiffres que quand j'ai commencé.
09:48Est-ce que tu peux détailler un petit peu la différence entre tes débuts et aujourd'hui ?
09:53Ouais, c'est le moins manger possible pour ne pas prendre de poids.
09:56Et maintenant, c'est de manger le plus possible pour avoir le plus d'énergie.
09:59Donc, ouais, c'est une époque différente où on absorbe beaucoup plus de glucides qu'avant
10:03pour avoir le plus d'énergie possible sur le vélo.
10:06Vous avez réussi à prendre cette mode-là des chiffres ?
10:08Ouais, ouais.
10:09Après, nous, on était un peu en avance déjà en 2016 ou 2017.
10:13On faisait déjà ça.
10:14On avait déjà la nutritionniste qui nous pesait nos aliments pour nos repas
10:17et on nous forçait déjà à manger 90 grammes par heure.
10:20Donc, ce n'était pas trop une surprise que ça vienne par la suite dans le peloton.
10:24En étant à l'étranger ?
10:25Ouais, en étant à l'étranger, ouais.
10:27C'est bon que tu as fait partie des...
10:30Enfin, là, on en voit beaucoup des Français qui sont dans des équipes étrangères.
10:33Toi, comment au début, tu as appréhendé la barrière de la langue, en fait ?
10:37Comment tu as progressé ?
10:38Est-ce que tu as appris des cours ?
10:39Est-ce que tu as vite appris dans le bain de l'équipe ?
10:43Ouais, je pense que j'étais un des premiers avec Alaph, je crois.
10:46Alaph, lui, il était en Conti.
10:47Et puis moi, j'étais passé directement en World Tour.
10:50Et ben...
10:52Non, non, je n'ai pas pris de cours, mais j'avais de la chance.
10:53J'avais quatre Français à l'époque avec moi.
10:55J'avais Thomas Damuzo, Thierry Huppont, Mathieu Sprick et Yann Huguet.
10:59Et ils m'ont bien aidé, on va dire, à mettre dans le bain.
11:01Et il y a John aussi.
11:02J'ai fait ma première course stagiaire avec lui à Paris-Bourges.
11:05Et il m'a bien aidé.
11:07Il ne parlait pas français, mais...
11:09On va dire qu'il m'a mis à l'aise tout de suite.
11:11Et ça a été beaucoup plus facile d'apprendre l'anglais comme ça.
11:14Et non, je n'ai pas pris de cours ni rien.
11:16J'ai sur le tas comme ça.
11:18Donc je fais une petite dédicace à mes profs d'anglais
11:20qui doivent bien rigoler maintenant.
11:23Mais non, c'était cool.
11:25Et sur le chrono, par l'équipe, comment vous avez travaillé ?
11:31On l'a travaillé un peu aussi vers en stage.
11:33Après, nous, on n'a pas de coureur pour le classement généraux sur le tour.
11:36Donc on n'a pas mis vraiment l'accent dessus.
11:38Mais après, il y a des fois beaucoup de travail pour très peu de gains.
11:42Je pense qu'on est une équipe, on fait beaucoup de sprints.
11:44Donc la communication est vraiment le point primordial dans le groupe.
11:49Et ça, normalement, ça se passe toujours bien avec nous.
11:52Donc c'est comme ça qu'on le travaille.
11:54Souvent, c'est comme un train de sprint un peu.
11:58C'est vraiment la communication entre chacun
12:00durant le chrono par équipe et pas de se brûler les ailes.
12:03Et on l'a travaillé un peu comme ça.
12:06Et est-ce que vous êtes allé sur le circuit de F1 ou pas ?
12:08Non, on n'est pas allé sur le circuit de F1.
12:09Mais de ce que j'ai entendu, il y avait beaucoup de vent.
12:11Donc on n'a pas manqué grand-chose.
12:15Et au niveau de la stratégie, par contre, pour le coup,
12:17alors évidemment, tous les jours, il y a des gros fin de course et tout.
12:19Mais j'imagine que ça renouvelle un petit peu quand même
12:21la manière de penser comme ça sur une journée.
12:25Ce n'est pas forcément des modèles de stratégie que vous avez ici dans le milieu ?
12:30Si, là, on a quelqu'un de la performance
12:31qui regarde combien de temps chacun doit passer son relais environ.
12:35Après, il y a le jour J, il y a toujours de l'adaptation.
12:37Parce qu'il y en a, ils sont très bien au chrono par équipe à l'entraînement.
12:41Puis malheureusement, le jour de la course, ils sont un peu moins bien.
12:43Donc il y a de l'adaptation pendant le chrono.
12:45Et chacun a son but.
12:47On n'a pas encore parlé de savoir qui va être le finisseur samedi.
12:53Mais je pense qu'au pied de la bosse,
12:54on sera peut-être deux ou trois à devoir faire la montée.
12:57Et justement, comment on anticipe le fait que,
12:59effectivement, il y a la théorie et la pratique.
13:01Et que là, pour le coup, s'il y a un garçon qui saute
13:04et qui était important, qui saute parce que tu peux avoir un problème.
13:10Ça peut vraiment dérégler la mécanique.
13:12On sait que c'est très fin sur le contrôle des montes par équipe.
13:14Et là, on continue la stratégie en plus.
13:16On peut être mis un peu en cause.
13:18On essaie d'anticiper ça ?
13:19Oui, mais nous, là, on n'a pas de courant de clashement général.
13:23Mais par exemple, pour le cas d'Oscar,
13:26s'il avait été avec nous, ce qui s'est passé au Dauphiné,
13:28le premier truc, ce n'est pas une surprise.
13:31Si on avait Oscar encore dans l'équipe au Tour,
13:35forcément, on l'attend.
13:36Et puis le but, c'est que lui, il fasse le meilleur temps
13:38parce que c'est le meilleur grimpeur de l'équipe.
13:40Donc, oui, la stratégie, elle est actée dès le départ.
13:45Tout le monde sait ce qu'il a à faire et attendre ou pas attendre.
13:49Merci tout le monde.
13:49Merci, Warren.
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