00:03Christophe Riblon, forcément, c'était il y a 13 ans.
00:06Ouais, il y a 13 ans, un très bel anniversaire que j'ai fêté il y a 3-4 jours,
00:1218 juillet,
00:13cette victoire à l'Alpe d'Oise, ça reste un moment exceptionnel dans ma carrière.
00:18L'Alpe d'Oise, 13 ans après, on en garde quoi ? Qu'est-ce qu'on retient ?
00:22Quelle est l'image que vous avez encore en tête ?
00:25L'image que je retiens, elle est sportive, elle est le moment où je comprends que je vais gagner.
00:29On est à 2,5 km de l'arrivée, Van Gare des Rennes est encore devant moi, je ne l
00:33'ai pas rattrapé,
00:33mais je sais que je vais gagner parce que je vois bien ce qu'il me reste.
00:36Moi, c'est ce moment-là que je garde en tête, c'est ce moment sur la route où je
00:42comprends que je vais gagner
00:43et où un sentiment incroyable m'envahit en me disant que mon nom de famille va être inscrit dans les
00:50virages de l'Alpe
00:51parce que je connais toute l'histoire du vélo et je sais ce que ça représente.
00:55Et à ce moment-là, je sais que je suis en train de faire un énorme truc.
00:59C'est votre époque où vous aviez monté une fois à l'Alpedez, en 2020, deux fois, oui, et en
01:042026, c'est encore deux fois.
01:07Oui, mais ce n'est pas dans le même sens.
01:09Cette année, on le monte demain, ils vont le monter dans le même sens que moi avec les 21 lacets.
01:14Samedi, ils vont passer par le col de Saren que nous, on avait redescendu.
01:17D'ailleurs, j'étais sorti de la route et j'avais failli tomber.
01:24Donc voilà, moi, ça reste quand même la seule fois pour l'instant où on est monté deux fois dans
01:29le même sens sur la même étape.
01:33Donc voilà, ça reste un truc mythique.
01:35On était sur le centième Tour de France.
01:39Aucun Français n'avait gagné encore à ce moment-là et on n'y croyait plus trop.
01:42Donc voilà, il y a eu plein de choses qui ont fait que pour moi, cette victoire, elle est très
01:45particulière.
01:46La veille, on avait perdu Jean-Christophe Perrault qui jouait le classement général.
01:51Et voilà, pour toutes ces choses-là, je trouve qu'elle a une symbolique incroyable, cette victoire.
01:56Alors, votre ancienne équipe à G2R de la Mondiale est devenue Décathlon, CMA, CGM.
02:00Qu'est-ce que pourrait conseiller Christophe Riblon au jeune prodige Paul Sexas sur l'Alpe d'Ouest ?
02:05Moi, je n'ai rien à lui conseiller.
02:06Il a un talent incroyable, bien supérieur à ce que moi j'avais.
02:11Non, non, il est juste exceptionnel.
02:14Là, ce qu'il a, faire ce qu'il fait, il faut juste se rendre compte du phénomène qu'on
02:17a.
02:18On a une chance incroyable.
02:19On a une chance incroyable.
02:20Déjà, on vit une génération, pour moi, dorée.
02:24Pogacar, Evenpool, Van Aert, Vingegaard, tous ces coureurs, pour moi, c'est des coureurs exceptionnels.
02:29Et aujourd'hui, on a un Français qui vient se mêler à tout ça, qui lutte avec eux.
02:32Je pense qu'il faut le laisser grandir, il faut le laisser progresser comme il le doit.
02:38Mais de toute façon, on le voit, il apprend extrêmement vite, il est extrêmement intelligent, lucide.
02:43Moi, je le trouve hyper calme.
02:45Il est très intelligent en course, il ne fait pas d'erreurs, il ne court pas à l'envers.
02:49Il est même très juste dans les efforts qu'il fait en course, on le voit.
02:54Il se met très rapidement à son rythme à lui, il ne se met pas dans le rouge.
02:57Je trouve qu'il a une intelligence de course incroyable.
02:58Non, on a un vrai talent, un pur talent.
03:02On a un Pogacar français, vraiment.
03:04Je pense que c'est l'avenir qui lui est destiné.
03:07Donc voilà, il faut lui laisser le temps.
03:10Moi, je n'ai aucun conseil à lui donner.
03:12Si ce n'est, il faut qu'il reste comme il est et qu'il continue à apprendre comme il
03:16le fait.
03:17Franchement, c'est magnifique ce qu'il nous fait là.
03:19Je sais que tu détestes l'exercice, mais tu le vois podium à Paris ou pas ?
03:24Moi, avant les chutes de Lipovic et de Vingegaard, je disais déjà qu'au minimum, il allait faire top 5
03:30et au mieux un podium.
03:31Donc moi, je reste sur cette optique-là.
03:34Pour moi, il est meilleur qu'un Del Toro, il est même meilleur qu'un Evenpool.
03:38Après, il a du retard quand même sur Evenpool.
03:39Donc à voir s'il arrivera à combler ce retard-là.
03:42Mais moi, je le vois troisième à Paris.
03:45Et si Evenpool a peut-être sur l'étape de samedi des difficultés un peu plus importantes,
03:52pourquoi pas aller chercher une deuxième place.
03:54Mais oui, le podium, en tout cas, est vraiment accessible.
03:57En tout cas, moi, j'y crois vraiment.
04:00Merci.
04:01Et vive l'Alpe d'Ouest.
04:02Vive l'Alpe d'Ouest.
04:03En plus, demain soir, pour l'Anecdote, j'ai un petit repas avec la mairie où ils vont me remettre
04:08une plaque
04:09parce qu'ils ont changé toutes les plaques dans l'Alpe.
04:11Donc voilà, moi, c'est le virage numéro 15.
04:13Et demain, on a une petite réception à l'Alpe d'Ouest.
04:15Donc voilà, ça va être sympa.
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