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[#Reportage] Gabon : l'injure contre le Chef de l'État passible de 5 ans de prison !

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Transcription
00:00Face à la recrudescence des sorties virulentes sur les réseaux sociaux qui portent atteinte à l'autorité sommitale de l
00:06'État, le rappel des dispositions repressives s'impose afin que nul n'ignore à quoi il s'expose.
00:13Car faut-il le rappeler que le Code pénal gabonais en vigueur dans notre pays consacre une protection stricte de
00:20la fonction présidentielle contre tout outrage qui pourrait conduire à cinq ans d'emprisonnement.
00:26Au Gabon, le principe constitutionnel de la liberté d'expression s'incline devant l'impératif de sauvegarde de la dignité
00:33des institutions républicaines.
00:35Si le débat démocratique autorise la critique saine des actes politiques, la dérive injurieuse, quant à elle, dépasse le seuil
00:43de la légalité pénale.
00:45D'ailleurs, la fonction de président de la République bénéficie d'une protection statuaire renforcée, soustrayant son titulaire aux attaques
00:54grossières de nature à ébranler le crédit de l'autorité publique.
00:58Sur le plan normatif national, l'article 158 du Code pénal reprime sévèrement l'outrage envers le chef de l
01:05'État.
01:06Cette disposition incrimine tout comportement, écrit, parole ou geste de nature apportée atteinte à l'honneur ou à la délicatesse
01:15de la haute fonction.
01:16Le texte prévoit une peine principale pouvant atteindre cinq ans d'emprisonnement assorti d'une amende pécuniaire maximale de 5
01:24millions de fonds CFA.
01:25Mais le législateur a également anticipé la dimension cybernétique du délit, puisqu'il est prévu que même la diffusion par
01:33voie de tracts ou de vecteurs électroniques largement constatés sur la toile gabonaise expose aussi les complices à une peine
01:41de deux ans de reclusion.
01:43Cependant, la rigueur de la loi pénale se heurte à l'impératif de l'opportunité des poursuites.
01:49Car si le ministère public ne s'autosaisit pas, il est quasiment difficile de s'imaginer que le président de
01:56la République lui-même initie une plainte.
01:59Or, la diligence pour ces cas permettrait que l'inertie processuelle ne consacre un sentiment d'impunité.
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