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Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:00...
00:02Il est 17h11, la mort de Louis, 17 ans,
00:06massacré par cinq jeunes dans un guet-apens à Norbonne.
00:09Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nounès, a parlé hier dans le journal
00:11Le Parisien Jour de l'Enfance d'une exploitation de l'extrême droite dans cette affaire.
00:15Ce matin, j'ai écouté à 6h15 Laurent Tessier.
00:18Et Laurent, ce que vous avez voulu montrer, au fond,
00:20c'est qu'on n'a pas le droit de parler de ces sujets-là,
00:24le pouvoir nous l'interdit,
00:25et sort la carte de la récupération ou de l'instrumentalisation.
00:30C'était cela, le sens de votre édito.
00:32Oui, à chaque drame, que ce soit pour Lola, que ce soit pour Thomas, que ce soit pour Elias,
00:35les mêmes discours du gouvernement depuis plusieurs années.
00:37C'est l'exception, Naël. Naël, on a le droit d'en parler.
00:40Alors, écoutez ce qu'a dit Laurent Nounès, ministre de l'Intérieur.
00:43On m'a interrogé pour me demander si je considérais qu'il y avait un ensauvagement.
00:47Donc, j'ai redit que je trouvais que ce terme avait une connotation extrêmement violente.
00:53Et j'ai dit qu'il y avait une exploitation de cette affaire.
00:55Bon, je vous renvoie aux déclarations de M. Éric Zemmour sur cette affaire qui a parlé de nécessité de remigration.
01:03Enfin, voilà, il a fait un lien très direct avec l'immigration.
01:07C'est précisément cette déclaration que je visais.
01:09Il y a une exploitation qui a été faite ou par des groupuscules ou par des groupuscules d'ultra-droite.
01:14Des groupuscules d'ultra-droite, voilà.
01:16Je n'ai pas voulu rentrer dans ce débat, dans ce terme qui est connoté, encore une fois, politiquement.
01:20Mais par contre, je dénonce très fermement ce drame.
01:25Bon, il y a un peu tout, évidemment, comme toujours en Macronie.
01:28Et à l'instant, on apprend, Pascal, que donc, effectivement, la tante de Louis n'a toujours pas été contactée
01:37par Laurent Nunez.
01:39où la famille de Louis, puisque la tante de Louis était ce matin, vous savez, dans 100% Frontières,
01:44elle nous a dit, pas un message de Laurent Nunez.
01:46Et elle dit, moi, je veux qu'on récupère le meurtre, l'assassinat de mon neveu, parce que ça suffit,
01:52en fait.
01:53Et d'ailleurs, la marche blanche ne s'appellera pas marche blanche qui aura lieu dimanche à Narbonne.
01:57Vous savez comment ils vont appeler ça ? Ils vont appeler ça la dernière marche.
02:00Parce qu'ils en ont marre des marches blanches.
02:01et ils veulent que, effectivement, Louis soit le dernier d'une très, très longue liste.
02:06Et elle a répondu ce matin à Laurent Nunez.
02:08Elle a dit, mais alors, écoutez, je suis à Paris, je suis venu passer sur CNews,
02:12invitez-moi au ministère de l'Intérieur et je vais vous montrer les vidéos
02:15et ce qu'ils ont fait subir à mon petit-neveu.
02:18Et vous allez me dire si ce n'est pas de l'ensauvagement.
02:20Comment ça s'appelle si ce n'est pas de l'ensauvagement ?
02:22D'ailleurs, c'est tellement insoutenable que la famille a vraiment demandé
02:25à ce que les vidéos arrêtent de circuler
02:27et qu'on arrête de tous se passer ces images qui sont absolument atroces.
02:32Et en fait, ce n'est pas le moment de jouer sur les mots.
02:34C'est juste qu'on a envie de lui dire, ce n'est pas le moment.
02:35On s'en fout, en fait.
02:37Ce n'est pas ça qui compte.
02:37C'est que c'est quand même un reflet de la violence plus, plus, plus
02:41qui est en train d'exploser dans ce pays.
02:43C'est aussi ça que ça montre.
02:44On n'est pas là à faire de la sémantique
02:46et savoir si ça s'appelle comme ci ou si ça s'appelle comme ça.
02:48C'est ça qui est fou.
02:49Marie-Julie Marteau, je l'ai rencontrée.
02:51Quand je suis sortie de l'émission, j'ai échangé avec elle.
02:55Elle allait entrer dans votre émission.
02:57Il était 11h ce matin.
02:58Moi, j'ai été surpris de sa détermination.
03:00Elle m'a dit, on ne cèdera pas.
03:02On va aller jusqu'au bout.
03:03Il y a une volonté, effectivement, de médiatiser cette affaire
03:09pour prévenir l'opinion publique.
03:11Vous savez pourquoi, Pascal ?
03:12Au début, ils n'avaient pas une volonté de parler tout de suite.
03:16Mais ils sont en train d'accompagner Louis,
03:18puisque c'est comme ça, vers la mort.
03:20Vous savez qu'il a été plongé dans le coma.
03:22Et là, ils lisent la presse quotidienne régionale
03:26qui parle de Rix, l'indépendant notamment,
03:28en mettant une photo de Rix
03:29qui n'a rien à voir avec ce qui s'est passé pour le petit Louis.
03:32Donc, à partir de là, ils contactent Jules Laurent
03:34de 100% Frontières
03:36et ils décident de prendre la parole pour rétablir la vérité.
03:38Imaginez-vous, c'est la double peine.
03:40On vous lynche votre fils, votre neveu.
03:43On le massacre.
03:44Aucun équimau sur le corps.
03:46Parce qu'ils n'ont visé que la tête.
03:47Ils n'ont visé que la tête.
03:49Et vous lisez la presse qui en parle,
03:52la presse quotidienne régionale,
03:53et on vous dit Rix.
03:54Donc, en gros, équivalence entre le bourreau et la victime.
03:57Et c'est pourquoi la tante a pris la parole en premier.
04:00Ensuite, il y a eu le papa.
04:01Et il y a eu la maman dans les colonnes du journal du dimanche hier.
04:05Donc, vous vous rendez compte, vous êtes une famille.
04:06Vous perdez votre enfant.
04:07Et en plus, on salit quelque part sa mémoire
04:10en disant que c'est une Rix.
04:11Alors, écoutez précisément Marie-Julie Marteau.
04:15C'est la tante de Louis.
04:16Elle était l'invité ce matin de Gauthier.
04:18Les vidéos, alors, j'ai les reçues, moi.
04:22J'ai dû les visionner, je ne sais pas combien de fois maintenant.
04:25Il n'y a pas de mots pour exprimer ce qu'ils ont fait.
04:27Et je suis très étonnée d'avoir entendu le ministre de l'Intérieur
04:32dire qu'il ne faut pas parler dans sauvagement.
04:34Ce monsieur doit être au courant.
04:36C'est l'homme le plus informé de France.
04:38Il a dû les voir, les vidéos.
04:39S'il ne les a pas vues, je suis à Paris.
04:41Je les ai sur mon téléphone.
04:43On peut les regarder ensemble avec monsieur le ministre.
04:45Je l'invite.
04:46Et après, on verra s'il ne veut pas parler dans sauvagement.
04:48Je suis là, monsieur le ministre.
04:49Venez, on les regarde ensemble et on parlera après.
04:51Vous avez été très choquée par les propos de Laurent Nunez
04:54qui refuse le terme en sauvagement,
04:55qui dit qu'il y a de la récupération politique.
04:57Mais alors, premièrement, on s'est toujours exprimé très clairement sur ça.
05:01On ne fait pas de récupération politique.
05:03On n'en fait pas.
05:04Après, les gens se saisissent du sujet.
05:05Mais c'est bien qu'ils s'en saisissent.
05:07Tout le monde est amené, peu importe le bord politique,
05:09à se saisir de ce sujet.
05:11Et oui, le terme d'en sauvagement, il ne veut pas le prendre.
05:13Excusez-moi, je ne peux pas comprendre.
05:15Parce que ces vidéos-là, vous les avez passées.
05:18Quel terme il faut utiliser ?
05:19Qu'ils me le disent, lui.
05:21Quel terme il veut qu'on l'utilise ?
05:23Écoutons Aurore Berger, qui est ministre chargée de l'égalité
05:26entre les femmes et les hommes.
05:28Elle était invitée d'un grand rendez-vous hier sur CNews et sur Europe 1.
05:31Je ne crois pas qu'il y ait eu de récupération.
05:32Je pense qu'il y a eu une indignation,
05:34qu'il y a une indignation collective.
05:35Si on n'est pas indigné devant le meurtre de Louis,
05:37on s'indigne sur quoi dans ce pays ?
05:38Donc vous êtes en désaccord avec Laurent Nunez sur cette question ?
05:40Moi, ce que je dis, c'est qu'il y a une indignation collective légitime.
05:44Il y a un cri d'une mère qui s'est exprimée.
05:46Et ce cri, il ne doit pas être un cri comme ça,
05:49qui ne génère pas ensuite de conséquences.
05:52Et puis, Marie-Julie Marteau, je le répète,
05:54la tante de Louis, qui était l'invité ce matin
05:56de l'émission 100% Frontières avec Gautier Le Brette sur CNews.
05:59Je vous propose de l'écouter une deuxième fois.
06:01Ma sœur souhaite organiser une marche
06:05qui ne sera pas une marche blanche,
06:07parce qu'on en aura le bol des marches blanches.
06:09Cet événement, pour lui, ça s'appellera la dernière marche.
06:12C'est-à-dire qu'on refuse qu'il y en ait d'autres.
06:14On refuse qu'il y en ait d'autres.
06:16Et ma sœur invite tous les parents de France
06:19à venir marcher pour leurs enfants,
06:22pour pas que ça leur arrive aussi.
06:25Donc oui, bien sûr qu'on va porter ce combat.
06:27Bien sûr qu'on va le porter.
06:28Mais c'est la dernière.
06:30C'est la dernière fois.
06:31J'invite tous les représentants de l'État,
06:34tous les élus qui prennent leurs responsabilités,
06:36qu'ils soient pressants à cette marche.
06:38Parce que s'ils veulent parler de récupération politique,
06:40qu'ils récupèrent l'affaire de Louis.
06:43C'est à eux de s'en saisir, maintenant.
06:45Et on a le sentiment, et d'ailleurs c'est pas un sentiment,
06:47qu'à chaque drame, le gouvernement utilise le même discours,
06:50parle de récupération, d'instrumentalisation.
06:52On se demande même si M. Nunez ne récupère pas, lui, la récupération.
06:58Pour éviter d'en parler, et de tirer des bilans.
07:00Il récupère la récupération.
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