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Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:01La suite à 11h47 sur Europe 1, monte la ville, des piscines remplies avec de l'eau, de la ville
00:07avec l'autorisation du maire, c'est par les enfants selon qu'ils soient des filles ou des garçons.
00:11La charia s'applique-t-elle en France ? Vous réagissez ? Êtes-vous choqués, chers auditeurs ? 01-80
00:15-20-39-21, Marie-Christine est avec nous en ligne, et Karim Maloum disait que c'était interdit par la
00:21loi. Karim ?
00:23Oui, effectivement, la loi garantit la liberté de chacun d'entre nous, parce que la République est fondée sur l
00:34'universalisme des libertés, c'est-à-dire qu'on ne sépare pas de force les filles et les garçons, parce
00:39que quelqu'un a pris une décision, un groupe de personnes ont pris cette décision de faire de l'ordre,
00:44dire les filles de ce côté, les garçons de ce côté.
00:47Ça s'est passé comme ça, et ce n'est pas légal, c'est quelque chose qui ne devrait pas
00:53se tenir dans une République, et ça s'est déroulé dans une mairie de la République française, et le maire
00:59a donné son accord.
01:02Donc le maire est soumis par la loi de garantir l'égalité entre les hommes et les femmes, et ils
01:07ne devraient pas les séparer. À qui a décidé de cette séparation ?
01:10La loi privilégie la mixité et l'égalité, surtout à l'école, mais n'interdit pas qu'à théoriquement les
01:15séparations.
01:16Donc c'est intéressant de voir comment on joue un peu sur ça. C'est ça aussi, Marie-Christine.
01:21Comment est-ce que vous réagissez, vous, Marie-Christine ? Vous nous avez dit, vous nous appelez à De Lyon,
01:25et vous dites que vous êtes folle lorsque vous entendez ça.
01:27Et en fait, c'est une sorte de jeu régulier avec les lois de la République française.
01:33Exactement. C'est un jeu régulier. C'est une façon de se cacher derrière des règles qui ne sont pas
01:40les nôtres.
01:41Moi, j'ai connu la séparation à l'école. Il y avait l'école de filles et l'école de
01:44garçons, jusqu'en CM2.
01:46Ensuite, au collège, on était miste.
01:49Mais séparer les gens comme ça dans la piscine, sous prétexte qu'il ne faut pas montrer un bout d
01:56'épaule
01:56ou un doigt de pied bien, comment je vais dire, avec des ondes bien faits, très féminins et tout ça.
02:03Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. On ne doit pas l'accepter.
02:07Comment vous réagissez à Gabrielle Cluzel lorsqu'on dit qu'on ne doit pas l'accepter ?
02:11C'est intéressant parce qu'à la fois, on peut être surpris, peut-être révolté, interrogé, interpellé lorsqu'on voit
02:17ces séparations.
02:18Il n'empêche qu'il n'y a personne qui lève la main pour dire « Attendez, là, on saisit
02:23la loi »
02:24pour justement arrêter cette avancée progressive, on va dire, de cette séparation des hommes et des femmes
02:31que l'on voit ici ou là. Comme il l'avait dit, on avait vu des formations pour des personnes
02:38de la sécurité Amazon
02:39qui avaient dit qu'ils ne toucheraient pas les femmes.
02:41On voit aussi à l'école parfois des élèves qui disent que la maîtresse ne doit pas me regarder dans
02:45les yeux,
02:46ne doit pas me toucher. On voit que petit à petit, comme le dit Marie-Christine, ça progresse.
02:50Non mais c'est ahurissant.
02:52Et pourquoi il n'y a personne, en fait, qui se dit « Attention, halte là, on respecte, la République,
02:59la France, on la respecte telle qu'elle est avec ses valeurs. »
03:02Non mais je pense que c'est fait de façon très intelligente.
03:04D'ailleurs, nous parlons régulièrement, par exemple, des frères musulmans et tout cela est fait de façon toujours très fine.
03:09C'est-à-dire que nous voyons une avancée dans notre pays de mœurs qui ne sont pas les nôtres.
03:13Mais en même temps, vous l'avez dit, ce n'est pas interdit par la loi de séparer des garçons
03:17et des filles.
03:17Il y a dans notre pays des écoles qui sont non mixtes.
03:20Mais sauf qu'on sait très bien que ce sujet de la piscine est un cheval de bataille
03:27de cet islam conquérant qui vient sur notre sol.
03:30Encore une fois, la CEDH a dû se prononcer en 2017 sur les piscines municipales
03:34et sur l'enseignement et sur l'obligation faite à l'école pour une petite fille
03:40d'aller suivre les cours en même temps que les garçons.
03:43Donc vous savez que c'est un sujet récurrent.
03:45Et on voit bien que là, ce qui est sorti par la porte revient par la fenêtre
03:49parce que, évidemment, ça dérange parce que c'est une manifestation de mœurs
03:54qui, en réalité, ne sont pas les nôtres.
03:55Vous savez, la France, c'est un pays qui a beaucoup fait pour l'Occident en général.
04:01Mais peut-être la France et l'Italie sont particuliers dans ce domaine.
04:04Pour les dialogues entre les sexes, vous savez, je vous renvoie à Galanterie française de Claude Habib.
04:09C'est vrai que nous n'avons pas l'habitude de cela.
04:13Il y a eu toutes les conversations, les dialogues au XVIe, XVIIe, XVIIIe siècle.
04:21C'était une ode à la mixité.
04:24Donc c'est vrai que tout cela ne fait pas partir de nos mœurs.
04:28Et les Français le savent bien.
04:29Vous savez, il n'y a pas toujours la loi.
04:30Les mœurs, ce n'est pas toujours quelque chose qui est légiféré, l'objet d'une loi.
04:37Là, nous sentons bien, à tout cela, que ce ne sont pas nos mœurs
04:41et que certains essaient de faire avancer des mœurs qui ne sont pas les nôtres.
04:45Gamria Cluzel sur Paranot.
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