00:01La suite à 11h47 sur Europe 1, monte la ville, des piscines remplies avec de l'eau, de la ville
00:07avec l'autorisation du maire, c'est par les enfants selon qu'ils soient des filles ou des garçons.
00:11La charia s'applique-t-elle en France ? Vous réagissez ? Êtes-vous choqués, chers auditeurs ? 01-80
00:15-20-39-21, Marie-Christine est avec nous en ligne, et Karim Maloum disait que c'était interdit par la
00:21loi. Karim ?
00:23Oui, effectivement, la loi garantit la liberté de chacun d'entre nous, parce que la République est fondée sur l
00:34'universalisme des libertés, c'est-à-dire qu'on ne sépare pas de force les filles et les garçons, parce
00:39que quelqu'un a pris une décision, un groupe de personnes ont pris cette décision de faire de l'ordre,
00:44dire les filles de ce côté, les garçons de ce côté.
00:47Ça s'est passé comme ça, et ce n'est pas légal, c'est quelque chose qui ne devrait pas
00:53se tenir dans une République, et ça s'est déroulé dans une mairie de la République française, et le maire
00:59a donné son accord.
01:02Donc le maire est soumis par la loi de garantir l'égalité entre les hommes et les femmes, et ils
01:07ne devraient pas les séparer. À qui a décidé de cette séparation ?
01:10La loi privilégie la mixité et l'égalité, surtout à l'école, mais n'interdit pas qu'à théoriquement les
01:15séparations.
01:16Donc c'est intéressant de voir comment on joue un peu sur ça. C'est ça aussi, Marie-Christine.
01:21Comment est-ce que vous réagissez, vous, Marie-Christine ? Vous nous avez dit, vous nous appelez à De Lyon,
01:25et vous dites que vous êtes folle lorsque vous entendez ça.
01:27Et en fait, c'est une sorte de jeu régulier avec les lois de la République française.
01:33Exactement. C'est un jeu régulier. C'est une façon de se cacher derrière des règles qui ne sont pas
01:40les nôtres.
01:41Moi, j'ai connu la séparation à l'école. Il y avait l'école de filles et l'école de
01:44garçons, jusqu'en CM2.
01:46Ensuite, au collège, on était miste.
01:49Mais séparer les gens comme ça dans la piscine, sous prétexte qu'il ne faut pas montrer un bout d
01:56'épaule
01:56ou un doigt de pied bien, comment je vais dire, avec des ondes bien faits, très féminins et tout ça.
02:03Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. On ne doit pas l'accepter.
02:07Comment vous réagissez à Gabrielle Cluzel lorsqu'on dit qu'on ne doit pas l'accepter ?
02:11C'est intéressant parce qu'à la fois, on peut être surpris, peut-être révolté, interrogé, interpellé lorsqu'on voit
02:17ces séparations.
02:18Il n'empêche qu'il n'y a personne qui lève la main pour dire « Attendez, là, on saisit
02:23la loi »
02:24pour justement arrêter cette avancée progressive, on va dire, de cette séparation des hommes et des femmes
02:31que l'on voit ici ou là. Comme il l'avait dit, on avait vu des formations pour des personnes
02:38de la sécurité Amazon
02:39qui avaient dit qu'ils ne toucheraient pas les femmes.
02:41On voit aussi à l'école parfois des élèves qui disent que la maîtresse ne doit pas me regarder dans
02:45les yeux,
02:46ne doit pas me toucher. On voit que petit à petit, comme le dit Marie-Christine, ça progresse.
02:50Non mais c'est ahurissant.
02:52Et pourquoi il n'y a personne, en fait, qui se dit « Attention, halte là, on respecte, la République,
02:59la France, on la respecte telle qu'elle est avec ses valeurs. »
03:02Non mais je pense que c'est fait de façon très intelligente.
03:04D'ailleurs, nous parlons régulièrement, par exemple, des frères musulmans et tout cela est fait de façon toujours très fine.
03:09C'est-à-dire que nous voyons une avancée dans notre pays de mœurs qui ne sont pas les nôtres.
03:13Mais en même temps, vous l'avez dit, ce n'est pas interdit par la loi de séparer des garçons
03:17et des filles.
03:17Il y a dans notre pays des écoles qui sont non mixtes.
03:20Mais sauf qu'on sait très bien que ce sujet de la piscine est un cheval de bataille
03:27de cet islam conquérant qui vient sur notre sol.
03:30Encore une fois, la CEDH a dû se prononcer en 2017 sur les piscines municipales
03:34et sur l'enseignement et sur l'obligation faite à l'école pour une petite fille
03:40d'aller suivre les cours en même temps que les garçons.
03:43Donc vous savez que c'est un sujet récurrent.
03:45Et on voit bien que là, ce qui est sorti par la porte revient par la fenêtre
03:49parce que, évidemment, ça dérange parce que c'est une manifestation de mœurs
03:54qui, en réalité, ne sont pas les nôtres.
03:55Vous savez, la France, c'est un pays qui a beaucoup fait pour l'Occident en général.
04:01Mais peut-être la France et l'Italie sont particuliers dans ce domaine.
04:04Pour les dialogues entre les sexes, vous savez, je vous renvoie à Galanterie française de Claude Habib.
04:09C'est vrai que nous n'avons pas l'habitude de cela.
04:13Il y a eu toutes les conversations, les dialogues au XVIe, XVIIe, XVIIIe siècle.
04:21C'était une ode à la mixité.
04:24Donc c'est vrai que tout cela ne fait pas partir de nos mœurs.
04:28Et les Français le savent bien.
04:29Vous savez, il n'y a pas toujours la loi.
04:30Les mœurs, ce n'est pas toujours quelque chose qui est légiféré, l'objet d'une loi.
04:37Là, nous sentons bien, à tout cela, que ce ne sont pas nos mœurs
04:41et que certains essaient de faire avancer des mœurs qui ne sont pas les nôtres.
04:45Gamria Cluzel sur Paranot.
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