- il y a 2 jours
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.
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00:00Europe 1 Info, 13h-15h, Clélie Mathias.
00:03Bienvenue, si vous nous rejoignez sur Europe 1, c'est l'heure des grands entretiens politiques d'Europe 1 Info.
00:08Dans un instant, je recevrai Romain Eskenazi, porte-parole du Parti Socialiste, député du Val d'Oise.
00:13Mais tout de suite, Sébastien Bonargent, secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes de France,
00:17qui est l'invité des grands entretiens politiques d'Europe 1 Info.
00:21Bonjour, Sébastien Bonargent.
00:22Bonjour.
00:23Soyez le bienvenu.
00:24Le Premier ministre Sébastien Lecornu va présider en fin d'après-midi une nouvelle cellule interministérielle de crise.
00:30Alors, les températures ont baissé, mais il souhaite faire le bilan, tirer un retour d'expérience de l'épisode caniculaire.
00:37Écoutez Jean-Pierre Farandu, le ministre du Travail, qui a annoncé un prochain voyage en Espagne pour étudier leur système
00:43en période de canicule.
00:45Il était sur France Info ce matin.
00:47Je vais proposer aux partenaires sociaux, bien sûr, de venir.
00:49On y restera deux ou trois jours, bien évidemment.
00:52Et on essaiera de comprendre comment la société espagnole s'est adaptée à la chaleur.
00:55Ils sont juste à côté.
00:56Il faut qu'on considère en fait que la France, l'été, ça devient l'Espagne.
00:59Profitons de cet échange pour réfléchir à des adaptations plus profondes.
01:02Je pense que la société, en amont du travail, doit s'adapter aussi à ces canicules plus longues, qui démarrent
01:07plus tôt.
01:08Moi, ce qui m'intéresse, par exemple, pour être très concret, c'est que, je vous dis, dans les conventions
01:12collectives,
01:12qui sont les règles du jeu social, que se fixe une branche, dans le BTP par exemple,
01:16ils ont dit que dans les périodes de canicule, c'est écrit à l'avance, il n'y avait pas
01:20de travail dans les heures chaudes.
01:21Bastien Bonnergent, ça y est, on a le déclic ?
01:24Je l'espère, en tout cas, je l'espère de tout cœur.
01:27J'ai l'impression qu'on est confronté ces deux dernières semaines,
01:30ou en tout cas, c'est l'illustration parfaite,
01:32qu'on est confronté à un gouvernement qui est incapable de penser les politiques publiques sur le temps long
01:37et qui se retrouve en grande difficulté parce qu'il n'a pas envisagé les conséquences du réchauffement climatique,
01:43avec notamment cette période de canicule terrible, qui a eu des conséquences extrêmement graves,
01:48et on voit une difficulté dans la possibilité de mettre des mesures en avant
01:52qui permettent de faire face directement à la canicule, des mesures d'adaptation,
01:55et aussi de penser le temps long en pensant la possibilité qu'on peut avoir d'atténuer le réchauffement climatique
02:00par l'intermédiaire de tout un tas de mesures.
02:02Alors, donc c'est pas forcément que la faute du gouvernement,
02:07même si c'est peut-être leur part de responsabilité depuis dix ans,
02:10mais je voulais citer Valérie Masson-Delmotte, qui est climatologue,
02:13qui a fait partie du GIEC aussi,
02:16elle dit mais ça a été de l'improvisation,
02:19ça a été des bouts de ficelle,
02:21pourtant ça fait depuis le milieu des années 90 que les scientifiques alertent et préviennent.
02:27Je suis d'accord, je peux que lui donner raison,
02:29j'ai vraiment l'impression qu'on est confronté, comme je le disais,
02:32à un gouvernement qui redécouvre chaque année passant...
02:35Oui, mais alors là, depuis les années 90, ça fait plusieurs gouvernements.
02:38Et oui, plusieurs gouvernements, mais qui redécouvrent à chaque fois les mêmes causes,
02:40les mêmes conséquences,
02:41et on voit qu'effectivement le libéralisme économique tel qu'il est pensé
02:45est en incapacité de penser le temps long
02:47et de construire des politiques publiques
02:48qui permettent de répondre aux problématiques très fortes auxquelles on est confronté.
02:52C'est le libéralisme économique qui fait qu'on a perdu du temps ?
02:55Ah oui, effectivement, ça j'en suis convaincu,
02:57et j'ai un peu l'impression de revivre la même période de crise que pendant le Covid,
03:00où le gouvernement découvre la crise sanitaire au moment de la crise sanitaire.
03:03Aujourd'hui, il découvre la canicule au moment de la canicule.
03:06On fait des effets d'annonce au bout d'une semaine et demie, deux semaines,
03:09après avoir freiné des quatre pieds
03:11pour empêcher la mise en place de certaines mesures.
03:14Et j'espère, et on verra ça tout à l'heure,
03:17mais j'espère que le gouvernement tirera les leçons de cet épisode de canicule,
03:22sera en capacité de répondre à l'épisode de canicule
03:24qui provient la semaine prochaine,
03:26et surtout de mettre en place des mesures qui permettent de penser le temps long
03:28et d'adapter notre société, notre industrie, notre économie,
03:31nos services publics aux épisodes de chaleur
03:33qui risquent de toute façon de se répéter d'année en année.
03:36Mais est-on en capacité, justement,
03:38de s'adapter au vu du mur de la dette ?
03:40Je pense effectivement qu'on est en capacité de s'adapter
03:42même au vu du mur de la dette.
03:44Vous savez, c'est une question de priorité
03:46et une question de politique publique.
03:48Oui, on a l'impression que les priorités s'enchaînent.
03:50J'ai l'impression que les priorités ne sont surtout pas les mêmes.
03:53Pour des raisons de rentabilité économique,
03:55on a un gouvernement qui, à chaque fois,
03:58active les freins quand il s'agit d'investir
03:59dans les services publics
04:02ou dans la rénovation, dans la réindustrialisation
04:04qui permet de répondre aux besoins humains
04:06ou aux besoins d'adaptation, comme là on est confronté,
04:08et qui, par contre, ouvre les vannes
04:09quand il s'agit de fournir des aides aux entreprises
04:12ou de financer l'économie de guerre,
04:14comme on le voit aujourd'hui.
04:16Pour le dire, je l'ai dit déjà la semaine dernière
04:17sur votre antenne, mais le Parti communiste
04:19a mis en place un plan climat
04:21qui permet de poser des solutions concrètes.
04:23Alors, ce n'est pas un plan climat,
04:24c'est un plan climat, vous avez bien dit.
04:25Non, un plan climat, mais qui prend notamment
04:28en question aussi la question de la clim,
04:29puisque c'est une question importante
04:30auxquelles il faut qu'on puisse répondre,
04:31mais un plan climat qui permet de penser
04:33l'électrification du pays,
04:34qui permet de penser la manière
04:35avec laquelle on doit décarboner notre industrie.
04:38Un plan d'électrification,
04:39il y en a un qui a été lancé par le gouvernement.
04:41Oui, d'accord, j'aimerais bien en voir
04:43les débouchés concrètes,
04:44puisque aujourd'hui, on voit l'incapacité du gouvernement
04:47à prendre des mesures fortes
04:49quand il s'agit de les prendre
04:50sur les questions énergétiques
04:51et à toujours être confronté aux mêmes conséquences
04:54lorsqu'on est mis en difficulté.
04:56Ça a été le cas notamment pendant la crise
04:58dont on va peut-être parler tout à l'heure
04:59du blocage du détroit d'Ormouz,
05:01où on s'est confronté à l'augmentation
05:02des prix de l'énergie
05:03et un gouvernement qui est incapable
05:05de penser notamment la nationalisation totale.
05:07C'est le cas aujourd'hui
05:08sur la question de la canicule.
05:09Et je pense qu'il faut qu'on pense sérieusement
05:13la nécessité de pouvoir effectivement
05:15mettre en place des mesures
05:16qui permettent de transformer notre société,
05:17transformer notre économie
05:18et de penser les différentes difficultés
05:21auxquelles on sera confronté sur le temps long.
05:22Donc concrètement, ça passe par quoi ?
05:24Donc l'électrification du PII,
05:25votre plan climat ?
05:26D'abord, je pense qu'une des priorités,
05:28on le sait et vous le disiez tout à l'heure,
05:29on risque d'être confronté
05:30à une nouvelle vague de chaleur
05:31d'ici dix jours.
05:33Et donc, il va falloir des mesures
05:34d'adaptation très fortes.
05:35On en a posé dans le débat public
05:37déjà un certain nombre,
05:39dont certaines qui ont déjà été refusées
05:40par le ministre du Travail
05:41et par le gouvernement.
05:42C'est notamment la mise en place
05:43de seuils de chaleur
05:46pour les travailleurs
05:47qui sont confrontés,
05:48notamment dans les travailleurs du BTP
05:49ou les personnes qui font
05:50un travail physique
05:50à ces fortes chaleurs
05:51et qui aujourd'hui en décèdent.
05:52Donc je pense que ça,
05:53c'est une question qui est importante.
05:55C'est la mise en place
05:56des réseaux de froid,
05:57c'est-à-dire des réseaux de climatisation
05:59qui soient centralisés
06:00et qui permettent d'avoir
06:01une meilleure gestion
06:02de ces réseaux de froid
06:04pour permettre d'évacuer
06:05la chaleur qui est produite
06:06par les climatiseurs
06:07plutôt vers le ciel
06:08que dans les rues
06:09et d'améliorer aussi
06:11les systèmes de climatisation.
06:12Donc voilà,
06:13c'est tout un tas de mesures
06:14qui permettent d'adapter,
06:15d'être en mesure d'affronter
06:17les périodes de canicule
06:17qui vont arriver aujourd'hui
06:18instantanément.
06:19Et COJ,
06:20mettre en place
06:20tout un tas de mesures
06:21qui permettent d'atténuer
06:22le réchauffement climatique.
06:23Et donc pour ça,
06:24il faut penser
06:25la décarbonation de notre industrie,
06:27la réindustrialisation du pays
06:28pour pouvoir avoir
06:29des transports
06:29qui soient décarbonés.
06:31C'est un mix énergétique
06:33qui permet de soutenir
06:34à la fois une production énergétique,
06:36une électrification du pays
06:38qui soit bien plus forte
06:39que celle qu'on a aujourd'hui
06:40à travers le financement
06:41d'une part des énergies renouvelables,
06:43mais aussi l'appui,
06:44le soutien et le développement
06:45de l'énergie nucléaire.
06:46Donc voilà,
06:46c'est tout un tas de mesures
06:47qu'on devrait pouvoir mettre en place
06:48aujourd'hui
06:49et que le gouvernement se refuse
06:50parce qu'il est incapable
06:51de voir les dix jours
06:52qui vont arriver.
06:53Pour autant,
06:54Bastien Bonnergent,
06:54il me semble qu'au Parti communiste,
06:56vous n'êtes pas favorable
06:56au congé climatique
06:58de cinq jours proposé
06:58par les écologistes.
06:59Non,
07:00on n'est pas exactement favorables
07:01au congé climatique
07:02tel qu'il est proposé
07:03par les écologistes.
07:04Et je le disais,
07:05on est plutôt favorables
07:06à la question de la mise en place
07:07de seuils de chaleur
07:08qui permettent de réguler le travail
07:09en fonction du travail qu'on fait
07:12dans les périodes de forte chaleur.
07:13Donc je le disais
07:14la semaine dernière
07:14déjà sur votre antenne,
07:1528 degrés pour les travaux manuels
07:18et notamment pour les travaux du BTP.
07:20On l'a vu ces deux dernières semaines,
07:21le nombre de morts au travail
07:23et particulièrement
07:24dans des situations de chaleur
07:25telles qu'elles se multiplient.
07:26Donc il faut qu'on puisse
07:26s'y confronter
07:28et 30 degrés pour le travail sédentaire,
07:30c'est-à-dire le travail
07:31qui nous contraint
07:31de rester assis dans son bureau.
07:35Ce plan climat a été budgété ?
07:37Votre plan climat ?
07:39Oui, effectivement,
07:39il a été budgété.
07:40Alors je n'ai pas tous les chiffres en tête,
07:41je vous invite à le retrouver,
07:42il est disponible en ligne.
07:43Il est mis et discuté
07:46à toutes les conférences publiques
07:48qui sont tenues par le Parti communiste.
07:49Il a été travaillé en lien
07:51avec des scientifiques
07:52qui viennent de différents horizons,
07:53des syndicalistes
07:54de secteurs stratégiques
07:56de notre industrie.
07:57Donc c'est un plan
07:58qui a été travaillé
07:58sur plusieurs échelles,
07:59qui est salué d'ailleurs
08:00très largement
08:01par beaucoup de scientifiques
08:02dans ce pays.
08:03Et donc voilà,
08:03moi je le dis à M. Lecornu
08:05qui tiendra sa réunion de crise
08:06tout à l'heure,
08:06s'il a besoin d'idées
08:07pour pouvoir affronter aujourd'hui
08:09le réchauffement climatique
08:11et les périodes de canicule,
08:12qu'il aille sur le site du PCF,
08:13qu'il aille retrouver le plan climat
08:14et ça lui fera je pense
08:15une base bien meilleure
08:16que celle à partir duquel
08:18il construit aujourd'hui
08:18des fausses solutions
08:19pour le pays.
08:20Il lui reste 4 heures
08:20pour y aller.
08:21Il lui reste 4 heures.
08:22C'est un peu de lecture
08:23mais je ne peux que lui souhaiter.
08:25Avocats et magistrats
08:26sont en grève aujourd'hui,
08:27c'est la journée morte.
08:28C'est aussi une sorte de fronte
08:29contre Gérald Darmanin.
08:31Je voudrais vous faire écouter
08:33Georges Fenech,
08:33l'ancien magistrat et député
08:34qui a réagi à cet appel
08:35à la grève des magistrats.
08:36Il était sur CNews ce week-end.
08:38Ça m'inspire d'abord
08:39de l'indécence
08:40compte tenu du contexte
08:41de la mort de Lyanna
08:42que des magistrats se rebellent
08:44quand on va chercher
08:45des responsabilités.
08:46Ça me paraît
08:48particulièrement malvenu.
08:48Ensuite, c'est la démonstration
08:50que le garde des Sceaux
08:51n'a plus véritablement
08:53la main sur son administration.
08:55Il ne peut plus rien faire.
08:57Il est tout de suite
08:58ciblé par les syndicats,
09:00par les magistrats.
09:01Ça appellera aussi
09:02tôt ou tard,
09:03peut-être à l'occasion
09:04de l'élection présidentielle,
09:05une réflexion sur les pouvoirs,
09:07le rôle d'un garde des Sceaux.
09:09Faut-il pas reprendre,
09:10par exemple,
09:11la possibilité d'instruction
09:13individuelle au parquet ?
09:14C'est des questions
09:15qui doivent se poser aujourd'hui.
09:27La situation dans laquelle
09:28se retrouvent aujourd'hui
09:29la justice et nos services publics,
09:30on ne peut que comprendre
09:31la colère à la fois
09:33des magistrats
09:33mais des professionnels de justice
09:35que sont les greffiers,
09:37les enquêteurs,
09:38l'ensemble des personnels
09:39de justice,
09:40parce qu'on est confronté
09:41à un moment politique
09:42dans lequel la justice
09:45est mise très largement
09:46en difficulté
09:46parce qu'on manque
09:47très concrètement de moyens.
09:48On le sait,
09:49la justice a été en France
09:51et le financement de la justice
09:52a été très difficile
09:54pendant de nombreuses années.
09:55La France a été
09:55le parent pauvre de l'Europe
09:56dans le financement de la justice
09:58pendant très longtemps.
09:59Mais les budgets
09:59ont été réévalués ces derniers temps.
10:00Oui, les budgets ont été réévalués
10:01mais on part de tellement loin
10:02que je pense que ce n'est pas suffisant.
10:04Et la multiplication
10:05de certaines affaires
10:06qui démontrent aujourd'hui
10:07la difficulté
10:08que peuvent avoir les magistrats
10:10à effectuer leur métier
10:11et tous les personnels de justice,
10:13je pense,
10:14démontrent bien
10:14qu'il faut faire
10:15de la question de la justice
10:16une priorité nationale.
10:17Et donc pour ça,
10:18il n'y a pas 30 000 solutions.
10:20Je pense qu'il faut mettre
10:20la main à la pâte
10:21et il faut accepter aujourd'hui
10:22de financer très largement
10:24la justice.
10:25Mais est-ce que ce ne sont pas
10:26plutôt les Français
10:26qui doivent être en colère
10:27contre la justice,
10:29notamment dans le cas
10:29de l'affaire Liana ?
10:30Effectivement,
10:31je pense que les Français
10:31sont en colère
10:33et ils ont raison de l'être aussi.
10:34Mais je ne pense pas
10:35qu'il faille rejeter la faute
10:36aujourd'hui
10:37simplement sur les magistrats.
10:39Même s'il y a
10:39des erreurs individuelles ?
10:40Oui, même s'il y a
10:41des erreurs individuelles.
10:42Les erreurs individuelles,
10:46puisque quand on est dans
10:48un service public
10:49qui manque de moyens
10:50et de financement,
10:51effectivement,
10:52ça peut pousser
10:52à avoir des erreurs individuelles
10:55dans certaines des procédures.
10:56Je ne dis pas ça
10:57pour excuser
10:58les erreurs individuelles,
10:59mais je pense qu'il faut
10:59comprendre les choses aussi
11:00de cette manière.
11:01Et donc voilà,
11:01je pense qu'aujourd'hui,
11:02il ne faut pas penser les choses
11:04à travers simplement
11:06des mesurettes
11:07ou une difficulté
11:08de traitement
11:12des différentes affaires.
11:13Je pense qu'il faut sérieusement
11:14reposer les choses
11:15sur la table
11:15et accepter le fait
11:16que oui,
11:16on a besoin de mettre
11:17de l'argent aujourd'hui
11:18dans la justice,
11:18on a besoin d'embaucher
11:19plus de magistrats,
11:20plus de greffiers,
11:21plus d'enquêteurs,
11:22plus de personnels de justice.
11:23Je crois que c'est une priorité
11:24et on ne peut pas décider
11:25de dire,
11:26comme le fait aujourd'hui
11:27le ministre de l'Intérieur,
11:30le garde des Sceaux, pardon,
11:31on ne peut pas décider
11:32simplement de dire
11:33qu'il faut rendre
11:33la justice plus expéditive
11:35pour rendre
11:35la justice plus expéditive.
11:36Je pense qu'on ne peut pas
11:37rendre la justice plus expéditive
11:38si on ne pense pas
11:39la question de son financement
11:40et de ses moyens.
11:41Donc voilà,
11:41je pense que c'est
11:42une priorité aujourd'hui.
11:43Justice expéditive,
11:44en plus les termes
11:45font toujours un peu peur aussi.
11:46Mais cela dit,
11:47est-ce qu'on ne déresponsabilise
11:49pas aussi les magistrats
11:50quand même ?
11:50Il y a effectivement
11:51peut-être un problème
11:52de moyens
11:53qui est assez criant.
11:54Mais est-ce qu'on aurait
11:55le même discours
11:56vis-à-vis d'un chef d'entreprise
11:57dont le salarié
11:58a eu un problème
11:59ou peut-être
12:00est mort à son travail ?
12:01Et ce chef d'entreprise,
12:03s'il disait
12:04oui mais je n'ai pas eu
12:05les moyens
12:05pour mettre en place
12:06les mesures de protection,
12:07etc.
12:08Est-ce qu'on serait aussi
12:08clément avec lui ?
12:10Déjà, je pense que
12:11c'est deux cas
12:12qui ne sont pas
12:12forcément comparables.
12:13Et puis sur la question
12:14spécifique des chefs d'entreprise
12:16et de la question
12:16de leur responsabilité
12:17parfois dans la question
12:18des morts au travail,
12:20on connaît aujourd'hui
12:20tout un tas d'exemples
12:21où effectivement
12:22je pense que les patrons
12:23n'ont pas respecté
12:25les mesures légales
12:25qui existent aujourd'hui
12:27et qui permettent
12:29la protection
12:30des travailleurs
12:30et des travailleuses
12:31notamment dans les métiers
12:31les plus pénibles
12:32et particulièrement
12:33des jeunes
12:33qui sont aujourd'hui
12:34très majoritaires
12:35dans les contrats précaires
12:36ou dans des processus
12:39de formation professionnelle
12:40qui les confrontent
12:41à des expériences de travail
12:42alors qu'ils n'y sont pas préparés.
12:43Et de la responsabilité
12:46des magistrats.
12:46Et de la responsabilité
12:48des magistrats.
12:49Je pense qu'effectivement
12:51quand il y a des responsabilités
12:54individuelles
12:54il faut pouvoir les traiter.
12:55Je sais qu'il y a
12:56tout un tas d'instances
12:56qui existent aujourd'hui.
12:57Peut-être qu'elles doivent
12:58être renforcées
12:59mais en tout cas
13:00je pense qu'on ne peut pas
13:01simplement penser
13:01le problème de la justice
13:02en partant de ces erreurs
13:04qui peuvent être
13:05des erreurs individuelles.
13:06En tout cas
13:06ce serait une erreur je pense
13:07et ça ne permettrait pas
13:08aujourd'hui
13:08de répondre à un impératif
13:09qui est quand même
13:10un impératif national.
13:11On le sait
13:11il y a une multiplication
13:13des affaires
13:14qui sont de plus en plus
13:15médiatiques
13:15et de plus en plus difficiles
13:17et je crois qu'on est
13:18confronté à un moment politique
13:19dans lequel la société
13:20dans son entier
13:21s'inquiète de la manière
13:22avec laquelle
13:23aujourd'hui la justice
13:24peut fonctionner.
13:24Donc effectivement
13:25je pense qu'il faut
13:25qu'on entend la colère
13:26des magistrats
13:26et qu'on puisse mettre
13:27de l'argent
13:28dans ce service public
13:29et régler le fait
13:31que la France
13:31ne soit plus
13:32le parent pauvre
13:32de l'Europe
13:33sur cette question.
13:33Bastien Bonargent
13:34secrétaire général
13:35du mouvement des jeunes
13:36communistes de France
13:37est l'invité
13:37des grands entretiens
13:38d'Europe 1 Info.
13:39Il est 14h16
13:40excellent après-midi
13:41vous écoutez
13:41Clélie Mathias
13:42sur Europe 1.
13:4313h15
13:44Europe 1 Info
13:4613h15
13:47Europe 1 Info
13:48La suite
13:49à 14h20
13:50sur Europe 1
13:50avec vous
13:51Clélie Mathias
13:51les grands entretiens
13:52politiques se poursuivent
13:53avec votre invité
13:54Bastien Bonargent
13:55secrétaire général
13:56du mouvement
13:56des jeunes
13:57communistes de France.
13:58Avant de parler
13:59du congrès
14:00du parti communiste
14:00qui aura lieu
14:01ce week-end
14:02à Lille
14:03la situation internationale
14:05puisque les Etats-Unis
14:05et l'Iran
14:06vont suspendre
14:07c'est ce qu'ils ont dit
14:08en tout cas
14:08pour l'instant
14:09parce que ça change
14:10à peu près
14:10toutes les heures
14:11leurs attaques mutuelles
14:13c'était une reprise
14:14des hostilités
14:14après la signature
14:16du protocole d'accord
14:17et avant
14:18ils ont accepté
14:19de se rencontrer
14:20demain au Qatar
14:22je voulais avoir
14:23votre regard
14:24vous sur ce qui se passe
14:26entre l'Iran
14:27et les Etats-Unis
14:28et savoir
14:28est-ce que vous pensez
14:29que la France
14:30les Européens
14:31j'allais dire
14:31ont encore une voix
14:32qu'ils pouvaient porter ?
14:35Déjà je pense
14:36que c'est toujours mieux
14:37quand deux pays
14:39privilégient la discussion
14:40et les négociations
14:41plutôt que les bombardements
14:42qui pèsent
14:43sur les peuples
14:44maintenant moi
14:45j'aimerais dire
14:45quand même une chose
14:46que je trouve
14:47on ne dit pas assez
14:47ou en tout cas
14:48le gouvernement
14:48ne dit pas assez
14:49c'est que la première
14:50des responsabilités
14:51aujourd'hui
14:51de cette guerre
14:52qui touche
14:54les peuples entiers
14:55un peu partout
14:56dans le monde
14:56et particulièrement en France
14:57on le voit
14:57avec l'augmentation
14:58du coût de l'énergie
14:59notamment
14:59c'est celle des Etats-Unis
15:01qui ont provoqué
15:02une guerre
15:03aujourd'hui au Moyen-Orient
15:04dont ils perdent
15:04le contrôle d'ailleurs
15:05parce qu'on perd
15:06d'hégémonie
15:08et on perd d'hégémonie
15:09sur la scène internationale
15:10et avec une volonté
15:11de refaire main basse
15:12sur des ressources
15:14un peu partout
15:15dans le monde
15:16et donc c'est dans
15:17cet état d'esprit
15:18qu'ils ont provoqué
15:19la guerre en Iran
15:20et je pense que
15:21ce n'est pas un acte isolé
15:22il faut le voir
15:22depuis janvier
15:22on assiste quand même
15:23à une crise
15:24à une multiplication
15:26des crises
15:27sur la scène internationale
15:28qui est assez terrible
15:28avec une administration
15:30qui se permet
15:31de kidnapper un président
15:32au plat cœur du Venezuela
15:33d'imposer des sanctions
15:35économiques terribles
15:36contre Cuba
15:37qui aujourd'hui
15:38les prive de leurs droits
15:39au développement
15:39qui menace le Groenland
15:41qui menace
15:42et qui bombarde
15:43le peuple iranien
15:44et le peuple libanais
15:44et qui soutient
15:45le génocide en Palestine
15:46qui est perpétré
15:47par l'extrême droite israélienne
15:48donc voilà
15:49moi je pense qu'il faut
15:49qu'on prenne aussi
15:50en compte ce fait majeur là
15:52attention au moment
15:53mais j'allais vous dire
15:55Bastia Bonnergent
15:55là vous renouez finalement
15:57avec une position
15:58qui a été celle
15:59des communistes
15:59pendant assez longtemps
16:00anti-atlantiste
16:01ça veut dire quoi
16:02que les Etats-Unis
16:03ne sont plus
16:04ni un partenaire
16:04ni un allié ?
16:05Ah non effectivement
16:06je le dis
16:07et je leur rendis
16:07qu'une position
16:08anti-atlantiste
16:09je pense qu'il faut
16:09qu'on sorte de l'OTAN
16:10et anti-impérialiste
16:11très forte
16:12on a une forte action politique
16:13sur la question
16:14de l'anti-impérialisme
16:14depuis des semaines
16:15avec le mouvement
16:16des jeunes communistes
16:17de France
16:17et donc je ne dis pas
16:18qu'il faut qu'on coupe
16:19les discussions
16:19avec les Etats-Unis
16:20au contraire
16:20je pense qu'il faut
16:21qu'on puisse
16:22entretenir le rapport
16:23de force
16:28aujourd'hui
16:28dans lequel
16:29il entraîne
16:29ses guerres
16:30et l'ensemble
16:31de ses sanctions
16:32pour qu'on puisse
16:32aujourd'hui
16:33faire re-respecter
16:34le droit international
16:34Mais on en a les moyens
16:35on nous écoute encore
16:36vous dites
16:37on va sortir de l'OTAN
16:38mais militairement
16:39ce sont les Etats-Unis
16:40qui sont les plus puissants
16:41Je pense qu'on en a les moyens
16:42et j'en appelle aujourd'hui
16:43au président de la République
16:44je pense que
16:45nous ne sommes pas
16:46le 51ème Etat
16:47des Etats-Unis
16:48et je pense que
16:49beaucoup de Français
16:50particulièrement les plus jeunes
16:51ressentent beaucoup de honte
16:52quand ils voient
16:54le communiqué très sobre
16:55de Jean-Noël Barrault
16:56au lendemain
16:56du kidnapping
16:57de Nicolas Madero
16:58en plein cœur de Caracas
16:59quand ils voient
17:00que la France
17:00est incapable aujourd'hui
17:01de condamner
17:02l'agression qui a eu lieu
17:04contre l'Iran
17:04contre le Liban
17:05quand elle voit
17:06que la France
17:06ne fait rien aujourd'hui
17:07pour soutenir le peuple cubain
17:08qui quand même subit
17:09un blocus assez terrible
17:11pour rappel
17:12le peuple cubain
17:13et les médecins cubains
17:14ont soutenu
17:15la France
17:16en pleine période de Covid
17:17en envoyant des médecins
17:18notamment en Martinique
17:19et je pense qu'aujourd'hui
17:20ce sera un message fort
17:21aujourd'hui
17:21d'avoir un soutien
17:22et un message de responsabilité
17:24du gouvernement français
17:25à l'égard du peuple cubain
17:26qui subit aujourd'hui
17:27l'impérialisme américain
17:28je pense qu'il faut
17:30qu'on sorte aujourd'hui
17:31de cette position
17:32terrible de vassalité
17:33à l'égard des Etats-Unis
17:34et qu'on fasse de la France
17:36un pays qui puisse retrouver
17:37toute sa place
17:38sur la scène internationale
17:39qui puisse porter
17:39la diplomatie
17:40qui puisse retrouver
17:42et porter à cœur
17:43le multilatéralisme
17:44c'est-à-dire
17:44la discussion
17:45avec tous les pays du monde
17:46Est-ce que ça ne passe pas
17:47par plus d'Union Européenne aussi ?
17:50Je ne pense pas
17:50aujourd'hui
17:51il faut regarder
17:51où est-ce que nous emmène
17:52l'Union Européenne
17:52je pense que c'est même l'inverse
17:53aujourd'hui l'Union Européenne
17:55soutient un plan très large
17:56de remilitarisation de l'Europe
17:58soi-disant pour faire face
17:59au conflit
18:00qui engage la Russie
18:02contre l'Ukraine
18:04l'Union Européenne
18:05impose l'austérité
18:06au peuple
18:07et contraint
18:07l'Etat français
18:08notamment
18:09d'investir très largement
18:10dans la remilitarisation
18:12du pays
18:12on parlait tout à l'heure
18:13du sous-financement
18:13de la justice
18:14je pense que c'est pas sans lien
18:15et donc non
18:15au contraire
18:16je pense que c'est moins d'Europe
18:17moins d'OTAN
18:19beaucoup plus de coopération
18:20aussi multilatérale
18:21et des discussions
18:22avec les peuples du monde
18:23Bastien Bonargent
18:24écoutez à présent
18:25Léon Desfontaines
18:25heureux député
18:26porte-parole du parti
18:27communiste français
18:28qui a appelé un rassemblement
18:29à gauche
18:30autour d'un seul candidat
18:31il était mon invité
18:32il y a quelques jours
18:33aujourd'hui moi je déplore
18:34le fait
18:35que la gauche
18:36est enfermée
18:37dans ce que j'appelle
18:38un congrès
18:40du parti socialiste
18:41entre deux tendances
18:41il y a celle de Jean-Luc Mélenchon
18:42que je viens de citer
18:44et l'autre celle de Raphaël Glouzman
18:45ultra-libéral
18:46européiste
18:47qui est aussi responsable
18:49finalement
18:50de l'échec de la gauche
18:51dans ses territoires
18:52donc on a besoin
18:52de réinventer quelque chose
18:53et c'est moi pour cela
18:54que je plaide
18:55non pas pour une primaire
18:56mais bien pour une candidature
18:57d'une gauche populaire
18:58en l'occurrence
18:59et on verra
19:00si c'est ce que décident
19:00les communistes
19:01mais moi je crois
19:01en la candidature
19:02de Fabien Roussel
19:03Bastien Bonargent
19:03il y a le congrès
19:04du parti communiste français
19:05qui se tient donc
19:06du 3 au 5 juillet
19:07qui devrait
19:08alors sauf
19:10sauf surprise
19:11sauf revirement
19:11mais qui devrait
19:12enteriner une candidature
19:13on va dire
19:14de Fabien Roussel
19:15c'est bien cela
19:16je parle sous vos contrôles
19:17vous savez
19:18je ne vais pas couper
19:18l'herbe sous le pied
19:19aux militants communistes
19:20qui seront réunis
19:20ce week-end
19:21pour conclure
19:22des mois
19:22et des mois de débat
19:24sur la question
19:25de la présidentielle
19:25mais pas que
19:26c'est aussi sur
19:26la question
19:28de la manière
19:28avec laquelle
19:29on appréhende
19:29les prochaines années
19:31simplement pour vous donner
19:32mon état d'esprit
19:33en tout cas
19:33en tant que secrétaire général
19:34du mouvement
19:34des jeunes communistes
19:35de France
19:35j'ai l'impression
19:36qu'on est dans un moment
19:37politique dans le pays
19:38dans lequel
19:39la conscience de classe
19:40n'a jamais été aussi basse
19:41nous on le voit au quotidien
19:42quand on milite
19:43auprès des apprentis
19:44auprès des jeunes travailleurs
19:46auprès des lycéens
19:47notamment en formation professionnelle
19:48et donc dans un moment
19:49de crise tel quel
19:50où les violences
19:51de classe
19:53se perpétuent
19:54je pense qu'il faut
19:55que les communistes
19:55soient offensifs
19:57et soient en capacité
19:58de poser dans le débat public
19:59les solutions qu'ils apportent
20:00pour faire face
20:01aux différentes places
20:01mais ça fait un candidat de plus
20:02à gauche
20:03vous savez
20:04je ne pense pas
20:04qu'il faille réfléchir
20:05en termes de candidat de plus
20:06ou pas
20:06moi je pense qu'aujourd'hui
20:07la priorité
20:08ça peut jouer au final
20:08pour le ticket
20:09pour le second tour
20:10je ne sais pas
20:11s'il faut réfléchir
20:12de cette manière là
20:13moi je pense qu'aujourd'hui
20:13la priorité
20:14c'est d'imposer partout
20:16en allant discuter
20:17avec les françaises
20:18et les français
20:19nos revendications politiques
20:20notre état d'esprit
20:21les solutions
20:22pour faire face
20:23aux différentes crises
20:24et dire aujourd'hui
20:25que oui voilà
20:25aujourd'hui on fait face
20:26à une société en France
20:27qui est divisée
20:28en matière de classe sociale
20:30et que donc
20:31il faut qu'on puisse
20:32se rassembler
20:32sur cette question là
20:33et donc pour ça
20:33je pense qu'il ne faut pas
20:34qu'on ait peur de nous-mêmes
20:35qu'il faut qu'on soit
20:36très offensifs
20:36et qu'on soit en capacité
20:37d'assumer aujourd'hui
20:38les revendications politiques
20:39qui sont celles du Parti Communiste
20:40pour la paix
20:41pour la réindustrialisation
20:42pour faire de la France
20:44une France des bâtisseurs
20:45et voilà
20:46Merci beaucoup
20:47et voilà Bastien
20:47un bon argent
20:48donc secrétaire général
20:49du mouvement des jeunes
20:49communistes de France
20:50les grands entretiens
20:52d'Europe 1 Info
20:52se poursuivent
20:53Romain Eskenazi
20:53porte-parole du PS
20:54et député du Val d'Oise
20:55et mon invité
20:56juste après le journal
20:57permanent de 14h30
20:58et des 14h27
20:59à tout de suite
21:00avec Lélie Mathias
21:00sur Europe 1
21:0213h15
21:02Europe 1 Info
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