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  • il y a 4 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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00:0013h15, Europe 1 Info.
00:0214h33 sur Europe 1, les grands entretiens politiques d'Europe 1 Info se poursuivent avec vous Clélie Mathias,
00:07c'est votre deuxième agité de l'après-midi.
00:09Romain Eskenazi, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée et député du Val d'Oise.
00:14Bonjour Romain Eskenazi.
00:15Bonjour.
00:16Soyez le bienvenu.
00:18Alors on l'a vu, le ministre du Travail va se rendre et organise un voyage d'études en Espagne
00:23parce que la France, l'été, ce sera dorénavant l'Espagne.
00:26Est-ce que ce sont les réponses que vous attendiez après cet épisode caniculure de 11 jours de la part
00:31du gouvernement ?
00:32En tout cas, il est évident que cette canicule ait un impact sur notre économie qui doit s'adapter.
00:36La France et donc la production, les services publics, le droit du travail doit s'adapter petit à petit à
00:42ce nouveau climat
00:43qui malheureusement s'instaure d'année en année en France.
00:46Et il me semble que l'Espagne, qui a un climat plus chaud depuis plus d'années, a su s
00:50'adapter,
00:51et notamment son droit du travail.
00:52Il ne me paraît pas intéressant de voir ce qui se passe de positif de l'autre côté des Pyrénées,
00:56effectivement.
00:56Donc pas inintéressant ?
00:58Ah oui, tout à fait. Moi, ça me paraît tout à fait...
01:00En plus, c'est un gouvernement socialiste qui a des résultats économiques tout à fait positifs
01:04en termes de croissance et d'emploi.
01:06Donc ça me paraît effectivement plutôt bien inspiré de la part du ministre d'aller voir ce qui se passe
01:10là-bas.
01:11Et vous ne diriez pas que de temps perdu depuis que les scientifiques alertent ?
01:15Tout à fait. Nous, nous avons à la commission développement durable, la semaine dernière, auditionné Adrien Bilal,
01:20qui est un économiste français, lauréat du prix des jeunes économistes 2026,
01:24qui démontre clairement que ça va coûter beaucoup, beaucoup plus cher de ne rien faire.
01:29On parle effectivement de dépenses pour climatiser, de dépenses pour limiter le réchauffement climatique
01:34à travers les îlots de fraîcheur, à travers l'isolation des bâtiments.
01:38Tout ça, ça va coûter des milliards, mais il démontre très clairement que ça coûtera encore plus cher de ne
01:43rien faire.
01:43Il estime qu'à horizon 2100, la moitié de la recherche produite sera engloutie par les pertes liées au réchauffement
01:48climatique.
01:48Mais est-ce qu'on n'aurait pas pu déjà faire depuis le milieu des années 90,
01:52voire juste après aussi la canicule de 2003, qui a pu être un premier déclic ?
01:56Tout à fait.
01:57Et là, j'inclue tous les gouvernements de droite comme de gauche.
01:59Vous avez raison. Nous, quand on était au pouvoir, essayé.
02:02On a quand même fait les accords de Paris, qui est un accord assez historique dans l'histoire du monde.
02:07D'ailleurs, d'accords internationaux d'engagement.
02:10C'est la première fois qu'il y avait un engagement formel de réduction, et puis du soutien en collectivité.
02:14Mais vous trouvez qu'on a été prêts, là, en 2026 ?
02:17Non, absolument pas. On n'a pas été prêts.
02:18Ça fait dix ans, nous nous considérons que le premier mandat d'Emmanuel Macron
02:22a été un mandat de stagnation sur la lutte contre le réchauffement climatique,
02:25et que son deuxième mandat était un mandat de recul, on le voit tous les jours à l'Assemblée.
02:29Et puis vous savez, vous avez aujourd'hui des partis, je pense notamment au Rassemblement National,
02:32qui d'un seul coup citent le GIEC,
02:33qui d'un seul coup parlent de moyens à mettre contre le réchauffement climatique.
02:37Il y a encore trois semaines, c'était des négationnistes absolus
02:39qui contestaient les études du GIEC, qui contestaient la réalité du réchauffement climatique.
02:45On se rappelle du rapport à l'oncle qui disait que parler du réchauffement climatique,
02:49c'était un parti pris partisan, quand on en parlait dans les médias, notamment des services publics.
02:52Comme si acter le réchauffement climatique, c'était de la politique politicienne ou un parti pris.
02:57C'est a priori une réalité scientifique,
02:59et je suis ravi de voir qu'enfin, un certain nombre d'élus le reconnaissent enfin.
03:04Est-ce qu'il y a un plan climat au Parti Socialiste, comme il y en a un,
03:07et c'était l'invité président, Bastien Bonargent, du Parti Communiste, qui nous le disait ?
03:12Est-ce que là, vous avez mis en place, avec cette canicule,
03:14un ajustement de votre plan climat pour la France, pour les années à venir ?
03:18Un ajustement ? Non, on fait quand même, nous, partie des partis politiques qui plaidons depuis plusieurs années maintenant,
03:24pour agir sur les deux volets, à la fois lutter contre le réchauffement climatique à la racine,
03:30c'est-à-dire avec un grand plan d'investissement, pour rénover les logements,
03:35pour remettre en place des îlots de fraîcheur,
03:37pour développer les transports en commun au détriment de la voiture individuelle,
03:40et d'un autre côté, un plan d'adaptation,
03:43on voit bien aujourd'hui qu'il y a un certain nombre d'espaces publics,
03:45dans lesquels c'était absolument invivable et irrespirable,
03:48les écoles qui ont dû fermer, les EHPAD qui étaient mis en danger,
03:51donc oui, nous avons nous déjà prévu, il y a plusieurs années maintenant,
03:55d'investir massivement.
03:56On considère même que, alors qu'on oppose économie et écologie,
04:00selon nous, la transition écologique, ça doit être le levier de la transition,
04:04enfin, le levier, pardon, de la croissance de demain,
04:06créateur d'emplois, comme ça a été le cas pour la machine à vapeur il y a très longtemps,
04:10et à chaque vague, on appelle ça des vagues sous Schumpeter, l'économiste,
04:13et on considère que vraiment, la transition écologique doit être le moteur de la croissance de demain.
04:18Alors, vous évoquiez le Rassemblement National et son plan climatisation,
04:21écoutez, Franck Alizio, le député RN, il était ce matin sur TF1 à ce propos.
04:25Si tous nos EHPAD, si nos maisons de retraite,
04:28mais aussi pour les plus jeunes, nos écoles, nos hôpitaux,
04:31étaient climatisés, il y aura beaucoup moins de morts, par définition,
04:34mais encore une fois, il y a eu des études, c'est scientifique.
04:37C'est une question aussi de santé publique.
04:39Il y a une étude japonaise de 2023 qui explique que la climatisation
04:42peut éviter un tiers à la moitié des morts dues à une canicule.
04:46C'est significatif, ça ne sert à rien de se faire le 30e plan canicule,
04:50il faut un plan climatisation, et ce plan climatisation, nous ne l'avons pas fait,
04:53parce qu'il y avait justement une idéologie qui était à l'œuvre,
04:56cette idéologie, c'était celle de la décroissance.
04:59Il est triste que ceux qui se disent progressistes,
05:03ceux qui sont au gouvernement et qui se disent progressistes,
05:04ont refusé le progrès.
05:06Qu'est-ce que vous lui répondez à Franck Alizio ?
05:09Il est quand même gonflé, voilà ce que je lui dis, il est quand même gonflé.
05:13Ces gens-là sont dans la négation absolue de la réalité du réchauffement climatique
05:16jusqu'à il y a encore trois semaines.
05:18Ils contestaient la réalité du réchauffement climatique,
05:20ils contestaient, j'entends citer un scientifique,
05:22ça fait quand même très longtemps que je n'ai pas entendu le RN citer un scientifique.
05:26Ils étaient dans l'opposition à la réalité scientifique reconnue par tous
05:29que le réchauffement climatique était une réalité qu'il faudrait prendre en compte.
05:32Ils veulent faire 100 milliards d'économies.
05:35François Bayrou, c'était 40 milliards d'économies avant qu'ils se fassent censurer.
05:38C'était les économies les plus importantes de l'histoire de la Ve République.
05:41Ils veulent en faire 100 milliards en sacrifiant l'investissement public.
05:44Donc ils sont en train de nous raconter aujourd'hui,
05:46face au drame que représente cette canicule,
05:48au drame humain, tout l'inverse de ce qu'il nous raconte depuis dix ans.
05:51Donc le RN n'a absolument aucune crédibilité sur ce sujet.
05:53Et par ailleurs, par rapport au plan clim, admettons que vous ayez une inondation dans votre salon,
05:59un trou dans le toit et il pleut dans le salon.
06:01Évidemment, le fait de mettre un seau en dessous pour ne pas qu'il y ait de l'eau partout,
06:04c'est l'urgence, il faut le faire parce qu'il y a de l'eau partout.
06:06Ça s'appelle mettre de la clim.
06:07Donc il faut évidemment mettre un seau sous le toit, mais il faut aussi réparer le toit.
06:11Et ça, il n'en parle jamais, c'est-à-dire le fait de lutter à la racine
06:15contre les causes qui créent ce désagrément.
06:16On n'est pas contre la clim par principe ou par idéologie.
06:19On dit simplement qu'on ne peut pas vivre toute notre vie avec un seau dans le salon,
06:22puis grossir le seau, grossir le seau, grossir le seau.
06:24Mais vous êtes d'accord qu'elles pourraient être indispensables,
06:26notamment dans les hôpitaux, dans les transports publics, dans les écoles, par exemple, ou les crèches ?
06:30On ne l'a jamais nié.
06:31Le fait de dire que la gauche serait par nature et par idéologie contre la climatisation,
06:36je l'invite à regarder le programme socialo-écologiste de la majorité de Paris aujourd'hui,
06:41qui avait très clairement un plan climatisation dans l'ensemble des écoles,
06:44dans son programme il y a trois mois, avant même cet épisode de canicule.
06:47Donc on a toujours assumé les deux plans, à la fois agir à la racine
06:51et en même temps agir effectivement sur les effets à travers de la climatisation.
06:55Romain Askenazi, vous êtes député socialiste du Val-d'Oise.
06:57Que pensez-vous de cette journée Justice Morte qui est organisée aujourd'hui,
07:02notamment contre les réformes et contre la personne même de Gérald Darmanin ?
07:06Je la comprends et moi je voudrais apporter mon soutien à l'ensemble du monde de la justice,
07:11les avocats, les magistrats qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles.
07:14et j'ai la chance d'avoir autour de moi un certain nombre de personnes
07:17qui travaillent soit comme avocats, soit comme magistrats.
07:20J'ai été moi assez choqué effectivement par ce déballage.
07:23Il est parfaitement légitime qu'il y ait eu une enquête interne
07:25pour essayer de comprendre dans cette affaire précise,
07:28Liana et ce drame absolu qui a choqué légitimement toute la France,
07:32est-ce qu'il y a eu des dysfonctionnements individuels ?
07:34Le fait de dévoiler très partiellement et très subjectivement
07:38des parties, des conclusions de ce pré-rapport,
07:40je rapporte que ce n'est pas un rapport mais un pré-rapport,
07:43en mettant effectivement sur la place publique ses magistrats,
07:47alors qu'on sait très bien que s'il y a pu y avoir des défauts individuels,
07:52il soit normal qu'il soit traité, c'est tout à fait légitime.
07:55Simplement, quand on parle par exemple de cette procureure adjointe
07:57qui avait quatre semaines pour faire son enquête,
08:00dans ces quatre semaines-là, elle avait une partie du temps où elle était en permanence,
08:03elle avait une partie du temps où elle était en audience,
08:05donc on voit bien finalement que le nombre de jours qui lui étaient dédiés
08:07pour traiter cette affaire était extrêmement réduit.
08:09Donc oui, il y a peut-être une défaillance, mais cette défaillance est due à une défaillance systémique
08:13du fait qu'elle avait finalement six jours pour enquêter,
08:16et elle a fait.
08:17Elle a fait cette audition, elle a fait quand même beaucoup de choses.
08:19Donc je trouve que la mettre sur la place publique,
08:21alors même qu'on est dans une période où les Français peuvent être remontrés contre la magistrature,
08:25je trouve que c'est assez responsable,
08:27et ça n'est pas défendre les magistrats qui doivent être défendus par leur ministre normalement.
08:30Mais est-ce que c'était la réponse qu'attendaient les Français, justement, cette journée morte ?
08:35Je ne sais pas si c'est...
08:36Les Français, ils veulent de l'efficacité dans leur justice,
08:38et ça, ils ont raison, et c'est légitime.
08:40Vous savez que la sécurité, la justice, c'est ce qu'on appelle les domaines régaliens de l'État,
08:45et c'est les premiers domaines dans lesquels les Français légitimement attendent des résultats.
08:48Donc les Français, ils attendent des résultats, et c'est logique.
08:52Après, Gérald Darmanin dit, pour avoir des résultats,
08:54il faut taper sur les magistrats qui font mal leur travail,
08:56c'est une interprétation.
08:58Nous, on considère que pour que la justice soit efficace,
09:00il faut juste regarder ce qui se passe en Europe.
09:02On a deux fois moins de magistrats en moyenne
09:04que les 27 pays européens,
09:06on fait partie des plus grandes puissances européennes.
09:08On a pourtant moins de magistrats,
09:09quatre fois moins de juges qu'en Allemagne,
09:11trois fois moins de procureurs.
09:12Donc on voit bien que la justice,
09:14c'est un peu le parent pauvre des services publics en France
09:16par rapport à nos voisins européens.
09:18Les Français ont de l'obligation dans la justice,
09:20mettons-y les moyens.
09:20Donc ça veut dire pas de sanctions quand il y a des faillances ?
09:22Ah, je n'ai pas dit ça du tout.
09:23J'ai dit que le fait de résumer le problème
09:26a des responsabilités individuelles,
09:29c'est à mon avis prendre le problème du mauvais côté.
09:32Écoutez le journaliste Paul Amard
09:33qui a réagi à cet appel à la grève des magistrats,
09:35il était sur Europe 1.
09:36Franchement, j'attendais de ces magistrats
09:38qu'ils se penchent d'abord sur ce dossier
09:41avant d'engager la polémique avec le ministre
09:43et qu'ils essayent de se remettre tout simplement en question
09:46comme on le fait nous.
09:47Je vais citer trois affaires.
09:49Fabrice Burgaud qui a commis des fautes considérables
09:52n'a même pas été sanctionnée.
09:54L'affaire Omar Haddad considérée comme coupable,
09:57innocenté beaucoup plus tard,
09:58le juge qui avait déclaré qu'il était coupable
10:00n'a pas été sanctionné.
10:01L'affaire Patrick Dils, reconnue coupable
10:04d'un double meurtre en 1989,
10:07innocenté en 2002,
10:09aucune sanction pour le juge qu'il avait décidé.
10:12C'est absolument scandaleux.
10:14Il va falloir que ces intouchables
10:16acceptent un jour d'être jugés
10:17par leur père ou par quelqu'un d'autre.
10:20Romain Eskenazie, je vous voyais secouer la tête.
10:22Non, non, non, quand vous avez entendu le mot intouchable.
10:24Ah oui, les intouchables, c'est une classe en Inde
10:27où effectivement, qui sont au-dessus des lois,
10:29au-dessus de la justice, il est normal.
10:32Qu'il puisse y avoir des erreurs de la part d'un juge.
10:34La justice, c'est humaine.
10:35Ou alors, on confie la justice à une IA
10:37et puis on considère qu'il ne faut plus
10:38que les humains soient responsables du juge.
10:39Mais à partir du moment où la justice
10:42est confiée à des humains,
10:43il est logique qu'elle soit faillible.
10:45Et vous imaginez que si un juge,
10:47si jamais il prend le risque,
10:48c'est pour ça qu'il y a des recours.
10:49Quand vous n'êtes pas content,
10:50dans un premier instant, vous pouvez faire appel,
10:52vous pouvez même aller jusqu'au Conseil d'État.
10:53Donc, c'est bien la raison pour laquelle
10:55il y a des recours.
10:56C'est d'ailleurs la raison pour laquelle
10:56on a aboli la peine de mort.
10:58Parce que les juges pouvaient très bien
10:59envoyer en prison,
11:00même si tout établissait que
11:02tel suspect était coupable,
11:04et bien finalement, on pouvait assassiner
11:06et la République pouvait assassiner un innocent.
11:09Donc, on a dit que ce n'était plus possible
11:10et que par nature, la justice étant humaine,
11:12donc faillible,
11:12la justice ne pouvait plus tuer.
11:14Mais on ne peut pas punir et sanctionner un juge
11:17parce qu'en ayant étudié
11:18un débat contradictoire entre l'avocat et le procureur,
11:21il a pris en conscience une décision,
11:22il a fait une erreur
11:23qu'il soit sanctionné et qu'il aille en prison.
11:24Sinon, vous n'aurez plus personne qui ne voudra jamais
11:27faire ce métier en France.
11:28Romain Eskenazi, député socialiste du Val d'Oise
11:30et l'invité des grands entretiens d'Europe 1 Info.
11:32Il est 3h45, à tout de suite avec Kelly Mathias.
11:34Excellente après-midi sur Europe 1.
11:3713h15, Europe 1 Info.
11:4013h15, Europe 1 Info.
11:42Vous écoutez les grands entretiens politiques
11:44d'Europe 1 Info à 14h47 sur Europe 1.
11:46C'est avec vous, Kelly Mathias, c'est votre invité.
11:48Romain Eskenazi, porte-parole du groupe ES à l'Assemblée
11:51et député du Val d'Oise.
11:52Parlons de la présidentielle
11:53et je voudrais vous faire écouter Karim Bouamran,
11:55le maire socialiste de Saint-Ouen,
11:57candidat à l'élection présidentielle,
11:59qui a affirmé que LFI était un parti colonialiste.
12:02Il était l'invité de Laurence Ferrari.
12:04C'était ce matin sur CNews et Europe 1.
12:05La France insoumise utilise la notion de communautarisation,
12:09de monter les communautés les unes contre les autres
12:10pour défaire l'idéal républicain.
12:12Il faut arrêter avec cette espèce de posture outrancière
12:15qui consiste à ethniciser les quartiers.
12:17Je dirais que c'est un parti colonialiste.
12:19C'est un parti dont les responsables
12:20sont portés par une vision colonialiste
12:22et donc ethnicisées.
12:23Pour simplifier, on aime bien les Maghrébins,
12:25on aime bien les Noirs,
12:27les hommes de couleur selon Éric Coquerel,
12:29quand ils sont totalement au service
12:31de Jean-Luc Mélenchon.
12:32Romain Eskenazi, qu'en pensez-vous ?
12:34Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
12:36Écoutez, j'ai du respect
12:38et de la considération pour Karim Bouamran
12:40qui est un camarade,
12:41mais je ne partage pas toujours ses expressions.
12:44Moi, en l'occurrence,
12:44j'ai des choses que je pourrais reprocher
12:46à la France insoumise,
12:48même un certain nombre de sujets
12:49sur lesquels on n'est pas d'accord,
12:50de position, de posture.
12:51Je n'aurais pas employé le terme
12:52de colonialiste pour les qualifier.
12:54Non, ils peuvent être populistes,
12:55ça peut leur arriver,
12:56des magots, c'est vrai,
12:58mais effectivement,
12:59je n'aurais pas utilisé le terme
13:00précisément de colonialiste,
13:01même si je vois ce qu'il veut dire.
13:03En fait, ce qu'il veut dire,
13:03c'est qu'il parle de Nouvelle-France,
13:05de laisser de la place
13:05aux nouvelles générations.
13:06Or, quand on regarde objectivement
13:08et concrètement la direction
13:09de la France insoumise,
13:10il n'est pas tout à fait à l'image
13:11de cette Nouvelle-France
13:12qu'il prétend de représenter.
13:14Et on a vu, effectivement,
13:16Jean-Luc Mélenchon
13:16précipiter sa candidature
13:17quand il a vu que Balibagayoko
13:19commençait à être testé
13:19dans les sondages.
13:20Je pense que ça ne lui a pas
13:21beaucoup plu.
13:21Et donc, il a précipité sa candidature
13:23pour dire « Farmer le banc,
13:24c'est moi le candidat ».
13:25Donc, j'entends ce qu'il veut dire
13:26et son interprétation,
13:27mais à titre personnel,
13:28je ne reprenais pas cette expression
13:29et je ne m'approprie pas du tout.
13:30Vous êtes un tout petit peu plus tendre
13:32donc avec la France insoumise que lui.
13:33Plus tendre, non.
13:34Plus juste, peut-être.
13:37Il y a une étude
13:38de la Fondation Jean Jaurès
13:39qui est parue la semaine dernière
13:40qui dit que le rejet
13:40de la France insoumise
13:41apparaît désormais, je cite,
13:42comme un facteur structurant
13:43chez une partie de l'électorat
13:45de la gauche.
13:45Vous êtes d'accord ?
13:46Vous le sentez ?
13:47De la gauche ?
13:48Je ne sais pas.
13:48Oui, de la gauche.
13:49En tout cas, j'avais pas vu cette étude.
13:50Moi, j'avais vu qu'en tout cas,
13:51il y avait plus de Français
13:52qui souhaitaient faire
13:53un front dit républicain
13:54contre LFI
13:55que de Français
13:56qui voulaient faire
13:56un front républicain
13:57contre le RN.
13:58Ça, effectivement,
13:59j'avais lu cette étude-là.
14:01Oui, bah écoutez,
14:02c'est le résultat
14:03de leur stratégie électorale
14:04qui fait qu'ils crantent
14:05une partie de l'électorat
14:06qui sont,
14:07vous allez dire définitivement,
14:08mais qu'ils se sont accaparés
14:11pour pas mal d'années maintenant
14:12et il va falloir travailler
14:13très très fort
14:14pour aller récupérer
14:15cet électorat-là.
14:16Mais paradoxalement,
14:17ça leur met un plafond de verre
14:18absolu au-dessus de la tête.
14:20Donc, c'est effectivement
14:21le grand paradoxe
14:22de la stratégie des insoumis.
14:24Nous, c'est pas tout à fait pareil.
14:25En fait, c'est un peu comme
14:26le pendant d'avoir des gens
14:27qui vous adorent,
14:28c'est d'avoir des gens
14:28qui vous détestent.
14:29Nous, le PS,
14:29c'est un peu l'inverse.
14:30Personne ne nous jette des pierres,
14:31mais personne n'a de poster
14:32dans notre premier secrétaire
14:33dans sa chambre.
14:34Eux, il y a beaucoup de gens
14:35qui ont des posters
14:36de Mélenchon dans leur chambre
14:37et d'un autre côté,
14:38il y a une bonne partie
14:38électorat qui les déteste.
14:39Est-ce que ça veut dire
14:40que vous avez besoin
14:41l'un de l'autre ?
14:41Si vous voulez accéder
14:42au pouvoir en 2027 ?
14:44Il faut nécessairement
14:45qu'il y ait,
14:46pour celui qui sera au second tour,
14:48un report de voix.
14:49Moi, j'espère bien
14:50que ce ne sera pas
14:51la France insoumise
14:52car je les crois malheureusement
14:54incapables de battre
14:54le Rassemblement National
14:55au deuxième tour.
14:56Donc, j'ose espérer effectivement
14:57que ce sera la gauche
14:58dit démocratique
14:59et son représentant
15:00ou sa représentante
15:01qui sera au deuxième tour
15:02et qu'on pourra,
15:02je l'espère,
15:03bénéficier d'un report de voix
15:04d'un certain nombre d'insoumis
15:05qui feront quand même
15:06encore la différence
15:06entre la social-démocratie
15:08et l'extrême droite.
15:09Et alors,
15:09si je me projette encore
15:10un peu plus loin
15:10aux prochaines législatives,
15:12est-ce que là,
15:12il pourrait y avoir
15:13de nouveau des alliances
15:14entre le PS
15:15et la France insoumise
15:16malgré justement
15:17tout ce qu'on entend
15:18entre les échanges
15:19entre le PS et les filles ?
15:21Écoutez,
15:21en tout cas,
15:22la présidentielle,
15:23c'est certain que non.
15:24Aux législatives,
15:24en cohérence
15:25avec ce qui se passera
15:25aux présidentielles,
15:26très franchement,
15:27vous me demandez de mon avis
15:28aujourd'hui,
15:28un an avant,
15:29je ne le pense pas.
15:30Au regard même
15:31de l'attitude
15:32qu'il a l'heure
15:33vis-à-vis de nous
15:33dans l'Assemblée,
15:34enfin voilà,
15:35moi depuis que je suis élu,
15:36je suis beaucoup plus chahuté
15:38par les militants insoumis
15:39que par les militants
15:39de droite et d'extrême droite
15:40qui sont mes adversaires.
15:42Donc très franchement,
15:43je ne le pense pas.
15:44Après,
15:44si malheureusement
15:45l'extrême droite
15:46arrive au pouvoir
15:46et que toute la gauche
15:47est extrêmement faible
15:49et que l'enjeu,
15:50c'est d'empêcher
15:51l'extrême droite
15:51d'avoir une majorité absolue,
15:53est-ce qu'il est possible
15:54de refaire,
15:54non pas une union
15:55parce que les dissensions
15:56sont trop grandes,
15:57mais disons un pacte
15:57de non-agression
15:58et qu'il y ait
15:59un seul candidat de gauche
16:00par circo
16:01sans avoir de programme commun,
16:02sans avoir de bannière commune,
16:03c'est une possibilité.
16:04Moi,
16:05je ne le souhaite pas,
16:05je ne le pense pas,
16:06mais très franchement,
16:07aujourd'hui,
16:07je ne fermerai pas la porte
16:08si malheureusement
16:09le Rassemblement nationale
16:10remporte la présidentielle.
16:11Alors,
16:12on verra évidemment
16:12au soir du second tour,
16:14mais il faut déjà
16:15qu'on passe cette présidentielle.
16:17On en est où au PS ?
16:19On a un projet.
16:20On a voté jeudi soir
16:21pour un projet
16:22à plus de 80%
16:23après un an de travail,
16:25600 propositions,
16:25très largement amendées.
16:26J'ai pris ma part,
16:27j'avais envoyé 27 amendements
16:28dont un certain nombre
16:29ont été retenus.
16:30Un projet et un candidat ?
16:31Alors,
16:31pas encore un candidat,
16:32mais vous savez,
16:33il est tôt.
16:34Les journalistes sont pressés,
16:36mais quand on regarde
16:37l'histoire de la Ve République,
16:38la plupart des candidats
16:39se déclarent à l'automne
16:40voire même en janvier.
16:41D'ailleurs,
16:42notre candidat de 2017,
16:43Benoît Hamon,
16:44avait eu le temps
16:44entre sa déclaration
16:45de candidature
16:46et son investiture
16:47au mois de janvier
16:47et la présidentielle
16:49le passait de 19 points
16:49à 6 points.
16:50Donc,
16:50vous voyez,
16:50il peut se passer
16:51quand même beaucoup de choses.
16:526,5.
16:53Voilà,
16:53de 19 à 6,5
16:54alors qu'il était déclaré
16:55en janvier à 19.
16:56Donc,
16:57pour vous dire
16:57qu'il se passe beaucoup de choses
16:58dans les derniers mois
16:58qui précèdent le vote,
17:00que c'est extrêmement rare
17:01à part quand on a
17:02un petit défaut de notoriété
17:03ou qu'on veut écraser
17:03une concurrence interne
17:04de se déclarer aussitôt
17:06et surtout
17:07quand on veut partir ensemble.
17:08Ceux qui ont déjà parti
17:09partent seuls.
17:10Edouard Philippe,
17:11a priori,
17:11part avec lui
17:12avec son mouvement
17:13mais surtout Bruno Retailleau
17:14part tout seul,
17:15Marine Le Pen part tout seul,
17:15Jean-Luc Mélenchon part tout seul.
17:17Nous,
17:17nous souhaitons une union.
17:18Il tend la main même.
17:19Oui,
17:19mais nous,
17:20nous souhaitons une union
17:21avec des gens.
17:22Oui,
17:22c'est quand même le grand écart
17:23entre Marine Tondelier
17:24et Bernard Cazeneuve.
17:25Mais c'est ce que je veux dire,
17:25est-ce que les autres
17:26veulent l'union ?
17:27En tout cas,
17:28je pense qu'on a un certain nombre
17:29à avoir le sens
17:29des responsabilités historiques
17:31qu'on ne souhaite pas
17:31que l'extrême droite
17:32accède au pouvoir
17:33et qu'on pense profondément
17:35la gauche radicale
17:36en incapacité
17:37de battre l'extrême droite.
17:38Donc,
17:38on est quand même
17:39un certain nombre
17:39à avoir le sens
17:40des responsabilités.
17:41Beaucoup ont des ambitions personnelles,
17:42ce n'est pas illégitime,
17:43mais in fine,
17:44quand ils se regardent
17:45d'avant dans le miroir
17:45en disant
17:46est-ce que j'y vais
17:46pour avoir ma tête sur l'affiche
17:47et faire 4%
17:48ou est-ce que je m'inscris
17:49dans un collectif
17:49pour arriver au deuxième tour
17:50et être en capacité de gagner,
17:52de relancer l'économie,
17:53de faire baisser les injustices
17:54et de lutter
17:55contre le réchauffement climatique.
17:56Je pense que
17:57dans ce périmètre-là,
17:58ce sont des gens responsables
17:59et qu'à la fin,
18:00ils se montreront responsables.
18:01Donc,
18:01là,
18:01on va décider
18:02le 30 juin
18:03d'une question
18:04qu'on posera à tous les militants
18:05le 9 juillet,
18:05à savoir de quelle manière
18:06nous allons désigner notre candidat
18:08à priori à l'automne.
18:10Et donc,
18:11là,
18:11nous aurons mardi,
18:12demain,
18:12donc un conseil national,
18:13le 9 juillet,
18:14un nouveau 21.
18:14Vous voyez,
18:15on vote au Parti Société Radio-Démocratie.
18:16C'est long,
18:17c'est laborieux.
18:18Ça va beaucoup plus vite
18:18quand on est tout seul
18:19et qu'on s'autodésigne.
18:20Là,
18:20en tout cas,
18:21nous,
18:21on est une démocratie.
18:22Il y a des machines de guerre
18:24qui se sont mis en place
18:25en face de vous
18:25et qui commencent déjà à dérouler.
18:27Rien ne sert de courir.
18:29Il faut partir à point.
18:30Encore une fois...
18:31Mais il faut partir.
18:32Il faut partir,
18:32mais on va partir.
18:33Je vous dis,
18:33on aura à l'automne,
18:34on aura un candidat.
18:35Moi,
18:36ce que j'espère,
18:36c'est que ce sera un candidat...
18:37Un candidat socialiste ?
18:38Moi,
18:39je suis socialiste.
18:39J'espère un candidat socialiste.
18:40Je considère qu'on est
18:41les mieux placés
18:42pour rassembler...
18:43Oui,
18:44tout à fait.
18:45Après,
18:45il faudra bien
18:46qu'on détermine
18:47un mode de désignation
18:48et qu'après,
18:49on s'y plie.
18:49Moi,
18:50effectivement,
18:51qui suis socialiste,
18:51je considère que les socialistes
18:53sont aujourd'hui
18:53les plus à même
18:54en étant au cœur
18:55de ce périmètre à rassembler
18:56de Ruffin à Glucksmann
18:58au Glucksmann à Ruffin
18:59avec Bernard Cazeneuve
19:00avec Marine Tandelier
19:01avec les communistes
19:02qui étaient vos invités
19:02juste avant.
19:03J'ose espérer
19:04que ces gens-là
19:04qui ont beaucoup de divergences
19:06mais qui ont aussi
19:07un certain socle commun,
19:08je dirais,
19:09qui peut nous rassembler
19:10autour d'un programme
19:10et d'une personne
19:11qu'on arrivera
19:12à se rassembler,
19:13à être au deuxième tour
19:14et à remporter
19:14cette présidentielle.
19:16Là,
19:16les communistes,
19:16eux,
19:17ils vont sans doute
19:18adouber Fabien Roussel
19:19ce week-end.
19:20On en parlait
19:20avec mon invité précédent,
19:21vous l'avez dit,
19:21Bastien Bonargent,
19:23des jeunes communistes
19:24et aussi,
19:25ils ont leurs projets,
19:26leurs candidats.
19:27Pourquoi est-ce qu'ils se lanceraient
19:28dans une bataille ?
19:29Et présidentielle
19:30qui en plus,
19:31c'est beaucoup d'investissement,
19:32c'est beaucoup d'énergie,
19:33c'est beaucoup de finances également
19:35pour après dire
19:36bon ben non,
19:36c'est pas grave,
19:37on va s'allier avec d'autres.
19:38Vous êtes vraiment sûr
19:39que ça se fera ?
19:40Vraiment sûr ?
19:41Non,
19:41moi j'en appelle
19:42à la responsabilité
19:43des uns ou des autres.
19:44Effectivement,
19:44on est dans la Ve République
19:45et le fait d'avoir ou non
19:47un candidat
19:48sur la ligne de départ
19:49à la présidentielle,
19:50c'est quelque chose
19:51qui marque aussi
19:52l'existence politique
19:54d'un parti et d'un mouvement
19:55et le fait de ne pas avoir
19:56de candidat
19:57au départ de la présidentielle,
19:59c'est un petit signe d'effacement.
20:00Donc je peux entendre
20:01que les communistes
20:03ou les écologistes
20:05n'aient pas envie
20:06effectivement de cet effacement.
20:07D'un autre côté,
20:08je crois en leur sens
20:09des responsabilités
20:09et je sais qu'il y a bien
20:10une chose dont ils n'ont pas envie,
20:12c'est que leurs enfants
20:12grandissent dans un pays
20:13dirigé par l'extrême droite.
20:14Donc je pense que
20:15même si Fabien Roussel
20:16est parfaitement légitime
20:17et effectivement,
20:18je pense qu'ils ont une ligne
20:19et un discours à porter
20:20qui est différent
20:21de celui des socialistes
20:21mais qui se distingue aussi
20:22par son caractère
20:24notamment beaucoup plus républicain
20:26du discours des insoumis.
20:27Donc ils ont quelque chose
20:28à dire et à proposer
20:28et le fait qu'ils aient
20:30un candidat avant l'été
20:30n'est pas à mon sens illégitime.
20:32Quand on arrivera à l'automne
20:34et qu'on verra
20:34qu'il y a effectivement
20:35un candidat de ce périmètre
20:36qui se dégage,
20:37il sera encore temps
20:38de se mettre autour de la table
20:39et il vaut mieux
20:40être ministre d'un gouvernement
20:41d'union de la gauche
20:42que rester dans l'opposition
20:44d'un gouvernement d'extrême droite.
20:45Mais je vous pose la question
20:46si ça vous arrivait à vous
20:47si c'était Raphaël Glucksmann
20:48qui était désigné
20:49et qu'il n'y avait pas
20:50de candidat étiqueté
20:52je vais dire PS.
20:54Comment vous réagiriez ?
20:56Moi j'ai fait campagne
20:57deux fois pour Raphaël Glucksmann
20:58à deux élections européennes.
20:59J'ai collé ses affiches
21:00j'ai distribué ses tracts
21:01j'ai rempli son meeting
21:03j'ai fait des vidéos
21:04donc j'ai déjà fait campagne pour lui
21:05et je le referai demain
21:06s'il est désigné
21:07sans aucun problème.
21:08Et donc pourquoi ne pas
21:09avoir franchi la ligne
21:10et être allé dans son parti ?
21:12Parce que je considère
21:13aujourd'hui
21:14qu'il est à l'instant
21:15je vous parle
21:16le candidat de son mouvement
21:17Place Publique
21:17et que moi je suis socialiste
21:19et donc j'espère encore aujourd'hui
21:21qu'un ou une socialiste
21:22émergera
21:23il sera encapacé
21:23de rassembler
21:24sur sa droite
21:25Raphaël Glucksmann
21:26mais sur sa gauche
21:26Marine Tandelier
21:27et Fabien Roussel
21:28et qu'on est dans cette position centrale
21:30le premier groupe au Parlement
21:32le premier groupe
21:33au Parlement européen
21:34le plus grand nombre
21:35de collectivités
21:35de mairies
21:36de départements
21:36qu'on a cette légitimité
21:38et cette centralité
21:39au sein de la gauche
21:40donc je pense que
21:41nous sommes les mieux placés
21:42mais si demain
21:43par rapport à sa personnalité
21:44par rapport à la démarche
21:45qui est la sienne
21:46les militants de gauche
21:47choisissent plutôt
21:47Raphaël Glucksmann
21:48et bien je me plierai
21:49à ce résultat
21:50et je ferai campagne
21:50pour Raphaël Glucksmann
21:51Merci beaucoup
21:52Romain Eskenazi
21:53député PS
21:54du Val d'Oise
21:55et si on en parlait
21:56c'est votre émission
21:57sur Europe 1
21:58avec Romain Desarbes
21:59et Marie Estelle Dupont
22:00et moi je vous dis
22:00à demain
22:0113h pour Europe 1 Info
22:02merci à vous Géraldine
22:03merci Clélie
22:04à demain
22:04c'était Clélie Mathias
22:05sur Europe 1
22:06et ce soir
22:06vous retrouvez sur Europe 1
22:08comme chaque jour
22:08du lundi au jeudi
22:09la France bouge
22:10avec un thème de saison
22:11les glaces
22:12puisqu'Elisabeth Assayag
22:13reçoit Paolo Benassi
22:15CEO et fondateur
22:16d'Amorino
22:17entreprise française
22:18de glace
22:18à l'italienne
22:19les glaces
22:20pas les glaces
22:21que l'on mange
22:22oui
22:22les glaces
22:23exactement
22:23les glaces
22:24que l'on mange
22:24tout à fait
22:25vous écoutez
22:26Europe 1
22:27la France bouge
22:27c'est ce soir
22:28de 21h à 22h
22:30sur Europe 1
22:3013h15
22:32Europe 1 Info
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