- il y a 2 jours
La Para-Rowing Regatta est une course ouverte aux licenciés français et aux rameurs internationaux en para-aviron. Entre performances de très haut niveau et premières expériences en compétition, découvrez sur le bassin olympique des Jeux de Paris 2024, le parcours d’Alexis Sanchez, 5ème des Jeux de Paris en skiff PR1, Carole 55 ans débutante et malvoyante (Boulogne 92) et Tara licenciée en para-aviron adapté.
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00:03C'est l'histoire d'une course à part, devenue incontournable sur la scène nationale et
00:08internationale, la Pararo Ingrigata. Le 1er, 2 et 3 mai, sur le stade nautique olympique d'Ile-de-France,
00:15il flottait comme un air des Jeux paralympiques pour cette cinquième édition, organisée une
00:19nouvelle fois par la Ligue d'Ile-de-France d'Aviron. Cette course, on l'a démarrée avant les Jeux,
00:24ça c'était une idée justement des gens qui travaillent pour la Ligue d'Ile-de-France d'Aviron.
00:28Le 1er sentiment, c'est qu'on est ici chez nous, donc on a un partenariat avec la région
00:33Ile-de-France historique, qui a mis beaucoup de moyens et qui continue à soutenir le maintien
00:39en conditions opérationnelles de ce bassin, et la Ligue d'Ile-de-France a son siège sur ce bassin d
00:44'Aviron,
00:45et elle a aussi son pôle espoir régional, donc ça c'est le 1er sentiment. Le 2e, c'est beaucoup
00:49de fierté,
00:50beaucoup de fierté que de montrer cette capacité d'inclusion de notre sport. Cette année, nous avons
00:5517 nations représentées, c'est quelque chose quand même d'assez inédit sur ce genre de
01:00manifestation, et nous avons surtout travaillé cette année avec la Fédération Internationale,
01:06qui souhaite notre support pour organiser donc les classifications. Nous avons organisé également
01:13un camp d'entraînement dans le cadre du programme de développement de la Fédération Internationale,
01:17et nous avons également un colloque mondial des classificateurs. Donc on a vraiment cette année
01:23passé une dimension supérieure dans notre organisation. Et à 4 mois des championnats du
01:30monde à Amsterdam, le cadre est idéal pour lancer la saison internationale et la pression sur les
01:35solides épaules d'Alexis Sanchez. En skiff, il a terminé 5e des Jeux Paralympiques et vient tout
01:42juste de décrocher son troisième titre de champion de France.
01:49C'est un bassin qui me tient à cœur, c'est le bassin des Jeux. En plus, c'est le
01:52bassin où je m'entraîne
01:53maintenant quotidiennement. Donc forcément, c'est la maison. Ce qui est très bien, c'est que les autres
01:57nations ont joué le jeu et sont présentes. On aura le champion paralympique, champion du monde,
02:01champion d'Europe, enfin le meilleur athlète de ma catégorie, Ben Pritchard, un anglais qui sera là,
02:06qui sera présent sur les courses.
02:36Olympique Roa, parce qu'ils doivent venir et être classifiés. Donc ils commencent ici,
02:40ils prennent leur classification et puis ils peuvent continuer et corriger pour le reste de l'année,
02:44ce qui est vraiment spécial.
02:49Sur son terrain d'entraînement, un bassin qu'il a arpenté des centaines de fois,
02:54le défi s'annonce relevé pour Alexis.
02:58Un 2000m, c'est un effort, un sprint tout long, où tu es au maximum de ton engagement,
03:05du début à la fin. Ça se fait en neuf minutes. Ça veut dire que c'est très dur,
03:10c'est très violent comme effort. C'est pour ça que ça nécessite une grosse charge d'entraînement,
03:14pas mal de volume, pas mal de préparation, une intensité de tous les instants et vraiment
03:19de la qualité à mettre à chaque coup. C'est un sport qui est très dur. On se kiffe en
03:23plus tout seul.
03:23C'est nous et nous-mêmes. Il n'y a personne qui viendra nous aider psychologiquement ou physiquement
03:26à finir la course pour aller puiser au fond de soi-même. En général, quand on fait des courses,
03:32on va chercher dans des zones mentales pour aller puiser dans des ressources qu'on ne sait même pas
03:39qu'on est capable d'aller chercher. C'est ça que je trouve intéressant et en fait, c'est d
03:44'aller chercher la limite.
03:47Alors, mon histoire avec l'Aviron, elle a commencé directement après mon accident.
03:52Il faut savoir que j'ai été amputé des deux jambes à la suite d'un accident de moto en
03:55août 2019.
03:57J'avais déjà l'objectif, en fait, de faire les Jeux paralympiques de Paris 2024.
04:00Enfin, je m'étais fixé cet objectif-là avec mon père qui me l'avait dit dès que j'étais
04:03sur mon lit d'hôpital.
04:04Et en fait, j'ai rencontré en centre de rééducation une dame, Dominique Higuain, qui est devenue ma coach d
04:10'Aviron,
04:10qui m'a fait découvrir ce sport-là.
04:12C'était un jeune qui cherchait à se recréer, en fait.
04:20Je suis passée par là et je l'ai mis sur l'ergot et j'ai vu qu'il avait
04:24du potentiel.
04:25Et après, il est venu à l'association.
04:28Ce n'était pas tout rose dès le départ. Il y a eu des moments où c'était compliqué.
04:32Comme je savais qu'il avait du potentiel, je n'ai pas lâché.
04:35Et lui non plus. La motivation, elle était pleine.
04:41Et donc, du coup, moi, un athlète qui est motivé, même dans le dur, je ne le lâche pas.
04:46Je l'accompagne.
04:47Donc, du coup, oui, une fierté quand on voit le parcours qu'il a fait.
04:51Partir de zéro, faire les Jeux para en 2024, finir cinquième, ce qui n'était pas évident.
04:59Et puis, il tire le club vers le haut.
05:02Il n'y a rien à voir.
05:03En force, je vais regarder ce que vous faites.
05:06C'est dans pas longtemps, là.
05:07À 17h, je crois, j'ai vu.
05:08À 17h.
05:08Vas-y.
05:09Alors, force, qu'est-ce qu'on...
05:12Et on forme, c'est honneur.
05:13Voilà.
05:14Et la mécherie.
05:16Force et honneur, la vie sauvée.
05:17Et on se régale.
05:20Voilà.
05:20Et l'important, c'est de finir.
05:23Voilà, très bien.
05:28On se monte dans les escaliers.
05:30Tiens, le temps.
05:31Tiens, le temps.
05:32Tiens, le temps.
05:35Si le bâton, il se retourne...
05:36Si le bâton, il se retourne...
05:36Si le bâton, il se retourne...
05:37Et surtout, vous me récupérez l'aviron.
05:44Parce qu'il ne se détachera pas.
05:47Grâce à une convention de partenariat entre la Fédération Française d'Aviron et la Fédération du Sport Adapté, Dominique est
05:54venue ce week-end avec une dizaine de membres de son club La Vie Sourire.
05:57Et regarde bien devant ! Léger devant ! Allez, ça pousse, ça pousse !
06:05Car la Pararoing Regatta, c'est également une compétition ouverte à tous les clubs français accueillant des athlètes en situation
06:11de handicap, que ce soit de l'aviron adapté ou du para-aviron.
06:16Il y a entre 300 et 350 pratiquants licenciés à la Fédération Française d'Aviron et de Sport Adapté.
06:24Pour les rameurs para-aviron adaptés, c'est une opportunité en plus de faire des courses.
06:30C'est aussi une belle opportunité de pouvoir venir ramer sur le bassin où les Jeux Olympiques et Paralympiques ont
06:35eu lieu.
06:35Ça peut être un bel objectif pour eux, un événement qui peut leur servir aussi de motivation et de point
06:41de repère dans le calendrier.
06:42Si je ne te vois pas avec la sueur, ça va mal aller.
06:47Après, quand tu as fini, tu viens me revoir ici et je te dirai s'il faut repartir.
06:52Ou je te tiendrai.
06:54Allez, fais-toi plaisir et à fond !
06:58Le public para ou le public adapté, c'est un public qui nécessite de facto un staffing plus conséquent
07:06parce qu'il faut pouvoir encadrer, il faut pouvoir maintenir la sécurité aussi sur l'autre.
07:11Mais il y a une vraie volonté en tout cas des clubs et de la fédération d'ailleurs
07:14qui soutient aussi et les ligues et les clubs pour développer de plus en plus le para-aviron et l
07:20'aviron adapté.
07:23Et ce week-end, les clubs de Soissons, Orléans, La Vie Sourire, La S Mantaise ou encore Boulogne 92
07:30ont fait le déplacement avec leurs licenciés.
07:33Parmi eux, Carole, malvoyante, elle a débuté l'aviron il n'y a même pas un an et demi
07:38et participe pour la deuxième fois à la Pararoing Regatta.
07:41L'objectif pour moi aujourd'hui, c'est avant tout de me faire plaisir
07:44et puis éventuellement d'avoir une position sur le podium, ça peut toujours être sympa.
07:49Il y a un petit peu la petite boule au ventre quand même et le bon stress.
07:54Et cette année, c'est avec Thomas dans la catégorie Andivalide qu'elle s'apprête à enchaîner deux courses de
07:592000 mètres.
08:00Tous les 500 ?
08:01Oui.
08:01Je te dis où on en est ?
08:02Très bien, super.
08:04Éventuellement, on relance tous les 500, on voit comment ça se passe.
08:07Oui, tu te dis si on baisse un peu en cadence ou quoi.
08:09Voilà, je te tiens au courant.
08:11Et dans les derniers 250, c'est là qu'on envoie tout et on dépasse tout.
08:15On lâche tout, c'est clair.
08:16D'accord ?
08:16Ça marche toi, super.
08:18Ça roule, ça roule.
08:18En 2017, j'ai perdu la vue suite à une maladie génétique orpheline.
08:24Ça s'appelle la neuropathie optique de l'hébert, ma pathologie.
08:27Et en deux mois de temps, je suis passée de 10 sur 10 à même pas un dixième d'abord
08:32à un œil.
08:32Un mois après, ça m'a pris l'autre œil.
08:37Tu les avais plus...
08:39Tu les avais remis sous le...
08:40Ouais, je crois.
08:43Désolée, Thomas.
08:44Je ne vois plus les relèves, donc je suis repassée en vision 2D.
08:47Après, je n'ai aucun accès à la lecture.
08:50Je ne peux pas faire de vélo, pas de trottinette, pas de conduite, bien entendu.
08:54Par exemple, je croise mes enfants dans la rue, je ne les reconnais pas.
08:57Qu'ils passent à côté de moi, c'est juste quand je les croise, ils vont me dire maman, coucou,
09:00c'est moi.
09:04Il faut principalement se concentrer déjà sur son corps.
09:07Il faut être extrêmement gainé.
09:09Ressentir l'équilibre du bateau, le bruit de la glisse sur l'eau parce que le bateau chante.
09:27Je pense que j'ai aussi besoin de me mettre des défis dans ma vie pour avancer.
09:31Et donner aussi envie aux autres personnes en situation de handicap, de ne pas baisser les bras, il faut s
09:36'accrocher.
09:36Et je pense que l'aviron aussi, c'est quelque chose qui me permet de me donner confiance en moi
09:40et de me pousser un peu dans mes limites.
09:43Et c'est quelque chose que j'apprécie énormément.
09:58Objectif rempli pour Carole.
10:00Avec deux 2000 mètres bouclés dans la journée dans la catégorie Andy Valide, elle repart avec une belle médaille d
10:06'argent.
10:06Une de plus pour le club de Boulogne 92.
10:12Donc là vous reprenez le bateau mais vous changez les peines, c'est ça ?
10:15C'est ça.
10:16Ça c'est à nous tout le monde.
10:19Non c'est extrait ça.
10:22Bon c'est un bateau de gagnants.
10:27Bonne course à vous.
10:29Non ça a été trop chouette.
10:30Objectif atteint, trop bien.
10:32Je me disais que c'était un peu ambitieux parce qu'ils ont quand même 15 secondes ce matin.
10:37C'est ça, ils ont trop mangé ce midi.
10:38Et maintenant j'ai hâte de savoir quel temps on a fait.
10:42Je pense qu'on a fait mieux que ce matin.
10:48Bravo Thomas, c'était cool.
10:51Vraiment c'était trop chouette.
10:53Vraiment chouette.
10:55Super partenaire.
10:56Bilan très bon.
10:57On était ce matin très proche d'un double autrichien.
11:02Ouais.
11:02On s'était dit on va se mettre un challenge, c'est de finir avant eux.
11:08Et on a tout donné.
11:11On a fait tout ce qu'on a pu.
11:12Objectif atteint, on les bat.
11:14On finit deux, argent.
11:15Ouais c'est ça.
11:16Que du bonheur.
11:17Première médaille d'argent, trop bien.
11:18Première course ensemble.
11:19Première course ensemble.
11:20Avec deux mois qu'on s'entraîne.
11:22On a tout donné.
11:24On se retrouve l'année prochaine, on fait la même.
11:26C'est ça, exactement.
11:27Et d'autres entre deux, j'espère.
11:29D'autres entre deux et...
11:30Laure ?
11:31Laure ?
11:32On dit Laure ?
11:32L'an prochain, rendez-vous pour Laure.
11:34Moi je suis très contente.
11:40J'ai fait de très belles rencontres.
11:42C'est un club super chouette en termes d'inclusion déjà.
11:47Ils sont incroyables.
11:48Les gens sont extrêmement bienveillants les uns envers les autres.
11:52Le handicap s'efface complètement au sein de ce club.
11:58Ça c'est vraiment aussi quelque chose qu'on recherche quand même.
12:01Parce qu'on est toujours un peu étiquetés de par le handicap.
12:06Ça peut paraître un peu incroyable, mais je me dis que si j'avais pas perdu la vue,
12:11j'aurais peut-être pas fait d'aviron et je serais passée à côté d'un sport extraordinaire.
12:16C'est un combat un peu qui me permet d'avancer moi tous les jours.
12:30Une régate qui joue également un rôle clé dans la détection et la reconstruction.
12:35Grâce au programme La Relève du CPSF, le Comité Paralympique des Sportifs Français,
12:41la Fédération Française d'Aviron accompagne de nouveaux profils vers le haut niveau.
12:46Des para-athlètes souvent débutants, parfois en reconversion.
12:51Toutes les informations données par les arbitres vont être données en anglais.
12:55L'appel des équipages, le « attention, pré-partez », tout ça, ça va être dit à l'international.
13:04A l'international, c'est pas « attention, pré-partez », c'est « attention, go ».
13:12C'est le cas de Morgane, licencié au club d'aviron de Saint-Omer.
13:16Amputé suite à un accident de la route, il s'est mis au para-aviron il y a moins de
13:20deux ans.
13:22Tout juste champion de France en skiff dans la catégorie PR2,
13:26il découvre ce week-end sa première compétition internationale.
13:30Midi-déjeuner, 14h10, rendez-vous en gare.
13:3415h30, ta course.
13:35Ah, c'est 15h30 ?
13:36Ah non, ça c'est hyper trop, c'est à 15h10.
13:4315h10.
13:44Je me rends compte, j'ai beaucoup de chance, j'ai été vraiment très bien accompagné,
13:47que ce soit par ma famille en premier lieu, par mon club.
13:50Je prends tout ce qui m'arrive là, je garde que le positif,
13:53je n'oublie pas le négatif, mais je garde que le positif pour pouvoir avancer
13:57et m'améliorer.
13:59Il manque de la bouteille, mais ça viendra.
14:04On détecte des potentiels qui pour le moment n'ont pas forcément un niveau sportif,
14:09mais on les détecte soit sur leur jeune âge, soit sur leur pathologie,
14:13soit sur leur niveau sportif.
14:15Morgane fait vraiment partie, c'est vraiment le profil type d'une personne
14:18qui en fait a fait le programme de la relève du CPSF
14:21et puis qui a été orientée vers un club d'aviron Saint-Omer
14:25qui ne faisait pas du para, mais qui était complètement intéressé par cette aventure-là.
14:30Au-delà de savoir s'il va être capable d'aller chercher des places, un meilleur chrono,
14:34c'est finalement d'améliorer sa réalisation, sa qualité.
14:40Je suis passé par là.
14:42Moi, c'était en 2023, c'était ma première compétition en équipe de France.
14:44Ça m'a ouvert vraiment une sélection derrière et pouvoir aller au Mondiaux,
14:48pouvoir derrière aller participer aux Jeux Paralympiques.
14:50Donc tout a commencé ici.
14:53Que vous soyez le meilleur rameur de vous-même.
14:55Pas par rapport aux autres, mais de vous-même.
14:57Ce que vous avez travaillé là, mais ce que vous avez travaillé aussi en amont
15:00quand vous êtes dans vos clubs, c'est maintenant qu'il faut le mettre en place.
15:04La seule chose que je vous interdis, c'est d'arriver et me dire
15:08« Prof, fais chier, j'ai raté. Et si j'avais fait ça ? Et si j'avais fait ça
15:13? »
15:14Pas de « si ».
15:15Vous allez faire des erreurs.
15:17Ça, j'en doute pas.
15:19Et c'est complètement normal.
15:21D'accord ?
15:23De toute façon, pour réussir, il faut perdre.
15:28Il faut aller dans l'échec.
15:29Il faut faire des erreurs.
15:30Sinon, on ne réussit pas réellement.
15:33La seule chose, c'est que quand vous faites une erreur,
15:36vous devez tout mettre en place pour la récupérer.
15:40Évidemment, si demain, vous arrivez, la première course,
15:43« Eh merde, j'ai pas réussi ça, ça, ça, ici. »
15:45Ne revenez pas, je ne vais pas vous engueuler.
15:47D'accord ?
15:48Par contre, si à la deuxième course, vous revenez et vous me dites toujours les mêmes erreurs,
15:53là, oui, ça risque de me tendre un peu.
15:55Je me dirais « Non, c'est pas normal.
15:58C'était vite que ça, on ne pesait pas. »
16:00« Ici, c'est Germain. »
16:04« C'est un échecement du musculaire de la zone de départ. »
16:07« C'est comme ça. »
16:08« C'est comme ça. »
16:09« Exactement. »
16:09« J'ai des barres, ça te le fait. »
16:19« Alors, moi, c'est monsieur Sanchez. »
16:26« Alors, moi, c'est monsieur Sanchez. »
16:30« Des centaines de fois, il s'apprête à enchaîner quatre courses en deux jours. »
16:35« Des courses de travail avec ça. »
16:37« Problème, Benjamin Pritchard est dans le coin. »
16:39« Oups. »
16:41« Le champion paralympique en skiff fait son retour sur le bassin qu'il a vu remporter. »
16:45« La plus belle victoire de sa carrière. »
16:51« First race of the new season. »
16:53« It's always nervous, isn't it? »
16:56« But it's cool to see lots of new faces, new powerboats. »
17:01« The weather is perfect. »
17:06« OK. »
17:07« Merci. »
17:08« Bonne chance, Benjamin. »
17:09« Merci. »
17:23« Un bassin qui inspire terriblement le Britannique, qui va pour cette première course du matin écraser toute la concurrence.
17:35»
17:40« Alexis assure sa qualif. »
17:43« Benjamin Pritchard, lui, revit les Jeux de Paris. »
17:49« L'Anglais s'impose en 9 minutes, 20 secondes et 4 centièmes. »
17:53« 23 secondes devant Alexis, qui se qualifie pour la finale. »
17:57« La seule que disputera le Britannique dans cette pararoing regatta »
18:00« puisqu'il rentrera dès ce soir en Angleterre et ne participera donc pas aux courses du lendemain. »
18:07« Une mise en route ratée ou une stratégie pour garder des forces ? »
18:11« C'est en tout cas un Alexis terriblement déçu que l'on retrouve sur le pont de tour d
18:15'arrivée. »
18:17« C'est en route. »
18:19« Là, je te cache pas que j'ai un peu la flemme. »
18:25« De débrief et tout. »
18:34« Il faut garder en tête que face à lui, il a le meilleur PR1 de tous les temps. Ben
18:40Pritchard, c'est un rameur qui est dans le circuit depuis très longtemps. »
18:43« Avant de tout gagner, ce qui est le cas actuellement, il a aussi beaucoup perdu. »
18:47« Ça fait partie de toute construction des très bons sportifs. »
18:51« Face à lui, il a quand même un champion paralympique, champion du monde, champion d'Europe et record du
18:55monde. »
18:56« Donc automatiquement, c'est une cible qui est très loin et très difficile à atteindre. »
19:00« Et j'ai envie de dire, c'est pas la cible. »
19:02« La cible, c'est que Alexis trouve des repères pour lui-même progresser. »
19:07« La notion du sport, c'est ça, c'est un défi avant tout sur soi-même. »
19:11« Et au-delà de Benjamin, il a d'autres concurrents internationaux qui sont intéressants à aller chercher et qui
19:18sont déjà des très bonnes références. »
19:33« Et pendant ce temps-là, les courses s'enchaînent sur le stade nautique olympique d'Ile-de-France. »
19:40« Licenciée au club de Boulogne 92, Tara a découvert l'aviron en haute école de commerce. »
19:46« Personne autiste, elle pratique l'aviron en universitaire en catégorie valide, avec notamment une médaille de bronze remportée en
19:53championnat de France il y a deux ans. »
19:55« Allez, bon pour moi. »
19:58« Elle s'aligne surtout ce week-end pour l'amour de l'aviron et de son club Boulogne 92.
20:04»
20:04« On est à base d'entraînement à Boulogne. On va monter sur l'eau. On a une petite séance
20:11de vitesse à faire. »
20:16« J'ai ce qu'on appelle un handicap invisible. J'ai du mal à fixer mon attention suffisamment longtemps.
20:25»
20:25« L'aviron, ça m'aide beaucoup parce que ça m'apporte une certaine concentration. J'ai l'impression qu
20:29'elle a triplé depuis que je fais de l'aviron. »
20:31« Et sur l'eau, j'ai l'impression que c'est un peu comme si le temps s'arrête
20:34en fait. »
20:35« On a une heure et demie, deux heures rien que pour soi et souvent j'arrive à penser à
20:38rien d'autre, ce qui est assez rare. »
20:41« C'est très très appréciable. »
20:46« On attend un peu parce qu'il y a une super péniche qui passe. Si on veut bien partir
20:50après, il vaut mieux attendre un tout petit peu histoire que ça se calme niveau bassin. »
20:55« J'ai des difficultés de coordination. Je peux avoir quelques difficultés sociales au niveau du relationnel. Ça peut être
21:02parfois difficile. »
21:04« Mais c'est quelque chose que je travaille vraiment sur tout ce qui est collectif à l'aviron. »
21:09« Ça m'a vraiment ouvert, ça m'a vraiment soulagée d'être accueillie dans un groupe et de trouver
21:14une place ici. »
21:22« Je m'entraîne entre 10 et 15 heures par semaine toute l'année. »
21:27« Mais donc j'ai la chance de pouvoir atteindre un niveau assez correct, même plutôt bon, en aviron valide
21:34en fait. »
21:35« C'est qu'après avoir commencé en valide que j'ai découvert qu'il existait une catégorie pour ce
21:40genre de handicap. »
21:45Et pour cette première journée, Tara s'est alignée en skif.
21:48Sur une distance réduite à 500 mètres au lieu de 2000, elle s'impose devant Julie Blom de l'US
21:54Orléans
21:54et permet à Boulogne 92 de remporter une nouvelle médaille.
22:01Presque un échauffement avant le programme du lendemain où 4 courses l'attendent.
22:07Dans la catégorie en divalide, elle s'impose sur le 2000 mètres avec son coéquipier Thomas.
22:12« Super course, on avait un 4 barré, donc un bâton un peu plus long et un peu plus rapide,
22:18qu'on a réussi à tenir sur quasiment 1000 mètres.
22:21On était devant au 500 mètres et après il nous a lâché au 1000 mètres, mais super course.
22:28Bon, on rame pas extrêmement propre, mais on est bien puissant, on a fait le taf, on a mis la
22:33force dans l'eau. »
22:34Mais pas le temps de souffler, elle doit tout de suite enchaîner le double dans la catégorie sport adaptée.
22:39« Ouais, ça va, en pleine forme. C'est bien, t'as l'échauffement et après t'as laveré. »
22:47Et aux côtés de Damien Touchag, de l'AS Mantaise, elle s'incline de justesse devant le bateau de Nicolas
22:52Damien et Olivier Ferry du club de Soissons.
23:02« C'est l'heure de vérité pour Alexis, de retour sur le ponton pour y disputer la finale. »
23:11« Avec un très fort vent de côté, la course s'annonce plus indécise que ce matin. »
23:16« Tu restes sur une amplitude, surtout derrière. »
23:21« Quand on arrive en compétition, il faut avoir les crocs qui règlent le parquet en vrai. »
23:24« Et moi, j'adore en fait, justement, c'est ça que j'aime dans la compétition. »
23:29« C'est cette pression que t'as au départ. »
23:32« C'est ça que j'aime dans l'aviron. »
23:33« C'est qu'en fait, tu sais que quand on s'aligne au départ, la sensation qu'on a
23:37de savoir que pendant dix minutes, on va mourir, on va s'ouvrir les veines. »
23:40« On sait qu'on va aller dans des zones. »
23:42« Ça te met une pression. »
23:43« Et quand tu regardes tous les adversaires à côté, c'est ces moments de vie-là qui te font
23:46prendre conscience que t'es en vie. »
23:59« Départ tonitruant du français qui fait plus que résister à Benjamin Pritchard. »
25:35« C'est une course dure, mais c'est là-dedans qu'on fait la différence. »
26:05« Merci. »
26:08« C'était une course dure. »
26:10« C'était une course dure. »
26:10« Les conditions ont changé depuis ce matin, donc on a crosswind. »
26:13« Alexis était vraiment très rapide en l'est-ce que j'ai dû managerer mon temps, mais aussi considérer
26:19où il était dans la course. »
26:20« C'était un point intéressant, car j'avais une idée de l'heure où la course dure. »
26:26« Alexis m'a fait essayer de me ranger un peu plus vite. »
26:29« C'était un plaisir d'avoir quelqu'un qui me pushait à la ligne. »
26:32« J'aimerais voir mon teammate Jake sur la ligne avec moi sur le podium, c'est très spécial. »
26:43« Entre performances de très haut niveau et premières expériences en compétition, la Pararoing Regatta offre une vision élargie de
26:52l'aviron. »
26:54« Un espace où coexistent excellence, inclusion et reconstruction. »
26:59« Et où au fil des courses, Alexis, Carole, Erwan, Hotman, Tara, Thomas et tous les autres rendent cette Pararoing
27:09Regatta unique. »
27:11« Un héritage des Jeux de Paris, sur un bassin à dompté, qui apparaîtra toujours au premier abord, infranchissable. »
27:24« Sous-titrage Société Radio-Canada »