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  • il y a 1 jour
Emma Rochefeuille nous parle de son podcast lumineux d'intérêt musical "Bright" tandis que vous découvrirez l'exposition collective "Objets de curiosité" à la galerie Sainte-Croix des arts à Metz et ce n'est pas tout...

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Transcription
00:01Votre dose quotidienne de spectacle avec le Casino 2000 de Montdorff-les-Bains au Luxembourg.
00:07Bonjour à toutes et à tous, c'est toujours un plaisir de vous retrouver pour ouvrir avec vous une nouvelle
00:11boîte à Malice,
00:13dans laquelle il sera question d'objets de curiosité.
00:15C'est le nom de l'exposition collective qui vous attend à l'atelier Sainte-Croix des Arts à Metz,
00:21qui a permis à des amateurs d'art de s'emparer des œuvres sur place.
00:24Vous en saurez un peu plus sur Feu Chatterton et Sam Sauvage,
00:28qui ont mis le feu aux dernières francopholies d'Eschuralset.
00:31Et puis bien sûr, je vous réserve quelques belles idées de sorties.
00:34Mais tout de suite, faisons connaissance avec Emma Rochefeuille, une artiste pleine de peps aux milliers et une facettes,
00:39photographe, vidéaste, elle signe également un podcast lumineux d'intérêt musical.
00:44Qu'entend-t-elle par là ? Retrouvons-la pour le savoir. Bienvenue.
00:54Qu'est-ce que c'est le mot ?
01:20Il y a eu une telle résonance dans le public qu'on s'est dit
01:24« Ouais, on a tapé au bon endroit, on a trouvé la bonne idée. »
01:29Emma Rochefeuille, bonjour.
01:30Bonjour.
01:31Merci beaucoup de m'accorder cet entretien et de m'accueillir chez toi, dans ton appartement.
01:35C'est ici que tout se crée, tout se transforme.
01:37Il faut savoir que tu es vidéaste, photographe, spécialisé dans l'industrie musicale.
01:42On va avoir l'occasion d'en reparler.
01:44Et ce qui est intéressant, c'est que justement, en tant que vidéaste et photographe,
01:47tu fais partie de ces artistes qui officient dans l'ombre.
01:51Et tu as décidé, justement, avec un podcast absolument génial, Bright,
01:56de mettre en valeur, en lumière, ces artistes comme toi,
02:00qui sont dans l'ombre, les photographes, les vidéastes, les attachés de presse,
02:04et plus encore.
02:05Donc, c'était ça.
02:06C'était le fait pour toi d'officier dans l'ombre.
02:09Tu t'es dit un jour, mince, finalement, toi qui magnifies finalement toutes ces stars,
02:13eh bien, tu as décidé de mettre en lumière tous les autres,
02:17tous ceux qui étaient là, tapis, à mettre en lumière les autres.
02:20Il y avait un peu de ça.
02:21Il y avait aussi cet aspect de mon travail qui est très basé sur le visuel, la photo, la vidéo.
02:26J'avais envie d'expérimenter un nouveau format.
02:28Donc, je me suis dit, pourquoi pas le podcast ?
02:30J'ai mis vraiment beaucoup de temps à trouver le sujet idéal.
02:34Et en fait, plus on cherche, moins on trouve.
02:36Et un jour, je me suis dit, mais c'est quand même dommage.
02:38En fait, j'ai plein d'amis qui sont également des travailleurs et des travailleuses de l'ombre
02:42de l'industrie musicale.
02:43Et ça serait vraiment dommage de ne pas les mettre en avant.
02:45Donc, j'ai démarré un petit peu ce projet comme ça.
02:49Et donc, actuellement, la saison 1 est déjà sortie.
02:52Et j'ai déjà des propositions pour la saison 3.
02:55Alors que la saison 2 n'est pas encore sortie.
02:57Ce n'est pas vrai.
02:57Donc, ça veut dire que la saison 2 est déjà bouclée.
02:59Tu as déjà dessiné un petit peu le jami.
03:02Et je me suis laissée emporter par tous ces métiers que j'ai découverts ou redécouverts.
03:07Et finalement, j'ai déjà, effectivement, déjà quelques noms pour la saison 3.
03:10Alors, il faut dire que ce podcast, tu l'as amorcé avec une star, Sam Sauvage.
03:15On en parle énormément.
03:16Il a été récompensé aux Victoires de la Musique.
03:18On a pu le découvrir sur la scène des Franco à Eschur-Alzette.
03:22Donc, tu as commencé d'abord par ce qu'on appelle, entre guillemets, un artiste émergent,
03:25avant toute chose.
03:26Donc, ça a été le point de départ.
03:28Qu'est-ce qui t'a amenée à lui, finalement ?
03:29Qu'est-ce qui m'a amenée à lui ?
03:30Les Francopholis de La Rochelle, où j'ai pu rencontrer Mathieu, son manager.
03:35Il y a le lien qui s'est fait assez rapidement.
03:37C'est un artiste que j'ai écouté, que j'avais très récemment découvert,
03:40que j'ai écouté beaucoup, que j'aimais bien.
03:42Et je me suis dit, en fait, c'est la personne idéale pour ouvrir le podcast.
03:45On a un artiste émergent, quelqu'un qui débute dans l'industrie musicale.
03:48Et je trouvais que c'était intéressant de l'interviewer aussi sur son entourage professionnel,
03:53sur comment il avait démarré, qu'est-ce que c'est un artiste émergent,
03:56mais aussi comment on s'entoure, avec qui on travaille,
03:59pour faire l'introduction, on va dire, sur les autres personnalités que j'allais pouvoir interviewer.
04:03Tu te sens à 100% artiste, ou est-ce que tu as un pourcentage un peu réduit
04:08du fait que tu es obligé de switcher sur d'autres casquettes, en fait ?
04:13Ça, c'est une vraie question, une vraie bonne question,
04:15parce que moi, quand j'ai commencé, j'avais encore plus de casquettes qu'aujourd'hui.
04:18Mais après, pour moi, ça, c'est pas un truc mauvais,
04:21plein de gens disent que du coup, ça supprime des métiers, des choses comme ça,
04:23mais c'est juste que le monde va avec, et un moment, il faut se battre avec.
04:25Il y a l'économie aussi du milieu qui fait que tu ne peux pas démarrer
04:28et avoir directement toute ton équipe au complet ?
04:31Bien sûr, et en fait, personne ne le connaît,
04:32donc forcément, personne ne va aller se greffer à quelque chose
04:35qui n'est même pas encore connu, de par une ou deux personnes, à part ses parents.
04:39Et c'est vrai qu'après, on va en découler des artistes et des personnalités,
04:42comme Edie Blanchard, réalisatrice de clips, très géniale.
04:46Après, il va y avoir des attachés de presse, des photographes,
04:48donc comment est-ce que tu l'as conçue, en fait, cette ligne éditoriale,
04:53au fil des interviews, Edie Blanchard, elle t'avait proposé, par exemple,
04:55d'interviewer un régisseur.
04:57Exactement.
04:58Ce que tu as fait plus tard avec un régisseur lumière, un ingé son,
05:00un ingé lumière, pardon, ce que tu as fait un peu plus tard.
05:03Donc comment ça se fait aussi ? C'est au gré des rencontres ?
05:06C'est un peu au gré des rencontres et surtout au culot.
05:09Tu parlais d'ingé lumière, justement, donc Vincent Lérisson,
05:13qui est le light de Gaëtan Roussel, de Justice, entre autres.
05:16Je l'ai contacté bêtement sur LinkedIn en me disant,
05:19allez, pourquoi pas, on se fait un petit kiff.
05:21Et puis finalement, il a répondu favorablement.
05:23Et puis cette rencontre amène à d'autres, des gens qui parlent de mon podcast,
05:26qui me font rencontrer d'autres personnes,
05:28qui me font découvrir aussi d'autres métiers dans l'industrie
05:31que moi, je ne connaissais pas.
05:32Donc ça se fait vraiment au fur et à mesure de mes envies
05:35et des rencontres que je peux faire.
05:37Donc voilà la page Spotify de Bright, justement,
05:41où tu peux retrouver déjà les 12 épisodes de la première saison.
05:45On parlait des francopholies tout à l'heure,
05:46donc le portrait de Pierre Poli, qui est le directeur artistique des Franco,
05:51ou encore le responsable bar du Trabendo,
05:54où on parle un petit peu de consommation d'alcool et autres dans l'industrie musicale.
05:58Initialement, je l'ai pensé pour des gens qui ne connaissent pas trop l'industrie musicale,
06:02et surtout pour des jeunes qui, comme moi, par exemple, il y a 10 ans,
06:05j'aurais peut-être bien aimé avoir un format comme ça
06:08pour leur faire découvrir certains métiers
06:10et leur dire, regardez en fait telle et telle compétence.
06:13Par exemple, je ne sais pas, tu aimes bien faire des tableaux Excel,
06:15tu peux peut-être faire chargé de production,
06:17mais dans l'industrie musicale en fait.
06:19Et au-delà de ça, je me suis rendu compte en faisant le podcast
06:21que ça servait aussi aux autres professionnels de l'industrie
06:23qui découvraient non pas les métiers, mais les enjeux de certains métiers,
06:27qui disaient, en fait, je serais peut-être plus tolérant ou tolérante
06:29avec un tel ou un tel,
06:30parce que maintenant, j'ai conscience qu'en fait,
06:33elle a ça, ça, ça, ça à gérer
06:35et je devrais peut-être être un peu plus flexible.
06:37Déjà, je mettais un peu des petites choses un peu narratives dans les clips
06:39parce que j'aimais raconter des histoires
06:40et c'est un peu comme ça que j'ai un peu développé mon style
06:44sans vraiment le vouloir,
06:46mais c'est ça qui est important aussi,
06:48c'est de peut-être se diriger vers ce qu'on aime
06:52et puis se fabriquer sa propre marque de fabrique.
06:57La deuxième saison,
06:58Alors, est-ce que tu peux peut-être dévoiler un petit peu
07:01quelques métiers auxquels tu vas t'intéresser ou pas ?
07:05Peut-être, il est possible qu'il y ait le scénographe
07:08d'une artiste très connue
07:11qui a énormément la cote en ce moment,
07:14qui est un petit peu une boss lady,
07:15tu peux donner des indices.
07:17Ah oui, une boss lady, d'accord, ok, pas mal !
07:19Voilà, par exemple, on aura également des personnes qui créent,
07:24qui vendent le merchandising,
07:26des personnes chargées des réseaux sociaux aussi,
07:28parce que je m'axe sur des métiers qui existent déjà depuis un certain temps,
07:31mais aussi sur des métiers qui viennent de naître il y a quelques années
07:36pour montrer aussi l'évolution,
07:38les possibilités qu'il y a dans l'industrie.
07:40Donc Bright, le podcast,
07:42à retrouver sur toutes les plateformes de téléchargement,
07:44Leaser, Spotify et TuttiQuantti.
07:47Un mot aussi sur ton travail peut-être de vidéaste et de photographe.
07:50Il y a quelque chose quand même de très significatif dans ton travail.
07:52Quand on regarde ta page Insta, par exemple,
07:54c'est vraiment la couleur qui est là.
07:56Il y a un gros travail sur la couleur, sur la lumière.
07:58Ici, il y a énormément de boules à facettes qui nous entourent,
08:01énormément de lumière.
08:02C'est ta spécificité, ça ?
08:04Oui, je suis très, très rapidement partie sur de la lumière artificielle,
08:08des choses très colorées.
08:09C'est hyper rare de me voir faire du noir et blanc, vraiment.
08:12Je ne saurais pas dire d'où ça vient,
08:14mais j'ai direct eu cette appétence-là.
08:16J'ai très vite aussi démarré la photo de concert,
08:18donc ça a peut-être un petit peu aussi formaté le reste de mon travail,
08:22même en portrait.
08:23En fait, je continue de faire des portraits,
08:24pareil, lumière colorée, artificielle.
08:26Donc, il y a toute une patte qui s'est créée autour de ça.
08:29La photo de concert, c'est quand même aussi un registre particulier.
08:32Il faut savoir saisir le bon moment.
08:35Alors, au-delà du travail de la lumière, etc.,
08:36c'est réussir à capturer l'atmosphère,
08:40vraiment ce qui résume la personnalité sur scène.
08:43Donc, c'est avoir un œil aiguisé.
08:46Aiguisé et en même temps, accepter que ce soit un petit peu la roulette russe,
08:49parce qu'en fait, on ne sait pas forcément quelle cette lumière on va avoir.
08:53On ne sait pas forcément si l'artiste aura décidé de jouer un peu avec la caméra
08:57ou s'il faut aller être un petit peu inventif pour aller chercher des angles particuliers, etc.
09:03Donc, je trouve que c'est un bon challenge, en tout cas.
09:05Et c'est, je pense, ce qui a forgé quand même pas mal mon travail,
09:08parce que tu dois t'adapter constamment à ce qui t'entoure.
09:11Donc, ça nourrit aussi mon travail de vidéaste à côté et mes compétences.
09:15Tu le sens, ce moment où tu as chopé la photo ?
09:17Au moment où tu cliques, là, par exemple, quand celle-ci,
09:19quand tu as pris la photo, tu savais, là, tu t'es dit, là, je tiens un truc.
09:22Celle-ci, je me suis dit, OK, j'ai un truc.
09:23J'avais ma petite lumière qui allait bien juste derrière.
09:26Il y avait un truc que j'aimais bien qui se dégageait.
09:29Je me suis dit, ouais, c'est la photo.
09:30Et il y a une photo de Kokomo où c'est pareil.
09:32Au moment où j'ai pris, je me suis dit, ça sera celle-là.
09:34Et justement, en la retouchant, ouais, je me suis dit, c'est bon, c'est the one, sans hésiter.
09:40Ça serait quoi, la pâte et ma rochefeuille ?
09:42La vraie pâte et ma rochefeuille.
09:44Je pense que ce serait obligatoirement des lumières colorées.
09:47Et je pense qu'il y a aussi une partie humaine.
09:50Parce que je suis dans l'esthétisme, mais pas dans quelque chose de figé.
09:54On discute beaucoup, on rigole beaucoup.
09:57Et je prends beaucoup plus de temps qu'un photographe lambda, sans doute.
10:00Mais parce qu'on prend le temps de discuter, de passer un bon moment.
10:04Et cette part d'humanité, on va dire, s'est retrouvée dans mon travail de vidéaste
10:08sur la fête de l'humanité l'an passé, justement.
10:11Où là, on était sortis de l'esthétisme, des lumières colorées, etc.
10:15On était sur du brut.
10:17Mais il y avait quand même cette part humaine qui a fait que les gens ont quand même reconnu mon
10:20travail.
10:20Je chanterais même en silence, consoler le monde qui pleure en temps.
10:26Moi, je ne veux pas combattre un toit, un toit qui pleure un peu comme moi.
10:31Ça, c'est le dernier clip que j'ai réalisé, effectivement, pour un duo d'artistes belges qui s'appelle
10:36Bou.
10:37Et donc, on a travaillé sur un retour en enfance et sur la vision des enfants par rapport à la
10:42situation politique actuelle.
10:44C'est toi qui leur proposes un peu le scénar et tout ?
10:46C'est eux qui arrivent avec un scénario ?
10:48C'est vraiment un travail à plusieurs mains ?
10:50C'est vraiment un travail à plusieurs mains parce que, du coup, j'ai la chance de les connaître et
10:54d'être assez proche d'eux.
10:55Donc, il y a vraiment eu un échange entre nous.
10:58Ils m'ont amené ce qu'ils voulaient absolument, on va dire, dans le clip.
11:02Moi, j'ai fait un petit écrémage.
11:04Je leur ai proposé une vraie direction artistique et une vraie proposition, on va dire, un petit peu plus structurée.
11:10On a storyboardé tout ça.
11:12Il y a eu quelques allers-retours.
11:14Et puis, après, on est passé au tournage avec la confection d'une fusée d'un mètre 90 en carton
11:19et autres.
11:20Je t'offre le clip de tes rêves ou la photo de tes rêves avec l'artiste de ton choix.
11:25Tu choisirais qui ?
11:27En vrai, Théodora qui fut le team parce que vibes incroyable.
11:33En termes de doudou, j'aurais dit Aurel San quand même parce que c'est encore le seul rappeur de
11:38mon enfant,
11:39enfin de mon adolescence que je peux encore écouter.
11:42Donc, j'aurais dit Aurel San ou Théodora.
11:44Bon, on souhaite qu'il regarde nos émissions.
11:47Tu parlais de couleur, toi, si tu étais une couleur ?
11:50Moi, je serais à le rouge.
11:51Le rouge ?
11:51Ouais.
11:52Un peu le feu quand même.
11:54Ça dit quoi ? C'est ça, le côté sanguin, le feu, l'énergie ?
11:56Sanguin, dynamique, qui ne se pose jamais.
12:00Ouais.
12:00Pour retrouver toute ton énergie et tout ce côté lumineux, pétillant dans tes photographies, tes vidéos,
12:06on peut aller te suivre, bien sûr, sur Instagram, sur ta page Emma Rochefeuille.
12:10On invite tous les téléspectateurs, téléspectatrices à suivre également ton podcast lumineux d'intérêt musical, Bright.
12:17Il est indispensable, première saison disponible et puis la saison 2 à venir.
12:21Son 3 déjà programmée.
12:23Merci infiniment.
12:24Merci à toi.
12:25Et puis, à bientôt pour de nouvelles aventures alors.
12:27À bientôt.
12:27Bye bye.
12:33Dans notre boîte à idées, cette semaine, on retrouve une invitation à participer à la première édition du Festival Musique
12:39en Vascovie
12:39qui aura lieu du 5 au 12 juillet au Centre d'art de Chorbac.
12:43Objectif, promouvoir la musique de chambre au cœur des Vosges du Nord.
12:47Pour cette première édition, ce sont les contes et légendes qui seront à l'honneur pour un voyage au cœur
12:52de l'imaginaire.
12:53Au programme, quatre concerts proposés en grande partie par les musiciens de l'Orchestre National de Metz
12:58que vous allez retrouver dans différentes formules.
13:01Parmi les œuvres à découvrir, une version de Pierre et le Loup portée par un quintet et la comédienne récitante
13:06Claire Cahen,
13:08un récital de piano ou encore une invitation à plonger dans la nuit au son de Chopin, Beethoven ou Debussy.
13:13Je vous invite vivement à vous laisser surprendre, d'autant que le cadre est enchanteur, intimiste,
13:18de quoi offrir une belle proximité avec les artistes.
13:21Tout ça, ça se passe du 5 au 12 juillet, donc au Centre d'art de Chorbac.
13:24Et poussons maintenant les portes de l'atelier Sainte-Croix des Arts à Metz,
13:28portée par les artistes Jean-Marie Wunderlich et Philippe Buatti.
13:31Ces derniers ont eu l'idée d'inviter des amateurs d'art, des passionnés,
13:34à s'emparer de l'une de leurs œuvres et à créer autour d'elles tout un univers,
13:39à devenir artistes à leur tour.
13:41Le résultat est étonnant. Poétique à souhait.
13:56Nous avons invité des amateurs d'art, des collectionneurs,
13:59à qui nous avons demandé de choisir une œuvre,
14:04réaliser, terminer ou même un détail ou un reste d'œuvre non abouti
14:09et de réagir à cette sculpture, à cette œuvre,
14:13en imaginant tout autour un monde personnel.
14:16Et donc l'objet de curiosité, c'est à la fois l'atelier,
14:19à la fois les artistes résidents
14:22et à la fois les sculptures qui sont choisies
14:25et qui font l'objet comme ça d'une installation personnelle
14:29avec les neuf invités.
14:34Je suis tombé sur ce buste
14:37dont la ressemblance avec le sculpteur m'a frappé.
14:40Je lui ai demandé qui était-ce.
14:41Il me dit que c'était son frère jumeau.
14:43Il lui a fait la gueule cassée.
14:45Et je lui ai demandé pourquoi.
14:47Il m'a raconté son histoire.
14:48Il m'a confié aussi des éléments très personnels.
14:51Et je lui raconte son histoire.
14:54Là, j'ai médité aussi entre les deux, leur fraternité.
14:57Sa souffrance aussi.
14:58Il a été très malade.
14:59C'est à ce moment-là que Jean-Marie a fait le buste de son frère
15:03pour le faire revenir.
15:05Et puis voilà, je raconte tout ça.
15:06Et ça s'appelle En tête à tête.
15:14C'est assez intimidant de rentrer comme ça dans l'univers d'un artiste.
15:17Et puis je trouve que c'est vraiment bien
15:19parce qu'on a chacun de nous notre univers, notre approche, notre œuvre.
15:24Il y a une sincérité qui est partagée par les huit personnes qui ont exposé ici.
15:31J'ai choisi cet oiseau qui m'a ramené à la forêt tropicale,
15:36que j'ai eu la chance de visiter plusieurs fois dans ma vie.
15:40Et ça m'a rappelé un oiseau de paradis qu'on avait filmé en Papouasie.
15:44Et je me suis dit, voilà, j'ai trouvé mon oiseau de paradis.
15:46Donc j'ai reconstitué un peu la forêt tropicale, de l'eau.
15:51Et puis j'ai rajouté des sons que j'ai enregistrés à Borneo.
15:55Des sons d'oiseaux, d'insectes.
15:59Il faut que tout ça soit bien humide parce que c'est une forêt humide.
16:02Et voilà, en réduction, j'essaie d'emmener les gens dans la forêt.
16:07Je suis tout le temps un peu dans un cadre avec les films.
16:12Il y a des règles d'écriture, des règles de montage, etc.
16:16Et là, pour le coup, j'ai pu me lâcher.
16:18Et c'est bien de pouvoir s'évader aussi.
16:26J'ai choisi cette oeuvre pour son élancement.
16:28Et ce qu'il y avait de plus féminin qu'elle dégageait,
16:31sa pointe des pieds qui me faisait penser à la danse.
16:34Et puis je l'ai ramenée chez moi et j'ai eu le temps de l'appréhender,
16:40de vivre un petit peu avec elle.
16:42Et j'ai pensé au fil puisque j'aime la couture,
16:45j'aime le fil et j'aime les mots.
16:47Et je suis très intéressée par l'histoire,
16:51l'histoire des gens, les histoires familiales.
16:53Et donc j'ai tissé quelque chose autour de ce corps,
16:57des mots, des fils et des tissus.
17:08J'ai choisi des oeuvres de Jean-Marie qui sont les médaillons
17:12qu'on retrouve dans beaucoup de ces oeuvres dans l'atelier.
17:15Ça m'a fait un écho sur une photo de famille.
17:19Quand j'habitais au Portugal,
17:21on envoyait la photo au père qui était en France.
17:24et on mettait le père en médaillon.
17:27Donc c'est un souvenir plutôt intime, personnel.
17:32J'ai fait un écho aussi sur la saudade,
17:35qui est un mot portugais,
17:37qui n'a pas de vraie traduction en français.
17:40Donc j'ai fait une traduction
17:42et je laisse les gens proposer des traductions.
17:46On a vraiment des mondes très différents,
17:50parfois inspirés de l'enfance,
17:53des souvenirs très marquants de l'enfance,
17:55parfois du monde du travail,
17:56parfois lié à l'absence,
17:58parfois lié à la rencontre,
17:59et des installations aussi techniquement très différentes.
18:03Donc on est assez ravi du résultat.
18:30Un reportage qui se couture en musique,
18:32vous l'avez entendu,
18:33avec une interprétation magnifique
18:34de la chanteuse lyrique Agathe Zénier,
18:36qui a donc donné de la voix lors de l'inauguration
18:38et qui elle aussi s'est emparée d'une œuvre.
18:40L'exposition Objet de curiosité est à découvrir
18:42jusqu'au 30 juin à l'atelier Sainte-Croix des Arts à Metz.
18:45Et place à la musique toujours et encore,
18:47avec un petit retour sur les francopholies d'Echtur-Alzette,
18:50dont les trois jours ont affiché complet.
18:52Un festival qui a confirmé
18:54qu'il est bel et bien plus qu'un festival,
18:56que c'est une vraie expérience,
18:58avec un site incroyable,
18:59des propositions originales
19:00et une programmation détonnante.
19:02Parmi les artistes qui ont mis le feu sur scène,
19:04Sam Sauvage,
19:05récompensé d'une victoire de la musique cette année,
19:07ou encore Feuchatterton,
19:09avec qui Marie Vint a eu la chance de s'entretenir.
19:21Ça a été beaucoup des années d'expérimentation, en fait,
19:24pour arriver à commencer,
19:26à toucher du doigt la musique qu'on fait aujourd'hui.
19:29Et ça a toujours été un peu ce postulat de départ,
19:32même si on ne se l'ait jamais dit,
19:33c'était d'arriver à lier les textes d'Arthur,
19:38qui sont des textes poétiques,
19:40et de la musique qui n'est pas insouciante,
19:44qui est exigeante et émotionnelle à la fois,
19:47et qui va vraiment chercher aussi
19:49sur d'autres influences,
19:50plus sur Anglou Sasson,
19:52et la poésie,
19:53oui,
19:53ça a toujours été quelque chose de très important pour nous.
20:05Dès le début,
20:05avec Léman,
20:06on fait plutôt les compositions,
20:09les arrangements,
20:10et Arthur, lui,
20:11qui n'était même pas chanteur au lycée,
20:13c'est marrant,
20:13on se replonge dans ces années-là,
20:15en fait, lui,
20:16ce qu'il aimait,
20:16c'était vraiment jouer avec les mots,
20:18les dires,
20:19et c'est vrai qu'on écoutait aussi
20:20beaucoup de chansons et de rap.
20:22Il y avait vraiment un jeu
20:24avec le verbe,
20:25avec les phrases dans le rap,
20:27ça nous fascinait,
20:28et le groupe est né de cette envie-là,
20:31et je crois que dans les mots,
20:33il y avait dès le début,
20:34l'envie de raconter des histoires,
20:38et je pense que c'est un peu
20:40ce qui fait le groupe encore aujourd'hui,
20:42c'est l'envie de raconter des histoires
20:44qui sont des histoires qu'on vit nous,
20:45des histoires intimes,
20:46mais qui permettent de parler
20:47de sujets sociétaux,
20:49de sujets politiques,
20:51et c'est quelque chose
20:52qu'on a toujours voulu faire,
20:54et puis c'est vrai que la langue française,
20:55elle est assez pratique pour ça.
21:07Ça a influencé énormément
21:08le travail sur ce disque,
21:10parce qu'on s'est retrouvé
21:11pendant ce temps-là,
21:13aussi avec une forme de devoir,
21:15c'est-à-dire que tu passes
21:16deux mois et demi
21:16dans le musée du Louvre,
21:18t'es au milieu des plus grandes œuvres,
21:19l'histoire de l'art occidental et oriental.
21:22Tu ne peux pas faire de la merde.
21:24Il y a aussi un truc avec Clément,
21:26on était beaucoup là-bas à composer,
21:27et c'est vrai qu'on sentait aussi
21:30cette nécessité de
21:31on a une chance unique,
21:32il faut la prendre,
21:32il faut en profiter,
21:34et autour de nous,
21:35il y avait toutes ces œuvres
21:36de grands artistes
21:37qui ont eu parfois
21:39des vies compliquées,
21:43et on se disait,
21:44on peut mettre un petit grain de sable
21:46dans cette histoire,
21:47alors on en profite.
21:48C'est le premier album
21:49qu'on fait en indépendant,
21:50où on a monté notre propre label,
21:52et donc c'est la première fois
21:54qu'on décide de tout,
21:55de A à Z,
21:57de toute la chaîne de création,
21:59jusqu'à la chaîne de production,
22:00et la diffusion,
22:02le marketing,
22:02la publicité, etc.
22:03Donc ça a été
22:06beaucoup de...
22:07Voilà,
22:07pour toutes ces raisons-là,
22:08ça a été un album
22:09qui nous a mis
22:10pas mal de la pression,
22:12et voilà,
22:12il s'appelle Labyrinthe,
22:14pour des raisons aussi textuelles
22:16et poétiques
22:16et de signification de l'album,
22:18mais il s'appelle aussi Labyrinthe
22:19pour cette situation-là
22:21dans laquelle on s'est retrouvés,
22:22nous, le groupe,
22:23collectivement.
22:34Moi, j'avais pas du tout
22:34de gens de la musique
22:35dans ma famille.
22:36J'avais ma mère
22:37qui était institutrice,
22:38qui est à la retraite aujourd'hui.
22:40Je veux dire,
22:40mon père,
22:40moi je l'ai pas trop connu,
22:41donc j'avais pas trop d'informations,
22:42et puis comment mes grands-parents,
22:43ils ont un camping,
22:45donc j'avais vraiment pas du tout
22:46de lien dans la musique.
22:48Non, non,
22:48j'ai commencé un peu seul
22:49à 15 ans plutôt.
22:50Je veux dire,
22:51c'était pour une raison
22:52tout à fait obscure,
22:52c'est que j'ai découvert Bob Dylan
22:53et j'ai eu un coup de cœur
22:54et en fait,
22:54à un moment,
22:55je me suis dit,
22:55ok, c'est comme ça
22:56qu'il faut que je fasse dans ma vie.
22:57Et au début,
22:58je pensais que c'était facile,
22:59je me suis vite trompé,
23:00j'ai vite réalisé
23:01à quel point c'était compliqué
23:01et je sais pas pourquoi
23:02ça m'a plu.
23:06J'avais 14 ans, 15 ans
23:07et j'étais pas bien dans ma peau,
23:08je trouvais un truc
23:09et comme je le voyais lui,
23:10je me disais naïvement
23:11que lui,
23:11il était tout petit,
23:12comme ça,
23:12avec une voix naziérale,
23:13il payait pas de mine
23:13et pourtant,
23:13il captivait beaucoup de gens.
23:14Donc je voulais faire pareil,
23:15ce qui est tout à fait impossible
23:17à mon échelle,
23:18mais ça m'a donné de l'espoir
23:19et puis aujourd'hui,
23:20l'espoir m'amène là
23:20donc je suis content,
23:21oui, bien sûr.
23:22Genre, en fait,
23:22j'avais toutes les références
23:23que ma mère écoutait dans la voiture
23:24qui m'ont forcément un peu bercer,
23:25je crois,
23:25c'est-à-dire Bachung,
23:27Léo Ferré,
23:28du Jacques Brel,
23:28des choses comme ça,
23:29je veux dire,
23:30puis après,
23:31moi je me suis un peu fait ma culture,
23:33j'ai eu accès à tout ce qui se fait aujourd'hui,
23:35c'est-à-dire,
23:35surtout la chance française d'aujourd'hui
23:36m'a beaucoup inspiré,
23:37je parle de Zahot Sagazan,
23:38Clair Olchani,
23:38Je vais être à Armané,
23:39j'en ai dit de près tôt,
23:40je pourrais en citer tellement,
23:41je veux dire,
23:41enfin, Chatterton qui sont là aujourd'hui,
23:43donc je suis tellement content
23:44de me retrouver à côté d'eux,
23:46dans des loges,
23:46dans des scènes,
23:47je trouve ça assez incroyable.
23:51En fait,
23:52le fait de ne pas avoir de culture littéraire
23:53m'a pas empêché
23:54d'avoir un amour
23:55pour les tournures de phrases,
23:56pour les mots,
23:57pour le vocabulaire,
23:57j'aime bien,
23:59je trouve ça assez chouette,
24:00c'est que le vocabulaire,
24:01toute sa vie,
24:01on peut l'ouvrir,
24:02en apprendre encore davantage,
24:04et je veux dire,
24:04utiliser un nouveau mot dans une chanson,
24:05il n'y a rien de plus d'excitant,
24:06je trouve,
24:06donc c'est vraiment ça que j'adore,
24:07et puis,
24:08je crois que,
24:09c'est les phrases aussi,
24:10les petites phrases des habitudes,
24:12moi, poésie,
24:12je trouve que c'est un grand terme,
24:13je veux dire,
24:13c'est un autre métier presque,
24:15je veux dire,
24:15même si ça me douche qu'on me dit ça,
24:16je crois que c'est plutôt les phrases
24:17qu'on me dit
24:18quand on parle le langage de l'amour,
24:20qu'on parle d'hypocrise,
24:22tous ces titres de chansons
24:23ne sont venus de ça,
24:23c'est des choses que j'entends,
24:24et ça me parle.
24:25Il y a les gens qui crient
24:27tout le temps,
24:28tout le temps,
24:30ceux qui sourient
24:32de temps en temps,
24:33et il y a les gens qui dansent
24:36partout
24:37et n'importe comment.
24:41Quand je parle des gens qui dansent,
24:42c'est parce que les gens qui dansent,
24:43c'est un peu les gens qui vivent,
24:45c'est un peu le double sens,
24:46un peu léger,
24:47je dois l'accorder,
24:47mais je veux dire,
24:48c'est pour raconter de manière honnête
24:51et brutale ce truc-là,
24:52c'est-à-dire qu'en fait,
24:52on est tous des gens qui dansent,
24:54c'est-à-dire des gens
24:55qui font ce qu'ils peuvent,
24:56et je veux dire,
24:56ils font ce qu'ils peuvent dans la vie,
24:57moi, c'est toujours ça
24:57qui m'a intéressé,
24:58c'est malgré les difficultés,
25:00malgré les contraintes,
25:00malgré tout ça,
25:01on est des gens qui dansent,
25:02on continue à danser,
25:03que ce soit dans une boîte
25:03ou on continue à danser
25:05dans le fil de la vie,
25:06c'est-à-dire en essayant
25:06d'avoir des enfants,
25:07des machins,
25:07tout ça,
25:08dans un monde qui paraît
25:08tout à fait incertain,
25:09moi, c'est ça qui me touche,
25:10donc c'est vraiment
25:11les gens qui vivent
25:12qui me touchent,
25:12et moi, je fais partie des gens,
25:13je ne suis pas au-dessus
25:14ni en dessous de la foule,
25:14je dis toujours
25:15que je suis en plein dedans.
25:19Oui, quand je peux,
25:20parce que là,
25:21on dirait que j'ai la posture
25:23de l'observateur,
25:24qui analyse tout le monde
25:25comme un grand sage,
25:26loin de ça,
25:26moi aussi, je suis un vivant,
25:28je veux dire,
25:28j'ai des émotions,
25:28je me lève le matin
25:29de mauvaise humeur,
25:30parfois, parfois de bonne humeur,
25:31j'ai des chagrins d'amour,
25:32j'ai des chagrins de politique,
25:35j'ai des chagrins de vie,
25:36je veux dire,
25:36j'ai aussi des moments
25:37de bonne humeur,
25:38des trucs comme ça,
25:38donc en fait,
25:39j'écris aussi avec ça,
25:40donc forcément que c'est
25:41un point de vue
25:41qui m'appartient,
25:42je veux dire,
25:43je n'ai pas une vision divine
25:44là-dessus,
25:45loin de là,
25:45je veux dire,
25:46c'est mon influence,
25:47c'est mon avis de comptoir,
25:48en fait,
25:48c'est toujours ça,
25:49moi, mes chansons
25:49sont des avis de comptoir,
25:51c'est des choses que
25:51je ne dis pas au bar
25:52avec des potes,
25:53c'est des trucs que je dis
25:53dans un album,
25:54il y en a plein qui me diront
25:54t'aurais dû les garder
25:55pour le bar
25:55et d'autres qui diront
25:56je suis content
25:56que tu me les aies partagés
25:57et je le fais pour
25:59la deuxième partie.
26:12Et notez que les entretiens
26:13complets avec Feu Chatterton
26:14et Sam Sauvage
26:15sont disponibles
26:16sur la chaîne YouTube
26:17La Boite à Malice TV
26:19et si vous pestez
26:20et d'avoir manqué
26:20les francopholies
26:21d'Esh sur Alzette
26:22cette année,
26:22sachez qu'elles seront
26:23de retour en 2027,
26:25ça sera du 11 au 13 juin.
26:27Et voilà,
26:28c'est tout pour aujourd'hui
26:29mais bien sûr,
26:29on se retrouve la semaine prochaine
26:30pour la dernière
26:31Boite à Malice de la saison
26:32qui sera entièrement consacrée
26:34au festival Constellation de Metz
26:35qui fête ses 10 ans.
26:37D'ici là,
26:38émerveillez-vous.
26:39Allez, bye bye.
27:04Votre dose quotidienne de spectacle
27:06avec le Casino 2000
27:08de Montdorff-les-Bains
27:09au Luxembourg.
27:09Sous-titrage Société Radio-Canada
27:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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