00:00Et on vient de l'apprendre à l'instant, le plan blanc a été officialisé dans tous les hôpitaux d
00:05'Île-de-France.
00:06Benoît Vivien, je rappelle que vous êtes chef adjoint du service du SAMU de Paris.
00:10C'était une nécessité concrètement. Qu'est-ce que ça veut dire un plan blanc activé ?
00:14Le plan blanc activé au niveau de l'assistance publique par le directeur général, monsieur Nicolas Revelle,
00:19ça veut dire qu'on va concentrer tous les moyens possibles pour prendre en charge les patients victimes de la
00:24canicule.
00:25Ça implique des déprogrammations, des libérations de lits, des rappels de personnel, du personnel supplémentaire,
00:31des renforts multiples pour prendre en charge ces patients.
00:34Ça a des conséquences. Chaque fois qu'on déclenche un plan blanc, on arrête des activités.
00:38On arrête par priorité les activités les moins urgentes, de la chirurgie orthopédique par exemple non urgente.
00:44Par contre, tout ce qui est urgent pour l'intervention, un infarctus du myocarde ou autre, là on les priorise.
00:50Donc il y a une dégradation des priorités pendant le plan blanc.
00:53Mais là vous parlez de chirurgie orthopédique, mais on peut aussi reporter des opérations liées à des malades qui seraient
00:58victimes d'un cancer par exemple ?
01:00Tout dépend, c'est cas par cas. On peut les reporter de quelques jours, quelques semaines, tout dépend du type
01:06d'intervention.
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