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  • il y a 3 mois
Avec la canicule, les températures dépassent régulièrement les 30° C dans son logement. Pour Sylvain Grataloup, président de l'Union nationale des propriétaires immobiliers, «ce changement de climat invite chacun d'entre nous à avoir un comportement totalement différent sur le logement». 

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Transcription
00:00Si vous voulez, aujourd'hui, on s'attaque à un chantier qui est immense,
00:03c'est-à-dire à savoir que notre société est complètement bouleversée
00:06par plein de paramètres, notamment le climat.
00:08Et nous avons des constructions qui, elles,
00:10n'ont pas forcément tenu compte de ces évolutions.
00:13Et là, subitement, on veut bouleverser une architecture
00:16qui n'avait pas été envisagée en tenant compte de ces bouleversements
00:20dans des délais qui sont extrêmement rapprochés.
00:22Bien sûr, bien sûr que le confort d'été, comme le confère guvernal,
00:27doit être un élément dont il faut tenir compte.
00:29Maintenant, la question qu'on doit se poser,
00:31et je crois que le ministre y a répondu,
00:34c'est qu'il y a un problème de logement qui est évident,
00:37une attrition importante.
00:38Donc il faut que tous les logements soient mis à disposition de tous les Français
00:41de manière à être logés.
00:43En revanche, il faut que les propriétaires puissent s'engager dans cette rénovation.
00:50Et là, il leur a accordé un délai de trois ans.
00:53Je crois que ce délai de trois ans est suffisant
00:55pour qu'ils puissent prendre la mesure de leurs propres responsabilités.
00:59trouver les entreprises qui permettent de réaliser ces travaux,
01:02et surtout les financements.
01:04Le temps passe vite.
01:05Donc il est hors de question de laisser ces logements vides,
01:07mais il est en même temps hors de question de laisser des logements
01:11qui ne puissent pas évoluer.
01:12Le problème, c'est que ça devient un peu lourd,
01:14parce qu'aujourd'hui, la rénovation énergétique,
01:16qui se contentait uniquement du confort hivernal,
01:20outre la consommation énergétique et les émissions de gaz et effets de serre,
01:24on en rajoute à chaque fois.
01:25Et ces lettres que l'on voit à l'écran,
01:29finalement, ce sont celles qui viennent,
01:32pour chaque appartement, pour chaque bien,
01:34indiquer quelle est la qualité du logement.
01:36Or, une lettre ne peut pas uniquement se contenter de donner cette qualité-là.
01:42Il y a un autre aspect qui me semble important,
01:44et je crois dans ce qui a été évoqué tout à l'heure,
01:47à propos notamment des rassemblements,
01:49il y a aussi une responsabilité des occupants,
01:51qu'ils soient propriétaires occupants, mais aussi des locataires.
01:54C'est-à-dire que ce changement de climat,
01:57cette nouvelle vie dans laquelle nous nous engageons de manière contrainte,
02:01invite chacun d'entre nous, et doit inviter chacun d'entre nous,
02:04à avoir un comportement totalement différent.
02:07On ne pourra pas avoir une vie comme celle qu'on a pu connaître
02:12si on reste avec un comportement qui est exactement le même
02:16qu'il y a quelques années ou quelques décennies.
02:19Je crois que c'est un double aspect,
02:21à la fois effectivement s'inscrire dans une rénovation énergétique,
02:26une adaptation des logements à un confort hivernal, certes,
02:29mais aussi estival,
02:32mais y ajouter également un comportement responsable
02:36de chacun des occupants.
02:37Et il est vrai que durant ces périodes-là,
02:39il faut courber les chines et que les choses ne sont pas si évidentes,
02:42que ce soit pour les locataires,
02:43comme pour les propriétaires occupants,
02:45et je pense aux personnes âgées,
02:46pour qui les choses sont un peu compliquées.
02:48En deux mots, Sylvain Grattalou, pour résumer,
02:51on a prévu des logements pour le froid,
02:54mais pas des logements pour le chaud, pour faire simple,
02:56pour ceux qui nous regardent.
02:57– Mais la canicule a été annoncée depuis très longtemps
03:00par les scientifiques,
03:01mais simplement le temps de réaction,
03:03à la fois des pouvoirs publics et des citoyens,
03:05est relativement long.
03:07Quand on est à Paris,
03:08le temps de réaction est un peu plus court
03:09que lorsqu'on se trouve au cœur même de la France.
03:12Il y a l'infusion de ces informations.
03:14Et ensuite, une fois que l'information est intégrée,
03:17il y a la mise en œuvre qui, elle, n'est pas évidente.
03:19Donc les entreprises doivent s'adapter,
03:22fournir les prestations qui correspondent aux besoins,
03:26notamment du confort estival,
03:28et puis le financement.
03:29Parce que derrière, nous avons des bâtiments anciens,
03:33dont la plupart des propriétaires,
03:34je veux dire, ne sont pas aussi anciens,
03:36en tout cas sont âgés,
03:37et ne disposent pas des ressources,
03:39étant à la retraite, des ressources parfois suffisantes
03:41pour procéder à ces aménagements.
03:43Donc c'est la raison pour laquelle un certain nombre de biens
03:45sont retirés du marché,
03:46faute d'avoir procédé à cette rénovation,
03:49alors même qu'il est nécessaire de le faire.
03:51Donc le temps fait son travail,
03:53c'est vrai que c'est une période qui peut être compliquée,
03:56les quelques années,
03:57en tout cas les trois années qui vont s'écouter,
03:59pour aboutir à ce qu'on ait un parc élu,
04:01qui devienne de qualité,
04:02qui réponde aux exigences d'aujourd'hui,
04:06mais la question que je vous poserai,
04:07quelles seront les nouvelles exigences dans trois ans ?
04:09Ça, on ne les connaît pas, on ne les maîtrise pas.
04:11Et là, il faudra à nouveau recommencer.
04:13Donc c'est un petit peu,
04:14on s'apprend qu'ils se font à la queue,
04:16et je ne vois pas comment s'en sortir,
04:18si ce n'est par un apportement qui est un comportement adapté,
04:22que ce soit à l'extérieur comme à l'intérieur.
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