00:00Docteur Gonzales, est-ce que vous diriez que chez vous aussi, je le disais, vous êtes le chef des urgences
00:04et du SMUR du côté de l'hôpital de Saclay dans l'Essonne, est-ce que vous diriez aussi que
00:08vous êtes arrivé à saturation ?
00:10Alors c'est une constatation qu'aujourd'hui on est obligé de faire. Depuis plusieurs jours maintenant, la vague de
00:18chaleur est conséquente et les patients s'accumulent aux urgences.
00:24Et donc on a aujourd'hui un effet de saturation, non pas par le nombre excessif de patients qui vont
00:31arriver à la chaleur, aux urgences, plutôt par les motifs d'arrivée qui sont liés à la clinicule.
00:36Et surtout l'impossibilité pour nous de pouvoir les renvoyer à domicile et donc de devoir les hospitaliser en plus
00:41grand nombre.
00:42Pourquoi ? Parce qu'en gros vous avez les personnes qui ont fait des malaises chez eux, parce qu'ils
00:45faisaient trop chaud chez eux, ils arrivent aux urgences et si vous les renvoyez chez eux, ils vont refaire les
00:49malaises.
00:50Exactement, ce sont des personnes pour la plupart qui vivent dans des conditions de chaleur extrême, qui vont être déjà
00:56vulnérables, fragilisées par des maladies chroniques, fragilisées par peut-être des conditions sociales défavorables, vulnérables parce que peut-être c
01:06'est des personnes âgées ou peut-être des nourrissons,
01:08et qui lorsqu'ils arrivent aux urgences viennent, quand c'est une cause on va dire médicale liée à la
01:13chaleur, pour des raisons qu'on va pouvoir nous guérir, enfin en tout cas soigner,
01:18mais dans ces conditions-là on ne peut pas les renvoyer à domicile puisqu'on sait qu'on va certainement
01:23les recevoir à nouveau.
01:25Pendant le docteur, ils arrivent dans quel état de santé, ce que vous voyez et pour quelle cause précisément ?
01:30Les principales causes qu'on a pu constater c'est le malaise, c'est le malaise, c'est l'association
01:34faible généralisée, et puis la clivage jusqu'à la plus grave c'est l'hyperthermie et même le coma.
01:41Julie Roser donnait ce chiffre tout à l'heure, ces dernières 24 heures c'est 25 arrêts cardiaques Paris et
01:48Petite Couronne,
01:50c'est-à-dire entre 2 à 5 fois plus que d'habitude, est-ce que vous constatez aussi ça
01:57chez vous ?
01:58Alors je ne vais pas parler d'arrêt cardiaque au niveau des urgences, mais par contre on a une hausse
02:04de fréquentation,
02:05c'est-à-dire qu'on est à plus de 20% d'hospitalisation aux urgences, mais on est bien
02:10conscient après la discussion avec les collègues
02:13qu'il y a en effet de plus en plus de constats de décès de gens qui sont découverts tout
02:17simplement décédés à domicile.
02:18C'est que ça vous dit.
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