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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0119h, ravie de vous retrouver ce soir. Au sommaire, le plan Orsan 3 est déclenché au niveau national.
00:08C'est une première du jamais vu en France. Cette chaleur étouffante n'est plus seulement un épisode météo,
00:13c'est un test grandeur nature pour notre économie.
00:17Quand les salariés ralentissent, les trains souffrent, les récoltes diminuent, les chantiers s'arrêtent,
00:22la canicule devient une facture. Dans son livre « Économie et climat », le faux dilemme,
00:28Myriam Maestroni, défend une idée, s'adapter au climat est désormais un impératif économique.
00:35Pourquoi la canicule devient un problème économique ? On en parle avec notre invité ce soir.
00:40Après C8, CNews. Ils veulent fermer CNews, mais le pluralisme ne se décrète pas, il se vit.
00:48Dans une démocratie, ce n'est pas à l'État, ni au régulateur, de dire quelles opinions ont droit de
00:53citer.
00:54À vouloir uniformiser les débats au nom du pluralisme, on prend le risque d'obtenir à l'inverse.
01:00Des médias qui se ressemblent tous, une parole sous contrôle et une liberté d'expression qui recule.
01:06L'édito de Mathieu Boccote.
01:08Le sénateur communiste et directeur du journal L'Humanité tient les mêmes propos que Marine Le Pen.
01:15Je cite « C'est mieux de travailler avec la clim ».
01:19La politique souffre souvent moins des désaccords que des contradictions.
01:23Il est difficile de prêcher la sobriété tout en vivant autrement,
01:27de dénoncer des privilèges tout en en profitant,
01:30ou de condamner certains comportements que l'on adopte soi-même.
01:33Hypocrisie, incohérence, manque d'honnêteté.
01:35L'analyse de Gabriel Cluzet.
01:38Les écologistes nous expliquent qu'il faut repenser le paysage pour mieux résister aux canicules,
01:43mais à Lyon, il semble surtout s'employer à redessiner le paysage des plaques de rue.
01:49Faute d'aider les Français face à la canicule,
01:54ils rebaptisent les avenues à la demande d'associations communautaires algériennes.
02:00Pendant que le thermomètre grimpe, eux changent les noms.
02:04C'est sans doute plus simple que de faire baisser la température.
02:07La politique symbolique ne fait pas d'ombre.
02:10Elle change le décor, mais pas le climat, le regard de Marc Menon.
02:14Après 2003, la France a appris à gérer l'urgence,
02:18mais le droit désormais s'adapter durablement des villes africaines
02:23montre la voie avec des solutions simples et écologistes.
02:27Arbres, ombres, trois blancs, ventilation naturelle,
02:30matériaux traditionnels pour rafraîchir les villes
02:33sans dépendre uniquement de la climatisation, l'analyse de Michel Fayad.
02:37La jouissance dans la violence, l'extase en cherchant à donner la mort,
02:43voilà ce qu'on appelle la barbarie.
02:45À Narbonne, la mort de Louis à 17 ans bouleverse le pays,
02:49scène filmée et diffusée sur les réseaux sociaux
02:51pour poster pour l'éternité sa sauvagerie revendiquée.
02:55Quand la violence devient spectacle,
02:57c'est un signal d'alarme pour toutes les sociétés, toute la société.
03:00La justice doit passer.
03:03La banalisation de cette cruauté ne peut jamais être acceptée.
03:07Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:09Et puis, Patrick Boucheron est un historien célèbre.
03:13Il parlait à la radio de Marc Bloch,
03:15un grand historien juif dont on a parlé il y a quelques jours,
03:18entré au Panthéon.
03:19Quand on lui a demandé ce qu'il pensait de la montée de l'antisémitisme aujourd'hui,
03:23il a simplement répondu,
03:24« Je vous laisse parler tout seul ».
03:25Beaucoup y voient un silence gênant
03:27et un manque de courage face à la haine contre les juifs.
03:31Est-ce la trahison des intellectuels
03:33qui préfèrent leur fidélité à LFI plutôt qu'à la vérité ?
03:36L'édito de Mathieu Bocoté.
03:38Une heure pour tout se dire et surtout sans tabou.
03:55Les enseignants craquent,
03:57les hôpitaux saturent,
03:58les salariés suffoquent,
04:00les élèves décrochent,
04:02les seniors s'épuisent,
04:04la canicule ne choisit pas ses victimes ce soir.
04:07Toute la France s'interroge
04:08et on en parlera dans un instant.
04:10D'abord, Maxime Saada a publié une défense de ces news
04:15et surtout de la liberté d'expression contre un pouvoir
04:19qui se permet de menacer,
04:21de fermer les chaînes qui le dérangent.
04:24Et c'est sur ce texte et la mise en demeure
04:26qui était à son origine par rapport à ces news
04:29que Mathieu Bocoté veut revenir ce soir.
04:32Oui, c'est un texte,
04:33on l'a évoqué hier soir en un mot,
04:35c'est un texte remarquable
04:36et là on me dira,
04:37oui, il dit que c'est un texte remarquable
04:38parce qu'il vient du patron de la chaîne pour laquelle il bosse,
04:39le patron des patrons des patrons.
04:41Il dit non, très honnêtement,
04:42c'est un texte de vraie grande qualité.
04:45Il n'est pas interdit quelquefois
04:46que des patrons décident de publier un papier
04:48qui est de bonne facture
04:49et dès lors, il faut le noter.
04:52C'est un texte remarquable d'abord et avant tout
04:54parce que la tentation de plusieurs,
04:56j'imagine,
04:56lorsque le pouvoir se montre aussi agressif,
04:59lorsque le pouvoir se montre aussi résolu
05:01à fermer une chaîne comme CNews, par exemple,
05:02la tentation de plusieurs serait de faire le dos rond,
05:05serait de raser les murs,
05:07serait de se faire tout petit
05:08en espérant ne pas être sanctionné.
05:10C'est une tentation humaine,
05:11c'est-à-dire on va se coucher,
05:13on va rien dire,
05:14on va faire semblant qu'on n'est pas là,
05:15peut-être vont-ils nous oublier
05:16et dès lors,
05:17on passera à la prochaine étape sans sanction.
05:19C'est une erreur qu'on fonctionne ainsi.
05:22Quand on veut vous abattre,
05:23ce que vous devez faire,
05:24vous devez riposter politiquement,
05:26vous devez riposter à bon niveau
05:28et c'est ce que propose Maxime Salat dans ce texte.
05:31Alors, on me dit que c'est une réponse
05:33à la mise en demeure de l'ARCOM.
05:35C'est plutôt, alors, c'est exact, mais imprécis.
05:38Parce que c'est une réponse, en fait,
05:39une séquence qui commence,
05:40il y a un bon moment déjà,
05:42avec l'attaque de Reporteurs sans frontières,
05:44le si mal nommé groupe,
05:46qui a décidé de s'en prendre à CNews
05:48pour des styles défauts de pluralisme.
05:51On s'en souvient,
05:52l'RSF, Reporteurs sans frontières,
05:54c'est repris ensuite par le Conseil d'État
05:57qui décide de redéfinir la doctrine
05:59sur le pluralisme.
06:00à la télévision.
06:02Donc, redéfinir la doctrine.
06:03Il ne s'agit plus simplement
06:04de respecter les temps de parole
06:05des partis politiques.
06:07Ce qui, soit dit en passant,
06:08est déjà absurde.
06:09Je me permets de le dire.
06:10Ailleurs, dans le monde occidental,
06:12l'idée de quantifier exactement
06:14le temps de parole
06:14des partis politiques disponibles
06:16à la télévision, la radio, tout ça,
06:17il y a quelque chose là-dedans
06:18de profondément...
06:19Ça n'existe nulle part ailleurs.
06:22On est le seul pays au monde
06:23à décompter le temps de parole
06:24des politiques.
06:25Vous savez, quand on explique ça...
06:26Avec la Roumanie qui nous copie.
06:27Ils ne comprennent pas vraiment.
06:29De ce point de vue,
06:30je pense qu'on doit dire que, déjà,
06:31la règle sur les temps de parole
06:33est d'une originalité négative.
06:34On va dire ça comme ça.
06:36Ensuite, on nous dit, non,
06:38il faut élargir les critères
06:39du pluralisme désormais
06:40pour faire en sorte
06:41d'avoir une représentation
06:42des différents courants,
06:44des différentes perspectives
06:45sur un sujet
06:46et sur une diversité de sujets
06:48à la télévision, à la radio,
06:50sans quoi vous serez pris
06:51en défaut de pluralisme.
06:53La question, c'est comment
06:54on traduit ça concrètement.
06:55Est-ce qu'il s'agit...
06:56Pour représenter le pluralisme ainsi,
06:59il faut des critères
07:00pour définir le pluralisme.
07:01De quoi parle-t-on?
07:02Est-ce que c'est donc gauche,
07:03centre, droite,
07:04mais pas les extrêmes
07:05ou avec les extrêmes?
07:07Mais que fait-on des gens
07:08qui refusent le clivage
07:09gauche, centre, droite,
07:10extrême, pas extrême?
07:12Est-ce qu'on...
07:13Que fait-on, par ailleurs,
07:14des débats qui n'entrent pas
07:15tout simplement dans la catégorie
07:17gauche, droite et ainsi de suite?
07:18Que fait-on des nombreux thèmes
07:20qui, dans la vie publique,
07:21ne se laissent pas réduire
07:22à un pour-contre?
07:23Donc, déjà, l'idée
07:25de mettre en scène le pluralisme,
07:27ça présuppose qu'un régulateur extérieur
07:28qui vous dit
07:29quelles positions doivent être représentées.
07:31Donc, qu'est-ce que ça veut dire
07:32concrètement, on va le dire?
07:33Ça veut dire que l'ARCOM
07:35décide de s'inviter
07:36dans les salles de rédaction
07:37pour dire, donc,
07:38Serge Nedjar, Thomas Bauder,
07:40au revoir,
07:41vous êtes désormais là
07:42de manière secondaire
07:43parce que le régulateur
07:44va vous dire
07:45de quelle manière
07:46vous allez construire
07:47votre ligne éditoriale
07:49dans cette chaîne.
07:50Est-ce qu'on peut imaginer
07:51un autre pays démocratique
07:53où l'État
07:54se permet d'entrer
07:55dans une salle de rédaction,
07:56une chaîne privée,
07:57et dire, voilà comment
07:58vous devez construire
07:59votre pluralisme interne,
08:00sinon vous serez
08:02sanctionné
08:02et ensuite fermé.
08:04Est-ce qu'on peut imaginer
08:05dans une démocratie
08:05un État
08:06qui se permet
08:07véritablement
08:08de se substituer
08:09à la rédaction
08:10d'un journal?
08:11C'est inimaginable.
08:12Eh bien, pourtant,
08:12nous devons l'imaginer
08:13aujourd'hui.
08:14Par ailleurs,
08:16j'ai lu la décision
08:17de l'ARCOM,
08:18je vous le disais hier,
08:19en fait,
08:19j'en ai lu plusieurs.
08:20Et chaque fois,
08:21ce qui me frappe là-dedans,
08:22c'est,
08:23et je reprends les mots,
08:24l'inanité intellectuelle,
08:25la faiblesse intellectuelle
08:26de ceux qui tiennent
08:27la plume pour ça.
08:27Franchement,
08:28ce n'est pas les meilleurs
08:28de leur promotion
08:29qui se retrouvent
08:29à écrire pour l'ARCOM.
08:31On se retrouve
08:31avec des textes
08:32assez nuls,
08:33rédigés dans un langage
08:34administratif pesant
08:35qui font penser
08:36à la littérature
08:37administrative soviétique
08:38pour maquiller
08:39des préférences idéologiques
08:40marquées
08:41et leur donner
08:42un vernis d'objectivité.
08:43Mais c'est le style juridique
08:44aussi,
08:44c'est un peu comme ça.
08:45Non, non,
08:45il y a un style juridique
08:46qui est plus élégant.
08:47Le style administratif soviétique,
08:48c'est autre chose.
08:50Heureusement,
08:50on l'avait oublié.
08:50C'est un peu durant.
08:53Une phrase fait huit lignes.
08:54Une phrase en général fait huit lignes.
08:56Non, non, non,
08:56je peux faire pire
08:57pour les phrases.
08:58Marc peut encore faire pire.
08:59Oui, lui, c'est une page.
08:59Il est compréhensible
09:00et moi aussi.
09:01Moi, je l'espère.
09:02Et ensuite,
09:03on nous dit
09:03de quelle manière
09:04ensuite construire
09:05le pluralisme
09:05à partir, j'insiste,
09:07de critères flous
09:07qui ne sont jamais précisés.
09:09Donc, on ne sait pas
09:10à partir de quels critères
09:11nous sommes jugés.
09:12Donc, cela dit,
09:13on comprend globalement
09:14qu'il faut avoir
09:14un point de vue positif
09:15ou à tout le moins
09:15plutôt positif
09:16de l'exécutif,
09:18de l'islam,
09:19de l'immigration,
09:20de la justice
09:21et ne pas être exagérément
09:22critique envers LFI.
09:24Si on est dans cet état d'esprit,
09:26je devine qu'on est
09:27arcomisable.
09:28Je devine par ailleurs
09:29si l'arcom considère
09:31qu'on ne se soumet pas
09:32à sa manière
09:32de penser le pluralisme,
09:34à sa manière
09:34de penser l'orientation
09:35des débats
09:36à la lumière
09:36de ses préférences,
09:37soudainement,
09:38on est extérieur
09:38au pluralisme arcomien.
09:40Mais encore une fois,
09:40on ne saura pas
09:40exactement pourquoi
09:41parce que les critères
09:42ne sont jamais définis.
09:44Vous serez jugés
09:44sans qu'on ne sache
09:45à partir de quels critères
09:46vous le saurez.
09:47Sauf si je me trompe,
09:48le pluralisme élargi
09:49n'existe pas
09:50dans la loi de 86
09:51qui régit l'audiovisuel,
09:52mais ça existe
09:53uniquement pour CNews.
09:54Je ferme la parenthèse.
09:55Le pluralisme
09:56est pourtant nécessaire,
09:58Mathieu Bocoté,
09:59dans une société démocratique.
10:00L'arcom ne devrait-elle pas
10:02s'en faire la gardienne?
10:04C'est ce qu'elle dit.
10:05C'est ce qu'elle dit.
10:06Mais ma réponse,
10:06elle est toute simple.
10:07Le pluralisme dans une démocratie,
10:09c'est un effet de la liberté.
10:10C'est-à-dire,
10:11c'est pas le pluralisme,
10:11on ne décrète pas le pluralisme
10:12comme ça, gauche, droite, centre,
10:14mauve, blanc, jaune, vert.
10:16Non.
10:16Il y a une liberté.
10:17Cette liberté
10:18est une liberté d'entreprendre
10:19dans tous les domaines
10:20de la vie d'ailleurs.
10:21Vous pouvez dès lors
10:23lancer un média,
10:24un blog,
10:25un podcast,
10:26un balado,
10:26comme on dit chez nous.
10:27Vous pouvez lancer un journal,
10:29vous pouvez lancer une télé,
10:29vous pouvez acheter,
10:30vous pouvez faire plein de choses.
10:31Et à partir de la diversité,
10:33là, il y a un marché ensuite
10:34qui a des gens
10:34qui ont des préférences idéologiques
10:35A, B, C, D.
10:37Ensuite,
10:39le pluralisme se construit comment?
10:40À partir de la diversité
10:42d'offres qui existent
10:43dans la société.
10:44Et là, il y a une demande.
10:45Donc là, qu'est-ce qui arrive?
10:46Mais soudainement,
10:47quand Seigneuse, par exemple,
10:48on s'est demandé
10:48pourquoi Seigneuse
10:49a réussi à monter
10:49aussi rapidement.
10:50C'était un point d'interrogation
10:52dans l'esprit de plusieurs.
10:54Et là, il fallait leur dire,
10:55mais il y avait pendant longtemps
10:56une demande sans offre.
10:58Eh bien, une offre
10:58a trouvé sa demande.
11:00Donc, le pluralisme,
11:00c'est ça.
11:01C'est tout simplement
11:01un effet de la liberté.
11:02Mais si vous voulez définir
11:04à l'avance le pluralisme
11:05à partir des catégories politiques
11:06ou idéologiques
11:07ou sociologiques
11:07qui vous plaisent,
11:08vous congelez le pluralisme.
11:11Vous décidez très finalement
11:12de faire du pluralisme
11:13une annexe du discours de l'État.
11:15L'État, d'ailleurs,
11:16c'est un effet,
11:16si je peux me permettre là-dessus,
11:18c'est un peu un héritage
11:19de la séquence COVID.
11:20Au moment de la séquence COVID,
11:21c'est bien antérieur,
11:22mais au moment de la séquence COVID,
11:23on a demandé aux différents médias
11:24non plus des espaces de liberté,
11:27mais des espaces pour relayer
11:28le discours étatique
11:30ou le discours public.
11:32Eh bien, aujourd'hui,
11:32certains considèrent que
11:33si on s'éloigne du discours dominant,
11:35eh bien, on quitte
11:37le domaine de l'information
11:38il faudrait relayer
11:39le discours du pouvoir
11:40pour être ARCOM compatible.
11:42On trouve sur cette chaîne,
11:44on l'a souvent dit,
11:45mais je le redis,
11:46des intellectuels
11:46qu'on ne trouve pas ailleurs,
11:47des journalistes
11:48qu'on ne trouve pas ailleurs,
11:49des conversations
11:49qu'on ne trouve pas ailleurs,
11:50des thèmes qu'on ne trouve pas ailleurs.
11:52De ce point de vue,
11:53CNews, de manière paradoxale,
11:54incarne dans l'espace médiatique
11:56une part de pluralisme
11:58bien plus grande
11:58que tout ce qu'on trouve
11:59sur des chaînes
12:00souvent ailleurs interchangeables.
12:02C'est-à-dire qu'ici,
12:03on pourrait dire que CNews
12:04corrige 40 ans d'absence
12:05de pluralisme à grande échelle
12:06dans le système médiatique.
12:08Et, si je peux me permettre,
12:10si on doit penser
12:11le pluralisme interne
12:12sur les différents sujets,
12:13par exemple,
12:14islam,
12:15insécurité, LFI,
12:16tout ça,
12:16ce que nous dit l'ARCOM,
12:17je suis curieux de voir
12:18comment ils vont jouer
12:19la question du pluralisme interne
12:20lorsqu'ils se saisiront
12:21du service public
12:22ou d'autres chaînes
12:23sur des questions,
12:24je ne sais pas moi,
12:24comme la remigration
12:26ou encore le débat
12:27sur l'extrême droite
12:28ou encore le débat
12:29sur tout ce qui touche
12:30aux mesures sanitaires.
12:31Comment vont-ils jouer
12:32le pluralisme interne
12:33sur le service public
12:34ou ailleurs
12:34sur des sujets
12:35sur lesquels ils sont
12:36normalement monothématiques,
12:38monomaniaques ?
12:38Je ne dis pas
12:39qu'ils doivent le faire.
12:40Je me demande
12:40comment ils vont le faire
12:41pour être recommisables.
12:42Ceux qui nous regardent
12:43se posent une question.
12:45Est-ce qu'il faut craindre
12:46la fermeture de ces news ?
12:47Mais bien évidemment.
12:49Moi, j'en parlais
12:49avec une amie
12:50il y a quelques minutes.
12:51Elle me dit
12:51qu'ils ne vous fermeront pas.
12:52Faites-vous en pas,
12:53ils ne vous fermeront pas.
12:54Moi, ma thèse,
12:55c'est qu'ils le veulent.
12:56Je ne dis pas
12:56qu'ils y parviendront.
12:58Je dis qu'ils le désirent.
13:00Ils l'ont fait de manière,
13:01j'aurais programmée,
13:02donc étape par étape,
13:04pour maquiller ça
13:05sous les catégories
13:05de l'État de droit.
13:07Partout dans le monde occidental
13:08aujourd'hui,
13:09il y a une volonté
13:10de resserrer l'accès
13:10à l'espace public.
13:12En France,
13:12il y a la volonté
13:13de fermer une chaîne,
13:15possiblement d'en finir
13:15avec cette expression
13:17institutionnelle
13:17d'un pluralisme véritable.
13:19Et voilà comment
13:19ça va se terminer
13:20si ça se termine mal.
13:21C News est traité
13:22comme un corps étranger.
13:24Dès lors,
13:24c'est au nom du pluralisme
13:25qu'on va vouloir fermer C News.
13:26C'est au nom de l'État de droit
13:27qu'on justifiera
13:28l'arbitraire de l'ARCOM.
13:29C'est au nom de la démocratie libérale
13:31qu'on va pratiquer
13:32les libéralismes
13:32le plus décomplexés.
13:34Et c'est au nom de la démocratie
13:35que certains vont applaudir
13:36à la fin de la chaîne.
13:37Devant cela,
13:38je ne dis pas
13:38que ceux qui veulent
13:39fermer C News
13:40vont y parvenir.
13:40Je dis qu'il faut nommer
13:41ce qui se passe,
13:42nommer cette entreprise,
13:43ne pas faire semblant
13:44qu'elle ne réussira pas.
13:45Et c'est en se battant,
13:46si je peux me permettre,
13:47quelles que soient nos préférences
13:49idéologiques personnelles,
13:49c'est en se battant
13:50pour le véritable pluralisme
13:51qu'on sera capable
13:52de conserver un esprit démocratique.
13:53Mais ceux qui sont devant nous
13:54veulent abolir cette chaîne
13:55au nom de la démocratie.
13:57Ce sont des faux culs.
14:01En attendant,
14:02deux journalistes
14:03de Face à l'Info
14:04sont dans le top 15
14:05des journalistes
14:06les plus influents de France
14:08selon le baromètre
14:10ENGIE 2026
14:12dont Charlotte Dornelas
14:13qui est la numéro 8.
14:16Félicitations.
14:16Mais ils veulent fermer
14:17ces news.
14:18On marque une pause.
14:20On revient dans Face à l'Info.
14:27Beaucoup de sujets ce soir.
14:28Retour dans l'émission
14:29Face à l'Info
14:30avant d'aborder
14:31le sujet de la canicule.
14:33Avec vous,
14:34Michel Fayad,
14:35on va d'abord recevoir
14:35notre invité
14:37Myriam Maestroni
14:38pour son livre
14:39Économie et Climat
14:40le faux dilemme.
14:42Ce que vous expliquez
14:43dans votre livre,
14:43bonsoir,
14:44merci d'être avec nous,
14:45c'est qu'aujourd'hui
14:46la canicule,
14:47ce n'est plus une question
14:48de chaleur vraiment,
14:49ce n'est plus une question
14:50de santé seulement,
14:51mais c'est une question
14:52économique.
14:53Dites-nous pourquoi.
14:54Eh bien,
14:55parce qu'en fait,
14:56c'est un épisode
14:56ou une manifestation
14:57de plus de ce changement
14:59climatique
14:59auquel on a opposé
15:01la dimension
15:02de décarbonation
15:03en glissant un peu vite
15:05de transition énergétique
15:07à décarbonation,
15:08alors que bien sûr,
15:09on doit mettre
15:10en équation compétitivité
15:12de notre économie
15:13et croissance
15:14et souveraineté.
15:16Et en fait,
15:17le fait de trop
15:18se focaliser
15:19sur la décarbonation
15:20qui est la cerise
15:21sur le gâteau
15:21a produit un clivage
15:23dans la société
15:24qui finalement
15:26s'est divisé
15:27entre d'un côté
15:28les vendeurs de peur,
15:29déclinologues,
15:30collapsologues,
15:33décroissantistes
15:33et de l'autre côté
15:35les vendeurs de doute
15:36qui ne croient pas du tout
15:37qu'il y a de problèmes
15:38sur le climat,
15:39donc climato-sceptiques
15:41et parfois même
15:42à renier
15:43ce que la science
15:44ou la simple observation
15:47au quotidien
15:48nous permet de voir.
15:50Et au milieu,
15:51finalement,
15:51on a un grand trou noir
15:52parce que pendant
15:54que ces deux extrêmes
15:56s'affrontent,
15:57on ne réfléchit plus
15:58sur quelque chose
16:00d'aussi basique
16:01qu'on ne peut pas
16:02opposer l'économie
16:03et le climat
16:04et on a besoin
16:05surtout dans notre pays
16:06de croissance,
16:08d'investissement
16:09et ce qui ne choque personne
16:10c'est que finalement
16:11on arrive à trouver
16:12des financements
16:13entre guillemets
16:14pour financer
16:16des flux
16:16et des coûts
16:17mais pas pour investir
16:18ce qui est quand même
16:18un paradoxe fondamental.
16:20Là, on voit
16:21que les salariés
16:24se mettent certains
16:25en congé,
16:26les enseignants
16:26vont entrer en grève,
16:28la productivité
16:29est en train de baisser
16:30parce que maintenant
16:31plus personne ne peut
16:32travailler,
16:32enfin sauf nous,
16:33mais j'exagère un peu,
16:34mais beaucoup ne peuvent
16:35plus travailler
16:35à cause de la chaleur
16:36donc on voit
16:36qu'il y a un impact
16:37direct sur la productivité.
16:39Quel secteur paie
16:40aujourd'hui selon vous
16:41le plus lourd tribut
16:42à la chaleur,
16:43Myriam Mastroini ?
16:44Tous les secteurs
16:45sont concernés malheureusement.
16:46Les terrasses de restaurants
16:47qui souffrent beaucoup
16:48de la crise en général,
16:50personne n'est sur une terrasse
16:51d'un restaurant
16:52ou d'un bar
16:53quand il fait 35,
16:5438,
16:5440 degrés.
16:56On a le transport bien sûr.
16:58J'ai vu un vol
17:00de Florence
17:00à Londres
17:03débarquer 20 passagers
17:04parce qu'il faut plus
17:05de kérosène
17:06quand on a des températures
17:07supérieures à 35 degrés
17:08sur des pistes courtes
17:09et bien ça pose ce problème.
17:11dans le transport
17:12on a les voies ferrées
17:14qui bougent
17:14donc ça provoque
17:15des retards,
17:16ça provoque
17:17des annulations
17:18de trains.
17:19On a évidemment
17:20l'agriculture,
17:21les pâturages
17:22sont grillés
17:22avant de démarrer
17:24la saison
17:24donc l'élevage.
17:26Je crois qu'il n'y a aucun
17:27secteur qui n'échappe
17:28à ça.
17:29Ce qui est d'ailleurs
17:29nouveau de dire
17:30deux choses.
17:31La première c'est
17:31que le coût
17:32de l'inaction
17:33est élevé.
17:35On entend
17:35de plus en plus
17:36des études sérieuses
17:38des gens comme Alliance
17:38qui vous disent
17:39que ça va coûter
17:40de 0,5 à 1%
17:41de PIB.
17:42Si on fait le calcul
17:43c'est pratiquement
17:43800 euros par ménage.
17:45Et par ailleurs
17:46on a les coûts
17:48liés aux dégâts climatiques
17:49qui explosent.
17:51Nous en France
17:52on a la chance encore
17:53d'avoir un système
17:54assurantiel
17:55qui couvre
17:56mais jusqu'à quand ?
17:57On a 11 millions
17:58de Français
17:59qui vivent
17:59dans des maisons
18:00menacées de RGE,
18:02retrait,
18:02gonflement des argiles,
18:04de RGA pardon.
18:06Évidemment
18:06ils doivent investir
18:07pour consolider
18:08leur logement.
18:08Et on a vu passer
18:10la prime
18:11catastrophe naturelle
18:12la part de la prime
18:12catastrophe naturelle
18:14de 3 à 20%
18:18l'année dernière.
18:19Donc on voit bien
18:20qu'il y a
18:21des coûts clairs
18:22qui sont aujourd'hui
18:25calculés
18:25par des organismes
18:26et des études sérieuses
18:27y compris
18:28l'Organisation mondiale
18:29du travail
18:30qui dit
18:30ça va coûter
18:3080 millions d'emplois.
18:32Michel Fayad.
18:33Dans votre livre
18:34vous analysez
18:34le choc des titans mondiaux
18:36et la dépendance européenne.
18:37Vous revenez également
18:38d'une tournée
18:39dans les Outre-mer
18:40et en première ligne
18:41face au choc climatique.
18:42Comment la réponse
18:43aux canicules
18:44et l'obligation
18:44de repenser
18:45nos réseaux énergétiques
18:46peuvent-elles devenir
18:47une arme de souveraineté
18:48industrielle
18:49pour la France
18:50plutôt qu'un facteur
18:51d'asphyxie
18:51face aux Etats-Unis
18:52et la Chine ?
18:53Les Etats-Unis
18:54clairement sont retournés
18:55vers le dollar
18:56et les pétrodollars.
18:57C'est ce que nous disent
18:58les guerres
18:58dont on parle tous les jours
18:59sur vos plateaux.
19:01Face à ça
19:01on a l'électro-yuan
19:02puisque les Chinois
19:03qui n'avaient pas
19:04de gaz ou de pétrole
19:06ont compris
19:06qu'il fallait s'électrifier.
19:07L'électrification
19:09finalement de l'économie
19:10est un fait
19:11depuis les années 60.
19:12Tous les nouveaux usages
19:14qui apparaissent
19:14ça a été la génération
19:16des machines à laver.
19:17Ensuite dans les années
19:18un peu plus tard
19:19on a eu les moyens
19:20de communication.
19:21Aujourd'hui
19:22c'est les data centers
19:23donc l'économie
19:25s'électrifie.
19:26On sait qu'on a des moyens
19:27d'aller vers
19:28de l'efficacité énergétique
19:30et de mieux réguler
19:31l'électricité
19:31puis surtout
19:32l'électricité
19:32peut se produire localement.
19:34au niveau territorial
19:35avec toutes sortes
19:37de moyens
19:38de produits
19:38ça peut être
19:40le photovoltaïque
19:40l'éolien
19:41en fonction des territoires
19:42la géothermie
19:43il y a beaucoup de moyens
19:45vous noterez
19:46qu'on parle plus
19:46de mix énergétique
19:48et de mix électrique
19:49on a fusionné tout ça
19:50donc à la fin
19:51plus personne ne comprend rien
19:52sur des choses
19:53aussi basiques
19:53que les composantes
19:55d'un mix énergétique
19:56et les prix de revient
19:57je ne vais pas rentrer
19:58dans le détail
19:58mais les prix de revient
19:59des différentes façons
20:01de produire l'électricité
20:03et évidemment
20:04si on s'électrifie
20:05et j'en arrive à votre question
20:06il faut renforcer
20:08des réseaux
20:08et on sait qu'on a
20:10des dizaines de milliards
20:11pour parler
20:12à une centaine de milliards
20:14d'efforts à faire
20:15d'investissement
20:16pour renforcer
20:17nos réseaux électriques
20:19bien sûr
20:20qui font partie
20:21de l'équation
20:21et en dernier lieu
20:23je crois qu'on doit faire
20:23un mix
20:24parce que j'entendais
20:25quelqu'un s'exprimer
20:25en disant
20:26il est trop tard
20:26non il n'est pas trop tard
20:27parce que si on ne commence jamais
20:28et bien là
20:28évidemment il sera trop tard
20:29un jour
20:30mais on doit faire
20:31un mix entre atténuation
20:32et adaptation
20:33dans l'adaptation
20:35vous le mentionnez
20:36tout à l'heure
20:37on a la possibilité
20:38de rester chez soi
20:39mais qu'est-ce que vous voulez
20:40que je vous dise
20:40on a 50% des maisons
20:41qui sont des passoires
20:42et aujourd'hui
20:43des bouluards thermiques
20:44ça ne rythme à rien
20:45de rester chez soi
20:47quand on n'a pas pu
20:47adapter nos logements
20:49comme on aurait dû le faire
20:50et ça implique
20:51aujourd'hui
20:51des nouvelles solutions
20:52on les a
20:53avec des travaux
20:54étape par étape
20:55pour par exemple
20:57faire monter
20:57en gamme énergétique
20:58nos logements
20:59deux dernières questions
21:01avant de terminer
21:01la climatisation
21:02c'est une solution
21:03ou un faux remède
21:04et puis qu'est-ce qu'il faut faire ?
21:05qu'est-ce qu'il faut faire
21:05là à l'heure
21:06qu'il est concrètement ?
21:07on ne peut pas imaginer
21:07la maison
21:08avec son chauffage en hiver
21:10et la climatisation
21:11en été
21:12ou des températures
21:13de confort
21:13pour les êtres humains
21:14ça fait partie
21:16des besoins fondamentaux
21:17donc il faut arrêter
21:18ces débats
21:18et je vous rappelle quand même
21:19qu'on vient de parler
21:20d'un plan de 400 000
21:21pompes à chaleur
21:22une pompe à chaleur
21:23c'est réversible
21:24ça peut créer du chaud l'hiver
21:25et du froid l'été
21:26donc il faut je crois
21:28cesser les débats
21:29et passer à l'action
21:30pardon
21:31dernière question subsidiaire
21:32lorsque Sébastien Lecornu
21:33il a annoncé aujourd'hui
21:34un doublement de l'enveloppe
21:35pour la rénovation énergétique
21:37des hôpitaux
21:37à 600 millions d'euros
21:38vous applaudissez ?
21:40oui mais c'est que du réactif
21:41il faut passer sur quelque chose
21:43qui est suivi
21:44année après année
21:45et on ne peut pas
21:46faire du cas par cas
21:47on a besoin
21:48les entreprises ont besoin
21:49de visibilité
21:50merci beaucoup
21:52à Myriam Masourini
21:53je rappelle
21:54votre livre
21:55économie et climat
21:57évidemment
21:57maintenant
21:58on se rend compte
21:59à quel point
22:00la canicule pèse
22:01sur l'économie
22:02sur la productivité
22:03merci infiniment
22:04d'avoir été notre invité
22:05Florian
22:06il a pour vous accueillir
22:07pour
22:08votre
22:09pour quitter le plateau
22:10je sais que vous avez
22:11un programme très chargé
22:12ce soir
22:13merci infiniment
22:14pour votre présence
22:15on va continuer avec vous
22:16Michel Fayad
22:17toujours sur ce sujet
22:19de la canicule
22:20parce qu'on voit effectivement
22:21je parlais des hôpitaux
22:22on parlait des enseignants
22:24qui sont en grève
22:25on parle de ces jeunes
22:27qui passent leur brevet
22:28on a deux jeunes
22:29qui sont là
22:29qui ont emmené
22:30Charlotte Donnasse
22:31vous passez pas le brevet
22:32là les petits loulous
22:32pardon
22:33ils sont là
22:33ils assistent à l'émission
22:34vous les voyez pas
22:35mais ils sont là
22:36ah pardon
22:37la fille qui n'a rien compris
22:38ils sont en seconde
22:38ils ont déjà eu
22:39ils ont déjà eu
22:41mais il y en a
22:42on pense à eux
22:42ceux qui passent le brevet
22:44et etc
22:45Michel
22:46on peut avoir
22:47peut-être se baser
22:49sur d'autres exemples
22:50sur des exemples
22:50pour s'améliorer
22:51quel est votre regard ?
22:53oui la première chose
22:54c'est ce que peuvent
22:55nous apprendre
22:56les villes africaines
22:58parce qu'elles
22:58elles combattent
22:59en fait
22:59la chaleur depuis longtemps
23:01et cela
23:01sans forcément
23:02multiplier les machines
23:04parce qu'elles n'ont pas
23:04les moyens de les acheter
23:05elles n'ont pas aussi
23:06les technologies
23:07pour les développer
23:08donc en fait
23:09ce qu'on
23:09et puis aussi
23:11il ne faut pas oublier
23:11une chose
23:11c'est que l'Afrique
23:12connaît
23:12ces températures élevées
23:14depuis bien plus longtemps
23:15que nous
23:15et puis on parle
23:17de chaleur exceptionnelle
23:18chez eux
23:18aussi depuis bien plus
23:19longtemps que nous
23:20et en fait
23:22c'est sûr qu'ils ne construisent
23:24pas des passoires thermiques
23:25et des bouilloires thermiques
23:26bien sûr
23:27en fait
23:28ces villes africaines
23:29ont développé
23:30des réponses
23:31qui reposent
23:32bien plus sur le bon sens
23:33que sur la technologie
23:35qu'on essaye nous
23:35de développer chez nous
23:36donc par exemple
23:37il y a Frita
23:38en Sierra Leone
23:39dans la ville
23:40ils ont nommé
23:41une responsable
23:42exclusivement chargée
23:43de la lutte contre la chaleur
23:44son constat était simple
23:45le meilleur climatiseur
23:46du monde
23:47pousse dans la terre
23:48il s'appelle un arbre
23:50et la ville plante
23:51massivement
23:51donc des arbres
23:52crée davantage
23:53d'espaces ombragés
23:54et développe des surfaces
23:55réfléchissantes
23:55sur les marchés
23:56elle encourage également
23:57les toitures blanches
23:58qui renvoient les rayons
23:59du soleil
24:00au lieu de les absorber
24:01donc le résultat
24:02c'est qu'il y a
24:03plusieurs degrés de moins
24:04dans certains bâtiments
24:05sans consommer
24:06le moindre kilowatts
24:08ensuite à Dakar
24:09au Sénégal
24:10on développe
24:11ce qu'on appelle
24:11des îlots de fraîcheur
24:12on végétalise
24:13davantage
24:14les espaces publics
24:15les cours d'école
24:16certains quartiers
24:16on utilise aussi
24:18des matériaux
24:18mieux adaptés
24:19à la chaleur
24:20l'objectif est simple
24:21empêcher la température
24:23de monter
24:23plutôt que chercher
24:24à la faire redescendre
24:25ensuite
24:25même au Niger
24:26et au Burkina Faso
24:28qui sont vraiment
24:30qui ont des problèmes
24:30avec le djihadisme
24:32le tourisme
24:32des architectes
24:33redécouvrent également
24:34les vertus
24:35de la terre crue
24:36pendant des années
24:37certains ont considéré
24:38ces constructions
24:38comme un signe de retard
24:39on se moquait d'eux
24:41on les voyait
24:41de manière condescendante
24:43et puis aujourd'hui
24:44on voit que ces bâtiments
24:46sont parfois plus intelligents
24:47que nos propres bâtiments
24:48modernes
24:49contrairement au béton
24:50qui stocke la chaleur
24:51toute la journée
24:52avant de la restituer
24:53la nuit
24:53la terre conserve
24:54naturellement davantage
24:55de fraîcheur
24:56il y a également
24:57en Nairobi
24:57au Kenya
24:58on installe des zones d'ombre
24:59et des points d'eau
25:00pour les travailleurs
25:01qui passent leur journée
25:02à l'extérieur
25:03au Maroc
25:04où certaines régions
25:04ont déjà dépassé
25:05les 50 degrés
25:06les investissements
25:07dans le solaire
25:08permettent notamment
25:09d'améliorer la gestion
25:10de l'eau
25:11et l'adaptation
25:11à la chaleur
25:12ce qui frappe
25:13dans toutes ces initiatives
25:14comme vous l'avez dit
25:15dans le lancement
25:16c'est leur simplicité
25:17il n'y a pas de gadget
25:18révolutionnaire
25:19pas de technologie futuriste
25:20il y a des arbres
25:21il y a de l'ombre
25:23il y a des matériaux adaptés
25:24il y a une architecture
25:25pensée pour le climat
25:27plutôt que contre lui
25:28pendant longtemps
25:29nous avons souvent regardé
25:30ce type de solution
25:31avec une certaine
25:32condescendance
25:32comme je l'ai dit
25:33comme si le progrès
25:34consistait forcément
25:35à remplacer la nature
25:36par les machines
25:37or aujourd'hui
25:37les vagues de chaleur
25:38nous obligent peut-être
25:39à revoir certaines certitudes
25:42Merci à beaucoup
25:42Michel Fayad
25:43vous voulez ajouter
25:44peut-être le fait
25:45qu'on a parfois tendance
25:46en Europe à chercher
25:47compliqué
25:48lorsqu'on pourrait faire efficace
25:49tout simplement
25:50c'est ça peut-être
25:51notre problème aussi
25:51Oui je crois
25:52et pendant longtemps
25:53nous avons pensé
25:54que chaque problème
25:54devait être résolu
25:55par une nouvelle technologie
25:56beaucoup de villes africaines
25:58se sont posées
25:59une question différente
26:00comment éviter
26:00d'avoir besoin
26:01de cette technologie
26:02comment créer
26:03davantage d'ombre
26:03comment faire circuler
26:05naturellement de l'air
26:06comment construire
26:07des bâtiments
26:07qui restent supportables
26:08même lorsqu'il fait
26:09très chaud dehors
26:10et à 45 degrés
26:11la chaleur ne regarde
26:13ni le PIB du pays
26:14ni le passeport
26:15des habitants
26:16un mur mal conçu
26:17chauffe autant à Paris
26:19qu'à Dakar
26:19donc vous sentez
26:21immédiatement la différence
26:22entre un espace
26:23exposé au soleil
26:24et un espace protégé
26:25par quelques arbres
26:26quelques mètres
26:27peuvent parfois suffire
26:28pour gagner plusieurs degrés
26:29bien sûr personne ne dit
26:30que la climatisation
26:31doit disparaître
26:32elle reste indispensable
26:33dans les hôpitaux
26:34certains EHPAD
26:35ou certains logements
26:36particulièrement exposés
26:37mais une ville
26:38qui dépend uniquement
26:39de la climatisation
26:40pour rester vivable
26:41s'expose à une autre fragilité
26:43car chaque climatiseur
26:45rejette sa chaleur
26:45à l'extérieur
26:46chacun refroidit
26:47son intérieur
26:48tout en réchauffant
26:49un peu l'espace commun
26:50les expériences
26:52menées dans plusieurs
26:53villes africaines
26:53nous rappellent finalement
26:54une idée très simple
26:55la meilleure énergie
26:56est souvent celle
26:57que l'on n'a pas besoin
26:58de consommer
26:58pendant longtemps
27:00nous avons cru
27:01que le développement
27:02consistait donc
27:03à remplacer les arbres
27:04par le béton
27:05aujourd'hui on ramène
27:06donc les arbres
27:07au milieu du béton
27:08pour essayer de trouver
27:09une solution
27:10c'est pas un retour en arrière
27:11c'est simplement
27:12un retour au bon sens
27:13et je pense qu'à 45 degrés
27:15un peu de bon sens
27:15ça ferait du bien
27:16retour au racine
27:19retour au racine
27:20on apprend à l'instant
27:22qu'à Paris
27:22les hôpitaux sont saturés
27:24affirme le préfet
27:26de police de Paris
27:27on rappelle donc
27:28la canicule historique
27:29la France déclenche
27:31le plan Orsan 3
27:33au niveau national
27:34c'est du jamais vu en France
27:36déprogrammation
27:37d'opérations
27:37non urgentes
27:38mobilisation
27:39de la réserve sanitaire
27:40rappel du personnel
27:41ouverture de lits
27:43supplémentaires
27:43renfort exceptionnel
27:45les transferts
27:45de patients possibles
27:46réorganisation massive
27:48des hôpitaux
27:49cliniques
27:50et SAMU
27:51Marc Menand
27:52les écologistes
27:53nous expliquent
27:54qu'il faut repenser
27:55le paysage
27:56pour mieux résister
27:57aux canicules
27:58mais à Lyon
27:59ils s'emploient surtout
28:01à redessiner
28:01le paysage
28:02mais le paysage
28:03des plaques de rue
28:04ils veulent débaptiser
28:06à Lyon
28:07l'avenue Bujeau
28:10l'avenue Bujeau
28:11quand j'étais gamin
28:12à l'école
28:13on chantait
28:13l'as-tu vu
28:15la cassette
28:16la casquette
28:17l'as-tu vu
28:19la casquette
28:20du père Bujeau
28:21bon alors
28:21c'est pas un personnage
28:23spécialement fréquentable
28:25mais il a marqué
28:26l'histoire
28:27et c'est ça
28:28qui est intéressant
28:29il faut arrêter
28:30d'être les justiciers
28:31de nos ancêtres
28:34il y a des gens
28:35qui de par leur destin
28:38ont fait en sorte
28:39qu'ils sont
28:41des balises
28:42des repères
28:43de ce que l'humanité
28:45a connu
28:45comme revirement
28:47et Bujeau
28:47a joué un grand rôle
28:49en Algérie
28:50il a été l'adversaire
28:53de l'ennemi
28:55Abdelkader
28:55il l'a vaincu
28:57et ça
28:58c'est de l'histoire
28:59et à la suite de ça
29:01le destin
29:02de l'Algérie
29:03a changé
29:04également
29:04le destin
29:05de la France
29:05il faut noter
29:07quand même au passage
29:07que quand il a remonté
29:08à Paris
29:09il a dit
29:09il ne faut surtout pas
29:10coloniser l'Algérie
29:11c'est une erreur
29:12ça coûtera trop cher
29:13donc vous voyez déjà
29:14dans le propos
29:15il faut nuancer
29:16Bujeau est également
29:17un homme
29:18qui n'est pas spécialement
29:19fréquentable
29:20ou adulable
29:21du côté des français
29:22il y a un drame
29:23épouvantable
29:24rue Transnonin
29:25il y a
29:26un déferlement
29:28populaire
29:28et il fait envoyer
29:30les soldats
29:30dans un immeuble
29:31et on tue
29:33les vieillards
29:34les enfants
29:34etc
29:34et lorsqu'en 1848
29:37Louis-Philippe
29:39sent que son trône
29:40vacille
29:41il a nommé
29:42Bujeau
29:43qui est alors
29:44maréchal
29:45et Bujeau dit
29:46si
29:47ne vous en faites pas
29:48je ne reculerai pas
29:50je la mitraille
29:52et on redressera l'ordre
29:53alors Louis-Philippe
29:54lui a dit
29:54rentrez chez vous
29:55et c'est comme ça
29:56qu'il a quitté
29:57à cet instant-là
29:58la scène avant
29:58d'y revenir
29:59mais ce qui est intéressant
30:00dans tout cela
30:01c'est d'où vient
30:02l'opération
30:02donc le personnage
30:04d'accord
30:05mais
30:05et on peut ajouter
30:07Churchill
30:08Churchill
30:08qui aujourd'hui
30:10à Londres
30:11ne serait pas là
30:12à dire
30:12c'est intolérable
30:15que l'une des statuts
30:17de ce premier ministre
30:19qui a tant joué
30:20dans notre histoire
30:21soit déboulonné
30:23mais si vous êtes indien
30:25que vous êtes né
30:26en Inde
30:26vous n'oubliez pas
30:28si vous avez
30:28un tout petit peu
30:29de culture
30:30que Churchill
30:31a été l'un des officiers
30:33qui a mené
30:34de grandes opérations
30:36de redressement
30:37de l'ordre
30:37et où il y a eu
30:38des morts
30:39alors vous dites
30:39non ma sensibilité
30:41c'est intolérable
30:42ce personnage
30:42est un criminel
30:44et alors là
30:45qui a demandé
30:46à ce que
30:47cette avenue
30:47Bugeot
30:48disparaisse
30:48et bien
30:49c'est l'Union
30:50Algérienne
30:51et l'Union
30:51Algérienne
30:53ce sont
30:54les Algériens
30:56résidant
30:57en France
30:57alors déjà
30:58c'est quand même
30:59extraordinaire
30:59vous avez des gens
31:00qui viennent
31:01en France
31:01ils sont accueillis
31:03j'espère qu'ils sont bien
31:04qu'ils sont heureux
31:05mais soudain
31:06ils disent
31:06nous on est Algériens
31:08alors à partir de là
31:10nous voulons
31:11conserver nos valeurs
31:12ah bon
31:12très bien
31:13la solidarité
31:15la préservation
31:16de notre
31:18héritage culturel
31:19alors c'est quand même
31:19extraordinaire
31:20on ne s'occupe plus
31:21de savoir
31:21si on est en France
31:22quel est l'héritage
31:23culturel
31:24et là en l'occurrence
31:24je reviens
31:25à mes propos initiaux
31:26à savoir
31:27que notre patrimoine
31:29culturel
31:29c'est qu'un monsieur
31:30qui s'appelait Bugeot
31:32s'est retrouvé
31:33en Algérien
31:33face à l'élmire
31:35Abdelkader
31:35et que ça a transformé
31:37l'histoire
31:38de nos deux pays
31:39à partir de là
31:40avoir une rue
31:41une avenue Bugeot
31:42un square Bugeot
31:43ce n'est pas
31:44une sanctification
31:46ce n'est pas
31:47on vient
31:47aduler un personnage
31:49on rappelle
31:50qu'à un instant
31:51dans l'histoire
31:52un homme
31:53de par l'attitude
31:55qui a été la sienne
31:57par également
31:58les responsabilités
32:01qui lui avaient été
32:02conférées
32:02il a changé
32:04l'histoire
32:05alors
32:05il faudrait faire
32:06comme à Périgueux
32:07tout simplement
32:08à Périgueux
32:08ils ont une énorme
32:10statue
32:10de Bugeot
32:11ça fait du débat
32:13on ne peut plus voir ça
32:14et puis
32:15la municipalité
32:16a été très intelligente
32:17elle a dit
32:18on ne va quand même
32:19pas nier l'avenir
32:20enfin le passé
32:21le passé
32:21il est là
32:22mais pas nier l'avenir
32:23non plus
32:23quand on nie le passé
32:25on nie l'avenir
32:26mon lapsus
32:26il n'est pas si idiot
32:28que cela
32:29et ils ont fait
32:31mettre à côté
32:32de la statue
32:33un explicatif
32:35de qui était Bugeot
32:36et c'est un cours
32:37d'histoire
32:38c'est cette façon
32:40qu'ont les américains
32:41de dédoulonner
32:42Colomb
32:42mais Colomb
32:43oui
32:44il est devenu
32:45après
32:45un homme
32:46pas spécialement
32:48fréquentable
32:48qui s'est rendu
32:49coupable
32:50de certains crimes
32:51mais n'oublions pas
32:52tout le parcours
32:53initial
32:54et le rôle
32:55qu'il a joué
32:56dans l'histoire
32:57et à partir de là
32:58et bien on ne va pas dire
33:00on ne connait pas
33:01qui a découvert l'Amérique
33:02alors on va dire
33:03oui
33:03les vikings
33:05n'avaient fait avoir
33:05on ne veut plus savoir
33:07qui est qui
33:07non
33:08il y a des gens
33:09on doit
33:10obligatoirement
33:11avoir une référence
33:13parce que
33:13ils sont
33:14quoi qu'il arrive
33:15quoi qu'ils aient fait
33:16ceux
33:17qui ont transformé
33:18notre existence
33:19notre passé
33:20et notre avenir
33:21Anne Hidalgo
33:23était à l'origine
33:24elle
33:25de l'avenue Bugeot
33:27à Paris
33:27qui a été
33:28débaptisée
33:29là c'était pas
33:29une association
33:30de communauté algérienne
33:32non mais là
33:32on va triculer
33:33celle qui a pris en compte
33:35cette demande
33:36c'est
33:37une adjointe
33:38qui est communiste
33:39alors je voudrais demander
33:40dans les
33:41villes communistes
33:42où il y a
33:43des rues Stalines
33:43des avenues
33:46comment
33:47Lénine
33:48et
33:50comment
33:50la Fidel Castro
33:51et compagnie
33:52on les débaptise
33:54le fait est que
33:54les héros du jour
33:55restent presque inévitablement
33:57l'histoire est ainsi faite
33:58de devenir les salauds
33:59de demain
33:59avant peut-être
34:00d'être redécouverts
34:01à la manière de héros
34:01Christophe Colomb
34:02aujourd'hui aux Etats-Unis
34:03on le redécouvre
34:04après l'avoir maudit
34:05dans les années 90
34:06et 2000
34:06donc en ces matières
34:07je ne crois pas
34:08qu'à chaque génération
34:09il soit nécessaire
34:09de raser une strate d'histoire
34:11donc toujours recommencer
34:13à zéro
34:13cette espèce de fantasme
34:15de la table rase
34:16donc de ce point de vue
34:17ensuite il y a quelquefois
34:18des personnages vraiment atroces
34:19ça je peux le concevoir
34:20on veut dégager
34:21je peux le concevoir
34:22mais le problème
34:23c'est que la définition
34:24de l'atroce
34:24n'a cessé de s'étendre
34:25ces dernières années
34:26et je rassure Marc
34:27à Londres
34:28ces dernières années
34:28certains ont aussi voulu
34:29dégommer Churchill
34:31il n'en a pas fait
34:33oui le problème
34:34c'est que je remarque
34:35qu'on dégomme
34:35toujours du même côté
34:36pardon
34:37mais Che Guevara
34:39reste une idole
34:40alors que ce n'était pas
34:40un enfant de coeur
34:41je parie qu'on va le retrouver
34:42sur les serviettes de plage
34:43dans les marchés
34:44entre Oui Oui
34:44et Marilyn Monroe
34:45alors que ce type-là
34:46était un bourreau
34:47un bourreau
34:48et il y a même un amphi
34:51qui s'appelle Che Guevara
34:52je crois que c'était à Lyon
34:53il avait été nommé ainsi
34:54donc si vous voulez
34:55je remarque
34:56que les idoles de gauche
34:56on les doublonne jamais
34:57et puis la fille
34:59de l'historien bloc
35:00qui se photographie
35:01avec Assa Arafat
35:02qui a quand même
35:02massacré un certain nombre
35:04de personnes
35:05que ce soit au Liban
35:06et ailleurs
35:07ça fait beaucoup parler
35:09ça fait beaucoup parler
35:10merci pour votre regard
35:14Gabriel Cluzel
35:15la scène se passe
35:16sur une chaîne concurrente
35:17un présentateur
35:18interpelle Fabien Gué
35:21le sénateur communiste
35:24de Seine-Saint-Denis
35:25directeur du quotidien
35:27l'humanité
35:28je cite
35:29vous confirmez
35:30que c'est climatisé
35:31à l'humanité
35:32vous êtes de droite
35:34finalement
35:35celui-ci avoue
35:36un peu embarrassé
35:37oui
35:38c'est climatisé
35:40et il rajoute
35:40il y a eu des travaux
35:42c'est mieux
35:43de travailler
35:43avec la clim
35:44c'est la gauche
35:46faites ce que je dis
35:47faites pas ce que je fais
35:48oui exactement
35:50alors vous savez
35:50cette phrase
35:51faites ce que je dis
35:51faites pas ce que je fais
35:52c'est une phrase
35:53désignant les pharisiens
35:54dans l'évangile
35:55écoutez c'est la gauche
35:56pharisienne
35:57tartuffe
35:58grandiseur
35:58petit faiseur
35:59même pas faiseur du tout
36:01donc dans cette séquence
36:02c'est amusant
36:04d'une certaine façon
36:04le sénateur communiste
36:06qui dirige l'humanité
36:07essaie de se justifier
36:08il commence par dire
36:08qu'ils sont locataires
36:09parce que vous savez
36:10c'est très très mal vu
36:10d'être propriétaire
36:11très méchant
36:12les exploitaires
36:12les propriétaires
36:14donc il préside
36:15qu'il y a eu des travaux
36:15qui ont été faits
36:17et il donne le montant
36:18du loyer
36:18j'avoue que moi
36:19ça m'a laissé rêveur
36:20680 000 euros à l'année
36:22presque 57 000 euros par mois
36:24c'est un joli appartement
36:25pour information
36:26le loyer de boulevard Voltaire
36:27est juste 20 fois moins élevé
36:29alors il faut savoir
36:30que l'humanité
36:30pourquoi je dis ça
36:31parce que l'humanité
36:32avec une subvention
36:33de 5,6 millions
36:34pour une diffusion annuelle
36:35de 9,9 millions d'exemplaires
36:37soit 0,567 euros au numéro
36:40ce sont les chiffres de 2024
36:41reste le journal
36:42le plus subventionné
36:43par numéro
36:44de la presse française
36:45donc les français
36:47qui crèvent
36:47parce qu'ils n'ont pas
36:48de clim chez eux
36:48ou dans leur bureau
36:49et il faut reconnaître
36:50que dans cette situation
36:51la détestation de la gauche
36:53enfin de la clim par la gauche
36:54n'est pas pour rien
36:55et bien
36:56parce que Jean-Luc Mélenchon
36:57l'a encore répété récemment
36:58il a dit
36:58la clim fait plus de mal
36:59que de bien
37:00il a dit que le plan
37:01clim de Marine Le Pen
37:02c'était n'importe quoi
37:02qu'elle n'y connaissait rien
37:04donc ces français
37:05seront heureux d'apprendre
37:06que leurs sous
37:07ont contribué
37:08à offrir
37:09de très beaux locaux
37:10spacieux
37:11climatisés
37:12pour que les journalistes
37:13de l'humain
37:14fassent leur excellent travail
37:16ou excellent ou pas
37:16dans la fraîcheur
37:18pendant qu'eux
37:19cuisent dans la fournaise
37:20alors le plus cocasse
37:21c'est que ce journal communiste
37:23titré
37:24c'était il y a un an
37:25le 9 juillet exactement
37:26aide publique
37:27aux entreprises
37:28211 milliards
37:29en dénonçant
37:31des sommes faramineuses
37:32versées sans contrepartie
37:33donc vous voyez
37:34c'est toute honte
37:35but
37:35alors je parlais de
37:36Jean-Luc Mélenchon
37:37tout à l'heure
37:37parce que c'est intéressant
37:38de parler de cette gauche
37:39faites ce que je dis
37:40faites pas ce que je fais
37:41parce qu'elle est très très présente
37:43Jean-Luc Mélenchon
37:44donc nous en parlions
37:44tout à l'heure
37:45et nous parlions aussi
37:46de la gauche
37:46qui n'aime pas les propriétaires
37:48et bien
37:48Jean-Luc Mélenchon
37:49est à la tête
37:50d'un patrimoine immobilier
37:51et financier
37:52de 1,4 million d'euros
37:53c'est une évaluation
37:54de janvier 2025
37:55de contribuables associés
37:56il l'a gagné honnêtement
37:57il n'y a rien de déshonorant
37:58tant mieux pour lui
37:59mais dans ce cas
38:00il ne faut pas faire mine
38:01de mépriser les propriétaires
38:03et d'ailleurs
38:03Gérald Darmanin
38:04l'avait brocardé
38:05je ne sais pas
38:05si vous vous souvenez
38:06en février 2023
38:06il avait dit
38:07Jean-Luc Mélenchon
38:08est millionnaire
38:09moi je ne le suis pas
38:10et en 2017
38:12sur France 2
38:14Jean-Luc Mélenchon
38:15s'était d'ailleurs
38:15énervé sur ce sujet
38:17il dit
38:17je commence à en avoir
38:18un peu marre
38:18qu'on vienne me chercher
38:19des poux sur ce sujet
38:21mais en février 2023
38:23il avait reconnu
38:24sur BFM
38:25je suis conscient
38:26d'être riche
38:27mais là encore
38:28rien de grave
38:29personne ne lui fait de reproche
38:30c'est la méritocratie
38:31à la française
38:32le seul reproche
38:33qu'on peut lui faire
38:34c'est sa schizophrénie politique
38:36vous ne pouvez pas être
38:37à la fois riche
38:37et riche au phobe
38:39propriétaire
38:40et propriétorophobe
38:41je ne sais pas comment on dit
38:43donc
38:43il est content
38:44de sa réussite
38:45pourquoi ne la souhaite-t-il pas
38:47aux français
38:47en favorisant
38:48l'accès à la propriété
38:50en favorisant
38:51les successions
38:51etc
38:52alors un autre paradoxe
38:54Gabriel Cluzel
38:55de la gauche
38:56faites ce que je dis
38:57ne faites pas ce que je fais
38:58c'est aussi l'avion
38:59oui l'avion
39:00alors ça l'avion
39:02on culpabilise
39:02tout le temps
39:03de prendre l'avion
39:03voilà exactement
39:04alors en mars 2024
39:05Marine Tondelier
39:06avait fait un bad buzz
39:07comme on dit
39:07parce qu'elle avait expliqué
39:08sur les réseaux sociaux
39:10elle avait montré
39:11un bel arbre en Guyane
39:12elle avait dit
39:13aller chaque année
39:14voir cet arbre
39:14alors évidemment
39:15elle n'y va pas
39:16ni à la rame
39:16ni à la nage
39:17donc elle prend l'avion
39:18alors on se dit
39:19mais si elle veut savoir
39:20comment
39:20elle disait
39:21j'y retournerai chaque année
39:22pour voir comment il va
39:23vaut mieux qu'on lui envoie
39:24une photo de là-bas
39:25pour voir s'il pousse bien
39:26c'est quand même
39:27plus écolo
39:29alors Jean-Luc Mélenchon
39:30lui en 2013
39:31il avait fait mieux
39:32ou pire
39:32lors de sa visite
39:34au salon du Bourget
39:35il avait expliqué
39:36prendre la classe affaire
39:38donc non seulement
39:38il prenait l'avion
39:39mais en plus
39:39la classe affaire
39:40car il avait passé l'âge
39:41je cite
39:42d'aller se faire briser le dos
39:43dans la classe économique
39:45alors c'est pas faux
39:46c'est vrai
39:46il est situé génère
39:47ça se défend
39:48mais alors
39:49le problème c'est que lui
39:50il défend un égalitarisme forcené
39:52la fin des privilèges
39:53donc c'est gonflé
39:54parce que la classe affaire
39:55ça a évidemment un coût
39:57on peut continuer
39:58avec Jean-Luc Mélenchon
39:59c'est un aficionados
40:00de la retraite à 60 ans
40:01pardon
40:01mais il a quel âge là
40:02et il est toujours accroché
40:03à son poste
40:04moi je trouve
40:05qu'il devrait céder sa place
40:06à d'autres candidats
40:07qui ressemblent à leur électorat
40:08parce qu'il appelle aussi
40:09lui
40:10à avoir rêvé
40:11des candidats
40:11qui ressemblent
40:12à leur électorat
40:13moi je sais pas
40:14par exemple
40:14Bali Bagayoko
40:15qui ne dirait pas non
40:16si l'on en croit
40:17certaines déclarations
40:18pourquoi pérenniser
40:19ce porte-parole-là
40:21à l'arrière-fond
40:22néo-colonialiste
40:23alors on peut citer
40:25dans le même registre
40:26Emery Caron
40:27élue LFI
40:28de Paris 18ème
40:29et qui scolarise
40:30ses enfants
40:31à Versailles-Notre-Dame
40:32on se souvient de
40:33Pape Ndiaye
40:34ministre de l'éducation
40:35qui est scolarisé
40:36à l'école alsacienne
40:37mais là rien de mal
40:39non plus
40:39le problème c'est
40:40dans le discours
40:40de l'intéressé
40:41qui est un sujet
40:42et puis il y a
40:43Sandrine Rousseau
40:44là aussi c'est parfait
40:45moi je la félicite
40:47Sandrine Rousseau
40:47elle a trois enfants
40:49une famille nombreuse
40:50donc
40:51donc c'est pas moi
40:51qui vais critiquer
40:52en mai 2023
40:53à Gala
40:54elle avait même dit
40:55alors c'est pas un secret
40:56c'est pour ça que je me permets
40:57de le dire
40:58c'est tout à fait officiel
40:59que ses enfants
41:00l'avaient sauvée
41:00quand elle était au plus mal
41:02psychologiquement
41:02elle dit
41:03j'ai eu un souffle de vie
41:04il faut s'accrocher
41:05au souffle de vie
41:06et moi je partage son avis
41:07elle a infiniment raison
41:08mais pourquoi ne s'attouer
41:09pas aux autres
41:10la chance
41:11qu'elle a eue
41:12d'être sauvée
41:12par un souffle de vie
41:14Sandrine Rousseau
41:15c'est une Malthusienne
41:16croyante
41:17mais pas pratiquante
41:18donc
41:18mais quand on lui demande
41:20est-ce qu'il faut
41:20encourager les français
41:21à avoir des enfants
41:22mettre en place
41:23une politique familiale
41:24la réponse est
41:25non
41:26pour elle
41:26je cite
41:27la baisse de la natalité
41:29est une bonne nouvelle
41:30c'est une nouvelle
41:31rassurante
41:32donc vous voyez
41:32c'est quand même
41:32assez surprenant
41:33alors ce deux poids
41:35deux mesures
41:35on le trouve aussi
41:36en matière de cancel culture
41:38oui alors là
41:38ça rejoint le sujet
41:40de Marc
41:40donc moi aussi
41:42je vais parler de Bugeaud
41:43le maire écolo
41:44de Lyon
41:45Grégory
41:45attention on va vous débaptiser
41:46faites gaffe
41:48vient de décider
41:49de débaptiser
41:50donc la rue Bugeaud
41:51dont le nom est associé
41:52à la colonisation algérienne
41:53mais pas touche
41:54au panthéon personnel
41:55de la gauche
41:56là il est sacré
41:56je vous rappelle
41:57que l'année dernière
41:58un élu marseillais
41:59qui s'appelait Guy Tessier
42:00il avait suscité
42:01un tollé au conseil municipal
42:02parce qu'on avait rebaptisé
42:03ou on s'apprêtait
42:04à rebaptiser
42:05une école Simone de Beauvoir
42:06et il avait dit
42:07non il faut changer de nom
42:08parce qu'il y a
42:09de terribles zones d'ombre
42:10qui entachent considérablement
42:12l'honorabilité de cette dame
42:13il avait parlé
42:13notamment de la signature
42:15vous savez
42:15de cette fameuse signature
42:16qui était sortie dans Libé
42:17Le Monde d'ailleurs
42:18du reste
42:18de soutien à des pédophiles
42:20le maire Benoît Payan
42:21s'était emporté
42:22parlé de honte
42:23de dérapage incontrôlé
42:25pourtant non seulement
42:26c'est avéré
42:27mais je vous renvoie
42:27à l'excellent livre
42:28Les grands hommes et le diable
42:29de Christine Gauguet
42:32fait méconnu
42:33alors il y a
42:34les engagements hasardeux
42:36bon en Union soviétique
42:37ou en Iran
42:37mais aussi
42:38sur leur vie personnelle
42:39assez troublante
42:40on s'aperçoit que
42:41Sartre et Beauvoir
42:43partageaient
42:44je cite
42:45les mêmes proies
42:46vous voyez
42:46cette légende du féminisme
42:48elle était devenue
42:49pour ces jeunes filles
42:50qui l'admiraient
42:51en tant que professeur reconnu
42:52un pourvoyeur
42:53de chair fraîche
42:54pour son compagnon
42:55des lycéennes
42:56seront élues
42:56par Simone de Beauvoir
42:57pour aller voir Sartre
42:58qui ancienne alors
43:00au lycée Molière
43:00c'est vrai que
43:01c'est un peu curieux
43:02de baptiser une école
43:03comme ça
43:03c'est peut-être pas
43:04le lieu le plus adapté
43:06convenons-en
43:08bref les exemples
43:09faites ce que je dis
43:09ne faites pas ce que je fais
43:11c'est compliqué à dire
43:12oui c'est vrai
43:13j'ai hésité
43:14c'est les chaussettes
43:15de l'archiduchesse
43:16donc je le dis
43:17les journalistes
43:18de Beauvoir Voltaire
43:19n'ont pas de clim
43:19donc je propose
43:20qu'ils aillent demander
43:21l'hospitalité à l'humanité
43:23parce que c'est des gens
43:23extrêmement hospitaliers
43:24en principe
43:25ils prennent l'accueil
43:26du réfugié climatique
43:28et aiment la diversité
43:29donc c'est même au nom
43:31de la pluralité de la presse
43:32qu'ils reçoivent la subvention
43:33vous croyez qu'ils vont
43:34leur ouvrir grand leurs portes
43:35je ne le pense pas
43:36une seconde
43:37faites ce que je dis
43:38faites pas ce que je fais
43:39ça pourrait être leur devise
43:41merci
43:41c'est-à-dire que Mélenchon
43:42son argent
43:43il ne l'a pas gagné
43:44dans le privé
43:45c'est nous qui l'avons payé
43:46il est riche
43:47mais il a toujours été
43:48ministre etc
43:49c'est en étant élu
43:50mais c'est pas malhonnête
43:51c'est pas ça
43:52je m'y entends
43:53votre commentaire
43:54en tout cas
43:55je sais que
43:56Michel Fayad
43:57il a dormi
43:58avec des glaçons
43:59dans son lit
44:00pour en faire face
44:01à la clim
44:02Mathieu Bocoté
44:03il a dû dormir
44:04dans un hôtel
44:05pour en faire face
44:06à la canicule
44:07c'est ça ?
44:08oui oui
44:12on veut tout savoir
44:13je ne veux pas tout dire
44:16je ne dis pas tout
44:17c'est pas parce que
44:17je dis beaucoup
44:18que je dis tout
44:21Gabrielle Cluzel
44:21comment vous avez dormi ?
44:22c'est des petites choses
44:23fragiles sur ce plateau
44:24dans mon lit
44:27normalement
44:27vous n'avez pas mis
44:27des glaçons dans votre lit
44:28comme il y avait un ventilateur
44:30et ma Charlotte ?
44:31moi je n'ai pas dormi
44:31voilà
44:33c'est pareil
44:35elle n'a pas dormi
44:36en tout cas
44:36ça vous va bien
44:37de ne pas dormir
44:39vous n'avez pas de cerf
44:40et Marc Venant ?
44:42moi j'ai dormi
44:42dans mon lit
44:43et j'ai fait
44:43une heure de gym
44:46comme tous les matins
44:47ça revissolait bien
44:48avec le petit bain froid
44:50derrière
44:51incroyable
44:51moi je n'ai pas dormi
44:52du tout
44:52vous avez déjà vu
44:55Robert Ménard
44:55ému ?
44:58je l'ai interrogé
44:59pour mon podcast
44:59il m'a beaucoup touché
45:00je ne le connaissais pas
45:01comme ça
45:02il m'a beaucoup ému
45:03regardez un petit
45:04extrait du podcast
45:05qui sortira demain
45:07j'arrive plus à lui parler
45:08non je ne suis pas
45:09un affreux homophobe
45:11un raciste
45:12on peut se parler
45:13essayer de se parler
45:14et de s'écouter
45:15c'est à ma fille
45:16que j'écris
45:16d'autres gens vont lire
45:17mais c'est d'abord
45:18un livre que j'écris pour elle
45:20l'état ne met pas en oeuvre
45:22cette obligation
45:23et il me demande
45:24à moi
45:24de marier quelqu'un
45:25qui ne devrait pas être
45:26en face de moi
45:27mais enfin vous foutez de moi
45:28non c'est non
45:29et dans trois mois
45:30je pourrais ne plus être mère
45:32c'est un scandale
45:33ça dit quelque chose
45:34de terrible
45:34c'est à dire
45:35l'impuissance
45:39donc demain
45:40à 17h
45:41demain à 17h
45:42sur les plateformes
45:43de podcast
45:43une heure avec Robert Ménard
45:45pour parler
45:45des mariages
45:46des OQTF
45:47et aussi de sa fille
45:48de sa fille
45:49qui n'a pas du tout
45:50les mêmes opinions
45:51politiques que lui
45:52ce soir
45:54sur CNews
45:55vous aurez une émission
45:56exceptionnelle
45:57avec Gauthier Lebrecht
45:59et ses invités
45:59qui parleront
46:00de tous ces jeunes
46:02Louis
46:02Thomas
46:03on en parle avec vous
46:04Charlotte
46:05dans un instant
46:05Louis
46:06Thomas
46:06Elias
46:07qui ont été assassinés
46:08comment comprendre
46:09l'ensauvagement
46:10de la société
46:10des jeunes
46:11quel avenir
46:12pour nos enfants
46:13qu'attend l'état
46:14pour protéger
46:15ces enfants
46:15rendez-vous ce soir
46:16à 21h
46:17sur CNews
46:18avec des moments inédits
46:19comme la tente
46:21la tente
46:22de ce petit Louis
46:23qui s'est confié
46:24au micro de frontière
46:27après l'émission
46:29sur CNews
46:29j'ai reçu
46:30une nouvelle vidéo
46:32qui n'avait pas encore
46:33été diffusée
46:37où en fait
46:38ils reviennent
46:39sur les lieux
46:40et ils reviennent
46:41filmer Louis
46:42qui est au sol
46:43qui gît dans son sang
46:45et le film de près
46:47et cette vidéo là
46:47j'en avais pas encore
46:48eu connaissance
46:49et je l'ai reçu
46:50une heure et demie
46:51avant que vous arriviez
46:52quand est-ce qu'ils vont
46:53s'arrêter
46:54mais leurs copains
46:55de voir
46:55combien de vidéos
46:58ils ont diffusées
46:58de mon neveu
46:59combien il y en a encore
47:00à venir
47:02c'est encore
47:04ce soir à la mort
47:05d'un adolescent
47:05qui frappe les esprits
47:06il s'appelle Louis
47:08il a été battu à mort
47:10par des jeunes
47:10qui étaient comme lui
47:11placés
47:12à l'aide sociale
47:13à l'enfance
47:13que s'est-il passé ?
47:16en effet Louis avait 17 ans
47:17et il était
47:18vous venez de le dire
47:19confié à l'aide sociale
47:20à l'enfance
47:20à l'Alazeu
47:22par sa propre mère
47:23qui avait demandé
47:24de l'aide à l'état
47:25pour cet enfant
47:26qu'elle ne parvenait plus
47:27à suivre seule
47:28donc je pense qu'on saura
47:31plus tard pour quelle raison
47:32exactement
47:33mais c'est elle
47:33et ce n'est pas une décision
47:34judiciaire
47:35c'est elle qui avait demandé
47:36de l'aide à l'état
47:37pour s'occuper de son fils
47:39les cinq personnes
47:41qui sont mises en examen
47:42ont des âges différents
47:44il y a des mineurs
47:45Jordan, Lucas et Mathias
47:46avaient à peu près son âge
47:47et Isaac et Kylian
47:49eux avaient 19 ans
47:50ils sont donc majeurs
47:51et ils étaient
47:52tous les cinq
47:53eux aussi
47:54placés à l'aide sociale
47:55à l'enfance
47:55pour des raisons
47:56pour le coup
47:56encore inconnues
47:57je ne sais pas
47:58sur quelles décisions
47:59ils étaient placés ici
48:00et ces cinq là
48:01sont désormais
48:02en détention provisoire
48:03mis en examen
48:05pour tentative d'assassinat
48:06alors ça peut étonner
48:07mais c'est parce que
48:08l'annonce de la mort
48:09de Louis est intervenue
48:09après leur passage
48:12pendant qu'ils étaient
48:13devant le juge d'instruction
48:13donc ça va très probablement
48:15être requalifié
48:16ce qu'il s'est passé
48:18c'est que les policiers
48:19ont été appelés
48:19samedi matin
48:20à 9h du matin
48:21parce que Louis
48:22était inanimé
48:23sur un chantier
48:24au milieu d'un chantier
48:27inconscient
48:27couvert de bleu
48:28et de fractures
48:28laissé pour mort
48:29et le procureur
48:31a parlé lui-même
48:31de guet-apens
48:32raison pour laquelle
48:33ils sont mis en examen
48:34pour tentative
48:35pour l'instant
48:35mais d'assassinat
48:36et non pas d'homicide
48:38assassinat
48:39ça veut dire
48:39qu'il y a eu
48:40que la justice
48:42comment dire
48:43imagine
48:44une préméditation
48:46avec les éléments
48:47qu'elle a aujourd'hui
48:48alors
48:49le procureur
48:50a évoqué aussi
48:50une possible histoire
48:51de vengeance
48:52on sait que Louis
48:53avait porté plainte
48:53après s'être déjà fait
48:54agressé
48:55par certains d'entre eux
48:57il y a apparemment
48:58une vidéo
48:58je n'ai regardé
48:59aucune de ces vidéos
49:00j'en suis absolument incapable
49:01mais il y a apparemment
49:02sur une vidéo
49:03un des jeunes
49:04qui lui dit
49:04comme ça
49:04tu ne parleras plus
49:05à la police
49:06donc il est possible
49:06que ce soit
49:08la raison
49:08pour laquelle
49:09ils sont revenus
49:09ce qui est sûr
49:10c'est que le procureur
49:11a dit que les explications
49:11étaient contradictoires
49:12entre les mises en cause
49:15sur la raison
49:16de cette éventuelle
49:17vengeance
49:19ce qui est sûr
49:20c'est que Louis
49:20depuis est mort
49:21et a priori
49:23selon les premiers éléments
49:24de l'enquête
49:25tous ces jeunes
49:26Louis et ses meurtriers
49:28s'étaient rencontrés
49:29dans les différents foyers
49:30dans lesquels
49:30ils ont été placés
49:31en Occitanie
49:33et les suspects
49:34le procureur a précisé
49:35qu'ils avaient peu
49:36ou pas d'antécédents judiciaires
49:38mais c'est au même de l'horreur
49:39et on le vient d'entendre
49:40dans la bouche
49:40de la tante de Louis
49:41ils ont été rapidement identifiés
49:43très rapidement identifiés
49:44et interpellés
49:45tout simplement
49:46parce que leur visage
49:46était présent partout
49:47sur les vidéos
49:48qu'ils avaient eux-mêmes postées
49:50revendiquant les attaques
49:51la première agression
49:52pour laquelle Louis
49:53avait porté plainte
49:54et beaucoup de vidéos
49:55qui sont ressorties
49:57depuis la mort de Louis
49:58et celle
49:59cette agression mortelle
50:01sur les réseaux sociaux
50:02l'empathie inversement
50:04proportionnelle
50:04à l'impunité
50:05comme si souvent décrite
50:07par les pédopsychiatres
50:08qui suivent notamment
50:09ces jeunes ultra violents
50:11et qui expliquent
50:11je me souviens de Maurice Berger
50:13on a souvent parlé de lui ici
50:14mais qui disait
50:14en centre éducatif fermé
50:15que quand il avait des jeunes
50:16qui avaient tué
50:17il leur disait
50:18mais est-ce que tu rends compte
50:19de l'acte que tu as posé
50:20il y avait une réponse
50:21qui moi m'a traumatisé
50:22pour toujours je pense
50:22il a dit souvent
50:23j'ai eu comme réponse
50:24mais de toute façon
50:25ils seraient morts un jour
50:26donc c'est vous dire
50:27l'incapacité même
50:28à comprendre la gravité
50:29de l'acte
50:30qu'ils sont en train de poser
50:32en l'occurrence
50:32tous ceux qui sont mis en examen
50:35aujourd'hui
50:35ont de toute façon
50:35plus de 16 ans
50:37donc l'excuse de minorité
50:39peut être levée
50:40vu la gravité des faits
50:41ils encourtent donc
50:42tous potentiellement
50:43la réclusion criminelle
50:44à perpétuité
50:45la jouissance dans la violence
50:47l'extase
50:48en cherchant à donner
50:49la mort
50:50cette affaire
50:51Charles Dornela
50:52c'est encore une fois
50:53ému la classe politique
50:54mais chacun
50:55se demande un peu
50:56comment nous réussirons
50:58à sortir de ce cauchemar
50:59c'est d'autant plus vrai
51:01que chaque affaire
51:02jette la lumière
51:03sur une facette particulière
51:05d'un même dépassement
51:07on comprend à chaque fois
51:09qu'en réalité
51:10tout le monde est absolument
51:12dépassé par la situation
51:13on a l'impression
51:13qu'à chaque fois
51:14on ne sait plus
51:15par quel bout
51:15prendre en fait
51:16le problème
51:16et en particulier
51:17la question
51:18de la protection
51:18de l'enfant
51:19on sort d'un tunnel
51:21cauchemardesque
51:22sur cette question
51:23de la protection
51:23de l'enfant
51:24et la chose
51:26se poursuit
51:27et à chaque fois
51:28qu'il y en a un
51:29qui meurt
51:29on découvre
51:30un nouveau sujet
51:31entre guillemets
51:33d'impuissance
51:34on avait Lola et Philippine
51:35évidemment
51:35qui avaient posé
51:36bien malgré elle
51:37la question
51:38de la mauvaise gestion
51:39de l'immigration illégale
51:40c'était la question
51:40des OQTF
51:41alors il y a certaines questions
51:42qui sont plus ou moins
51:43autorisées
51:43mais enfin la question
51:44demeure
51:44c'était la question
51:46de ces OQTF
51:47c'est ni CNews
51:49ni je ne sais quel autre média
51:50qui a prononcé
51:51et donné ces OQTF
51:53c'est l'état lui-même
51:54et elle n'était pas appliquée
51:55il y a donc bien
51:56une impuissance
51:57qu'il est légitime
51:58d'interroger
51:59c'est Benoît Addax
52:00vous vous souvenez
52:01à la finale
52:02de la victoire
52:03pardon du PSG
52:04l'année dernière
52:04Addax tué
52:06de plusieurs coups de couteau
52:07par un jeune homme
52:08qui était déjà connu
52:08pour 5 délits
52:09et qui n'avait encore
52:10jamais été condamné
52:11donc là c'était la question
52:12de la lenteur
52:12de la justice
52:15notamment pour les plus jeunes
52:16cette absence de butée
52:17absolument nécessaire
52:18malgré un code pénal
52:19qui lui aussi
52:20est très ferme
52:21et qui n'a jamais été rédigé
52:22par aucun des journalistes
52:23de CNews
52:24je le précise également
52:26Elias qui avait posé
52:27la question du suivi
52:28des décisions judiciaires
52:29qui avaient pourtant
52:30été prises
52:31et du suivi des mesures
52:32qui avaient été édictées
52:33encore une fois
52:34par aucun d'entre nous
52:35les décisions avaient été
52:36prononcées par la justice
52:37elle-même
52:38simplement
52:39personne ne se soucie
52:40vraiment de savoir
52:41si elles sont vraiment
52:44exécutées
52:44comme pour le reste
52:45Liana évidemment
52:46a posé la question
52:47des défaillances individuelles
52:49mais son visage
52:50est devenu
52:50bien malgré elle
52:52évidemment
52:53pendant toute la semaine
52:54celui de milliers
52:55de centaines de milliers
52:56de victimes
52:56que la justice
52:57ne parvient plus
52:58à protéger correctement
52:59et on l'a vu
53:00dans les manifestations
53:01vous avez même
53:02le monde de la justice
53:03qui explique lui-même
53:05qu'il n'arrive plus
53:06à faire passer
53:06la justice correctement
53:07eux étant d'autres
53:09qu'il est devenu
53:09évidemment impossible
53:10de citer de manière
53:11exhaustive
53:12et que leurs parents
53:13nous pardonnent pour cela
53:14mais ils le savent eux-mêmes
53:15on ne peut pas
53:16faire la liste
53:17de tous ces jeunes
53:18qui sont morts
53:18et qui à chaque fois
53:19nous ont posé
53:20une question différente
53:21à chaque fois
53:22beaucoup de français
53:23découvrent
53:24ce qu'ils ont sous les yeux
53:26ils sont même parfois
53:26sidérés de ce qu'ils découvrent
53:28et d'autres
53:28regrettent douloureusement
53:30de ne pas avoir réussi
53:30à convaincre plus tôt
53:31plus vite
53:32plus fort
53:33des drames
53:33qui guettaient
53:35et c'est vrai
53:36que sur les images
53:37de vidéos
53:38on voit un jeune homme
53:39frêle
53:41vulnérable
53:41dans le cas de Louis
53:43c'est donc le sujet
53:44de l'aide sociale
53:44à l'enfance
53:45aussi qu'il faut
53:45interroger Charlotte
53:46c'est vrai
53:47qu'on pourrait
53:48interroger
53:48la question
53:48des réseaux sociaux
53:49de l'ultra-violence
53:50des jeunes
53:51et certains l'ont fait
53:52d'ailleurs aujourd'hui
53:52extrêmement légitimement
53:53toutes ces questions
53:54se posent évidemment
53:55et ces lynchages
53:57ou cette ultra-violence
53:58précisément
53:59arrive évidemment
54:00en dehors de l'univers
54:01de l'aide sociale
54:01à l'enfance
54:02on est malheureusement
54:03assez bien placé
54:04pour le savoir
54:05nous en parlons régulièrement
54:06et nous avons encore
54:07peu d'éléments
54:08pour juger de la pertinence
54:09de cette donnée
54:10dans ce qui est arrivé
54:11il n'empêche que personne
54:13n'a pu s'empêcher
54:14de penser à l'état
54:15de l'aide sociale
54:16à l'enfance
54:16et aux multiples alertes
54:18notamment sur le terrain
54:19de la violence
54:19entre les jeunes
54:20qui sont placés
54:21à l'aide sociale
54:22à l'enfance
54:22par l'intégralité
54:24ou à peu près
54:24des acteurs impliqués
54:26dans l'aide sociale
54:27à l'enfance
54:28et on se souvient
54:29évidemment du dernier
54:30rapport parlementaire
54:31en date
54:32qui parlait
54:33lui aussi
54:33de l'état
54:34absolument désastreux
54:35de l'aide sociale
54:35à l'enfance
54:36et qui disait
54:36qu'il fallait agir
54:37extrêmement vite
54:38à chaque fois
54:39les descriptions
54:40sont les mêmes
54:40des enfants livrés
54:41à eux-mêmes
54:42violents entre eux
54:43des réseaux de prostitution
54:44des gamins happés
54:45par des réseaux criminels
54:46des fugues
54:47que personne ne peut contenir
54:48parce qu'on s'occupe
54:49des autres
54:49pendant ce temps-là
54:50un manque cruel
54:51de vocation
54:52parmi les éducateurs
54:53à force d'avoir
54:54totalement perdu
54:54la vocation
54:55de leur métier
54:56qui est normalement
54:56de s'occuper des jeunes
54:57et qu'ils ne parviennent
54:58plus à faire
54:58alors c'est vrai
54:59médiatiquement
55:00il y a parfois
55:00et elles existent
55:01des familles d'accueil criminels
55:03des éducateurs
55:04sans limite
55:04dans la défaillance
55:05et comme d'habitude
55:06dans l'ombre aussi
55:07des milliers de personnes
55:08qui font tout ce qu'elles peuvent
55:09pour tenter d'accompagner
55:11ces jeunes
55:11et qui décrivent
55:12toute la même chose
55:13cette impression éternelle
55:15de vider la mer
55:15à la petite cuillère
55:16le dernier rapport parlementaire
55:18sur l'ASE
55:19qui avait été lancé
55:20et on peut la citer aussi
55:21après le suicide
55:22de la petite Lily
55:2315 ans
55:23placée à l'aide sociale
55:24à l'enfance
55:24et prostituée
55:25par certains de ses congénères
55:26parlait d'une institution
55:28au bord du gouffre
55:29c'était leur mot
55:30l'aide sociale à l'enfance
55:31c'est 400 000 jeunes
55:32aujourd'hui
55:32qui y sont placés en France
55:34c'est à la fois
55:34des enfants
55:35qu'il est nécessaire
55:35de protéger aujourd'hui
55:36et l'avenir d'un pays
55:38avec lequel il est nécessaire
55:40de se préoccuper
55:41des vies brisées
55:42une part de notre avenir
55:43d'autant que le cercle est vicieux
55:45on sait que beaucoup d'enfants
55:45qui sont placés aujourd'hui
55:46ont eux-mêmes eu des parents
55:48qui avaient été placés
55:49à l'aide sociale à l'enfance
55:50alors nous disons
55:51depuis deux semaines
55:52que nous voulons faire
55:53de la protection de l'enfance
55:53une priorité
55:54faisons-le
55:55mais d'un bout à l'autre
55:56de la chaîne
55:56et je préviens tout le monde
55:58il ne suffira pas
55:59de taper les uns sur les autres
56:00pour y arriver
56:01parce que les efforts
56:02devront être faits
56:02par absolument tout le monde
56:04et c'est peut-être des sujets
56:05qui devraient s'inviter
56:06par exemple
56:06dans nos débats budgétaires
56:08qui sont souvent
56:09un peu techniques
56:09et assez peu humains
56:11Je regarde le compte Twitter
56:13de Cistalia
56:14quelqu'un qui nous suit
56:15depuis le début
56:15de Face à l'Info
56:16et qui montre la vidéo
56:17de ces jeunes accusés
56:20de l'assassinat
56:21de cet enfant
56:22et qui sont en train
56:24de se féliciter
56:25dans le retour
56:26du train
56:27à Carcassonne
56:29de ce lynchage
56:30de ce jeune homme
56:31de 17 ans
56:34La panthéonisation
56:35Mathieu Bocoté
56:36de Marc Bloch
56:36ne cesse de faire parler
56:37on l'a évoqué encore
56:38il y a quelques instants
56:39invité à la communauté
56:40sur France Culture
56:41pour nous éclairer
56:41sur l'antisémitisme
56:43tel qu'il prend forme
56:45aujourd'hui
56:45Patrick Boucheron
56:46l'historien connu
56:47pour son rôle
56:48lors des Jeux Olympiques
56:50a botté en touche
56:52et ça pose question
56:53C'est une scène
56:54assez troublante
56:55Boucheron
56:55qui est présenté
56:57par tous
56:57par un très grand historien
56:59donc apparemment
56:59on doit s'incliner
57:00devant lui
57:01est invité
57:02c'était l'historien
57:03des JO
57:03pour ceux qui voudraient
57:04se rafraîchir la mémoire
57:05donc invité
57:07à commenter
57:07le parcours de Marc Bloch
57:08très bien
57:09c'est pas sans intérêt
57:10mais là se pose
57:11la question
57:12Guillaume Merner
57:13qui est le présentateur
57:14l'intervieweur
57:14pose la question
57:15de l'antisémitisme
57:16aujourd'hui
57:16parce que c'est très bien
57:17lutter contre l'antisémitisme
57:18hier avant-hier
57:19et avant-hier
57:20mais l'antisémitisme
57:21aujourd'hui
57:22qui prend le visage
57:23que l'on sait
57:23qui est davantage marqué
57:25qui est légitimé
57:26par une certaine gauche
57:27qui vient davantage
57:29des quartiers
57:29et des banlieues
57:30qui vient d'une autre souche
57:31que l'antisémitisme
57:32historique français
57:33donc l'antisémitisme
57:34d'aujourd'hui
57:35ce n'est pas celui
57:35des descendants
57:36de Louis Ferdinand
57:37Céline
57:37disons ça comme ça
57:37c'est un antisémitisme
57:38qui a un autre parcours
57:39historique
57:41Erner veut lui faire
57:42parler de cette question
57:44et bien
57:45Boucheron
57:45soudainement
57:46dont on connait
57:47l'ancrage à gauche
57:48refuse de parler
57:49dit parler tout seul
57:50continuer à parler
57:51librement
57:52je ne veux pas commenter
57:53sur cela
57:54donc là
57:55on ne peut qu'être
57:55troublé par cette scène
57:56parce que l'antisémitisme
57:58si on veut le combattre
57:58on le combatte
57:59quel que soit son visage
58:00et on a l'impression
58:01que dès lors
58:02que l'antisémitisme
58:03est passé à gauche
58:04ou à tout le moins
58:04est aujourd'hui
58:05fait partie indirectement
58:07de la coalition électorale
58:08des gauches
58:08et bien
58:09il est traité
58:10désormais
58:11comme un fardeau agaçant
58:12mais qu'on peut balayer
58:13peut-être comme un point
58:14de détail
58:14d'une certaine manière
58:15il ne nous engage plus
58:17ce n'est plus l'absolu
58:18qu'il nous faut combattre
58:19donc parlons d'autre chose
58:21s'il vous plaît
58:22relativisons
58:22traitons le sujet
58:23balayons-le du revers
58:24de la main
58:25plusieurs se demandent
58:26alors
58:26mais est-ce que Boucheron
58:27qu'est-ce qui explique
58:28cette indifférence de Boucheron
58:29à l'antisémitisme
58:30de gauche
58:31est-ce que c'est soudainement
58:32parce qu'il ne veut pas
58:33heurter son propre camp
58:34est-ce que c'est finalement
58:35il est plutôt indifférent
58:36à la question
58:36dès lors que ça ne vient pas
58:37je l'ai dit
58:38du camp d'en face
58:39et pourtant
58:40à travers cela
58:41il faut noter une chose
58:43la gauche radicale
58:44globalement
58:44et la gauche largement
58:45continue de chercher
58:46l'antisémitisme
58:47chez Éric Zemmour
58:48et Sarah Knafo
58:48ce qui est assez original
58:50quand même
58:50comme point de vue
58:51on continue de le chercher
58:52au RN
58:53quand on accuse ce parti
58:55d'être les descendants
58:56des Waffen-SS
58:56c'est l'espèce de formule
58:58toujours répétée
58:58donc une partie de la gauche
59:00autrement dit
59:00mène campagnardement
59:02contre l'antisémitisme
59:03d'avant-hier
59:03mais contre celui d'aujourd'hui
59:04elle préfère
59:05ne pas en parler
59:06est-ce qu'elle combat
59:08véritablement l'antisémitisme
59:09ou est-ce qu'en matière
59:09la fidélité à la gauche
59:11est plus importante que tout
59:12surtout la capacité
59:13à nier le réel
59:15Merci Mathieu Bocoté
59:17un petit mot particulier
59:18à ce père de famille
59:19Christophe C
59:20qui m'envoyait un message
59:22un mail très émouvant
59:24très encourageant
59:25pour continuer
59:27à faire face à l'info
59:28et continuer notre mission
59:30dans ces moments troubles
59:31ça fait vraiment plaisir
59:32Charlotte
59:33vous le remercierai
59:34de ma part
59:34excellente suite de programme
59:36l'heure des pros 2
59:36Pascal Praud
59:37Merci Mathieu
59:39Merci Mathieu
59:39Sous-titrage FR ?
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