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00:27Sous-titrage MFP.
00:31Bonsoir. La mort en pleine jeunesse de Rudolf Valentino et celle de James Dean ont été à chaque fois des
00:39événements considérables pour l'histoire d'une génération et pour l'histoire du cinéma.
00:44La mort de Marilyn Monroe, quant à elle, relève de l'histoire tout court.
00:49En se brisant à l'apogée de sa carrière et de sa gloire, la petite fille du rêve américain nous
00:57a soudain révélé tout ce que l'optimisme illustré par Hollywood pouvait cacher de misère, de dénuement, de solitude, de
01:07désespoir.
01:08Marilyn Monroe était adorée du monde entier, non seulement pour ses qualités, pour sa beauté, pour son charme, pour ses
01:17dons évidents d'actrice,
01:19mais encore parce qu'elle avait gardé une fragilité à fleur de peau qu'elle avait héritée d'une enfance
01:27et d'une jeunesse atrocement malheureuse.
01:30Et l'on sentait, en la voyant, cette fragilité toujours prête à briser le bonheur qu'elle nous faisait vivre,
01:38qui naissait du seul éclat de sa présence aussitôt.
01:43Et l'on était reconnaissants à Marilyn Monroe de faire pourtant toujours le pari du bonheur,
01:51en nous mentant comme elle se mentait à elle-même, elle qui pourtant n'aima jamais rien d'autre que
01:58la vérité.
01:58Marilyn Monroe était le rêve et la mauvaise conscience du rêve.
02:04Elle a emporté le rêve et elle nous a laissé la mauvaise conscience.
02:09Juste avant le Vietnam, juste avant les brisures des années 70,
02:15les luttes des femmes, les crises et les fractures que nous connaissons sans cesse depuis 20 ans.
02:21Était-il dès lors nécessaire de revenir sur cette mort dont nous semblions avoir compris le sens,
02:29surtout en cherchant de nouvelles clés hypothétiques dans les poubelles d'Hollywood et de la politique ?
02:37Cette question, nous nous la sommes posée beaucoup avant de faire cette émission et nous n'avons pas su y
02:44répondre.
02:45Sachez que nos hésitations vous accompagnent quand nous vous la posons à notre tour.
03:18Sous-titrage Société Radio
03:28La version officielle de la mort de Marilyn Monroe, à laquelle s'accrochent les autorités depuis 23 ans,
03:33est de plus en plus remise en question au fur et à mesure que s'accumulent éléments nouveaux et indices
03:38troublants.
03:38Prenons par exemple le sergent Jack Clemon, premier officier de police appelé au chevet de Marilyn Monroe la nuit de
03:44sa mort.
03:50Certains mèmes n'hésitent plus à souligner la coïncidence entre un mystérieux séjour éclair de Robert Kennedy à Hollywood
03:56et le retard avec lequel on aurait annoncé la mort de Marilyn Monroe, dont la liaison avec l'homme politique
04:01était connue.
04:06Avec le temps, des témoins dont tous ne sont pas des provocateurs ou des envieux à vide de publicité,
04:11ont commencé à parler, révélant la force de la relation qui unissait Marilyn Monroe au Kennedy,
04:16mais aussi le climat de gangstérisme qui sévissait alors à Hollywood et aux marges du monde politique.
04:22La raison pour laquelle ces témoins ont gardé le silence et se sont tenus à l'écart d'une enquête
04:26officielle bâclée
04:27réside, semble-t-il, dans la peur suscité par les maîtres chanteurs de la mafia.
04:36Le events surrounding Marilyn Monroe's death were completely covered up
04:40by the Los Angeles Police Department, the Los Angeles County Coroner's Office
04:45and top officials governing Los Angeles County.
04:49A kiss on the hand may be quite continental
04:54But diamonds are a girl's best friend
04:58A kiss may be grand
05:02But won't pay the rental on your humble flat
05:06Or help you at the auto map
05:10Men grow cold as girls grow old
05:14And we all lose our charms in the end
05:19But square-cut or pear-shaped
05:22These rocks don't lose their shape
05:25Diamonds are a girl's best friend
05:40Marilyn Monroe était aux zénithes de sa carrière lorsque John Kennedy accéda au pouvoir.
05:46Elle l'appelait Jack depuis que Peter Loford les avait présentés l'un à l'autre
05:50Et elle disait qu'elle le trouvait infiniment supérieur à ses prédécesseurs
05:53Ne serait-ce que parce qu'il était plus beau et plus intelligent
06:20Peter Summers, un des conseillers de John Kennedy chargé notamment de ses relations publiques,
06:25Et qui avait beaucoup insisté pour que la convention démocrate se teinte à Los Angeles,
06:30Suivait avec une inquiétude grandissante le développement de plus en plus remarqué parmi les autres conseillers d'une relation privilégiée
06:38entre la star et le candidat à la présidence.
06:40D'autant plus que l'atmosphère électrique de ces heures de fièvre électorale paraissait leur avoir fait perdre toute notion
06:47de prudence élémentaire.
06:48A campaign warrant.
06:49Kennedy was nominated and at that moment not only the ground floor audience, the working group of the political effort,
06:58but all of the balconies which were loaded with stars from the entertainment field.
07:04It became electric, it was energy that could have been greater than the atomic bomb in Hiroshima.
07:09He was so magical as he came to the podium and trying to calm them down to even say thank
07:18you.
07:19Chills would run up and down your spines as you stood there.
07:22It was just a moment of magic.
07:24The new frontier of which I speak is not a set of promises. It is a set of challenges. It
07:33sums up not what I intend to offer to the American people.
07:37Marilyn Monroe, notamment, avait fait sensation en assistant au discours d'acceptation d'investiture de John Kennedy.
07:44Et la plupart des conseillers comme Peter Summers jugeaient que cette présence certes conforme aux traditions
07:49pourrait se révéler lourde de grands dangers potentiels pour la campagne.
07:53Marilyn Monroe was in the audience along with, I couldn't begin to name all the stars 25 years later that
07:59were there.
08:00A strong friendship was developing at that time between Marilyn Monroe and Jack Kennedy.
08:07Give me your help and your hand and your voice.
08:13Our Marilyn was free at the time and Jack Kennedy wasn't.
08:23The attraction that everyone had for Jack Kennedy, I think Jack Kennedy felt toward Marilyn Monroe.
08:29Because Marilyn had the same charisma, beautiful person, quiet person.
08:35Someone that could enjoy and appreciate the friendship that maybe only a Jack Kennedy could really give to her.
08:47Some people of staff said, you know, products are sold by star endorsement.
08:52Maybe the closeness of this would be of benefit for him being elected.
08:56The other side, of course, is you're not going to elect somebody president.
09:00That is perhaps ignoring his wife or cheating on his family or something else.
09:06Yes, there was concern.
09:08And Marilyn was spoken to very frankly about it.
09:21There was great concern at the time. It could have destroyed him.
09:31No, no, no, no, no, no, no, no, no, no.
09:36All right before the famous Democratic convention, Marilyn Monroe and John Kennedy were often found on the beach,
09:46discreetly, at the time of the marriage of Pat Kennedy with Peter Loford.
09:52This second level actor, now lost his life, before he had a bond of dreams in assisting one of the
09:58most brilliant longtime family.
09:59Sa gentillesse et son entrain l'avaient fait accepter par un clan pourtant aristocratique et arrogant
10:04et il n'était jamais à court d'une plaisanterie ou d'un service, question de caractère ou de stratégie.
10:10À la veille de la Convention démocrate, les Lofords s'étaient installés dans une vaste maison au bord de cette
10:14même plage.
10:37Peter Loford savait très bien recevoir en réunissant loin des journalistes sévèrement écartés,
10:44ces deux milieux fascinés l'un par l'autre, celui des Kennedy's élégants de la côte est et celui du
10:49show business californien.
10:51La star et l'homme politique s'y rencontraient régulièrement dans une atmosphère tolérante.
11:14All of us were sitting there in bathing suits, with a shirt and an open shirt, and it was a
11:19nice time.
11:22We're having a heat wave, a tropical heat wave.
11:26The temperature's rising, it isn't surprising, you certainly can.
11:30Can, can!
11:31It was a relationship, a sexual relationship, for sure, but much deeper than that.
11:40Can, can!
11:41If you know what I'm saying.
11:43G.T.
11:44Her anatomy
11:45Makes the mercury
11:47To 93
11:51Peter Loford s'était lancé dans un redoutable engrenage qui devint explosif lorsque la relation de Marilyn Monroe et du
11:58président se poursuivit après l'élection.
12:00Ni lui, ni les Kennedy's ne savaient que la maison était infestée de microphones.
12:07La conversation that came across the receiver was music, people talking, and it would fade in and fade out, and
12:20I then began to recognize the voices, the Bostonian accent and Marilyn Monroe, and I heard the word, the president
12:29called Marilyn, Marilyn, or Marilyn calling the president Prez.
12:34De toute évidence, les bandes étaient enregistrées contre John Kennedy, par la pègre des maîtres chanteurs qui trouvaient facilement des
12:42clients pour les acheter.
13:04Beaucoup de gens écoutaient ces enregistrements après les avoir payés à prix d'or.
13:08Joe DiMaggio, l'ancien mari de Marilyn Monroe, les prenait très au sérieux.
13:13Il y suivait avec angoisse les pulsions autodestructrices de son ancienne épouse.
13:20Mais le plus intéressé par ce matériel douteux était en fait Jimmy Hoffa, le tout puissant patron du syndicat des
13:27camionneurs.
13:27Les problèmes de Marilyn lui étaient indifférents, mais les débordements des Kennedy par contre le passionnaient.
13:33Il vouait en effet une haine inextinguible au président et à ses proches.
13:40Hoffa s'appuyait largement sur la mafia pour tenir le syndicat le plus dur et le plus corrompu des États
13:45-Unis et pour alimenter sa haine des Kennedy.
13:47Il cherchait à utiliser les ragots dont il disposait sans prendre en compte les difficultés personnelles de Marilyn Monroe perdues
13:55au milieu de tous ses coups bas et que Joe DiMaggio avait prévenu discrètement et avec ménagement.
14:00Je veux un homme qui peut se débrouiller et admirer.
14:08Mais je ne veux pas qu'il ne veut pas qu'il me débrouiller.
14:11Je veux un homme qui est agréable avec moi.
14:16Mais je ne veux qu'il ne veut pas qu'il me débrouiller.
14:19Je dois juste sentir que quelqu'un que je m'éteint a un vrai regard pour moi.
14:27Je ne veux pas qu'il me débrouiller de tout ce que j'aime et des choses.
14:33John Kennedy, qui avait manifestement senti le danger, s'éloigna soudainement de Marilyn Monroe.
14:39Mais Robert Kennedy, son frère, qu'il avait mis à la tête de la justice américaine et qui se jugeait
14:44moins exposé, avait entre-temps rencontré la star.
14:47Par générosité ou par l'effet d'une rivalité inavouée, il prit la suite de son frère.
14:52Pour Jimmy Hoffa, dont Robert Kennedy était l'ennemi le plus résolu, puisqu'il affrontait directement les combines du syndicat
14:58dans le cadre de ses fonctions, cette nouvelle liaison ne pouvait mieux tomber.
15:02I went to the door and I opened it up and there stands Bobby Kennedy and I go, boing.
15:08Marilyn came rushing out of the bathroom all of a sudden and totally different than I would have expected her
15:15because she had on this really cruddy white robe that she liked to wear and she jumped into its arms.
15:20And they started kissing madly and then they settled down, we all sat down and we had another wine together
15:28and she goes, which means, Jeannie, go back to your apartment, which I did.
15:35Autant la liaison entre le président et la star avait été discrète, autant cette nouvelle relation s'affichera sans complexe,
15:42en particulier chez Lélo Ford.
15:43I know she was nuts about him because she told me, you know, I mean, she liked that mental part
15:48of it.
15:49She was fascinated by him.
15:51I think she was scared to death of him because he gave this air about himself and probably do a
15:55lot of people that way.
15:58I think he was nuts about her.
16:00She tried to kind of tease him, but then she knew how just how far to go and then just
16:03kind of back off, you know.
16:06And she was kind of cute with him in a way, but she was nuts about him.
16:11Or, Robert Kennedy, contrairement à ses impressions, était autant en danger que son frère dans la mesure où il menait
16:17une politique nouvelle aux Etats-Unis dans sa rigueur contre le crime et ses multiples alliés institutionnels.
16:28Robert Kennedy avait présidé le comité MacLellan qui tentait de purger le syndicalisme de la présence de gangsters dans ses
16:35rangs.
16:35Jimmy Hoffa était naturellement au premier rang des suspects en compagnie d'un truant particulièrement puissant, Sam Giacana.
16:42Mais le réseau de relations unissant le syndicaliste véreux et la mafia était encore trop vaste pour une commission parlementaire
16:49limitée dans ses actions par le respect scrupuleux des textes.
16:53Les liens que le crime entretenait notamment avec les hôtels de Las Vegas n'avaient pas encore été entièrement dévoilés.
16:58Or, Marilyn Monroe et Robert Kennedy se retrouvaient fréquemment au Desert Inn qui, malgré son apparence respectable,
17:06était possédé en sous-main par le président du syndicat des bouchers, Max Bloch, un agent de Jimmy Hoffa, aujourd
17:12'hui paisible retraité en Floride.
17:14L'homme de paille qui dirigeait l'hôtel, informé de chacune de ses rencontres, Max Bloch, qui les répercutait ensuite
17:21aussitôt sur Hoffa.
17:26Il me dit qu'il a checké chaque semaine, quelques semaines, quelques jours, quelques jours.
17:31I'm up on the 7th floor, je crois qu'il a mentionné à me la suite de rooms.
17:37Et c'est ça.
17:38Et enfin, un jour, je suis sainte avec lui et Bobby est passée par.
17:41Je dis, « Bonjour, Wilbur. Bonjour, Bobby.
17:45My friend Max Bloch.
17:47Oh, il me dit, « Je sais Bloch from New York.
17:50» And he kept going.
17:52So I said, « Where is he running?
17:54» He said, « He's going to see Marilyn upstairs. »
17:59Au fur et à mesure que la lutte entre Robert Kennedy et Jimmy Hoffa s'intensifiait,
18:03les enregistrements intimes, désormais directement commandités par le syndicaliste marron,
18:07devenaient plus dangereux pour tout le monde.
18:09« Je suis non-controlled par les gens.
18:11Je ne suis pas contrôlé par les gens.
18:13Et évidemment, vous avez le même truc, Mr Hoffa.
18:16Attendez un moment.
18:17Et je dis, « Tags. »
18:19Did you say, « That SOB, I'll break his back » ?
18:22Not concernant him, as far as I know of.
18:25Well, who did you make it about ?
18:25I don't know.
18:26I may have been discussing somebody in a figure of speech.
18:28Well, who did you make the statement ?
18:29Who's back were you going to break ?
18:30I don't even remember it.
18:31Well, who's back were you going to break, Mr Hoffa ?
18:33Figure of his speech, I don't even know who I was talking about,
18:36and I don't know what you're talking about.
18:37No question about Hoffa, and don't you say that either.
18:40Don't you say that I'm a communist, or even affiliated with one.
18:44You said that enough around this country.
18:45One of them suggested that they should sit down at the head of the restaurant and talk it over.
18:50To which Feldman replied,
18:51« Listen, there is only one solution, it's to break his neck for him. »
19:13En fait, le caractère totalement illégal des écoutes pouvait également briser Jimmy Hoffa.
19:20Si le président, désormais alerté et qui avait remonté toute la filière,
19:25prenait le risque de les retrouver et de les retourner contre lui.
19:29D'autant plus que la mafia qui fournissait le matériel menaçait à son tour de doubler Jimmy Hoffa
19:35pour en finir plus vite avec les Kennedy,
19:37et que des antennes mal contrôlées du Parti démocrate s'étaient réveillées,
19:41prêtes à tout pour rompre le trafic.
19:43Pendant ce temps, l'intermédiaire criminel entre les privés poseurs de micro
19:48et les clients qui prenaient des notes maintenait la pression pour avoir toujours plus de matériel.
20:09Quant au chénon manquant qui savait si bien remonter le moral de ses troupes,
20:12il considère encore les bandes comme la meilleure affaire de sa vie.
20:37Et s'il refuse de confirmer que c'est Hoffa qui continuait à les commander,
20:42le bras droit du chef des camionneurs est nettement plus précis.
20:58Tandis que Jimmy Hoffa cherchait la méthode la plus sûre pour se servir des bandes
21:03et couler les Kennedy, la mafia pour qui toute source d'argent est bienvenue,
21:08en dehors de ses objectifs plus précisément politiques
21:10qui ne recouvraient que partiellement ceux de son allié syndicaliste,
21:14cherchait à enfoncer un peu plus Marilyn Monroe.
21:18Elle savait la vedette honnête et fragile,
21:20et de ce fait susceptible de dépenser des sommes considérables
21:24pour protéger des liaisons auxquelles elle tenait sous la menace d'un scandale.
21:32Un gigolo sur le retour, Johnny Rosselli, qui avait des contacts étroits avec le parrain des parrains,
21:38Sam Giacana, parvint à l'approcher et à devenir à un temps son chevalier servant.
21:43Pour Sam Giacana, la manœuvre était tout bénéfice.
21:46Il avait accès à Marilyn Monroe d'une manière quasiment directe,
21:50il tenait les sources de Jimmy Hoffa,
21:52il accumulait les indices contre les Kennedy et en sus, il pouvait faire chanter la star.
22:00Confiante ou désemparée,
22:02Marilyn Monroe, que des policiers de Los Angeles suivaient en secret pour tenter de démonter la filière,
22:08se rendait avec Rosselli dans un complexe touristique, le Carnival Lodge,
22:12où l'on jouait gros jeu et qui était devenu un des lieux de divertissement favori des vedettes,
22:16depuis que Franck Sinatra, qui possédait une partie des actions,
22:20s'en servait pour y donner des réceptions fastueuses.
22:24En fait, à l'insu même sans doute de Sinatra,
22:27qui était certainement manipulé et qui préférait ne pas se poser trop de questions,
22:30le complexe touristique était une plaque tournante pour les trafics en tout genre
22:34et les dossiers de chantage de Sam Giacana,
22:36comme la filature de la star devait ensuite le révéler.
22:39Des sommes d'argent considérables étaient prêtées aux joueurs malchanceux
22:42contre des taux usuraires et des reconnaissances de dettes compromettantes.
22:45Des filles entraînaient des hommes jusqu'à l'heure respectées dans des aventures qui leur coûtaient très cher.
22:50Lorsque Marilyn Monroe comprit ce qu'était Rosselli, le Carnival Lodge
22:53et le rôle qu'on lui faisait jouer à Sinatra et à elle-même,
22:56Sam Giacana avait déjà collecté suffisamment d'informations pour l'inquiéter.
23:00C'était l'in-place à Lake Tahle et l'in-place de les casinos de Gambler,
23:06parce que c'est là où le clan s'étendait.
23:08C'était Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis, Peter Lofford, Joey Bishop,
23:13tous les campers de l'inquiéter de tout le monde.
23:17Le Calneva était l'in-place.
23:20Cela fait bien longtemps maintenant que Sam Giacana n'est plus venu au Carnaval Lodge,
23:25mais son souvenir ne s'y est pas estompé.
23:28Il s'est toujours dressé magnifique.
23:33C'était un très haut-classique jeune homme.
23:35Vous nous dites si vous avez une opposition de quelqu'un,
23:39que vous les disposez par avoir les collèges dans un tronc,
23:42est-ce que vous faites, Jean Giacana?
23:43Je vous le disais parce que je n'ai pas de croire que j'ai une réponse.
23:46Je vous le disais.
23:46Vous nous dites quelque chose de vos opérations?
23:48Ou vous vous gâlez juste chaque fois que je vous posez une question?
23:51Je vous le disais parce que je n'ai pas de croire que j'ai une réponse.
23:54Je me le disais que je n'ai pas de croire que j'ai une réponse.
23:57Jean Giacana, qui se trouvait dans la ligne de tir de Robert Kennedy
24:01depuis encore plus longtemps que Jimmy Hoffa,
24:03s'est fait provisoirement coincer à l'aéroport de Chicago
24:05pour une sombre histoire fiscale,
24:07en compagnie de sa petite amie, la chanteuse Phyllis McGuire,
24:10une fille de caractère qui se disait une amie de Marilyn Monroe
24:14et qui s'est révélée très intéressante pour les filles de Chicago,
24:18discrètement prévenues par ceux qui tentaient secrètement de protéger la star.
24:26Et je lui disais, mon boss, qui est mon boss?
24:28Il lui disait, J. Edgar Hoover.
24:30Et je lui disais, certaine je vais faire un rapport de ça.
24:32Et il lui disait, screw J. Edgar Hoover.
24:36Et je disais, all right, je vais lui dire ça.
24:39Et il lui disait, est-ce que vous allez faire un rapport de votre super boss ?
24:43Et je disais, qui serait-ce que mon super boss ?
24:45Il lui disait, Robert Kennedy.
24:47Et je disais, je suis sûr qu'il va avoir une copie de ça.
24:49Et il lui disait, screw Robert Kennedy.
24:53Il lui disait, je suis sûr qu'il va avoir une copie de son super boss ?
24:58Et je disais, qui est mon super boss ?
25:00Il lui disait, je disais, John Kennedy, le président des États-Unis.
25:03Et je disais, il peut avoir une copie.
25:05Mais on le autre, je ne pense pas que John Kennedy est intéressé à Sam Giancana.
25:09Il lui disait, Romer, il lui disait, je suis surpris.
25:12Il lui disait, je sais beaucoup de choses sur la famille de la famille de la famille.
25:16Et Phyllis McGuire connaît beaucoup de choses sur la famille de la famille de la famille de la famille.
25:20Et l'un de ces jours, Romer, nous allons raconter cette histoire.
25:25Finalement, Phyllis McGuire a raconté toute seule à la police.
25:29Comment Giancana l'avait levé en feignant de vouloir s'occuper de sa carrière ?
25:33Comment il s'en était servi comme sous-marin pour infiltrer le monde des vedettes ?
25:37Comment il s'y était pris pour qu'elle devienne proche de Marilyn Monroe
25:40après que la star eut démasqué Roselli ?
25:42Phyllis McGuire était le second levier de Giancana contre Marilyn Monroe et les Kennedys.
25:47L'homme était manifestement décidé à tout mettre en œuvre pour les compromettre.
25:55La mafia de surcroît n'avait pas digéré la perte de Cuba
25:58où elle avait tenu depuis des décennies toute l'industrie du plaisir.
26:02Elle avait établi des plans précises et efficaces pour assassiner Castro
26:05et financer la contre-révolution.
26:07Robert Kennedy, de son côté, avait son propre plan contre le dictateur cubain
26:11qui entendait gagner de vitesse celui des gangsters.
26:14De ce fait, au tournant des années 60, l'élimination politique des Kennedys
26:19par l'assassinat ou par un scandale dont Marilyn Monroe aurait été le prétexte
26:23devenait une priorité urgente et absolue.
26:29C'est à ce moment sans doute que Marilyn Monroe,
26:32qui n'avait eu jusqu'alors aucun moyen de se rendre compte
26:34de l'importance des enjeux qui s'affrontaient autour d'elle,
26:37en utilisant cyniquement ce qu'elle avait de plus intime,
26:40a commencé à prendre conscience, dans un cauchemar,
26:43de l'ampleur de la machination diabolique qui s'était refermée sur elle.
27:09La peur, la révolte, la solitude et l'injustice
27:13rameutaient soudain les fantômes de sa jeunesse
27:15et les cures de sommeil dont elle émergeait en déclarant
27:18« I feel wonderful » ne faisaient que la renvoyer au piège terrifiant
27:22dont personne ne pourrait la sortir, et surtout pas les Kennedys.
27:30La gaieté fragile des essais de son dernier film inachevé
27:34lui demanda des trésors d'énergie.
27:36Lâché par Robert Kennedy, qui venait à son tour de prendre peur,
27:40Marilyn Monroe se retrouvait totalement seule
27:42pour affronter une épreuve la plus difficile d'une vie
27:45qui avait déjà eu plus que sa part de douleur.
27:47D'où lui vint pourtant le courage d'aller porter
27:50jusqu'au cœur du triomphe de ceux qui l'avaient abandonné,
27:52le pathétique témoignage de sa fidélité
27:54et la si digne élégance de son sourire.
27:57Elle m'a appelé et m'a dit ce qu'elle était
28:01et j'ai dit, j'ai un petit present pour toi
28:03avant que tu vas.
28:04Et je lui ai donné un livre que j'avais comme enfant,
28:09qui était la petite engine qui pouvait.
28:12Et j'ai dit, j'ai dit, j'ai dit,
28:15j'ai une engine qui n'était pas sûre
28:17qu'elle ne va pas faire de la montagne
28:18avec toutes les toys pour les enfants.
28:20Et il s'est fait.
28:23Il s'est fait.
28:28Mais je vais vous donner une introduction
28:29d'ailleurs, monsieur le Président,
28:30parce qu'en l'histoire du show business,
28:32il y a pas d'une seule femme
28:34qui m'a dit tellement,
28:36qui a fait plus.
28:38Qu'est-ce qu'il y a?
28:50Monsieur le Président,
28:51the late Marilyn Monroe.
28:55Merci.
29:07Anne-Marie.
29:22Merci.
29:24Happy birthday to you.
29:29Happy birthday to you.
29:34Happy birthday, Mr. President.
29:41Happy birthday to you.
29:54Hi, Mr. President, for all the things you've done, the battles that you've run, the way you deal with U
30:07.S. steel, and our problems by the time we thank you so much.
30:15Everybody, happy birthday.
30:28Plus tard, au dîner qui rassemblait la crème des congressistes, l'historien Arthur Schlesinger, bouleversé par sa solitude, eut l
30:37'impression de parler à une noyée à qui personne n'aurait tendu la main.
31:05Le tournage de Ça va finir par craquer fut une longue descente aux enfers, en totale contradiction avec le projet
31:11d'une comédie brillante.
31:33Marilyn Monroe ne vint que 12 fois sur le plateau en 35 jours de tournage. Que faisait-elle de ses
31:38absences?
31:50Le 1er juin date de son 36e anniversaire. Elle quittait le studio pour la dernière fois.
31:55She had been to Dodger Stadium, where they had celebrated her birthday, and she'd thrown in the first ball.
32:06And some weeks later, I had seen, she came over with pictures of that event.
32:14And I said, gee, I think these look really terrific.
32:17And she said, no, look at the eyes. The eyes are dead.
32:21Would you have lunch with me?
32:26I bring my lunch to the store.
32:30I'd be so grateful if you'd take it out.
32:33Les producteurs la trouvaient encore meilleure que d'habitude, mais avec une sorte de décalage hypnotique dont ils redoutaient le
32:39pire.
32:40Finalement, ils préféraient la licencier.
32:43Robert Kennedy, pendant ce temps, continuait à l'éviter et se consacrait uniquement à l'amélioration de son image électorale.
32:51La perspective selon laquelle les Kennedy se succéderaient à la Maison Blanche pendant 16 ans était devenue une hypothèse politique
32:59très sérieuse pour les commentateurs et pour tous ceux qui machinaient leurs pertes.
33:09Lorsque Marilyn Monroe découvrit elle-même par hasard des micros jusque dans sa nouvelle demeure, sur le seuil de laquelle
33:15elle avait fait inscrire,
33:16c'est ici que s'achève mon voyage.
33:19Une terreur insurmontable l'isola un peu plus, la tenant à l'écart même de ces lieux qui lui avaient
33:24servi de refuge.
33:25On la vit marcher sans but, des heures entières, dans des parcs publics, où elle observait des enfants et engageait
33:32la conversation avec leur mère, disparaissant soudain comme elle était apparue.
33:37Ces enfants, qui furent le plus grand manque de son existence et dont son sentiment foncier de culpabilité lui avait
33:45fait penser qu'elle n'eût sans doute jamais pu les assumer.
33:50Marilyn Monroe avait maintenant peur d'utiliser son propre téléphone.
33:54Son sac, rempli de petites monnaies, elle formulait ses appels depuis des cabines publiques, jamais les mêmes.
34:17Un technicien téléphoniste, notamment Bernie Spindle, a avoué avoir placé le téléphone de Marilyn Monroe sur table d'écoute.
34:24Je pense que le wiretapping, l'indiscriminate wiretapping, est un business très dure.
34:31Et je ne pouvais pas s'agir plus fortement.
34:33Je pense que les pénalités devraient être augmentées pour ceux qui utilisent le wiretapping sans contrôle d'une agence de
34:41l'enferme,
34:43les courts fédéraux ou, dans certains cas, des kidnappes, des matters nationales de sécurité.
34:50Marilyn Monroe ne sut certainement jamais avec précision quelles étaient les organisations qui s'acharnaient à l'espionner.
34:56Mais elle eut par contre sûrement à affronter la douleur supplémentaire de devoir douter des Kennedys eux-mêmes,
35:01qui ne répondaient plus à ses appels et pour qui elle devenait chaque jour un danger,
35:06un danger que l'on surveille, que l'on espionne à son tour.
35:11Elle tenta pourtant désespérément et à plusieurs reprises de joindre Robert Kennedy,
35:16mais la ligne directe de son bureau avait été changée
35:19et au bureau central, les standardistes refusaient de passer les communications en s'excusant confusément.
35:26Seul Peter Loford pouvait constater à la fois la panique de Marilyn Monroe
35:30et celle de plus en plus précise de son beau-frère.
35:56Le sénateur Smuffles l'a confirmé.
35:58Le président avait exigé que survint une rupture définitive entre son frère et la star.
36:03J'ai entendu, je pense que d'autres ont entendu, qu'il y avait quelque chose comme ça qui s
36:08'est passé,
36:09et que Kennedy avait dit à Bobby de arrêter, de le faire.
36:14Mais Smuffles s'est refusé à reconnaître que ce fut la peur de la mafia qui lui fait prendre cette
36:18décision.
36:18Il rejoint en cela la prudence, pour ne pas dire plus, de la version officielle concernant la fin tragique de
36:23la star.
36:23Pourtant, Bob Slatzer, qui chercha la vérité dès le premier instant,
36:28s'est vu aussitôt rappelé à l'ordre par des correspondants mystérieux, informés et menaçants.
36:48Le désespoir de Marilyn Monroe, totalement seule, abandonnée, pour affronter une situation qui résumait tous les échecs de sa vie,
36:55ses pulsions autodestructrices et sa dérive, lui faisait jouer avec le feu.
36:59Elle montrait autour d'elle les agendas de ses rencontres avec les Kennedys.
37:03Elle en parlait ouvertement, avec un chagrin et une amertume insurmontable.
37:07Elle se disait même prête à faire des déclarations fracassantes,
37:10aux hyènes de la presse à sensation qui commençaient à renifler quelque chose.
37:43Pour le docteur Grinson, chaque jour désormais menacé d'être le dernier.
37:48La star tentait de raccrocher les lignes rompues de son téléphone intérieur en lançant des appels au secours qui tombaient
37:54dans le vide
37:54avant de plonger dans des comas de somnifères qui faisaient se rejoindre les cauchemars de l'éveil et ceux du
37:59sommeil.
38:00Son psychiatre voulait la faire hospitaliser.
38:03Peter Lawford, qui tentait de maintenir le contact, comprit qu'elle était devenue incontrôlable
38:07lorsqu'il l'entendit vers 8 heures alors qu'elle refusait d'aller dîner avec lui.
38:21Mais Peter Lawford était aussi le dernier lien qui unissait Marie et Monroe au Kennedy.
38:25Alors, depuis sa chambre close où s'étaient assemblés tous les fantômes de sa vie,
38:29la star commença à rappeler l'intermédiaire, de plus en plus souvent, au fur et à mesure que la nuit
38:35gagnait.
38:38Marilyn a immédiatement appris sur le téléphone à Peter.
38:42Grasping out to inform him that she couldn't take any more
38:48and that she was going to be best for everybody that she died,
38:52that she was going to kill herself.
38:55Sometime in mid or mid evening, I got a phone call from Marilyn
39:00and she was quite distressed and said,
39:02please, Jeannie, please come over.
39:04and I said, I said, I can't.
39:12And I said, I just can't.
39:14I just can't come over today.
39:16And she said, could you bring me some sleeping pills?
39:19And I said, no, I can't do it today, tonight, Marilyn.
39:23I just can't.
39:32So, of course, I was alarmed.
39:35I called Dr. Greenson.
39:45I went around to the front of the house
39:48before Dr. Greenson arrived.
39:55I saw Marilyn lying on the bed nude and I was just alarmed.
40:08The doctor Greenson arrived at 3 o'clock in the morning.
40:11He immediately broke one of the windows
40:12since the room was closed inside.
40:15He later declared that Marilyn Monroe was already dead,
40:17her hand was on the phone.
40:19The staff of the ASTAR and the police
40:21survived then in the hour.
40:23But how does it go if this version is exact
40:26that the news of the death of Marilyn Monroe
40:28had begun to run to Hollywood
40:30since the beginning of the evening?
40:31As I recall Natalie Jacobs,
40:34the wife of her boss,
40:35that an unknown who called from a telephone room
40:38was warned in the middle of a concert
40:40at 10 o'clock,
40:41or 5 o'clock later.
40:45About three quarters of the way through the concert,
40:48someone came to our box and said,
40:50Arthur, come quickly.
40:51And he didn't realize and he said,
40:53Marilyn is dead or she's on the point of death.
40:56La police a toujours affirmé
40:58avoir été appelée par la gouvernante
41:00vers 3h35.
41:01Mais selon l'officier Jack Clements,
41:03qui fut le premier à parvenir sur les lieux,
41:05la mort de Marilyn Monroe
41:06était survenue beaucoup plus tôt,
41:07selon le récit même
41:09que lui aurait alors fait la gouvernante.
41:19Ici donc, encore un décalage de plusieurs heures
41:22en contradiction totale
41:23avec ce qui fut affirmé
41:24pour la version officielle.
41:45M. Smurray et Marilyn Monroe
41:47s'aimaient profondément.
41:48Mais pourquoi la gouvernante a-t-elle attendu
41:50plusieurs heures avant de prévenir la police?
41:56Une multitude de détails étranges
41:58concernent ce décalage
41:59sur lequel la police est restée muette.
42:01Le responsable de la société d'ambulance
42:03fournit l'information la plus surprenante.
42:05Selon lui, la star était encore vivante
42:06lorsqu'il est parvenu sur les lieux.
42:08Ce qui est en contradiction totale
42:09avec la version officielle,
42:11mais pas avec le récit de l'officier Clements
42:13ou celui de Nathalie Jacobs,
42:14pour qui plusieurs personnes
42:16auraient su bien avant la police
42:17que Marilyn Monroe
42:18était en train de mourir.
42:34M. Smurray maintenant
42:36confirme que les médecins
42:37et l'ambulance
42:38ont été appelés
42:39avant la mort de Marilyn Monroe.
42:51Le décalage de plusieurs heures
42:53entre le moment où l'on a su
42:54que Marilyn Monroe agonisait
42:55et celui où la police est arrivée
42:58coïncide avec des allégations persistantes
43:00selon lesquelles Robert Kennedy
43:02se trouvait à proximité
43:03chez les Lawford
43:05le soir du drame.
43:07En tout état de cause,
43:09Robert Kennedy
43:09était venu passer
43:10un week-end familial
43:11à mi-chemin
43:13de San Francisco
43:13et de Los Angeles
43:14chez John Bates,
43:16un avocat
43:17au-dessus de tout soupçon.
43:40Plusieurs témoins
43:40affirment que Robert Kennedy
43:42est arrivé en hélicoptère
43:43à Los Angeles
43:44dans le cours de l'après-midi.
43:45Et la gouvernante
43:46de Marilyn Monroe
43:47qui avait longtemps refusé
43:48de confirmer la présence
43:49de Robert Kennedy
43:50à Los Angeles ce jour-là
43:51reconnaît maintenant les faits.
44:15Et vous croyez qu'il y a
44:37pour Peter Lawford,
44:39cette rencontre
44:40serait également révélée désastreuse.
45:04Mais qui sont les témoins
45:05qui auraient assisté
45:06au va-et-vient
45:07de Robert Kennedy ?
45:08Ce voisin
45:09de Robert Kennedy,
45:10par exemple.
45:11Le car drove up
45:12et les gens
45:13se sont arrivés
45:13et je me disais
45:14«Oh, c'est Bobby Kennedy »
45:15et ils ont passé
45:17de la voiture
45:17à la maison.
45:18C'est vraiment
45:18ce que je vois.
45:19Vous êtes absolument
45:20convaincés
45:20que c'est Bobby Kennedy ?
45:21Oh, je sais
45:22que c'est Bobby Kennedy.
45:23Je ne sais pas
45:23que c'est Bobby Kennedy.
45:25The only time that Bobby
45:28was out of my sight
45:29was from the time
45:30he went to bed
45:33sometime after 10 o'clock
45:36and when I saw him
45:38in the early morning
45:40at breakfast
45:40and he was with me
45:42all the rest of the time.
45:49Quelle que soit la vérité,
45:51Peter Loford
45:52a manifestement déployé
45:53une intense activité
45:54durant ces quelques heures.
45:55Soit qu'il ait fait repartir
45:56Robert Kennedy,
45:57soit qu'il ait compris
45:58ce qui se passait
45:59chez Marine Monroe
46:00et qu'il s'y soit rendu
46:01avant la police
46:02pour faire disparaître
46:02tous les indices.
46:04Il m'a dit qu'il s'est passé
46:08qu'il s'est passé
46:11et qu'il s'est passé
46:12et il s'est passé
46:13et qu'il s'est passé
46:14avant les reporters
46:15et ce qu'il s'est passé
46:17et qu'il s'est passé
46:18des données.
46:20Il n'y a pas mention
46:21de la note ?
46:23Non.
46:24Et vous ne voyez
46:25pas de note
46:25de l'air ?
46:26Non.
46:27Je regardais
46:28pour toutes les notes
46:29et je regardais
46:30pour toutes les documents
46:31et il n'y avait pas en evidence.
46:47En fait, de rapprochements troublants en indices réels, il est possible d'envisager ce qui s'est peut-être passé
46:53durant ce décalage de quelques heures.
46:55Marilyn Monroe aurait effectivement reçu la visite de Robert Kennedy lui annonçant la fin de toute relation durant l'après
47:00-midi.
47:01Elle se serait alors acharnée à tenter de le fléchir en suppliant Peter Lawford au téléphone pour qu'il prenne
47:07son parti.
47:08Peter Lawford aurait tenté de la raisonner tout en pressant Robert Kennedy de partir.
47:13Mais Marilyn Monroe était manifestement en train de sombrer lorsqu'elle concluait son dernier appel en disant Peter, dites adieu
47:20pour moi au président.
47:22Cette dernière phrase aurait décidé Robert Kennedy à retarder son départ et à retourner chez Marilyn Monroe avec Peter Lawford.
47:28Ils auraient alors trouvé la plus belle fille du monde agonisante.
47:33Cette fois, le piège se refermant sur Robert Kennedy lui-même, Peter Lawford aurait directement pris les choses en main
47:40en appelant un médecin sûr, le docteur Grinson, et une société d'ambulance discrète.
47:44La tentative pour sauver Marilyn Monroe aurait échouée quelque part sur la route à 140 à l'heure à mi
47:50-chemin de l'hôpital.
47:51Et Peter Lawford aurait alors ramené le corps dans la maison.
47:54Expédié un Robert Kennedy prostré vers sa famille fait disparaître tous les indices avant de disparaître à son tour.
48:03La gouvernante se serait alors chargée d'appeler la police et le médecin particulier de la star, quelques heures avant
48:10que toute la famille de Robert Kennedy se retrouve pour l'office dominical sans émotions particulières.
48:31L'enquête policière a été manifestement bâclée.
48:35En fait, les autorités voulaient éviter le plus rapidement possible les rumeurs qui circulèrent dès le début, selon lesquelles Marilyn
48:42Monroe, manipulée sans le savoir par la pègre, aurait été assassinée avec la complicité des Kennedy pour éviter qu'elle
48:48ne parle.
48:48Soit que ces rumeurs aient été fausses et scandaleuses pour la famille d'un président, soit qu'elles aient révélées
48:54toute ou partie de la vérité.
49:24La dose massive de barbiturique qui a emporté Marilyn Monroe aurait également pu lui avoir été administrée alors qu'elle
49:32était déjà inconsciente.
49:33Cette hypothèse, particulièrement atroce, est celle que partagent de nombreux policiers de Los Angeles.
49:39Et l'autopsie, dont il n'a jamais existé qu'un rapport incomplet, ne permet pas de porter un jugement
49:45sur ce point.
49:45Par contre, le docteur Grinson ne paraît pas avoir encore admis que Marilyn Monroe ait pu se suicider.
49:52Je me suis dévoilée ou me suis dévoilée sans révéler des choses que je ne veux révéler.
49:56Je ne peux pas dire que je vous dis ça et que je ne vais pas vous dire.
49:59C'est une terrible position.
50:01Je dois dire que je ne peux pas parler.
50:02Je ne peux pas dire que je ne peux pas dire le whole story.
50:10Listen, talk to Bobby Kennedy.
50:13One of the reasons advanced for the highly secret nature of this investigation
50:18was that there could be some type of national security problem
50:22in connection with the association between a national figure and a highly publicized entertainer.
50:33Selon Tom Reddin, le caractère confidentiel et la rapidité de l'enquête ont beaucoup nuit à sa crédibilité.
50:39It was treated as an intelligence division operation and logically it could be so treated because there was the involvement
50:48of the attorney general of the United States.
50:52They treated it as a 100% intelligence operation and those operations are highly secret.
51:00I began to wonder if they didn't have a file over there on Maryland's death and all about it.
51:07So I sent over to the police department for it and they told me there wasn't any file.
51:12So I thought that maybe Chief Parker had taken the file to his home.
51:16But I never followed that up because I didn't want to bother Mrs. Parker.
51:20But that was my assumption that there was a file but it was taken out of the police department.
51:24But as mayor, you had the right to require the police department to give you any file they had, didn't
51:29you?
51:30Well, they sent me any file I asked for always.
51:33Un dossier particulier relevant des services secrets et concernant Marilyn Monroe, sa vie et sa mort a bel et bien
51:38existé.
51:39Et le maire de Los Angeles a été trompé comme il l'a redouté.
51:43A la suite d'indiscrétion, une partie de ce dossier a été révélée au public.
51:46Elle ne contenait rien qu'on ne sache déjà.
51:48Pour Tom Reddin, l'acharnement mis à garder l'enquête secrète cache autre chose que ces révélations attendues.
52:11Robert Kennedy s'est toujours refusé à évoquer publiquement la relation de Marilyn Monroe avec son frère et lui-même.
52:33Mais il a fait poursuivre sans relâche ceux qui avaient atrocement persécuté la star en l'espionnant et détruit leurs
52:41témoignages.
52:43Pour ceux qui lui ont échappé, Marilyn Monroe de toute façon n'avait plus beaucoup d'importance.
52:50Ils avaient désormais décidé de porter la mort directement au sommet.
53:17D'anciens amis dont le temps ou le désir de publicité a rendu la fidélité incertaine.
53:24Des détectives douteux à qui l'on oserait confier la filature de son pire ennemi.
53:30Une intrigante arriviste manifestement ravagée par la haine de classe.
53:34Des morts que l'on fait parler.
53:36Une très vieille dame dont la mémoire se trouble.
53:40Les marges fangeuses de l'argent, de la célébrité et du pouvoir.
53:45Et puis ce mariage posthume entre deux êtres dont la mort transforme l'existence en destin,
53:53les portant au panthéon réservé des superstars trop légendaires, pour ne pas dire trop beaux pour être vrais.
54:01Mais en même temps, quelque chose résiste dans ce dossier.
54:06Quelque chose s'impose à la faveur de cette enquête.
54:09Quelque chose comme le climat de la célébrité.
54:13A l'évidence, Marilyn Monroe a été harcelée sa vie durant par des maîtres chanteurs qui abusaient de son innocence.
54:23Elle a servi d'appât pour des forces obscures, tantôt complices et tantôt hostiles les unes vis-à-vis des
54:31autres,
54:32celles de la pègre et de la basse politique.
54:35Elle a séduit et amusé une grande famille qui s'en est servie et qui ensuite l'a rejetée.
54:43Les hommes politiques abandonnent facilement leurs proches lorsqu'ils sentent monter le danger.
54:49Avec aussi ces silences, ces secrets, ces obscurités, ces cafouillages,
54:56cette panique autour de cette mort qui ne fut certainement pas bien douce
55:02quand monta la curiosité, sitôt qu'elle fut connue.
55:06Avec encore ces témoins dont on a l'impression parfois qu'ils disent soudainement une part de la vérité.
55:14Marilyn Monroe n'a sans doute pas été assassinée par la mafia
55:18et elle n'a certainement pas été assassinée non plus par la Kennedy,
55:22mais elle était beaucoup plus seule, beaucoup plus démunie,
55:27beaucoup plus abandonnée qu'on ne le pensait.
55:30La gaieté est la sœur bien proche de la douleur.
55:35Aimer Marilyn Monroe, c'est parcourir le territoire de sa douleur,
55:39même avec des impasses et des détours comme il y en eut ce soir.
55:45Aimer Marilyn, c'est faire ce trajet pour mieux retrouver,
55:51comprendre, chérir, garder sa gaieté.
55:56Bonsoir.
56:26Sous-titrage Société Radio-Canada
56:55Pour le Mondial, France Inter vous offre le Mexique.
56:58Vous pourrez non seulement voir les plus beaux matchs,
57:02mais aussi découvrir tous les charmes d'un merveilleux pays.
57:07Écoutez France Inter et jouez au Mexi-poche.
57:12Il y a 120 voyages pour le Mexique à gagner,
57:15football et tourisme compris.
57:19Avec France Inter, mettez un sombrero entre vos oreilles.
57:24Ah ah ah !
57:25Arriba !
57:26France Inter.
57:29CIC Election Service, service téléphonique de renseignement pratique.
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