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L'avocat Thibault de Montbrial était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Bonjour Thibaut de Montbrayal.
00:01Bonjour.
00:01Vous êtes avocat, vous êtes également le dirigeant du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure
00:06et auteur du livre « Le choc ou la chute » aux éditions de l'Observatoire.
00:11Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur CNews et sur Europe 1 pour cette grande interview.
00:15On est ensemble pendant 20 minutes.
00:17On va parler de tous vos sujets et Dieu sait qu'il y en a.
00:20Je voulais vous entendre tout d'abord sur la France insoumise, LFI,
00:24qui a fait appel de la décision du préfet de police de Paris d'interdire leurs concerts,
00:29concerts politiques, dimanche soir à l'occasion de la fête de la musique.
00:33LFI qui pointe du doigt le CRIF, le conseiller représentatif des institutions juives de France,
00:38et Arlie Lveille qui est le maire de Paris-Centre et dont le nom est porté par des familles ashkénazes,
00:44juives ashkénazes.
00:45Qu'est-ce que ça dit de la France insoumise ?
00:48Ça n'apprend rien de la France insoumise, ça confirme un certain nombre de choses sur la France insoumise.
00:53Moi je vous le dis très tranquillement ce matin, la France insoumise est un mouvement politique
00:58qui est contraire aux valeurs démocratiques et qui est un danger pour la démocratie française.
01:03Pourquoi ? Vous avez un dirigeant, Jean-Luc Mélenchon, qui assume un double discours public.
01:08Le premier, c'est le discours du candidat, tout à fait légitime dans l'absolu,
01:13à se présenter à l'élection présidentielle avec des propositions politiques.
01:16Mais dans le même temps, et l'exemple de son discours d'hier soir l'illustre,
01:21il distille ses prises de parole, de références antisémites, d'appels à la violence.
01:26Quand il dit en avril 2025 à Auxerre, nous sommes liés et alliés avec la jeune garde,
01:33juste après la mort de Quentin dans les conditions que vous connaissez.
01:37Quand il soutient, quand il voit Raphaël Arnaud, le chef de la jeune garde,
01:42qui est pourtant une ligue dissoute, qu'il le fait applaudir lorsqu'il revient à l'Assemblée nationale.
01:48Lorsqu'il cautionne Rima Hassan, qui tient les propos que nous savons sur la Palestine,
01:55avec également un lot d'antisémitisme marqué.
01:57Quand il tend la main à M. Bagayoko, le maire de Saint-Denis,
02:02qui s'est illustré dès le début de son mandat en tentant un ballon d'essai
02:07sur le désarmement de la police municipale,
02:09mais qui, beaucoup plus gravement, a dit encore l'autre jour
02:11qu'il était d'accord pour faire siffler la Marseillaise,
02:14alors qu'il est supposé être maire de la République française,
02:17qui fait des clins d'œil racialistes,
02:18ce n'est même pas des clins d'œil d'ailleurs, c'est tout à fait ouvert,
02:21et qui surtout a mis dans le débat public l'hypothèse de l'appel à l'insurrection
02:25en quête de victoire de la droite aux élections présidentielles.
02:28Donc tout ça, ça fait que ce sont des coups littéralement de cornes de brume
02:34qu'il serait fou de ne pas voir et de ne pas entendre.
02:37La France insoumise, Romain Desarbres, je vous le dis ce matin,
02:39la France insoumise prépare la prise du pouvoir,
02:42que ce soit par les urnes ou par les armes.
02:45C'est ça que la France insoumise prépare.
02:46Il faut être lucide.
02:47LFI prépare la prise du pouvoir par les urnes ou par les armes.
02:51Il faut avoir la lucidité de le comprendre.
02:52Quand ils invitent le comité Adama dimanche,
02:56qui appelle régulièrement à s'en prendre aux forces de l'ordre,
02:58vous êtes régulièrement avocat de policier.
03:01Vous connaissez très bien les forces de l'ordre.
03:03C'est clairement un rassemblement anti-flic ?
03:05Ah mais c'est un rassemblement anti-république.
03:08Tout ce qui représente la République,
03:10et même plus largement la nation,
03:12tout ce qui représente la France,
03:13tout ce qui incarne la France au premier rang
03:15desquelles évidemment, desquelles institutions
03:17sont les forces de sécurité intérieure,
03:19la police et la gendarmerie,
03:21sont des ennemis pour la France insoumise, bien sûr.
03:22Ils créent toutes les conditions
03:25pour que nos institutions tombent ?
03:28Pour créer le chaos et prendre le pouvoir par la violence ?
03:31En fait, ils font des appels du pied à tous les gens
03:34qui sont dans une logique personnelle ou structurelle
03:38ou ethnique insurrectionnelle et anti-française,
03:42pour que le jour venu, sur une étincelle
03:44que soit ils déclencheront,
03:46soit qui sera déclenché par un événement extérieur,
03:48il y ait la possibilité de très grandes manifestations
03:51qu'ils s'arrangeront pour transformer en émeutes
03:53et donc en actes de très grande violence.
03:55Leur rêve romain des arbres,
03:56c'est-à-dire la convergence des luttes,
03:58c'est-à-dire le rassemblement entre l'ultra-gauche
04:01et les cités et les délinquants des cités
04:05qui s'illustrent régulièrement lors d'événements
04:08tels que ceux qui ont suivi la victoire du Paris-Saint-Germain
04:11en Coupe d'Europe.
04:12C'est ça le rêve de la France insoumise.
04:13Et chaque jour qui passe,
04:14par petites touches, un peu comme un tableau impressionniste,
04:17il prépare les conditions de cet événement.
04:19Une nouvelle touche sur ce tableau impressionniste,
04:21justement, le maire et les filles de Saint-Denis,
04:22Balibagayoko,
04:23qui affirme que siffler la Marseillaise,
04:25c'est un droit à la réplique populaire
04:27lorsque la France se déshonneure à l'international.
04:30Il dit qu'on a le droit de siffler la Marseillaise.
04:32C'est une petite touche sur ce tableau que vous nous décrivez ?
04:35Moi, je pose simplement la question.
04:37Si un maire, issu de l'immigration,
04:39puisque c'est le cas de M. Bagayoko,
04:42dans le pays de ses ancêtres,
04:44il est français, il n'y a pas de sujet là-dessus,
04:45mais dans le pays de ses ancêtres,
04:47faisait la même déclaration sur l'hymne national de son pays d'origine,
04:50que ce soit des doubles nationaux algériens, maliens.
04:56Quelle serait la réaction sur place ?
04:57Est-ce que simplement même ils en auraient l'idée ?
04:59Bien sûr que non.
05:00Il y a aujourd'hui des gens qui,
05:02malgré leur écharpe tricolore,
05:03qui évidemment aggrave le cas,
05:05piétinent les valeurs de la République.
05:06M. Bagayoko en fait évidemment partie.
05:08Mais il procède par message à peine codé
05:13dès avant même son élection.
05:14Il dit qu'il est attaqué parce qu'il contrarie, je cite,
05:18j'ouvre les guillemets,
05:19la norme blanche avec ses propos.
05:22C'est sans doute ce qu'il va dire de ce que je dis.
05:25Mais c'est très intéressant ce propos sur la norme blanche,
05:27parce que, d'après ce que j'ai compris,
05:30nous sommes une république laïque,
05:33nous sommes une république universaliste,
05:35c'est-à-dire que tous les gens
05:36qui vivent sur le territoire de la République française
05:39adhèrent à nos valeurs,
05:40qui sont des valeurs qui n'ont rien à voir
05:42avec les origines, la couleur de peau ou la religion.
05:44Et il fait tout le contraire.
05:46C'est ça qui est très intéressant.
05:47Et quand on l'attaque politiquement,
05:49parce que ce que je fais, ce sont des attaques politiques,
05:51parce que je pense que ce à quoi il se livre,
05:54lui et ses camarades de la France insoumise,
05:56ce sont des attaques insupportables
05:58et qui mettent en danger la République française,
06:00et bien quand on l'attaque,
06:01et bien évidemment, il se drape derrière les Blancs
06:04et les Blancs qui sont sans doute racistes.
06:08Et c'est lui qui racialise le débat.
06:11C'est tout à fait sidérant,
06:12parce que c'est l'inversion accusatoire.
06:14Il faut bien comprendre ce que fait la France insoumise
06:15en France aujourd'hui.
06:16Thibaut de Montbréal, invité de la grande interview
06:18sur CNews Europe 1.
06:19Politiquement, il pourrait doubler Jean-Luc Mélenchon ?
06:22Alors moi, je pense que ce qui menace
06:25les cadres de la France insoumise,
06:26qui jouent avec le feu avec les islamistes
06:29et avec toute une population qui déteste la France
06:32comme les exemples que l'on vient de donner le démontrent,
06:35c'est qu'il leur arrive,
06:35si jamais ils arrivaient au pouvoir,
06:37ce qui est arrivé à l'extrême gauche iranienne en 1979,
06:41qui s'est allié avec les islamistes,
06:43et une fois qu'ils ont gagné,
06:44ils ont été les premiers égorgés par leurs alliés.
06:47Et je pense qu'il y a une génération de cadres
06:49de la France insoumise
06:49qui n'est pas les cadres,
06:51pour reprendre les propos de M. Bakayoko,
06:54qui sont les Blancs,
06:55qui sont ceux qu'on voit toujours sur la photo
06:56aux côtés de M. Mélenchon,
06:58et que ceux qui sont derrière,
07:00les jeunes élus notamment du mois de mars
07:03dans certains quartiers,
07:04qui sont très offensifs dans le discours,
07:06comme on vient encore de le voir
07:06avec le maire de Saint-Denis,
07:08le moment venu,
07:09bousculeront d'une manière ou d'une autre,
07:11plus ou moins violemment,
07:11mais sans doute assez violemment,
07:13au sens physique,
07:14les cadres de la France insoumise d'origine.
07:17Dimanche,
07:17on sera le 21 juin,
07:19jour du début de l'été,
07:21jour de la fête de la musique,
07:23et il y a des matchs de Coupe du Monde.
07:24Laurent Nunez,
07:25le ministre de l'Intérieur,
07:26demande au préfet d'être ferme
07:28et de n'accepter aucun débordement.
07:30On a envie de dire heureusement.
07:31Il y a besoin de le préciser maintenant ?
07:33Vous connaissez la chanson de Dalida,
07:34parole, parole.
07:36Parce qu'un homme,
07:37ça se juge,
07:38pas par les paroles,
07:39mais bien sûr par les actes.
07:41Moi, ce n'est pas un secret,
07:43j'aime beaucoup Laurent Nunez.
07:44Par ailleurs,
07:45c'est tout à fait notoire,
07:46donc je le redis ce matin.
07:47Mais je pose la question.
07:49Lorsqu'il y a eu
07:50les très graves émeutes
07:51qui étaient tout à fait prévisibles,
07:53parce qu'on s'y attendait
07:53depuis trois semaines,
07:54le soir de la victoire
07:55du Paris Saint-Germain
07:56en Coupe d'Europe,
07:57il y a des forces de sécurité
07:58qui ont été déployées.
07:59D'abord,
08:00on n'a pas déployé
08:00les blindés de la gendarmerie,
08:02les centaures,
08:02on n'a pas déployé
08:03les canons à eau des CRS.
08:05Et ensuite,
08:06sur le terrain,
08:06il y a eu des exactions
08:07bien plus graves
08:08que ceux sur lesquels
08:09le gouvernement a communiqué.
08:11Il y a eu des agressions sexuelles,
08:12il y a eu des intrusions
08:13dans les immeubles,
08:14il y a eu énormément
08:14d'agressions physiques.
08:16Et où étaient
08:17les forces de l'ordre ?
08:18Bien sûr qu'elles étaient là,
08:19mais il y a eu beaucoup d'images
08:20où elles ont reculé.
08:21Et là où je veux en venir,
08:22c'est qu'il ne faut pas simplement
08:24donner des consignes de fermeté.
08:25Ça fait 40 ans
08:26que les ministres de l'Intérieur
08:27successifs donnent
08:28des consignes de fermeté.
08:29À un moment donné,
08:30il faut se souvenir d'une chose,
08:31c'est que le gouvernement,
08:33l'État, a le monopole
08:35de l'usage de la force légitime
08:36dans un cadre.
08:37Il y a un cadre juridique.
08:39Il ne s'agit pas
08:39de sortir de ce cadre.
08:40Mais ce cadre permet,
08:42face à la vive force,
08:44d'utiliser la force.
08:45Et on n'ose plus l'utiliser ?
08:46Mais bien sûr
08:46qu'on n'ose plus l'utiliser.
08:48Il faut aujourd'hui
08:49assumer le fait
08:50que la santé des voyous,
08:53la santé des émeutiers,
08:54compte moins
08:55que la protection
08:56de la population.
08:57Je ne pleurerai jamais,
08:58jamais,
08:59sur un émeutier
08:59qui sera tué ou blessé,
09:01dès lors qu'il aura été tué
09:02ou blessé,
09:03dans des actes
09:04qui exposaient
09:06un citoyen
09:06ou un policier
09:07à un risque de mort.
09:09Et vous voyez
09:09ce que je viens de faire ?
09:10Je viens de paraphraser
09:11le droit sur l'usage
09:12de la force.
09:12Et donc,
09:13il faut assumer
09:14que la protection
09:15des Français,
09:15c'est la priorité,
09:17quoi qu'il en coûte.
09:18Tiens,
09:18comme dirait l'autre.
09:19Il faut sortir
09:19les centaures ?
09:20Les centaures sont
09:21ces véhicules
09:23de la gendarmerie
09:24ultra-blindés
09:25avec des canons à eau.
09:25Je dis que
09:26lorsqu'il y a des événements
09:27dont on sait
09:28par expérience
09:29que systématiquement
09:30ils dégénèrent,
09:31il faut au moins prévoir
09:33à des endroits stratégiques
09:34rapprochés,
09:35c'est-à-dire sortir
09:36de leur garage,
09:36en clair,
09:37le rapprochement
09:38de véhicules
09:38de cette nature.
09:39Les centaures,
09:40les canons à eau.
09:41Mais c'est surtout,
09:41Romain Desarmes,
09:42une question d'état d'esprit.
09:43C'est-à-dire qu'il faut
09:43assumer le contact.
09:44Il faut que la police
09:45et la gendarmerie
09:46assument le contact.
09:47Et ça,
09:48ce n'est pas une question
09:48de chef de la police
09:49ou de la gendarmerie,
09:50c'est une question politique.
09:51Qu'est-ce que ça dit
09:52de la société ?
09:53Ça dit sa grande faiblesse.
09:55Ça dit notre délitement permanent.
09:57Mais vous savez,
09:58c'est l'effet toboggan.
09:59C'est-à-dire qu'on descend
10:01doucement
10:01et puis à un moment,
10:02il y a une accélération.
10:03Et ce qu'on voit
10:04depuis un an,
10:05un an et demi,
10:06ce n'est pas d'hier,
10:07mais ça accélère à chaque fois,
10:09c'est que les mesures
10:10d'apaisement de l'État,
10:11notamment sur le terrain,
10:12sont systématiquement
10:14interprétées par les émeutiers
10:16comme étant de la faiblesse.
10:17Donc l'État se dit
10:18« Ouh là là,
10:18on va essayer
10:19de ne pas blesser des gens
10:20pour pas que ça s'envenime. »
10:22Mais c'est en n'allant pas
10:23au contact
10:23que ça s'envenime
10:24parce qu'en face,
10:25les gens se disent
10:26« En fait,
10:27on nous vend la force de l'État,
10:28il y a des discours,
10:29des redemontades. »
10:30Mais en fait,
10:31tout ça n'est pas suivi d'effet.
10:32Et une fois que les bandes
10:33sont franchies,
10:34il n'y a plus de limites.
10:34Et c'est ça
10:35qui encourage la violence.
10:36La société française,
10:37vous le diriez comme ça,
10:38est un point de bascule.
10:39Une société,
10:41en réalité,
10:41ça tient
10:42quand il y a plus de monde
10:43qui a intérêt
10:43à ce qu'elle ne bouge pas
10:45que de monde
10:46qui a intérêt
10:46à ce qu'elle s'effondre.
10:49Qu'est-ce que ça vous inspire ?
10:50Je vais vous dire
10:50pourquoi je pense
10:51que la société française
10:52est à un point de bascule.
10:53Comme président
10:53du Centre de réflexion
10:54sur la sécurité intérieure,
10:55depuis deux ans,
10:56j'ai fait 43 réunions publiques
10:58dans toute la France.
11:00J'ai rencontré au total
11:01un peu plus de 6 000 personnes.
11:03Des policiers,
11:04des gendarmes ?
11:04Non, non,
11:05des citoyens,
11:06c'est ouvert.
11:06Il y a des policiers,
11:07des gendarmes,
11:07mais il y a bien au-delà.
11:08Il y a des patrons,
11:10des commerçants,
11:10des médecins,
11:11des ouvriers.
11:12Il y a plein de gens
11:13qui viennent me voir.
11:14Et en général,
11:15il y a des repas,
11:16on discute, etc.
11:17Je vois aussi
11:17beaucoup d'élus locaux.
11:18Partout, Romain Desartes,
11:19partout,
11:20je vois des gens
11:20qui sont sur un spectre
11:22qui va du centre
11:23jusqu'à toutes les gammes
11:25de la droite.
11:25Et je vois des gens
11:27qui sont exaspérés,
11:28qui n'ont plus du tout
11:29confiance dans les politiques
11:30nationaux,
11:31dont ils considèrent
11:32que ce qu'ils ont fait
11:33depuis 30 ans
11:33a amené la France
11:34là où elle est aujourd'hui,
11:36qui réclament
11:37un renversement de la table,
11:39qui attendent
11:39le retour
11:40de l'autorité de l'État,
11:42le retour du bon sens,
11:43le retour des choses simples,
11:44le retour de la possibilité
11:45de travailler
11:46sans être écrasé
11:47par les normes
11:48et les impôts.
11:49Vous voyez,
11:49il y a tout un tas de choses
11:50qui sont des choses
11:51de bon sens
11:51et qui n'ont plus confiance.
11:52Et plus grave,
11:53et je réponds complètement
11:54à votre question,
11:55il y a une défiance
11:56envers le personnel
11:57politique national,
11:58mais il commence
11:59à y avoir une défiance
12:00envers les institutions.
12:01Et quand vous avez l'addition
12:02entre la défiance
12:03envers le politique national
12:06et les institutions,
12:08et bien c'est là
12:08que toutes les aventures
12:09sont possibles.
12:10Justement,
12:11défiance vis-à-vis
12:12des institutions,
12:13défiance vis-à-vis
12:14de la justice.
12:15On va parler de Liana.
12:16Liana,
12:17c'est cette petite fille
12:17de 11 ans
12:19qui a été violée.
12:21On l'a appris
12:22cette nuit.
12:23La France est choquée
12:24par ce qui est arrivé
12:24à cette petite fille.
12:26On a appris cette nuit
12:27qu'elle avait été violée
12:28et de l'ADN
12:29a été retrouvée
12:30sur ses parties intimes.
12:31Jérôme Barrella,
12:32le principal suspect,
12:33a fait l'objet
12:34de plusieurs plaintes
12:35sans jamais
12:35avoir été inquiété.
12:37Énorme choc
12:38partout en France,
12:39dans toutes les familles.
12:41Comment est-ce qu'on en est
12:41arrivé à pareil drame ?
12:43Vous connaissez très bien
12:44la police,
12:45vous connaissez très bien
12:45la justice.
12:46D'abord,
12:47je partage évidemment
12:49à la fois la sidération
12:50et la tristesse,
12:52mais surtout la colère.
12:53C'est littéralement,
12:55au sens propre du mot,
12:56c'est insupportable.
12:58On ne peut pas supporter
12:59que dans une démocratie,
13:01des événements comme ça
13:03se produisent
13:04avec l'ensemble
13:06des chaînes de défaillance
13:06qui ont été identifiées
13:08en amont.
13:09On va voir,
13:10ça va être très intéressant,
13:10dans quelques jours,
13:11il va y avoir le rapport
13:12de l'inspection
13:14de la justice
13:14qui a été commandé
13:15par le garde des Sceaux,
13:16Gérald Darmanin.
13:17Ça va être très intéressant
13:18de reprendre
13:19de séquence par séquence
13:20ce qui a permis
13:23d'en arriver là,
13:24ce qui a conduit
13:24à en arriver là.
13:25Mais d'une manière
13:26générale,
13:27un peu en vrac,
13:28beaucoup de choses
13:28ont été dites
13:29et de rester
13:30dans le commentaire
13:31permanent,
13:31ça a un peu des limites.
13:32Mais je voudrais ajouter
13:33des éléments
13:33qui ont peut-être
13:34été moins dits.
13:35D'abord,
13:35il y a eu une réforme
13:36de la police judiciaire
13:37il y a trois ans
13:38qui,
13:39alors ça ne concerne pas
13:40directement les ANA
13:41parce que ce sont
13:41les gendarmes
13:42qui étaient sur l'enquête,
13:43mais quand même,
13:44d'une manière générale
13:45sur le délitement
13:46de la justice,
13:47aujourd'hui,
13:47on est obligé de dire,
13:49moi j'étais plutôt pour,
13:49vous voyez,
13:50je dis tout
13:51à tous ceux qui nous regardent,
13:51il y a trois ans,
13:52j'étais plutôt pour la réforme,
13:53mais on est obligé
13:54de dire aujourd'hui
13:54qu'elle ne fonctionne pas.
13:55Il y a un énorme problème
13:56d'efficacité.
13:57Ensuite,
13:58il y a un problème majeur
13:59de conformisme
14:00dans la justice.
14:01Le parquet d'oche
14:02de ce qu'on en sait,
14:03on verra dans le rapport,
14:04mais a entendu privilégier
14:06des procédures
14:07telles que le fait
14:08d'entendre
14:09une quarantaine
14:09d'agriculteurs
14:10qui avaient déplu
14:11en s'énervant un peu
14:12à un carrefour,
14:13qui avaient déplu politiquement.
14:15Là,
14:15il y avait du temps
14:16et des moyens,
14:16vous comprenez,
14:17alors que pour Jérôme Barrella,
14:18semble-t-il,
14:19ça paraissait
14:20beaucoup moins urgent.
14:21Il y a des choix,
14:22des priorités procédurales
14:24qui ne vont pas.
14:26Mais ça,
14:26c'est plus...
14:27Et le dossier,
14:27c'est également en sablée
14:28dans une brigade de gendarmerie.
14:29Non,
14:30mais le dossier,
14:30il a mis des semaines...
14:31Visiblement pas...
14:35Les gendarmes
14:35n'étaient pas
14:36très occupés,
14:37suroccupés.
14:38On va voir
14:39ce que dit la protection.
14:40Mais ce que j'ajoute,
14:41deux choses.
14:41Un,
14:42quand les gens découvrent,
14:43parce que nous,
14:44on le sait,
14:44les avocats,
14:44mais quand les gens découvrent
14:45qu'encore aujourd'hui,
14:46on transmet les dossiers
14:47de parquet à parquet
14:48par courrier.
14:49Par courrier.
14:50Et que ça prend des semaines
14:51à traiter.
14:51Je vous écris par courrier,
14:53ça va déjà prendre 4 jours.
14:54C'est plus rapide
14:54de vous envoyer un mail.
14:56Mais quand en plus,
14:57il faut 3 semaines de traitement,
14:58ça ne va pas.
14:59Et puis,
14:59un point que je voulais souligner
15:00ce matin,
15:01il faut absolument
15:02renverser la table
15:03en matière de procédure pénale,
15:05simplifier,
15:05utiliser l'intelligence artificielle.
15:07On est encore au milieu,
15:09au 3 quart du 20e siècle
15:10en matière d'informatique judiciaire.
15:12Il est urgent
15:13de passer au premier quart,
15:14à la fin du premier quart,
15:15du 21e.
15:17La loi Philippine,
15:19le député
15:20Ensemble pour la République,
15:21Charles Rodwell,
15:21a fait courageusement
15:23adopter une proposition de loi,
15:24la loi Philippine,
15:25qui allonge les délais
15:26de rétention
15:27à 210 jours
15:28dans les centres dédiés
15:30pour les étrangers
15:31qualifiés de dangereux.
15:32Ça a été largement adopté,
15:34mais il faut noter
15:34l'absence de la gauche
15:35dans l'hémicycle.
15:36Qu'est-ce que vous en pensez ?
15:37D'abord,
15:37je voudrais souligner
15:37que Charles Rodwell
15:38fait partie de ces jeunes députés
15:40qui sont courageux,
15:41vous l'avez dit,
15:42et qui incarnent
15:43un vrai pragmatisme.
15:44C'est-à-dire
15:45qu'il est issu
15:48des rangs politiques
15:49de renaissance,
15:50mais il fait partie
15:51des gens
15:51qui très clairement,
15:52et indépendamment
15:53des questions
15:54de conviction
15:54ou d'idéologie,
15:55ont compris l'urgence,
15:57notamment sur les questions
15:58de sécurité
15:58et d'immigration,
15:59de prendre des mesures
16:00radicales
16:01dont la France a besoin.
16:02Ce qu'il a fait,
16:03c'est mettre
16:05le droit français
16:06en conformité
16:06avec une directive européenne.
16:08Il faut rappeler
16:08que nous étions
16:09en dessous du seuil
16:10de ce que l'Europe permettait.
16:12c'est bien
16:13que la gauche
16:13n'aille pas voter
16:15ce genre de texte.
16:16Qu'est-ce que vous voulez ?
16:16Ça vaut mieux
16:17qu'un long discours.
16:18Quand on sera
16:19dans le temps
16:20de l'élection présidentielle
16:21à partir de la rentrée,
16:22il faudra se souvenir,
16:23il faudra ressortir
16:24qui a voté quoi.
16:25Il faudra mettre
16:25les gens devant.
16:26Quand on aura
16:27des gens de gauche
16:27sur les plateaux
16:28qui, lors de débats,
16:29viendront d'un air martial
16:30nous dire qu'avec eux,
16:32c'est pas vrai
16:32qu'ils sont laxistes
16:34en matière judiciaire,
16:35de sécurité, etc.,
16:36on reprendra les votes.
16:37On reprendra aussi
16:38les votes
16:38au Parlement européen.
16:40Il y a également
16:41au niveau européen
16:42justement le pacte
16:43sur l'asile et la migration
16:44qui est entré en vigueur
16:45le 12 juin dernier.
16:46Ça, c'est très important.
16:47Très important.
16:47C'est passé grâce
16:48à l'Union des droites européenne.
16:50Grâce à l'Union des droites.
16:52Politiquement,
16:53qu'est-ce que vous pouvez
16:53nous en dire ?
16:54Quand la droite se réunit,
16:56ça fonctionne et on avance ?
16:57D'abord, c'est passé
16:58grâce à l'abnégation
16:59au travail remarquable
17:00de François-Xavier Bellamy,
17:01il faut le dire.
17:02Ensuite, c'est exactement ça.
17:03Je reviens
17:04à mes balades en France
17:06où je rencontre les gens
17:07comme je vous le racontais
17:08tout à l'heure.
17:08Mais c'est ça que les gens veulent.
17:10Les gens veulent que les gens,
17:11que les politiques de bonne volonté
17:12qui pensent globalement
17:13la même chose
17:14ne se chicorent pas
17:15sur des questions de partis,
17:17sur des questions de silos,
17:18sur des questions d'égo,
17:19mais se réunissent
17:22et votent les textes fondamentaux
17:24dont les Français
17:25et les Européens
17:27ont besoin
17:28et qu'ils attendent.
17:29Et ce qui s'est passé
17:30au Parlement européen,
17:30là aussi, il faudra sortir les votes
17:32parce que quasiment
17:34toute la gauche a voté contre
17:35et dans le groupe macroniste,
17:37c'est en gros moitié-moitié.
17:39Donc, ce sera très intéressant
17:41pour révéler qui est qui
17:42en matière de détermination
17:45pour préserver
17:46les intérêts du pays.
17:47Thibaut de Montbréal,
17:48il faut l'union des droites
17:49en France,
17:49pas uniquement à Bruxelles ?
17:50Je pense que l'union des droites,
17:52elle est indispensable,
17:54mais elle ne se fera pas
17:55par les partis,
17:57elle se fera par ailleurs.
17:58C'est-à-dire qu'en fait,
17:59il y aura un événement,
18:00il y aura des gens
18:01qui vont se réunir.
18:01Un homme ou une femme
18:02qui va s'imposer ?
18:04Un homme ou une femme
18:05ou un groupe d'hommes et de femmes
18:08qui vont s'imposer ?
18:09Vous savez,
18:09il y a une chose
18:09que personne ne dit jamais,
18:10une des raisons
18:11pour lesquelles il n'y a pas
18:11d'union des droites,
18:12ce n'est pas la seule,
18:13il y a les égaux, etc.
18:14Bon, ça, tout le monde le dit,
18:15mais il y a le système
18:16de financement de la vie publique.
18:17Un parti politique,
18:18aujourd'hui,
18:19s'il présente 50 députés
18:20qui font plus de 2%
18:22aux législatives,
18:23pendant 5 ans,
18:24ça garantit une rémunération
18:25qui est, je crois,
18:26d'un euro 68.
18:27Elle a peut-être été
18:27un peu revalorisée
18:29par voix et par an.
18:31Donc, c'est une véritable manne.
18:33Donc, ça n'encourage
18:33évidemment pas à s'unir.
18:34Et il y a donc
18:35des petits groupes d'intérêts
18:37qui sont protégés
18:38avec des gens,
18:38des politiques qui en vivent
18:39et qui ne savent faire que ça.
18:41Et c'est ça
18:41dont les Français ne veulent plus.
18:43Donc, il faut casser tout ça.
18:44Thibaut de Montbréal,
18:45est-ce que vous pourriez être
18:46candidat pour 2027 ?
18:48Candidat à quoi ?
18:48À l'élection présidentielle ?
18:50Vous dites beaucoup de choses,
18:51vous avez des idées
18:52très précises,
18:53très argumentées.
18:54La dernière fois que j'ai compté,
18:56il y avait 31 candidats.
18:58Tout le monde dit que c'est trop.
19:01C'est vrai qu'il n'y avait pas
19:02de candidats de la société civile.
19:04Vous ne me dites pas non, là ?
19:06Non, mais je vous fais
19:07une réponse argumentée.
19:08Je vous dis ni oui ni non.
19:09Ce qui est une chose
19:10qui est sûre, Romain Desarbres,
19:11sérieusement,
19:12c'est que pour l'instant,
19:13ce n'est pas d'actualité.
19:14Mais ce qui est certain aussi,
19:15c'est que je suis absolument déterminé,
19:17mais les gens qui nous suivent
19:18le savent depuis longtemps,
19:19absolument déterminé
19:20à apporter ma voix
19:21et mon énergie
19:23dans le débat public
19:25l'année prochaine.
19:25Ça, il n'y a aucun doute.
19:26À quelle place ?
19:28On verra
19:28et on en reparlera.
19:29Il veut peser
19:30dans l'élection de 2027.
19:32Merci beaucoup
19:32d'être venu ce matin
19:34sur le plateau de CNews
19:36et dans le studio d'Europe 1.
19:37Merci à vous.
19:38Thibaut de Montbréal
19:38était l'invité
19:39de la grande interview
19:40CNews Europe 1.
19:40Bonne journée, à bientôt.
19:41Bonne journée.
19:42Sous-titrage Société Radio-Canada
19:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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