Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes
Invité de la Matinale de CNEWS, l'avocat Thibault de Montbrial estime que «l'État a le monopole de l'usage de la force légitime» lors d'émeutes.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Dimanche, on sera le 21 juin, jour du début de l'été, jour de la fête de la musique et
00:06il y a des matchs de Coupe du Monde.
00:07Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, demande au préfet d'être ferme et de n'accepter aucun débordement.
00:13On a envie de dire heureusement. Il y a besoin de le préciser maintenant ?
00:16Vous connaissez la chanson de Dalida. Parole, parole. Parce qu'un homme, ça se juge par les paroles, mais bien
00:22sûr par les actes.
00:24Moi, ce n'est pas un secret. J'aime beaucoup Laurent Nunez. Par ailleurs, c'est tout à fait notoire,
00:29donc je le redis ce matin.
00:30Mais je pose la question. Lorsqu'il y a eu les très graves émeutes qui étaient tout à fait prévisibles,
00:36parce qu'on s'y attendait depuis trois semaines,
00:37le soir de la victoire du Paris Saint-Germain en Coupe d'Europe, il y a des forces de sécurité
00:41qui ont été déployées.
00:42D'abord, on n'a pas déployé les blindés de la gendarmerie, les centaures. On n'a pas déployé les
00:46canons à eau des CRS.
00:48Et ensuite, sur le terrain, il y a eu des exactions bien plus graves que ceux sur lesquelles le gouvernement
00:53a communiqué.
00:54Il y a eu des agressions sexuelles, il y a eu des intrusions dans les immeubles, il y a eu
00:57énormément d'agressions physiques.
00:59Et où étaient les forces de l'ordre ? Bien sûr qu'elles étaient là, mais il y a eu
01:03beaucoup d'images où elles ont reculé.
01:04Et là où je veux en venir, c'est qu'il ne faut pas simplement donner des consignes de fermeté.
01:08Ça fait 40 ans que les ministres de l'Intérieur successifs donnent des consignes de fermeté.
01:11À un moment donné, il faut se souvenir d'une chose, c'est que le gouvernement, l'État, a le
01:17monopole de l'usage de la force légitime dans un cadre.
01:20Il y a un cadre juridique. Il ne s'agit pas de sortir de ce cadre.
01:23Mais ce cadre permet, face à la vive force, d'utiliser la force.
01:28Et on n'ose plus l'utiliser ?
01:29Mais bien sûr qu'on n'ose plus l'utiliser.
01:30Il faut aujourd'hui assumer le fait que la santé des voyous, la santé des émeutiers, compte moins que la
01:38protection de la population.
01:39Je ne pleurerai jamais, jamais, sur un émeutier qui sera tué ou blessé,
01:44dès lors qu'il aura été tué ou blessé, dans des actes qui exposaient un citoyen ou un policier à
01:51un risque de mort.
01:51Et vous voyez ce que je viens de faire ?
01:52Je viens de paraphraser le droit sur l'usage de la force.
01:55Et donc, il faut assumer que la protection des Français, c'est la priorité, quoi qu'il en coûte.
02:01Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations