- il y a 6 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Hortense Crépin du 18 juin 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Hortense Crépa.
00:07Vous avez la parole dans un instant, on vous attend au 3210 pour parler de ses propos de Bali Bagayoko
00:13qui ne trouve rien de choquant au fait de siffler la Marseillaise dans un stade, on en parle ensemble au
00:183210.
00:19Mais d'abord votre rappel des titres, la vague de chaleur progresse, conséquence la SNCF supprime 71 intercités entre aujourd
00:26'hui et lundi
00:26pour prévenir les pannes potentielles de clim, cela concerne les lignes Paris-Orléans-Limoche-Toulouse, Paris-Claire-Montferrand et la
00:34transversale Sud-Bordeaux-Marseille.
00:36La faute à des trains trop vétustes selon Gilles Dansart, directeur de mobilètre média spécialisé dans les trains et invité
00:43de RTL Matin.
00:44C'est en grande partie parce qu'on a quand même mis beaucoup d'argent sur le réseau à grande
00:48vitesse
00:48et qu'on a laissé se dégrader ce fameux réseau classique où il y a moins de trains, où il
00:54y a moins de passagers.
00:55Les lignes Paris-Claire-Mont, Paris-Limoche, Bordeaux-Marseille, Bordeaux-Nantes, Nantes-Lyon, etc.
01:01avec des exploitations difficiles, avec des conditions de voyage parfois très difficiles.
01:06Ces lignes ont été sacrifiées du tout TGV.
01:09Ceux qui critiquent l'accord avec l'Iran sont jaloux, malhonnêtes ou stupides.
01:13La réaction de Donald Trump au lendemain de la signature de ce protocole d'accord.
01:17Un premier navire français vient de franchir le détroit d'Hormuz.
01:20Une première depuis le début du conflit.
01:23Fin février, le président iranien lui salue un accord historique.
01:26Et puis le football au programme du Mondial aujourd'hui.
01:28A 18h, la République tchèque face à l'Afrique du Sud.
01:31A 21h, Suisse-Bosnie-Herzégovine.
01:33Deux rencontres à vivre sur M6.
01:35Tout ça sera au programme de RTL Coupe du Monde.
01:38Tous les soirs de 20h à minuit.
01:41La météo, Peggy-Broche demain.
01:44La chaleur, ça continue encore et encore.
01:47Exactement.
01:47Et je vais vous donner des températures minimales demain.
01:50Ça veut dire que cette nuit, on ne descendra pas sous les 20 degrés dans beaucoup de régions.
01:57Donc partout, quasiment partout, on sera souvent autour des 20 degrés.
02:01Entre 18 et 21 degrés, ce qui est particulièrement compliqué.
02:05Les maximales vont baisser un petit peu à l'ouest, mais ça restera chaud.
02:08De 33 degrés à Nantes prévus aujourd'hui, on sera à 28.
02:11On perdra 3 degrés à Bordeaux.
02:13Mais bon, il est prévu 38 cet après-midi.
02:15Il fera quand même 35 demain.
02:16Ça reste très chaud.
02:18Et dans la plupart des régions, on sera encore entre 34 et 37 degrés.
02:22Et là où c'est plus tempéré, c'est sur les côtes.
02:2425 à 30 degrés avec un ciel variable sur l'ouest demain.
02:27On aura quelques petites ondées, voire quelques orages le matin entre les pays de la Loire et la Normandie.
02:32Puis l'après-midi, risque d'averses orageuses également avec cette chaleur entre la Normandie, l'Ile-de-France, les
02:38Hauts-de-France et le nord de l'Alsace.
02:40Mais aussi sur les Alpes et le Jura et sur les Pyrénées.
02:43Partout ailleurs, ce sera très ensoleillé.
02:46Pour ce week-end, je vous donne un petit mot.
02:48On a des averses orageuses prévues sur le nord qui peuvent être localement fortes.
02:53Ça ira même jusqu'aux régions centrales.
02:54Ailleurs, ce sera du soleil.
02:56Les températures seront plus modérées au nord.
02:58Mais c'est juste un petit répit avant, à nouveau, une poussée d'air chaud et sec dimanche où on
03:03pourrait avoir des pointes à 40 degrés.
03:05Et ça pourrait se poursuivre lundi.
03:07Des pointes à 40 degrés dans le sud-ouest dimanche et ça pourrait remonter lundi au nord.
03:12Merci Peggy.
03:13Et vous me donnerez évidemment toutes les informations, toute la météo.
03:16Je vous rappelle, demain, une journée spéciale sur RTL consacrée à ce week-end caniculaire qui s'annonce.
03:24Jusqu'à 14h, Hortense Crépin vous donne la parole sur RTL.
03:30Je vais vous laisser ce message pour vous dire mon avis sur ce fameux maire qui ose dire que le
03:36fait de siffler notre Marseillaise, la Marseillaise, notre hymne national était un droit.
03:41Je trouve ça absolument lamentable, scandaleux, inacceptable de la part d'un maire.
03:47Je trouve que cet homme devrait être radié de ses fonctions.
03:50Au risque de choquer certains, moi ça ne me choque pas.
03:53La Marseillaise, c'est un champ qui a deux siècles et demi.
03:57Je crois effectivement qu'un champ comme ça, mêlons nos seintures, etc.
04:01C'est complètement ringard, je mâche mes mots.
04:04Les messages laissés par André et Antoine sur Le Répondeur RTL.
04:09On parle effectivement ensemble de ces propos qui font réagir depuis deux jours.
04:14Le maire de Saint-Denis, le maire insoumis Bali Bagayoko, qui ne trouve rien de choquant au fait de siffler
04:20la Marseillaise dans un stade.
04:22Alors peut-on siffler la Marseillaise ? C'est un droit légitime ?
04:26Cédric nous a appelé au 3210.
04:28Bonjour Cédric.
04:29Bonjour Hortense.
04:30Vous nous appelez d'où Cédric ?
04:32Et je l'appelle de Bourg-en-Bresse.
04:34De Bourg-en-Bresse, très bien.
04:35Alors vous, est-ce que siffler la Marseillaise dans un stade, c'est pour vous un droit légitime ou pas
04:39?
04:39Non, moi je suis profondément choqué par de tels propos.
04:44En ce moment, c'est la Coupe du Monde.
04:45Alors on regarde des matchs, au moment des hymnes nationaux, je vais entendre une mouche volée au fait.
04:51Et c'est ce que j'apprends à mes filles, mais ça se respecte un hymne national.
04:55Et d'autant plus quand c'est le nôtre.
04:57Je ne comprends pas comment on peut dire de telles absurdités.
05:01En réalité, un citoyen dans notre pays, il a des droits et des devoirs.
05:06Un maire, pour moi, en plus des droits et des devoirs, il a des valeurs à défendre.
05:11Et ces valeurs, c'est ces valeurs de la République.
05:13C'est des représentants de la République.
05:15Comment, quand on est représentant de la République, on peut se permettre de dire
05:19« Tiens, on a le droit de siffler la Marseillaise ».
05:21C'est absolument intolérable.
05:23Alors je suis moins dans l'exagération que l'auditeur qu'on a entendu au téléphone.
05:29C'est-à-dire, je ne demande pas aujourd'hui qu'il soit démis de ses fonctions.
05:31Mais peut-être un rappel à la loi, ou à la loi républicaine en tout cas.
05:35Parce qu'on ne peut pas tenir de tels propos.
05:37Mais de toute façon, je ne suis presque pas étonné.
05:39Parce que, pardon, mais ces LFI, ces LFI, ils sont tout le temps dans le buzz.
05:44Ils sont tout le temps dans la phrase qui va faire mal, dans la phrase qui choque.
05:48Ils sont tout le temps constamment en train de dire « On est le meilleur rempart au RN ».
05:51Mais c'est son meilleur marche-pied.
05:54Un citoyen français aujourd'hui qui hésite à voter au RN, il entend ça.
05:59Il n'y a pas de barrage.
06:00Il n'y a pas de barrage.
06:01Bally Bagayoko fait appel, Cédric, notamment à la liberté d'expression, au droit de contester.
06:07Qu'est-ce que vous répondez à ça, vous ?
06:09Je suis totalement d'accord avec la liberté d'expression.
06:12Mais la liberté d'expression, elle a des limites.
06:16Elle a des limites par les valeurs de la République et par la loi, quand même.
06:19C'est-à-dire que moi, aujourd'hui, je suis libre, si je veux, d'insulter le président de la
06:25République.
06:25Mais chez moi, c'est ma liberté d'expression de l'insulter à ma table, par exemple.
06:30C'est un exemple.
06:31Mais par contre, si je le fais devant lui et face à lui, c'est une injure publique.
06:36Vous voyez ce que je veux dire ?
06:37Donc la liberté d'expression, elle est indispensable.
06:42Mais dans le respect, il y a des limites à la liberté d'expression.
06:45Sinon, ce serait trop facile, ce serait la porte ouverte au tout et n'importe quoi.
06:49Et c'est exactement ce qui est en train de se passer.
06:51C'est la porte ouverte au tout et n'importe quoi.
06:53Mais les filles, ils ont besoin qu'on attire la lumière sur eux
06:55parce qu'il y a un petit problème avec la fête de la musique.
06:58Et du coup, il faut qu'on parle d'eux.
06:59Alors, restez avec nous, Cédric.
07:01J'aimerais qu'on puisse accueillir dans « Les auditeurs ont la parole » Floriane,
07:04qui, comme vous, a composé le 3210.
07:06Bonjour, Floriane.
07:07Bonjour.
07:08Vous nous appelez d'où, Floriane ?
07:10Du Jura.
07:10Très bien.
07:11Alors, vous venez d'entendre les propos de Cédric,
07:14qui, lui, ne comprend pas comment on peut siffler la Marseillaise dans un stade.
07:19Vous êtes d'accord avec lui ou pas ?
07:21Non, je ne suis pas d'accord avec Cédric.
07:24En tous les cas, moi, ça ne me choque pas du tout qu'on puisse siffler un des emblèmes de
07:31la France
07:31puisque quand on respectera toutes les devises et les emblèmes de la France
07:36tels que « liberté, égalité, fraternité »,
07:39on sera amené à respecter même la Marseillaise, le drapeau.
07:43Mais à partir du moment où une des devises de la France n'est pas respectée,
07:47je ne trouve pas qu'il y en ait une plus importante que les autres.
07:50Alors, vous pourriez siffler la Marseillaise, vous, Floriane ?
07:53Alors, moi, je ne siffle pas la Marseillaise.
07:56C'est le seul moment dans le sport où je me sens rattachée à cet hymne
08:00qui est un hymne guerrier qui, pour moi aussi, n'a pas valeur de rassemblement,
08:06mais plutôt de combat, de guerre.
08:08Les paroles, quand on la lit en entier, ça ne me ressemble pas.
08:11Mais je ne siffle pas la Marseillaise.
08:13Je respecte la Marseillaise, mais je respecte aussi la liberté, l'égalité et la fraternité.
08:18Aujourd'hui, l'image que la France me renvoie à moi et à l'étranger, en tous les cas, me
08:24fait honte.
08:26J'ai honte de la position de mon pays dans les conflits armés.
08:30J'ai honte des politiques actuelles et que l'on puisse se révolter.
08:34Je préfère qu'on se révolte contre une chanson qu'on le fasse par violence dans la rue.
08:38Voilà, je trouve que c'est plus soft.
08:40Cédric, vous êtes toujours avec nous.
08:42Vous venez d'entendre Floriane.
08:44Qu'est-ce que vous lui répondez ?
08:46Alors, moi, j'aimerais comprendre qu'est-ce qui n'est pas respecté dans liberté, égalité, fraternité.
08:52Et surtout, je me dis, je peux être d'accord avec elle.
08:56Effectivement, la France, par moments, a été mal représentée.
08:59Et effectivement, elle a raison sur certains conflits.
09:02Je peux être d'accord.
09:03En revanche, ce n'est pas ma France.
09:05Ce n'est pas mon hymne que je dois siffler.
09:08C'est la personne qui est responsable de ça.
09:10Si vous voulez siffler le président de la République, sifflez le président de la République,
09:13mais ne sifflez pas le drapeau français.
09:14Et quand on parle de la Marseillaise, on accorde ça à un chant guerrier.
09:21Effectivement, c'est un chant guerrier.
09:22Mais à la base, c'est un chant qui part du peuple.
09:24C'est le peuple d'en bas, la Marseillaise.
09:27Ce n'est pas les royalistes qui ont décidé.
09:29C'est le peuple d'en bas.
09:31Donc, je pense que déjà, il y a une méconnaissance de l'histoire,
09:33de tous ces gens qui nous représentent aujourd'hui dans la République.
09:37Et par ailleurs, encore une fois, je peux comprendre.
09:40La personne, j'ai oublié son prénom, pardon.
09:42Floriane.
09:43Floriane, moi, je veux bien qu'on critique.
09:46Mais à quel moment on n'est pas libre en France ?
09:48À quel moment on n'est pas égaux en France ?
09:50Et à quel moment il n'y a pas de fraternité en France ?
09:54Floriane, très rapidement, qu'est-ce que vous répondez à Cédric ?
09:56Et on revient dans un instant.
09:58On va continuer à parler de ce sujet.
09:59Qu'est-ce que vous répondez à Cédric très rapidement ?
10:01Je répondrais à Cédric.
10:03Les politiques mises en place et le comportement de nombreux Français
10:08par rapport aux personnes issues de l'immigration,
10:10qui sont pour moi des Françaises, au même titre que Charles Martin et Julien,
10:16ou Stéphanie, montrent en effet qu'il n'y a plus de fraternité,
10:20que le sens de la liberté et de l'égalité n'est plus respecté non plus.
10:25En tous les cas, je connais bien l'histoire de la Marseillaise,
10:28au même titre que celle du drapeau,
10:30qui est celui de la révolution et du peuple aussi,
10:34et de la commune et de la ville de Paris.
10:36Et qu'en tous les cas, la Marseillaise,
10:39comme le drapeau, comme la liberté, l'égalité, fraternité,
10:43sont des priorités pour moi.
10:45Et je trouve, moi, de mon point de vue,
10:46qu'aujourd'hui, nous ne sommes plus dans de la fraternité,
10:50mais du rejet et du clivage.
10:52Siffler la Marseillaise.
10:53Marseillaise, est-ce un droit légitime ?
10:56On continue à en parler dans un instant avec vous.
11:00Au 3210, à tout de suite sur RTL.
11:02Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
11:0650 centimes la minute.
11:08Hortense Crépin, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
11:13Vous avez la parole sur RTL, vous nous appelez au 3210.
11:17On est ensemble jusqu'à 14h.
11:19Et on parle de ces propos qui ont beaucoup fait parler depuis deux jours.
11:25Bali Bagayoko, le maire insoumis de Saint-Denis,
11:27qui ne trouve rien de choquant au fait de siffler la Marseillaise dans un stade.
11:33Bonjour Victor Darkas.
11:34Bonjour Hortense, bonjour à tous.
11:35Et ça fait également beaucoup réagir,
11:38pas uniquement dans les partis politiques, mais également nos auditeurs.
11:40Exactement, le débat est lancé sur la page Facebook.
11:42D'un côté, on a Dominique qui nous écrit
11:44« Oui, on a le droit de ne pas être patriote.
11:46On n'est pas obligé non plus d'aimer son pays, son drapeau et son hymne. »
11:49Et puis Martin, « Mais comment est-ce que cette personne a pu être élue maire ?
11:53Il est tout sauf républicain. »
11:55Merci Victor.
11:56Cécile nous a appelé au 3210.
11:58Bonjour Cécile.
11:59Bonjour.
12:00Vous nous appelez d'où ?
12:02Ben Bourg-en-Brest, je vois qu'on est beaucoup représentés aujourd'hui.
12:04Beaucoup d'auditeurs de Bourg-en-Brest, tant mieux.
12:08Merci d'avoir composé le 3210, Cécile.
12:11Alors vous, justement, sifflez la Marseillaise dans un stade.
12:14Est-ce que vous êtes d'accord ?
12:16Est-ce que c'est un droit légitime ou pas ?
12:19Alors, en matière de droit, il me semble que...
12:21Est-ce que vraiment le stade, c'est le lieu pour dire qu'on n'est pas d'accord pour
12:25ci ou pour là ?
12:26Dès que je vais en vouloir à la France, à quoi que ce soit de français et d'institutions,
12:31je vais siffler.
12:32À ce moment-là, on a tous des raisons de siffler dans le stade.
12:35On va toujours trouver quelque chose qui ne va pas, en gros.
12:37Avec la France ou avec quelque chose, qu'on aura forcément eu un refus ou quelque chose qui ne nous
12:41correspond pas.
12:42Mais est-ce que c'est vraiment la bonne image qu'on renvoie déjà à la jeune génération,
12:46pour les apports en cours, en collège ?
12:48Vous êtes enseignante, oui, c'est ça.
12:51Comment ?
12:51Je dis, pardon, excusez-moi, je vous ai coupé.
12:53Vous êtes enseignante, Cécile, c'est ça ?
12:54Oui, enseignante en musique.
12:56Donc, j'ai souvent affaire à la marseillaise.
12:58Pas tout le temps, mais de temps en temps.
13:00Et alors, quand Bali Bagayoko explique et justifie ses propos en disant que c'est aussi un droit de contester,
13:06il parle de liberté d'expression.
13:08Qu'est-ce que vous répondez, vous, Cécile ?
13:10Alors, moi, la liberté d'expression, les élèves l'invoquent souvent en cours.
13:14Ça justifie qu'on peut ouvrir la bouche n'importe quand et qu'on peut manquer de respect.
13:18Enfin, j'en passe des meilleures.
13:21Mais en fait, la liberté d'expression, je ne vois pas trop le rapport avec siffler.
13:26Il faudrait qu'on demande vraiment si ce n'est pas plutôt un effet de groupe.
13:30Il y en a 500 qui sifflent.
13:31Alors, moi, je siffle.
13:32Du coup, on siffle à tous les matchs.
13:33Moi, c'est plutôt ça, la question.
13:35C'est un effet de bande, entre guillemets ?
13:37Je me demande si ça ne va pas devenir une tradition, du coup.
13:40Alors, Cécile, restez avec nous.
13:42On va également accueillir Pascal, qui nous a appelé au 3210.
13:46Bonjour, Pascal.
13:47Bonjour, RTL.
13:48Bonjour, les auditeurs.
13:49Vous nous appelez d'où, Pascal ?
13:51De Reims, dans la Morne.
13:53Très bien.
13:53Est-ce qu'il fait chaud à Reims ?
13:54Peggy Broch nous parlait il y a quelques minutes des températures qui continuent de grimper.
13:58Il fait 31 degrés.
13:5931 degrés, d'accord, quand même.
14:01Alors, vous, Pascal, comment vous réagissez à ces propos de Bali Bagayoko ?
14:06Je les rappelle, siffler la Marseillaise.
14:08Pour lui, dans un stade, il n'y a rien de choquant à cela.
14:11Est-ce que vous êtes d'accord, vous ?
14:13Ce n'est pas une histoire d'être d'accord ou pas d'accord.
14:19La question que je me pose depuis de nombreuses années, et j'ai 70 ans, c'est qu'effectivement, on
14:26a un hymne national qui est comme un hymne, il a été dit, d'ailleurs, guerrier.
14:31Un hymne, un hymne qui est issu de la Révolution française, une époque précise, où effectivement, les temps, peut-être,
14:40commandaient à avoir ce genre de dîmes.
14:44Mais à l'heure actuelle, je pense qu'il faudrait dire qu'on est un hymne sportif qui appelle à
14:52la cohésion, à vivre ensemble, au sport, plutôt que ce genre de guerrier qui parle des tueurs.
15:01Pascal, je vous coupe un instant. Est-ce que vous êtes sur haut-parleur ou pas ?
15:05Non, non, non.
15:05Parce qu'on a un tout petit peu de mal à entendre, mais on va réessayer ça ensemble.
15:12Mais justement, je vais faire réagir Cécile, le temps qu'on puisse gérer avec vous cette petite difficulté technique.
15:18Cécile, vous venez d'entendre Pascal qui expliquait que peut-être il faudrait justement changer cet hymne.
15:26Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
15:27Alors, c'est vrai que le peuple français peut choisir de lui-même, mais pourquoi les politiques et la FIFA
15:33ne donnent pas aussi leur avis ?
15:35Si tout le monde est contre la Marseillaise, il faudrait peut-être en parler ensemble.
15:39C'est vrai qu'au niveau des paroles, ce serait peut-être plus simple d'avoir une musique sans paroles,
15:43comme dans beaucoup de pays, un hymne sans texte.
15:46Comme ça, il perdure dans le temps.
15:49Mais je pense que pourquoi la FIFA la laisse si elle est sifflée tout le temps ?
15:52Vous voyez, peut-être que c'est une question à poser généralement au peuple français.
15:57Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
15:58Est-ce qu'effectivement, quand on voit les paroles de la Marseillaise aux armes citoyens, l'appel à prendre des
16:03armes, le sang, est-ce que ce serait quelque chose avec lequel vous seriez d'accord ?
16:11Alors, les paroles, c'est vrai qu'elles sont dures.
16:14Par contre, elles correspondent à une période donnée en temps de guerre, on est bien d'accord.
16:18Ce qu'est expliqué, Pascal, à l'instant.
16:19Et qu'il fallait trouver, justement, de quoi motiver les troupes, même si elle n'a pas été choisie pour
16:24ça, enfin composée pour ça à la base.
16:27Mais oui, oui, c'est vrai que les paroles peuvent déranger.
16:30Et c'est pour ça qu'on ne chante jamais la dizaine de couplets existantes.
16:33Pascal, on a essayé de vous recontacter.
16:36En principe, la technique, le niveau sonore est meilleur.
16:40Donc justement, vous venez d'entendre Cécile à l'instant.
16:43Comment vous réagissez à ce que vient de dire Cécile ?
16:45Oui, effectivement, ce que dit Cécile est juste dans la mesure, comme je le disais avant qu'il y ait
16:52eu le petit problème de l'incident,
16:55c'est qu'on a affaire à un chant guerrier quand même, qui est un chant quand même révolutionnaire.
17:01Donc, il faut le rappeler quand même.
17:03Et comme je le disais aussi, c'est-à-dire qu'il nous faudrait un chant qui nous anime,
17:10qui correspond au sport, qui correspond à une éthique à la fois sportive, de rassemblement, de cohésion.
17:20Donc peut-être de changer en tout cas cette...
17:24Je rappelle quand même qu'un président de la République qui s'appelle Giscard d'Estaing
17:30avait quand même fait en sorte que la Marseillaise soit moins, j'allais dire, brutale, c'est peut-être pas
17:36le mot,
17:36mais au niveau de la symphonie qui est au moins quelque chose de plus doux.
17:40Donc déjà, il avait perçu que ce chant apparaissait quand même assez...
17:45Comme guerrier.
17:47Pascal, restez avec nous parce qu'il y a beaucoup d'appels au 3210 pour réagir à ce sujet.
17:54J'aimerais qu'on puisse accueillir Joanne qui nous a également appelé.
17:57Bonjour.
17:58Oui, bonjour.
17:59Vous nous appelez d'où ?
17:59Bonjour à tous.
18:01J'appelle De Colmar.
18:02De Colmar, très bien.
18:03Et alors vous venez d'entendre Pascal et Cécile.
18:06Est-ce que pour vous c'est un droit légitime de siffler la Marseillaise dans un stade ?
18:11Qu'est-ce que vous en pensez ?
18:12Donc déjà, je vais dire au standard que je pense qu'on est le seul pays de toute l'humanité
18:18à siffler son ligne.
18:22Tous les autres pays de la planète, où je tente, où on a la main sur le cœur, nous on
18:26se donne le droit de siffler ce qu'il nous représente.
18:30Donc pour vous, ce n'est absolument pas un droit légitime ?
18:33Non, tout à fait.
18:35Parce que si un maire autorise à siffler la Marseillaise, la semaine prochaine, il va autoriser à cracher son drapeau.
18:42Et actuellement, c'est ce qui nous représente au niveau du monde.
18:47Et alors, quand Bali Bagayoko explique que ça fait aussi partie de la liberté d'expression, du droit de contester,
18:55qu'est-ce que vous répondez, vous ?
18:58Je pense qu'il y a beaucoup d'autres manières de contester.
19:01Et quand on est un élu de la République, on sert pour le drapeau, on sert pour l'État, et
19:11l'hymne en fait partie.
19:12On ne peut pas inviter à critiquer quelque chose, l'hymne est historique.
19:21Donc c'est un symbole auquel on ne peut pas toucher, en fait, c'est ça ?
19:25Mais du moment qu'il est en place, non ?
19:28Johan, j'aimerais qu'on puisse également entendre David pour le faire réagir aussi, pour voir s'il est d
19:35'accord avec ce que vous venez justement de nous dire.
19:37Bonjour David !
19:39Bonjour ! Comment allez-vous en France ?
19:41Très bien, et vous ?
19:43Ça va, je rentre en France la semaine prochaine !
19:46Alors justement, vous rentrez en France et vous découvrirez cette polémique.
19:52Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous venez d'entendre Johan, vous êtes d'accord avec lui ?
19:56Ce qui m'indiffère un peu, c'est que nous sommes le 18 juin.
20:04Et le 18 juin, c'était l'appel du général.
20:07L'appel du général de Gaulle le 18 juin, absolument.
20:12Je pense que c'est un manque de respect.
20:15Alors les propos ont été tenus par Bali Bagayoko il y a deux jours, on remet dans le contexte temporel.
20:21Maintenant, c'est tombé sur toutes les infos. Mais pourquoi siffler la Marseillaise ?
20:29J'ai fait l'armée. J'avais 18 ans quand j'ai fait l'armée. J'en ai 60. Pourquoi
20:35siffler la Marseillaise ?
20:37Alors il invoque justement le droit de contester, la liberté d'expression. Est-ce que ça...
20:42Bien sûr, je respecte tout le monde, Hortense. Je respecte tout le monde. Chacun voit midi à sa porte.
20:49Moi, je sais qu'aujourd'hui, c'est le 18 juin. Et nous jouons une Coupe du Monde.
20:55On ne va pas aller siffler la Coupe du Monde en Amérique, quand même.
20:59Pour vous, ce n'est pas entendable.
21:00C'est ahurissant. Comment ?
21:02Pour vous, ce n'est pas entendable.
21:04Ben non. Moi, je suis tout seul dans mon appartement. Je repars la semaine prochaine en France.
21:12Et quand il y avait le match, c'était il y a deux jours. J'ai regardé le match. J
21:18'ai chanté la Marseillaise.
21:19Vous avez chanté la Marseillaise.
21:21À Pékin.
21:22Depuis Pékin, justement, où vous vous trouvez, est-ce qu'il ne faudrait peut-être pas qu'il y ait
21:29un autre hymne,
21:30ou en tout cas qu'on ne chante pas la Marseillaise dans les compétitions sportives ?
21:33J'aimerais qu'on puisse donner la parole à Jean-Pierre, qui nous a également appelé au 3210.
21:38Bonjour, Jean-Pierre.
21:39Oui, bonjour.
21:40Je coupe le haut-parleur.
21:41Oui, bonjour.
21:42Moi, c'est pareil. Je suis outré des propos que j'entends à la radio, d'où mon appel.
21:50Et s'il fait un hymne national, ça n'a pas lieu d'être, quel que soit l'hymne, quel
21:55que soit le pays.
21:56Il devrait y avoir un hymne sportif qui dit les valeurs du sport, le fair-play, le respect de l
22:04'adversaire, de l'armée, etc.
22:05Un hymne commun pour tous les pays ?
22:07Non, pas commun.
22:08D'accord. Un hymne pour la France. Chaque pays choisirait un hymne.
22:11D'accord.
22:12Voilà. Un hymne sportif pour chaque pays, dans chaque sa langue, etc.
22:20Le maire, monsieur le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, il est porteur d'une cocarde, il est porteur en
22:29bandoulière.
22:29Le jour des commémérations du 8 mai et autres, 11 novembre, il est porteur devant tous les Français du drapeau
22:39français.
22:39À la minute de silence, devant le monument aux morts, est-ce qu'il oserait siffler la mer Sielle ?
22:46Est-ce qu'il le ferait ?
22:48À mon avis, il s'appartirait en cacahuète s'il ferait cela.
22:53Alors, juste pour qu'on puisse contextualiser un petit peu les choses, Jean-Pierre, je rappelle quand même que l
22:57'hymne espagnol a déjà été sifflé pendant la Coupe du Roi.
23:00L'hymne iranien est aussi parfois sifflé par les opposants au régime.
23:04Donc voilà, ce n'est pas non plus une spécificité française.
23:07Ce n'est pas acceptable, quel que soit l'hymne.
23:11Le jour que M. Jacques Chirac, il était assisté au Stade de France et l'hymne français qui a été
23:19sifflé...
23:20Il avait contesté pendant une rencontre, absolument.
23:22Voilà, contre l'Algérie, c'était scandaleux.
23:25C'était la première fois que le drapeau français a été sifflé.
23:30De mémoire, c'était la première fois.
23:31C'est inacceptable, ce n'est pas tolérable.
23:35M. le maire devrait faire, M. le maire, je le respecte, donc c'est pour ça que j'appelle M.
23:41le maire, il devrait faire ses excuses.
23:44Il devrait dire non, ma pensée a dépassé mes propos, a dépassé ma pensée.
23:50En tout cas, pour vous, Jean-Pierre, il faudrait instaurer que la France puisse instaurer un hymne propre pour les
23:57compétitions sportives.
23:58Merci beaucoup, Jean-Pierre, d'avoir composé le 30 de 10.
24:01On revient dans un instant, on est ensemble jusqu'à 14h et j'accueille Jean-Alphonse Richard.
24:06Bonjour Jean-Alphonse.
24:07Bonjour Hortense.
24:08Dans un instant, vous allez nous donner le programme de l'heure du crime dès 14h.
24:11On se verra tout de suite sur RTL.
24:19Merci d'écouter RTL.
24:26Jusqu'à 14h, Hortense Crépin vous donne la parole sur RTL.
24:33Vous avez la parole jusqu'à 14h, vous nous appelez au 3210.
24:38Le standard est ouvert, vous retrouverez ensuite à 14h Jean-Alphonse Richard pour l'heure du crime.
24:43Au menu, Jean-Alphonse, aujourd'hui, on part dans l'Oise avec un kiné assassiné.
24:47Oui, c'est la victime, Jean-Christophe Piel, 41 ans, kiné dans l'Oise, vous l'avez dit.
24:51Une balle derrière la tête, dans son jardin.
24:54C'est une exécution comme celle dans Malfra.
24:56Alors, son ex-femme, Delphine Pinto, elle va attirer tout de suite l'attention parce qu'elle a très très
25:01mauvaise réputation.
25:02On dit que c'était une mauvaise femme, qu'effectivement, elle souhaitait la mort de son mari.
25:08C'est vrai qu'elle disait partout, celui-là, il faut qu'il crève.
25:10Voilà ce qu'elle a raconté.
25:12Mais vous savez qu'entre les mots et les actes, il y a parfois beaucoup de distance.
25:16Alors, la question qui va se poser, c'est que, est-ce que c'est elle qui a tué ou
25:20fait tuer, on ne sait pas ?
25:21Ou bien, est-ce qu'elle est hors de ce crime ?
25:24Ce que vont trouver les gendarmes va être tout à fait surprenant.
25:28Qui en voulait vraiment au kiné de l'Oise ?
25:30Jean-Christophe Piel, l'ombre de la veuve noire.
25:33À 14h, à tout à l'heure.
25:34À tout à l'heure, Jean-Alphonse.
25:44J'ai participé à cette enquête parce que le titre faisait écho à ce que j'ai vécu.
25:49J'ai invité toutes les femmes de mon entourage à y participer.
25:52Et toutes, on a raconté des situations qui avaient affecté notre pudeur, où on nous avait imposé des actes, où
25:59notre douleur n'avait pas été respectée.
26:01Le message laissé par Anne sur le répondeur RTL.
26:06On est ensemble jusqu'à 14h et on parle de ce chiffre glaçant.
26:10Près d'une patiente sur deux a déjà subi des violences obstétricales ou gynécologiques.
26:15C'est le constat d'une étude de la fondation Stop Vogue publiée ce matin.
26:19Sonia Biche, vous êtes la fondatrice et présidente de cette association.
26:24Je vous salue à nouveau.
26:26Merci d'être restée avec nous en studio.
26:28Vous étiez notre invitée il y a quelques minutes.
26:31Et justement, on a beaucoup d'appels au 3210, de témoignages.
26:36J'accueille justement Anne.
26:37Bonjour.
26:39Bonjour Hortense.
26:40Alors, bienvenue sur RTL.
26:42C'est la première fois que vous nous appelez ?
26:43Oui, tout à fait.
26:44Merci d'avoir composé le 3210, Anne.
26:47Je vous laisse justement nous raconter ce que vous avez subi.
26:51Vous vous reconnaissez justement dans ce chiffre que je viens de donner ?
26:54Oui, tout à fait.
26:55Moi, j'ai pris rendez-vous avec une gynécologue pour un seul motif.
27:00J'avais un frottis de contrôle à réaliser.
27:04Et donc, j'ai commencé cette consultation en lui expliquant que je ne venais que pour ce frottis.
27:11Et quand elle a commencé à parler d'un examen complet,
27:13je lui ai rappelé que je refusais tout le reste et que je ne voulais que ça.
27:18Et bien sûr, quand il a fallu réaliser le frottis, il faut se débattir,
27:23il faut s'installer en position gynécologique.
27:25Et la médecin n'a pas du tout respecté mon choix
27:30et a procédé au toucher vaginal que j'avais explicitement refusé à plusieurs reprises.
27:36Et est-ce que vous êtes retournée ensuite chez cette gynécologue, Anne ?
27:40C'en était fait.
27:41Alors, chez celle-ci, non.
27:44Et chez aucune autre.
27:46Donc, c'est-à-dire que c'était quand, ça ?
27:48C'était il y a plusieurs années, il y a 5-6 ans.
27:53Et je ne peux pas retourner.
27:55Pour moi, c'est inconcevable de penser, retourner consulter en gynécologie
28:00et même consulter tout court, c'est une épreuve.
28:04Donc, depuis plusieurs années, de ce fait, de ce que,
28:07parce que vous avez subi, vous n'êtes plus suivie par un gynécologue.
28:12Comment vous vous êtes sentie, Anne, si vous acceptez d'en parler ?
28:16Alors, sur le moment, j'ai eu l'incapacité de réagir.
28:23C'est-à-dire que ça s'est passé.
28:25Et une fois sortie du cabinet, il y a une énorme culpabilité qui m'est tombée dessus
28:32en me disant, mais pourquoi tu ne t'es pas levée ?
28:34Pourquoi tu n'es pas partie ?
28:36Voilà.
28:37Et puis, ensuite, vient l'incompréhension.
28:40On se demande, et je me suis demandé si c'était moi, si je n'avais pas exagéré.
28:43Et pour comprendre, j'ai commencé ce que j'aurais dû faire depuis très longtemps,
28:51c'est-à-dire rechercher des informations sur quels étaient mes droits.
28:55Est-ce qu'il y avait, comme ça, des contraintes qui se posaient aux soignants
29:03pour écouter le choix des patientes ?
29:05Et j'ai pris connaissance de ce que pouvaient être des violences gynécologiques et obstétriques.
29:11J'avais plus de 50 ans et jamais je ne m'étais posée cette question sur mes droits en tant
29:17que patiente.
29:17Justement, vous n'en avez jamais parlé, Anne.
29:20Restez évidemment avec nous.
29:22Sonia Biche, vous êtes avec nous en studio.
29:25On vient d'entendre le témoignage de Anne.
29:27Quels sont, justement, si vous pouvez nous les rappeler,
29:30les droits des patientes lorsqu'elles se rendent chez un gynécologue ?
29:34Le consentement, en fait, à tout acte médical, doit être demandé par le professionnel.
29:40Il doit vous informer de pourquoi est-ce qu'il veut faire tel ou tel acte,
29:43les alternatives qui sont proposées.
29:45Et il doit vous laisser libre.
29:47Il ne doit pas vous mettre la pression en disant
29:48« Sinon, je ne vous donne pas votre prescription de pilule » ou autre.
29:51Et normalement, c'est vous qui avez vraiment la possibilité de choisir, en fait.
29:56Est-ce que les médecins sont au courant de ça et l'appliquent concrètement ?
30:00Dans l'étude que vous avez menée, qu'est-ce qui en ressort ?
30:02Dans l'étude, ce qu'on se rend compte, c'est que les professionnels de santé,
30:05on a posé la question, depuis quand vous connaissez la notion de consentement, etc.
30:09Et il y a des professionnels qui ont répondu
30:11« Moi, je suis professionnelle, donc depuis toujours dans mes études. »
30:14Mais ce qu'on se rend compte, en fait, c'est l'application.
30:16Oui, c'est la formation qui n'est pas assez bien là-dessus.
30:20Et c'est intéressant, on a même des professionnels qui ont témoigné
30:23en nous disant « Moi, je connaissais le consentement.
30:25Je suis professionnelle, donc je connaissais les actes. »
30:27Et en fait, quand je suis passée du côté de patientes,
30:30et bien du coup, ça a été beaucoup plus difficile face à un professionnel,
30:34même s'ils connaissaient, vous voyez,
30:35ils se sont retrouvés dans une situation comme ça de vulnérabilité aussi.
30:38Même des professionnels, donc ça n'est pas simple.
30:40Le cas de Anne qui nous expliquait que justement,
30:43depuis cette consultation traumatisante, c'est le mot,
30:47elle n'ose plus retourner chez un gynécologue.
30:50C'est quelque chose que vous avez aussi constaté dans l'étude
30:53que beaucoup de femmes sont vraiment pétrifiées désormais,
30:56ne vont plus consulter ?
30:57Oui, c'est ça, dans notre enquête.
31:00Suite à une consultation mal vécue,
31:02il y a une personne sur deux qui a peur de retourner consulter.
31:05En fait, si vous voulez, c'est bien sûr,
31:07en fait, quand il y a des violences obstétricales et gynécologiques,
31:10quand les personnes ont déclaré en avoir subi,
31:13là, ça monte tout de suite à au-dessus de 70%.
31:16Et en fait, vraiment, ce qu'on se rend compte,
31:18c'est qu'on sait bien que tous les médecins ne violentent pas.
31:21Mais en fait, quand il y a des violences subies,
31:22on a tellement peur d'en...
31:24Et puis, il y a ce côté où on a peur de retourner même sur les lieux,
31:28un lieu de soins envoyé, c'est extrêmement traumatisant.
31:31Anne, justement, qu'est-ce qu'il faudrait
31:33pour que vous puissiez aujourd'hui à nouveau franchir,
31:37pousser la porte d'un cabinet de gynécologie ?
31:43Il faudrait que je puisse avoir...
31:46Déjà, il faut que je reprenne rendez-vous
31:47et que j'ai cette démarche de retourner dans un cabinet
31:52pour une consultation gynécologique.
31:55Et j'attends de rencontrer un professionnel
31:59qui va être à l'écoute
32:01et respecter mes choix et mes limites,
32:03qui est capable de s'arrêter quelquefois.
32:05Alors, je ne nie pas...
32:06J'en ai parlé beaucoup avec mon entourage
32:08et l'argument qu'on me dit, c'est...
32:11En fait, c'était pour ton bien.
32:12Alors, moi, je ne nie pas que cette personne
32:15ait eu une intention thérapeutique pour moi,
32:19mais le fait est que je suis entrée dans un cabinet de soins
32:22et je suis ressortie tellement plus mal
32:25que j'y étais entrée.
32:26Ça a pris...
32:27Enfin, oui, voilà, j'ai fait une dépression.
32:30Ça a eu des répercussions sur ma vie personnelle
32:34pendant plusieurs mois.
32:36Anne, restez avec nous.
32:38On continue à parler de ce sujet.
32:39Je rappelle ce chiffre, près d'une patiente sur deux
32:42a déjà subi des violences obstétricales
32:44ou gynécologiques.
32:46On continue à en parler ensemble au 3210.
32:49On revient dans un instant.
32:50A tout de suite sur RTL.
32:52Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
32:54ou appelez-nous au 3210.
32:5650 centimes la minute.
33:00Hortense Crépin.
33:01RTL midi.
33:02Les auditeurs ont la parole.
33:04Il y a une vingtaine d'années,
33:05j'étais suivie par une gynécologue
33:07et on m'avait dit qu'elle était un petit peu spéciale.
33:09Et moi, je me suis rendue compte une fois.
33:11Elle m'asculptait, disons, assez profondément.
33:13Elle me faisait un prélèvement vaginal.
33:15Ça a duré un bon moment.
33:17Elle respirait fort.
33:18Je me suis sentie tellement gênée
33:20que je ne suis jamais pu retourner.
33:21Ce message d'une auditrice sur le répondeur RTL
33:25pour réagir à ce chiffre glaçant.
33:27Près d'une patiente sur deux a déjà subi
33:28des violences obstétricales ou gynécologiques.
33:32C'est le constat d'une étude de l'association Stop Vogue.
33:36Sonia Biche, vous en êtes la fondatrice et présidente.
33:39Vous êtes à nos côtés en studio aujourd'hui.
33:42Marina a également composé le 3210.
33:44Bonjour Marina.
33:44Bonjour Hortense.
33:45Bonjour Sonia.
33:46Vous nous appelez Marina.
33:47Merci de m'accueillir.
33:48Merci à vous.
33:49Vous me disiez pardon, excusez-moi.
33:51Pardon, près de Macon.
33:52Près de Macon, très bien.
33:53Merci beaucoup d'avoir osé composer le 3210
33:56pour parler de ce sujet
33:58qui n'est peut-être pas forcément évident pour vous.
34:00Est-ce que vous voulez bien nous raconter
34:02ce que vous avez vécu ?
34:04Oui, alors moi, ça date d'il y a 20 ans déjà.
34:07Donc, c'était une autre époque.
34:11J'ai eu l'endométriose.
34:12Et pour ça, j'ai été suivie par beaucoup de gynéco,
34:18de services gynéco.
34:19Donc, j'ai une certaine expérience malheureusement.
34:21J'ai eu deux problèmes.
34:23Le premier, je vais le faire très synthétique.
34:26Un examen qui était de base très douloureux,
34:29très invasif,
34:31qui s'est extrêmement mal passé,
34:32mal engagé du début avec cette radiologue,
34:35mais spécialisée en gynécologie.
34:38Ça s'est mal engagé du début.
34:40Elle s'est mise à stresser.
34:42Le stress n'a pas été un bon conseiller.
34:45Elle a voulu, au lieu de passer la main
34:47ou d'arrêter l'examen,
34:48elle a voulu continuer coûte que coûte.
34:50Et au final, moi, j'étais en pleurs
34:53sur la table d'examen pendant une demi-heure.
34:55Ça a duré une demi-heure.
34:57Et à la fin, ça a été un carnage,
34:59mais une boucherie,
34:59à tel point que le gynéco,
35:01qui m'a vue après,
35:02a demandé le nom du praticien
35:04qui avait fait ça.
35:07Et pour autant,
35:09ce n'était pas intentionnel.
35:11Ça a été extrêmement violent
35:13et traumatisant,
35:14parce qu'il y a une douleur
35:16qu'on ne peut même pas imaginer.
35:19Mais je pense, avec du recul,
35:21parce que je ne disais pas la même chose
35:23quand c'est arrivé,
35:25qu'elle a vraiment été prise
35:26dans cet engrenage de stress
35:29que certains personnels de soins
35:31peuvent rencontrer
35:32quand un examen se passe mal.
35:36N'empêche que j'en garde
35:38un souvenir monstrueux
35:41et que j'espère
35:44que les praticiens
35:46savent passer la main
35:48quand il le faut
35:49ou arrêter
35:50ou se dire stop, en fait.
35:53On ne peut pas continuer.
35:54Et là, en plus,
35:55l'examen était physiquement impossible.
35:57Et ça, c'était la première fois
35:58que vous nous disiez
35:59qu'il y avait une deuxième fois.
36:00Voilà, ça, c'était la première fois.
36:01Et la deuxième,
36:02c'était le gynéco-chirurgien
36:04qui a récupéré le problème.
36:07Et là, j'ai subi un examen
36:1020 ans après.
36:11Je m'interroge encore
36:12sur le bien fondé
36:12de cet examen
36:13qui n'avait strictement
36:15rien à voir.
36:17Et je pense que là,
36:18on n'était même pas
36:18dans le domaine
36:19de la violence gynéco,
36:21mais de l'agression sexuelle.
36:23On se sent comment
36:25quand c'est ça, Marina ?
36:27Minable.
36:28Minable, c'est le sentiment
36:29que vous avez ressenti ?
36:30Parce que d'abord,
36:32on est toutes nues.
36:34Donc, c'est peut-être simple
36:36pour certaines femmes.
36:37Moi, ça ne l'est pas forcément.
36:40On a en plus un problème.
36:42On est malades, de base.
36:44On vient parce qu'on a un souci.
36:46Donc, on se sent...
36:48Et puis, on ne sait pas encore
36:50exactement ce qu'on a.
36:51Enfin, il y a plein de choses
36:53qui font que...
36:54Et on est minable
36:55avec notre douleur,
36:57avec notre nudité.
36:58Et puis, avec un professionnel
37:01qui fait des choses
37:02qu'il n'aurait pas à faire,
37:04en fait.
37:04Est-ce que, depuis, Marina,
37:06vous êtes retournée
37:07chez un gynécologue ?
37:08Vous êtes toujours suivie ?
37:09D'accord.
37:10Oui, oui.
37:10De toute façon,
37:11je suis obligée
37:12de par cette pathologie.
37:14et là où je veux quand même
37:16mettre une note d'espoir,
37:17c'est que, je vous dis,
37:18j'ai eu énormément
37:19de praticiens gynécaux,
37:21de fait,
37:22et que la plupart
37:23sont quand même
37:24d'une bienveillance
37:25et d'un respect impressionnant.
37:28Donc, j'ai eu
37:28deux mauvaises expériences
37:29et je le constate
37:31depuis...
37:31Alors là, c'est très récent,
37:32depuis cinq ans,
37:35que ce soit
37:35à l'urgence gynécaux
37:37ou dans d'autres établissements,
37:39que le consentement
37:40m'est maintenant
37:41à chaque fois demandé.
37:43Et demandé,
37:44qui est quelque chose
37:45qui est normalement...
37:45Et pour moi,
37:46c'est très nouveau.
37:46Oui, qui doit être fait
37:48en principe, Sonia B.
37:50Je vous disais,
37:50ça fait des années
37:51que cette loi est normalement
37:51passée sur le consentement.
37:53Voilà, la loi sur le consentement
37:54date de 2002.
37:56Donc, c'est vrai que nous,
37:56on demande vraiment
37:57qu'elle soit appliquée.
37:58Alors, ça évolue,
37:59mais à notre sens,
38:00il faudrait que ça évolue
38:01plus vite.
38:02Et comme vous voyez,
38:03ça fait des traumatismes
38:04qui sont très graves.
38:05Et dans l'enquête,
38:05on se rend compte
38:06qu'il y a encore
38:06des mauvaises pratiques
38:07actuellement, malheureusement.
38:08Notamment sur l'endométriose
38:10où, justement,
38:10ce sont des personnes
38:11qui sont habituées,
38:12qui doivent avoir
38:13un suivi très régulier.
38:15Et donc, du coup,
38:16ça ne devrait pas être,
38:17voyez, chance, malchance
38:19de tomber sur le mauvais professionnel.
38:20Et en l'occurrence,
38:21ce que Madame dénonçait
38:23sur les agressions sexuelles,
38:24ça fait partie aussi
38:25des violences obstétricales
38:26et gynécologiques.
38:27Parce qu'en fait,
38:29elles englobent aussi
38:29toutes les violences sexistes
38:31et sexuelles
38:31qui sont lors du parcours de soins.
38:32Et on a 10% de personnes
38:34qui nous ont dénoncé
38:35des gestes déplacés
38:36sur les parties intimes.
38:372002, cette loi est 10%.
38:39Ce chiffre est édifiant.
38:41On revient dans un instant.
38:43On continue à parler,
38:44évidemment, de cette étude.
38:45Je rappelle ce chiffre.
38:47Près d'une patiente sur deux
38:48a déjà subi des violences
38:49obstétricales ou gynécologiques.
38:51On continue à en parler
38:52dans un instant.
38:53A tout de suite sur RTL.
38:59Bonne journée sur RTL.
39:07Jusqu'à 14h,
39:09Hortense Crépin
39:10vous donne la parole
39:11sur RTL.
39:13On est ensemble
39:14jusqu'à 14h.
39:15Vous avez la parole
39:16au 3210.
39:17On continue
39:18à parler ensemble
39:19de ce chiffre édifiant.
39:21Près d'une patiente sur deux
39:22a déjà subi
39:23des violences obstétricales
39:25ou gynécologiques.
39:26C'est le constat
39:27d'une étude
39:28de la fondation
39:28Stop Vogue
39:29publiée ce matin.
39:30Sonia Biche,
39:31la présidente
39:32de cette association,
39:33est à mes côtés
39:34en studio.
39:35Karine
39:36a également
39:37composé
39:38le 3210.
39:39Bonjour Karine.
39:40Bonjour Hortense.
39:41Vous nous appelez
39:42de vous Karine.
39:43Montargis.
39:44Merci d'avoir
39:44composé
39:45le 3210 Karine.
39:47Est-ce que justement
39:48vous vous reconnaissez
39:49dans ce chiffre
39:50que je viens de donner
39:51et dans les témoignages
39:52précédents qu'on a pu
39:53entendre il y a
39:53quelques minutes ?
39:54Oui, tout à fait.
39:56Moi, c'est passé
39:58il y a 8 ans
40:00lors d'un retrait
40:01de stérilet.
40:04Le problème,
40:05c'est que moi,
40:05je n'ai jamais accouché
40:06par voix basse.
40:07J'ai eu deux césariennes.
40:09Le gynéco était au courant.
40:12Il m'a déjà vue
40:13avant cette consultation
40:15et il voyait bien
40:15ma césarienne.
40:17Il le savait.
40:19Quand je suis arrivée
40:19pour le retrait,
40:22j'aurais dû
40:23avoir un médicament
40:25pour détendre
40:30au niveau de l'utérus
40:32pour détendre
40:33parce que vu que
40:33je n'avais pas eu
40:34de passage de bébé,
40:36pour retirer un stérilet,
40:38il fallait ce médicament.
40:39Il fallait un médicament.
40:41Et je ne le savais pas.
40:43Je ne l'ai pas eu.
40:44Et donc,
40:45la consultation
40:46s'est très très mal passée
40:47pour retirer le stérilet.
40:49Ça a duré 20 minutes
40:52où j'ai hurlé
40:53de douleur
40:53où je me suis tordue
40:54dans tous les sens
40:55et où il fallait
40:56que je ne bouge pas trop
40:57parce que c'était difficile
40:58pour lui.
40:59Et il s'y est pris
41:00à plusieurs reprises.
41:02Enfin bref,
41:02je ne vous fais pas de dessin
41:03mais ce n'était pas
41:06du tout agréable
41:07et il n'a pas tenu compte
41:08du tout.
41:09À un moment,
41:10je me suis dit
41:10il va peut-être me dire
41:11ça c'était aussi
41:12avec le recul.
41:13C'est vrai que sur le coup,
41:14on ne se dit pas tout ça.
41:17Avec le recul,
41:17je me suis dit
41:18mais pourquoi
41:18il ne s'est pas arrêté ?
41:19Il ne m'a pas dit
41:19bon ben écoutez,
41:21on va arrêter,
41:23je vous donne
41:24le médicament
41:24et vous reviendrez
41:25plus tard.
41:26Donc il n'a pas du tout
41:27eu compte de ça.
41:28Je me tordais de douleur
41:30et puis au bout
41:30de 20 minutes,
41:31la délivrance,
41:33je l'ai eu.
41:34Ah ouais,
41:34ok.
41:35On se sent comment
41:36quand c'est ça ?
41:37Karine,
41:38est-ce qu'on se sent
41:39impuissante ?
41:39Vous aviez tellement mal
41:40qu'on ne pouvait pas
41:41dire stop ?
41:42Ah ben comme disait
41:44Anne,
41:45je crois,
41:46minable.
41:47Je me dis
41:48mais Karine,
41:50pourquoi tu n'as pas
41:52réagi ?
41:52Et je me sentais mal
41:54parce que du coup,
41:55il m'a fait mal
41:56et il n'a pas tenu compte
41:58de mon mal-être
41:59et je me suis dit
42:01ce n'est pas possible,
42:03c'est une boucherie quoi.
42:04En fait,
42:04j'ai utilisé ce mot
42:05en sortant.
42:07La secrétaire
42:08a été très gentille
42:08parce qu'elle m'a entendu
42:09hurler de douleur,
42:11elle ne comprenait pas
42:12ce qui s'était passé
42:13et même elle m'a dit
42:14mais vous n'avez pas
42:14eu ce médicament ?
42:16Il ne vous l'a pas prescrit ?
42:17Ben non,
42:17non,
42:17non.
42:18Donc elle m'a fait asseoir,
42:19elle m'a donné un spasçon,
42:20un verre d'eau
42:22et donc j'ai attendu
42:24un petit peu
42:24et après,
42:25j'ai mes parents
42:26qui n'habitaient pas
42:27très très loin
42:27et je me suis arrêtée
42:29chez mes parents.
42:30Je me suis allongée
42:31une heure tellement
42:31j'étais pas bien quoi.
42:34Est-ce que c'était
42:35donc il y a une dizaine
42:36d'années ?
42:37Oui,
42:37Comment ça se passe depuis ?
42:39Est-ce qu'à la suite de ça,
42:40vous êtes retournée
42:41chez un gynécologue
42:42tout de suite
42:43en vous disant
42:43de toute manière
42:44je n'ai pas le choix
42:45ou comment ça s'est passé
42:45pour vous ?
42:46Alors pendant trois ans
42:47je n'ai plus voulu y aller.
42:49D'accord.
42:51Voilà,
42:51je me disais
42:52de toute façon
42:52je vais bien
42:53et puis le stéril
42:54il est parti,
42:55hop,
42:55voilà.
42:56Mais bon,
42:57après,
42:57j'ai réfléchi
42:59et puis avec mon médecin traitant
43:00elle me disait
43:01il faut consulter quand même
43:02c'est important
43:03il faut refaire les frottis
43:04et tout.
43:04Ah oui,
43:05mais bon,
43:05non,
43:06là j'ai trop de mauvais souvenirs.
43:09Donc sur les conseils
43:10de mon médecin traitant
43:12de l'époque
43:13elle m'avait conseillé
43:15d'aller voir
43:15une sage-femme
43:16dans un hôpital
43:18et où il y avait aussi
43:19des gynécos.
43:20Donc j'ai commencé,
43:21j'ai eu deux rendez-vous
43:23avec la sage-femme
43:24je lui ai expliqué
43:25tout ce qui s'était passé
43:26ça s'est très très bien passé
43:27et après j'avais
43:29un autre souci
43:29avec
43:30j'avais de l'adénomiose
43:31donc là
43:32j'ai été obligée
43:33de revoir
43:34un gynécologue
43:36qui travaillait
43:37au sein
43:37de l'hôpital
43:39et pareil
43:40elle lui a expliqué
43:42ce qui s'était passé
43:43moi aussi
43:44et franchement
43:45ça s'est très bien passé
43:47depuis
43:48j'avais une totale confiance
43:49en lui
43:50et justement
43:51le consentement
43:52il était là
43:54il nous parle
43:57il nous demande
43:57et on n'est plus
43:59moi je sais
44:00qu'il ne nous allonge plus
44:01comme ça
44:02comme on dit
44:03comme elle disait
44:04on est totalement nus
44:05donc déjà
44:06ce n'est pas facile
44:07donc maintenant
44:08ils nous mettent
44:08une serviette
44:09en attendant
44:11quand il nous parle
44:12et au moment de l'acte
44:14il dit
44:15il pose des mots
44:16je vais utiliser ça
44:17on vous explique mieux
44:19davantage
44:19est-ce que je peux
44:20en tout cas
44:20il y a ce questionnement
44:22restez avec nous Karine
44:23parce qu'il y a eu
44:23beaucoup d'appels
44:25justement
44:25à ce sujet
44:27je voudrais qu'on puisse
44:28accueillir Sarah
44:30qui nous appelle
44:30de tour je crois
44:31bonjour Sarah
44:32bonjour
44:33vous nous appelez
44:34donc de tour
44:35c'est bien ça
44:35vous vous reconnaissez
44:37aussi dans le témoignage
44:38de Karine
44:40de Anne
44:40de Marina
44:41qu'on a entendu
44:42à l'instant
44:43oui tout à fait
44:44vraiment c'est exactement
44:45la même chose
44:46pour moi
44:46en termes de
44:47d'effraction
44:48dans l'intimité
44:49et vraiment
44:50de sentiment
44:50de vulnérabilité
44:51et de non prise en compte
44:53de la douleur
44:53et alors comment ça s'est passé
44:55pour vous
44:55si vous acceptez
44:56évidemment
44:56de nous raconter
44:57ce que vous avez subi
45:00pour moi
45:00c'était dans le cadre
45:01d'une FIV
45:02donc un parcours
45:03de PMA
45:03qui avait lieu
45:05dans un hôpital public
45:06de la région centre
45:07c'est une FIV
45:08qui devait
45:09une ponction
45:09donc ovocitaire
45:10qui devait avoir lieu
45:11sous l'anesthésie locale
45:12et la ponction ovocitaire
45:14je ne suis pas certaine
45:15que tous les auditeurs
45:16situent bien
45:16ce que c'est
45:17comme geste
45:18on prélève
45:18donc des ovocytes
45:20pour pouvoir ensuite
45:21faire une PMA
45:22c'est ça ?
45:23c'est ça
45:24c'est assez invasif
45:24voilà
45:25c'est assez invasif
45:27voilà
45:27c'est une aiguille
45:28qui fait
45:29la taille d'une aiguille
45:30à tricoter
45:30de 2 mm
45:31qui est enfoncée
45:32donc sur une sonde
45:33à travers la paroi vaginale
45:35et qui va jusqu'aux ovaires
45:36donc c'est un geste
45:37à la fois très invasif
45:38et très douloureux
45:40ce geste m'avait été annoncé
45:42comme étant
45:42sous anesthésie locale
45:43que ce soit à l'oral
45:45et lors des rendez-vous
45:46et par écrit aussi
45:47les documents
45:48que j'ai en ma possession
45:49même ceux
45:50d'instruction
45:51de la veille
45:51de la ponction
45:52mentionne
45:52que c'était
45:53sous anesthésie locale
45:54et le jour J
45:55j'en ai pas eu
45:56j'ai uniquement
45:56du gaz hilarant
45:57donc j'ai tout senti
45:59donc il y a une douleur
46:00j'imagine
46:02totalement terrible
46:02est-ce que depuis
46:03vous avez
46:04comme ce que je posais
46:06comme question
46:07à Karine à l'instant
46:08est-ce que vous avez pu
46:09continuer à aller
46:10chez un gynécologue
46:11j'imagine que dans le cadre
46:12de ce parcours PMA
46:13il y a eu d'autres
46:14rendez-vous à mener
46:16pour moi ça a été impossible
46:17de continuer
46:17avec cet hôpital
46:18parce que la confiance
46:19s'était rompue
46:20j'ai continué
46:21à voir des gynécologues
46:22dans le cadre
46:22d'un parcours PMA
46:23ailleurs
46:24ça a été très difficile
46:26et là depuis
46:26j'ai eu la chance
46:27d'accueillir mon bébé
46:28mais c'est impossible
46:29de retourner chez le gynécologue
46:30et donc ça c'était
46:31il y a combien de temps ?
46:32c'était il y a deux ans
46:33à peu près
46:33il y a deux ans
46:34et donc depuis
46:34vous n'êtes plus allée
46:35chez un gynécologue
46:38restez avec nous Sarah
46:39il y a une autre Sarah
46:40donc un homonyme
46:41qui nous a également
46:42appelé au 3210
46:43bonjour
46:45oui bonjour
46:46est-ce que dans le témoignage
46:48que vous venez
46:48les témoignages
46:49que vous venez d'entendre
46:50vous vous reconnaissez
46:51dans ce chiffre
46:52près d'une patiente sur deux
46:53qui a déjà subi
46:54des violences gynécologiques
46:56vous vous reconnaissez
46:58j'imagine ?
46:58totalement
47:00sachant que j'en ai subi
47:02deux fois
47:03de manière assez violente
47:04sur deux grossesses
47:07le premier
47:08en fait c'était mon premier enfant
47:09qui est né en 2000
47:11à l'époque
47:12je l'ai allaité
47:13avec grand plaisir
47:15j'avais beaucoup de lait
47:16de montée de lait
47:17etc
47:19sauf qu'il n'y avait plus
47:20les congés parentaux
47:22à l'époque en fait
47:22c'était mon premier enfant
47:24donc je n'avais pas
47:24la possibilité
47:25de prendre un congé parental
47:27et donc
47:28au bout de trois mois
47:29il a fallu
47:30que je retourne travailler
47:31donc vous avez vu
47:32un gynécologue
47:33ben voilà
47:34en fait
47:35j'avais les seins
47:36tellement engorgés
47:36j'arrivais pas
47:37et je partais
47:38pour plusieurs jours
47:39et il fallait absolument
47:40que je puisse vider mes seins
47:41j'avais essayé
47:42avec des gants de toilette
47:43chaud etc
47:44ça fonctionnait pas
47:45j'ai appelé le gynéco
47:47le secrétariat
47:48on m'a passé le gynécologue
47:49et il m'a dit
47:50vous venez
47:50je vais vous prendre entre deux
47:52en me disant
47:53qu'il allait résoudre le problème
47:54donc
47:55j'y vais
47:56je sais pas
47:56je pensais à un tirelet
47:57à autre chose
47:58quelque chose
47:59que je connaissais pas
47:59puisque j'étais prémie par
48:01c'était mon premier enfant
48:02je savais pas
48:03je connaissais rien
48:04et donc
48:05je suis arrivée
48:06il m'a reçu
48:07entre deux patientes
48:09il m'a demandé
48:10de retirer mon soutien-gorge
48:11il m'a dit
48:12qu'effectivement
48:13j'avais les seins comme des cailloux
48:14en fait
48:15et puis énorme
48:16j'arrivais même pas
48:17à plier mes bras
48:18en fait
48:19ça dépassait
48:19de manière très large
48:21et qu'est-ce qu'il a fait alors ?
48:23sans me demander mon avis
48:25il m'a demandé
48:27de m'approcher
48:28en fait
48:28et il a saisi mon sein
48:30et il l'a pressé
48:31de toutes ses forces
48:32sans évidemment
48:33vous poser
48:33la moindre question
48:34du consentement
48:35et je me suis mise à hurler
48:37en fait
48:38ça a fait gicler du lait
48:39mais de façon tellement infime
48:41en fait
48:42c'est comme si ça sortait
48:43vous savez
48:43un peu comme une aiguille de seringue
48:45quoi
48:45par rapport à tout ce qu'il y avait
48:47et je me suis mise à hurler
48:48mais on m'a entendue
48:49jusqu'à dans la salle d'attente
48:50quoi
48:50et les larmes qui coulaient
48:52et je me suis retirée
48:54et en fait
48:54il rigolait
48:56enfin
48:56il avait
48:57oui
48:57un sort de
48:58oui il rigolait
48:59et
49:00je lui ai dit
49:01que je ne pouvais pas continuer
49:02que si c'était ça
49:03enfin
49:03il aurait dû me dire
49:04et il m'a dit que s'il me l'avait dit
49:05je ne serais pas venue
49:07Merci beaucoup Sarah
49:08d'avoir témoigné
49:10et merci également
49:11à Anne, Marina
49:12et Karine
49:13et l'autre Sarah
49:13d'avoir composé
49:15le 3210
49:15pour parler de ce sujet
49:17très très très important
49:19je voudrais juste
49:20très rapidement
49:21que Sylvie
49:22qui a composé le 3210 aussi
49:23nous a appelé
49:24pour donner un petit conseil
49:26justement
49:26aux auditrices
49:27et à toutes ces femmes
49:28qu'on vient d'entendre
49:29Sylvie
49:30on vous écoute
49:30Oui
49:31bonjour
49:32à tout le monde
49:34voilà
49:35moi je conseille
49:37largement
49:38alors évidemment
49:38on va toujours dire
49:40j'en ai une
49:41qui n'a pas été
49:42mais je conseille
49:43les sages-femmes
49:44parce que
49:45moi j'ai appris ça
49:45de se tourner vers
49:46une sages-femme
49:46alors je crois
49:47je crois Sylvie
49:48que la radio est ouverte
49:49derrière vous
49:50elle doit être allumée
49:51oui exactement
49:51tout à fait
49:52donc vous nous disiez
49:53de se tourner vers
49:54les sages-femmes
49:55c'est ça
49:55oui parce que
49:56la sages-femme
49:57c'est quand même quelqu'un
49:58qui accouche les femmes
49:59qui a le temps
50:01qui prend son temps
50:02qui a les mots
50:03pour la délicatesse
50:05qui sait ce que c'est
50:06que la patience
50:06et elles ne sont pas
50:08surbookées
50:08et alors justement
50:09parce que moi je pense
50:10que la gynécologie
50:12que ce soit femme ou homme
50:13moi déjà
50:14je supportais plus
50:15d'être reçue comme un
50:17vous savez
50:18au suivant
50:19au suivant
50:19de l'enchaînement
50:21et de se tourner
50:22vers les sages-femmes
50:24merci beaucoup Sylvie
50:25je suis navrée
50:26on est obligé
50:27de passer la main
50:30à Jean-Alphonse Richard
50:31qu'on va retrouver
50:31pour l'heure du crime
50:33mais merci beaucoup
50:33on retient ce conseil
50:34justement de ce tournage
50:35faire
50:35de la main
50:35pour l'enchaînement
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