- il y a 2 jours
Conférence de presse de l’AJP : M. Michel Barnier, député Droite républicaine de Paris, ancien Premier ministre
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00:09:08Bonjour Michel Barnier. Bonjour à toutes et tous. Merci M. le Premier ministre d'avoir accepté d'être l'invité
00:09:16de cette conférence de presse hebdomadaire de l'Association des journalistes parlementaires.
00:09:20Avec vous, nous allons d'abord évoquer l'affaire Liana qui continue d'émouvoir et de choquer alors que des
00:09:28députés de tous bords continuent de réclamer l'inscription à l'ordre du jour du Parlement de la proposition de
00:09:33loi intégrale contre les violences sexuelles.
00:09:35Vous nous direz ce que vous en pensez. Nous parlerons aussi d'une autre affaire qui avait beaucoup ému la
00:09:41France, le meurtre de la jeune Philippine.
00:09:44Une proposition de loi a d'ailleurs été adoptée suite à cette affaire dramatique hier à l'Assemblée nationale.
00:09:53Vous nous direz aussi peut-être ce que vous pensez de la situation économique dans un contexte international qui reste
00:09:58tendu.
00:09:59La Banque de France vient de revoir à la baisse assez fortement ses prévisions de croissance pour l'année.
00:10:04Et puis bien sûr, avec vous, nous évoquerons l'élection présidentielle, sa préparation alors que les grandes manœuvres ont commencé
00:10:09entre multiplication des candidatures et premier meeting.
00:10:12Vous nous direz quel rôle vous entendez jouer dans la perspective de 2027.
00:10:17Quelques mots encore avant de commencer pour vous rappeler que notre rencontre est retransmise sur le portail vidéo Internet de
00:10:21l'Assemblée nationale
00:10:22et qu'un live tweet est assuré sur le compte de l'AJP par notre ami Stanislas Noyer.
00:10:27Et tout de suite, je laisse la parole à Chantal Didier pour une première question sur l'affaire Liana.
00:10:31Bonjour M. le Premier ministre. Donc l'affaire Liana émeut toujours. Il est question en effet de débattre sur une
00:10:40proposition de loi intégrale.
00:10:43Il semblerait, bon il faut attendre les enquêtes administratives, mais enfin il semblerait quand même qu'il y ait eu
00:10:48des défaillances au niveau du fonctionnement de l'État.
00:10:52Comment répondre à ces dysfonctionnements ? Est-ce que justement c'est par une loi ? Est-ce que ce
00:10:57sont par des moyens supplémentaires ?
00:10:59Ou l'un allant avec l'autre ? D'ailleurs, comment vous abordez cette question ?
00:11:06D'abord bonjour à chacune et chacun d'entre vous. Je crois que je n'étais pas revenu dans cette
00:11:11salle depuis ma précédente vie parlementaire.
00:11:14Voilà, donc je suis heureux de vous retrouver et j'espère que cette petite heure, je serai obligé de partir
00:11:22impérativement à midi,
00:11:25pourra être utile à votre travail et à vos réflexions.
00:11:29Comment on aborde une question aussi grave avec du respect et avec de la réflexion et avec de la détermination
00:11:38?
00:11:38Le respect qu'on doit aux familles de Liana, de Philippine. Hier, j'étais très frappé d'une chose.
00:11:46Nous avons finalement voté, malgré l'obstruction un peu dogmatique de la gauche et de l'extrême gauche,
00:11:54naturellement la proposition de loi que j'ai soutenue avec Charles Rotwell sur les conséquences attirées de la tragédie qui
00:12:03a touché la jeune Philippine.
00:12:06La maman de Philippine était là hier, dans les tribunes.
00:12:11Et je suis allée la saluer après la séance et elle était extrêmement émue et absolument dans l'incompréhension,
00:12:21dans le trouble de voir l'ambiance à l'Assemblée nationale sur un sujet comme celui-là.
00:12:26Je peux vous dire ça, elle en pleurait.
00:12:29Ça m'a beaucoup touché de voir cette femme qui ne peut pas surmonter, qui ne peut pas oublier la
00:12:39perte de sa fille.
00:12:41Mais elle m'a dit qu'elle ne comprenait pas l'ambiance, les invectives, l'agressivité, le sectarisme,
00:12:47ou l'utilisation. Voilà pourquoi je recommande d'abord le respect.
00:12:52Ensuite, la réflexion. Et on va attendre les conclusions des enquêtes administratives déclenchées par le garde des Sceaux et le
00:13:00ministre de l'Intérieur.
00:13:02Si elles font apparaître, comme vous semblez le dire, moi je n'ai pas d'éléments d'information,
00:13:06des manquements ou des défaillances personnelles ou des fautes, elles devront donc sanctionner.
00:13:13La personne n'est à l'abri, elle n'est à l'écart de la responsabilité, surtout à des postes
00:13:19comme ceux-là.
00:13:20Puis après, il y a le temps de la réflexion. Qu'est-ce qu'on fait ?
00:13:25Je pense que le gouvernement a raison, malgré l'émotion du Premier ministre, de prendre le temps de cette réflexion,
00:13:31de consulter.
00:13:32Il y a déjà plusieurs réunions avec les parlementaires qui sont les promoteurs de cette loi dite intégrale.
00:13:39Personnellement, j'y suis favorable, mais il faut voir ce qu'on met dedans, quelle en est l'efficacité effective,
00:13:47et puis ensuite mettre en œuvre.
00:13:50Je pense, contrairement à ce qui a été dit, y compris au plus haut niveau de l'État, qu'il
00:13:54y a effectivement une question de moyens pour la justice.
00:13:59Et donc la bonne allocation de ces moyens, quand on regarde le nombre de procureurs que nous avons par mille
00:14:05habitants,
00:14:06on est à deux à trois fois moins nombreux que les Belges ou les Allemands ou même les Anglais.
00:14:12Donc il y a des questions de moyens qu'il faudra compléter pour la justice. En tout cas, voilà ma
00:14:18réaction.
00:14:19Mais gravité et détermination.
00:14:23Concernant la proposition de loi dite philippine, qui vise notamment à allonger la durée maximale de rétention administrative des étrangers
00:14:31en situation irrégulière,
00:14:32qui auraient été condamnés par la justice et qui sont considérés comme dangereux, une première loi avait été votée par
00:14:39le Parlement,
00:14:41avait été censurée par le Conseil constitutionnel. La gauche a annoncé son intention de saisir à nouveau le Conseil constitutionnel.
00:14:47Donc le texte dont vous étiez le deuxième signataire a été retravaillé compte tenu de la première censure.
00:14:54Est-ce que vous considérez, vous êtes sûr, je ne sais pas si on peut le dire en la matière,
00:14:58que cette fois-ci, le Conseil constitutionnel ne verra rien à redire aux dispositifs prévus ?
00:15:05Le Conseil est une institution importante et indépendante et je ne serai pas de ceux qui remettront en cause cette
00:15:11indépendance, même si certains de mes amis le font.
00:15:17Nous avons été attentifs avec Charles Rottwell aux raisons de la censure de la proposition de loi présentée par Olivier
00:15:25Marlex.
00:15:25Je me permets de rappeler que c'est lui qui était à l'origine de ce premier texte.
00:15:31Je pense que les précautions ont été prises en tenant compte des critiques et des décisions du Conseil constitutionnel.
00:15:38Nous avons pratiquement deux lectures du Conseil d'État sur chacun des articles de ces propositions de loi et je
00:15:45pense que ces précautions auront été suffisantes.
00:15:48J'espère en tout cas qu'elles l'ont été. En tout cas, on a tiré les leçons de cette
00:15:53tragédie. L'individu qui a assassiné et violé la jeune Philippine a été libéré au bout de 90 jours,
00:16:01puisque c'était la date jusqu'à maintenant maximum pour la rétention.
00:16:06Il était sous une QTF. 48 heures ou 36 heures après, le Maroc a donné son accord pour le réintégrer
00:16:15sur le territoire marocain.
00:16:16Et entre les deux, entre le moment de sa libération, le moment où on a reçu l'accord du Maroc,
00:16:20il a violé et assassiné une jeune femme.
00:16:23Donc la raison de cette proposition de loi, l'une des dispositions de cette loi, c'est de prolonger de
00:16:2890 jours à 210 jours la durée possible de la rétention.
00:16:32Certains craignent que cet allongement, finalement, conduise les autorités d'autres pays à retarder encore plus la délivrance de laissé
00:16:41-passer consulaire.
00:16:41Il y a une action diplomatique également sur le sujet.
00:16:43Quand je vois les délais que nous imposent ou qu'observent les pays susceptibles ou supposés reprendre ces OQTF, je
00:16:53pense qu'on ne peut faire que des progrès.
00:16:56Parce que je pense que le temps qu'ils mettent, pas seulement l'Algérie, d'autres encore, pour récupérer leur
00:17:04ressortissance,
00:17:05je ne crois pas que ce soit... Après, c'est une question de consultation et de concertation diplomatique pour vérifier
00:17:13un flux normal de reprise de ces OQTF.
00:17:16Est-ce que vous êtes pour l'imprescriptibilité des crimes sur mineurs, viols et autres violences sexuelles ?
00:17:28La réponse est plutôt oui. J'entends qu'il y a des avis différents, y compris au plus haut niveau
00:17:32de cette maison.
00:17:34J'ai entendu, si je ne me trompe pas, la présidente Brune-Pivet dire qu'elle était opposée à cette
00:17:40imprescriptibilité.
00:17:43Il y a déjà eu des progrès qui ont été faits pour allonger la durée de la non-prescription.
00:17:50Je pense que sur ces crimes-là, qui sont absolument inqualifiables, je pense qu'il faut que la menace soit
00:17:58maximale.
00:18:00Est-ce que vous avez d'autres questions sur ces sujets-là ?
00:18:03J'ai aussi été attentif sur un sujet qui tourne aussi de la santé mentale.
00:18:10C'est un sujet qui reste une grande cause pour moi. J'ai été attentif aux conclusions récentes de l
00:18:19'avis de la civile.
00:18:20La commission qui a été créée il y a quelques années.
00:18:26Et je suis assez frappé que cette commission sérieuse, rigoureuse ait constaté aussi peu de progrès sur des sujets importants.
00:18:36Et donc je pense aussi que dans ce débat, il faut remonter au-dessus en priorité les conclusions de cette
00:18:44commission qui parle de l'inceste aussi.
00:18:46Avec une commission d'enquête notamment qui va rendre ses conclusions prochainement à l'Assemblée nationale.
00:18:50Et j'ajoute, si vous me permettez, sur ces sujets extrêmement graves qui touchent à l'ensemble de la société,
00:18:57l'incompréhension qui reste la mienne comme députée de Paris, de la manière dont la ville de Paris, je n
00:19:04'en fais pas une question polémique,
00:19:05a traité ou n'a pas traité les alertes et les conséquences de certains actes absolument odieux sur un grand
00:19:14nombre d'enfants,
00:19:14en très bas âge, dans beaucoup de centres périscolaires de la ville de Paris.
00:19:20Stéphanie.
00:19:21Bonjour Stéphanie Despierre pour LCP.
00:19:23On a beaucoup entendu le garde des Sceaux dans l'affaire Viana dire qu'il n'avait pas la possibilité
00:19:27de donner des instructions individuelles.
00:19:29Édouard Philippe dit qu'il faut que l'exécutif puisse à nouveau donner des instructions individuelles à la justice.
00:19:36Est-ce que vous êtes favorable à une remise en cause de la loi Toubira ?
00:19:41A priori non, mais encore une fois, si sur certains cas spécifiques et dans certaines situations les plus graves,
00:19:51il apparaît que l'une des constatations des commissions d'enquête montre qu'il y a des trous importants
00:19:59en raison de l'impossibilité de donner des instructions particulières
00:20:04et de sortir du cadre général des circulaires qui ont été faites.
00:20:11Je pense qu'il faudra que le Parlement et le gouvernement étudient cette question.
00:20:14Mais je ne veux pas me prononcer à priori.
00:20:16A priori je ne suis pas favorable à revenir en arrière pour toutes sortes de raisons.
00:20:20Je crois aussi à l'indépendance de la justice,
00:20:23mais pas à l'irresponsabilité de la justice, à l'indépendance de la justice.
00:20:28Donc je ne suis pas favorable à ce qu'on revienne en arrière,
00:20:31mais il faudra voir les conclusions du débat qui s'ouvre.
00:20:34On a appris hier soir que la Banque de France, sur un tout autre sujet,
00:20:38revoyait assez fortement ses prévisions de croissance à la baisse pour l'année 2026,
00:20:43dans un contexte qui reste incertain et tendu sur le plan international.
00:20:49Est-ce que ça vous amène à une réflexion sur les mesures qui ont été prises par le gouvernement
00:20:55depuis le début de la guerre en Iran,
00:20:58avec des mesures destinées à soutenir l'activité,
00:21:03mais sans pour autant trop aggraver les déficits ?
00:21:06Est-ce que vous considérez que le gouvernement a bien fait d'agir ainsi ?
00:21:10Ou est-ce que ces prévisions de la Banque de France vous font dire
00:21:13que peut-être le gouvernement aurait dû être davantage encore en soutien de l'activité et du pouvoir d'achat
00:21:17?
00:21:24Cela répond à la crise depuis trois mois provoquée par la guerre
00:21:31décidée unilatéralement par M. Trump et M. Netanyahou au Proche-Orient.
00:21:36Je pense que le gouvernement a fait ce qu'il a pu et qu'il a globalement bien fait.
00:21:41Je ne vais pas critiquer des mesures ciblées, ponctuelles,
00:21:44qui ont été prises pour aider les agriculteurs, les transporteurs,
00:21:51les personnes qui sont en première ligne de la santé publique sur le terrain,
00:21:55tous ceux qui ont besoin nécessairement d'utiliser leur véhicule.
00:21:59Je pense que ces mesures ont été ciblées et correctes
00:22:03dans un contexte de rareté, de disette budgétaire que je connais bien.
00:22:09Donc je n'ai pas de commentaires.
00:22:11Ce qui m'inquiète le plus, c'est la Banque de France, vous en avez dit un mot,
00:22:15la Banque centrale européenne, la décision récente de réaugmenter les taux de manière conjoncturelle.
00:22:22Je n'ai pas de commentaires.
00:22:24Je vais mettre prudence sur les commentaires qu'on peut faire sur la décision de la Banque centrale européenne.
00:22:28mais l'augmentation des taux va avoir une conséquence de ralentissement général de l'économie des investissements.
00:22:37Donc je ne suis pas sûr que cette récente mesure soit la plus appropriée
00:22:42parce qu'elle a des effets durables et de moyen terme
00:22:45pour réagir à une crise qui maintenant, je l'espère, est de plus court terme.
00:22:50Donc voilà, ce qui m'inquiète le plus, je serai beaucoup plus, pas sévère,
00:22:56mais je serai beaucoup plus, oui, sévère sur ce qu'a fait, n'a pas fait le gouvernement pour réduire
00:23:03le déficit.
00:23:04Je vois, mais on vient d'annoncer 6 et quelques pourcents de déficit.
00:23:10Je me souviens de ce qui s'est passé, en ce qui me concerne,
00:23:13dans la brève période où j'ai été Premier ministre
00:23:15et où je veille comme objectif, dans cette période-là, de réduire de 1% le déficit.
00:23:20C'était pour moi un devoir de responsabilité à l'égard des nouvelles générations.
00:23:25Je n'ai pas de rancune, contrairement à ce que tel socialiste peut dire,
00:23:30parce que je ne fonctionne pas à la rancune ni à la nostalgie, mais j'ai des souvenirs.
00:23:33Et je me souviendrai de l'irresponsabilité de l'extrême gauche, ce n'est pas étonnant,
00:23:38de l'extrême droite qui vote avec l'extrême gauche contre moi
00:23:41et du parti socialiste, qui prétend redevenir un parti de gouvernement
00:23:46et même présenter un candidat à l'élection présidentielle.
00:23:51Je trouve que ces partis-là n'ont pas été à la hauteur
00:23:53en refusant à l'époque de faire un effort collectif
00:23:56qu'on ne pouvait encore ajuster dans les derniers jours,
00:23:59avant le vote de la censure, pour réduire, faire ce signal
00:24:03à l'égard des Français, des jeunes Français qui vont payer
00:24:1070 milliards d'intérêts d'emprunt, 70 milliards par an,
00:24:16et à l'égard aussi des marchés.
00:24:18Donc je suis beaucoup plus inquiet de l'incapacité de notre pays,
00:24:23sous le prétexte que des élections présidentielles et législatives arrivent,
00:24:27de laisser filer la dette du pays.
00:24:30Je ne sais pas si on peut ouvrir le débat, si je puis dire, aux retraites.
00:24:34C'est possible ?
00:24:36Alors, il y a beaucoup d'idées nouvelles, entre guillemets,
00:24:39qui émanent de candidats, de candidats potentiels, etc.,
00:24:43sur la fin d'un âge pivot au profit de la durée de cotisation,
00:24:50la retraite par capitalisation, qui retrouve ses charmes aux yeux de certains.
00:24:53Enfin bref.
00:24:54Quelles seraient vos propositions, ou en tout cas vos préférences,
00:24:58dans le contexte actuel ou à venir de l'an prochain ?
00:25:02Puisque vous avez, chère madame, ouvert,
00:25:04ce qui ne me surprend pas, le chapitre élection présidentielle,
00:25:09j'ai moi-même évoqué cette élection majeure, même principale.
00:25:13Je vais vous faire donner, pour votre lecture ce week-end,
00:25:16il fera chaud, vous pouvez mettre un petit document
00:25:19que j'ai remis aux parlementaires du socle commun.
00:25:22Je suis un des derniers à parler du socle commun, mais je vais continuer.
00:25:26Il y avait 70 députés et sénateurs qui ont répondu à mon invitation,
00:25:31et beaucoup se sont excusés.
00:25:33Et je leur ai remis, cette paquette,
00:25:37que vous connaissez peut-être,
00:25:39c'est la version numéro 2,
00:25:42actualisée, depuis un mois et demi.
00:25:44Nous avons mis la première version sur un site,
00:25:47Bâtir Ensemble 2027,
00:25:49qui a reçu 15 000 visites
00:25:52et plusieurs centaines de contributions,
00:25:54plus ou moins utiles.
00:25:56Des dizaines de députés m'ont fait part de remarques,
00:25:58des ministres en exercice m'ont également fait part d'amendements.
00:26:01Et donc nous avons actualisé.
00:26:03C'est un, comme on dit, en patois savoyard,
00:26:06un ongoing process.
00:26:07Et la version 3 sera publiée en octobre.
00:26:12Et peut-être la version 4,
00:26:14s'il faut continuer à plaider pour l'unité.
00:26:17Quel est le...
00:26:18Je vais dire un mot des retraites.
00:26:19Quelle est la philosophie,
00:26:23la valeur ajoutée de cette démarche ?
00:26:26On ne parle pas d'unité de candidature aujourd'hui.
00:26:29Ce serait irréaliste.
00:26:32Puisque les différentes formations de la droite et du centre,
00:26:36la droite républicaine et du centre n'ont pas été en mesure
00:26:38ou n'ont pas voulu trouver un processus de désignation
00:26:43d'un candidat commun.
00:26:46Malgré le souhait de beaucoup,
00:26:47des députés, Maude Bréjean, Antoine Vermorel,
00:26:49ont fait une pétition, une tribune sur ce sujet.
00:26:54Moi-même, j'ai souvent dit que c'était l'intérêt général d'y arriver.
00:26:57Mais à l'évidence, il y a des personnalités
00:27:00qui pensent qu'elles sont destinées ou prédestinées
00:27:04à être chef de l'État
00:27:05et sont soucieux de le démontrer.
00:27:08Donc chacun est dans son couloir candidat.
00:27:11Et j'observe d'ailleurs que pour l'instant,
00:27:14mis à part David Lysnard,
00:27:16ce sont trois chefs de parti,
00:27:19Bruno Rotaillot,
00:27:21Édouard Philippe et Gabriel Attaï,
00:27:22qui sont dans cette course pour ce que j'appellerais
00:27:26la première grande étape de l'élection présidentielle.
00:27:29Voilà, étape préalable.
00:27:31L'élection présidentielle.
00:27:32Je regrette que l'unité n'ait pas été possible.
00:27:34Je ne vais pas dramatiser la diversité
00:27:36ou la concurrence ou l'émulation.
00:27:40Je vais simplement dire,
00:27:41je l'ai dit hier aux députés
00:27:43avec qui on a pris ce pot,
00:27:45que moi, j'avais demandé que chacun d'entre eux
00:27:47se tienne bien.
00:27:48C'est-à-dire, évite de critiquer les autres.
00:27:52Des petites phrases,
00:27:53des exclusives, des anathèmes.
00:27:56Ça ne sert à rien.
00:27:57Ça ne sert à rien et ça fait des dégâts.
00:27:59Donc je vais demander,
00:28:02dans ma responsabilité,
00:28:03là où je me trouve,
00:28:04et avec, si je puis dire,
00:28:06une légitimité qui est celle
00:28:07d'avoir été Premier ministre,
00:28:09travaillant avec tous.
00:28:11Tous ces candidats et d'autres
00:28:13ont travaillé avec moi.
00:28:15Ça n'a pas toujours été spontané.
00:28:16Vous êtes bien placés pour l'avoir observé ici.
00:28:18Mais certains étaient plus spontanément solidaires
00:28:22que d'autres.
00:28:22Mais finalement, nous sommes parvenus
00:28:25à cultiver cet esprit commun
00:28:28entre les trois groupes du Bloc central,
00:28:31comme on dit,
00:28:32et en y ajoutant les Républicains
00:28:34et d'autres élus non inscrits
00:28:36et d'autres groupes au Sénat.
00:28:38Donc je suis fidèle, je suis comptable,
00:28:40je me sens comptable,
00:28:41et je suis fidèle à cet esprit commun.
00:28:42Et donc, on ne va pas vivre
00:28:45dans le regret et la nostalgie
00:28:47du manque d'unité préalable.
00:28:51Il y aura un moment de vérité
00:28:53où chacun devrait être lucide
00:28:56pour la France et pour lui-même.
00:28:58Et j'espère que dans ce moment
00:29:00de lucidité et de vérité,
00:29:03à la fin de l'année,
00:29:05on sera capable de dégager
00:29:07une candidature portant
00:29:08le projet des espoirs de tous.
00:29:12En attendant,
00:29:13on ne va pas perdre le temps
00:29:15qui est devant nous.
00:29:16Et donc, j'ai décidé avec mon équipe
00:29:19et des parlementaires
00:29:21de travailler sur le fond.
00:29:23Parce que ça, je sais que c'est utile.
00:29:25Et donc, voilà l'idée
00:29:27qui est derrière
00:29:30ce projet de plateforme
00:29:32présidentielle et législatif.
00:29:35Les deux élections vont ensemble
00:29:36et si vous me permettez de le dire,
00:29:38je pense qu'elles sont au moins
00:29:40aussi importantes l'une que l'autre.
00:29:42Même si, traditionnellement,
00:29:44l'élection du chef de l'État
00:29:45sous la Vème République
00:29:46est l'élection principale,
00:29:49on voit bien ce qui se passe
00:29:50quand le président de la République
00:29:51n'a pas de majorité.
00:29:53Donc, nous travaillons
00:29:55avec tous ceux qui le veulent
00:29:57à cette plateforme
00:29:58qui est un projet d'unité.
00:30:01C'est l'unité du projet
00:30:03auquel nous travaillons.
00:30:06À défaut d'avoir pu réussir
00:30:08l'unité des candidatures au départ.
00:30:10Donc, l'unité du projet.
00:30:11Et c'est cette unité-là
00:30:12qui va porter ou crédibiliser
00:30:16la volonté d'être ensemble
00:30:18et montrer que
00:30:21tous ces hommes et toutes ces femmes
00:30:24vont devoir travailler ensemble.
00:30:26hier, les parlementaires
00:30:27qui sont venus,
00:30:29de toutes les sensibilités,
00:30:31de tous les partis
00:30:32de la droite et du centre,
00:30:33de la droite républicaine
00:30:34et du centre,
00:30:35sont des gens
00:30:36qui ont envie
00:30:37de travailler ensemble.
00:30:39Qui ont travaillé ensemble
00:30:40et qui ont envie
00:30:41de continuer à travailler ensemble.
00:30:42Et qui souffrent beaucoup
00:30:43de cette forme
00:30:44de cloisonnement
00:30:45ou de silos.
00:30:50Et la deuxième preuve
00:30:52de cette volonté
00:30:53de travailler ensemble,
00:30:53c'est ce qui s'est passé
00:30:54aux municipales ?
00:30:55Je ne parle pas
00:30:56des villes
00:30:56qu'on n'a pas gagnées
00:30:58en étant unies
00:30:59et parfois désunies,
00:31:00Paris, Lyon, Marseille.
00:31:01Je parle de toutes celles
00:31:02qu'on a gagnées
00:31:03par dizaines
00:31:04ou par centaines
00:31:04ou qu'on a gardées.
00:31:06Et partout dans ces communes,
00:31:09les élus républicains,
00:31:11du Modem,
00:31:12de Horizons,
00:31:14de Renaissance
00:31:15et d'autres
00:31:15travaillent ensemble.
00:31:17Et qu'est-ce qu'ils nous disent
00:31:17ces gens-là ?
00:31:18Je fais une visite
00:31:20sur le terrain
00:31:20chaque semaine.
00:31:21J'étais à Vendôme
00:31:22la semaine dernière,
00:31:23la semaine d'avant
00:31:23dans le Berry,
00:31:25où je fais beaucoup
00:31:26d'étapes
00:31:26et je rencontre
00:31:27beaucoup de citoyens,
00:31:29d'acteurs
00:31:29de l'économie
00:31:30et du secteur social.
00:31:33Entendez-vous,
00:31:34entendez-vous là-haut
00:31:35et occupez-vous
00:31:36de nos problèmes.
00:31:37Voilà ce que demandent
00:31:38les gens.
00:31:38Entendez-vous
00:31:39et occupez-vous
00:31:39de nos problèmes.
00:31:40Donc, c'est les problèmes
00:31:41dont on veut parler
00:31:42dans cette explication,
00:31:45mais comme je l'ai fait,
00:31:45je ne la ferai pas
00:31:47une deuxième fois,
00:31:47mais je vous invite
00:31:48à le lire.
00:31:49La troisième version
00:31:50sera publiée en octobre
00:31:51avec les amendements
00:31:54sur les retraites.
00:31:55Ce que nous disons là,
00:31:57je pense qu'il faut reprendre
00:31:59ce débat.
00:32:00Je regrette qu'on ait lâché
00:32:02sous le chantage socialiste
00:32:05la réforme précédente
00:32:06de Mme Borne,
00:32:07qui n'était pas parfaite,
00:32:08mais qui avait le mérite
00:32:09d'exister,
00:32:09parce que tout le monde sait,
00:32:10tout le monde sait,
00:32:11si on dit la vérité aux Français,
00:32:13qu'on n'est pas capable
00:32:14de financer le régime
00:32:15des retraites
00:32:15par répartition
00:32:16tel qu'il est aujourd'hui
00:32:17pour les jeunes actifs
00:32:18d'aujourd'hui.
00:32:19Tout le monde le sait,
00:32:20c'est la vérité.
00:32:21Et le corps vient de le dire
00:32:23assez brutalement.
00:32:24Donc, il va falloir
00:32:25reprendre ce secteur
00:32:26et demander un effort collectif.
00:32:29Moi, je suis plutôt
00:32:30sur le fait de travailler
00:32:31sur la durée de cotisation.
00:32:33Je regrette,
00:32:34peut-être qu'on peut revenir
00:32:35au permis à point
00:32:36qu'avait évoqué M. Berger.
00:32:38Et je pense qu'il faudrait
00:32:38une part de capitalisation
00:32:40obligatoire.
00:32:40C'est ce que nous disons
00:32:41dans ce texte.
00:32:43Oui, juste pour revenir
00:32:44sur votre intitulé
00:32:46« Bâtir ensemble ».
00:32:47La semaine dernière,
00:32:48nous avions Mme Borne ici.
00:32:50Elle, elle a comme expression
00:32:52« Bâtissons ensemble ».
00:32:53Est-ce que vous travaillez avec elle
00:32:56ou est-ce que vous bâtissez
00:32:57tous les deux ensemble ?
00:32:59Non, mais j'étais très touché
00:33:00de que M. Borne reprenne
00:33:02mot pour mot quasiment
00:33:04le texte de cette initiative
00:33:06puisqu'elle est venue après.
00:33:08Elle ne vous a pas demandé
00:33:09de droit d'auteur ?
00:33:10Non, mais je n'ai pas
00:33:11de droit d'auteur.
00:33:11Moi, je suis très content,
00:33:13sûrement pas de droit d'auteur,
00:33:14très content que les idées
00:33:15que nous avons
00:33:16et même la manière
00:33:17de les présenter,
00:33:19essaiment.
00:33:20M. Attal, l'autre jour,
00:33:21il avait eu l'idée
00:33:21d'appeler son parti,
00:33:25de changer le nom de son parti.
00:33:26Je crois qu'il y a renoncé.
00:33:27Nouvelle République.
00:33:28Et Nouvelle République,
00:33:29c'était le club
00:33:30que j'ai créé il y a 15 ans.
00:33:32On a fait des grands colloques
00:33:33avec 1000 personnes
00:33:34à la Sorbonne.
00:33:35Enfin, c'était Nouvelle République.
00:33:37Certains d'entre vous
00:33:37s'en souviennent peut-être.
00:33:38J'ai vu que M. Darmanin
00:33:40reprenait des idées
00:33:41que j'ai évoquées
00:33:41il y a 3 ans
00:33:43avec beaucoup de critiques
00:33:44à l'époque
00:33:45du parti d'Emmanuel Macron
00:33:48sur le moratoire
00:33:51en matière d'immigration.
00:33:52Quand j'étais candidat
00:33:53dans la primaire
00:33:54des Républicains
00:33:55il y a 3 ans et demi,
00:33:56j'ai évoqué cette idée,
00:33:57vous vous en souvenez peut-être,
00:33:59y compris l'idée
00:33:59d'un référendum
00:34:00sur certains points
00:34:01de la politique d'immigration.
00:34:03Donc je suis très content
00:34:04de laisser mage
00:34:04de toutes ces idées.
00:34:06Y compris avec Mme Borne
00:34:07avec laquelle je travaille bien.
00:34:08Le président de votre parti
00:34:10est également...
00:34:11Non, pas le président.
00:34:12Le président du groupe
00:34:14LR à l'Assemblée
00:34:16est également pour
00:34:18rassembler.
00:34:19Et lui, il va
00:34:20de renaissance
00:34:21à Mme Knafot.
00:34:23Vous, vous allez jusque-là
00:34:25ou bien...
00:34:26Ma réponse est non.
00:34:26Vous prenez toutes les...
00:34:27Non.
00:34:27Non.
00:34:28Un point de désaccord
00:34:29entre lui et moi
00:34:30sur cette question,
00:34:31il le connaît,
00:34:31je l'ai dit devant le groupe
00:34:32à plusieurs reprises.
00:34:34Définitivement non.
00:34:36Vous savez que
00:34:37l'élection présidentielle
00:34:38ce n'est pas que des programmes,
00:34:40des plaquettes et tout ça.
00:34:40C'est un homme
00:34:41ou une femme.
00:34:42Ça compte beaucoup.
00:34:43Alors j'aimerais parler de vous.
00:34:44Vous parliez de vous.
00:34:45Vous avez déclaré récemment
00:34:47« Je me sens capable
00:34:48d'être président de la République ».
00:34:50Alors est-ce que vous vous êtes fixé
00:34:52une date butoir
00:34:53pour annoncer votre candidature
00:34:55et si jamais vous n'êtes pas président,
00:34:57pas président, pas candidat,
00:34:59vous avez cité trois personnes.
00:35:01Vous avez cité
00:35:02Bruno Retailleau,
00:35:04enfin les trois chefs de parti.
00:35:07Lequel vous préférez ?
00:35:11Ce n'est pas une question
00:35:13plus facile que celle-là.
00:35:17Non, pour être plus sérieux,
00:35:20ça ne sert à rien de personnaliser.
00:35:21Quand je dis « Je me sens capable »,
00:35:22c'est que quand vous avez lucidement
00:35:26un parcours comme celui
00:35:27que j'ai construit
00:35:28avec l'aide de beaucoup de gens
00:35:29qui m'ont aidé,
00:35:30que je n'oublie pas,
00:35:32au plan territorial,
00:35:33pendant 20 ans,
00:35:35au gouvernement à 4 reprises,
00:35:36plus Matignon,
00:35:38à Bruxelles,
00:35:39où j'ai une expérience
00:35:40que je crois peu d'hommes
00:35:41ou de femmes politiques français
00:35:43ont aujourd'hui,
00:35:44très peu,
00:35:44d'avoir passé 15 ans
00:35:46dans les institutions
00:35:47comme vice-présent
00:35:48de la Commission
00:35:49ou négociateur du Brexit,
00:35:51à faire 10 ans,
00:35:52le 23 juin,
00:35:53le Brexit.
00:35:54On peut en parler,
00:35:55si vous voulez.
00:35:57Tout ça donne de l'expérience
00:35:58qui fait que lorsque je me suis
00:36:00trouvé à Matignon,
00:36:03j'étais bien dans ma peau,
00:36:04pour tout vous dire.
00:36:06À Matignon,
00:36:07vous n'avez que des emmerdements.
00:36:10Il n'y a que des difficultés
00:36:12à gérer.
00:36:12Il y a rarement
00:36:13de bonnes nouvelles.
00:36:14Il s'agissant du budget
00:36:16que j'ai eu 10 jours
00:36:17pour construire
00:36:18et 2 mois
00:36:20pour concerter
00:36:21avec le Parlement,
00:36:24je n'ai eu
00:36:25que des décisions
00:36:26difficiles à annoncer.
00:36:29Je peux compter
00:36:29sur le doigt
00:36:30d'une main
00:36:30les augmentations
00:36:32de crédit
00:36:32que j'avais décidé
00:36:34de préserver
00:36:35ou de décider
00:36:36de faire
00:36:37sur la santé mentale
00:36:38les AESH
00:36:39pour les jeunes
00:36:41enfants en difficulté
00:36:42dans les écoles
00:36:43ou les égouitions
00:36:44palliatifs
00:36:45pour les 3 postes
00:36:47que j'avais décidé
00:36:48d'augmenter.
00:36:49Le reste,
00:36:49c'était que des diminutions
00:36:51pour obtenir
00:36:52le résultat
00:36:52de moins 1%
00:36:53de déficit.
00:36:55Tout ça fait que
00:36:58ce que j'ai voulu dire
00:36:59l'autre jour
00:37:00quand un de vos confrères
00:37:01m'a interrogé,
00:37:01c'est que
00:37:03la responsabilité
00:37:04ne me fait pas peur
00:37:05de cette responsabilité-là
00:37:06de candidat
00:37:07ou de président
00:37:08de la République.
00:37:08Mais ça ne veut pas dire
00:37:10que je suis candidat.
00:37:12Je veux être utile.
00:37:14Je n'ai aucune forme
00:37:15de fébrilité personnelle.
00:37:16Il faut bien vous comprenez ça.
00:37:17Je veux être utile
00:37:18et je serai utile
00:37:19à l'unité.
00:37:20Alors vous dites
00:37:21les plaquettes,
00:37:21tout ça,
00:37:22ça a de l'importance.
00:37:23Excusez-moi de vous le dire.
00:37:24Ça a de l'importance.
00:37:25Parce que les Français,
00:37:26le peuple français
00:37:27est plus intelligent
00:37:28que le croit
00:37:29un certain nombre
00:37:29d'hommes
00:37:30et de femmes politiques.
00:37:32Le fait qu'on débatte
00:37:33sérieusement
00:37:33dans la durée,
00:37:35pas simplement
00:37:36en quelques jours
00:37:36pour bricoler
00:37:38un programme électoral
00:37:39au dernier moment,
00:37:41qu'on fasse appel
00:37:42à la consulte.
00:37:43Moi, je crois
00:37:44au débat public.
00:37:45J'ai même mis
00:37:46ces deux mots
00:37:47pour la première fois
00:37:48dans la loi française,
00:37:49dans la loi Barnier
00:37:50de 1995
00:37:51sur l'environnement
00:37:52et l'écologie,
00:37:53la commission nationale
00:37:54du débat public
00:37:55que M. Wauquiez
00:37:56ou d'autres membres
00:37:58de mon groupe
00:37:58voudraient supprimer.
00:38:01Pas question.
00:38:02je crois au débat public.
00:38:04Et donc,
00:38:04je crois que
00:38:05prendre les Français
00:38:06au sérieux
00:38:07et les respecter,
00:38:09les respecter,
00:38:10ça veut dire
00:38:11mettre un débat
00:38:12en place
00:38:13sur les fonds,
00:38:14sur le projet.
00:38:14Qu'est-ce qu'on va faire
00:38:15ensemble ?
00:38:15Et le mettre
00:38:17en débat
00:38:17assez tôt.
00:38:19Et quant à la préférence,
00:38:21je connais bien
00:38:22ces trois personnes.
00:38:23Il y en a d'autres
00:38:23d'ailleurs qui sont candidats.
00:38:25Et aujourd'hui,
00:38:25je soutiens naturellement
00:38:26Bruno Rentaillot.
00:38:29Il est légitimement
00:38:30le candidat du...
00:38:31Dès l'instant,
00:38:32chaque chef de parti
00:38:32a décidé de candidat.
00:38:34Pourquoi les Républicains
00:38:35n'auraient-ils pas
00:38:35un candidat
00:38:36dans cette période-là ?
00:38:37Donc, je trouve légitime
00:38:39que le parti
00:38:41auquel j'appartiens,
00:38:42auquel j'ai toujours appartenu,
00:38:43que je n'ai jamais lâché,
00:38:44même si souvent,
00:38:45j'ai été minoritaire
00:38:46dans ce parti,
00:38:48que ce parti propose
00:38:50une personne.
00:38:51C'est ce que nous faisons
00:38:52après le vote des militants.
00:38:54Après, j'ai dit à Bruno Rentaillot,
00:38:55je suis loyal,
00:38:57sans conteste,
00:38:58mais je serai libre
00:38:59de dire les choses
00:39:00au moment où l'unité
00:39:02sera adstée,
00:39:04à l'ordre du jour,
00:39:06à la fin de l'année.
00:39:08Oui, monsieur le Premier ministre,
00:39:10il y a un point
00:39:10qui apparaît de moins en moins clair,
00:39:13mais vous allez sûrement
00:39:13nous éclairer.
00:39:14Oui.
00:39:14Qu'est-ce qui sépare
00:39:17Bruno Rentaillot,
00:39:19monsieur François-Xavier Bellamy,
00:39:20du Rassemblement national,
00:39:22aujourd'hui ?
00:39:22Ce manque de clarté
00:39:23est un problème,
00:39:24quand même,
00:39:25parce que la loi politique
00:39:26veut que le plus gros
00:39:27finisse toujours
00:39:28par manger le petit.
00:39:29Donc, vous souhaitez,
00:39:31potentiellement,
00:39:31si vous ne vous différenciez pas
00:39:32davantage,
00:39:33en danger d'être avalé.
00:39:35Oui, c'est un débat.
00:39:37Je ne dis pas que la question
00:39:38est légitime,
00:39:38mais toutes les questions
00:39:40sont légitimes.
00:39:40Le débat est légitime
00:39:41et il est ouvert,
00:39:43d'ailleurs.
00:39:44Quand je dis
00:39:45mon désaccord
00:39:46avec la main tendue
00:39:48à Mme Ticnafo,
00:39:49qui appartient
00:39:50à un groupe
00:39:50d'extrême droite
00:39:51au Parlement européen,
00:39:54je dis la même chose
00:39:55lorsque,
00:39:57et je l'ai dit,
00:39:58on fait preuve
00:39:59de complaisance
00:39:59ici ou là,
00:40:00à l'égard de M. Ciotti
00:40:02à Nice.
00:40:04Donc,
00:40:07il n'y a pas d'ambiguïté.
00:40:09Je ne crois pas
00:40:09qu'il y ait d'ambiguïté
00:40:10s'agissant de Bruno Rotaillot.
00:40:12En tout cas,
00:40:13j'ai clairement posé
00:40:14cette question
00:40:15dans beaucoup
00:40:15de conversations avec lui.
00:40:16Il est extrêmement clair,
00:40:18même s'il se reconnaît
00:40:19dans des valeurs
00:40:19très conservatrices
00:40:20et de droite.
00:40:23Notre parti politique,
00:40:24mesdames et messieurs,
00:40:26vous l'avez connu
00:40:27pour les...
00:40:30comment dire,
00:40:31les plus expérimentés
00:40:32d'entre vous,
00:40:32on va dire ça comme ça.
00:40:36Vous l'avez connu,
00:40:37ce parti,
00:40:38il gagne
00:40:38quand il ressemble
00:40:39à la France.
00:40:41Donc,
00:40:41il y a des gens,
00:40:42moi,
00:40:42j'ai connu ce parti,
00:40:43j'en suis membre
00:40:44depuis que j'ai 14 ans,
00:40:45j'ai adhéré
00:40:46au parti des jeunes gaullistes
00:40:48quand j'avais 14 ans,
00:40:4965.
00:40:51Il y avait des gens
00:40:53comme Chaban,
00:40:53dont je me sentais
00:40:55profondément proche,
00:40:56c'était l'homme politique,
00:40:56sans doute,
00:40:57dont je me suis toujours
00:40:58senti le plus proche,
00:40:59gaulliste,
00:41:00républicain,
00:41:01européen,
00:41:02il y avait aussi
00:41:03des sanguinettis,
00:41:04il y avait Pasqua,
00:41:07il y avait Guichard,
00:41:09quand ce parti
00:41:10ressemble à la France,
00:41:11il gagne.
00:41:12Quand il se recroqueville
00:41:15ou qu'il essaye
00:41:16de faire la béquille
00:41:17ou qu'il essayerait
00:41:18de faire la béquille
00:41:19de l'extrême droite
00:41:20sous prétexte
00:41:21qu'elle est en vogue,
00:41:22il perdra.
00:41:23pour moi,
00:41:25les choses sont claires.
00:41:25Je ne vais pas parler
00:41:27de tel ou tel,
00:41:28mais je crois
00:41:29que les choses sont claires
00:41:30pour Bruno Rotaillot
00:41:31et c'est une condition
00:41:32clé en ce qui me concerne
00:41:34pour le soutenir.
00:41:37Je pense que le parti
00:41:39est clair
00:41:39et qu'il n'y a rien
00:41:41à gagner
00:41:41à faire la béquille
00:41:42de l'extrême droite.
00:41:44Monsieur Barnier,
00:41:45bonjour.
00:41:47Deux petites questions.
00:41:48Une première
00:41:48pour réagir
00:41:49à ce que vous venez de dire.
00:41:51Votre parti gagne
00:41:51quand il ressemble
00:41:52à la France.
00:41:53Est-ce que la France
00:41:54est conservatrice
00:41:55sur les valeurs,
00:41:58comme on dit souvent,
00:41:59et libérale,
00:42:00économiquement,
00:42:01ce qu'est Bruno Rotaillot
00:42:02de votre point de vue ?
00:42:03La deuxième question,
00:42:04c'est que vous évoquiez
00:42:05à la radio
00:42:06il y a quelques jours
00:42:07que Bruno Rotaillot
00:42:08était le candidat
00:42:09d'une première partie.
00:42:11Un petit peu comme si
00:42:13on attendait
00:42:14que les choses sérieuses
00:42:15commencent
00:42:16lors d'un spectacle.
00:42:18À partir de quand
00:42:19aura lieu
00:42:22selon vous
00:42:23dans le timing
00:42:25de l'élection présidentielle
00:42:26aura lieu
00:42:28quand les choses sérieuses
00:42:29commenceront vraiment ?
00:42:30Je ne vous ai pas dit
00:42:30qu'il était le candidat
00:42:31d'une première partie.
00:42:32Il est candidat
00:42:33dans cette première partie
00:42:34comme les autres.
00:42:35Peut-être qu'il sera candidat
00:42:37dans la durée.
00:42:38Ça dépendra
00:42:39de l'examen lucide
00:42:41que nous ferons.
00:42:42le moment venu
00:42:43et j'aurais préféré
00:42:45que ce soit en aval.
00:42:47Ça sera à la fin
00:42:49de cette première partie
00:42:50pour l'intérêt du pays
00:42:52et c'est là
00:42:52où je prendrai position.
00:42:54Donc voilà,
00:42:56les choses sont claires
00:42:56pour moi.
00:43:00Bonjour,
00:43:00Romain Cluzel
00:43:01pour RMC.
00:43:02Je reviens
00:43:02sur la question précédente.
00:43:04Il y a un vote
00:43:05au Parlement européen
00:43:05dans quelques minutes
00:43:06sur le règlement retour,
00:43:07un texte qui est porté
00:43:08par François-Xavier Bellamy.
00:43:10Ce texte va
00:43:11vraisemblablement passer
00:43:12avec les voix
00:43:13de l'extrême droite.
00:43:14Est-ce que justement
00:43:14ce n'est pas l'un des exemples
00:43:15qui peut poser problème
00:43:17pour la suite
00:43:19lors de la campagne
00:43:20financière ?
00:43:22La question,
00:43:23c'est le fond des choses
00:43:25au Parlement
00:43:26comme ici.
00:43:31Ce qui est proposé
00:43:32est-il positif
00:43:33conforme à nos valeurs,
00:43:34à ce qui est attendu
00:43:35par les citoyens,
00:43:36à l'intérêt de l'Europe,
00:43:37à l'intérêt de la France ?
00:43:39C'est un texte
00:43:40sur la directive retour.
00:43:41Il a été initié
00:43:42par la Commission européenne.
00:43:43Il a été soutenu
00:43:44par le Conseil des ministres.
00:43:45Il a fait l'objet
00:43:46d'un long débat
00:43:46au Parlement.
00:43:47Il va faire l'objet
00:43:48d'un vote
00:43:50où la gauche
00:43:51va voter contre
00:43:52et les formations
00:43:54de centre-droite,
00:43:56de droite
00:43:56et d'extrême droite
00:43:57vont voter pour.
00:43:58C'est exactement
00:43:59ce qui s'est passé hier
00:44:00sur le texte philippine.
00:44:02Et vous me permettrez
00:44:03de dire,
00:44:04je dis ça l'autre jour
00:44:04à un jeune député socialiste,
00:44:06sur ce texte retour
00:44:07dont on a parlé
00:44:08en Commission
00:44:09des affaires étrangères,
00:44:10dont je suis membre,
00:44:13il disait
00:44:14l'amalgame,
00:44:15l'extrême droite.
00:44:16J'ai dit,
00:44:16vous étiez moins gêné,
00:44:17monsieur le député,
00:44:18chers collègues,
00:44:19lorsque vous avez voté
00:44:20la censure contre moi
00:44:21avec l'extrême droite.
00:44:23Moins gêné.
00:44:25Tout ça est relatif.
00:44:26Ce qui m'intéresse,
00:44:27c'est le fond des choses.
00:44:28Je n'ai rien à voir
00:44:30avec l'extrême droite.
00:44:31Rien.
00:44:32Ça ne sera jamais le cas.
00:44:33Mais qu'ils votent
00:44:35des textes que nous soutenons,
00:44:36qu'on vote ensemble
00:44:37des textes,
00:44:37ça ne me choque pas.
00:44:38Si les textes sont utiles,
00:44:40et là,
00:44:40excusez-moi de vous dire,
00:44:42que prise de conscience
00:44:43européenne,
00:44:44puisque nous avons
00:44:44des frontières communes,
00:44:47extérieures,
00:44:47qui sont les mêmes,
00:44:48il faut qu'on gère ça
00:44:49au niveau européen.
00:44:49Je suis allé il y a 15 jours
00:44:51en Pologne.
00:44:53J'ai fait une visite,
00:44:53d'ailleurs,
00:44:54j'étais très intéressé
00:44:55avec M. Bardella,
00:44:55qui est aujourd'hui
00:44:56ou demain en Pologne,
00:44:57il va faire la même visite
00:44:57que moi.
00:44:59Je ne parle pas
00:45:00des CEMACH,
00:45:00mais il va visiter Frontex,
00:45:03que j'ai visité moi-même,
00:45:04et je suis allé
00:45:04à la frontière
00:45:06au nord-est de la Pologne
00:45:10avec la Biélorussie.
00:45:11Un endroit même
00:45:12où le président biélorusse,
00:45:14qui est un dictateur,
00:45:16aidé par M. Poutine,
00:45:17qui est un autre dictateur,
00:45:19a poussé des milliers
00:45:21et des milliers
00:45:21de réfugiés
00:45:24instrumentalisés
00:45:24pour créer le désordre
00:45:26dans l'Union européenne.
00:45:27Ils ont construit
00:45:28140 kilomètres,
00:45:29140 kilomètres,
00:45:30les Polonais,
00:45:30avec l'aide de l'Union européenne,
00:45:33d'une barrière douanière,
00:45:34d'une barrière de frontière
00:45:35de 5 mètres de haut.
00:45:37Et ça marche.
00:45:39Donc je...
00:45:40On doit faire
00:45:42que les frontières européennes
00:45:43soient de vraies frontières.
00:45:44On sache
00:45:45qui rentre
00:45:45et qui sort.
00:45:47sinon vous allez
00:45:48donner toutes les clés
00:45:49à l'extrême droite
00:45:51et aux populistes.
00:45:52Jean-Michel.
00:45:53Oui, bonjour.
00:45:54Vous venez à l'instant
00:45:55de parler
00:45:56de prise de conscience
00:45:57européenne.
00:45:59Bon,
00:45:59si l'on prend les sondages,
00:46:01les partis extrêmes
00:46:03sont majoritaires
00:46:04en France,
00:46:04ce qui conduit,
00:46:05s'ils appliquent
00:46:06leur affaire,
00:46:07à la désagrégation
00:46:08de l'Union européenne.
00:46:10Or,
00:46:10face aux immenses
00:46:11besoins d'investissement
00:46:12que propose l'UE,
00:46:14davantage d'intégration.
00:46:16Je pense notamment
00:46:17à l'épargne sans frontières.
00:46:21C'est créé
00:46:22donc toute une espèce
00:46:23d'intégration
00:46:24dans le système européen.
00:46:25Comment vous arrivez
00:46:27à connecter
00:46:27l'état de l'opinion
00:46:29des Français
00:46:30avec ce genre de projet ?
00:46:33C'est un fait
00:46:34que quand vous additionnez
00:46:35les résultats électoraux
00:46:37des européennes
00:46:38avec les sondages,
00:46:40vous avez
00:46:40presque une majorité
00:46:41de Français
00:46:42qui se prononceraient
00:46:43aujourd'hui
00:46:43pour des partis
00:46:44nationalistes,
00:46:45l'extrême-gauche
00:46:47et l'extrême-droite.
00:46:49Et c'est ça
00:46:50contre quoi je me bats.
00:46:52C'est ça
00:46:52qui justifie mon combat.
00:46:53C'est une des raisons
00:46:54pour lesquelles
00:46:54j'ai voulu revenir
00:46:55à l'Assemblée nationale.
00:46:57Ce n'est pas pour avoir
00:46:57un point,
00:46:58c'est une fonction.
00:46:59C'est pour être
00:47:00dans le débat politique
00:47:01et que lorsque vous m'interrogez,
00:47:03vous qui êtes journaliste,
00:47:05vous n'interrogez pas seulement
00:47:06un ancien Premier ministre,
00:47:08Asbine, etc.,
00:47:09sage si on veut,
00:47:10mais vous interrogez
00:47:11quelqu'un qui a
00:47:12une légitimité politique
00:47:13que les Parisiens
00:47:14m'ont redonnée
00:47:15ou m'ont donnée
00:47:15après les Savoyards,
00:47:17que je n'oublie pas.
00:47:18Donc je me bats pour ça.
00:47:20Le pire pour moi,
00:47:22pour nous,
00:47:23serait qu'on soit réduit
00:47:26l'année prochaine
00:47:26à ce duel impossible
00:47:29entre deux candidats
00:47:33extrêmes
00:47:33et anti-nationaux,
00:47:35enfin anti-européens,
00:47:37nationalistes.
00:47:39nationalistes.
00:47:40Je n'ai pas de leçons
00:47:41recevoir en matière
00:47:41de patriotisme
00:47:42de Mme Le Pen
00:47:43ou de M. Bardella,
00:47:44aucune.
00:47:46Mais ce ne sont pas seulement
00:47:47des patriotes,
00:47:48ce sont des nationalistes,
00:47:50ce que n'a jamais été
00:47:51le général de Gaulle
00:47:52qui m'a toujours inspiré.
00:47:54Donc on va se battre
00:47:56et on voit bien
00:47:57ce que donne le nationalisme
00:47:58au Royaume-Uni,
00:47:59dont je peux bien parler
00:48:00parce que j'ai un peu
00:48:00d'expérience
00:48:01sur les raisons du Brexit.
00:48:04Donc première clé
00:48:05pour répondre à votre question,
00:48:07faire en sorte
00:48:07que la France reste européenne.
00:48:09Quand Mme Le Pen,
00:48:11le soir du Brexit,
00:48:13le 23 juin 2016,
00:48:16dit en souriant
00:48:18« Bravo aux Britanniques,
00:48:21félicitations,
00:48:22ils se sont libérés
00:48:23de la servitude européenne. »
00:48:27Et nous devrions faire
00:48:29la même chose,
00:48:29dit-elle.
00:48:32Jamais depuis dix ans,
00:48:33jamais,
00:48:34ni Mme Le Pen,
00:48:35ni M. Bardella
00:48:36n'ont dit une seule phrase
00:48:37pour reconnaître
00:48:38qu'ils s'étaient trompés.
00:48:41Jamais.
00:48:41Donc je pense qu'elles pensent
00:48:42toujours la même chose.
00:48:44La servitude européenne.
00:48:45Donc ces partis
00:48:46veulent faire exploser
00:48:48l'Union européenne
00:48:48de l'intérieur,
00:48:49comme M. Farage,
00:48:51qui est un nationaliste
00:48:52et peut-être même plus que ça,
00:48:53ou M. Johnson.
00:48:54Donc no way,
00:48:56no way.
00:48:57Moi, je me bats contre ces gens
00:48:59parce qu'ils sont des nationalistes
00:49:01et qu'ils vont détruire
00:49:02un projet qui n'est pas parfait.
00:49:04Loin de moi,
00:49:05pour ceux qui nous écoutent,
00:49:07l'idée que tout est formidable
00:49:09à Bruxelles.
00:49:10Il y a plein de gens
00:49:11à changer à Bruxelles,
00:49:12le plus tôt possible.
00:49:13Et il y a plein de méthodes
00:49:14à changer
00:49:14pour réduire la bureaucratie
00:49:16comme à Paris
00:49:17et pour investir ensemble,
00:49:20avoir une ambition industrielle,
00:49:21avoir une sécurité
00:49:22en matière de défense,
00:49:24réduire nos dépendances
00:49:26comme la guerre
00:49:27en Ukraine
00:49:28et comme la guerre
00:49:29au Proche-Orient
00:49:29le démontre.
00:49:31Dépendance alimentaire,
00:49:32dépendance engrais,
00:49:33dépendance sécuritaire,
00:49:34dépendance énergétique.
00:49:36Il y a plein de choses
00:49:36à faire.
00:49:37Et donc,
00:49:38des investissements.
00:49:38Mais la première clé
00:49:39à votre réponse,
00:49:40c'est qu'il faut rester
00:49:41dans le projet européen,
00:49:43ensemble.
00:49:44La deuxième clé,
00:49:45c'est que la France
00:49:46soit ou redevienne influente.
00:49:49Et quand la France anime,
00:49:52comme elle le fait à Evian
00:49:53en ce moment,
00:49:54le débat,
00:49:55je dis très bien.
00:49:57Mais je constate,
00:49:58j'ai constaté
00:49:59comme à l'intérieur
00:50:00des institutions
00:50:00que notre influence
00:50:01diminuait.
00:50:02Et donc,
00:50:03il faut retrouver
00:50:04de l'influence
00:50:04parce que si on décide
00:50:05de rester européen
00:50:06avec les autres,
00:50:09ce n'est pas les autres
00:50:09qui doivent décider pour nous,
00:50:11ni les autres européens,
00:50:12ni M. Trump,
00:50:14sur tous les sujets,
00:50:15y compris l'intelligence artificielle.
00:50:17Donc, je...
00:50:19Voilà, deuxième clé.
00:50:20Après,
00:50:21oui, je pense
00:50:21qu'il faut investir ensemble.
00:50:23C'est une des idées
00:50:24que j'ai développées récemment
00:50:25avec laquelle je travaille
00:50:26avec mon équipe
00:50:27de la création
00:50:28d'un Conseil européen
00:50:29de sécurité et de défense
00:50:31à côté des institutions actuelles,
00:50:33reprenant certaines prérogatives
00:50:34pour la politique étrangère
00:50:35et la défense,
00:50:37avec peut-être
00:50:38quelques pays pilotes,
00:50:40les pays les plus engagés
00:50:41sur les questions de défense,
00:50:42l'Allemagne, la France,
00:50:43l'Italie, la Pologne,
00:50:44d'autres.
00:50:46Une place pour chacun,
00:50:47mais proportionnée.
00:50:48Et puis,
00:50:49dans ce cercle nouveau,
00:50:51des pays qui ne sont plus
00:50:52ou qui ne sont pas
00:50:52dans l'Union.
00:50:53Je pense au Royaume-Uni,
00:50:55évidemment,
00:50:55qui est un pays clé,
00:50:58diplomatiquement,
00:50:58militairement
00:50:59et géopolitiquement,
00:51:01mais aussi la Norvège
00:51:03et également l'Ukraine.
00:51:05Voilà,
00:51:05un cadre où on pourrait
00:51:06être plus souple,
00:51:08plus mobile,
00:51:09plus efficace
00:51:09et plus ouvert.
00:51:10Donc,
00:51:10je travaille sur ces idées-là.
00:51:12Je pense même
00:51:13que c'est dans ce cadre-là
00:51:14qu'on devrait décider
00:51:15d'emprunter ensemble
00:51:18sur les sujets
00:51:19comme l'intelligence artificielle
00:51:20qui va demander
00:51:21des investissements massifs
00:51:22si on veut rester indépendant,
00:51:24ou ne pas perdre
00:51:25notre indépendance,
00:51:26ou sur les technologies
00:51:27comme les technologies quantiques,
00:51:30tout ce qu'on appelle
00:51:30les technologies de rupture.
00:51:33Il faut qu'on investisse ensemble
00:51:34et qu'on emprunte ensemble.
00:51:36Ce n'est pas un emprunt
00:51:38pour du fonctionnement,
00:51:40c'est un emprunt
00:51:41pour l'avenir.
00:51:42Et dans cette capacité commune,
00:51:44je pense que les Anglais
00:51:45devraient être associés,
00:51:46enfin,
00:51:47devraient leur proposer.
00:51:48Trois questions à venir.
00:51:49Anita,
00:51:50Emile et Janik.
00:51:52Vous parlez de la nécessité
00:51:54d'écarter les extrêmes
00:51:55et vous évoquez donc
00:51:56la candidature
00:51:58du Bloc central.
00:51:59Mais dans ce cas,
00:52:00pour éviter le danger
00:52:01des extrêmes,
00:52:02est-ce qu'il ne serait pas
00:52:03raisonnable
00:52:04d'ajouter
00:52:05la social-démocratie
00:52:07à ce Bloc central ?
00:52:09Oui, mais si vous recommencez,
00:52:11vous avez vu
00:52:12ce qu'a donné le...
00:52:13En même temps...
00:52:13Vous avez évoqué Chabon,
00:52:15c'est pour ça que je...
00:52:15Oui, mais Chabon,
00:52:16il n'était pas dans le...
00:52:18C'est un homme
00:52:19qui était progressiste,
00:52:20comme je peux l'être,
00:52:21même si ce mot
00:52:21a été un peu galvaudé
00:52:23pour le progrès,
00:52:24parce que le progrès,
00:52:25ce n'est pas un mot archaïque,
00:52:26le progrès,
00:52:27c'est un mot moderne.
00:52:30Moi, je me suis reconnu
00:52:31dans la nouvelle société.
00:52:32À l'époque,
00:52:33vous aviez peut-être
00:52:34des sociodémocrates
00:52:35comme Jacques Delors
00:52:35qui travaillaient avec le Japon,
00:52:36mais ils sont partis.
00:52:38Lui est resté.
00:52:39Donc je pense que ça complique
00:52:42les choses
00:52:43si on mélange tout,
00:52:45si on recommence
00:52:45à tout mélanger
00:52:46comme on l'a fait
00:52:47depuis 2017.
00:52:48Il faut que les Français
00:52:49se reconnaissent.
00:52:50Ça n'empêche pas
00:52:51de coopérer ensemble,
00:52:52de trouver des sujets communs.
00:52:57Je suis les Jeux olympiques
00:52:59d'hiver actuellement
00:53:00pour 2030
00:53:00qui sont complexes
00:53:01à organiser.
00:53:02J'ai eu l'honneur
00:53:03de consacrer 10 ans
00:53:05de ma vie
00:53:05à organiser des Jeux olympiques
00:53:06de 80 à 92.
00:53:10Quand j'ai lancé
00:53:11la candidature
00:53:11d'Alberville
00:53:12avec Jean-Claude Quilly,
00:53:13François Mitterrand
00:53:14venait d'être élu.
00:53:15Et en 92,
00:53:16il était toujours
00:53:17président de la République
00:53:17quand c'est lui
00:53:18qui est venu ouvrir
00:53:19les Jeux d'Alberville.
00:53:20Et j'ai travaillé
00:53:20pendant 10 ans avec lui.
00:53:21Donc, oui,
00:53:22on peut trouver
00:53:23des sujets de coopération.
00:53:24Mais vis-à-vis des Français,
00:53:25je pense qu'il faut
00:53:26un peu plus de clarté
00:53:28parce que le en même temps
00:53:29a beaucoup déçu.
00:53:31Oui, Emile Mallet.
00:53:32Monsieur le Premier ministre,
00:53:33est-ce que vous pourriez
00:53:34préciser votre démarche ?
00:53:36Vous dites
00:53:36qu'une unité de candidature
00:53:38n'est pas d'actualité
00:53:39aujourd'hui.
00:53:41Vous dites
00:53:41qu'il y a un éparpillement
00:53:42à droite et à gauche.
00:53:44Est-ce que vous avez
00:53:45le sentiment profondément
00:53:47que tout ça n'aboutira pas
00:53:50et que peut-être
00:53:51une hypothèse gaullienne,
00:53:54c'est-à-dire à la fin de l'année,
00:53:56quelqu'un se présenterait,
00:53:58peut-être vous,
00:53:59mais en élargissant le cercle
00:54:01avec par exemple
00:54:03Bernard Cazeneuve,
00:54:04Yannick Jadot,
00:54:05c'est-à-dire une hypothèse
00:54:07gaullienne républicaine
00:54:09aurait plus de sens.
00:54:11À l'époque, en 1958,
00:54:13le problème était
00:54:14la guerre d'Algérie.
00:54:15Aujourd'hui,
00:54:16c'est l'état
00:54:17des finances publiques
00:54:18et personne n'a de solution
00:54:21à cette chose-là.
00:54:22Est-ce que c'est pas
00:54:23dans ce rassemblement
00:54:24et c'est ce que vous visez
00:54:26en quelque sorte
00:54:27en pariant
00:54:28sur l'échec
00:54:29des candidatures de parti ?
00:54:31Oui, c'est assez
00:54:32habile
00:54:33votre manière
00:54:33de poser la question
00:54:34par rapport
00:54:35à la question
00:54:36beaucoup plus brute
00:54:37de décoffrage
00:54:37que vous avez posée
00:54:38tout à l'heure.
00:54:40Chacun a son tempérament.
00:54:42Évidemment,
00:54:43la référence
00:54:44à une initiative
00:54:46gaullienne
00:54:47ou gaulliste,
00:54:48j'y suis sensible,
00:54:49mais moi,
00:54:51je suis aussi
00:54:52quelqu'un de pragmatique.
00:54:54J'ai regretté
00:54:55qu'on ne trouve pas
00:54:56le moyen
00:54:56de s'entendre au départ.
00:54:57Je peux trouver légitime
00:54:59que chacun
00:54:59se présente.
00:55:01Il faut non pas banaliser,
00:55:02mais éviter
00:55:03de dramatiser
00:55:04cette division
00:55:05ou cette dispersion.
00:55:06Peut-être que ça sera
00:55:07une chance.
00:55:07Et puis,
00:55:07on voit apparaître
00:55:08des idées,
00:55:10parfois des idées croisées.
00:55:11Regardez sur le temps
00:55:13du débat
00:55:14sur le sujet
00:55:15que vous posiez,
00:55:15Madame,
00:55:16concernant les retraites.
00:55:18Vous voyez bien
00:55:19que l'idée
00:55:19de la capitalisation,
00:55:20une portion
00:55:21de capitalisation
00:55:22évolue,
00:55:22y compris
00:55:24chez les syndicats
00:55:25ou certains syndicats.
00:55:26Donc,
00:55:26ce temps-là
00:55:27est utile.
00:55:27Le temps du débat
00:55:29est utile profondément,
00:55:30je le pense depuis toujours.
00:55:32de manière pragmatique,
00:55:34nous travaillons
00:55:35sur ce projet
00:55:36et il sera mis
00:55:37à disposition
00:55:38de celui
00:55:39parmi les candidats
00:55:40ou peut-être
00:55:40un autre
00:55:41qui apparaîtra
00:55:41comme l'homme
00:55:42de l'Union
00:55:43ou la femme
00:55:43de l'Union
00:55:44à la fin de l'année.
00:55:44C'est tout ce que je peux dire
00:55:45aujourd'hui.
00:55:46Mais la vie passionnante
00:55:48va être grave
00:55:48et passionnante.
00:55:49La vie politique française
00:55:50va être grave
00:55:52parce qu'elle est grave,
00:55:53la situation est grave
00:55:53et passionnante à la fois.
00:55:55Alors,
00:55:55soyez un peu patient.
00:55:59Je voudrais tout de même
00:56:00rebondir sur vos réponses
00:56:02aux deux questions
00:56:03de mes confrères.
00:56:04Je ne parlerai pas
00:56:05de la présidentielle,
00:56:06je parlerai plutôt
00:56:08des législatives.
00:56:08Vous avez vous-même
00:56:10insisté sur le fait
00:56:11que c'était également
00:56:12un scrutin
00:56:13extrêmement important
00:56:15et dans le cadre
00:56:16justement
00:56:17d'une hypothèse
00:56:18d'une victoire
00:56:19d'un candidat
00:56:20du Bloc central
00:56:22à l'Elysée
00:56:23mais d'une majorité
00:56:24extrêmement relative
00:56:26au Parlement
00:56:27comme ça,
00:56:27enfin à l'Assemblée
00:56:28comme ça risque
00:56:29d'être extrêmement probable.
00:56:31Est-ce que
00:56:31vous tourneriez plus
00:56:33pardon d'insister,
00:56:35ça vous paraît
00:56:35peut-être une répétition
00:56:36mais pour faire voter
00:56:38des textes de loi
00:56:38vers l'ERN
00:56:40ou vers
00:56:40le centre-gauche ?
00:56:44D'abord je confirme
00:56:45qu'à mes yeux
00:56:46l'élection législative
00:56:48est au moins
00:56:50très importante
00:56:51disons
00:56:52également importante
00:56:53par rapport
00:56:53à l'élection présidentielle
00:56:54parce que
00:56:55on a vu
00:56:56pour la première fois
00:56:57sous la Ve République
00:56:58ce que donne
00:56:59depuis 2022
00:57:03un président de la République
00:57:04qui ne dispose plus
00:57:05d'une majorité absolue
00:57:08et qui n'en tire pas
00:57:09les bonnes conséquences.
00:57:13Deuxièmement
00:57:14je n'ai pas dit ça
00:57:15tout à l'heure
00:57:16mais je vais ajouter
00:57:16à ma réflexion
00:57:20devant vous
00:57:20l'idée
00:57:21que le prochain
00:57:22président de la République
00:57:23devra
00:57:25conceptualiser
00:57:25l'idée
00:57:25de la coalition
00:57:27plutôt
00:57:27du contrat de gouvernement.
00:57:30c'est ça
00:57:31que nous préparons
00:57:31madame
00:57:33parce qu'il y aura
00:57:35très peu de temps
00:57:35entre l'élection présidentielle
00:57:37et l'élection législative
00:57:38sans doute
00:57:38trois semaines
00:57:39ou quatre semaines
00:57:39maximum.
00:57:40J'ai connu
00:57:41cette situation
00:57:42dans plusieurs dissolutions
00:57:4481 et d'autres.
00:57:47Vous n'improvisez pas
00:57:49en 24 heures
00:57:51un contrat de gouvernement
00:57:53avec des partis différents
00:57:55pas du bloc central
00:57:56mais du centre droit
00:57:57de la droite
00:57:58et de la droite républicaine
00:58:00et des centres.
00:58:00C'est un peu différent
00:58:01du bloc central
00:58:02c'est un peu plus large.
00:58:03Vous n'improvisez pas
00:58:04un programme comme ça
00:58:05si vous n'avez pas mûri
00:58:06s'il n'a pas été
00:58:07comme on dit
00:58:09chez moi
00:58:09en Savoie
00:58:11quand on fabrique
00:58:12du Beaufort
00:58:12on dit l'affinage
00:58:13du Beaufort.
00:58:14Affinage.
00:58:15Donc il faut affiner.
00:58:17Le temps de l'affinage
00:58:18ça prend du temps
00:58:19et c'est ce temps-là
00:58:19que nous prenons.
00:58:22Après
00:58:24j'ai l'espoir
00:58:24il n'y a pas de fatalité
00:58:26sauf s'il y a du fatalisme
00:58:27j'ai l'espoir
00:58:28que le prochain président
00:58:29de la République
00:58:29s'engagera suffisamment fort
00:58:32personnellement
00:58:34avec ce contrat
00:58:35de gouvernement
00:58:36et tous les partis
00:58:37qui signeront
00:58:38le projet commun
00:58:39pour obtenir
00:58:41avec ces partis-là
00:58:42de la droite
00:58:43et du centre
00:58:44une majorité absolue.
00:58:46Et voilà
00:58:46donc je ne me parle
00:58:47dans une situation
00:58:47où il lui manquerait
00:58:48des députés
00:58:49pour aller parler aux autres.
00:58:50Quand on veut parler aux autres
00:58:51on est parfois déçu
00:58:53je peux en parler
00:58:55moi je me suis trouvé
00:58:56dans cette situation
00:58:57le 4 septembre 2024
00:58:59où j'ai
00:59:01pas voulu discuter
00:59:02ni avec l'extrême gauche
00:59:03qui d'ailleurs
00:59:04ne voulait pas discuter
00:59:04ni avec l'extrême droite
00:59:05qui m'avait dit à l'époque
00:59:06on vous laisse tranquille
00:59:07mais on n'a pas besoin
00:59:09de venir vous voir
00:59:10je me suis adressé
00:59:11au parti socialiste
00:59:12pour essayer de trouver
00:59:13un accord de non-agression
00:59:15législatif
00:59:16et je me suis fait
00:59:17prendre la porte
00:59:17dans la figure
00:59:18dans les dix jours
00:59:19qui ont suivi
00:59:20avant même d'ouvrir la bouche
00:59:21je l'ai dit publiquement
00:59:22à la tribune de l'assemblée
00:59:23le jour où je suis parti
00:59:25à monsieur Vallaud
00:59:26qui me donnait
00:59:27des leçons de morale
00:59:27je lui ai dit
00:59:28vous faites attention
00:59:29parce que
00:59:29dans les dix jours
00:59:30qui ont suivi ma nomination
00:59:31comme premier ministre
00:59:32je n'avais pas ouvert la bouche
00:59:33je n'avais pas de programme
00:59:35annoncé
00:59:35puisque je n'ai pas encore fait
00:59:36ma déclaration
00:59:37de politique générale
00:59:37je n'avais pas de gouvernement
00:59:38et vous me dites
00:59:39tous les trois
00:59:40monsieur Hollande
00:59:41monsieur Vallaud
00:59:41monsieur Fort
00:59:43on votera la censure
00:59:44parce que
00:59:45vous n'êtes pas de gauche
00:59:46me disent-ils
00:59:49je suis prudent
00:59:51en revanche
00:59:54un je pense
00:59:55que le président
00:59:55doit être élu
00:59:56clairement
00:59:56deux
00:59:56avoir
00:59:57cette nouvelle méthode
00:59:58qui n'est pas contraire
01:00:00mesdames et messieurs
01:00:01à l'esprit
01:00:02de la cinquième république
01:00:03l'idée du contrat
01:00:04de gouvernement
01:00:06je rappelle
01:00:07un souvenir
01:00:07assez ancien
01:00:08que j'ai
01:00:08que j'avais 18 ans
01:00:09à l'époque
01:00:10de monsieur Pompidou
01:00:11candidat
01:00:12aux élections présidentielles
01:00:15le lendemain
01:00:16de 1969
01:00:18succédant
01:00:19au général de Gaulle
01:00:19qui venait
01:00:20de quitter le pouvoir
01:00:22monsieur Pompidou
01:00:23il n'avait pas
01:00:24il n'avait pas
01:00:24Mélenchon contre lui
01:00:25il y avait monsieur Poir
01:00:26ce qui est assez différent
01:00:27tout de même
01:00:29mais
01:00:31il négocie
01:00:32avant le premier tour
01:00:33des présidentielles
01:00:34un accord
01:00:35avec une partie
01:00:36des centristes
01:00:38il négocie
01:00:39avec monsieur Fontanet
01:00:41avec monsieur Jacques
01:00:41du Hamel
01:00:42et avec monsieur Barrault
01:00:43le père
01:00:44un accord
01:00:45avec une partie
01:00:46des centristes
01:00:47non anti-gaullistes
01:00:48si je puis dire
01:00:49sur l'Europe
01:00:50sur la question sociale
01:00:52il le fait
01:00:53avant le premier tour
01:00:54des présidentielles
01:00:54voilà le souvenir que j'ai
01:00:55donc
01:00:57c'est pas contraire
01:00:58à l'esprit
01:00:58des cinquième république
01:00:59et si le président
01:01:00fait ça
01:01:01s'il s'engage lui-même
01:01:02clairement
01:01:03en parlant au français
01:01:04et qu'il propose
01:01:05un contrat clair
01:01:06sincère
01:01:07élaboré
01:01:08patiemment
01:01:09je pense qu'il aurait
01:01:10une majorité absolue
01:01:11une dernière question
01:01:12je pense
01:01:12ça va prolonger
01:01:13ce que vous venez de dire
01:01:14comment dites vous
01:01:15bonjour
01:01:16pour revenir à des choses
01:01:21plus proches de nous
01:01:22donc là on n'est pas encore
01:01:23l'année prochaine
01:01:23il n'y a pas encore
01:01:24de majorité absolue
01:01:25le premier ministre
01:01:25hier a évoqué
01:01:26sa façon de voir
01:01:27l'examen budgétaire
01:01:28qui arrive
01:01:28certains prônent
01:01:30excusez-moi
01:01:30ça résonne
01:01:31donc à propos du budget
01:01:33du budget qui arrive
01:01:34le premier ministre
01:01:34hier a évoqué
01:01:35sa façon de voir
01:01:36le budget
01:01:37certains demandent
01:01:38une loi spéciale
01:01:39d'autres prônent
01:01:39plutôt un 49.3
01:01:40est-ce que vous pouvez
01:01:41nous dire vous
01:01:41votre façon de voir
01:01:42les choses
01:01:42pour l'examen
01:01:43du prochain budget
01:01:44qui sera le dernier
01:01:46du mandat présidentiel
01:01:48de monsieur Macron
01:01:48et de la législature
01:01:49dans la méthode
01:01:51est-ce que vous prenez
01:01:52un 49.3
01:01:53rapide
01:01:54autre chose
01:01:55un contrat
01:01:56justement
01:01:56un accord
01:01:57entre
01:01:58une éventuelle
01:01:59une éventuelle
01:02:00centrale
01:02:01et la gauche
01:02:01un peu négociée
01:02:03comme ça a déjà été
01:02:04le cas il y a quelque temps
01:02:05il y a l'idée
01:02:06des ordonnances aussi
01:02:07qui peut permettre
01:02:08sur un texte de loi
01:02:09bien construit
01:02:10au départ
01:02:11ou réfléchi
01:02:11avec du moyen terme
01:02:12de faire passer
01:02:14un budget
01:02:15il faudrait éviter
01:02:20les motions de censure
01:02:22c'est l'intérêt du pays
01:02:23quand même
01:02:24le problème
01:02:25c'est que
01:02:25la proximité
01:02:26d'élections
01:02:27présidentielles
01:02:27législatives
01:02:29peut encourager
01:02:29à la démagogie
01:02:31dogmatisme
01:02:32enfin on sait bien ça
01:02:33je l'ai vu même
01:02:33bien avant
01:02:34au lendemain
01:02:35des élections législatives
01:02:36j'ai vu le dogmatisme
01:02:37et l'emprise
01:02:38qu'avait monsieur Mélenchon
01:02:39je recommande
01:02:40de ne pas oublier ça
01:02:41sur le parti socialiste
01:02:42on l'a encore vu
01:02:43au municipal
01:02:44mais en tout cas
01:02:45au moment où j'étais
01:02:45premier ministre
01:02:46cette emprise
01:02:47était très forte
01:02:48puisque
01:02:48elle a conduit
01:02:49le parti socialiste
01:02:50à voter de manière
01:02:51assez irresponsable
01:02:52de mon point de vue
01:02:53pour faire tomber
01:02:54le gouvernement
01:02:56plutôt que de discuter
01:02:57avec lui
01:02:58de manière pragmatique
01:03:01donc je
01:03:02je ne peux pas
01:03:03me prononcer
01:03:03je vais voir
01:03:04je n'ai pas encore
01:03:06eu le temps
01:03:07ni de voir le premier ministre
01:03:08qui d'ailleurs
01:03:08n'a pas souhaité me voir
01:03:09depuis qu'il est premier ministre
01:03:11sauf une fois
01:03:12à ma demande
01:03:13sur la santé mentale
01:03:15mais sans doute
01:03:16il n'a pas le temps
01:03:16de voir ses prédécesseurs
01:03:18en tout cas
01:03:18le prédécesseur que je suis
01:03:19ni
01:03:21mais si
01:03:22je vais regarder de près
01:03:25comment se présentent les choses
01:03:27je pense que
01:03:29je pense qu'il faut éviter
01:03:30la situation du pays
01:03:32mesdames et messieurs
01:03:32est très très grave
01:03:33très très grave
01:03:34je sens
01:03:35dans toutes les visites
01:03:37que je fais sur le terrain
01:03:38y compris
01:03:39à l'égard de gens
01:03:40qui ont nos idées
01:03:41depuis toujours
01:03:41qui n'ont pas quitté
01:03:42nos formations
01:03:45un découragement
01:03:46un découragement
01:03:49et pourtant
01:03:49ce pays
01:03:50a plein d'énergie positive
01:03:52on le voit
01:03:53à Satori
01:03:53on le voit
01:03:54sur le terrain
01:03:55on voit des petites PME
01:03:56des grandes entreprises
01:03:57on voit sur l'intelligence artificielle
01:04:00ce pays
01:04:00a plein d'énergie positive
01:04:02a plein de potentialité
01:04:03qu'il faut encourager
01:04:05et mettre ensemble
01:04:05plutôt que de les décourager
01:04:06mais la situation
01:04:07est très très grave
01:04:08sur le plan financier
01:04:09très très grave
01:04:10il faut faire attention
01:04:11si je puis me permettre
01:04:12parce que je les connais bien
01:04:13au marché financier
01:04:18donc l'intérêt du pays
01:04:19ce serait que ce budget
01:04:21qui sera revu
01:04:22qui sera corrigé
01:04:23il y aura
01:04:25un budget rectificatif
01:04:26en 2027
01:04:29passe le plus rapidement possible
01:04:30et c'est l'intérêt
01:04:31de tout le monde
01:04:31me semble-t-il
01:04:32en tout cas
01:04:32en tant que des extrêmes
01:04:34de faire passer
01:04:35ce budget comme ça
01:04:36parce que vous l'évoquez
01:04:37c'est difficile de conclure
01:04:38en quelques mots
01:04:39sur le sujet
01:04:39mais sur la santé mentale
01:04:40dont vous avez fait
01:04:41la grande cause nationale
01:04:43vous avez vu
01:04:44je crois récemment
01:04:45la ministre de la santé
01:04:46Stéphanie Riste
01:04:47vous avez l'impression
01:04:48que les choses avancent un peu
01:04:49ou pas suffisamment
01:04:50mais
01:04:51j'ai demandé
01:04:52c'est la seule fois
01:04:53où j'ai revu monsieur
01:04:54en dehors des questions d'actualité
01:04:55j'ai revu monsieur
01:04:57Lecornu
01:04:57j'ai demandé un rendez-vous
01:04:58il m'a reçu
01:04:58et je le remercie
01:04:59d'avoir accepté
01:05:00de prolonger d'un an
01:05:02la grande cause
01:05:03parce que l'année dernière
01:05:04ça a été une année perturbée
01:05:06avec le gouvernement
01:05:07de François Béroux
01:05:08etc
01:05:08donc je pense que
01:05:12cette cause est suffisamment importante
01:05:14et grave
01:05:14pour être inscrite
01:05:16dans la durée
01:05:17et d'ici la fin de cette année
01:05:19comme madame Riste
01:05:20s'y attache
01:05:21dans le prolongement
01:05:21de ce qu'a fait
01:05:22très efficacement
01:05:23Yannick Noder
01:05:25il faut coordonner
01:05:26donner certains moyens
01:05:28et
01:05:31vous n'imaginez pas
01:05:32mesdames et messieurs
01:05:32depuis que j'ai annoncé ça
01:05:34y compris à Matignon
01:05:36le nombre de gens
01:05:37qui sont venus me parler
01:05:37en tête à tête
01:05:39en privé
01:05:40des drames
01:05:41des souffrances
01:05:41qu'ils vivent
01:05:42certains de vos confrères
01:05:43aussi
01:05:43qui s'expriment
01:05:45utilement
01:05:46donc cette cause
01:05:47moi je la vis
01:05:47depuis que
01:05:49depuis tout jeune
01:05:50parce que c'est une cause familiale
01:05:51et je rappelle
01:05:52que ma mère
01:05:52a présidé
01:05:53l'union nationale
01:05:54des amis et familles
01:05:55de malades mentaux
01:05:56pendant 35 ans
01:05:57en Savoie
01:05:58donc c'est la raison
01:06:00de mon engagement
01:06:00sur ce sujet
01:06:01je lui dois ça
01:06:02si je puis dire
01:06:03donc j'ai décidé
01:06:04je lâcherai pas
01:06:05le gouvernement là dessus
01:06:06c'est pas de la communication
01:06:08dont on a besoin
01:06:09bien sûr les campagnes
01:06:10sont utiles
01:06:10pour déstigmatiser
01:06:12pour libérer la parole
01:06:14mais il faut des soins
01:06:15il faut de la prévention
01:06:16il faut de la coordination
01:06:17donc je lâcherai pas
01:06:18le gouvernement là dessus
01:06:20on aurait pu continuer
01:06:21pendant une deuxième heure
01:06:22malheureusement
01:06:22il faut qu'on s'arrête là
01:06:23pour aujourd'hui
01:06:25on aura l'occasion
01:06:25de vous réinviter
01:06:26et vous nous direz
01:06:27peut-être dans quelques mois
01:06:28quand les choses se décanteront
01:06:29où vous en êtes
01:06:30dans votre démarche
01:06:31loyale mais libre
01:06:32oui parce que
01:06:32comme vous l'avez compris
01:06:33c'est une démarche pragmatique
01:06:34et empirique
01:06:36ce sont des rendez-vous
01:06:38devant nous
01:06:39pour vous et pour moi
01:06:40pour nous
01:06:40donc je reste disponible
01:06:42pour vous rencontrer
01:06:42merci en tout cas
01:06:43de votre attention
01:06:43merci Michel Barnier
01:06:44bon après-midi à tous
01:07:05merci en tout cas
01:07:06merci en tout cas
01:07:07merci en tout cas
01:07:08merci en tout cas
01:07:13merci en tout cas
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