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  • il y a 3 heures
La loi «Philippine» de retour au Palais Bourbon. Ce mardi, l’Assemblée nationale vote définitivement le texte prévoyant l’allongement du maintien des étrangers dangereux en centre de rétention administrative. Pour Éric Naulleau, journaliste, «quelqu’un qui a commis des actes graves et qui se trouve sous une menace d’expulsion ne doit jamais se retrouver à l’air libre sous le ciel de France».

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Transcription
00:00Moi, je suis un peu consterné qu'il faille une telle débauche d'efforts pour une mesure assez modeste.
00:05Bon, première chose.
00:06Et deuxièmement, ce n'est pas du tout à la hauteur de la situation.
00:09Moi, j'ai une position très radicale.
00:12Quelqu'un qui a commis des actes graves et qui se trouve sous une menace d'expulsion
00:15ne doit jamais se retrouver à l'air libre sous le ciel de France.
00:19Il reste dans le centre de rétention jusqu'à ce qu'on ait réussi à l'expulser.
00:23C'est son problème et celui de son pays d'origine.
00:26Ce n'est pas à nous de le remettre en liberté avec le risque qu'il récidive.
00:30Donc, ce n'est pas 210 jours qu'il faut ou 500 ou 1 000 ou 2 000.
00:33C'est autant de jours qu'il faudra pour l'expulser.
00:36D'ailleurs, ça pourra peut-être réfléchir son pays d'origine.
00:39Mais ça, évidemment, ça va dans le bon sens.
00:41Il vaut mieux prendre quelques mois de plus, surtout dans l'affaire Philippines.
00:44Ça aurait pu peut-être éviter le drame.
00:46J'insiste sur le peut-être.
00:47Mais dans la plupart des cas, ça ne changerait.
00:49Ces gens-là doivent rester.
00:50Sauf que ça coûte.
00:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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