- il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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TVTranscription
00:01Générique
00:05Bonsoir à tous, bienvenue dans cette édition spéciale. Bonsoir Olivier.
00:08Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:09Édition spéciale consacrée à l'arrivée du président des Etats-Unis au sommet du G7 à Evian.
00:13Il arrive juste après sa fête d'anniversaire à Grand Spectacle et au cœur des discussions, à n'en pas
00:18douter,
00:19ce seront bien sûr, c'est bien sûr l'accord de paix signé avec l'Iran, l'accord de fin
00:24des hostilités.
00:25En attendant de savoir précisément ce qu'il contient.
00:28On va tout de suite retrouver d'ailleurs notre tandem Thierry Arnaud et Guillaume Daré qui est à Evian-les
00:33-Bains.
00:34Thierry, Guillaume, le président Trump est attendu d'ici quelques minutes.
00:39Oui, très attendu, c'est le mot qu'on puisse dire évidemment Alain, ici ce soir à Evian.
00:43On entend les hélicoptères.
00:44Il est arrivé auréolé de cet accord évidemment auquel il tenait beaucoup dans la perspective de ce G7 bien sûr.
00:52Mais il est attendu aussi Guillaume avec des chefs d'État et de gouvernement à commencer par Emmanuel Macron
00:58qui lui poseront au fond une question qui tient en deux mots.
01:00Et maintenant qu'on a cet accord, comment est-ce qu'on organise le retour de la circulation dans le
01:05détroit d'Hormuz ?
01:06Comment est-ce qu'on prend le contrôle du nucléaire iranien ?
01:09Qui paye quoi s'il s'agit d'hommager l'Iran ?
01:11Comment est-ce qu'on garantit dans la durée que la paix pourra s'appliquer également au Liban ?
01:16Bref, on est plutôt évidemment satisfait de voir cet accord conclu, signé électroniquement,
01:21nous a dit il y a quelques minutes le vice-président américain entre les États-Unis et les Iraniens.
01:26Mais on a aussi beaucoup de questions à poser à Donald Trump sur ce sujet.
01:30Le premier qui a des questions à lui poser, c'est Emmanuel Macron parce qu'il l'a dit,
01:33il veut effectivement que cet accord soit mis en place le plus rapidement possible,
01:37que ça se traduise par une réouverture du détroit.
01:39Il l'a dit toujours, au cours de toute cette crise, et encore aujourd'hui,
01:43pas question de payer un quelconque péage aux Iraniens.
01:47Il dit aussi qu'il est prêt toujours à assurer une sécurisation des voies maritimes de ce détroit d'Hormuz.
01:51C'est un moment extrêmement important pour le président français
01:54parce que c'est son tout dernier G7 à l'aube de sa dernière année à l'Elysée.
02:00Il en a vécu deux en France, le président Emmanuel Macron.
02:04C'est une chance en quelque sorte parce que comme c'est tous les sept ans,
02:06son successeur, normalement, s'il ne fait qu'un mandat,
02:10ne accueillera pas, lui, de G7 en France.
02:13C'est important aussi pour Emmanuel Macron
02:14parce qu'il veut montrer que malgré son départ dans quelques mois,
02:19il compte, il pèse encore sur la scène internationale.
02:21C'est ce qu'il va tenter de montrer aujourd'hui.
02:24Montrer aussi que ce déblocage du détroit d'Hormuz,
02:27ça peut avoir des conséquences très directes sur le porte-monnaie des Français.
02:30Il l'a redit aujourd'hui, il faut que ça se voit très vite à la pompe.
02:33Et dans quelques instants, vous allez voir ces images.
02:35On va les découvrir d'Emmanuel Macron aux côtés de Donald Trump.
02:38On les vivra bien sûr avec vous.
02:40Il faut expliquer ce qui se passe, Patrick Sos,
02:42parce que Air Force One s'est posé à Genève.
02:44L'avion.
02:45L'avion du président américain qui est arrivé de Washington.
02:48Et là, ce sont les hélicoptères du président et de sa garde rapprochée
02:54qui sont en train d'arriver à Evian.
02:55Voilà, une sacrée armada.
02:57On le sait, tous nous envoyés spéciaux ont levé la tête
02:59parce qu'ils entendaient un bruit énorme.
03:01Il y a notamment les Chinoux qui font l'escorte.
03:03C'est des gros hélicoptères avec deux séries de pales.
03:06Et puis, il y a deux hélicoptères verts
03:09qui sont des Sea Kings de chez Sikorsky
03:11dont l'un s'appelle Marine One.
03:13On va découvrir dans quelques instants.
03:15Ce sera sans doute celui-ci.
03:16Vous avez vu à l'image un premier hélicoptère
03:18qui ressemblait, qui était similaire,
03:20qui s'est posé.
03:21C'est le leur, tout simplement.
03:22Même si la bulle est énorme de sécurité.
03:25Il ne peut rien arriver à Donald Trump
03:27à part un problème technique.
03:28Mais c'est sans doute...
03:29Ceux qui arrivent des Etats-Unis ?
03:30Non, ils arrivent sans doute d'Allemagne.
03:33Des bases de l'OTAN.
03:34Chacun des continents, vous avez, comment dirais-je,
03:37Marine One.
03:38Là, c'est la vieille version.
03:39La nouvelle, elle est à la Maison Blanche.
03:40Mais vous avez The Beast aussi, qui est en Allemagne.
03:43Vous savez, la grande limousine.
03:44Il est d'ailleurs possible que cette limousine
03:47amène Donald Trump de l'Hellipad
03:50jusqu'à l'hôtel d'Evian.
03:53On va l'avoir dans quelques instants.
03:55Je crois qu'il y a quand même un convoi
03:56d'une trentaine de voitures qui est prévu.
03:58Je pense que si on met le convoi bout à bout,
04:00ça fait à peu près l'existence
04:02entre l'Hellipad et l'hôtel.
04:06Mais vous allez le voir, le président,
04:08on l'a vu monter seul à bord,
04:10mais il y a une grosse délégation
04:11qui arrive également avec Marco Rubio,
04:13le secrétaire d'Etat,
04:14mais aussi très important puisqu'on est dans un G7,
04:16c'est-à-dire un groupement
04:17des sept plus grandes puissances économiques
04:19du monde.
04:20Il y a Scott Bessen qui est le secrétaire
04:22au Trésor.
04:23On va parler gros sous également.
04:24Parce qu'on l'a vu seul,
04:25Donald Trump,
04:26il n'est pas accompagné par sa femme ?
04:29Non, je crois que ce n'est pas l'idée.
04:30Il y a énormément de dossiers.
04:32On n'est pas sur quelque chose de gala.
04:33La fête d'anniversaire est terminée.
04:34D'ailleurs, ça me fait penser
04:35qu'on ne l'a pas vue non plus.
04:37Mélania, hier, a assisté au combat de...
04:40Vous l'avez vue ?
04:40On l'a vue, oui, on l'a vue.
04:42Jérôme l'a vue.
04:43Oui, rapidement.
04:44Et elle était blonde.
04:45Tout souriant.
04:45Elle était blonde.
04:48Je croyais qu'il y avait un guiné des épouses
04:50à ce sommet des G7.
04:51Je vous pose la question.
04:52Alors, c'est possible.
04:52En tout cas, tout est vraiment compartimenté
04:55pour ce qui est des séquences.
04:57Là, et c'est pour ça aussi,
04:58on va un peu s'étonner au départ
05:01que Donald Trump soit le seul dirigeant
05:03du G7 accueilli par Emmanuel Macron.
05:06Mais c'est aussi parce qu'il y a
05:07un entretien bilatéral qui est prévu
05:10dans les minutes à venir.
05:11Léopold Houtbert, depuis Evian,
05:13nous annonçait qu'en ce moment même,
05:15Emmanuel Macron, il est avec Lula.
05:17Ça va beaucoup se passer comme ça.
05:18Le président brésilien.
05:19Le président brésilien qui est arrivé
05:20en fin de matinée.
05:21Et ensuite, ce sera cette première séquence,
05:24j'irais, entre Emmanuel Macron et Donald Trump.
05:26Parce qu'ensuite, Donald Trump doit remonter à Paris,
05:28assister au dîner à Versailles
05:31pour les 250 ans de l'indépendance américaine.
05:33Donc, on n'y est pas encore.
05:34Là, ce qui nous intéresse, c'est le G7.
05:36C'est Donald Trump gagnant,
05:38signataire de l'accord,
05:39qui arrive ou pas, général Pellistrandi ?
05:41Signataire de l'accord avec l'Iran.
05:43Gagnant, c'est lui qui le dit.
05:44Parce que quand on regarde, au final,
05:47d'abord, on n'a toujours pas la version.
05:48On n'a pas les termes précis de ce texte.
05:50On n'a pas les termes précis.
05:51On n'a que les termes vus de Téhéran
05:54qui, eux, ne constituent certainement pas
05:57une victoire pour Donald Trump.
05:59Et il est vrai que ce soir,
06:01Emmanuel Macron et les autres membres du G7
06:04auront beaucoup plus de questions
06:06à lui poser sur la teneur réelle de l'accord.
06:09Il faut bien considérer que
06:13les objectifs de guerre,
06:14les buts de guerre du 28 février
06:16n'ont absolument pas été remplis
06:19et qu'on a beaucoup plus d'interrogations
06:21que de certitudes.
06:23En tout cas, pour l'automobiliste français,
06:25si on est franco-français,
06:27on se dit que le détroit d'Hormuz qui rouvre,
06:29ça va faire baisser les prix à la pompe,
06:31Jean-Luc Chiansky.
06:32On attend avec impatience
06:33à 15 jours du début des grandes vacances
06:35que ça baisse.
06:36– Aujourd'hui, le brut a baissé
06:38de 5 dollars le baril.
06:39– Le brut ?
06:40– Le brut.
06:40On est 10 dollars le baril
06:42de moins qu'il y a une semaine.
06:44– Et à la pompe ?
06:44– Alors, aujourd'hui, à la pompe,
06:46on est en dessous de 2 euros du litre
06:47pour le gazole et pour le sans-plomb 95.
06:51Mais on peut s'attendre,
06:52dans la semaine qui vient,
06:54à une continuité, en quelque sorte,
06:56de cette baisse des prix à la pompe.
07:00Le critère clé,
07:01c'est la réouverture physique d'Hormuz.
07:06C'est-à-dire, pour l'instant,
07:07c'est de l'anticipation.
07:09– Il y a des navires qui passent,
07:10des pétroliers qui passent,
07:11dit Donald Trump.
07:12– Oui, alors, si vous regardez
07:13les sites spécialisés,
07:14il y en a 2 qui passent.
07:16Donc, c'est quand même pas…
07:17– Il y en a 4 qui sont passées hier,
07:18enfin, depuis hier,
07:19avec leur transpondeur.
07:20Mais on n'est pas tout revenu à l'étiage.
07:22– Il y a 4,5.
07:23– Ah ben voilà, Patrick,
07:24le président des Etats-Unis
07:25sort de son hélicoptère.
07:27– Accueilli par les Marines,
07:29puisque donc Marine One,
07:30c'est un hélicoptère du corps des Marines,
07:32et il est accueilli par l'ambassadeur Kushner,
07:35l'ambassadeur donc américain aux Etats-Unis,
07:38premier accueil protocolaire.
07:40Et évidemment, l'ambassadeur va l'accompagner
07:43jusqu'au convoi, semble-t-il, automobile,
07:48vers vraiment l'hôtel d'Evian,
07:51le sommet du G7,
07:53et un accueil qui est prévu par Emmanuel Macron.
07:55– Et c'est quand c'est important,
07:57donc pour le président français,
08:00Amandine Attalaya,
08:01qui termine son quinquennat,
08:04c'est sûrement sa dernière rencontre
08:06avec Donald Trump.
08:07– Oui, et Emmanuel Macron a moins d'illusions
08:09qu'au début sur sa relation avec Donald Trump,
08:11mais néanmoins, il lui témoigne toujours
08:12beaucoup d'égards, puisque…
08:14– Il n'est pas reculé, hein ?
08:15– Non, puisqu'on se souvient tous
08:17qu'au dernier, au G7 au Canada,
08:19Donald Trump était parti au milieu
08:20et avait dit à propos d'Emmanuel Macron,
08:23de toute façon, il ne comprend rien
08:25à ce que je fais,
08:27il avait un peu humilié le président français.
08:30Là, Emmanuel Macron a mis en place
08:32un dîner au château de Versailles,
08:34mercredi soir, façon aussi de contraindre,
08:37entre guillemets,
08:37Donald Trump a bien resté jusqu'au bout
08:39de ce G7 en France.
08:40– Oui, ça a bien été parti très vite.
08:41– Jusqu'à mercredi, voilà,
08:42ça empêchera Donald Trump
08:43de partir au beau milieu.
08:45Il y a une réunion de travail,
08:47rencontre bilatérale dès cet après-midi,
08:49ensuite un dîner de travail ce soir à Evian,
08:52et à vrai dire, tout a été mis en place
08:53vraiment pour ne pas froisser Donald Trump.
08:55Par exemple, le sujet du réchauffement climatique
08:57que le président américain n'aime pas,
09:00déteste, ne sera pas abordé
09:02pendant ce G7.
09:04Il y a le dîner très symbolique à Versailles,
09:07il y a des égards qui l'ont été témoignés
09:09pour son 80e anniversaire.
09:11Tout est fait vraiment pour que ça se passe
09:13le mieux possible avec Donald Trump
09:15pendant ces trois jours.
09:16– Mais revenons quand même au sujet
09:17qui nous préoccupe, à savoir cet accord
09:19qui aurait été trouvé entre les États-Unis
09:21l'Iran, Nicolas Conquer,
09:22peut-on vraiment dire que Donald Trump
09:24sort gagnant de cette histoire ?
09:26Puisque le principal objectif était quand même
09:27le programme nucléaire iranien,
09:30mettre un terme à ce programme.
09:31Or, semble-t-il, ce programme,
09:33les discussions sur ce programme
09:35n'est pas dans l'accord.
09:36Donc en fait, on discutera plus tard,
09:38on ne sait pas quand.
09:39– Alors c'est un préaccord dont il s'agit,
09:40on appelle ça un Memorandum of Understanding
09:43qui va être signé vendredi à Genève
09:45par Jelly Vance et son homologue iranien.
09:48Ça va durer 60 jours sur lesquels
09:49on va en connaître, d'ailleurs,
09:51en amont de cette signature,
09:53on saura les termes de l'accord
09:54et de voir où ça mène.
09:55Je pense que surtout,
09:56quand on voit ceux qui s'opposent
09:57à cet accord qui viennent de l'Iran,
09:58c'est à ceux à qui ça défavorise.
10:00On voit surtout, il a été félicité
10:03tant par Emmanuel Macron
10:04que par Georgia Meloni,
10:05donc il y a un élan…
10:07– On n'a pas entendu le Premier ministre israélien,
10:08par exemple.
10:09– Pour des raisons qui lui sont propres,
10:11parce qu'évidemment,
10:11pour les mêmes raisons pour la fin
10:14de la guerre des 12 jours,
10:15mais que malgré la volonté de l'Iran
10:18de saper cet préaccord
10:20en attaquant, encore une fois,
10:22Israël au moment de la signature,
10:25Israël a donc riposté sur Beyrouth,
10:27mais en tout cas,
10:27ça n'a pas contrevenu au passage de cet accord
10:30qui rentre dans cette séquence
10:32et qui montre, encore une fois,
10:33que Donald Trump reste maître du timing.
10:35On a dit que ça sera fini
10:36avant son anniversaire.
10:37Il ne s'est pas laissé dicter le tempo
10:38par les quelques commentateurs
10:40qui lui disaient qu'il fallait
10:41qu'il termine ça au plus tôt.
10:42– On va retrouver Léopold Odebert
10:44qui est à proximité du Grand Hôtel,
10:46justement, où maintenant,
10:47on attend, voilà Léopold,
10:50le cortège des chefs d'État.
10:54– Oui, c'est simple,
10:55on est au plus près pour vous faire vivre,
10:57évidemment, ce qui va se passer
10:58dans quelques instants.
10:58C'est derrière moi,
10:59sur ces images d'Indri Afache,
11:01dans ce virage que va arriver
11:03le cortège de Donald Trump.
11:05Vous le savez,
11:05vous avez l'habitude maintenant de le voir,
11:07cette énorme beast,
11:08cette voiture ultra sécurisée
11:10qui va faire son arrivée devant nous.
11:12Et à l'autre bout de ce tapis rouge,
11:13c'est le chef de l'État,
11:14Emmanuel Macron,
11:15qui sera présent.
11:16C'est le seul qu'il reçoit
11:18de cette manière, Emmanuel Macron.
11:20Il n'est pas sorti comme ça,
11:21sur le tapis,
11:22pour accueillir, par exemple,
11:24ce matin, le président Lula,
11:25pour accueillir
11:26le Premier ministre britannique,
11:27Keir Starmer,
11:28ou encore le Premier ministre canadien.
11:31C'est bien le signe
11:31que du côté de l'Élysée,
11:33il y a cette envie
11:33de mettre les petits plats
11:35dans les grands,
11:36de soigner Donald Trump,
11:37de ne pas le froisser,
11:39évidemment,
11:39après notamment
11:40ce qui a été annoncé hier.
11:41Les propos du chef de l'État,
11:43en quelques mots,
11:43je vous les rappelle,
11:44à la mi-journée,
11:45il voit de l'espoir
11:46dans cet accord,
11:47mais il reste évidemment
11:47très prudent,
11:48parce qu'on le répète en permanence,
11:49il y a quand même
11:50beaucoup de dossiers
11:50avec des points d'interrogation
11:52au bout de la ligne.
11:53Qu'en est-il, évidemment,
11:54du nucléaire iranien ?
11:55Le programme nucléaire
11:56sera-t-il démantelé ?
11:57L'uranium enrichi,
11:58présent en Iran,
11:59sera-t-il fondu ?
12:01Si oui,
12:01ou en Iran ou ailleurs,
12:03c'est autant de questions
12:03qui seront abordées,
12:04évidemment,
12:04par Donald Trump
12:05et par le chef de l'État,
12:07et puis Olivier et Alain,
12:08évidemment,
12:09juste après cette arrivée,
12:10on sera très attentifs
12:11à ce qui se passera
12:12à l'intérieur de l'hôtel.
12:13On a l'habitude de voir
12:14Emmanuel Macron
12:15et Donald Trump
12:16côte à côte
12:16dans ces moments-là,
12:17assis chacun sur un siège.
12:19Il y a fort à parier,
12:20même s'il peut toujours
12:21avoir des surprises,
12:22que l'un et l'autre
12:23prennent la parole
12:24pour répondre peut-être
12:25aux questions des journalistes
12:26à ce moment-là.
12:27Léopold Odebert
12:28que l'on retrouvera,
12:28bien sûr,
12:31dans l'accord,
12:32le préaccord,
12:33le mémorandum
12:34qui a été signé électroniquement,
12:36est-ce qu'Israël
12:37et le Liban
12:37sont inclus dans l'accord ?
12:39Visiblement,
12:39c'est ça qui n'est pas
12:40problématique.
12:41Visiblement,
12:41on sera signé vendredi.
12:43Électroniquement,
12:44et vendredi,
12:45ce sera à Genève.
12:46Parce qu'évidemment,
12:47la photo côte à côte
12:48d'Américains et de Mola
12:49ou de représentants
12:50des gardiens de la Révolution
12:51aurait été un petit peu compliquée.
12:52Donc, ça va être électroniquement.
12:53En tout cas, oui,
12:54visiblement,
12:55la question des cessations
12:56des combats au Liban
12:57ferait partie de cet accord,
12:58ce qui évidemment
12:59met les Israéliens
13:01vent debout.
13:01On a entendu aujourd'hui
13:02les déclarations
13:03de plusieurs ministres israéliens
13:05expliquer déjà
13:05qu'il n'était pas question
13:06pour Israël
13:07s'il était menacé
13:08par le Hezbollah
13:08de ne pas y poster
13:10et de ne pas attaquer.
13:11Netanyahouli
13:12est dans un silence
13:12absolument total.
13:14On n'a pas entendu
13:15le Premier ministre israélien.
13:16Pour vous dire,
13:17son dernier message
13:17sur Twitter,
13:18c'était il y a 24 heures
13:19pour c'était un joyeux anniversaire
13:20à Donald Trump.
13:21Peut-être qu'il a moins envie
13:22de le célébrer aujourd'hui
13:23quand on sait
13:24la problématique politique
13:25dans laquelle Trump
13:26est en train de le plonger.
13:27Les médias israéliens
13:28annoncent qu'il va s'exprimer
13:29ce soir,
13:30certainement pour retirer
13:31la situation à son avantage
13:32mais ce n'est pas le cas
13:33du tout aujourd'hui.
13:34En fait, pour les Israéliens...
13:35Parce que l'Iran reste une menace
13:36pour la région,
13:37pour les Israéliens ?
13:37Pour les Israéliens,
13:38il n'y a que des ratés.
13:39C'est-à-dire que
13:39le front libanais
13:40et le Hezbollah
13:41n'est pas encore éliminé
13:42et Trump l'abandonne.
13:43La guerre à Gaza,
13:44ça s'est achevé par quoi ?
13:45Par un Hamas
13:46toujours un petit peu présent
13:47et la menace iranienne.
13:48Trump a interrompu
13:49les opérations
13:50et a cessé le feu
13:50qui fait que ça n'est pas terminé.
13:52Il y a un sentiment
13:53aujourd'hui pour les Israéliens
13:55de rater ou en tout cas
13:56de tout ça pour ça.
13:58C'est-à-dire des semaines
13:59et des mois
13:59où les habitants
14:00ont été terrés dans les abris,
14:01où les hommes sont partis
14:02au combat,
14:03où parallèlement
14:03il y a aussi
14:03d'énormément de victimes.
14:05On pense aussi
14:05aux victimes libanaises
14:06de ce conflit.
14:07Mais aujourd'hui,
14:08rien n'est résolu
14:09parce qu'ils se cessent le feu.
14:10D'autant qu'Israël
14:11dit hors de question
14:11de retirer les troupes
14:17du côté du ministère de la Défense,
14:18il y a peut-être un accord
14:19mais nous on ne bougera pas.
14:20Il est question en effet
14:21de maintenir quoi qu'il en soit
14:22une zone tampon au Liban
14:23de la même manière
14:24qu'une zone tampon
14:25a été créée à Gaza.
14:26Ça c'est la stratégie israélienne
14:27notamment depuis le 7 octobre
14:29où désormais
14:29il n'est plus question
14:30de laisser des statu quo
14:32mais de venir à bout
14:33d'une menace.
14:34Mais qu'est-ce que peuvent dire
14:37les dirigeants de la CG7
14:38sans froisser Donald Trump ?
14:40Parce qu'ils doivent quand même
14:41prendre l'expression un peu très
14:42ils doivent la voir mauvaise quand même.
14:43Parce qu'ils ont subi
14:44les conséquences de la crise
14:45dans leur opinion publique.
14:47Là maintenant ils se disent
14:48c'est peut-être la cessation des combats
14:49mais tout ça pour ça quoi.
14:51Il va quand même falloir lui dire
14:52ces cas de vérité à Donald Trump.
14:54Au risque de me répéter
14:55le G7 est un sommet économique
14:57et on va d'abord voir
14:58avec pragmatisme au fait
14:59quand est-ce que ça rouvre
15:01et quand est-ce qu'on peut ressortir
15:02et aller chercher du pétrole.
15:04En fait ça commence par ça
15:05et derrière il y aura sans doute
15:07lors des entretiens bilatéraux
15:09des choses un peu plus précises
15:11notamment je pense à Emmanuel Macron.
15:12Alors Donald comment tu vois
15:14maintenant les negotiations
15:14à venir sur le programme balistique.
15:17Emmanuel Macron a beaucoup insisté
15:18là-dessus lors de son interview télévisée
15:19parce que pour l'instant
15:20mais encore une fois
15:21nous n'avons pas le texte.
15:23Il n'est pas question
15:24de programme balistique
15:24ou encore des proxys
15:25les alliés de l'Iran.
15:27Mais vraiment la première chose
15:29la première réunion demain
15:31après avoir évoqué l'Ukraine
15:32en compagnie de volumé.
15:33C'est quand est-ce que ça remarche ?
15:35Quand est-ce qu'on relance
15:36notre propre économie ?
15:37Il y a Catherine Vautrin
15:39la ministre des armées
15:40qui a rappelé
15:42que la France était prête
15:43à aider à la sécurisation
15:45du détroit d'Ormose
15:46une fois qu'il sera réouvert.
15:47Elle a même dit
15:48que la France a une compétence
15:49importante en matière de déminage
15:51parce qu'effectivement
15:52il va falloir déminer le détroit
15:54avant de pouvoir de nouveau
15:57favoriser la circulation.
15:58Exactement, une compétence
15:59que l'US Navy n'a pas.
16:01Ça c'est aussi un élément
16:01qu'il faut bien prendre en compte
16:03et cette capacité de déminage.
16:06La France, les Britanniques,
16:08les Pays-Bas, la Belgique
16:10et les Italiens
16:10ont ces compétences
16:11avec des moyens spécifiques
16:13et qui sont déjà
16:14on va dire sur zone.
16:16Donc ils peuvent rapidement
16:17être projetés vers le détroit.
16:20C'est la délégation américaine
16:22qui continue d'arriver.
16:23Oui je trouve, oui, oui.
16:24Marie-Jean Trig nous est rins.
16:25Il y a une escorte XXXL
16:27pour avoir vu d'autres sommets.
16:28On est plutôt sur un petit air
16:29aujourd'hui.
16:30Et ce n'est pas The Beast
16:32mais là on est sur une voiture diplomatique.
16:33Il y a une dizaine de véhicules.
16:34Oui, une dizaine de véhicules
16:35plus l'escorte française
16:36si je puis dire.
16:37Mais en fait, on s'adapte aussi.
16:39Il n'y a pas de besoin
16:41puisque la bulle est déjà
16:42extrêmement forte
16:43du côté de l'Hôtel Royal
16:44d'Evian.
16:46Il a prévu de faire un petit golf
16:48Donald Trump ?
16:49Je ne crois pas.
16:50Je ne crois pas.
16:51Figurez-vous que ça faisait partie
16:52quand même des options
16:54à la suite du G7
16:56est-ce qu'on emmène
16:57Donald Trump
16:57au Golfe à Evian
16:59ou est-ce qu'on va jusqu'à Versailles ?
17:00Ce sera Versailles.
17:01Donc vous voyez,
17:01vous n'êtes pas tombé si loin.
17:03Voilà, l'arrivée
17:04de la délégation américaine.
17:08On attend sur le perron
17:10le président des États-Unis
17:12qui est venu avec ses voitures.
17:14Mais ça, c'est le protocole habituel.
17:17Emmanuel Macron
17:18va aller à sa rencontre.
17:19Oui, c'est pour ça
17:20que la voiture ralentit aussi.
17:21On attend les deux.
17:22En fait, l'image doit être parfaite.
17:25C'est-à-dire que le secret service
17:26ainsi que le chauffeur...
17:28Oui, il y a le rectangle d'arrêt
17:29pour la limousine,
17:31pour la Cadillac.
17:32Voilà, et le secret service
17:33est bien là.
17:34Vous allez avoir notamment
17:35l'agent qui va frapper
17:38à un moment sur la portière
17:41pour dire
17:41c'est bon, monsieur le président,
17:42vous pouvez sortir.
17:43Mais vous voyez, pour l'instant,
17:44nous ne voyons pas encore
17:45dans les ombres
17:46le président Macron
17:48qui ne saurait tarder.
17:49On le rappelle,
17:50c'était Léopold Lodbert
17:52qui nous disait là,
17:52qui est juste devant
17:54Donald Trump.
17:55Lula et Emmanuel Macron
17:57sont en train
17:57de terminer leur entretien.
17:59Vous voyez,
18:00l'agent du secret service
18:01tant que, pour le coup,
18:03tout Donald Trump qu'il est,
18:04ce serait n'importe quel président.
18:05Le président américain
18:06obéit.
18:06Oui, obéit au secret.
18:07C'est constitutionnel.
18:08On va retrouver
18:09Léopold Lodbert
18:10parce que...
18:11La porte va s'ouvrir.
18:12Voilà, le président sort.
18:14Et il est devant nous.
18:16Il est devant nous, effectivement.
18:17Donald Trump
18:17prend en train de serrer la main
18:18au chef du protocole
18:20et qui fait face aux journalistes
18:22énormément de questions.
18:25C'est très bien
18:26d'être ici, dit-il.
18:27It's very nice.
18:28Je vous traduis
18:28ce que j'entends à distance.
18:29Il est en train de rentrer.
18:31Emmanuel Macron
18:31n'est pas sur le tapis rouge
18:32au moment où je vous parle.
18:34Il est certainement
18:34à l'intérieur de ce hall.
18:35Entrée très rapide
18:36pour le président américain
18:38qui a, je vous dis juste,
18:39adressé ces quelques mots.
18:41It's very nice to be here.
18:42C'est très bien d'être là.
18:44Il a l'air content.
18:46Donald Trump, en tout cas,
18:47si ce n'est pas le cas,
18:48il garde la face.
18:50On peut le dire comme ça.
18:51Alors que dans quelques instants,
18:53Alain et Olivier,
18:54on va évidemment être
18:55extrêmement attentifs
18:56à ce qui va se passer
18:57dans cet hôtel.
18:58Vous allez sûrement voir
18:59Emmanuel Macron
19:00échanger avec le chef
19:01de l'État américain.
19:02Et c'est là où les journalistes
19:03devraient peut-être
19:04beaucoup plus poser de questions.
19:06Quelques confrères également
19:07sont à l'intérieur.
19:08Tout ça va être retransmis
19:09en direct.
19:10Vous n'allez rien louper
19:11avec nous sur BFM TV.
19:13En tout cas,
19:13c'est un président
19:14plutôt calme
19:15que l'on a vu ici,
19:16qui a pris le temps
19:17de sourire
19:17et qui est entré
19:18rapidement dans cet hôtel.
19:20Patrick Sos,
19:21donc Emmanuel Macron
19:22n'a pas été accueillir
19:24directement sur le tapis rouge
19:25le président Trump.
19:26Mais parce qu'il est occupé,
19:27encore une fois,
19:28oui,
19:28on pouvait lever le sourcil
19:30depuis quelques jours
19:30en disant,
19:31ah bon,
19:31il y a un traitement de faveur,
19:32mais c'est parce qu'il y a
19:33un entretien bilatéral
19:34qui est prévu.
19:35Mais un an,
19:35un autre entretien
19:36s'est intercalé
19:37avec le président brésilien.
19:39Il y a énormément
19:39de sujets toujours économiques.
19:41On pense au Mercosur,
19:43évidemment,
19:43mais il y en a d'autres.
19:45Le président Lula,
19:46brésilien,
19:47je le mets là aussi,
19:48qui fait partie
19:49de ces États
19:49qui aimeraient,
19:50eux aussi,
19:51avoir à un moment
19:52un outil de dissuasion nucléaire.
19:54Et donc,
19:55ça fait partie
19:55de ces sujets-là.
19:56En ce moment,
19:57on n'en parle pas beaucoup,
19:58mais le Brésil,
19:58l'Argentine,
19:59la Corée du Sud,
19:59le Japon,
20:00tous ces États
20:01se disent à un moment,
20:02si l'Iran
20:04n'a pas des limitations
20:05très fortes,
20:06alors pourquoi pas nous ?
20:07Et donc,
20:08ça fait partie
20:08de ces sujets-là aussi.
20:09M. Pétrovert ?
20:10C'est intéressant d'ailleurs
20:11de se demander
20:12qui est le Donald Trump
20:13aujourd'hui
20:13qui apparaît
20:14dans ce G7
20:14parce que,
20:15depuis 24 heures,
20:16la perception
20:17de ce président américain
20:18a changé
20:19selon le pays
20:20où on se situe.
20:21C'est-à-dire que
20:21les Occidentaux
20:22sont un petit peu rassurés
20:23et se disent
20:23ça y est,
20:24le commerce
20:25via l'Eutra Dormuz
20:25va recommencer.
20:26Ils disent
20:27c'est une bonne nouvelle.
20:28D'ailleurs,
20:28on a vu les réactions occidentales.
20:29Du côté des pays
20:30du Moyen-Orient,
20:31en revanche,
20:31on doit être
20:31beaucoup plus en colère
20:32parce que tous les voisins
20:34de l'Iran
20:34qui regardaient
20:35en se disant
20:36ça y est,
20:36on va pouvoir enfin
20:38se débarrasser
20:38du régime les Molas,
20:40ils l'ont mauvaise aujourd'hui.
20:41Il faut aussi en parler.
20:41C'est que c'est toute une région
20:42qui perd le bouclier américain
20:45et notamment
20:45la crédibilité
20:46du bouclier américain
20:47face à l'Iran.
20:48C'est aussi ça
20:49qui est en train de se passer.
20:50Ça veut dire que
20:50le président américain
20:51est moins fort
20:52à l'éussi de cette guerre
20:54stratégiquement sur place ?
20:55Alors lui,
20:55il va montrer évidemment
20:56qu'il est le grand gagnant.
20:57Regardez,
20:57j'ai négocié,
20:59j'ai signé un deal
20:59et au fond c'est ça
21:00qu'il va y avoir à la fin
21:01mais en effet
21:01pour les pays de la région
21:03il va y avoir
21:04une vraie question
21:04qui va se poser.
21:05Je pense aux Émirats,
21:06je pense à l'Arabie Saoudite
21:08où chacun va revoir
21:09son positionnement
21:10par rapport à l'Amérique
21:10parce qu'on voit bien
21:11qu'au bout de cette guerre
21:13les Américains
21:13n'ont pas joué
21:14leur rôle de protecteur
21:15jusqu'au bout.
21:16Je crois qu'il faut voir
21:17quand même
21:17ce G7 économique,
21:19la perception
21:20c'est un énorme soulagement.
21:22C'est un énorme soulagement
21:24non seulement
21:24sur le prix du pétrole brut,
21:26sur l'inflation,
21:27sur les taux d'intérêt,
21:28sur la croissance économique.
21:31Les affaires vont pouvoir reprendre ?
21:33Absolument.
21:34Et ça a commencé aujourd'hui.
21:36Les bourses ont atteint
21:38des niveaux
21:38jamais atteints.
21:40Que ce soit le CAC 40
21:41ou le Dow Jones,
21:43on est à des records.
21:44Donc le monde économique
21:47salue sans réserve
21:49ce projet d'accord.
21:50Mais pas le monde géopolitique.
21:53Et c'est ça ce qui...
21:54Oui, c'est-à-dire que
21:55le business est soulagé.
21:58Mais les conséquences
22:00géopolitiques
22:01de cette guerre
22:02vont se poursuivre
22:03avec une réorganisation
22:05de la stratégie
22:06pour les États du Golfe,
22:08les questions autour
22:09de la prolifération nucléaire
22:11comme le disait Patrick.
22:12Rien n'est réglé en fait.
22:13Rien n'est réglé.
22:14Et même,
22:14il y a plus de problèmes
22:15sur la table,
22:16le soulagement,
22:17effectivement,
22:18il est du côté économique.
22:20Et à Versy.
22:20On se donne quand même
22:21un petit peu de temps
22:21parce que les sujets du G7,
22:23ils sont énormes.
22:24Il y avait cette crise
22:25au Proche-Orient,
22:26mais Zelensky et l'Ukraine,
22:28la Russie,
22:28on sent qu'il y a un bouger.
22:29Il y a une rencontre
22:30prévue entre Donald Trump
22:31et le président ukrainien.
22:32Oui, plus ce G7
22:33avec, on va mettre
22:35une chaise supplémentaire
22:36pour Volodymyr Zelensky.
22:37Il se passe des choses
22:38en Ukraine,
22:38il se passe aussi des choses
22:39du côté de la Russie.
22:41Ça bouge.
22:42Vous avez toute une discussion
22:43sur les terres rares aussi
22:44qui devait se passer,
22:45qui est quelque chose
22:46d'extrêmement stratégique
22:47pour tout le monde.
22:47Et s'il n'y avait pas eu
22:49d'accord ou au moins
22:50d'annonce d'une signature,
22:52en fait, vous aviez
22:52une ombre portée
22:54sur tout le G7.
22:57Soyons honnêtes,
22:58il se passe vraiment
22:58des choses au G7 ?
22:59Est-ce que vraiment
23:00on prend des décisions ?
23:01Parfois, il se passe des choses.
23:03Moi, j'étais à Biarritz
23:04pour le premier G7
23:05d'Emmanuel Macron
23:06et j'ai le souvenir,
23:07nous, journalistes,
23:08la salle de presse
23:09était à la halle Hirati.
23:10Les biarros connaissent,
23:11c'est le parc des expositions
23:12qui se situe
23:13tout près de l'aéroport.
23:14Et lorsqu'on a appris
23:15qu'à un moment,
23:15un avion venu de Téhéran
23:17était en train d'atterrir
23:18à Biarritz,
23:20on s'est dit
23:20il se passe quelque chose.
23:21On est passé à ça
23:22à l'époque
23:23et pourtant,
23:23c'est déjà Donald Trump.
23:24C'était le ministre
23:25des Affaires étrangères
23:26iranien qui est arrivé là
23:28et on a commencé à travailler.
23:29Le problème,
23:30c'est qu'il y a eu
23:30un coup de fil de Téhéran
23:31venu d'Emola,
23:33pour le coup,
23:33à l'époque,
23:34qui avait dit
23:34on arrête toutes les discussions.
23:36Donc, il peut se passer des choses.
23:37Il peut se passer des clashs aussi
23:38l'année dernière au Canada.
23:39Donald Trump est parti avant
23:41et puis il y a d'autres...
23:42Est-ce que des décisions importantes
23:45engageant le monde
23:46ont été prises au G7 ?
23:50Décision, non.
23:51Mais il y a un moment,
23:51le fait de se parler
23:52en face à face,
23:53c'est extrêmement important.
23:55Ces entretiens bilatéraux.
23:56Mais encore une fois,
23:57j'insiste aussi
23:57sur la géographie
23:58de la table très courte.
23:59Vous avez juste
24:00un interprète pour chacun
24:01et on se parle,
24:02comme vous et moi en ce moment.
24:04Elle est même plus petite
24:05que ça, cette table.
24:06Et on se renifle,
24:07pardonnez-moi,
24:08mais ce sont des occasions
24:09qu'on n'a pas
24:10comme par exemple
24:11les dirigeants européens
24:12qui se voient quasiment
24:13tous les mois.
24:14On ne l'a pas.
24:14Donc, vous avez parfois
24:16jusqu'à 15 000 km d'écart
24:17voie plus
24:18entre la première ministre japonaise
24:20et Donald Trump,
24:21Emmanuel Macron, etc.
24:23Et donc, ce sont des moments
24:23qui peuvent être importants.
24:24Je reviens à ne croyez pas
24:25que ce soit mon mantra,
24:27ma marotte
24:27sur qui va dire
24:28ces quatre vérités
24:29à Donald Trump.
24:30Mais là, la crise économique
24:31qui vient de vivre le monde,
24:32c'est quand même Donald Trump.
24:34Là, de nouveau,
24:34il menace de droit de douane
24:36les Français sur le vin
24:37si jamais ils ne lèvent pas
24:39la taxe
24:39sur les revenus
24:42sur les gens
24:43de l'intelligence artificielle.
24:45Donc, est-ce qu'il y a
24:46un moment,
24:46on va lui dire,
24:47écoute, maintenant,
24:48il faut que le business repart,
24:49donc on va se calmer.
24:51Voilà.
24:51Est-ce que tu peux
24:52te rester tranquille
24:53deux minutes,
24:53Nicolas Conquer ?
24:54La solution,
24:55rester tranquille deux minutes,
24:56c'est est-ce qu'il faut
24:56rester tranquille
24:57par rapport au massacre
24:57du peuple iranien
24:58par le régime ?
24:59Est-ce qu'il faut rester tranquille
25:00par rapport à des taxes
25:01qui viennent fouetter
25:03les entreprises américaines
25:04de la tech
25:05sur des profits
25:06qui ne sont pas réalisés
25:06dans la zone euro
25:07et qui sont remontés ?
25:08Alors, sur les massacres,
25:09il reste assez tranquille
25:09Donald Trump.
25:10Le fait, c'est parce que
25:11nous qui sommes restés tranquilles
25:12et qui ont ce syndrome français
25:13de critiquer Donald Trump
25:14d'être passé à l'action
25:15alors que nous,
25:15on a juste fait beaucoup
25:16de commentaires en tout cas.
25:16Il y a rien sur le peuple iranien
25:17qui finissent,
25:19allez-y, finissez.
25:19Donc, voilà,
25:20en l'occurrence,
25:20ça c'est l'autre sujet.
25:21On a même eu quatre soldats
25:22qui ont été tués.
25:23Il y a trois soldats américains
25:25qui sont morts
25:25dans cette opération.
25:27Je le rappelle.
25:27Et de fait,
25:27et je pense qu'ils sont fiers
25:28d'avoir servi sous les drapeaux
25:29pour leur mener ce combat
25:30pour la liberté.
25:31Nicolas Conquière, la question...
25:32La taxe sur les big tech,
25:33c'est crucial
25:34parce qu'on cherche
25:35à aller, encore une fois,
25:36étouffer,
25:36à aller confisquer de la valeur.
25:38C'est hautement symbolique.
25:39Il y a une forte proximité
25:41entre les boîtes de la tech
25:42et l'administration américaine.
25:44C'est un mauvais combat à mener.
25:44Avant de parler de cette taxe,
25:45excusez-moi,
25:46mais là, cet accord,
25:47j'entendais notamment
25:49le gouvernement espagnol dire
25:50qu'il va falloir quand même
25:51avancer la facture
25:52à Donald Trump.
25:53Il a déstabilisé le monde.
25:55Ça a coûté très cher
25:56à toutes les économies,
25:57notamment les économies asiatiques,
25:59principalement d'ailleurs,
26:00les économies occidentales.
26:02Donald Trump,
26:02on devrait lui faire payer tout ça.
26:04Il y a deux manières
26:04de voir les choses.
26:05Une première chose,
26:06c'est que ça a fragilisé
26:06le régime iranien.
26:07La deuxième chose,
26:08c'est que ça a renforcé
26:09la souveraineté des pays européens.
26:11Il est une forme de gaullisme.
26:12Vous avez peut-être
26:12les renforcés.
26:13Le régime iranien.
26:14Il a changé de visage.
26:15Il n'est pas renforcé.
26:16C'est-à-dire,
26:17le renforcée qui est-il
26:18n'est même pas enterré.
26:19Il a montré
26:25d'affaiblir les structures
26:26pétrolières.
26:26Nicolas Conquer,
26:26je pense que personne
26:27ne peut dire
26:28que les Iraniens ont perdu
26:30ce soir.
26:31On ne peut pas dire ça.
26:31On entend que c'est eux
26:32qui ont remporté le match.
26:33Nicolas Conquer,
26:34on ne peut pas dire
26:34que les Iraniens ont perdu.
26:35Ils sont dans une situation
26:36dans laquelle ils ne sont pas tenables.
26:37Ils accèdent à un deal
26:38alors que Donald Trump
26:39avait reporté
26:40les dernières frappes
26:40il y a quelques jours.
26:42Il leur a donné
26:42une bouffée d'oxygène.
26:43Ils accèdent à ces conditions
26:44et désormais,
26:46c'est Donald Trump
26:46qui ne cède pas aux conditions.
26:47Les Iraniens ont dit
26:48vous retirez
26:49toutes vos forces
26:49de la région
26:50et vous n'intervenez plus.
26:51On va retrouver
26:52Marie-Jean Tric
26:52à Evian
26:53pour BFMTV
26:54parce que c'est intéressant
26:55de savoir précisément
26:56quel est le programme
26:57du président des Etats-Unis.
27:02Oui,
27:02avec Camille Fournier
27:03qui m'accompagne,
27:04ça y est,
27:04on vient de voir passer
27:05le convoi XXL
27:06de Donald Trump.
27:07Ça y est,
27:08le président est ici
27:09à Evian
27:09et ce sont deux jours
27:11intenses
27:11qui l'attendent
27:12puisque là,
27:13dans quelques minutes maintenant,
27:14il va s'entretenir
27:15lors d'une rencontre bilatérale
27:16avec Emmanuel Macron
27:17et puis lors de la soirée,
27:19ce sera un événement d'accueil
27:20avec les autres dirigeants
27:21du G7
27:22suivi d'un dîner de travail
27:24avec les dirigeants du G7.
27:26La journée de demain
27:26va être très très importante.
27:28Pourquoi ?
27:29Eh bien parce que
27:29deux grands sujets
27:30vont être mis sur la table.
27:31La guerre en Ukraine
27:32et la guerre en Iran.
27:34On sait qu'il y a
27:34beaucoup de développement
27:35en ce moment
27:35concernant la guerre en Iran.
27:37On sait que les Européens
27:38avaient peu apprécié
27:39le fait que Donald Trump
27:40ne les prévienne pas
27:41qu'il allait frapper l'Iran
27:43et on sait que Donald Trump,
27:44lui de son côté,
27:44avait été énervé
27:45par le manque de soutien
27:47des Européens
27:47et on peut lire
27:48dans la presse américaine
27:49que des confidents
27:50du président américain
27:51indiquent que Donald Trump
27:53devrait profiter du G7
27:54pour dire aux alliés européens
27:56qu'il a été un peu déçu
27:57par leur comportement.
27:59Deux jours pour Donald Trump
28:00donc qui s'annonce
28:01particulièrement intense
28:02du point de vue diplomatique.
28:04Merci Marie Jantric
28:05avec Camille Fournier
28:06et Jean-Louis.
28:07Je ne sais pas du tout
28:07que l'état d'esprit
28:09des Américains
28:10soit de compenser
28:11quoi que ce soit.
28:13C'est arrivé,
28:14c'est fini
28:15et maintenant
28:16chacun pour soi.
28:17Il y a du pétrole,
28:19le pétrole va baisser,
28:20il y aura du gaz naturel,
28:22le gaz naturel va baisser,
28:23on est dans la compétition mondiale
28:25et que le meilleur gagne.
28:27Que le pétrole coule à flot,
28:28a dit Donald Trump.
28:28Exactement,
28:29le pétrole coule à flot.
28:30Et donc ça va être ça.
28:32Il n'entendra rien d'autre.
28:34Je crois qu'il n'entendra rien d'autre.
28:36C'est-à-dire que les critiques
28:37sur le fait qu'il a déstabilisé
28:39économiquement le monde
28:40avec cette guerre inachevée,
28:43après on peut en débattre.
28:44Certainement,
28:44c'est du passé.
28:45Lui ce qu'il veut
28:46c'est que le pétrole
28:47baisse à la pompe
28:47pour les citoyens américains.
28:49Pour le coup,
28:50je ne parle pas des causes
28:51mais sur les conséquences,
28:53ça aurait été Joe Biden
28:53ou Barack Obama,
28:55il aurait agi
28:55de la même façon en américain.
28:57C'est-à-dire comme vous dites,
28:58chacun pour soi.
28:59Et moi,
29:00lorsque j'entends Donald Trump,
29:01J.D. Vance,
29:02c'est vraiment autre chose.
29:02On pourra s'y arrêter.
29:03Mais Donald Trump qui dit
29:04on va rouvrir le détroit d'Hormuz
29:06de façon libre,
29:07la liberté à l'américaine,
29:09ce n'est pas forcément
29:09la gratuité selon lui.
29:11C'est-à-dire que la loi
29:12de l'offre et de la demande
29:13fera que si les Iraniens
29:15veulent faire payer un péage,
29:17ce qui n'existait pas avant.
29:18Ce qui n'existait pas avant
29:19mais bon ça,
29:20pour un américain,
29:21ça reste quand même
29:22une liberté pour Donald Trump
29:23en tout cas.
29:24Mais J.D. Vance
29:24est un peu plus...
29:26J.D. Vance qui va signer
29:27vendredi cet accord.
29:28Et qui va, semble-t-il,
29:30discuter derrière
29:30ou lancer les négociations.
29:32Il a dit,
29:32à long terme,
29:34il ne sera pas question
29:35de payer un péage
29:36du côté de Détroit d'Hormuz.
29:37J.D. Vance a été lui-même
29:38l'artisan de ce qui va être signé
29:40et dont il sera
29:41une certaine même redevable.
29:42Il devrait assumer le bilan
29:43de sa durée.
29:44En 2028.
29:45Dans la durée.
29:45Mais en revanche,
29:46en ce qui concerne le péage,
29:47il n'est aucunement question
29:48que les États-Unis
29:49permettent à ce que l'Iran
29:50puisse extorquer
29:52ce qui souhaiterait passer
29:53par le Détroit.
29:54Ça va à l'encontre
29:54du droit américain.
29:55On ne joue pas avec les mots.
29:56Ce ne serait pas un péage,
29:57mais ce serait des frais de passage.
29:58Des frais de service.
29:58Mais non, non.
29:59Il n'y aura rien du tout.
30:01Il n'y aura pas de mauvais deal
30:02qui sera accepté par le Détroit.
30:03Je dois dire,
30:04quelque chose de péage,
30:05c'est important.
30:06Mais c'est 1 ou 2 dollars
30:07le baril.
30:08Alors, ce n'est pas négligeable,
30:09mais ce n'est pas fondamental.
30:10Ce qui est vraiment fondamental,
30:12c'est le contrôle de l'Iran
30:13sur le Détroit.
30:14C'est-à-dire ?
30:15C'est-à-dire que
30:16s'ils peuvent trier les bateaux
30:17qui passent par le Détroit,
30:20là, ils peuvent avoir
30:21une influence directe
30:22sur le prix mondial du pétrole.
30:24Et je pense que la discussion
30:27est beaucoup plus sur
30:28qui contrôle Ormose,
30:30est-ce qu'il y a une liberté complète
30:32sur Ormose ou pas,
30:34et quel est le rôle de l'Iran
30:35ou pas dans cette liberté ?
30:36L'Iran a découvert
30:38avec cette guerre
30:40que ce pays possédait
30:42une arme terrible,
30:43c'est-à-dire le contrôle
30:44des droits à Ormose.
30:45Leur dissuasion nucléaire,
30:46finalement,
30:46c'est celle-là.
30:47La dissuasion navale.
30:48Oui, la dissuasion navale.
30:49On a oublié, d'ailleurs,
30:50les origines de la guerre
30:50parce que Ormose est devenu
30:52le centre du sujet,
30:53à tel point, d'ailleurs,
30:54qu'on voit l'enthousiasme
30:55à l'idée que Ormose soit libéré
30:57et que, ça y est,
30:58le pétrole coule à floumme.
30:59Ce n'est pas le sujet
30:59début de la guerre.
31:00Ce n'est pas ça.
31:00C'était le nucléaire,
31:01c'était le balistique
31:02et le régime des Mola.
31:03Au final,
31:04les trois missions premières
31:05de cette guerre,
31:07Trump va les effacer
31:08très rapidement.
31:09En effet,
31:09sûrement en faisant
31:10des discours de victoire,
31:11en disant,
31:11regardez ce que j'ai fait.
31:12Mais sur le terrain,
31:13rien n'est changé.
31:14Et la vraie question,
31:15si on veut vraiment
31:15s'intéresser à la problématique iranienne,
31:17c'est qui va s'en charger ?
31:18Parce que peut-être
31:19que les Israéliens
31:19vont continuer à mener
31:20des opérations seuls
31:21sans les Américains.
31:22Qu'est-ce qui a changé ?
31:23La semaine dernière,
31:24c'était,
31:24je vais prendre
31:25l'île de Cargue,
31:27vous allez voir,
31:28je vais prendre
31:2890% du pays,
31:30etc.
31:30Et deux jours
31:31ou 72 heures après,
31:33c'était,
31:33ça y est,
31:34on a un accord.
31:34Qu'est-ce qui a changé alors ?
31:35Je ne néglige pas
31:38le pouvoir
31:39de distraction massive
31:40de Donald Trump.
31:41C'est-à-dire que ça a bossé
31:42quand même.
31:43On ne va pas se mentir,
31:44les négociateurs,
31:45d'un côté comme de l'autre.
31:47Et là,
31:47vraiment,
31:47il faudra le suivre,
31:49Jay D. Vance,
31:49il ira loin.
31:50Non, non,
31:50mais pour être plus sérieux,
31:52il a fait le tour
31:52des matinales
31:54ce matin
31:54et notamment sur
31:55Good Morning America
31:56qui est sur ABC News,
31:57c'est la plus écoutée
31:59du matin.
32:00Il a dit,
32:01ce qui a vraiment changé,
32:02c'est qu'aujourd'hui,
32:04on se parle directement.
32:05Je n'ai plus besoin
32:06de médiateurs.
32:07Moi,
32:07je parle directement
32:09aux Iraniens.
32:10Donc,
32:10je peux sentir
32:10quand ils nous mentent,
32:11quand il se passe des choses.
32:12Donc,
32:12ça travaille quand même.
32:14Il y a eu,
32:14jusqu'au dernier moment,
32:15on l'a su,
32:16notamment après la frappe
32:18israélienne sur Darie
32:19dans la banlieue de Beyrouth
32:21ce dimanche,
32:22ça a failli très mal
32:22se finir.
32:23Et puis,
32:23hop,
32:24au dernier moment,
32:24ça s'est fait.
32:25Si on était un peu provoquant,
32:26on pourrait dire que
32:26Donald Trump,
32:27il était très préoccupé
32:28par l'organisation
32:28de son anniversaire
32:29à la Maison Blanche.
32:30Et il fallait que ça tombe bien,
32:31oui.
32:32Et qu'à côté,
32:33les autres négocient à fond.
32:34Vous avez vu quand même
32:35la pression.
32:35Il y a son anniversaire,
32:36oui,
32:36mais il y a une Coupe du Monde.
32:37Vous avez senti,
32:38pour moi,
32:39ça n'est pas anodin.
32:40L'équipe iranienne de football
32:41qui atterrit à Los Angeles
32:42au moment de l'annonce
32:44d'un accord,
32:45ce n'est pas absolument
32:46pas une coïncidence.
32:46Vous avez le 4 juillet
32:47qui arrive,
32:48etc.
32:48Et bien sûr,
32:49les midterms.
32:50Et la pression était
32:51très très forte
32:52pour Donald Trump.
32:53L'annonce de cet accord de paix
32:54est finalement aussi,
32:55pour ce sommet du G7,
32:58un formidable teasing.
32:59C'est-à-dire que,
33:00bon,
33:00les G7,
33:01ce n'est pas toujours
33:01passionnant à suivre.
33:02tout d'un coup,
33:03il se passe quelque chose
33:04pour Emmanuel Macron.
33:04C'est son dernier.
33:05C'est en France.
33:06Donc,
33:07c'est aussi pour le président français
33:09une opportunité incroyable
33:11pour se mettre en avant,
33:12pour peser sur les choses.
33:14Ça le remet complètement
33:15sur le devant de la scène.
33:16Et quel contraste
33:17avec le début de cette guerre d'ailleurs
33:18où Donald Trump
33:19n'avait même pas informé
33:20Emmanuel Macron
33:21des frappes en Iran.
33:22Emmanuel Macron,
33:23à l'époque,
33:23avait été extrêmement amer.
33:26Depuis,
33:26Emmanuel Macron a essayé
33:27de faire ce qu'il a pu
33:28pour dire qu'il fallait,
33:29en effet,
33:30arriver un jour à cet accord
33:31et qu'une fois que ce serait fait,
33:32la France,
33:33avec d'autres pays,
33:34participerait à cette fameuse
33:35mission défense,
33:36de réouverture du Détroit.
33:39Et d'ailleurs,
33:39on a vu en effet,
33:40c'est ce que vous disiez tout à l'heure
33:41dans l'attitude d'Emmanuel Macron
33:42aujourd'hui,
33:43qu'il n'est pas vindicatif.
33:44Il n'est pas là
33:45pour demander des comptes
33:46à Donald Trump.
33:47Il n'a pas des propos durs
33:48comme il avait pu en avoir
33:49à Davos
33:50où il avait dit par exemple
33:51que Donald Trump
33:52était une brute
33:53au moment du Groenland.
33:55Là,
33:55le président français
33:56considère que le mal est fait,
33:57qu'il faut tourner la page,
33:58que maintenant,
33:59il faut avancer,
34:00rouvrir ce Détroit
34:01le plus urgemment possible,
34:03essayer de convaincre
34:04Donald Trump
34:04qu'il a mal agi.
34:05C'est parfaitement illusoire.
34:07Et mettre en place,
34:08il en a parlé
34:09avec le déploiement
34:09du Charles de Gaulle
34:10qui est déjà
34:11plus ou moins sur zone,
34:13cette mission
34:13avec les démineurs
34:14pour arriver à ce que
34:15l'économie mondiale reprenne.
34:17Puisqu'on parle de la France,
34:18il y a toutes ces aides
34:20qui ont été promises
34:20par le gouvernement,
34:21notamment l'aide
34:22Gros rouleurs
34:22qui se met en place.
34:24D'ailleurs,
34:25ceux qui ont tous créé
34:26cette aide
34:26vont commencer
34:27à toucher l'argent.
34:28Et rien n'est remis en cause,
34:29a précisé Sébastien Lecornu,
34:31le Premier ministre.
34:31Les aides seront versées
34:32comme convenu,
34:33même s'il y a eu cet accord
34:35et que le prix
34:37du pétrole va baisser.
34:38Oui,
34:38ce n'est pas non plus
34:39des aides considérables.
34:40Non,
34:40ce n'était pas
34:41le quoi qu'il en coûte
34:42de la guerre en Ukraine.
34:43Mais il a confirmé
34:45que les aides
34:45qui ont été accordées
34:46dans un certain contexte
34:48seront effectivement payées,
34:50je crois que c'est
34:51jusqu'à fin juillet.
34:53C'est une centaine d'euros.
34:53Est-ce que les Français,
34:54pour l'instant,
34:54ne les ont toujours pas touchés ?
34:55Ils n'ont rien touché.
34:57Il y a eu du retard
34:58à l'allumage,
34:58mais ça veut dire
34:59que les prix à la pompe
35:00ne vont pas redescendre
35:01tout de suite au niveau
35:02où ils étaient avant la guerre ?
35:03Ils ont déjà baissé.
35:04Ils ont baissé,
35:05mais ils sont encore très hauts.
35:06Ils sont encore très hauts.
35:07Ils sont juste
35:07en dessous de 2 euros le litre.
35:09Je pense que ça va baisser
35:11fortement cette semaine.
35:12Cette semaine ?
35:13Cette semaine.
35:14D'accord.
35:14Parce que depuis la semaine dernière,
35:16ça veut dire quoi,
35:17c'est 10 centimes
35:18d'euros du litre.
35:19D'accord.
35:20Donc autour d'un 80 ?
35:23On est à 98-99.
35:25Donc autour d'un 90,
35:27un peu en dessous d'un 90.
35:28D'accord.
35:29Mais ça reste haut encore.
35:30Ça reste haut.
35:31Mais le pétrole
35:33est encore à 83 aujourd'hui.
35:35Donc il va falloir attendre
35:37un peu.
35:37C'est toujours plus long
35:38quand on va la baisser.
35:39Non, je sais que vous alliez
35:40me dire ça.
35:40Parce que c'est vrai ?
35:41Non, c'est tout à fait vrai.
35:42Mais en tous les cas,
35:44les prix vont baisser.
35:45Le point clé,
35:46c'est la réouverture
35:48effective d'Ormouz.
35:50Si les bateaux commencent
35:51à passer en nombre,
35:52en masse,
35:53en nombre,
35:54à ce moment-là,
35:55les marchés vont vraiment
35:56prendre confiance.
35:57Donc les marchés
35:57attendent de voir précisément
35:59quand même si Ormouz
36:00est de gros navigables.
36:00Comment il reste de bateaux ?
36:01Pardon ?
36:02Comment il reste de bateaux ?
36:03500.
36:04Ah oui.
36:04Ce sont essentiellement
36:05des pétroliers ?
36:06Pas seulement.
36:07Il y a des métaniers,
36:09il y a des portes-containers,
36:11il y a toute une série de bateaux.
36:12Mais si ça commence
36:14à s'écouler,
36:14les marchés vont prendre confiance,
36:16le brut va baisser
36:17et à ce moment-là,
36:18les prix vont baisser très rapidement.
36:19Alors, en fait,
36:21on considère qu'à partir du moment
36:23où le mémorandum serait signé
36:26et que les Iraniens
36:27fassent preuve de bonne foi,
36:29ça c'est un élément important,
36:31il faudra quand même
36:33plus d'un mois
36:34pour pouvoir déployer
36:37et commencer à nettoyer
36:39le détroit d'Ormouz.
36:40Ça, c'est incontournable.
36:42mais le signal
36:44sera déjà important
36:46si vendredi,
36:49il y a cet accord.
36:51Parce que la difficulté,
36:53c'est qu'il faut
36:54donc la flotte
36:56de chasseurs de mines
36:57franco-britanniques,
36:59belges, néerlandaises, italiennes,
37:01elle est prête
37:02mais il faut qu'elles se projettent
37:03sur zone.
37:04Il faut que...
37:05Qui va donner le go ?
37:08Très certainement
37:09que ça va se discuter
37:10peut-être ces jours-ci.
37:12Ou là, ces jours-ci.
37:13En coordination
37:14avec les Américains, j'imagine ?
37:15Oui, en coordination.
37:16Et la question,
37:17c'est qu'il faut protéger,
37:18bien sûr,
37:18les bâtiments
37:19et les chasseurs de mines
37:21ne sont pas protégés
37:21donc il faut les protéger.
37:23Donc là, c'est le rôle
37:24par exemple de frégate
37:24ou du porte-avions,
37:26du porte-hélicoptères.
37:27Et puis après,
37:28c'est un travail
37:28qui est laborieux
37:29parce qu'il faut
37:29en quelque sorte
37:30chercher une aiguille
37:32au milieu d'une botte de foin
37:33donc il faut ratisser
37:35sur l'ensemble
37:36de la zone
37:36et pour garantir
37:39la sécurité.
37:40Alors, on va retrouver
37:41puisqu'on parlait à l'instant
37:42du pétrole
37:43et des prix à la pompe,
37:44on va retrouver
37:44Benoît Ruiz.
37:45Il est à Nice
37:46pour BFM TV.
37:48Benoît Ruiz
37:48qui est à proximité
37:49d'une station essence.
37:50On peut imaginer
37:51l'impatience
37:52des automobilistes
37:53de voir le prix baisser.
37:57Oui, une impatience
37:58non dissimulée
37:59et c'est vrai
38:00un peu de pessimisme
38:02quand même
38:02des automobilistes
38:03qui ne croient pas
38:04à une baisse rapide
38:06et durable
38:07et c'est vrai
38:08qu'ils ont été échaudés
38:08depuis plusieurs semaines
38:10et avec ces prix
38:11tellement élevés
38:122,34 euros
38:13le gasoil
38:13le 10 avril dernier
38:15en moyenne
38:15là on est revenu
38:16aux alentours
38:16des 2 euros
38:17voire 1,90 euros
38:19pour le sans-plomb
38:19mais c'est vrai
38:20que dans les esprits
38:21ça reste difficile
38:22à imaginer
38:23une telle baisse
38:24alors on leur a posé
38:25la question
38:26est-ce que
38:27vous y croyez ?
38:28Réponse au micro
38:29d'Olivier Wix.
38:31Ils disent qu'ils baissent
38:32soi-disant le prix
38:32de l'essence
38:35non
38:35pour retrouver
38:36les prix d'avant
38:38je ne pense pas
38:38que ça puisse se faire
38:41mais oui
38:42je crois encore
38:43au Père Noël
38:43à mon âge
38:44écoutez ça augmente
38:45ça descend jamais
38:46j'espère qu'elle baissera
38:48pour tout le monde
38:49La baisse
38:49n'atteindra pas
38:51les prix
38:54qu'on avait connus
38:54avant
38:56donc je ne crois pas
38:57trop à une baisse
38:58vraiment très forte
39:01Alors on rappelle
39:02tout de même
39:02que le sans-plomb 95
39:03a baissé de 9 centimes
39:05en un mois
39:05et le gasoil
39:06de 13 centimes
39:07et on va quand même
39:08vous rappeler
39:08un petit chiffre
39:09il y a un an
39:10savez-vous
39:11à combien était le 95
39:12il était à 1,72 euros
39:14et le gasoil
39:15il était
39:16il y a un an
39:17pile jour pour jour
39:18à 1,58 euros
39:20pratiquement 50 centimes
39:21de moins
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