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  • il y a 14 heures
Après l'annonce d'un accord américano-iranien, un sommet du G7 se tient ce 15 juin à Evian, sur les bords du lac Léman.

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Transcription
00:00Voici Mme Mélanie, qui était venue avec sa fille tout à l'heure, on l'a vu à l'atterrissage
00:04à Genève.
00:05Il y en a qui viennent sans leur femme et il y en a d'autres qui viennent avec leur
00:07fille.
00:08On a rarement vu le compagnon de Mme Mélanie depuis qu'elle est au pouvoir, qu'elle est présidente du
00:14conseil italien.
00:17Mais oui, donc si vous voulez, il y a des dossiers très importants, ne serait-ce que par exemple la
00:23question de l'intelligence artificielle.
00:24Quelle régulation ? Le monde est inquiet avec ces robots qui pensent à notre place et qui pourraient penser demain
00:32encore plus.
00:33Il faut réguler, les Américains sont contre.
00:35Je reviens sur cette image. Aujourd'hui, au sein du G7, il y a les pros, il y a les
00:40anti-Trump.
00:41Là, on est plutôt dans une alliée de Donald Trump. Dans quelques instants, c'est la première ministre japonaise qui
00:47va arriver, celle qu'on surnomme la Trump japonaise aussi.
00:50Il a aussi ses alliés à l'intérieur du G7. Ce n'est pas lui contre le reste du monde.
00:56Il n'y a pas d'ennemi de Trump à l'intérieur du G7. Personne ne peut être l'ennemi
01:00de Trump. Si on est ennemi de Trump, on n'est pas au G7 ou Trump n'est pas là.
01:04D'ailleurs, le seul qui manque de son point de vue, c'est Vladimir Poutine parce qu'il avait même
01:08établi l'idée qu'il pourrait peut-être revenir
01:11parce qu'il était nécessaire que dans le cadre des pourparlers qui...
01:16Et d'ailleurs, en Corée, il était prévu que cette option soit sur la table s'il avait accepté le
01:22plan de paix de Donald Trump.
01:22Sur la chancelier allemand, avec son épouse Charlotte, un personnage important, notamment sur la question de l'Ukraine et aussi
01:28des déséquilibres économiques.
01:30On pense aux voitures électriques qui arrivent et à la Chine qui est un peu l'éléphant dans la salle.
01:36Voilà. Donc, il y a une photo de groupe importante. Non, c'est vrai que, si vous voulez, il y
01:42a beaucoup de désaccords à l'intérieur de ce sommet.
01:45C'est vrai que la Premier ministre, Sanae Takahichi, est la plus proche de Trump. Ensuite vient Mme Mélanie, mais
01:51qui a quand même un peu fait évoluer sa position.
01:54Elle reste quand même assez amicale avec Donald Trump. Depuis le départ de M. Orban, il n'y a plus
02:01beaucoup de pro-Trump au sein de l'Union Européenne.
02:04Non, mais après, il est important de préciser aussi qu'il ne faut pas toujours confondre dépendance et proximité.
02:12Il y a des pays qui sont très alignés officiellement sur les positions de Donald Trump.
02:17Voilà Keir Sarmer avec son épouse Victoria, le Premier ministre britannique, qui était en grande difficulté en Grande-Bretagne.
02:21Le futur ex-Premier ministre.
02:23Qui pourrait perdre le pouvoir.
02:25Non, non, tout à fait. Mais Sanae Takahichi, la Première ministre japonaise, elle est extrêmement maltraitée par Donald Trump publiquement,
02:32qui faisait des références à Pearl Harbor lors de leur rencontre dans le bureau Oval.
02:36Elle n'est pas véritablement Trumpiste.
02:39Elle est, en revanche, dans une situation de très grande dépendance stratégique face à la Chine.
02:43Elle a très peur d'être lâchée par Donald Trump face à la Chine.
02:46Et Donald Trump lui demande des investissements massifs dans la défense.
02:49Elle est obligée également de se trouver des portes de sortie, parce qu'elle a une dépendance au pétrole qui
02:56passe par Hormuz absolument gigantesque.
02:58Donc elle est surtout dans une grande dépendance.
03:01Et elle doit sauver le Japon, l'économie japonaise, a fortiori, de cette grande dépendance aux Etats-Unis.
03:07Et ça, c'est un défi.
03:08Tous ceux qui sont là sont, en quelque sorte, sous le joug de l'économie américaine.
03:14Et surtout, des décisions extrêmement brutales, mercantilistes et agressives de Donald Trump.
03:20Un grand changement dans la politique étrangère américaine.
03:22Alain Bauer, de tous les visages qu'on voit là, qui sont les hommes et les femmes les plus puissants
03:27du monde,
03:27qui, ce soir à table, dans quelques minutes, peut dire à Donald Trump qu'il est allé trop loin avec
03:34l'Iran
03:35ou qu'il refuse aujourd'hui de payer pour passer le détroit d'Hormuz ?
03:40Personne.
03:42Personne.
03:43C'est le premier ministre canadien.
03:43Et vous êtes facile, personne.
03:44Les Canadiens.
03:45Voici le premier ministre canadien qui est accompagné de son épouse Diana Fox.
03:51C'est important le Canada, parce que le discours du premier ministre canadien en Europe, récemment,
03:56a été celui d'une alliance des puissances moyennes dont fait partie la France, mais aussi l'Allemagne,
04:01pour faire face, justement, à l'Empire américain.
04:03Et donc, ce n'est pas vraiment un allié de Donald Trump, qui est là au G7.
04:07Il va aider, certainement, les Européens à essayer de trouver des compromis, notamment sur les questions économiques.
04:12C'est vraiment une question de ne pas perdre l'Alberta dans un référendum qui arrive et qui est moins
04:17facile qu'il n'y paraît.
04:18Alberta, principale puissance pétrolière du Canada, de l'Ouest canadien,
04:22dont la première ministre est à peu près aussi trumpiste que Donald Trump ou qu'un élu maga,
04:28et qui laisse faire ce référendum un peu comme David Cameron avait laissé le référendum du Brexit,
04:34n'y croyant pas, tout en se disant qu'une surprise n'est pas impossible.
04:37Canada, donc, risque d'être extraordinairement affaibli, ne serait-ce que par l'idée que ce référendum puisse connaître un
04:46succès.
04:46– Après la photo, ou les photos, là, on aperçoit la première ministre japonaise qui arrive à son tour,
04:52est-ce que c'est vraiment utile à la mourir un G7 aujourd'hui ?
04:56Est-ce qu'ils ont besoin de se voir, de se parler de près ?
05:00Parce qu'après tout, évidemment, tous peuvent s'appeler à longueur d'année pour se féliciter ou autre chose.
05:06Ça sert encore, ce genre de rendez-vous, aujourd'hui, ou pas ?
05:08– Toutes les réunions servent toujours, et puis le fait d'avoir un effet de groupe est toujours utile.
05:14On l'a vu d'ailleurs dans des épisodes précédents, on commence avec l'idée que ça ne sert à
05:20rien,
05:20et puis il arrive que quelque chose se produise, qu'un accord puisse être trouvé au dernier moment.
05:27Donc oui, les G7 sont toujours utiles.
05:28Après, le format du G7 est un peu handicapé par ceux qui manquent,
05:33parce que le G7 est marqué par l'histoire ancienne de l'Occident dominant,
05:38et il y a un petit affaiblissement avec ceux qui sont partis,
05:42et une difficulté avec ceux qui ne sont pas rentrés.
05:45Donc il est certain qu'on est dans une phase beaucoup plus complexe
05:48que quand l'idée même du G7 a été mise en place, c'est-à-dire les années 70.
05:53Là, on est dans autre chose, et le moment est probablement venu
05:56de revisiter l'état réel du monde, de l'économie du monde, des évolutions du monde.
06:03Rappelons que c'est Valéry Chardestin qui a créé le G7.
06:06En fait, à l'époque, c'était un G2 avec Gérald Ford.
06:09Ils se sont retrouvés au bord d'une piscine, en maillot urbain.
06:11Dans la piscine.
06:12Dans la piscine.
06:12C'était plus simple qu'aujourd'hui.
06:15Plus décontracté.
06:15Mais décontracté.
06:16Il y a peut-être une piscine à éviter.
06:17C'était une très bonne idée, et c'est très important de pouvoir se parler,
06:20surtout en période de crise.
06:22Et on peut dire que ce G7 tombe à pic,
06:24et ajoutons qu'il y aura d'autres pays qui sont associés,
06:26notamment le Qatar, l'Arabie Saoudite, qui vont venir pour parler du golf.
06:30Il y a des gestes qui ont vraiment été faits pour essayer justement
06:36de ne pas enteriner par ce G7 une coupure avec les pays des Suds,
06:41pour montrer qu'il y a quand même une prise de conscience
06:43qu'on doit gérer et la crise et la prospérité de manière plus partagée,
06:48plus égale, plus équitable.
06:49Question piège, il manque qui là ?
06:51Il manque le président du Ghana, qui est l'invité spécial, je dirais,
06:56d'Emmanuel Macron.
06:56Ça fait suite au sommet qui a eu lieu au Kenya au mois de mai dernier.
07:00C'est important parce que c'était une forme de rupture.
07:03La France ne s'intéresse plus seulement aux précarés africains,
07:05mais aussi à l'Afrique anglophone, l'Afrique de l'Est,
07:08qui est économiquement extrêmement importante.
07:09Et Ursula von der Leyen ?
07:11Elle va arriver.
07:12Elle a atterri tout à l'heure à Genève.
07:13Donc effectivement, elle va certainement arriver dans les minutes qui viennent,
07:16dans les secondes qui viennent.
07:18Eh bien, il suffit de la demander.
07:19Et là, voici.
07:20Vous avez une puissance, un pouvoir de déclencher les arrivées à distance.
07:24Voilà la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
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