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  • il y a 15 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:03Générique
00:04Édition spéciale consacrée à l'ouverture du sommet des 7 grandes puissances, le G7 à Evian,
00:10et vous l'avez vécu en direct sur BFM TV.
00:12Ulysse Gosset, c'est l'arrivée du cortège présidentiel américain.
00:17Donald Trump est donc à Evian.
00:18Et premier entretien qu'il doit avoir, c'est avec le président de la République, Emmanuel Macron.
00:23Alors on devrait les apercevoir d'ici quelques minutes, normalement.
00:25– Oui, on entre dans le vif du sujet, et effectivement c'est sans aucun doute
00:30l'invité le plus important pour le sommet du G7 et pour la France,
00:34qui lui réserve d'ailleurs des honneurs dus à son grand président des Etats-Unis,
00:37puisque le sommet, évidemment, déjà en soi c'est important que Trump ait fait le déplacement,
00:41mais le sommet se terminera par un grand dîner à Versailles,
00:46auquel Trump est sans doute très sensible.
00:48Mais ça va être un sommet difficile,
00:50et il y a beaucoup de désaccords avec Trump sur le Moyen-Orient,
00:57sur l'Ukraine et sur les questions économiques,
01:00sur ce que Emmanuel Macron appelle les déséquilibres économiques,
01:03ce qui nous amène à parler des droits de douane.
01:05Donc il y a beaucoup de sujets qui fâchent,
01:07mais l'important c'est que Donald Trump soit là,
01:10parce qu'en fait, avec l'accord qui a été annoncé,
01:13qui n'est pas encore connu publiquement,
01:15on voit que ce sommet pourrait rester dans l'histoire,
01:17comme celui qui organisera finalement la stratégie occidentale
01:21pour sortir de cette crise qui a plongé l'économie mondiale
01:24dans une situation très délicate et dont tout le monde souhaite sortir.
01:28Justement, il faut refaire un petit peu d'histoire,
01:30et c'est ce qu'on va faire avec Nargis Hadji maintenant,
01:32parce qu'il faut se souvenir, bonsoir Nargis,
01:35en 2018, Donald Trump se retire de l'accord sur le nucléaire iranien,
01:38conclu par le gouvernement Obama.
01:41Absolument, il s'agit du JCPOA, l'accord de Vienne.
01:44Donc signé en Autriche le 14 juillet 2015,
01:48l'accord sur le nucléaire iranien.
01:49Il est signé par les 8 parties que vous voyez juste ici,
01:52l'Iran, bien évidemment,
01:54les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU,
01:57donc la France, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni,
02:00les Etats-Unis, donc sous Barack Obama,
02:02et auquel nous ajoutons l'Allemagne,
02:04et enfin l'Union européenne.
02:06Le but de cet accord, d'abord contrôler le programme nucléaire iranien,
02:10mais aussi permettre la levée progressive des sanctions économiques
02:14qui touchent Téhéran.
02:15Mais voilà, moins de 3 ans plus tard, le 8 mai 2018,
02:18alors cette fois c'est Donald Trump qui est à la tête des Etats-Unis,
02:20et il prend la parole depuis la Maison-Blanche sur ce pupitre
02:23pour annoncer le retrait unilatéral des Etats-Unis de l'accord de Vienne,
02:27et dans le même temps, il rétablit les lourdes sanctions contre l'Iran.
02:31Alors quid des autres signataires ?
02:33Ils ont continué à soutenir l'accord, mais voilà,
02:35le retrait américain et le retour des sanctions ont largement vidé le JCPOA de sa substance.
02:40Alors aujourd'hui, un avocat est sur la table, mais quelles sont les différences, Nargis ?
02:44Alors le contenu de l'accord bientôt signé n'a pour l'heure pas entièrement été révélé.
02:49Il comporterait donc 14 clauses selon une agence de presse iranienne.
02:534, j'ai regardé les deux, et 4 rappellent celui de 2015.
02:57D'abord, le point numéro 9, juste ici, l'Iran qui réaffirme ne pas vouloir produire l'arme nucléaire,
03:03mais le cœur des discussions reste le nucléaire contre une levée des sanctions,
03:08et ça c'est les points 6, 8 et 14.
03:11Et enfin, le texte prévoit un mécanisme de supervision comme le JCPOA,
03:15c'est-à-dire comme l'Agence internationale de l'énergie atomique,
03:19qui se rend parfois en Iran pour contrôler le stock d'uranium,
03:23et on termine avec une validation par le Conseil de sécurité de l'ONU qui est évoqué,
03:27et c'était le cas aussi en 2015.
03:29Merci Nargis Hadji.
03:30Alors on n'a pas encore les termes précis de cet accord qui sera signé vendredi,
03:34si tout se passe bien.
03:35Emmanuel Gallichet, vous qui êtes la spécialiste du nucléaire,
03:37on a l'impression quand même que les questions nucléaires sortent de cet accord.
03:43C'était pourtant l'une des raisons de la guerre déclenchée par Israël et par les Américains.
03:49Donc on n'est pas rassuré de ce côté-là ?
03:52Où se trouvent les 400 kilos d'uranium ?
03:55Alors il y a deux questions.
03:57Alors qu'on ne soit pas rassuré, effectivement, on peut dire qu'effectivement,
04:01jusqu'à vendredi, il semble que le nucléaire ne soit pas sur la table des négociations.
04:05Sur ces fameux stocks, nous ne savons toujours pas où ils sont.
04:09L'AEA, on l'a dit et redit, n'est jamais retourné sur le terrain des installations détruites
04:15depuis juin, depuis même mai 2025.
04:19Donc nous ne savons pas.
04:21On a des suppositions, évidemment.
04:24Là, il pourrait y avoir 220, la moitié du stock avec l'enrichissement à 60% dans les tunnels à
04:32Ispao.
04:32Le reste, peut-être à Natanz, Forteau, peut-être autre part, la montagne de la Péloche.
04:37On n'en a toujours pas une idée.
04:38Néanmoins, il y a eu des frappes très puissantes sur les sites.
04:42Donc ça, ça a quand même détruit en partie la capacité qu'avait l'Iran d'aller vers cette arme
04:49nucléaire.
04:49Vous avez totalement raison.
04:50On peut dire que si on fait un état de la situation après l'ensemble des frappes,
04:55il y a une trentaine de sites liés au nucléaire qui ont été vraiment très endommagés.
05:00Il y a plus d'une vingtaine d'experts scientifiques de haut niveau en nucléaire qui ont été assassinés.
05:06Et donc ça fait qu'effectivement, le programme nucléaire iranien aujourd'hui n'est pas du tout dans le même
05:12état qu'il l'était en 2015, voire avant les frappes.
05:15Il n'est pas réduit à néant, on est d'accord.
05:17Mais il n'est pas réduit à néant puisqu'on peut toujours reconstruire.
05:20Donald Trump a dit plusieurs fois que de toute manière, désormais, il pouvait surveiller de loin ce qui se passait
05:26sur place.
05:27Mais si jamais il voyait des mouvements inquiétants de reconstitution de sites, il pouvait à nouveau frapper.
05:33C'est possible ça ?
05:34Oui, on l'a vu. On l'a vu en juin, on l'a vu en février.
05:37Donc effectivement, les images satellites sont extrêmement précieuses, même pour l'AIEA, même pour les agences de renseignement.
05:43Elles nous donnent vraiment des indications de ce qui se passe plus ou moins sur les sites.
05:48Ce n'est pas la seule information.
05:51Mais effectivement, avec des images satellites, on a vu d'ailleurs, c'est pour ça qu'ils sont retournés frappés
05:55au mois de février,
05:56on a vu des mouvements autour des sites nucléaires, donc une reconstruction d'un certain nombre de laboratoires.
06:02Et donc c'est aussi pour cela qu'ils sont allés refrapper en février.
06:04Et Donald Trump se vantait aussi d'avoir tué, éliminé tous les ingénieurs, tous ceux qui étaient dans la filière
06:10iranienne.
06:11On le sait ça ou pas ?
06:13Oui, c'est ce que je disais, il y a à peu près une vingtaine quand même d'experts.
06:16Pardon, on vous interrompt parce qu'en direct, l'arrivée de la chef du gouvernement italien, Mme Meloni,
06:21qui est toujours la meilleure alliée de Trump ou pas alors, Ulysse Gosset ?
06:25Elle a pris un peu ses distances, mais elle reste effectivement au sein de l'Union Européenne, celle qui est
06:30la plus proche de Donald Trump,
06:32surtout après le départ, la défaite aux élections du Premier ministre hongrois, Victor Orban, qui a dû céder le pouvoir.
06:38Mais ce qui est important, c'est que Méloni, comme l'Italie, a annoncé...
06:43Elle est venue avec sa fille, pardon, mais c'est curieux.
06:45Ce n'est pas son chef de câble, je pense, non ?
06:47Écoutez, c'est assez rare de voir un enfant dans ce cadre-là, oui.
06:51Il y a un élément qui est intéressant, c'est que...
06:55Giorgia Méloni a annoncé que l'Italie allait participer à la fameuse coalition destinée à assurer la sécurité du détroit
07:02d'Hormuz
07:02et qu'elle a déjà deux bateaux, chasseurs de mines, entre guillemets, qui sont présents sur zone
07:09en raison de l'opération qui avait déjà été déclenchée en mer rouge.
07:14Donc ça va être un partenaire très important et c'est l'un des objets de ce sommet,
07:17c'est de savoir comment les différents pays de cette coalition, on parle d'une trentaine, cinquantaine de pays,
07:23vont amener chacun des bâtiments qui vont participer à cette mission.
07:26Jérôme ?
07:27Ce qui était très intéressant à travers ces images, c'est que c'est à Genève,
07:30donc la Suisse est aussi un acteur extrêmement important de la bonne organisation du G7
07:36pour ce soutien, donc avec l'aéroport de Genève-Cornavin, donc avec cet accueil.
07:42Alors, le prix à payer ont été les incidents hier à Genève.
07:45On parlait du nucléaire, donc cette menace existe toujours, même si elle a été quand même nettement attaquée
07:51et en partie anéantie par les Américains, puis il y a aussi des missiles balistiques.
07:54Alors, quid des missiles balistiques dans l'accord ?
07:57Silence radio.
07:58Et là, il y a, à juste titre, Israël qui peut être extrêmement inquiet,
08:03mais également aussi les États du Golfe.
08:05Donc on voit bien que…
08:06Alors, est-ce que ça fera partie des discussions durant les 60 jours de négociation ?
08:13En tout cas de cause, au départ, la question des missiles balistiques n'est pas posée.
08:18– Parce que les pays du Golfe veulent des garanties.
08:20– Bien entendu.
08:21– Ces pays qui ont été frappés par l'Iran pendant toute cette guerre.
08:24– Exactement, et n'oublions pas que le programme balistique iranien a permis de développer des missiles à longue portée,
08:31jusqu'à 2000 kilomètres, voire peut-être plus, et que là, c'est un véritable sujet d'inquiétude,
08:36et pour lequel, là encore, il faut le rappeler, les États-Unis n'ont pas réussi à neutraliser la capacité
08:43de missiles balistiques des Iraniens.
08:45– L'accord de paix signé vendredi à Genève, ça, on verra.
08:49Il faut rappeler que c'est juste un mémorandum, c'est-à-dire qu'on va se mettre d'accord
08:52sur le cadre de la négociation.
08:54C'est assez compliqué, il faut être optimiste, mais un optimisme mesuré.
08:58– Il faut rappeler qu'à ce jour, personne n'a vu le texte de ce mémorandum.
09:02Et c'est pour ça que les éléments qui sont présentés sont ceux proches du régime iranien.
09:05C'est par l'agence de presse iranienne, et qui révèle ces éléments.
09:09Je tiens juste à rappeler qu'on n'a pas parlé du nucléaire, mais en revanche, on a dit que
09:12c'est du régime enregistré.
09:13– Si, on n'a pas parlé du nucléaire.
09:14– Non, mais dans le sens, ça ne fait pas partie du mémo, alors qu'en revanche,
09:17Donald Trump l'insiste bien sur le fait qu'il y aurait une incapacité à ce que l'Iran reconstitue
09:21son stock oblitéré,
09:23qui est en ce moment, sur lequel seulement les États-Unis et la Chine pourraient aller faire des excavations,
09:28aller le récupérer, mais également menacer…
09:29– Trump voulait récupérer une partie de ces 400 kilos et ramener une partie aux États-Unis.
09:34On avait même dit que peut-être que l'Europe pouvait aussi s'en charger.
09:37– Mais derrière, ce que ça dit, c'est surtout, au-delà de reconstituer et d'avoir le souhait de
09:41reconstruire soi-même son propre programme,
09:43c'est également l'interdiction de se procurer ou de faire de l'acquisition de bombes au marché noir,
09:47comme ça pourrait être vu de la volonté du régime iranien.
09:49– Non, je suis désolé, il n'y a pas de marché noir de la bombe atomique.
09:55Il y a des échanges entre la Corée du Nord, le Pakistan, il y a eu des échanges,
09:59mais il faut arrêter les fantômes, il n'y a pas de marché noir de la bombe atomique.
10:04– On va aller à Doha, au Qatar, retrouver Célia Vallée en direct pour BFMTV,
10:09parce qu'on l'a évoqué, bien sûr, l'important pour le business, pour le monde des affaires,
10:14c'est que le détroit d'Ormouz rouvre, ça va prendre du temps, Célia Vallée ?
10:18– Oui, ça va prendre du temps, on peut d'ores et déjà vous dire qu'il y a eu
10:24quelques navires qui sont passés aujourd'hui,
10:27deux ont passé le détroit d'Ormouz par la route iranienne,
10:31et puis quatre ont passé le détroit d'Ormouz par les côtes omanaises sous escorte américaine.
10:35Mais on est loin des nombreux bateaux annoncés par Donald Trump.
10:39Pour que le détroit d'Ormouz soit complètement rouvert, il va falloir d'abord déminer la zone,
10:45la coalition franco-britannique s'est proposée pour le faire,
10:48mais on sait que selon l'agence Reuters, cela va prendre 40 à 50 jours,
10:52et puis il va falloir également que les Iraniens et les Américains se mettent d'accord,
10:55parce que même s'il y a eu un protocole d'accord signé cette nuit,
10:59ils ne sont toujours pas d'accord sur qui va diriger ce détroit d'Ormouz,
11:03est-ce qu'il va falloir payer ou non ?
11:05Les Iraniens, eux, veulent contrôler la zone, les Américains, eux, veulent que ça reste gratuit,
11:10donc encore deux versions qui s'opposent, mais les choses devraient s'accélérer ce vendredi,
11:15puisque l'annonce de cet accord de paix est en vigueur,
11:20et puis cela va engager la levée, surtout la levée, du blocus naval américain.
11:25– Célia Vallée en direct de Doha au Qatar avec Tanguy Tricouar pour BFM TV.
11:30– Tout le monde est satisfait, en tout cas le monde économique,
11:34les économies de la réouverture annoncée du détroit d'Ormouz,
11:38mais alors on a totalement oublié le peuple iranien, pardon,
11:41qui s'est fait massacrer en deux jours par le régime.
11:46D'ailleurs l'un des objectifs, surtout affichés par Israël,
11:49c'était le renversement du régime pour permettre justement à ce peuple iranien
11:52de prendre sa destinée en main, tout ça c'est oublié,
11:55ce n'est pas dans l'accord, en tout cas on n'en parle plus.
11:57C'est même assez cynique, on applaudit la rouvée du détroit d'Ormouz,
12:00mais le peuple iranien est laissé…
12:02– Ce n'est pas la principale préoccupation de Donald Trump,
12:06mais en fait la réalité effectivement c'est de la réelle politique,
12:09c'est-à-dire que Trump voulait absolument un accord,
12:12avec ce mémorandum d'ailleurs, il réserve à plus tard les questions qui fâchent,
12:16à commencer par l'uranium enrichi, est-ce que l'Iran va s'arrêter ?
12:19Combien de temps ?
12:20Quelle inspection sera possible sur les sites qui ont été bombardés ?
12:24Comment transformera-t-on cet uranium qui a déjà été enrichi en le diluant ?
12:29Ou, est-ce que ça sera en Iran ou pas ?
12:31Est-ce qu'on peut accéder à ces sites souterrains qui ont été sévèrement bombardés ?
12:35On dit même qu'ils ont été piégés par les Iraniens.
12:37Donc toutes les questions qui fâchent sont reléguées à plus tard.
12:39Ça veut dire qu'en fait, on entre dans une phase de négociation extrêmement délicate,
12:44et dont l'issue est incertaine.
12:45– C'est un moment très longue.
12:46– Donc quand vous dites tout le monde se félicite, oui, mais avec prudence.
12:49C'est-à-dire qu'on ne sait pas, encore une fois, on va avoir l'intérêt de la rencontre…
12:53– Je n'entends personne parler de la population iranienne, même parmi les Occidentaux.
12:57– Pour répondre à la question, d'abord il y a une réaction quand même d'un certain soulagement,
13:01c'est-à-dire qu'il n'y a plus de bombardements et de campagnes annoncées.
13:04Ça, c'est la première chose.
13:05Mais sur le fond, rien n'est réglé non plus en Iran.
13:08Effectivement, l'opposition reste obligée d'être, comment dire, extrêmement discrète.
13:13– Le pouvoir est passé entre les mains des militaires, des gardiens de la révolution,
13:18les mots-là ont été évincés.
13:19– Vous avez vu, c'est la répression, c'est aggravé même.
13:21Il y a toujours eu des condamnations à mort, des exécutions encore récemment.
13:24Donc pour l'opposition iranienne, c'est une très mauvaise nouvelle.
13:27Et d'ailleurs, elle condamne cet accord qui, effectivement,
13:30n'a pas eu les résultats escomptés sur la politique intérieure iranienne.
13:33– Le président du Parlement iranien, Président Khalibaf,
13:36avait écrit sur le réseau social X, sur Twitter, on va revoir justement,
13:42son message où il félicite la résistance du peuple iranien,
13:45peuple bien-aimé et valeureux d'Iran, résistance historique,
13:48courage des forces armées face à ceux qui voulaient attenter à la vie de cette nation
13:51et détruire et soumettre ce pays.
13:53L'Iran a franchi une grande étape vers la victoire finale.
13:55Ils l'ont voulu et ils n'ont pas pu.
13:58– Du côté de l'Iran, c'est une victoire.
14:00On a gagné contre les sionistes et les Américains.
14:04– La simple survie du régime est une victoire, même s'il est sérieusement affaibli.
14:08– Il a changé un peu de figure.
14:10– Oui, mais vous avez vu comment les guerres de la révolution
14:13mettaient en avant quand même la figure du guide.
14:15On sait qu'il est très gravement blessé,
14:17on sait que personne ne l'a vu d'ailleurs,
14:19il s'exprime difficilement.
14:20– Il utilise quoi en fait.
14:21– Il est toujours, ne l'oublions pas une chose,
14:23c'est que quand on dit que c'est difficile
14:24et que la période qui s'annonce va être très délicate,
14:26les Israéliens n'ont pas cautionné cet accord.
14:28Ils n'ont pas réagi ouvertement,
14:30mais je n'exclus pas qu'ils poursuivent des raids
14:32destinés à éliminer le dirigeant iranien.
14:35Ils n'ont pas la capacité de poursuivre la guerre,
14:37mais ils peuvent poursuivre des opérations contre les dirigeants.
14:40Et c'est pour ça que le guide suprême, entre guillemets, reste caché.
14:44Et les différents dirigeants les plus importants
14:46sont eux-mêmes extrêmement, comment dire, vigilants
14:49pour ne pas être des cibles de l'aviation israélienne.
14:52– On va justement aller en Israël, à Tel Aviv,
14:55retrouver Amélie Rozig pour BFMTV,
14:57parce que ce mémorandum, cet accord,
15:00inclut les deux autres belligérants,
15:03c'est-à-dire le Hezbollah, enfin le Liban et Israël.
15:06Mais pour le moment, silence radio du côté du Premier ministre Netanyahou.
15:11– Oui, absolument.
15:13D'ailleurs, c'est notable, donc on va le dire,
15:15son dernier tweet date d'hier,
15:17et c'était pour féliciter Donald Trump
15:20à l'occasion de son anniversaire.
15:22En fait, très concrètement,
15:23on attend une réaction officielle de Benyamin Netanyahou.
15:26Ça veut dire quoi ?
15:27Ça veut dire qu'on n'a toujours pas de position officielle d'Israël
15:29sur cet accord entre les États-Unis et l'Iran.
15:34Alors, dernièrement, là, dans les toutes dernières minutes,
15:37on a des informations qui nous parviennent,
15:38notamment grâce à nos confrères de la presse israélienne,
15:41qui nous disent qu'au sud du Liban,
15:43des informations font état de mouvements de char vers le sud,
15:46ce qui pourrait être interprété comme le début d'un retrait de la zone.
15:50Alors, attention, pas un retrait du sud du Liban,
15:53mais un retrait de la zone qui dépasse la ligne jaune,
15:57puisqu'on le sait, Tzal, l'armée israélienne,
15:59a dépassé cette ligne jaune.
16:01Elle a notamment dépassé le fleuve Litani.
16:04Le chef d'état-major de Tzal a ordonné, en revanche,
16:07de maintenir le contrôle de la zone tampon.
16:10Voilà ce qu'on sait pour l'instant.
16:11Mais en fait, l'armée, elle est pendue à une position politique claire
16:16et qu'on attend de la part de Benjamin Netanyahou,
16:20qui est un peu coincée entre deux feux.
16:23D'un côté, son amitié, je ne sais plus si on peut appeler ça comme ça,
16:27avec Donald Trump.
16:28En tout cas, son allié Donald Trump,
16:30qui lui demande de respecter l'accord et notamment le retrait,
16:34ou en tout cas la cessation totale des hostilités dans le sud du Liban.
16:37et de l'autre côté, l'intégralité des camps politiques dans son pays.
16:43D'abord, à sa droite, avec son ministre de la Sécurité nationale, Benvir,
16:48qui a dit, par exemple, l'accord de Trump ne nous engage pas.
16:52Israël n'est pas soumis aux États-Unis et nous sommes un pays indépendant et souverain.
16:55Bon, voilà qui est clair.
16:58Bezalel Smotrich, le ministre des Finances et membre du Conseil de guerre,
17:02qui lui a des mots très acerbes contre Benjamin Netanyahou,
17:05qui parle d'un accord néfaste pour Israël et pour le monde libre.
17:09Et alors, encore pire du côté de l'opposition.
17:11Écoutez bien Yair Golan, président du Parti démocrate, qui dit ceci.
17:14Netanyahou est bon pour le Hamas, pour l'Iran, pour le Hezbollah, pour Israël.
17:19Et pareil, du côté du chef de l'opposition, Netanyahou a perdu la guerre.
17:22Il n'a pas tenu ses promesses.
17:24Donc, vous voyez bien que si Benjamin Netanyahou n'a pas encore réagi,
17:28c'est peut-être qu'il gagne du temps ou en tout cas qu'il consulte
17:31pour savoir quelle sera la position officielle et claire d'Israël sur la question de cet accord.
17:37Je rappelle qu'il a été répété systématiquement que le droit à l'autodéfense d'Israël,
17:40en revanche, n'est pas négociable.
17:42Amélie Rosic avec Colline Chambol pour BFM TV.
17:45Et nous sommes toujours là dans le cadre de l'arrivée des dirigeants du G7.
17:51Alors, ça se fait en deux temps.
17:53C'est-à-dire qu'on arrive d'abord à Genève et puis ensuite, on est acheminé vers Evian.
17:57C'est comme ça que ça se passe, Ulysse Gosset.
18:00Oui, parce que c'est l'aéroport international le plus proche.
18:03C'est plus facile que d'arriver à Roissy ou à Orly.
18:06Et ça permet aux dirigeants, par hélicoptère, en quelques minutes,
18:09de se retrouver dans cette bulle sécurisée.
18:12Et donc, pour les services de sécurité, évidemment,
18:14c'est un avantage énorme parce qu'il n'y a pas de manifestants
18:16qui peuvent pénétrer à l'intérieur.
18:18Et le sommet peut se dérouler loin des clameurs éventuels
18:22des opposants qui ont été assez bruyants hier à Genève.
18:26Mais on a vu, c'était une manifestation qui s'est mal terminée,
18:29mais qui n'a rassemblé qu'une vingtaine de milliers de personnes.
18:31Donc, c'était une forme de contre-sommet qui n'a pas eu d'impact majeur.
18:35Et Evian, les bains, c'est Fort Knox ?
18:37Ah, c'est totalement Fort Knox.
18:38Et c'est la raison pour laquelle, tant à Biarritz qu'à Evian,
18:43pourquoi on fait ces sommets dans ces villes-là ?
18:45Parce que la moitié, c'est soit le lac Léman, soit l'océan Atlantique.
18:50Et donc, ça facilite la sécurisation.
18:52Parce qu'en fait, en gros, vous n'avez qu'une demi-sphère
18:55à protéger physiquement sur le terrain.
18:58Bon, mais il faut bien comprendre que c'est une bulle.
19:01Alors, en fait, il y a plusieurs bulles.
19:03Et plus vous vous rapprochez de l'hôtel royal,
19:06à Evian-les-Bains, moins vous pouvez rentrer.
19:08Il n'y aura pas de manifestation devant l'hôtel, on a bien compris.
19:11D'ici quelques minutes, c'est donc ce que l'on attend,
19:14c'est de voir Donald Trump et le président français se retrouver.
19:18Alors, il y aura sûrement quelques questions à la volée
19:20qui seront prises de manière un peu assez spontanée, comme ça,
19:24Amandine Atalaya ?
19:25Oui, en général, c'est toujours le cas.
19:27Il y a quelques questions de journalistes avant,
19:29avant cet entretien qui est très important
19:30et qui a été précédé par une interview aujourd'hui d'Emmanuel Macron
19:35qui est plutôt amène dans ses propos à l'égard de Donald Trump
19:40et qui dit que tout ce qui lui importe maintenant,
19:43c'est que cet accord soit vraiment finalisé
19:45et d'arriver à rouvrir ce détroit.
19:49Il refuse d'ailleurs, le président de la République,
19:52de dire dans cette interview que l'Iran a gagné,
19:54même sur le sujet des droits de douane
19:57que Donald Trump veut augmenter sur le vent et le champagne français.
20:01Emmanuel Macron dit qu'on va régler ça de façon ferme,
20:04mais il n'a pas non plus de propos désobligeants.
20:06Il faut bien avoir en tête qu'Emmanuel Macron
20:09et la diplomatie française ont fait d'énormes efforts
20:12pour que Donald Trump soit présent aujourd'hui à Evian,
20:15d'énormes efforts pour arriver à prévoir ce dîner
20:17avec lui au château de Versailles,
20:20et que c'est un honneur que la France veut lui faire
20:23et qu'il ne s'agit donc pas aujourd'hui
20:27d'entrer en matière en froissant le président américain.
20:31Peut-être que le ton va se durcir au fur et à mesure des trois jours,
20:34mais pas aujourd'hui.
20:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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