- il y a 2 jours
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00:00:30Applaudissements
00:01:17Ich verkünde die Spiele von Berlin zur Feier der 11. Olympiade neuer Zeitrechnung als eröffnet.
00:01:36Applaudissements
00:01:55Wir schwören bei den Olympischen Spielen, ehrenhafte Kämpfer zu sein.
00:02:06Und die Regeln der Spiele zu achten.
00:02:12Wir nehmen teil in rütterlichem Geiste zur Ehre unserer Länder und zum Ruhme des Sports.
00:02:29Applaudissements
00:02:29Le 1er août 1936, où l'on célébrait l'ouverture des Jeux de Berlin, Pierre de Coubertin des 73 ans.
00:02:39Mon journal avait eu l'idée d'envoyer à Lausanne le jeune débutant que j'étais alors, pour partager cette
00:02:45journée de fête olympique avec celui qui, 40 ans plus tôt, avait ressuscité les Jeux Antiques et qui semblait maintenant
00:02:54s'en être exilé.
00:02:58Ma surprise avait été grande qu'il me donnait rendez-vous sur un banc plutôt que dans sa résidence.
00:03:04Mais, au fil du temps, je devais découvrir qu'il avait de bonnes raisons.
00:03:10Pour l'heure, il m'accueillait avec beaucoup d'aménité.
00:03:15Mon petit chadin.
00:03:19C'est gentil, Anne-France, d'honorer de votre présence un homme oublié.
00:03:25C'est vrai, monsieur, que vous êtes un homme très seul.
00:03:30Je constate que d'un bout à l'autre de ma vie d'homme, j'ai fait le métier d
00:03:35'éclaireur.
00:03:36Un beau métier.
00:03:39Qui implique la solitude.
00:03:45Aujourd'hui, vous devez me prendre pour un embusquet.
00:03:48Non, non, non, pas du tout, non.
00:03:51Je me demande ce que vous pouvez éprouver à ne pas être sur le terrain.
00:03:55Vous faites bien de ne pas me demander à moi.
00:03:58Je vous aurai répondu.
00:04:01Los Angeles, Amsterdam.
00:04:04Depuis Paris, en 1924, j'ai cessé d'être présent au jeu.
00:04:09Physiquement, sans tant que.
00:04:11Pour le reste,
00:04:13Je n'ai jamais quitté le créneau.
00:04:15D'où rien ne m'échappe.
00:04:18On vous sert, on savent quelque chose.
00:04:21Ces jeux de Berlin,
00:04:24mon cher chadin.
00:04:27Je les vois
00:04:30comme si j'y étais.
00:04:31Je t'entraide,
00:04:44je t'entraide,
00:04:46J'ai aimé.
00:05:15Sous-titrage MFP.
00:05:45Sous-titrage MFP.
00:06:13Sous-titrage MFP.
00:06:18Dès le départ, Owens, noir américain, s'envole littéralement en foulée aisée et magnifique.
00:06:24Metcalf, autre américain de couleur, effectue un retour formidable.
00:06:27Owens se concerne cependant l'avantage et gagne en égalant le record du monde qu'il avait battu la veille
00:06:32en série dans le temps de 10 secondes 2 dixièmes.
00:06:36Ayant déjà battu au cours des séries le record olympique de 200 mètres plat, Owens, athlète complet et incomparable, s
00:06:43'assure l'avantage dès le départ de la finale.
00:06:45Robinson, noir américain également, ne peut lui tenir tête pas plus qu'Ossendorf, l'excellent sprinter hollandais.
00:06:51Owens se gagne nettement en battant Robinson de 2 cinquièmes de seconde dans le temps excellent de 20 secondes 7
00:06:56dixièmes.
00:06:56Nouveau record olympique.
00:07:01Ils ont beaucoup marché ce genre-là.
00:07:05Il aimait passionnément Lausanne qu'il appelait sa préférée.
00:07:11Dès 1915, il avait fait le siège et la capitale de l'olympisme rénové.
00:07:17Pour raison de neutralité, disait-il, et parce qu'il y avait noué des amitiés indéfectibles.
00:07:53Lausanne qu'il y avait des amitiés indéfectibles.
00:07:53Lausanne qu'il y avait des amitiés indéfectibles.
00:07:57Vous regardez ma boutonnière.
00:08:07Paris m'a toujours beaucoup laissé tomber.
00:08:14Quand j'ai eu 70 ans, tous les pays m'ont célébré.
00:08:22Seule la France...
00:08:40En fait, cet aristocrate qui semblait recenser les richesses de son donjon
00:08:45était un homme désespéré qui visitait les territoires de ses désolations.
00:08:52Car son attachement à la Suisse tenait aussi à des racines plus intimes.
00:09:09Dès le départ du 400 mètres en relais, Owens donne l'avantage aux Etats-Unis.
00:09:13Ceux-ci conserveront la tête pendant toute la course.
00:09:25L'Italie, seconde à la sortie du virage, lutte âprement avec l'Allemagne et la Hollande pour conserver sa place.
00:09:33Finalement, les Etats-Unis gagnent avec plus de 12 mètres d'avance sur l'Italie,
00:09:37couvrant la distance en 39 secondes, 8 dixièmes,
00:09:40et dans le record du monde qui était précédemment de 40 secondes.
00:09:47Voilà que ça recommence.
00:09:49Qu'est-ce qu'il y a encore ?
00:09:51Monsieur le Baron,
00:09:52Madame de Coubertin nous a demandé de transporter tout ça à l'hôtel Beau Séjour.
00:09:56Comme d'habitude.
00:10:02Elle, où est-elle ?
00:10:03Elle est partie à Livonne, pour une semaine.
00:10:07Elle nous réglera de là-bas.
00:10:14C'est ici que j'habitais, jusqu'à tout à l'heure.
00:10:22Bien.
00:10:24Faites attention, il y a des manuscrits là-dedans.
00:10:26Attendez, attendez.
00:10:38Voilà.
00:10:42C'est une drachme ancienne.
00:10:50Dieu sait qu'en 1896,
00:10:54j'ai couru après les drachmes modernes
00:10:56pour organiser les premiers jeux à Athènes.
00:11:01Cette pièce de musée,
00:11:04c'est l'antiquité qui me rend la monnaie.
00:11:19Monsieur Samaras,
00:11:20qui a composé l'hymne olympique.
00:11:23Espérons que l'écho s'en répercutera
00:11:25très longtemps et très loin.
00:11:28Il fait assez de bruit pour ça.
00:11:30Et c'est bien.
00:11:31Il faut qu'il enjambe
00:11:33les frontières et les siècles.
00:11:35Pour les siècles, d'accord.
00:11:36Mais pour les frontières,
00:11:38vous n'ignorez pas que les rois souhaitent
00:11:40que le jeu demeure dans leur pays d'origine.
00:11:43Je sais, je sais.
00:11:45Et à deux jours de l'ouverture des jeux,
00:11:46c'est un chantage despotique.
00:11:50Je lui ai écrit dans ce sens.
00:11:52Le pays d'origine des jeux modernes
00:11:55est là.
00:11:56Et dans ce domaine,
00:11:59mon cœur est universel.
00:12:01La celebration des sports
00:12:03ne doit pas devenir
00:12:05une industrie locale.
00:12:15Je vous remercie.
00:12:16C'est parti.
00:12:18C'est parti.
00:12:21C'est parti.
00:12:22C'est parti.
00:12:48La cérémonie d'ouverture sera illustrée
00:12:52par un lâcher d'un millier de colombes.
00:12:55Où s'arrêtera-t-il ce coubertin avec ses communiqués ?
00:12:58C'est un histrion.
00:13:02Vous allez voir qu'il finira par convoquer les danseuses du tabac.
00:13:07Lisez ça.
00:13:10Reconnaissons-lui quand même quelque chose d'un apôtre.
00:13:13Oui, l'apôtre du trapèze volant.
00:13:17Soyons justes, il restera comme un homme qui a fait travailler des Grecs.
00:13:20Pourquoi pas ?
00:13:30Les épreuves des Jeux se déroulent.
00:13:32Les Grecs n'en gagnent aucune.
00:13:34Mais l'exploit de Philippides venu en courant annoncer la victoire de Marathon
00:13:38les enflamme toujours.
00:13:40Alors, 2386 ans après, pourquoi pas ?
00:13:45Flaque ?
00:13:46Yes ?
00:13:47Flaque ?
00:13:49Yes ?
00:13:50Guerner ?
00:13:51Yes ?
00:13:52Lavrakis ?
00:13:54Parron ?
00:13:55Renouçon ?
00:13:57C'est moi ?
00:13:58Louis ?
00:14:00Louis ?
00:14:03Louis ?
00:14:04Louis ?
00:14:04Louis ?
00:14:04Louis ?
00:14:05Louis ?
00:14:06Il est ici.
00:14:06Flaque ?
00:14:13Il est ici.
00:14:18C'est parti.
00:14:58Applaudissements.
00:15:29Applaudissements.
00:16:01Après une heure de course, c'est l'agile français Lermuzio qui est en terre.
00:16:05Il a une avance de 3 km sur l'Australien Flac, qui vient second.
00:16:11Injustice, injustice, vous bramez parce que les Grecs se traînent.
00:16:14Est-ce que je dis quelque chose, moi, parce qu'un français est en terre ?
00:16:21Sur la route, les habitants des villages accueillent le français Lermuzio en triomphateur.
00:16:29Applaudissements.
00:16:54A partir de la montée de Carvati, l'Australien Flac dépasse le français Lermuzio, qui donne des signes de fatigue.
00:17:01Applaudissements.
00:17:10Applaudissements.
00:17:11Applaudissements.
00:17:15Applaudissements.
00:17:16Applaudissements.
00:17:18Applaudissements.
00:17:19Applaudissements.
00:17:19Applaudissements.
00:17:20Applaudissements.
00:17:20Applaudissements.
00:17:21Applaudissements.
00:17:22Applaudissements.
00:17:22Applaudissements.
00:17:23Applaudissements.
00:17:23Applaudissements.
00:17:24Applaudissements.
00:17:39Qu'est-ce qu'il y a ?
00:17:41Allez, vas-y.
00:17:43Vas-y.
00:17:44Allez, allez, allez.
00:17:51Courage, courage.
00:18:06Au 32e kilomètre, le français L'Air Musio tombe.
00:18:09Son compatriote, le bicycliste Gisèle, le frictionne.
00:18:12Ce qui permet à Spiridon Louis de le rejoindre.
00:18:17C'est parti.
00:18:18Lève-toi, mon vieux.
00:18:21Lève-toi.
00:18:24Lève-toi.
00:18:24Oh, c'est parti.
00:18:28Oh, c'est parti.
00:18:30Oh, c'est parti.
00:18:30Oh, c'est parti.
00:18:41Oh, c'est parti.
00:18:55C'est parti.
00:18:58Oh, c'est parti.
00:19:03Oh, c'est parti.
00:19:09Oh.à
00:19:11l'Australien Flac s'écroule, Spiridon Louis le dépasse, la victoire d'un Grec est assurée.
00:20:08Sous-titrage MFP.
00:20:38Sous-titrage MFP.
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00:22:03Sous-titrage MFP.
00:22:08Oh, vous savez, elle est imprévisible.
00:22:12Vous occuperez la chambre 63, au quatrième étage.
00:22:21Bon, faites donc porter le secrétaire à la cave et faites monter les documents.
00:22:25Sous-titrage MFP.
00:23:00J'ai été très heureux de te connaître.
00:23:04Bon, toi.
00:23:33Sous-titrage MFP.
00:23:35Au moment de m'en aller, je m'aperçus que j'avais oublié de rendre au baron cette fameuse drachme
00:23:40qu'il m'avait montrée lors du déménagement.
00:23:59Il avait bien dit le 63, il avait bien dit le 63.
00:24:38« Excusez-moi, je ne pouvais pas partir sans vous avoir restitué ça. »
00:25:05Devant cette détresse que je découvrais soudain,
00:25:07car en somme, car en somme je venais de rencontrer un glochard prestigieux,
00:25:11j'avais renoncé à mon départ et pris rendez-vous aussitôt avec l'un des nombreux amis qui faisait escorte
00:25:18au baron.
00:25:32Un cigare.
00:25:33Non, merci.
00:25:36Votre émotion vous honore, monsieur Chadin, mais croyez bien que nous faisons pour Coubertin tout ce que nous pouvons.
00:25:46Cependant, l'homme est fier.
00:25:51Il a trop visé le bien universel pour s'occuper de ce qui se passe devant sa porte.
00:25:58Sa fortune y est passée et il y a des moments où sa vie familiale est un enfer.
00:26:22En confidence, il faut que vous le sachiez, le drame des Coubertins, c'est leur fils.
00:26:30Le petit Jacques, comme on ne le nomme jamais, vit dans une institution d'enfants arriérés.
00:26:36Mais cet enfant absent de lui-même est âgé de 40 ans.
00:26:42Et il est né comme ça ?
00:26:44Non, trop de soleil sur un berceau et c'est la nuit.
00:26:48Madame de Coubertin ne s'en est jamais remise.
00:27:09Misérable !
00:27:12Oh, enfant !
00:27:14Avec ce soleil.
00:27:17Vous voulez dans sa mort ?
00:27:18Eh, quel soleil !
00:27:20Elle est folle !
00:27:21Vous en priez, Marie, venez !
00:27:22Non, non !
00:27:23Ce ne serait pas un drame d'accomplir !
00:27:25Non, non !
00:27:26Vous êtes une criminelle !
00:27:45Bonjour, Marie.
00:27:49Il a rempli l'âge de me donner un spectacle.
00:27:53Donner un spectacle.
00:27:58J'aurais toujours l'âge de me souvenir.
00:28:03Qu'il y a 38 ans, par une journée semblable.
00:28:07Par une journée semblable.
00:28:10C'est ce jour-là qu'il fallait craindre le soleil.
00:28:14Il fallait craindre le soleil.
00:28:18Rien ne compte plus pour vous, sauf ce que vous appelez votre heure.
00:28:26Mais votre heure essentielle était votre fils Jacques.
00:28:29Jacques, vous êtes injuste, Marie.
00:28:32Vous savez très bien qu'en ce qui concerne mon fils Jacques...
00:28:34Vous savez très bien, je sais que vous avez sacrifié votre famille à vos chimères.
00:28:42Et que vous avez dilapidé ma dot pour mettre l'humanité en culotte courte.
00:28:48En culotte courte.
00:28:50Ah, ma chère.
00:28:53Vous ne tenez pas compte de votre manie de déménagement.
00:28:57Ce besoin purpétuel d'être ailleurs.
00:29:01Votre gaspillage incessant.
00:29:05Ah, je suis un homme au poche vide.
00:29:10Un homme pauvre.
00:29:12Votre gaspillage incessant.
00:29:15Je suis un homme au poche vide.
00:29:18Un homme pauvre.
00:29:22Vous voulez dire un pauvre ?
00:29:34Marie.
00:29:40Marie.
00:29:49Tu n'as jamais cessé de m'encourager.
00:30:00Voilà qui vous explique cette retraite sans flambeau.
00:30:04Sauf le flambeau olympique, si vous permettez cette plaisanterie un peu lourde.
00:30:09Le baron qui ne peut plus rien pour les siens,
00:30:12continue de se passionner pour tous les hommes.
00:30:17Le départ du marathon est donné à 42 concurrents représentant 21 nations.
00:30:22Après avoir fait le tour de la piste,
00:30:24les coureurs quittent le stade.
00:30:42C'est l'argentin Zabala qui mène pendant tout le début de la course.
00:30:45Mais au 30e kilomètre, le japonais son prend la tête.
00:30:49C'est lui qui gagnera l'épreuve après avoir couru les 42 kilomètres
00:30:52en 2 heures, 29 minutes, 19 secondes, 2 dixièmes.
00:31:12Mon article avait plu à Paris et n'avait pas des plus hauts barons.
00:31:16Je devais le revoir plusieurs fois par la suite pour recueillir ses impressions.
00:31:21Et il me confia que pendant les Jeux de Berlin,
00:31:23il continuait à se tenir vigilant au créneau, comme il disait.
00:31:29Ses dons d'analyste et de visionnaire avaient déposé dans sa mémoire certains faits saillants.
00:31:34Jess Ovens, quatre médailles d'or.
00:31:37Ovens, synonyme de Berlin, qui l'eût cru ?
00:31:40C'est une bête, dirions-nous aujourd'hui avec admiration.
00:31:44Coubertin ne l'entendait pas ainsi.
00:31:46C'est un alliage, disait-il, la fusion parfaite du muscle et du caractère.
00:32:01Le saut en longueur donne lieu à une composition serrée.
00:32:04Au cours d'un premier saut, le phénomène Ovens, déjà détenteur de deux titres olympiques,
00:32:09avait franchi 7,74 mètres et battu d'un centimètre le record des Olympiades de 1932.
00:32:15L'allemand Lang réalise ensuite un bond de 7,84 mètres.
00:32:18Mais en finale, Ovens réussit un saut magnifique de 8,6 mètres, nouveau record olympique.
00:32:29Le drapeau américain ne quitte pas le mât olympique.
00:32:34Et le saut à la perche, commencé comme un balai, achevé comme une tragédie 12 heures et demie plus tard,
00:32:41sans lasser la passion de 60 000 spectateurs.
00:32:44Au saut à la perche, la lutte se localise en un match nippo-américain.
00:32:47Nos représentants ont été éliminés en série.
00:32:50Meadows, sans forcer, réussit un saut de plus de 4 mètres aux éliminatoires.
00:32:55Nishita, l'ars japonais franchit 4,25 mètres,
00:32:58mais Meadows, en année force splendide, saute 4,35 mètres en finale,
00:33:03approchant de 2 centimètres le record du monde
00:33:05et faisant flotter pour la cinquième fois les couleurs américaines au mât olympique.
00:33:21À la ronde de nuit, Coubertin, en dégustateur avisé,
00:33:24avait encore préféré la ronde de jour du petit néo-zélandais Lovelock,
00:33:29tout de noir vêtu comme un croque-mort,
00:33:31qui allait enterrer tout le monde et le record du même nom.
00:33:36Le 1,500 mètres des Olympiades 1936 fut incontestablement la course du siècle.
00:33:40Ce sont les Suédois Nih et le Canadien Edwards qui assurent le train dès le début.
00:33:44Aux 500 mètres, le temps de 1 minute 18 secondes reste dans les temps habituels de nos nationaux.
00:33:49Cunningham prend le commandement et le kilomètre est couvert en 2 minutes 36 secondes.
00:33:53Il n'y a pas de quoi créer au mirage.
00:33:57Mais voici que Bekhali, Lovelock et Cunningham rentrent dans la danse
00:34:01et ce 1,500 mètres inoubliable se termine en un véritable sprint de 400 mètres
00:34:05où le magnifique et frêle petit néo-zélandais gagne dans le temps formidable de 3 minutes 47 secondes 8 dixièmes,
00:34:12battant le record du monde d'une seconde.
00:34:15Sur le terrain, ce fut une fin de course prodigieuse.
00:34:19Avec un arrière-pays comme je les aime, le héros semblait souffroteux mais il allait devenir docteur en médecine.
00:34:27Ah, mon cher Pierre-Antoine, un exploit dont la signification déborde de quatre voiles à l'idéal.
00:34:38Le gros cerveau qui croit que le sport contient en soi une fin obtuse ne comprenne pas qu'il est
00:34:43un moyen d'expression.
00:34:47Permettez-moi d'évoquer devant vous cette fable olympique, elle exemplaire.
00:34:52C'était en 1912, à Stockholm.
00:34:56Notre grand Jean-Bouin est alors considéré comme le meilleur coureur du monde.
00:34:59En finale du 5 000 mètres, il rencontre le Finlandais Kolemainen.
00:35:05À l'issue d'un dialogue où les deux hommes se surpassent tour à tour,
00:35:10Jean-Bouin, en tête dans la ligne droite, ça fait souffler le dernier mot.
00:35:18Si on revient à la guerre où Jean-Bouin trouve la mort,
00:35:21à la reprise des Jeux, à Anvers en 1920,
00:35:24un autre Français et un autre Finlandais se retrouvent encore une fois en finale du 5 000.
00:35:32Joseph Guillemot s'est juré d'effacer l'échec de Jean-Bouin,
00:35:36mais il est opposé à Pavou Nourmi, le dieu de la course à pied.
00:35:59C'est un chronomètre ambulant,
00:36:02un linéaire qui s'amuse sans guetter à dépasser son nombre
00:36:05et Joseph Guillemot qui le suit.
00:36:08Précisément comme son ombre.
00:36:11Fini par le dépasser.
00:36:13Le cœur l'a emporté sur le greno.
00:36:16Qu'est-ce que vous en dites ?
00:36:18Je vous dis que voilà bien du chauvinisme.
00:36:22J'avoue que j'ai été très ému.
00:36:25Très ému sur le moment.
00:36:28Mais je continue d'admirer d'autant Nourmi.
00:36:31Encore que...
00:36:32On est soupçonné deux ou trois fois d'avoir sacrifié sa propre victoire
00:36:35au profit d'un compatriote.
00:36:38Ce qui est flatteur pour le champion,
00:36:39mais blâmable pour l'âme sportive.
00:36:43C'est déjà du nationalisme.
00:36:44On n'y échappe pas.
00:36:50Excusez-moi, monsieur le baron.
00:36:51On vous apportera le reste demain.
00:36:54Attendez, attendez.
00:36:55Non, non, merci.
00:36:56À la prochaine fois.
00:37:08Au nom d'Hercule,
00:37:10de Phidias,
00:37:11de Pindar
00:37:13est à votre vieil ami.
00:37:17Et cette fois,
00:37:18n'a rapporté pas.
00:37:43Ce jour-là,
00:37:44je le voyais pour la dernière fois.
00:38:02avec Coubertin,
00:38:03il semblait que la paix ait disparu
00:38:05de la surface du globe.
00:38:06l'Espagne,
00:38:09Munich,
00:38:11septembre 1939,
00:38:13juin 1945.
00:38:16À mon retour de Londres,
00:38:17avec quelques amis,
00:38:19je fondais un journal
00:38:20que j'appelais
00:38:22Le Créneau.
00:38:28À mon retour de Londres,
00:38:29avec quelques amis,
00:38:30je fondais un journal
00:38:31que j'appelais
00:38:31Le Créneau.
00:38:32En mémoire du vieux baron,
00:38:36le Créneau du sport,
00:38:39nous voulions perpétuer
00:38:40et défendre son libéralisme
00:38:42dans l'éducation
00:38:43et cultiver
00:38:45le goût du dépassement
00:38:48de soi-même
00:38:48qui déjà l'avait animé
00:38:51et soutenu
00:38:53dans sa jeunesse.
00:39:23Sous-titrage MFP.
00:39:52Sous-titrage MFP.
00:40:20Sous-titrage MFP.
00:40:25Sans découverteur
00:40:26est-il tourné ?
00:40:27Seriez-vous
00:40:28un mauvais royaliste
00:40:30et même
00:40:31un républicain ?
00:40:34Nous en reparlerons ce soir
00:40:36et de votre attitude
00:40:37au collège aussi.
00:40:39Maintenant, dépêchez-vous donc.
00:40:40M. Delanjacques
00:40:40ne vous attendra pas
00:40:41et moi non plus.
00:40:41et moi-même.
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00:47:34Sous-titrage MFP.
00:47:49Voici Guy Druth à la cinquième haie.
00:48:01Il interroge la tribune où sont massés les athlètes français.
00:48:04Ai-je gagné ?
00:48:19Le baron avait prophétisé qu'on viendrait un jour à ce spectacle de hardiesse et de beauté.
00:48:25Il n'avait pas prévu qu'un autre snobisme érigerait en star une merveilleuse athlète de 14 ans.
00:48:30Nadia Comaneci, une petite Roumaine, féerique de grâce et de précision.
00:48:39Des milliers de gens faisaient que pour l'admirer.
00:48:43Gigantisme de l'engouement.
00:49:02Musique de l'engouement.
00:49:04Musique de l'engouement.
00:49:10Musique de l'engouement.
00:49:14C'est parti.
00:49:41C'est parti.
00:50:19C'est parti.
00:50:41Les soviétiques absents, les allemands absents, le baron absent.
00:50:47C'est là, en Angleterre, qu'il a découvert la vertu du sport, pris comme moyen d'éducation et d
00:50:56'affranchisseur.
00:51:20C'est parti.
00:51:40C'est parti.
00:51:43C'est parti.
00:52:30C'est parti.
00:52:57C'est parti.
00:53:00C'est parti.
00:53:03C'est parti.
00:53:04C'est parti.
00:53:07C'est parti.
00:53:31C'est parti.
00:53:34C'est parti.
00:53:36C'est parti.
00:53:50C'est parti.
00:53:54C'est parti.
00:54:18C'est parti.
00:54:24C'est parti.
00:54:35C'est parti.
00:54:40C'est parti.
00:54:51C'est parti.
00:54:52C'est parti.
00:55:05...
00:55:12C'est parti.
00:55:36C'est parti.
00:56:05C'est parti.
00:56:08C'est parti.
00:56:41C'est parti.
00:56:52C'est parti.
00:56:52C'est parti.
00:56:55C'est parti.
00:56:57C'est parti.
00:57:10C'est parti.
00:57:20C'est parti.
00:57:27C'est parti.
00:57:33C'est parti.
00:57:35C'est parti.
00:57:37C'est parti.
00:57:42C'est parti.
00:57:44C'est parti.
00:57:48C'est parti.
00:58:24C'est parti.
00:58:25C'est parti.
00:58:26C'est parti.
00:58:27Ça ira.
00:58:30Ça ira mieux.
00:58:33Tout à l'heure,
00:58:35quand j'aurai reçu les 10 coups de fouet que cet exploit va me valoir.
00:58:39Les fouets ?
00:58:41C'est barbare.
00:58:44J'ai essayé de faire valoir le droit par la force.
00:58:51Juste retour, mais ne vous en faites pas.
00:58:54Ensuite, le principal m'invitera à dîner.
00:58:58Quand c'est fini, c'est fini.
00:59:01Mais puis-je vous demander, pour ma gouverne, ce qu'il avait fait, c'est Edward ?
00:59:10Vous n'êtes pas encore bien des nôtres.
00:59:15Alors je peux vous le dire.
00:59:18Il s'est fait battre à la fête de Richmond.
00:59:21Où est le mal ?
00:59:23J'ai dit, il s'est fait battre.
00:59:26Mais Paris avait été engagé sur sa personne.
00:59:30Dans le sport, monsieur de Coubertin.
00:59:34Le seul péché véritable.
00:59:37C'est de peindre volontairement.
00:59:41Oui.
00:59:42Et pour gagner de nos jours, il faut entretenir la machine.
00:59:49Le masseur des familles est toujours là, mais la famille s'est agrandie.
00:59:55Cette machine, il faut quelqu'un pour la remonter, parfois cinq heures par jour.
01:00:01Cette machine, il faut la remonter à bloc.
01:00:06Cette machine, il faut quelqu'un pour la guider.
01:00:12Il faut quelqu'un pour la contrôler.
01:00:24C'est parti.
01:00:42DeICE
01:01:44Il pressentait le danger des excès, mais il considérait la modération comme un péché contre nature.
01:01:49Il blâmait le chauvinisme et son fameux serment olympique engage l'athlète à honorer son pays.
01:01:57Eh oui, eh oui, alors tu vois, chaque chose a deux faces.
01:02:19Prends les jeux de Mexico.
01:02:20Qu'est-ce que tu vois ? Quelques heures d'intervalle ?
01:02:26Regarde Colette Besson, la petite française qui court avec ses cheveux longs.
01:02:31Il a suffi d'un hymne pour l'attendrir.
01:03:06Il a suffi d'un hymne pour ériger en dur la statue d'une contestation.
01:03:29Les Jeux Olympiques offraient une audience universelle à ce podium transformé en tribune.
01:03:49Les Jeux comme un fabuleux porte-voix, soit, mais d'autres, hélas, allaient leur donner le retentissement des armes à
01:03:55feu.
01:03:57Munich, 1972.
01:04:03Dans l'Antiquité, les Jeux avaient le pouvoir d'interrompre les guerres.
01:04:07Nous éprouvons qu'aujourd'hui, les conflits ont le pouvoir d'interrompre les Jeux.
01:04:10Écoute le président du comité international olympique, Avery Brandedge.
01:04:34Toutes personnes civilisées déplorent dans l'horreur l'intrusion barbare et criminelle
01:04:42des terroristes dans la pacifique enceinte olympique.
01:04:55Nous pleurons tous, nos amis israéliens, victimes de cet assaut brutal.
01:05:01Le drapeau olympique et les drapeaux de tous les pays du monde sont en berne.
01:05:08Hélas, dans ce monde imparfait, plus les Jeux Olympiques deviennent grands et importants,
01:05:15plus ils sont soumis à des pressions commerciales, politiques et maintenant criminelles.
01:05:21Je suis sûr que le public s'agirera que nous ne pouvons pas permettre d'une handful de terroristes
01:05:30à détruire ce nucléus de coopération internationale et de bonheur.
01:05:38Nous avons...
01:05:50Je suis convaincu que le public convient que nous ne pouvons permettre à une poignée de terroristes
01:05:58de détruire ce noyau de coopération et de bienveillance internationale existant dans le mouvement olympique.
01:06:07Les Jeux doivent continuer.
01:06:10C'est dégueulasse !
01:06:11Ces Jeux n'aurais jamais dû continuer !
01:06:15Mon petit vieux, le tambour n'est pas responsable des baguettes qui le frappent.
01:06:19C'est possible !
01:06:20Mais je m'appelle Cohen !
01:06:24Oui, je comprends.
01:06:27Mais les Jeux ne doivent pas céder aux folies d'une époque.
01:06:32Coubertin, lui aussi, n'a connu que vicissitude.
01:06:36Mais il n'a jamais laissé le doute s'ancrer en lui.
01:06:39Il s'est battu, battu sans cesse.
01:06:48Mon cher Grosset.
01:06:49Le patron ?
01:06:50Quatre colonnes sur l'éducation physique.
01:06:52Vous croyez vraiment que les lecteurs du temps attendent ça de nous ?
01:06:55Le sujet va beaucoup plus loin.
01:06:56Nous tenons là un superbe cheval de bataille.
01:06:59Oh !
01:07:01Enfourché, Grosset.
01:07:02Enfourché.
01:07:02Le procès de l'Anglomanie.
01:07:04Vous savez, patron, combien j'aime le sport.
01:07:07Mais il s'agit ici d'un problème de civilisation beaucoup plus vaste.
01:07:10Écoutez.
01:07:12Halte à Coubertin-Langlomanie.
01:07:14Halte à Coubertin-Langlomanie.
01:07:18Qui se propose d'importer en France les méthodes scolaires du Royaume-Uni,
01:07:22comme on y importe les chevaux de course et les chiens d'arrêt.
01:07:29Bel arrêt pour ceux qui, sous couvert de former la jeunesse,
01:07:32vont déformer une leçon de vivre essentiellement française
01:07:36que le monde vient chercher chez nous.
01:07:42Je ne comprends pas comment tu peux manger du haram fumé au petit déjeuner.
01:07:46Breakfast.
01:07:51Qui sait, c'est pas ce qu'elle Grosset.
01:08:00Trois qui connaît tout Paris, où peut-on le rencontrer ?
01:08:03Partout.
01:08:07On le rencontre plus facilement qu'on ne l'évite.
01:08:10Au café de Paris.
01:08:12Au Napolitain.
01:08:13Au bordel.
01:08:15Ou au jeu de poule.
01:08:39Tiens.
01:08:41Monsieur de Coubertin parmi nous.
01:08:43Une place vous attend sur le jeu.
01:08:47Veuillez m'excuser, monsieur Toussuglichard.
01:08:49Je ne pratique pas la paume.
01:08:52Que je suis étourdi.
01:08:55J'oubliais que monsieur de Coubertin, si j'en crois ses écrits,
01:08:59a jugé nos jeux sans aucune influence sur le corps et l'esprit.
01:09:06L'esprit, voyons.
01:09:09Vous préférez le football, je suppose.
01:09:12Car voilà enfin un ballon qui a réussi à traverser la manche.
01:09:16Le football, n'est-ce pas ce jeu d'agité
01:09:19où l'on cavale après une boule de cuir ?
01:09:22Non, non.
01:09:22Vous êtes mal informé des excentricités britanniques, mon cher.
01:09:25Le football oppose deux camps de onze braillards
01:09:29ou tous armés de maillets plats.
01:09:32Je l'ai lu pas plus tard que l'undi dernier.
01:09:35Il en est même pour imaginer de jouer à trente avec un ballon ovale.
01:09:41Absurde.
01:09:42Une sphère ovale.
01:09:44Pourquoi pas la quadrature du cercle ?
01:09:54Monsieur Pascal Grousset.
01:09:56Votre serviteur.
01:09:58Je suis Pierre de Coubertin.
01:10:00Votre article m'a vivement intéressé.
01:10:03Mais il est faux.
01:10:05Je suis prêt à y répondre sous la forme d'une tribune dans votre journal.
01:10:09Mes arguments sont là.
01:10:12Pas question.
01:10:14L'amour du sport et l'exotisme ne sauraient se confondre.
01:10:17Au reste, votre cause est depuis longtemps entendue.
01:10:40Il me faut mon journal pour faire entendre ma cause.
01:10:43La jeunesse française s'abandonne à la veulerie.
01:10:48Vous en êtes bien d'accord ?
01:10:50Je veux lui redonner sa virilité.
01:10:54Rebronzer cette pâle effigie de plâtre et de stuc par la réforme de l'éducation scolaire.
01:11:02Et voilà l'instrument.
01:11:09Autrement dit, vous me demandez de l'or pour rebronzer.
01:11:14De la monnaie pour du papier.
01:11:18Voyons, Pierre.
01:11:20Vous avez refusé d'entrer dans l'armée comme votre frère Albert.
01:11:24Vous avez refusé d'entrer dans la diplomatie comme notre ami Rotan.
01:11:28Vous avez refusé d'entrer en religion comme votre mère aurait pu le souhaiter.
01:11:33Et maintenant, vous entrez dans le désordre comme on entre dans les ordres.
01:11:37Non, je ne sacrifierai pas votre patrimoine à un mysticisme au-dessus de vos moyens.
01:11:45Alors ces moyens que vous me refusez, père, j'irai les chercher ailleurs.
01:11:50Il faudra bien que les portes finissent par s'ouvrir.
01:12:35Sous-titrage Société Radio-Canada
01:12:48M. de Coubertin
01:12:50M. de Coubertin, je suis l'ami de votre frère Paul.
01:13:00J'ai pris sur moi de venir vous dire que le ministre ne vous recevra pas après ce qui s
01:13:03'est passé.
01:13:04M. de Coubertin, vous n'êtes pas sans savoir qu'un gosse s'est gravement blessé à la fête sportive
01:13:07du Brécatelan.
01:13:09Avez-vous lu Barès et Sarcès ce matin ?
01:13:12Oui.
01:13:14Oui, et alors ?
01:13:15Quand même.
01:13:18Barès, le sport fait des ignars, des cardiaques, des éclopés et des bruts.
01:13:23Quant au père Sarcès, allez, mes petits-enfants, ne faites pas les casse-coups, prenez du ventre et conservez vos
01:13:29aises.
01:13:31Foutais-ce que ça, monsieur !
01:13:32Foutais-ce, monsieur !
01:13:34Bon.
01:13:36Je m'en vais aller trouver le président de la République.
01:14:02Sous-titrage Société Radio-Canada
01:14:18Vous n'êtes pas allé manger ?
01:14:32Eh bien voilà, monsieur le président Salé-Carnot va m'en recevoir.
01:14:37Vous serez rentré chez vous pour le début.
01:14:40Et j'ai précisément vu de soustraire, par le moyen du sport, la jeunesse française aux excès de la discipline.
01:14:48Cette discipline qui écrase, qui empêche l'initiative individuelle si féconde.
01:14:57Monsieur Jules Ferry m'a dit tout le bien qu'il pense de vous.
01:15:04Il vous trouve épique.
01:15:09Mais vous aimez la France.
01:15:11C'est un sentiment qui ne trompe pas.
01:15:16Il se pourrait
01:15:19que nous puissions faire quelque chose pour vous aider.
01:15:24Mais
01:15:25ne soyez pas impatients.
01:15:35Pierre, tu commences à nous ennuyer.
01:15:42À quoi ça sert de s'enfermer comme ça ?
01:15:45J'écris un livre.
01:15:47Ils l'ont retenu.
01:15:49Pour qui te prends-tu ?
01:15:51Victor Hugo, Musset, Alexandre Dumas ont écrit des livres.
01:15:55Cela ne les empêchait pas de se distraire.
01:15:58Ils n'avaient rien à dire.
01:16:01Allez, viens.
01:16:03Paul.
01:16:07Écoute.
01:16:14Le téléphone, le chemin de fer, la recherche passionnée de la science, les congrès, les expositions
01:16:21ont fait plus pour la paix que tous les traités et toutes les conventions diplomatiques.
01:16:27Eh bien, j'ai l'espoir que l'athlétisme fera plus encore.
01:16:32Exportons des rameurs, des coureurs, des escrimeurs.
01:16:34Voilà le libre-échange de l'avenir.
01:16:37Tout cela suffit pour m'encourager à poursuivre, sur une base conforme aux conditions de la vie moderne,
01:16:44cette œuvre grandiose et bienfaisante que je propose,
01:16:48le rétablissement des Jeux Olympiques.
01:16:54Qu'entends-tu par Jeux Olympiques ?
01:16:58Veux-tu dire la reconstitution théâtrale du lointain passé ?
01:17:01Mon Paul.
01:17:03Nullement.
01:17:05Il s'agira de la célébration actuelle du corps et de l'esprit,
01:17:09à la façon des compétitions antiques, mais à l'échelle du monde moderne.
01:17:13Mon pauvre Pierre.
01:17:16Crois-moi,
01:17:18seuls les Jeux Olympiques permettront que se réalise un jour
01:17:21l'alliance parfaite du corps et de l'esprit.
01:17:56de l'esprit de l'esprit de l'esprit.
01:18:32Voilà où elle en est, l'alliance du corps et de l'esprit,
01:18:34les hommes à l'engrais.
01:18:37Trop, c'est trop.
01:18:40Veuillez-vous, Paulette.
01:18:41Moi, mais c'est pour maigrir, monsieur.
01:18:45Oh !
01:18:46Les uns prennent des trucs pour grossir,
01:18:48d'autres pour maigrir,
01:18:49les uns pour s'endormir,
01:18:51les autres pour se réveiller.
01:18:52On se gonfle à l'air,
01:18:54on peut mieux flotter,
01:18:55on se charge pour mieux écrire.
01:18:57Calculer, baiser, sauter, lancer, courir.
01:19:00C'est le sicius, alcius, forcius de la pilule.
01:19:33On a bien compris,
01:19:34C'est le sicius, alcius, forcius de la pilule.
01:20:03Qu'est-ce que je veux faire adopter
01:20:04par ce congrès mondial sur l'amateurisme
01:20:06que j'essaie de réunir ici ?
01:20:08Et l'Angleterre, il marche ?
01:20:10Je n'en ai pas entendu parler à Londres.
01:20:14Non, pas encore.
01:20:15Mais je viendrai à bout de son insularité.
01:20:18Oh, je ne suis pas davantage prophète en mon pays,
01:20:20note bien.
01:20:22Les conservateurs me prennent pour un révolutionnaire,
01:20:25les libéraux me reprochent ma particule.
01:20:28Quant à l'Allemagne,
01:20:29elle n'a même pas déni à répondre.
01:20:31Mais j'ai déjà l'adhésion de la Suède,
01:20:35de la Nouvelle-Zélande et de la Jamaïque.
01:20:37Et les autres suivants !
01:20:39Tu as bien compris que l'amateurisme
01:20:40n'est pour moi qu'un prétexte.
01:20:42Mon cheval de Troyes
01:20:43a dû surgir en toute armée
01:20:44les Jeux Olympiques.
01:20:45Le secret,
01:20:47c'est de plaire
01:20:48et de toucher.
01:21:00Si je n'ai pas pu les convaincre
01:21:02par leur raisonnement,
01:21:03je les aurai au sentiment.
01:21:07Et je ferai de cette sorbonne
01:21:09le creuset d'une émotion
01:21:11qui emportera tout.
01:21:15Là, tu vois sur l'espoir,
01:21:17j'installerai les ministres.
01:21:21C'est là qu'on s'en occupera,
01:21:22il y en a tout le temps de nouveaux qui arrivent.
01:21:24Et les académiciens,
01:21:27il y en a tout le temps qui partent.
01:21:29Dans la travée centrale,
01:21:31les ambassadeurs
01:21:32et leurs épouses.
01:21:35Ces dames au premier rang,
01:21:36bien entendu.
01:21:38À droite,
01:21:39le haut clergé.
01:21:41Alors là, pas d'épouse,
01:21:42ça fera de la place pour les pasteurs.
01:21:44Au centre,
01:21:46en haut,
01:21:47près des étoiles,
01:21:48les généraux.
01:21:50À gauche,
01:21:52l'université,
01:21:53c'est elle qu'il faut conquérir.
01:21:56Et alors là,
01:21:57un ensemble de chœurs et de harpes,
01:22:00à mon signal,
01:22:01ils exécuteront l'hymne à Apollo,
01:22:04sur lequel mon ami Gabriel Foré
01:22:06mettra une musique de sa façon.
01:22:08Eh bien,
01:22:11cette fois,
01:22:13nous y sommes.
01:22:17Sissius,
01:22:20Halsius,
01:22:22Fortius,
01:22:24plus vite,
01:22:25plus haut,
01:22:27plus fort.
01:22:54Sous-titrage Société Radio-Canada,
01:23:04J'avoue qu'il est assez plaisant de voir ces dignitaires
01:23:07et ces invités de la République venir vous manger dans la main.
01:23:11Enfin, vous vouliez vos jeux à la pique, vous les avez.
01:23:14J'espère que maintenant, vous allez laisser les autres s'en occuper.
01:23:19Vous verriez que je me couche quand le jour se lève ?
01:23:21Mais qu'est-ce que vous voulez en faire ?
01:23:23Les organiser à la maison ?
01:23:25Non.
01:23:26Non, merci.
01:23:33J'ai reçu l'événement de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique.
01:24:00Blancs, noirs ou jaunes, garçons et filles, amateurs d'aujourd'hui promis à la fortune et, qui sait, professionnels de
01:24:10demain réduits à la médiocrité,
01:24:12athlètes, athlètes, cyclistes, boxeurs, gymnastes et scrimers, ils sont tous les quatre ans les fraternels enfants du baron de Coubertin.
01:24:24car l'idéal olympique maintes fois menacé ou perverti
01:24:28est toujours parvenu à redresser le cap.
01:24:31Il continue d'animer les jeux
01:24:33qui ne valent en fin de compte
01:24:36que ce que valent les hommes.
01:25:04C'est parti !
01:25:31C'est parti !
01:25:57C'est parti !
01:26:24C'est parti !
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