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Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, était l'invité de BFMTV ce dimanche 14 juin
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00:00Le temps d'accueillir Alain Duhamel, bonsoir Alain, ravi de vous retrouver ce soir face à vous, c'est le
00:04patron des communistes, Fabien Roussel qui est là, bonsoir.
00:07Bonsoir Marc Fauvel, bonsoir Monsieur Duhamel, vous allez bien ?
00:11Si j'ai bien compté, il se peut, si vous êtes candidat, que vous soyez le 15ème candidat de gauche
00:16à l'élection présidentielle.
00:18On va en parler dans quelques minutes, vous nous direz où vous en êtes de cette élection.
00:22D'abord ces images depuis Genève, Alain Duhamel, vous en avez connu quelques-uns des G5, G6, G7.
00:30Elles sont classiques de ce genre de rendez-vous, ce sont donc des alter-mondialistes qui pour certains, pour beaucoup,
00:36s'opposent à la tenue de ce sommet ou à l'arrivée de Donald Trump qui doit arriver demain.
00:41Ils ont raison de s'opposer à l'arrivée de Donald Trump en France ?
00:45Ils ont raison, sans leur conviction, ils ont le droit de les exprimer.
00:50Tant qu'ils ne le font pas en déclenchant des incendies, ça fait partie de la démocratie.
00:56C'est normal qu'il y ait des gens qui ne soient d'accord ni avec la procédure du G7,
01:02qui n'est quand même pas quelque chose de banal, un petit nombre de grands pays qui décident pour tous
01:07les autres, ni pour la méthode qui est utilisée.
01:11Donc oui, je trouve que c'est logique, je répète, à condition, cette fois-ci ça a l'air de
01:16se passer à peu près correctement,
01:17et à condition que ça ne se passe pas comme ça a été le cas dans le passé, où quelquefois
01:22ça a été extrêmement violent.
01:23Fabien Roussel, vous pourriez être à leur place, alors pas au CRS suisse qu'on voit à l'écran, mais
01:29aux manifestants qui étaient là il y a quelques instants ?
01:32Comme l'a dit Alain Duhamel, c'est normal que l'on puisse contester cette réunion des sept pays les
01:38plus riches qui prennent des décisions qui ont un impact sur la planète, sur le climat, sur nos vies, sur
01:44les pays les plus pauvres, sur l'Afrique, sur l'Asie.
01:47Et donc c'est normal que nous puissions contester ceux qui se réunissent là en vase clos.
01:54En revanche, effectivement, le mode de contestation, on peut là ne pas être d'accord avec les jets de pavés,
02:05la violence qui s'exprime là.
02:06Vous devriez d'ailleurs planter votre caméra là où les alters mondialistes se réunissent, mais aussi des responsables politiques, des
02:14parlementaires,
02:16où il y a un autre G7 des associations, des mouvements sociaux, des syndicats.
02:21Fabien Roussel est également directeur éditorial de BFM TV, on en a beaucoup des caméras, ils se trouvent que là
02:26elles sont plutôt sur le parcours d'un manif.
02:28Dès qu'il y a un peu de fumigène, paf, on y plante les caméras, et du coup on ne
02:32voit pas ce qui se passe d'intéressant à côté.
02:36On est un peu chamboulé évidemment dans cette émission Alain Duhamel, on n'avait pas prévu de commencer par ces
02:41images.
02:42Je vous le dirai dans quelques minutes, parce qu'on va parler de la politique et de la présidentielle, pourquoi
02:45vous souhaitiez ce soir cet échange avec Fabien Roussel.
02:48L'autre info du week-end dans la diplomatie, c'est l'invitation faite par Emmanuel Macron à Donald Trump
02:53mercredi pour un dîner au château de Versailles,
02:57avec d'abord la visite de la galerie des glaces pour le président américain.
03:02C'est une bonne idée de l'inviter, ça va servir à quelque chose, ou c'est le service minimum
03:06de la diplomatie quand un président américain est en France ?
03:08Alors je vais répondre, en France c'est assez classique d'utiliser les demeures historiques, à commencer par Versailles,
03:15pour valoriser notre statut, ce n'est pas la première fois que ça se produit.
03:21Bon, maintenant, les gestes de courtoisie vis-à-vis de Trump, c'est très bien,
03:28est-ce que ça modifie foncièrement son comportement ? Pas du tout, on le sait bien.
03:34Et tel qu'il est, il sera très content d'être à la place de Louis XIV, il se trouvera
03:40tout à fait naturellement là,
03:42il est fait pour être un grand monarque respecté par le monde entier.
03:46Bon, ça ne l'empêchera pas d'être capable déjà de reconnaître le style Louis XVI du style Louis XV.
03:52Vous l'auriez invité ?
03:54Oui, certainement que j'aurais dialogué avec lui, certainement qu'il aurait été invité en France,
04:00dans les grandes maisons de la République française, parce que c'est un chef d'État,
04:04et je l'ai toujours dit, la diplomatie, ce n'est pas que de parler avec ses amis,
04:08il faut être en capacité de dialoguer avec tout le monde.
04:11Mais Versailles, ce n'est pas rien.
04:12Comment ?
04:12Versailles, ce n'est pas rien.
04:13Mais Versailles, ce n'est pas rien, mais en même temps, il y a une histoire,
04:15parce que c'est à Versailles qu'a été signé, il y a 250 ans,
04:18le traité de reconnaissance de l'État fédéral des États-Unis,
04:22donc c'est aussi lié à l'histoire.
04:24Mais j'avoue que je n'aurais peut-être pas mis le curseur aussi haut,
04:28M. Trump est un adepte du rapport de force,
04:31et je jouerai plutôt du rapport de force avec lui.
04:34Je pense que la France devrait avoir une autre politique diplomatique,
04:38justement pour peser sur le président Trump,
04:41en ayant un échange, un dialogue avec les pays du Sud, avec les BRICS,
04:46en mettant en cause la domination du dollar sur l'économie mondiale,
04:50en dénonçant l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne,
04:54on va peut-être en parler, mais c'est un accord qui est terrible
04:56pour l'économie de l'Union européenne.
04:57On est obligé de lui acheter 750 millions de dollars de GNL et d'énergie,
05:03on est obligé de lui acheter 650 millions de milliards de dollars de biens et d'armements,
05:10plus les 15% de droits de douane,
05:11enfin c'est du racket qu'il impose à l'Union européenne.
05:14Et donc un petit peu de rapport de force n'aurait pas fait de mal,
05:17or la France est un peu cool quand même,
05:19elle est plutôt...
05:20Elle est cool ou elle est naïve ?
05:25Je pense que M. Macron ne fait pas le choix du rapport de force,
05:29il est naïf et il se met dans le sens du vent de la politique des États-Unis
05:34et ça c'est dangereux pour notre économie et notre pays.
05:37Il y a quand même quelque chose dont on ne parle pas assez
05:40qui est que les exportations européennes, notamment françaises,
05:44mais européennes vers les États-Unis,
05:46se portent mieux que les exportations américaines vers l'Europe.
05:50On n'est pas si mauvais que ça.
05:51Donc on n'est pas si mauvais que ça.
05:52Et donc les obstacles que Trump met effectivement ne sont pas irrésistibles.
05:58Oui mais l'accord qu'il nous a fait avaler,
06:03que Mme von der Leyen est allée signer en toute...
06:08Vraiment sans consulter les parlements,
06:10n'est pas encore mis en œuvre
06:11et il va arriver au Parlement européen prochainement
06:14et quand celui-ci sera mis en œuvre,
06:16ça va saigner quand même, ça va saigner durement pour nos économies.
06:19Mme von der Leyen n'est pas la meilleure représentante
06:23ni le président de commission le plus efficace qu'on ait connu.
06:26Merci.
06:27Fabien Roussel à l'Inde, mais avant de s'envoler vers la France
06:30la nuit prochaine,
06:32Donald Trump va se fêter son anniversaire
06:34parce qu'il a 80 ans aujourd'hui
06:36avec un spectacle de MMA qu'il organise juste devant la Maison Blanche.
06:39On va voir l'image de cet octogone géant
06:42qui a été installé ces derniers jours,
06:44plusieurs milliers de spectateurs.
06:46C'est l'un de ses sports favoris à Donald Trump
06:48donc il s'est offert un spectacle.
06:50C'est normal, qu'il soit un de ses sports favoris, ça lui ressemble.
06:54C'est les mêmes techniques.
06:56C'est-à-dire, on est brutal, on ne respecte pas les règles
07:00parce qu'au MMA on ne respecte pas les règles
07:04et c'est très spectaculaire, c'est ce qu'il aime.
07:06Qu'est-ce que vous lui souhaiteriez, Alain Dehamel,
07:08à Donald Trump pour ses 80 ans ?
07:10Une extinction de voix.
07:14Et vous ?
07:14Pas mieux.
07:15Je pense que c'est la même chose.
07:19Je ne sais plus comment le qualifier.
07:21Si c'est un tyran, si c'est un dictateur,
07:23je crains que derrière lui, il y a quand même...
07:26Un dictateur ?
07:27Oui.
07:28Un dictateur élu ?
07:30Oui, peut-être un dictateur élu
07:32mais qui depuis a pris des décisions
07:33y compris en passant au-dessus du Congrès.
07:35y compris avec une Cour suprême
07:37qui dénonce les droits de douane imposés à l'Union Européenne.
07:40Enfin, il y a quand même...
07:41Il a pris quelques libertés
07:43qui fait qu'on peut s'interroger.
07:46Mais sauf que derrière, il y a quand même une idéologie.
07:49C'est un nationaliste pro-guerre
07:52qui suit Netanyahou
07:54dans ses conflits au Moyen-Orient.
07:57Il est à la tête donc d'un parti
08:00et de gens qui sont dangereux pour l'humanité,
08:03pour la paix.
08:04Et donc, il faudrait plus qu'une extinction de voix,
08:07il faudrait que les camps, le camp de la paix,
08:09les voix de la paix se fassent entendre
08:11et que ce soit elles aujourd'hui
08:12que l'on entend aux Etats-Unis.
08:14On va se remettre dans l'ordre.
08:16J'ai dit tout à l'heure,
08:17on a été bousculé évidemment
08:18par l'actualité internationale ce soir,
08:19à la fois cet accord de paix
08:21annoncé par Donald Trump,
08:23ces manifestations en ce moment même
08:24à Genève avant le G7 demain à Evian.
08:28Je vous pose donc la traditionnelle question
08:30d'ouverture de rendez-vous.
08:31Alain Deamel, pourquoi souhaitiez-vous cet échange
08:34et ce débat ce soir avec le patron des communistes,
08:37Fabien Roussel, qui est avec nous ?
08:38Je pourrais vous dire que c'est parce que
08:40le Parti communiste a été, quand j'étais très jeune,
08:42à 25 ans, mon premier sujet d'études et de livres.
08:45Mais ce n'est pas du tout pour ça.
08:47C'est parce que ça m'intéresse d'avoir son point de vue
08:51sur le puzzle qui est actuellement la gauche
08:53et dont on se demande quelles sont les pièces qui manquent
08:57et les pièces qu'il faut déplacer pour y arriver.
09:00Vous pensez que c'est un candidat anti-Mélenchon ?
09:03Je pense qu'entre Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel,
09:09on ne peut pas dire qu'il y ait une amitié fraternelle.
09:14Il y a un antagonisme idéologique et politique
09:18et il y a une rivalité de fait.
09:21Mais ça, je dirais, c'est la vie politique normale.
09:24– Il vous en veut, Jean-Luc Mélenchon,
09:26depuis la dernière élection présidentielle.
09:27Il l'explique, il l'a dit beaucoup,
09:29que c'est à cause de vous, de vos 2,3% au premier tour,
09:33qu'il n'a pas pu se qualifier, lui, au second.
09:36Arithmétiquement, c'est exact.
09:37– Non, c'est faux.
09:38– Pourquoi ?
09:38– Et d'ailleurs, en ce moment, pendant notre congrès,
09:42je vois que certains de ces militants s'amusent
09:45sur les réseaux sociaux à ressortir ça régulièrement
09:48pour s'ingérer dans nos choix.
09:49C'est totalement faux.
09:50D'abord parce que Jean-Luc Mélenchon a fait le choix
09:53de donner des parrainages au NPA, M. Poutou,
09:56pour qu'il puisse présenter sa candidature
09:57qui, lui, certainement, lui a enlevé des voix.
09:59La deuxième chose, c'est que les 2,3% d'électeurs
10:03qui ont voté pour nous aux élections présidentielles
10:06n'auraient jamais voté pour Jean-Luc Mélenchon.
10:09Ceux qui avaient prévu de voter pour moi,
10:11parce que j'avais été donné plus haut pendant la présidentielle,
10:13à la dernière minute et au nom du vote utile,
10:16se sont portés pour Jean-Luc Mélenchon.
10:17C'est plutôt lui qui m'a fait les poches.
10:19Et donc ceux qui ont voté pour moi
10:21n'auraient jamais voté pour lui.
10:22Si je ne m'étais pas présenté,
10:24ces voix-là se seraient portées
10:27sur d'autres candidats, mais pas lui,
10:28ou se seraient abstenues.
10:30Et donc c'est là où d'ailleurs je trouve
10:33qu'il y a toute la justification
10:34et l'utilité de la voix
10:36que nous pourrions porter demain
10:38dans l'élection présidentielle.
10:40Une voix originale à gauche,
10:41une voix différente de celle de Jean-Luc Mélenchon.
10:44Et donc je ne pense pas du tout
10:47que nous lui prenons des voix.
10:49Alain Dommel, je voudrais vous montrer,
10:50je sais que vous lisez tous les deux
10:52la presse dominicale et donc la tribune dimanche,
10:55qui est le journal qui fait partie
10:56du même groupe que BFM TV,
10:57qui aujourd'hui s'est amusé à...
11:01Vous voyez, il y a votre photo,
11:02Fabien Roussel, vous êtes en haut à droite,
11:05à prendre les 14 candidats
11:06qui aujourd'hui sont déclarés
11:08ou dans les starting blocks
11:09face à Jean-Luc Mélenchon.
11:10Donc il y a 15 candidats quasi déclarés
11:12aujourd'hui à gauche,
11:14ce qui fait beaucoup,
11:15ce qui fait dire à nos confrères,
11:16c'est la gauche confetti.
11:18Aujourd'hui, c'est ça, Alain Dommel,
11:19c'est la gauche confetti,
11:21peu d'électeurs et beaucoup de candidats.
11:23Moi, j'ai le sentiment que la gauche,
11:25aujourd'hui, c'est un puzzle,
11:27mais que personne ne sait comment placer les pièces
11:29pour qu'elles s'emboîtent.
11:32Et que...
11:34Bon.
11:35On verra probablement,
11:36à partir de l'automne,
11:38si ça se passe mal à partir de l'hiver,
11:41mais on verra comment ça se redessinera.
11:44Mais je pense qu'à gauche,
11:46il y aura de toute façon plusieurs candidats,
11:48mais il y a toujours plusieurs candidats à gauche.
11:50Il y a l'ultra-gauche,
11:51il y a Jean-Luc Mélenchon
11:53et il y a d'autres candidats de gauche.
11:55Ce que je pense,
11:57c'est que pour les autres candidats de gauche,
11:59donc ni gauchistes, ni mélenchonistes,
12:03ils ont vraiment intérêt à s'unir
12:05pour ne pas jouer les spectateurs.
12:08Vous avez déjà connu une situation comme ça,
12:10on est à dix mois maintenant du premier tour,
12:13c'est-à-dire une gauche aussi émiettée,
12:15dans une France qui semble aujourd'hui penchée de l'autre côté.
12:18– Oui, il y a un exemple célèbre
12:20et dont on a vu le résultat qui était 2002,
12:24qui a permis à Jean-Marie Le Pen d'arriver au second tour
12:27et qui s'est produit essentiellement
12:30parce qu'il y a eu une dispersion des voix à gauche.
12:33Pas parce que la gauche avait moins de voix que d'habitude,
12:36mais parce que ces voix étaient tellement divisées
12:38que le représentant de la gauche
12:39n'a pas été là où il pouvait aspirer à aller.
12:44– Oui, on n'est qu'au début de cette élection,
12:48donc il n'y aura pas quinze candidats de gauche à l'arrivée.
12:51– Non, enfin, on n'en est qu'au début.
12:54Nous-mêmes, nous sommes en période de réflexion,
12:58on en discute, nous on a décidé justement,
13:01c'est une affaire importante, sérieuse,
13:03on a décidé de prendre six mois
13:05pour faire aboutir notre choix,
13:08donc patience.
13:08– Vous êtes deux fois gluxman.
13:11– Non, mais nous on a des règles démocratiques,
13:14on vote trois fois chez nous.
13:16On a choisi un texte d'orientation,
13:18celui de la direction que j'ai défendu,
13:20qui a fait plus de 60%,
13:22qui propose effectivement de présenter
13:25une candidature à l'élection présidentielle,
13:26puis après on va parler du contenu,
13:28on va voter la direction,
13:29ça c'est les premiers jours de juillet à Lille,
13:35et puis la première semaine de septembre, le 6,
13:38on redonne la parole à tout le monde
13:39pour voter définitivement,
13:41et nous voulons construire une candidature
13:44de rassemblement qui s'adresse à tous les Français,
13:46on va prendre le temps de le faire,
13:48on discutera avec les autres forces de gauche,
13:50ce qui me préoccupe le plus,
13:52c'est le projet, c'est le contenu,
13:53c'est pas les personnes,
13:54c'est là-dessus qu'il faut faire la différence,
13:55c'est sur le fond.
13:57Et moi je regrette quand j'entends
13:58les grands meetings de Jean-Luc Mélenchon,
14:01de Raphaël Gluxmanière,
14:02la crise sociale dans laquelle on est aujourd'hui,
14:04la question des salaires,
14:05la question des retraites basses,
14:07la question de cette inflation qui pèse sur les ménages,
14:11les prix qui augmentent,
14:12et pas seulement l'essence,
14:14et les salaires et les pensions
14:15ne suivent pas le même rythme,
14:16les Français sont pris à la gorge.
14:17Il a fait une proposition sur la voiture électrique
14:19à 100 euros par mois.
14:20Enfin, d'accord,
14:21c'est pas ça le sujet.
14:23Moi je viens de parler de la situation sociale,
14:25des salaires et des retraites.
14:26Et à côté de ça,
14:27je pourrais vous parler
14:28des restaurateurs,
14:29des cafetiers,
14:30des PME,
14:31qui elles sont en train de voir en ce moment
14:3215 à 20% de pertes de leur chiffre d'affaires,
14:35qui commencent à licencier par petits bouts,
14:37deux salariés ici,
14:38cinq là,
14:39on s'en va dans une crise grave et profonde.
14:42Or, de ça,
14:43aujourd'hui,
14:44je le regrette,
14:45personne ne parle.
14:46Or moi c'est ce qui me préoccupe,
14:47c'est de ça dont je veux parler aujourd'hui.
14:49Je voudrais qu'il y ait des mobilisations fortes,
14:51que le gouvernement l'entende,
14:53qu'on n'attende pas les élections
14:54pour que ça bouge.
14:55On risque une crise grave.
14:57Je voudrais qu'il y ait des augmentations
14:58de salaires,
14:59de pensions,
15:00que l'on arrive à accompagner
15:01nos entreprises maintenant,
15:03que l'on puisse baisser le prix de l'électricité.
15:05On peut le faire tellement on en produit,
15:07qu'on bloque le prix de l'essence,
15:09on peut le faire.
15:10Toutes ces choses-là,
15:11le gouvernement peut agir
15:12et ça c'est un combat que nous voulons porter
15:14et maintenant,
15:15et jusqu'à la présidentielle.
15:16Mais c'est un combat pour lequel
15:18vous n'avez pas énormément d'alliés
15:20et pour lequel on ne sent pas
15:22une énorme mobilisation.
15:24Chez les Français,
15:26des frustrations,
15:28des mécontentements,
15:29des sentiments d'échec,
15:31etc.
15:32Tout ça existe.
15:34Mais...
15:34Jusqu'au jour...
15:35On n'est pas dans une période...
15:37Alors, quand je dis dans une période,
15:39ça sera peut-être différent dans six mois.
15:41Je ne dis pas le contraire.
15:42Je n'en sais rien d'ailleurs.
15:43Vous non plus.
15:44On ne peut pas le savoir.
15:46Pour les plus grands mouvements sociaux,
15:49ce sont quelquefois déclenchés
15:50de façon tout à fait inopinée.
15:52Complètement.
15:52Donc, je ne fais pas de prophétie, là.
15:55Mais je dis,
15:56au moment où on se parle,
15:58je sens,
15:59à tort ou à raison,
16:00je me trompe peut-être,
16:01mais je sens plus de perplexité,
16:04d'angoisse chez les gens
16:06que de mobilisation
16:08et de volonté d'union.
16:13C'est vrai.
16:14Mais je ne voudrais pas
16:15qu'il y ait un drame qui arrive.
16:18Un plan de licenciement brutal
16:20avec une réaction des salariés vives.
16:23Je ne voudrais pas qu'il y ait
16:25de drame qui arrive dans une famille
16:26à cause de la pauvreté.
16:28Je ne voudrais pas
16:28que tout cela mette
16:31cette actualité sociale difficile,
16:34ces souffrances,
16:35de manière crue,
16:36pour que derrière, ça bouge.
16:38Je voudrais que ça bouge maintenant.
16:39Je passe mon temps à ça.
16:42Nous organisons en ce moment
16:43des rassemblements
16:44devant les préfectures,
16:45devant les stations essence,
16:47sur les ronds-points,
16:48appelant les Français
16:49à ce qu'on se bouge.
16:50Et je voudrais justement
16:51que cette candidature
16:52à la présidentielle
16:53que nous souhaitons construire,
16:55nous sommes en train de le faire,
16:57justement, je voudrais
16:58qu'elle porte ses combats
16:59et ses luttes.
17:00Il faut que ça nous permette
17:02d'animer une force,
17:03une dynamique
17:04pour que ça bouge.
17:05Qu'est-ce que vous dites
17:06aux électeurs qui ont,
17:07dans leur vie,
17:08voté à gauche,
17:08qui ne votent plus aujourd'hui à gauche,
17:10qui sont passés ailleurs,
17:11au centre, à droite
17:12ou au Rassemblement national,
17:14parce qu'ils estiment
17:15qu'il y a trop d'immigration ?
17:16Est-ce qu'ils se trompent ?
17:18Justement, vous voyez,
17:19quand je tourne,
17:21quand je vais dans les départements,
17:22quand je vais à la porte
17:23des entreprises,
17:24j'en ai deux en tête
17:25que j'ai vues il n'y a pas longtemps,
17:26j'en ai une que j'ai vue
17:27à Clermont-Ferrand,
17:28mais ils ne me parlent pas
17:29de l'immigration.
17:30Personne ne vous parle d'immigration ?
17:31Ils me parlent de l'immigration
17:32quand il y a un sujet
17:33d'actualité
17:34qui met ça
17:36sur la table.
17:38Mais leur problème au quotidien,
17:39ce n'est pas l'immigration,
17:40leur problème au quotidien,
17:41c'est les pleins
17:42quand ils sont obligés
17:43de prendre la voiture
17:43pour aller travailler.
17:44Le problème,
17:45c'est qu'il n'y a que le SMIC
17:47qui augmente.
17:48Vous savez que,
17:48chez les fonctionnaires,
17:50il y a 10 échelons
17:51dans les catégories C
17:52qui sont en dessous du SMIC,
17:53et que pour pouvoir
17:54les mettre au niveau du SMIC,
17:55il y a une indemnité différentielle
17:57qui leur est versée,
17:58qui ne cotise même pas
18:00à la retraite.
18:01Et c'est pour ça
18:02que les fonctionnaires
18:02ont des pensions aussi basses.
18:04Non mais la collègue,
18:05elle existe
18:06et c'est de ça
18:06dont on parle.
18:07François Ruffin,
18:08qui n'est pas très éloigné de vous,
18:11toute la gauche,
18:11une grande partie de la gauche
18:12est tombée dessus
18:12quand il a dit
18:13je veux baisser
18:14l'immigration de travail.
18:16Est-ce que vous,
18:17aujourd'hui,
18:18vous dites,
18:18ça a été,
18:19je parle sous le regard
18:21d'un l'audemel
18:21qui rappellera peut-être
18:22la position des communistes
18:23il y a quelques années,
18:24est-ce que vous dites
18:24aujourd'hui,
18:25il faut réduire l'immigration ?
18:27Mais la question
18:28de l'immigration,
18:29elle est posée.
18:30Nous devons savoir
18:31en parler
18:32et de manière dépassionnée
18:34parce que c'est un sujet grave.
18:36Tout pays
18:37a une politique migratoire.
18:39Que cela concerne
18:40les personnes
18:41qui rentrent illégalement
18:42ou que cela concerne
18:43les personnes
18:44qui rentrent légalement
18:45pour différentes raisons.
18:46Pour les études,
18:47pour le regroupement familial
18:48ou pour le travail.
18:50Toutes ces questions-là
18:51font l'objet
18:52de lois,
18:53de textes
18:53et c'est normal
18:54que des formations
18:55et de gauche
18:56et de droite
18:56aient une vision là-dessus.
18:58Par exemple,
18:58nous nous disons
18:59que les travailleurs
19:01sans papier
19:02malheureusement
19:03aujourd'hui
19:04puissent être régularisés.
19:06Je parle des travailleurs,
19:07des travailleuses
19:07qui ont une fiche de paye,
19:09qui cotisent,
19:09qui ne verront jamais
19:11la couleur
19:12de ces cotisations
19:12parce qu'ils sont sans papier
19:14et qu'ils peuvent faire
19:15l'objet d'une arrestation,
19:16d'une reconduite
19:17à la frontière
19:18alors qu'ils travaillent
19:19et qu'ils sont utiles
19:20dans l'entreprise
19:21où ils sont.
19:22Et donc,
19:23nous,
19:24nous portons cette voie-là
19:25et elle est différente
19:25de celle qui est portée
19:26par l'extrême droite
19:28ou de François Ruffin.
19:30En revanche,
19:31et je vais le dire aussi,
19:33je ne suis pas d'accord
19:34non plus
19:34avec une partie
19:36du patronat,
19:37du MEDEF,
19:38qui dit
19:38parce que nous avons besoin
19:40de main-d'oeuvre,
19:41nous allons ouvrir
19:43des filières d'immigration
19:44pour travailler
19:45dans les vignes,
19:46pour travailler
19:47dans le bâtiment,
19:48pour travailler
19:48dans tous ces métiers difficiles
19:49parce qu'on ne veut pas
19:50augmenter les salaires
19:51et donc eux,
19:52ils acceptent
19:52de travailler à bas prix
19:53et on va faire venir
19:54les immigrés.
19:55Et ça,
19:55ce n'est pas juste non plus.
19:56Toute personne
19:57qui travaille
19:58dans notre pays
19:58a le droit
19:59au même salaire,
20:00à une juste rémunération
20:01et à des conditions
20:02dignes de travail.
20:04Bon,
20:04alors,
20:05malheureusement,
20:06en ce qui concerne
20:07ceux qui occupent
20:10des emplois provisoires,
20:12par exemple,
20:12pour les vendants
20:13ou des choses comme ça,
20:16l'idée selon laquelle
20:18on trouverait
20:18une solution juste,
20:20équitable et humaine,
20:21on ne s'en rapproche pas.
20:23On ne s'en rapproche pas
20:24et on n'est d'ailleurs
20:25pas spécialement bien placé
20:27de ce point de vue.
20:27les scandales,
20:28la manière dont parfois
20:29ils sont exploités,
20:31entassés dans des barraquements,
20:32c'est horrible.
20:33Admettez avec moi.
20:34Mais attendez,
20:35je n'ai rien à admettre
20:36parce que je n'ai jamais contesté
20:38le fait que
20:38ceux qui sont
20:40des travailleurs provisoires
20:41qui,
20:42venus d'autres pays
20:43à l'occasion,
20:44par exemple,
20:45des vendanges,
20:46sont évidemment maltraités.
20:47Je n'ai jamais dit le contraire.
20:49Et le problème est
20:52que le temps des vendanges,
20:54on a besoin d'eux,
20:55mais qu'eux n'ont pas
20:57de perspective ensuite.
20:58Et donc,
20:59ils sont obligés,
21:00d'ailleurs ce qui se produit
21:01chaque année,
21:01de revenir pour l'essentiel
21:03dans leur pays d'origine,
21:04avec un peu plus d'argent
21:05qu'ils n'en avaient,
21:06mais avec aucune garantie,
21:08et en ayant été obligés
21:11d'habiter dans des conditions
21:13invraisemblables,
21:14en étant mal nourris,
21:15et en ayant un travail
21:18disproportionné.
21:18Tout ça est vrai.
21:21Cela étant,
21:23la France est,
21:24notamment en Europe,
21:26avec les pays
21:27les plus comparables
21:27aux nôtres,
21:28la France n'est pas
21:29le pays,
21:30tant s'en faut,
21:31le plus restrictif
21:33vis-à-vis de l'immigration.
21:34Et comme on vous a déjà
21:35entendu là-dessus,
21:35Fabien Roussel,
21:36si vous permettez,
21:37je vais avancer un tout petit peu.
21:38Allez-y.
21:38Vous avez pris la parole avant.
21:39Mais voyez un peu comment...
21:40Vous vous la prenez
21:40même quand je vous dis ça.
21:41Je m'en vais.
21:42Non, mais voyez un peu comment
21:44moi qui voulais parler
21:45des salaires,
21:46de la vie chère,
21:47des prix qui augmentent
21:47et des solutions
21:48que nous proposons,
21:48nous avons réussi à dévier
21:50sur la question migratoire.
21:51Et j'y ai répondu.
21:53Mais en fait...
21:53Et on vous a entendu aussi
21:54sur les salaires.
21:55Oui, oui,
21:55mais on a tellement à parler de ça.
21:58Je crains une récession grave
22:00pour notre pays.
22:01Il y a besoin
22:01d'un électrochoc financier.
22:03Il y a besoin d'injecter
22:04de l'argent dans l'économie.
22:05Il y a besoin de donner
22:05de l'activité
22:06à nos entreprises
22:07pour qu'elles ne licencient pas
22:08et relancer la consommation
22:10par les salaires.
22:11Voilà.
22:12Et c'est ce cri
22:13que je voulais pousser
22:14chez vous ce soir.
22:15Merci, M. Fouvel.
22:16Et vous l'avez poussé.
22:16Je vous ai laissé le pousser
22:17jusqu'au bout.
22:18Deux images.
22:18Même si, économiquement,
22:20votre raisonnement
22:21ne va pas forcément
22:22totalement de soi.
22:24Deux images que je voulais
22:25Oui, ça fait débat.
22:27Deux images,
22:28deux meetings.
22:29Jean-Luc Mélenchon
22:29qui tenait son premier meeting
22:30il y a une semaine
22:31qui affirme avoir rassemblé
22:32à Saint-Denis
22:3426 000 personnes
22:35sources organisateurs
22:36et hier
22:37Raphaël Glucksmann
22:383 à 4 000 participants
22:41d'après les organisateurs
22:42de ce meeting
22:43de Raphaël Glucksmann.
22:44Est-ce que vous dites
22:45dans le match
22:46à gauche
22:47match qui sera peut-être
22:48un match à 3, 4, 5
22:49mais en tout cas
22:49dans ce mano-a-mano
22:50Glucksmann-Mélenchon
22:51que Raphaël Glucksmann
22:52a perdu la première manche ?
22:54Ce qui est certain
22:55c'est que Jean-Luc Mélenchon
22:57est parti le premier
22:57et ce qui est certain aussi
22:59c'est qu'il dispose
23:01de militants
23:02d'un appareil
23:03de méthode
23:03de ressources
23:04de techniques
23:05y compris assez innovantes
23:07en matière numérique
23:08auxquelles je ne connais rien
23:09mais enfin
23:09dont je vois bien
23:10les résultats
23:12et il a un coup d'avance
23:13c'est pas la peine
23:14de dire le contraire
23:15il a un coup d'avance
23:16à gauche
23:17ça n'est pas la première fois
23:18mais disons que
23:19c'est particulièrement visible
23:20est-ce que ça signifie
23:22que ça annonce
23:24l'ordre d'arrivée
23:25à gauche ?
23:26Je veux dire
23:26on a encore neuf mois
23:29et donc on va voir
23:30comment se déploie la campagne
23:33Raphaël Glucksmann
23:35il est populaire
23:37il est globalement
23:38bien accueilli
23:40disons qu'il n'a pas fait
23:42de zèle
23:43quant au début
23:43de son entrée
23:44en lice
23:45et que maintenant
23:47il y a besoin
23:48d'organisation
23:50de renforcement
23:51voilà
23:52il y a un professionnel
23:53qui est parti en avance
23:55et il y a un nouveau
23:57venu séducteur
23:59qui va essayer
24:00de le rattraper
24:01il y en a un
24:02qui a de l'avance
24:02sur l'autre
24:03ça vous êtes d'accord ?
24:04il fait la course en tête
24:05il a de l'avance ?
24:06Oui
24:07mais ce n'est pas
24:08à la taille
24:09des meetings
24:10qu'on peut savoir
24:11qui va gagner
24:12l'élection présidentielle
24:13je n'ai pas dit ça
24:14non non
24:14justement
24:15je vais dans votre sens
24:16ce qui va compter
24:16c'est le contenu
24:17c'est le programme
24:18c'est ce qui va changer
24:18pour la vie des français
24:19au lendemain
24:20de l'élection présidentielle
24:21et est-ce que
24:23les salaires vont augmenter
24:24est-ce que les loyers
24:25vont baisser
24:26est-ce que le prix
24:27de l'électricité
24:28va rester élevé
24:29est-ce qu'enfin
24:29on va avoir un président
24:30qui va se battre
24:32contre cette guerre
24:33qui dure en Europe
24:35est-ce que
24:36enfin voilà
24:36est-ce que ça va changer
24:37pour de bon
24:38ça fait 10 ans quand même
24:39qu'on subit
24:39une politique dure
24:41pour le monde du travail
24:43pour les retraités
24:44pour la jeunesse
24:45dure
24:45très dure
24:46il y a besoin
24:47de changer d'air
24:48voilà
24:48dans les deux sens du terme
24:50besoin d'une délivrance
24:51et c'est cet espoir-là
24:53qu'il faut réussir
24:54à incarner fortement
24:55et est-ce qu'il y a besoin
24:56d'une nouvelle France
24:57il y a besoin
24:58d'une nouvelle république
24:59ça c'est une grande différence
25:00c'est pas ma question
25:00est-ce qu'il y a besoin
25:01d'une nouvelle France
25:01vous voulez m'interroger
25:04sur cette théorie
25:06qu'avance
25:06Jean-Luc Mélenchon
25:08et justement
25:09je regrette
25:10que Jean-Luc Mélenchon
25:12continue
25:13à fracturer
25:14la France
25:14et à s'adresser
25:15à nos concitoyens
25:16en fonction
25:17de leur couleur de peau
25:18leur origine
25:19et leur lieu d'habitation
25:20les quartiers populaires
25:21la banlieue
25:21contre le reste de la France
25:22alors qu'aujourd'hui
25:24on a besoin
25:25de rassembler
25:26je regrette
25:27qu'il s'adresse
25:28à nos concitoyens
25:29en les assignant
25:31à résidence
25:31quelque part
25:32en fonction
25:34de leurs origines
25:35alors qu'on a besoin
25:36de parler
25:37à une république
25:38et à des concitoyens
25:39qui sont
25:39de toutes origines
25:41parce que
25:42la France
25:43a été tellement
25:44métissée
25:44dans son histoire
25:45que nous avons
25:46cette histoire-là
25:47mais on doit parler
25:48à tous les français
25:48quelle que soit
25:49sa couleur de peau
25:50sa religion
25:50son origine
25:52et avoir les mêmes
25:53droits sociaux
25:53pour tous
25:54c'est ce qui s'appelle
25:55l'universalisme
25:56de la république
25:57et c'est ce que nous
25:58nous défendons
26:00justement
26:00à l'opposé
26:01de Jean-Luc Mélenchon
26:02je ne suis pas d'accord
26:04sur un point
26:06Jean-Luc Mélenchon
26:07défend aussi
26:09l'idée
26:10d'une France
26:11métissée
26:12qu'il l'est d'ailleurs
26:13depuis toujours
26:13bon tous les pays
26:14d'ailleurs
26:15sont à peu près
26:17métissés
26:17sauf certaines îles
26:19pour des raisons
26:19historiques d'isolement
26:20bon
26:21mais
26:23sur le reste
26:25la question
26:26est de savoir
26:26bien sûr
26:28comme
26:28comme vous l'exprimez
26:30ce qui est souhaitable
26:31mais aussi
26:32ce qui est
26:32possible
26:33et de ce point de vue
26:34je trouve
26:35que le match
26:36idéologique
26:37à gauche
26:39reste
26:39d'un niveau
26:41assez faible
26:42ou assez utopique
26:43disons
26:44on peut dire
26:44que c'est
26:45on peut dire
26:45que c'est par idéalisme
26:48comme je l'ai connu
26:49pas toujours
26:50parce qu'il y a eu
26:51des moments
26:51où la gauche
26:52au contraire
26:53a fait
26:54l'apprentissage
26:55voire la réussite
26:57dans quelques cas
26:58de politique
26:59économique
27:00efficace
27:01mais
27:02que la gauche
27:03continue à rêver
27:04de choses
27:04peut-être souhaitables
27:06mais pas forcément
27:07possibles
27:07bon
27:08c'est notre histoire
27:09ça aussi
27:10c'est notre patrimoine
27:11justement
27:11il est urgentissime
27:14de passer des rêves
27:15à la réalité
27:15parce qu'on rêve
27:16tellement que ça change
27:17on n'en peut plus
27:18monsieur Duhamel
27:19dans les villes
27:20dans les villages
27:20comme dans les grandes villes
27:22et d'ailleurs c'est pour ça
27:22que je ne les oppose pas
27:23parce que pour aller
27:24d'un coin
27:25à un autre
27:26je sais que les difficultés
27:27de vie
27:28le recul des services
27:29publics
27:29tout simplement
27:30que ce soit les hôpitaux
27:31l'école
27:31pèse de la même manière
27:33d'un côté
27:34ou d'un autre
27:34et qu'on a véritablement
27:35besoin d'un grand changement
27:37une grande bascule
27:39on a besoin véritablement
27:40d'investir beaucoup
27:41dans ces services publics
27:42qui nous font défaut
27:43aujourd'hui
27:43on a besoin d'aller chercher
27:44de l'argent
27:45et j'aimerais bien
27:45qu'on ait ce débat aussi
27:47où est l'argent
27:48qu'on arrête de nous agiter
27:49le grelot de la dette
27:50et qu'on se dise
27:50oui on va enfin investir
27:52dans la justice
27:53justement
27:54pour qu'il n'y ait plus
27:55les drames
27:55que nous commentons
27:56depuis des semaines
27:57aujourd'hui
27:57pour nos enfants
27:58pour nos écoles
27:59pour nos retraités
28:00pour la dépendance
28:01le vieillissement
28:02enfin on a des défis
28:03immenses à relever
28:04et à chaque fois
28:04il n'y a pas de sous
28:05il n'y a pas de sous
28:06oui je rêve
28:07monsieur Duhamel
28:07je rêve que ça change
28:09profondément
28:10je suis d'accord
28:11sur son point
28:12mais carrément
28:13et nous voulons
28:14nous la gauche
28:15porter cette aspiration
28:16à ce grand changement
28:17la parole est à Alain Duhamel
28:19et je suis certain
28:20que malgré nos différences
28:21nous arriverons
28:22à le faire ensemble
28:24bon bah écoutez
28:24ça c'est votre point de vue
28:26l'idée qu'il y ait un rêve
28:28oui ça il y a
28:29incontestablement un rêve
28:30l'idée que ce rêve
28:31se transforme en réalité
28:32c'est un problème
28:33tout à fait différent
28:35en ce qui concerne
28:36la possibilité de
28:37aujourd'hui
28:38les marges dont on dispose
28:39et le poids de la dette
28:41le poids de la dette
28:42de toute façon
28:42on l'a
28:43et il faudra bien
28:44y faire face
28:45parce qu'il n'y a pas
28:46de moyen de l'effacer
28:47mais oui mais
28:47donc
28:47et plus on attend
28:49pour le traité
28:51plus les taux d'intérêt
28:52s'élèvent
28:53et plus la charge
28:54pour les français
28:54à l'arrivée
28:55puisque ça se traduira
28:56un jour ou l'autre
28:57par de la fiscalité
28:59sera lourde
29:00donc
29:01il ne s'agit pas de dire
29:02d'accord j'ai compris
29:03je ne peux plus parler
29:03il ne s'agit pas de dire
29:05c'est un débat passionnant
29:06il ne s'agit pas de dire
29:08rêvons et soyons heureux
29:09il s'agit de dire
29:11ouvrons les yeux
29:12et voyons ce qu'on doit
29:14et j'aurais bien aimé parler
29:15de ça
29:16de l'argent
29:16de comment on peut payer la dette
29:18comment on peut produire
29:18plus de richesses
29:19dans notre vie
29:20dans notre vie
29:20et bien ça sera
29:21dans la production
29:22et bien ça sera le cadre
29:24de notre prochain débat
29:25dès que vous serez candidat
29:26et que vous reviendrez
29:27sur ce plateau
29:27on n'a pas parlé
29:28d'une affaire
29:28qui secoue la France
29:29depuis plusieurs jours
29:31maintenant
29:31je voudrais qu'on s'y arrête
29:32évidemment c'est l'affaire Liana
29:33on a appris aujourd'hui
29:34qu'Emmanuel Macron
29:34et son épouse
29:35Brigitte Macron
29:35ont parlé aux parents
29:37de Liana
29:38mercredi dernier
29:39long échange téléphonique
29:40c'est ce que dit l'Elysée
29:41à BFM TV
29:42échange émouvant
29:44c'est ce que dit également
29:45ce soir la présidence
29:47de la République
29:47il a eu raison
29:48d'appeler
29:49les parents de Liana
29:50après ce drame
29:51qui a ému
29:53et parfois choqué
29:53les Français
29:54parce que
29:54que le drame
29:56ait ému
29:56tout le monde
29:57c'était une évidence
29:58il suffit de voir
29:59le traitement
29:59qui lui a été donné
30:00la façon
30:01dont les gens réagissent
30:02donc que ce soit
30:05à la fois
30:05une histoire
30:07d'une cruauté
30:08épouvantable
30:08et en même temps
30:09une émotion
30:10qui est devenue
30:11une émotion collective
30:12ça n'est pas si fréquent
30:13des émotions collectives
30:15de cette intensité
30:17oui
30:17que dans ces conditions
30:18le président appelle
30:20les malheureux parents
30:22je veux dire
30:22j'ai connu
30:24pas mal de présidents
30:25de la République
30:25quand il y avait vraiment
30:27un drame
30:28qui touchait tout le monde
30:30qui frappait les uns
30:31mais émouvait les autres
30:34ils se sont manifestés
30:36je pense que ça fait
30:36un président
30:37il est aussi garant
30:39d'une forme
30:40de solidarité affective
30:42entre les Français
30:43et je dirais
30:44heureusement que ça existe
30:45quel que soit
30:47le nom du président
30:48et quelle que soit
30:48sa couleur
30:49quand il y a
30:50un drame
30:51ressenti comme un drame
30:53par l'ensemble
30:54des Français
30:55un chef d'État
30:56doit se manifester
30:57vous lui diriez
30:58quoi pardon
30:59Fabien Roussel
31:00à cette famille
31:00si vous l'aviez au téléphone
31:02aujourd'hui
31:02vous lui diriez quoi
31:03je présenterais mes excuses
31:05celle de l'État
31:06parce que c'est un scandale
31:08d'État
31:08c'est pas un fait divers
31:09ce que révèle
31:10ce drame
31:12c'est qu'il y a eu
31:14un dysfonctionnement
31:15profond
31:16de notre système
31:17judiciaire
31:18et je suis en colère
31:19contre
31:19M. Macron
31:20qui a tout de suite dit
31:22ne me parlez pas
31:23de moyens
31:24dans cette affaire
31:25dans cette affaire
31:26il devrait s'excuser
31:28d'avoir dit ça
31:29parce qu'aujourd'hui
31:30quand même
31:31de nombreuses voix
31:32s'élèvent
31:32pour dire que
31:34ça fait des années
31:35que des associations
31:37que la civile
31:38qui a été mise en place
31:39en 2023
31:40ça fait
31:41au moins depuis 2023
31:43qu'il y a
31:44sur la table
31:45des propositions
31:46avec devant
31:48les moyens
31:48qu'il faut mettre en place
31:49pour justement
31:50lutter
31:51contre ces drames
31:52et c'est pour ça
31:53qu'il y a de la colère
31:54contre l'état
31:55et c'est pour ça
31:56qu'on dit
31:56que ce drame
31:57aurait pu être évité
31:58en même temps
31:59j'attends
32:00les conclusions
32:01de l'enquête
32:01administrative
32:02qui va
32:04peut-être
32:05ou pas
32:05pointer des dysfonctionnements
32:07toujours est-il
32:08que la civise
32:09a émis
32:1080 propositions
32:11qu'il y a
32:13une loi intégrale
32:14qui est sur la table
32:14moi-même
32:15nous les avions invités
32:17à la fête de l'humanité
32:18en septembre dernier
32:19je les ai rencontrés
32:20c'est pour ça
32:22que nous sommes en colère
32:22parce que nous sommes
32:23pleins
32:23à exiger
32:24la mise en oeuvre
32:25de ces mesures
32:26et qu'il faut
32:27un drame
32:28terrible
32:28comme celui-là
32:29pour qu'enfin
32:30on se dise
32:31ah oui
32:31il faudrait faire quelque chose
32:32est-ce qu'Emmanuel Macron
32:33a eu tort
32:34dès les premiers jours
32:35de cette affaire
32:36de dire
32:36dans cette affaire
32:37pas question de moyens
32:38ça n'aurait rien changé
32:39de toute façon
32:40la question des moyens
32:41à la fois
32:42rien ne prouve
32:43que ça s'est passé
32:44parce qu'il y avait
32:46insuffisance de moyens
32:47moi ce que j'ai ressenti
32:48mais je veux dire
32:50c'est un ressenti personnel
32:52mais c'est une indifférence
32:55anormale
32:56de la part
32:57des responsables locaux
32:59ou spécifiques
33:00sur cette affaire
33:01comme s'il n'en avait
33:03jamais pris
33:03l'ampleur
33:05la nécessité
33:07et surtout
33:07l'urgence
33:08bon et ça
33:10je l'ai beaucoup ressenti
33:11alors maintenant
33:12s'il s'agit de dire
33:13que
33:13en ce qui concerne
33:14la justice en général
33:16et la police
33:17pour certaines de ses actions
33:18il y a une insuffisance
33:19de moyens
33:20c'est évidemment
33:21c'est à enfoncer
33:21une porte ouverte
33:22mais ça ne veut pas
33:24il faut s'y attaquer
33:26sinon on va encore
33:27brasser du vent
33:28ça va se reproduire
33:28mais attendez
33:29est-ce que je suis en train
33:30de vous dire le contraire
33:31non
33:31alors je poursuivez
33:33donc je poursuis
33:34donc
33:35phlegmatiquement
33:38là
33:39ce qu'on a ressenti
33:40c'est
33:41ça a été
33:43non pas des absences
33:44de procédures
33:45non pas des erreurs
33:47techniques
33:47mais des lenteurs
33:49et des apparences
33:50d'indifférence
33:51dont les résultats
33:53ont été
33:54une catastrophe
33:54et un drame
33:55bon et ça
33:56je suis bien d'accord
33:58sur le fait
33:59que
33:59il y a des
34:01la justice
34:02ne dispose pas
34:03de tous les moyens
34:04dont elle aurait besoin
34:05ça c'est
34:06une certitude
34:07mais que
34:08en l'occurrence
34:09il s'agit plutôt
34:10de laisser aller
34:12d'un certain nombre
34:13de gens
34:13et pas
34:14d'absence
34:15de procédures
34:16et donc
34:18dans une France idéale
34:20il faudrait augmenter
34:23non seulement
34:23le budget
34:24de la justice
34:25mais surtout
34:25les effectifs
34:27dont la justice
34:28dispose
34:29effectivement
34:29par exemple
34:30le nombre de procureurs
34:31on le sait bien
34:32mais il faudrait
34:33commencer par ça
34:34mais pas seulement
34:35il faudrait commencer par ça
34:36mais on n'est pas
34:37dans une France idéale
34:38on est dans une France
34:39fauchée
34:40mais il faut arrêter
34:41avec ça
34:42et bien non
34:43enfin
34:44et bien non
34:44donc on va encore
34:46avoir des enfants
34:47violés
34:47et des pédos
34:48et des faits
34:50des pédos criminels dehors
34:51parce qu'on ne sait pas
34:52trop
34:52non non
34:53non
34:53permettez-moi
34:54ne faites pas semblant
34:55de croire
34:56que c'est ce que je dis
34:57non mais quand vous dites
34:58on est fauché
34:59on ne peut pas
35:00je ne peux pas l'entendre
35:02on s'est trouvé
35:0336 milliards d'euros
35:04pour augmenter
35:05le budget des armées
35:06on s'est décidé
35:07de faire
35:07enfin pas dans l'année
35:08comment
35:08on va augmenter
35:10aujourd'hui
35:10le budget des armées
35:11sur 5 ans
35:13cette année
35:13sur 6 milliards
35:146 milliards
35:156 milliards
35:16tout de suite
35:17et il en faut
35:192 milliards 8
35:20pour lutter
35:21contre les violences
35:23sexuelles
35:24contre les enfants
35:25contre les femmes
35:26pour mettre des infirmières
35:27dans les écoles
35:28pour écouter la parole
35:29des enfants
35:30pour sortir du déni
35:31pour investir justement
35:32dans la gendarmerie
35:33pour former
35:34tous les professionnels
35:35qui sont en contact
35:37avec les enfants
35:37pour écouter leur parole
35:38une à deux fois par an
35:40toutes ces propositions
35:41elles sont sur la table
35:42depuis des années
35:43et on se bat
35:44pour qu'elles soient
35:44mises en oeuvre
35:45et on nous dit
35:45on est fauché
35:46mais par contre
35:47on trouve du blé
35:48pour investir
35:49dans l'armement
35:50pour aller faire la guerre
35:51à l'extérieur
35:53on n'a pas le droit
35:55on n'a pas le droit
35:57d'aller
35:57on n'a pas le droit
35:58d'aller taxer
35:59les plus riches
36:00et d'aller leur prendre
36:0110 milliards d'euros
36:02au titre de BISF
36:03comme c'était le cas avant
36:04alors ça
36:05donc c'est normal
36:06qu'il n'y ait pas d'argent
36:07vous avez une conception
36:08du débat
36:09qui est 90% pour nous
36:10je voudrais
36:12qu'on fasse
36:12le temps de parole
36:13de monsieur Duhamel
36:13et du mien
36:14à la fin de l'émission
36:15je suis certain
36:15qu'il n'a pas
36:16à la fin de l'émission
36:16vous allez pouvoir répondre
36:17dans quelques instants
36:18simplement si vous nous rejoignez
36:20à 19h53
36:21sur BFM TV
36:22je voulais simplement
36:23vous montrer ces images
36:25de Genève
36:26où se tient en ce moment même
36:27le contre-sommet
36:28le contre-G7
36:29on va retrouver
36:29notre envoyé spécial
36:31sur place
36:32avant l'arrivée
36:32des chefs d'état
36:33prévus demain
36:34on a vu tout à l'heure
36:35certaines tensions
36:36quelle est la situation
36:37et je vous promets Alain
36:38que je vous redonnerai
36:39la parole sur l'affaire Liana
36:40dans un instant
36:41la situation en ce moment
36:42même à Genève
36:45on est sur un moment
36:46de tension
36:47en ce moment
36:48en fin de manifestation
36:48ça fait à peu près
36:49une demi-heure
36:50que c'est le cas
36:51et là vous voyez
36:51sur ces images
36:53plusieurs dizaines
36:54de forces de l'ordre
36:55de policiers
36:55qui sont en train
36:56de s'approcher
36:57d'aller peut-être
36:58au contact physique
36:59avec les Black Blocs
37:00parce qu'à quelques dizaines
37:01de mètres de là
37:02il y a plusieurs dizaines
37:03de Black Blocs
37:04qui tout à l'heure
37:04ont érigé une barricade
37:06avec des barrières
37:07des banderoles
37:08des matelas
37:09on a vu un moment
37:10le canon à eau
37:11de la police s'approcher
37:12pour éteindre l'incendie
37:13et les policiers
37:14n'étaient pas encore
37:15allés au contact
37:16c'est le cas
37:17en ce moment
37:18parce qu'on est sur
37:19une fin de manifestation
37:20qui s'était pourtant
37:22déroulée plutôt
37:22dans le calme
37:23mais c'est vrai
37:24qu'en fin de parcours
37:25il y a eu
37:25ces Black Blocs
37:26ces casseurs
37:27qui ont commencé
37:28à provoquer
37:30quelques incidents
37:31la police
37:32est en train
37:33d'essayer
37:33de disperser
37:34la fin de manifestation
37:35qui est retournée
37:36à son point de départ
37:38pour l'instant
37:38il n'y a pas encore
37:39eu d'affrontement physique
37:40on va dire
37:41entre les manifestants
37:42ceux-là en tout cas
37:42et la police
37:44mais on sent
37:44que la situation
37:45se tend
37:45on entend
37:46beaucoup de pétards
37:47ça devient d'ailleurs
37:48même assez assourdissant
37:50à certains moments
37:51beaucoup de pétards
37:52un incendie
37:52juste devant nous
37:53même s'il a été
37:54en partie circonscrit
37:55tout à l'heure
37:56et donc c'est
37:56quelques moments
37:57de tension
37:58avec la police
37:59qui essaye de faire
38:00en sorte que la situation
38:01se calme
38:03merci beaucoup
38:03voilà ces images
38:04en direct de Genève
38:06où non pas à Genève
38:08mais à Evian
38:08sont attendus
38:08les chefs d'état
38:09et de gouvernement
38:09dans les heures qui viennent
38:10aujourd'hui
38:11les alter mondialistes
38:12leur souhaitent
38:12en quelque sorte
38:13la bienvenue
38:14notamment c'est la présence
38:15de Donald Trump
38:16qui était sur les affiches
38:18tout à l'heure
38:18pour dire non
38:19à l'arrivée
38:20du président américain
38:21au G7
38:22Donald Trump
38:23qui participera
38:24ensuite mercredi
38:25à un dîner à Versailles
38:26avec Emmanuel Macron
38:27la parole comme promis
38:28à Alain Dommel
38:29sur les moyens
38:31accordés à la justice
38:31est-ce qu'on a les moyens
38:32aujourd'hui
38:33alors qu'on fait
38:33les fonds de tiroir
38:34et vous étiez interpellé
38:35par Fabien Roussel
38:36alors en l'occurrence
38:37en ce qui concerne
38:38l'affaire horrible
38:39dont on parlait
38:40ça n'a pas été
38:41une question de moyens
38:42ça a été une question
38:43de mobilisation
38:44ce qui est autre chose
38:45ensuite en ce qui concerne
38:46la justice
38:47et la police
38:48dans son travail
38:50de recherche
38:51criminel
38:53à la fois
38:54on manque de moyens
38:56c'est-à-dire
38:56qu'on ne les donne pas
38:57mais en même temps
38:58ce serait malhonnête
38:59de nier
39:00qu'on ait augmenté
39:01les moyens
39:02alors on peut dire
39:03d'ailleurs c'est ce que je pense
39:04on ne les a pas
39:05assez augmentés
39:06mais on ne peut pas dire
39:07on ne les a pas augmentés
39:08parce que si
39:09on les a augmentés
39:1050% de hausse
39:11un petit peu plus
39:12depuis 2017
39:13pour la justice
39:14c'est très exactement
39:16ce que je suis en train de dire
39:18donc une grande partie
39:19est partie pour la pénitentiaire
39:20oui enfin
39:20il n'empêche que le budget
39:22de la justice
39:22a été
39:23Dieu merci
39:24augmenté
39:25et celui de la police
39:27également
39:27comme c'est souhaitable
39:29et on pourra toujours dire
39:31pour la protection de l'enfance
39:32on peut toujours dire
39:33que tout est
39:34ce qui est vrai d'ailleurs
39:35que tout est en permanence
39:37insuffisant
39:37et que toutes les catégories
39:39les plus vulnérables
39:40et les plus faibles
39:41sont en permanence
39:43ces catégories-là
39:44ils ne me laissent
39:4520 ans pour conclure
39:46très bien Roussel
39:47si j'étais en tout cas
39:48président de la république
39:49je m'engagerais auprès
39:50oula le dernier
39:51qui a parlé comme ça
39:52c'était François Hollande
39:53je m'engagerais
39:54à mettre tout de suite
39:55en oeuvre
39:56la loi intégrale
39:57et à débloquer
39:58les crédits
39:58pour que dans tous
39:59les ministères concernés
40:00de l'éducation nationale
40:01de la santé
40:02de la justice
40:03de la gendarmerie
40:04on puisse prendre en compte
40:05enfin la parole
40:06des enfants
40:07et des femmes
40:08pour pouvoir
40:08pour qu'il n'y ait plus jamais
40:11ce type de drabe
40:12dans notre pays
40:13et bien ça sera peut-être
40:14le cas de celui
40:14qui sera vraiment élu
40:16je le ferai moi
40:18merci Fabien Roussel
40:20au conditionnel
40:21Alain
40:21et pas au fil du
40:22merci à tous les deux
40:23d'avoir été là ce soir
40:24sur ce plateau
40:25donc
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