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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 13/06/2026
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00:00Ladies and gentlemen, thank you for joining us on Median TV.
00:19Here are the main titles of your Soire Info.
00:23This evening is the great evening for the Lions of the Atlas.
00:26L'équipe du Maroc fait son entrée en lice dans la Coupe du Monde face au Brésil.
00:30Une belle affiche pour commencer ce mondial.
00:33Confiance et sérénité règnent dans le camp marocain.
00:39Et à quelques heures de ce grand match choc, la ferveur gagne les supporters marocains
00:44de Times Square à New York, aux rues de la ville de Tangier.
00:48Nous verrons tout cela en détail dans ce journal.
00:52Et enfin, un accord entre les Etats-Unis et l'Iran serait imminent.
00:57Le Pakistan, pays médiateur entre ces deux nations, affirme que cela pourrait se faire
01:01dans les prochaines heures.
01:02Une affirmation que l'Iran dément.
01:09Et on débute cette édition en ouvrant notre dossier spécial Coupe du Monde 2026.
01:23Ce samedi, c'est jour de match pour les Lions de l'Atlas.
01:27Le Maroc fait son entrée en lice dans la Coupe du Monde face au Brésil.
01:31Ce sera 23h heure marocaine au MetLife Stadium dans le New Jersey.
01:36Découverte des faits marquants de cette première grande affiche du Mondial avec Dunia Dimon.
01:42C'est la première grande affiche de ce Mondial outre-Atlantique.
01:46Marocains et Brésiliens se retrouvent pour la première fois dans la plus grande des compétitions
01:51après leur premier affrontement au Mondial en France, défaite 3-0 pour les Lions de l'Atlas.
01:56Mais 28 ans plus tard, la sélection marocaine est véritablement montée en puissance.
02:00Demi-finale au Mondial Qatari en 2022, un sacre en Coupe d'Afrique des Nations à domicile
02:05l'hiver et désormais une 7e place au classement mondial de la FIFA.
02:09Un grand rendez-vous prévu à Guichet au stade de New York, New Jersey,
02:12la même pelouse qui accueillera la finale de cette 23e édition du Mondial le 19 juillet prochain.
02:18Mais déjà, dans les rues de la Grande Pomme, le duel des supporters a tourné en faveur des Marocains
02:23avec des centaines de fans de la sélection présents au cœur de Times Square
02:26pour créer leur amour pour le blason chérifien.
02:29Pour les hommes de Mohamed Wahbi, l'objectif est clair.
02:33Réaliser le meilleur résultat possible face à la Célésa O de Carlo Ancelotti
02:38qui sera déjà privé de sa star, Neymar Junior, forfait sur blessure.
02:42Et comme les séries sont faites pour être brisées,
02:45le Maroc n'a encore jamais gagné le match de son entrée en lice
02:48lors de ses six dernières participations.
02:50Gagner contre le Brésil serait donc la meilleure issue pour les Lions de l'Atlas
02:53afin de parfaitement débuter leur parcours
02:55et écrire Outre-Atlantique, une aussi belle histoire qu'au Qatar, il y a quatre ans.
03:03Et les supporters marocains dans le monde entier sont impatients.
03:06Le Times Square à New York était paré des couleurs du Maroc hier soir.
03:10Des centaines de supporters marocains s'y sont rassemblés dans la joie et la bonne humeur
03:15comme vous pouvez le voir sur ces images.
03:17Je vous propose d'ailleurs de suivre ces témoignages recueillis par notre envoyé spécial, Monsef Addi.
03:26Inshallah, demain la victoire, ça va être très difficile avec les deux absents que l'on a eus avec Abdi
03:33ou Aguère.
03:34Inshallah, la victoire avec deux-un, c'est ça qu'on vise, Inshallah.
03:43A Russian, la victoire d'un 73% ou 30% ou 40% ou 48% ou 40%
04:03ou 70% ou 40% ou 40% ou 40% ou 41% ou 85%.
04:04Et les fesses, ils m'élimps vaccins.
04:07Les novices.
04:08There are a few hours of this shock between the Maroc and the Brazil.
04:11The atmosphere is on the ground everywhere.
04:14At Tangier, for example, supporters and passionnés of football,
04:17are confident.
04:18And in their forecast,
04:19they attend to a beautiful victory in the Maroc.
04:21They are expressing to Samuel Cheron Gomez
04:24and Elias Elam Raoui.
04:26Very well.
04:27There will be a lot of animation,
04:29especially here on Tangier.
04:30I see that there are preparations,
04:32they are a little bit everywhere.
04:35I hope they will win.
04:38I don't see why they won't win,
04:40because we see that they have strong qualities.
04:44Of course, we will be at the end of the Maroc.
04:48And we will win.
04:49We are a good team.
04:51They will show you for the Cannes.
04:53So we hope for the World Cup,
04:55they will be at the end of the Cannes.
04:57Maybe I will resist a little to see the match.
05:04Maybe.
05:06Maybe.
05:07Maybe.
05:08Maybe.
05:10Maybe.
05:14Maybe.
05:15Maybe, maybe.
05:15If you go home,
05:20Maybe.
05:21Also the problem.
05:22Maybe.
05:22but practicing through experience and love.
05:23within the Taniere, without taking this match to the light.
05:26We listen to it.
05:28No, it's clear that the zone is positive.
05:30We are very confident.
05:32We are confident of the state of the players,
05:34of what we want to put in place,
05:36of the principles and values that we want to instaure.
05:40And then, it will be the match that will tell us where we are.
05:44But we have already seen it against the Norway.
05:48I think we are good to start the competition.
05:50And the goal, Inch'Allah, is to be better after each match.
05:54So, I won't complain.
05:56As I said earlier, we are in another dimension.
05:59We are much more respected.
06:01I like that.
06:02I like that.
06:03I really like that.
06:04So, I don't have a problem.
06:07But the goal is now to assume that it lasts for many years.
06:12Today, when the Maroc participate in a competition,
06:15it must be a pretender.
06:16And on that, it's for us to do everything now
06:19and leave this heritage so that we are respected for years.
06:22So, that's it.
06:23But they respect us like we are.
06:25We respect them.
06:26I think we know, as I said already,
06:29that the opponent that we are going to play tomorrow,
06:32we know the Brazil nation,
06:36the quality that they have,
06:37the players that they have.
06:41But also, we have the quality.
06:44They call us the Brazilian African.
06:49So, we are also the quality players,
06:52with our strength.
06:53I think we are ready to do something big,
06:57with confidence,
06:59with all the support of all the Moroccans.
07:01And I think we are going to perform well for this World Cup
07:06and we will start the match tomorrow.
07:10And from the Brésil,
07:11on s'attend à un match qui sera durement disputé.
07:15Vinicius,
07:15who has not tari des loges
07:17on the performance of the Moroccan team
07:19that they consider as an adversaire redoutable.
07:21We are listening.
07:23We are going to be champion.
07:24We are at the level of the greats.
07:27Without a doubt,
07:28the Moroccan team has improved.
07:30It's a team who planifies well the match
07:32and can rivalise with no matter who.
07:36It's the most important.
07:37When it comes to the Copa,
07:38it's everything.
07:39It's the most important.
07:39When it comes to the Copa,
07:41it's everything.
07:42It's a model for many countries in Africa and elsewhere.
07:45It's what will happen from tomorrow morning.
07:47We will start the Copa du Monde.
07:50A l'approche des matchs du Mondial 2026,
07:52les cafés et restaurants à travers le Maroc
07:54se préparent à accueillir des milliers de supporters
07:57alors que certains consommateurs s'inquiètent
07:59d'éventuelles hausses des prix
08:01pendant les retransmissions des matchs
08:03des lions de l'Atlas.
08:04Les professionnels, eux,
08:05démentent toute augmentation tarifaire.
08:07C'est un reportage de Ayoub Draza
08:09et Yunes Shikri
08:10sur un récit de Kenza Haloui.
08:14L'engouement monte à l'approche du Mondial.
08:17Dans les cafés du Royaume,
08:18les préparatifs s'accélèrent
08:20pour accueillir les supporters
08:22qui viendront suivre les rencontres
08:24de l'équipe nationale,
08:25notamment lors des matchs
08:26programmés en soirée.
08:27Certains fans espèrent vivre
08:29une nouvelle épopée des lions de l'Atlas
08:31après les performances historiques
08:33de la dernière Coupe du Monde au Qatar.
08:35L'ambiance du café est unique.
08:39Certaines personnes, d'ailleurs comme moi,
08:40la préfèrent même à celle du terrain.
08:44C'est avec une grande joie
08:46que nous allons regarder en famille
08:47le match de l'équipe nationale
08:48contre le Brésil.
08:50Personnellement,
08:51je pense que le Maroc va gagner.
08:54Dans les établissements,
08:56l'organisation s'adapte
08:58pour assurer un service fluide
09:00pendant les soirées de match,
09:01parfois jusqu'à tard dans la nuit.
09:03Mais certains clients
09:04redoutent des hausses de prix
09:06lors des grandes affiches.
09:08De leur côté,
09:08les professionnels assurent
09:10qu'aucune augmentation tarifaire
09:12n'est prévue.
09:13Nous avons confiance
09:14en cette Coupe du Monde.
09:16Nous espérons
09:16que l'équipe nationale
09:17ira le plus loin possible
09:19dans cette compétition.
09:20Et on sera là
09:21pour l'encourager.
09:22En ce qui concerne
09:23les tarifs des cafés,
09:24nous espérons
09:25qu'il n'y aura pas de hausse.
09:31Nous nous sommes préparés
09:32pour cette Coupe du Monde
09:33et notre café est prêt
09:34à accueillir tous les clients.
09:35En ce qui concerne
09:36la hausse tarifaire,
09:37assurez-vous,
09:38les prix ne vont pas augmenter.
09:39Ils vont rester symboliques.
09:44Certains établissements
09:45envisagent même
09:46de limiter la diffusion
09:47aux seuls matchs
09:48du Maroc
09:49afin de mieux gérer
09:50l'affluence
09:50et les contraintes nocturnes.
09:52Entre ferveurs populaires
09:54et organisations logistiques,
09:55les cafés marocains
09:56se préparent
09:57à vivre au rythme
09:58du Mondial
09:59dans l'attente
10:00des performances
10:01des Lyons de l'Atlas.
10:11On poursuit ce journal
10:12avec l'actualité internationale.
10:13L'accord de paix
10:14entre l'Iran
10:15et les Etats-Unis
10:16sera probablement finalisé
10:17dans les 24 prochaines heures
10:19selon le Pakistan.
10:20C'est ce qu'a déclaré
10:21le premier ministre pakistanais
10:22Shehbaz Sharif
10:23dont le gouvernement assure
10:25la médiation
10:26entre l'Iran
10:26et les Etats-Unis
10:27pour mettre fin
10:28à leur guerre.
10:29Ce que Téhéran refute.
10:31Après des semaines
10:32de négociations
10:33au point mort
10:34sur les termes
10:34d'un premier protocole d'accord,
10:36Washington
10:37comme Téhéran
10:38ont estimé
10:38qu'un accord
10:40n'avait jamais été
10:41aussi proche.
10:45Les Etats-Unis
10:46disent avoir abattu
10:47plusieurs drones iraniens
10:48ce matin.
10:49Ils visaient selon eux
10:50des navires commerciaux
10:51dans le détroit d'Hormuz.
10:52Tout cela
10:53malgré l'optimisme
10:54affiché quelques heures
10:55plus tôt par les deux parties
10:56au sujet d'un accord de paix.
10:59Mais les versions
10:59d'un éventuel compromis
11:01donné par les médias
11:03iraniens et Washington
11:04présentent d'importantes
11:05différences.
11:06Dès que les dernières étapes
11:08de nos négociations
11:09seront achevées,
11:10cet accord sera signé
11:11et annoncé,
11:11avait déclaré hier soir
11:12le chef de la diplomatie
11:14iranienne
11:14à la télévision d'Etat.
11:15Cela pourrait arriver
11:16dans les prochains jours.
11:18J'ai bon espoir,
11:19a-t-il ajouté.
11:23Des frappes israéliennes
11:24ont ciblé ce samedi
11:25le sud du Liban
11:26après deux appels
11:27israéliens à évacuer
11:29une vingtaine de localités
11:30de la région
11:30dont la ville
11:31de Nabatie.
11:32C'est ce qu'a rapporté
11:33l'agence de presse
11:34officielle libanaise
11:35Hani.
11:36Les frappes persistent
11:37alors que les Etats-Unis
11:38et l'Iran sont sur le point
11:39de finaliser un accord
11:41pour mettre fin
11:41à la guerre au Moyen-Orient
11:43qui pourrait bien
11:43inclure le dossier libanais.
11:45Les bombardements israéliens
11:46ont d'ailleurs visé
11:47plusieurs secteurs
11:48désignés par Israël
11:49dont les villages
11:50de Riyan
11:51et Soujoud
11:52situés non loin
11:53de Nabatie,
11:54a précisé Hani.
12:00Des frappes israéliennes
12:01ont ciblé aujourd'hui
12:02le sud du Liban.
12:02Peu après, un appel israélien
12:04a évacué vingt localités
12:05de la ville de la région
12:07dont la ville de Nabatie,
12:09je vous le disais.
12:09L'agence de presse officielle
12:11libanais Hani rapporte également
12:12que ces bombardements
12:13ont visé plusieurs secteurs
12:15désignés par Israël
12:16dont les villages
12:17de Riyan
12:17et Soujoud.
12:18L'arme israélienne
12:19de son côté avait averti
12:20qu'elle s'apprêtait
12:21à agir avec force
12:22contre le Hezbollah
12:23pro-iranien et demander
12:24aux habitants
12:25de gagner le nord
12:26du fleuve Zaharani
12:27situé au nord
12:28de la ville de Nabatie,
12:29à une quarantaine
12:30de kilomètres
12:31de la frontière
12:31avec Israël.
12:35Ça n'était jamais arrivé
12:37dans l'histoire
12:38après l'entrée en bourse
12:39de SpaceX.
12:40Elon Musk est devenu
12:41le premier homme
12:42dont la fortune a dépassé
12:43les mille milliards
12:44de dollars.
12:45C'est une richesse
12:46équivalente
12:46à celle produite en un an
12:48par des pays
12:48comme la Suisse
12:49ou la Pologne.
12:50Son groupe est désormais
12:51valorisé à 1765 milliards
12:54de dollars,
12:55soit l'une des dix
12:56plus grosses capitalisations
12:57boursières du monde.
13:01Direction l'Inde à présent
13:03où le secteur agricole
13:04est durement frappé
13:04par la guerre entre Téhéran
13:06et Washington
13:06et Tel Aviv.
13:07La fermeture partielle
13:08du détroit d'Hormuz
13:09a fait exploser
13:10les prix des fertilisants
13:12faisant craindre
13:13des répercussions
13:13jusqu'aux assiettes
13:15des consommateurs.
13:16Les détails
13:16sont de Donia Dimon.
13:20Une crise mondiale
13:21aux répercussions locales.
13:23En Inde,
13:23le secteur agricole
13:24est directement impacté
13:26par la fermeture
13:27du détroit d'Hormuz
13:28provoqué
13:28par la guerre initiée
13:29par les Etats-Unis
13:30et Israël contre l'Iran.
13:31Le détroit d'Hormuz
13:32contrôlé par Téhéran
13:33fait transiter
13:3490% du pétrole liquéfié
13:36que se procure l'Inde.
13:37Problème,
13:38le gaz est essentiel
13:39dans la production
13:40des engrais azotés
13:41très utilisés
13:42dans le domaine agricole.
13:43Crucial pour un pays
13:44qui compte plus
13:45d'1,4 milliards d'habitants.
13:48Le secteur agricole
13:49est confronté
13:50à une rupture
13:50d'approvisionnement
13:51en urée
13:52et en phosphate diamonique.
13:53Auparavant,
13:54chaque foyer
13:54de notre village
13:55pouvait recevoir
13:55entre 10 et 20 sacs
13:57de ces types d'engrais.
13:58Désormais,
13:58le quota a été revu
13:59à la baisse
13:59entre 1 et 2 sacs.
14:01Des coopératives agricoles
14:02locales disent aussi
14:03être en rupture d'urée.
14:06L'urée est l'engrais azoté solide
14:08le plus utilisé au monde.
14:09Il est très prisé
14:10dans les cultures
14:10de céréales
14:11car il favorise
14:12la photosynthèse
14:13et stimule
14:14le développement des plantes.
14:15La rarification
14:16de cette denrée
14:17a donc fait exploser ses prix.
14:19Il y a régulièrement
14:20des problèmes d'import
14:21dû à la situation
14:22au Moyen-Orient
14:23ce qui a fait grimper
14:24les prix de 20 à 25%
14:26des engrais et pesticides.
14:27Et à cause du manque
14:28d'import,
14:29le phosphate diamonique
14:29et l'urée
14:30sont en rupture de stock
14:31ce qui fait grimper les prix
14:32à un tel point
14:33que c'est devenu
14:34bien trop cher
14:35pour les agriculteurs.
14:37Un cercle vicieux
14:38qui affecte aussi
14:39le coût des transports.
14:42Le conflit a fait exploser
14:43les prix du gaz,
14:44du diesel et de l'essence.
14:46En conséquence,
14:47les frais de transport
14:47ont fortement augmenté
14:49ce qui contribue
14:50à faire grimper
14:50les prix du coût
14:51d'utilisation
14:51des machines agricoles
14:53encore et encore.
14:55L'augmentation des coûts
14:57impacte directement
14:58le prix des denrées
14:59alimentaires les plus basiques.
15:00Dans un pays qui compte
15:01plus de 230 millions
15:02d'habitants vivant
15:03en situation de pauvreté
15:04aiguë.
15:05Soit environ
15:06un habitant
15:07sur cinq.
15:09Place à présent
15:10un autre entretien
15:11avec l'invité de la rédaction.
15:22Après plus de trois mois de guerre,
15:24les signaux semblent contradictoires.
15:26Lorsque l'on écoute Washington et Téhéran,
15:28on a parfois l'impression
15:29qu'ils ne parlent pas du même accord.
15:31Pourquoi peut-on imaginer
15:33que l'Iran accepte réellement
15:34un démantèlement
15:35de son programme nucléaire ?
15:37Pour en parler,
15:38nous sommes en direct de Rabat
15:42avec Zakaria Hanafi,
15:44directeur du Centre marocain
15:45d'analyse et d'anticipation géopolitique.
15:47Zakaria Hanafi,
15:48bonsoir et merci d'être avec nous.
15:51Merci monsieur pour l'invitation.
15:53C'est un honneur
15:53de participer à vous dans cette chaîne.
15:56Soyez le bienvenu.
15:57Alors ma première question
15:58est la suivante.
15:59Depuis plusieurs jours,
16:00américains, iraniens et pakistanais
16:02évoquent un accord imminent.
16:04Peut-on réellement parler
16:06de percée diplomatique d'après vous ?
16:10Jusqu'à présent,
16:11rien n'a été décidé
16:12parce que ça fait très longtemps
16:13qu'à chacun des côtés
16:15défend sa stratégie,
16:18bien sûr,
16:18sa diplomatie.
16:19Tout d'abord,
16:20il y a des problèmes
16:21concernant l'enrichissement nucléaire.
16:24Washington exige que l'Iran
16:25se sépare de ses stocks d'uranium
16:28hautement enrichis.
16:29Elle met en terme à ses activités
16:31d'enrichissement.
16:32Par contre,
16:33l'Iran veut bien
16:34continuer à enrichir
16:35l'uranium
16:36et laisser ce point
16:37à des négociations
16:38ultérieures.
16:39Là, on se demande
16:40est-ce que les États-Unis
16:42ou bien l'Occident
16:44va attendre ces négociations
16:45pour le futur.
16:47Seconde,
16:48le contrôle d'Hormuz
16:49alors que l'Iran veut garder
16:50la gestion de Détroit
16:52en imposant des frais de passage,
16:56les États-Unis défendent
16:57la libre circulation internationale
16:59du passage comme auparavant.
17:02D'ailleurs,
17:03normalement,
17:04les Détrois ne sont pas payants.
17:06C'est juste les canaux
17:07qui sont payants
17:08partout dans le monde.
17:09Third,
17:11le levier des sanctions.
17:13L'Iran exige un dégel
17:15immédiatement
17:17d'une partie
17:18de ses avoirs financiers
17:20bloqués à l'étranger
17:22alors que les États-Unis
17:25exigent plus de garanties
17:27de la part de l'Iran
17:28liées au nucléaire
17:30et à la sécurité régionale.
17:32C'est très important
17:32parce que les sanctions
17:36sont bilatérales.
17:38C'est les Américains
17:38qui ont sanctionné l'Iran.
17:40Il y a en multilatérale
17:42certains pays occidentaux,
17:43sinon l'Union Européenne,
17:45sinon l'Organisation
17:46des Nations Unies
17:47qui a bien sûr
17:49sanctionné l'Iran.
17:51– Zakaria Hanafi,
17:52qu'est-ce qui explique
17:53ce regain d'optimisme
17:55après des semaines
17:56de blocage ?
17:59– Comme je viens de dire,
18:01le regain d'optimisme
18:02n'est pas sûr
18:02malgré la déclaration
18:05du Premier ministre pakistanais
18:07jusqu'à présent
18:08parce qu'on a tenté
18:09auparavant
18:10de trouver particulièrement
18:12par exemple
18:12des solutions
18:14à la lier par exemple
18:15le problème
18:16des proxys iraniens
18:18des proxys iraniens
18:19aux accords actuels.
18:21Jusqu'à présent,
18:23l'Iran utilise
18:23des conflits régionaux
18:26en tant que
18:27carte de pression
18:28via les différentes proxys
18:29en Irak,
18:30au sud Liban,
18:30et à Gaza.
18:32D'ailleurs,
18:33vous avez vu que
18:33malgré la signature
18:34de l'accord israélo-libanais
18:37le 7 avril,
18:38jusqu'à présent,
18:39il y a des échanges
18:40de feux.
18:41Et le Liban,
18:42comme vous le savez très bien,
18:43le Hezbollah,
18:44est un acteur militaire
18:45non étatique
18:47qui défie l'État en présence
18:49qui est reconnu
18:50par les Nations Unies.
18:51Et tant qu'il y a
18:52ce problème persiste,
18:53il n'y a pas sûrement
18:54une solution
18:55dans l'immédiat.
18:57Somme toute faite,
18:59le climat
19:00de méfiance
19:01entre les deux antagonistes
19:02a été à l'origine
19:04des guerres
19:05de désinformation.
19:06Et c'est ça
19:07le problème
19:08que vous avez soulevé
19:09au départ,
19:10c'est-à-dire
19:10qu'il y a
19:12une confiance
19:12qui n'est pas méritée
19:14entre les deux antagonistes,
19:15la désinformation
19:17entre gouvernements
19:18qui chacun déclarent
19:19de sa façon
19:20les points approuvés
19:21et la date
19:22du signature.
19:23Donc,
19:24l'espoir de signer
19:24les accords
19:25dans les prochaines 24 heures
19:26par le médiateur pakistanique
19:28n'est pas encore
19:29sûrement approuvé
19:30par les Iraniens
19:31parce que
19:32les Iraniens,
19:33malgré la déclaration
19:34de leur ministre
19:34des Affaires étrangères,
19:36il y a toujours
19:37derrière lui
19:37une oligarchie
19:39militaire
19:39et religieuse
19:40qui contredit
19:41ce qu'il dit
19:42en interne.
19:43Si vous lisez
19:44les informations
19:44à l'intérieur
19:45de l'Iran,
19:46vous allez trouver
19:47des contradictions
19:48entre l'acteur principal
19:51du ministère
19:51des Affaires étrangères
19:52et les autres acteurs
19:54qui sont bien sûr
19:55l'oligarchie militaire
19:57et particulièrement
19:59la garde république,
20:00la garde révolutionnaire.
20:02Aussi la reprise.
20:04D'après vous,
20:05qui a aujourd'hui
20:05le plus intérêt
20:07à conclure rapidement
20:08un accord ?
20:08Est-ce que ce sont
20:09les États-Unis,
20:10l'Iran ?
20:11Est-ce que Donald Trump
20:11est-il sous pression politique
20:13à quelques mois
20:14de son élection
20:15de mi-mandat ?
20:17Comme disait
20:18Sensu auparavant,
20:20le nerf de la guerre
20:21c'est l'argent.
20:23C'est l'argent,
20:23bien évidemment.
20:24Si vous voyez
20:26probablement actuellement
20:27l'Iran est en train
20:27de se souffrir.
20:29Sa population
20:30souffre à cause
20:30des coupures d'eau,
20:33avec...
20:34Donc ça pourrait être
20:37un point faible
20:38très important
20:39pour l'Iran.
20:40D'ailleurs,
20:42il faut s'attendre
20:42à la prochaine réunion
20:43du J7
20:44qui sera organisée
20:45à Evian-les-Bains
20:47en France
20:47du 15 au 17 juin 2026.
20:51À partir,
20:52à part la coordination
20:54économique habituelle
20:55de ce groupement
20:56du J7,
20:57seront discutées
20:57la guerre en Ukraine
20:58et les tensions
20:59en Proche-Orient.
21:00Et particulièrement,
21:01la sécurisation
21:03des chaînes
21:04d'approvisionnement
21:05liées aux minerais
21:07critiques,
21:08aux énergies
21:08et aux engrais
21:09que vous venez
21:10de citer
21:10dans vos informations
21:13en voyant l'Inde.
21:15Car suite au blocage
21:16du détroit d'Hormoz,
21:17aux affrontements
21:19impliquant l'Iran,
21:22le trafic maritime
21:24a chuté
21:25de plus 90%.
21:26Donc c'est très important
21:28de voir
21:29que tout le monde
21:29a intérêt
21:30à ce que Hormoz
21:31soit ouvert,
21:33contre l'Iran,
21:34même ses alliés.
21:36Lorsqu'on écoute Washington
21:37et Teheran,
21:38on a parfois,
21:39Zakaria Hanafi,
21:40l'impression qu'il ne parle
21:41pas du même accord.
21:42Pourquoi ?
21:43Quels sont aujourd'hui
21:44les principaux points
21:46de blocage
21:46d'après vous ?
22:14Est-ce qu'on peut imaginer
22:16que l'Iran,
22:16que l'Iran accepte réellement
22:17un démantèlement
22:19de son programme,
22:19d'après vous ?
22:50Ça m'étonne,
22:51qu'elle vient d'effectuer
22:52qu'elle vient d'effectuer
22:52il y a deux jours,
22:53sur des sites très très importants,
22:55comme les sites gaziers,
22:58plus, comme d'habitude,
22:59les usines de Dessalmando,
23:01ainsi de suite.
23:02Alors, parlons à présent
23:04d'un autre dossier
23:05qui semble désormais incontournable,
23:07qui est le Liban.
23:08Pourquoi le Hezbollah
23:10est-il devenu un élément central
23:11des négociations
23:12entre Washington et Teheran ?
23:15Parce que, tout à fait,
23:17c'est un proxy du Liban.
23:18C'est une carte
23:19qui est jouée par l'Iran.
23:22Donc, c'est elle qui finance
23:23le combat.
23:24C'est elle qui est derrière
23:24la doctrine du Hezbollah,
23:26c'est-à-dire Tchéite.
23:29Les Libanais dépendent
23:31à 100% de l'Iran.
23:33Même si vous allez ici
23:35en Afrique, par exemple,
23:36vous allez trouver
23:36la communauté,
23:37la plus grande communauté
23:41libanaise en Afrique.
23:42C'est des Libanais chiites
23:45qui sont au service, bien sûr,
23:47de la doctrine chiite
23:49et qui sont soutenus financièrement
23:51pour construire des usines et tout ça.
23:53Donc, les Libanais vivent grâce,
23:56les Libanais du Sud vivent grâce à l'Iran.
23:59Donc, ce sont des proxy fidèles
24:00qui ne vont jamais changer
24:02ou déposer les armes
24:04à part par les armes,
24:05à part par la destruction
24:06par Israël.
24:08Parce qu'au parvent
24:09dans la stratégie israélienne,
24:10au parvent dans les années 60,
24:1270 et 50 même,
24:13de 56 jusqu'à nos jours,
24:15normalement Israël
24:17envoyait sur les territoires arabes
24:19pour avoir
24:19la paix chez elle.
24:21Mais une fois les frontières
24:22ont été approchées
24:23avec les pays arabes,
24:25c'est devenu très menaçant.
24:27Et la raison pour laquelle
24:28elle est allée même vers le Golan
24:30en s'approchant de la capitale syrienne.
24:33Donc, c'est très important
24:34pour la sécurité israélienne.
24:36Et jamais Israël
24:37ne va laisser des Libanais armés
24:40jusqu'aux dents
24:41avec des matériels de technologie
24:43comme les drones,
24:44ainsi de suite,
24:44qui vont déstabiliser
24:47particulièrement l'honneur d'Israël.
24:49Parlons justement d'Israël,
24:50qui continue ses opérations militaires
24:52au sud du Liban,
24:53alors que Téhéran et Washington
24:55essayent de conclure un accord de paix.
24:57Est-ce que ce n'est pas contradictoire
24:58avec les discussions en cours ?
25:01Normalement, c'est contradictoire,
25:03mais il faut se mettre aussi
25:05à la place d'Israël,
25:06qui est bien sûr menacée
25:07par le Hezbollah
25:10depuis plusieurs années.
25:12Et ce n'est pas le premier accord de paix
25:15qu'ils ont conclu.
25:16Et ça va continuer
25:17tant que la paix n'est pas revenue
25:21dans les pays arabes,
25:22c'est-à-dire particulièrement au Liban,
25:24au Palestine et tout ça,
25:25ça va continuer.
25:26Les résistants vont avoir
25:28d'autres résistants,
25:29leurs enfants et petits-enfants.
25:30Donc il faut chercher
25:31à trouver un compromis de paix
25:33valable pour l'éternité.
25:36Justement, vous qui parlez
25:37de compromis de paix,
25:38est-il prêt à accepter
25:40un cessez-le-feu durable ?
25:41Est-ce qu'il peut accepter
25:42une solution négociée,
25:43par exemple,
25:43sans autant apparaître
25:45comme affaiblie, d'après vous ?
25:49Ça m'étonne.
25:50On est en train de vivre
25:51la même histoire
25:52qu'a vécue, par exemple,
25:53la Syrie.
25:54Au moment de la COP
25:54de l'année 79,
25:56lorsque la Syrie de Hafez el-Assad
25:59a été invitée
26:00à récupérer le Golan,
26:02c'était du sérieux
26:03avec le gouvernement israélien
26:04de l'époque,
26:05c'était du sérieux.
26:07Les Syriens n'ont pas voulu
26:08se réunir avec les Israéliens,
26:11ils n'ont pas voulu reconnaître
26:12l'ambassade israélienne
26:14chez eux dans leur pays,
26:16ils n'ont pas voulu
26:17reconnaître ici
26:18l'État israélien.
26:19C'est la même erreur
26:20qui se répète
26:21concernant le Hezbollah.
26:22Et le Hezbollah
26:23n'est qu'un groupe armé.
26:25Normalement,
26:26il devait déposer ses armes
26:27et laisser l'État
26:29souverain libanais
26:30discuter de la paix
26:31avec Israël.
26:33Revenons à présent
26:34sur le président américain
26:35Donald Trump
26:35qui annonce régulièrement
26:37des accords imminents.
26:38Cette fois-ci,
26:39est-ce que selon vous
26:39c'est différent ?
26:40Est-ce qu'il cherche avant tout
26:41un succès diplomatique
26:43avant les élections américaines
26:44ou bien il veut réellement
26:46la paix dans le Moyen-Orient ?
26:47Il veut la paix
26:49parce qu'il a toujours
26:51cherché à avoir
26:51un prix Nobel de paix.
26:54C'est très important,
26:55il l'a déclaré souvent.
26:55En même temps,
26:57c'est très important
26:58en politique interne,
26:59n'oubliez pas que
27:01actuellement,
27:01même les États-Unis
27:02sont touchés
27:03par le passage d'Hormuz,
27:05la chèveté de la vie,
27:06la chèveté du pétrole,
27:08ainsi de suite.
27:09Plus, bien sûr,
27:10il y a le Parti démocrate
27:11qui a trouvé des points faibles
27:13et commence à défendre
27:14à l'intérieur du Congress
27:18le fait de diminuer,
27:19c'est-à-dire les prorrogatives
27:21du chef de l'État
27:22pour que la guerre
27:24continue, bien sûr,
27:27si jamais il continue
27:28avec l'autorisation du Congrès
27:29et pas avec la décision du président.
27:32Donc, ça l'arrange beaucoup
27:33parce qu'en novembre,
27:37c'est très important
27:38pour le président américain
27:41de gagner le pari
27:42des élections mi-mandat.
27:44C'est très important
27:45pour lui
27:45pour continuer
27:46et en même temps
27:47pour laisser un jour
27:49le flambeau
27:50au Parti républicain
27:51dans la continuité.
27:52Est-ce que l'influence
27:54du président américain
27:55Donald Trump
27:55sur Benjamin Netanyahou
27:57reste-t-elle encore intacte ?
27:58Sachant qu'il y a quelques jours,
28:00il y a encore eu des frictions
28:01entre les deux.
28:02– Je crois que malgré les frictions,
28:07Donald Trump a beaucoup d'influence
28:09dans le monde,
28:10pas seulement sur Israël.
28:13Je crois qu'Israël va suivre
28:15le courant de Donald Trump
28:18dans la mesure où elle aussi…
28:20– Vous pensez donc qu'il peut réellement
28:22imposer un compromis
28:23aux différents acteurs ?
28:25– Oui, il pourrait l'imposer
28:26dans la mesure où Israël dépend logistiquement,
28:30je parle dans le domaine militaire,
28:33des États-Unis,
28:35dépend politiquement aussi
28:36au niveau du Conseil de sécurité
28:37des États-Unis
28:38et dépend beaucoup de tous
28:40des États-Unis
28:41jusqu'à tel point
28:41qu'on considérait…
28:42Certains politologues
28:44considéraient Israël
28:45comme un État des États-Unis.
28:47Donc, c'est pas dans l'intérêt d'Israël
28:49de ne pas suivre cette voie de paix
28:52tracée par Donald Reagan…
28:54– Donald Trump.
28:55– Donald Trump,
28:57parce qu'à part Donald Trump,
28:59il y a les Occidentaux,
29:01les Japonais et tout ça
29:03qui ont perdu dans cette bataille
29:05à cause de guerre en Ukraine
29:07et maintenant à cause de la guerre
29:08au Moyen-Orient
29:11parce que ça va influencer sur l'économie.
29:13Et toujours l'économie
29:14c'est le moteur de l'histoire,
29:16pas d'économie,
29:17pas de stabilité dans les pays,
29:18pas de solution.
29:20– Est-ce que, d'après vous,
29:22Zakaria Hanafi,
29:23qu'est-ce qui pourrait se passer
29:25concrètement dans les prochains jours ?
29:27Est-ce qu'on est plus proche
29:28d'une signature d'un accord de paix
29:29ou bien d'une nouvelle flambée militaire ?
29:32– Ça dépend, comme je vous ai dit,
29:35d'une ère de la guerre.
29:37Si l'Iran se résilie
29:40avec les moyens qu'elle a, ça va.
29:43Mais si ça continue,
29:44si jamais elle continue dans son entêtement,
29:47elle pourrait perdre sa population
29:48parce qu'une population
29:49sans eau, sans électricité,
29:52peut se manifester,
29:53peut sortir dans les rues
29:54pour demander le départ du régime.
29:58Ça, c'est très, très important.
29:59Car comme disait Henry Kissinger,
30:02si vous vous rappelez de Henry Kissinger,
30:04il disait, on détient les États
30:06par l'énergie
30:07et on détient la population
30:09par l'alimentation.
30:12Et il a raison.
30:13Il a raison.
30:14– D'après vous, quel événement
30:15pourrait faire échouer les négociations ?
30:18– C'est le nucléaire.
30:21– Le nucléaire ?
30:22– Le nucléaire.
30:22– Pas une nouvelle frappe ?
30:25– Si jamais…
30:25– Si l'Iran persiste.
30:29Moi, ça m'étonne que les États-Unis
30:30ou bien Israël
30:31vont laisser l'Iran en paix
30:33et même les Occidentaux
30:34vont se joindre,
30:35sûr et certain,
30:35à cette guerre
30:36parce qu'ils n'ont
30:37pas autre choix.
30:38Ils doivent obligatoirement
30:40faire l'escorte
30:41de leurs navires
30:41parce que jusqu'à présent,
30:43il y a des pays
30:44qui payent
30:44entre 1,5 million
30:45et 2 millions de dollars
30:47pour faire passer
30:48leurs navires commerciaux
30:49et ce n'est pas bien
30:50pour les Occidentaux.
30:52– Avant de conclure,
30:54Zakaria Hanafi,
30:55est-ce que nous sommes
30:55face à la fin progressive
30:57de cette guerre régionale
30:58ou simplement
30:59devant une nouvelle pause
31:01avant un conflit
31:02qui risque encore
31:03de durer plusieurs mois
31:04d'après vous ?
31:06– Normalement,
31:07c'est une nouvelle pause
31:08parce que normalement,
31:09dans la doctrine,
31:10c'est une intervention internationale
31:11qu'ont fait les États-Unis.
31:13Donc normalement,
31:14lorsqu'il y a
31:14une intervention internationale
31:16en stratégie,
31:17ça veut dire
31:18que la guerre
31:18ne va pas durer longtemps.
31:20Mais maintenant,
31:21puisque l'Iran persiste,
31:23l'Iran a des réserves stratégiques
31:25en ce qui concerne
31:26les drones,
31:26les missiles et tout ça,
31:27il a la main
31:28sur le Moyen-Orient,
31:29particulièrement
31:30les pays du Gorb,
31:31puis sur Israël.
31:32Donc automatiquement,
31:33ça peut facilement durer
31:36si il n'y a pas de paix.
31:37Mais la paix dépend
31:38de l'intérieur du pays,
31:39c'est très très important,
31:41de l'Iran,
31:41l'intérieur.
31:43C'est très important.
31:44– Merci beaucoup,
31:45Zakaria Hanafi,
31:46pour votre analyse
31:47et d'avoir répondu
31:48à toutes nos questions.
31:48Je rappelle
31:49que vous êtes directeur
31:50du Centre marocain
31:51d'analyse et d'anticipation
31:53géopolitique
31:54et que vous étiez
31:54en direct avec nous
31:55depuis Rabat.
31:56Merci infiniment.
31:57– Je vous remercie,
31:58à mon tour.
31:58Merci beaucoup,
31:59une autre fois,
31:59Inch'Allah.
32:00– Inch'Allah.
32:01– Merci.
32:01– Il est l'heure à présent
32:03de faire le tour
32:03de l'actualité économique
32:05nationale et internationale
32:06avec Rachid Farhan.
32:15Le groupe allemand Léoni poursuit son expansion au Maroc.
32:19L'équipementier automobile a lancé les travaux d'une nouvelle unité industrielle à Bouscola
32:24pour un investissement de 640 millions de dirhams.
32:27Ce nouveau site d'une superficie de près de 35 000 mètres carrés devrait générer près
32:33de 4 000 emplois directs et indirects et porter à 12 le nombre d'usines du groupe dans le Royaume.
32:40Il sera dédié à la production de systèmes de câblage automobile dessinés aux principaux constructeurs montiaux.
32:46Le projet s'inscrit dans le cadre du programme d'investissement conclu entre Léoni et le gouvernement marocain en 2023
32:53d'un montant global de plus de 932 millions de dirhams.
32:57Il comprendra également un centre de formation ainsi qu'un centre d'innovation et de recherche et développement.
33:03Présent au Maroc depuis 1971, Léoni emploie aujourd'hui près de 20 000 personnes
33:08sur plusieurs sites industriels répartis entre Bouscola, Brchid, Bousniqa, Agadir et Casablanca.
33:15Le groupe exporte ces systèmes de câblage vers plus de 14 pays.
33:20L'investissement de 640 millions de dirhams aujourd'hui à travers cette nouvelle unité industrielle
33:28qu'on lance aujourd'hui officiellement va nous permettre de créer 4 000 emplois
33:34et ce qui va porter le nombre d'emplois à plus de 25 000 emplois au Maroc.
33:42Aujourd'hui nous avons 20 000 employés et il faut quand même citer que Léoni existe au Maroc depuis 1971,
33:5055 ans de présence et ça confirme la confiance et le partenariat que nous avons avec les autorités locales.
33:58Cette confiance est ancrée à travers plusieurs investissements.
34:03On a signé en mai 2023 un protocole avec les autorités qui porte sur un montant d'investissement de 932
34:12millions de dirhams et 7 100 emplois.
34:14Et ce projet ça fait partie de ce protocole.
34:17L'économie marocaine a poursuivi son redressement en 2025 selon les comptes nationaux publiés par le haut commissariat au plan.
34:25La croissance économique s'est établie à 4,9% contre 4,4% une année auparavant.
34:32Une progression portée principalement par le dynamisme de la demande intérieure dans un contexte marqué par une inflation maîtrisée.
34:39Cette ambioration repose notamment sur la bonne tenue du secteur agricole.
34:44Les activités agricoles ont progressé de 8,2% permettant au secteur primaire d'enregistrer une croissance de 7,1%.
34:52Selon au tableau, le secteur de la pêche a connu un net recul passant d'une croissance de 8,8
34:58% en 2024 à une contraction de 13% en 2025.
35:03Les secteurs secondaires et tertiaires ont quant à eux poursuivi leur croissance mais à un rythme plus modéré.
35:10La valeur ajoutée du secteur secondaire est passée de 3,8% à 3,3% tandis que celle du
35:17secteur tertiaire a ralenti à 4,3%.
35:23Le Royaume poursuit son ascension parmi les grandes destinations touristiques mondiales.
35:28Selon le dernier baromètre de l'ONU Tourisme, le Maroc s'est hissé à la 22e place mondiale en termes
35:34d'arrivée touristique internationale en 2025.
35:37Près de 19,8 millions de visiteurs ont été accueillis durant l'année confirmant la dynamique positive du secteur.
35:45Cette progression permet au pays de gagner 3 places en seulement un an.
35:49Depuis 2019, le Maroc a même progressé de 12 rangs dans ce classement mondial.
35:54Les recettes touristiques suivent également cette tendance avec 14,8 milliards de dollars générés en 2025,
36:01permettant au Royaume d'améliorer son positionnement à l'échelle internationale.
36:05Cette évolution est portée par la feuille de route touristique lancée en 2023
36:09qui a renforcé la connectivité aérienne, la capacité d'hébergement et la qualité de l'offre.
36:14Les prix du pétrole ont progressé mercredi après de nouvelles déclarations musclées du président américain Donald Trump à l'encontre
36:22de l'Iran.
36:22Le breinte de la mer du Nord a dépassé les 93 dollars le baril,
36:27tandis que le pétrole américain WTI a franchi la barre des 90 dollars.
36:32Cette hausse intervient dans un contexte d'escalade militaire avec les deux pays.
36:36L'Iran a annoncé avoir visé des bases américaines dans le Golfe en réponse à des frappes menées par Washington.
36:42Ces événements alimentent les inquiétudes autour de l'approvisionnement mondial en pétrole,
36:47notamment en raison de la situation dans le détroit d'Hormuz, passage stratégique pour le commerce énergétique mondial.
36:54Enfin, la Banque du Canada a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25%.
37:00L'institution monétaire privilégie la prudence alors que l'inflation montre des signes d'accalmie,
37:06mais que les incertitudes économiques internationales demeurent nombreuses.
37:12Votre Soir Info se poursuit avec l'invité culture, Meryem Khamdichi,
37:15reçoit Abdel-Ilah Kadili, président de la Fondation Temkin.
37:29Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
37:32Alors que la technologie réinvente notre monde, l'éducation reste le socle de tout développement humain,
37:40économique, mais aussi social.
37:43Aujourd'hui, le grand défi n'est plus seulement de transmettre,
37:46mais de garantir l'accessibilité et l'équité pour tous.
37:50C'est précisément au cœur de cette ambition que s'inscrit la vision de la Fondation Temkin
37:55pour l'excellence et la créativité.
37:57Soutenir, orienter et accompagner les apprenants dans chaque étape de leur parcours scolaire
38:04et de leur développement.
38:05Face à ce défi qui engage la responsabilité collective des familles,
38:10des enseignants et de la société civile,
38:12l'outil digital s'impose aujourd'hui comme un catalyseur majeur de la transformation.
38:18Le numérique s'affirme désormais comme un espace d'accompagnement personnalisé,
38:22d'orientation et de tutorat capable de s'adapter au rythme de chaque élève.
38:28Et c'est précisément par cette synergie entre humanisme et innovation digitale
38:33que nous pouvons bâtir ensemble l'école de la réussite et de l'inclusion.
38:38Hélère Kadili, vous êtes... Kadili, pardon.
38:42Kadili.
38:42Kadili, c'est un cas.
38:43Vous êtes le président fondateur de la Fondation Temkin.
38:47C'était un plaisir de vous avoir avec nous ce soir
38:49et de parler d'un sujet aussi important.
38:50Le plaisir est très partagé. Je vous remercie de me recevoir.
38:54Un plaisir.
38:54Je vous félicite pour vos programmes
38:56et l'intérêt que vous portez à un sujet d'actualité
39:01qui le restera tout le temps, celui de l'éducation.
39:04Tout à fait. Un sujet aussi important.
39:06Et comme je le disais en introduction, c'est un petit peu le socle.
39:09Et quand on parle de nos enfants aujourd'hui,
39:11l'éducation, on parle des adultes de demain
39:13et de ceux qui vont construire aussi l'avenir du Maroc.
39:17D'où l'importance de ce sujet.
39:19Et justement, aujourd'hui, on est dans un monde en pleine mutation.
39:23On a le numérique qui arrive, tout qui s'accélère.
39:28Donc, ce développement technologique est freiné.
39:30Et nous, au Maroc aujourd'hui, comment se place par rapport à cela ?
39:34Comment doit-on considérer cet outil digital ?
39:37Est-ce qu'il est devenu aujourd'hui nécessaire de l'intégrer dans nos programmes
39:40pour pouvoir justement développer un petit peu l'enseignement au Maroc ?
39:44Écoutez, nous, au Maroc, nous ne sommes pas seuls.
39:48D'autres pays font face à cette réalité qui s'impose de plus en plus,
39:55qui est, à notre sens, à la fondation Tamkin, incontournable.
40:00Nous l'avons dit non seulement aujourd'hui, mais il y a des années,
40:03nous avons clamé que les technologies de l'information et de la communication
40:09sont de nature à donner un coup de fouet à l'amélioration de la qualité de l'éducation dans notre
40:14pays.
40:15D'autres pays sont passés par là, la Finlande, le Rwanda, la Chine, l'Inde.
40:20Et donc, le Maroc n'est pas un cas isolé.
40:27Prendre cette utilisation très au sérieux, je pense que c'est en train d'avoir lieu
40:34dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées, et la vague continuera.
40:38Et je pense que les technologies, l'intelligence artificielle,
40:43plus particulièrement durant ces trois, quatre dernières années,
40:47contribuera à une transformation substantielle de notre système éducatif.
40:53En tout cas, on a souvent l'impression, on associe souvent le numérique
40:57à une fracture potentielle ou attendue.
41:00Est-ce que c'est vraiment le cas, sachant que l'outil digital
41:04peut finalement devenir cet outil qui rendra cette éducation aujourd'hui accessible
41:09et équitable pour tous ?
41:12Fracture n'est peut-être pas le mot qu'il faut utiliser.
41:14C'est parce qu'on en a peur qu'on sorte ce genre de terme.
41:18Le digital va provoquer une fracture au sein du dispositif
41:22ou de l'écosystème éducatif.
41:23Nous pensons à la fondation de Semkin, que c'est beaucoup plus un outil
41:28qui va contribuer justement, non seulement à l'amélioration,
41:31mais à la transformation de l'écosystème éducatif, pour plusieurs raisons.
41:35Parce qu'il amène à l'élève, il amène aux parents, il amène aux enseignants,
41:40il amène à toutes les parties prenantes de l'équation de Semkin
41:43pour l'amélioration de la qualité de l'éducation,
41:47des moyens que nous n'avions pas dans le temps.
41:49Il rapproche des expertises qui, sans ces technologies,
41:55sans cet outil, ne seraient pas disponibles.
41:57Un exemple, aujourd'hui, à la fondation, nous sommes à notre 75e
42:02Semkin International Talks.
42:04Ceux qui assurent ces talks, ces séminaires entre guillemets,
42:09sont des personnes d'Inde, de Chine, de Singapour, des États-Unis.
42:13On n'aurait pas eu accès à ces gens-là.
42:15Je vous donne un exemple.
42:16Monsieur Jamie Cassap, qui était la troisième personne de Google,
42:20n'aurait jamais été connu chez nous, sans justement ces technologies
42:24de l'information et de la communication et sans l'intelligence artificielle.
42:28Donc, plutôt qu'une fracture, c'est un plus.
42:30C'est un plus substantiel qui aide à rapprocher ces expertises
42:35pour des personnes qui n'y auraient pas eu accès.
42:40Autre chose, les bourses d'excellence et de mérite de la fondation Semkin,
42:44eh bien, il y a des élèves de régions très lointaines, Tata, Asazza, Guilmim,
42:51Birgendouz, à 70 kilomètres de Gregeret, qui ont eu accès à des bourses d'universités
42:56dont ils ne connaissaient même pas le nom.
42:58Aujourd'hui, ils sont des architectes, ils sont ingénieurs en intelligence artificielle.
43:03C'est grâce à ces technologies, c'est grâce à l'intelligence artificielle
43:07qu'on a pu mettre à la disposition de ces élèves d'environnement très modeste,
43:14des bourses d'excellence fournies et mises en notre disposition
43:18par des universités marocaines de renom et par des universités internationales.
43:23La technologie, le digital, un outil dont il faut voir aujourd'hui les opportunités
43:28et non pas les menaces.
43:30Aujourd'hui, si l'école traditionnelle repose sur des modèles
43:34qui peuvent paraître, on va dire, dépassées, le digital,
43:40ou en tout cas les interfaces, les plateformes digitales d'accompagnement
43:45au niveau de l'enseignement, peuvent-elles faire la différence
43:47et suivre un enfant en fonction de son rythme, en fonction de la personne qu'il est,
43:53de sa personnalité, donc s'adapter à chaque enfant ?
43:55C'est là l'un des avantages extraordinaires de cet outil.
44:03Parce qu'il collecte l'information, il l'analyse, il la restitue avec un certain nombre d'orientations,
44:14avec des commentaires.
44:15Il ne la restitue pas uniquement à l'élève seul, mais il la restitue aux parents,
44:20moyennant bien entendu en la transmettant via les moyens qui existent aujourd'hui.
44:23Il la restitue à l'enseignant pour lui permettre de revoir, pour lui permettre de suivre.
44:28Il la donne à l'élève pour lui faire mettre le doigt sur les problèmes qu'il a,
44:34sur les deficiencies qu'il a.
44:37Et donc il l'accompagne dans toute sa progression.
44:41Et nous avons développé, avec notre partenaire technologique Tamtec Solutions,
44:47une plateforme qui fait cela justement.
44:50Et je vous en parlerai tantôt.
44:54Tamtrac est une plateforme développée pour non seulement fournir du soutien scolaire,
44:59mais suivre l'élève, mettre à sa disposition un agent IA qui analyse tout ce qu'il fait.
45:04Donc ça n'est plus one size fits all, mais plutôt un encadrement, une orientation,
45:11un renforcement de compétences spécifique à chacun des élèves, là où il est, partout où il est,
45:17en informant les parents et en prenant l'enseignant comme une compétence
45:23qui renforce justement ce dispositif, parce qu'en maîtrise de la technologie.
45:30– On en parlait justement tout à l'heure avant de commencer cet entretien.
45:33Quand on parle de l'éducation, c'est tout un écosystème.
45:35Et c'est ce que vous essayez de mettre un petit peu en place,
45:37cette interface qui peut connecter tous les acteurs et tous les intervenants,
45:44justement dans le développement en tout cas.
45:46– Écoutez, l'équation de Temkin pour l'amélioration qualitative de l'éducation, c'est justement cela.
45:50C'est un document qui est maintenant enregistré,
45:55qui a été adopté par pas mal de pays sur le continent,
45:59le Nigeria, le Cameroun, le Bénin et d'autres pays,
46:04et qui considère l'éducation comme une série de variables qui sont interdépendantes,
46:12chacune étant indépendante, mais qui sont quand même dans leur interaction interdépendante.
46:17L'amélioration que connaît une variable a par voie de conséquence
46:21un impact amélioratif sur les autres variables.
46:25Ces variables sont quoi ?
46:26Sans l'élève, l'enseignant qui est la clé de voûte du système éducatif,
46:33les parents qui doivent retourner.
46:35– Et puis il y a des programmes aussi.
46:35– Oui, bien sûr.
46:36– Puis il y a des programmes aujourd'hui.
46:37– La communication, l'autorité locale,
46:40toutes les parties prenantes au dispositif sont intéressées
46:43et doivent être impliquées dans son amélioration.
46:46Construire une école, c'est bien,
46:48mais former les enseignants et les impliquer justement
46:51dans le dispositif de l'école, c'est également bien.
46:55Là, je voudrais saluer une initiative du ministère de l'Éducation nationale,
47:00véritablement.
47:00L'année dernière et cette année, l'organisation du forum d'un enseignant.
47:06Un forum qui a réuni 3 000 enseignants, une première,
47:09c'est la deuxième édition qui a eu lieu il y a quelques mois,
47:12c'est une première.
47:13Il faut continuer.
47:15Il faut non seulement réunir le forum des 3 000,
47:18mais organiser des forums au niveau régional,
47:21au niveau provincial, pour écouter les enseignants,
47:24pour les impliquer dans cette dynamique de transformation.
47:28– Justement, vous le disiez tout à l'heure, vous parliez d'algorithmes.
47:33De quelle manière le suivi algorithmique, en tout cas,
47:37ou les données que peuvent procurer ces plateformes ou qu'elles collectent,
47:41permettent-ils aussi de pouvoir identifier les besoins d'un enfant,
47:46les difficultés aussi précocement ?
47:48– Parmi les solutions que nous avons développées,
47:51celle qui permet à un élève de s'identifier,
47:55son identification est validé par ses parents,
47:59il choisit un enseignant, l'enseignant qui le suivra,
48:03et il choisit également un agent IA qui devient son compagnon.
48:07Et son compagnon, non pas pour une année,
48:09mais pour toute sa procession au sein du dispositif éducatif.
48:13Et donc cet agent identifie les lacunes, aide l'élève à y faire face,
48:20l'enseignant est informé sur ses lacunes et suit avec l'élève et attire son attention.
48:26Donc c'est une accumulation d'informations qui est analysée au fur et à mesure,
48:31et les réponses sont données à l'élève, à ses parents et à l'enseignant.
48:36Imaginez toutes ces informations, qu'est-ce qu'elles vont permettre de faire également ?
48:40Elles vont permettre d'identifier les penchants de l'élève, ses forces et ses faiblesses.
48:46On va faire face à ses faiblesses pour les réduire et renforcer ses forces.
48:52À la fin du parcours, le compagnon dira,
48:56moi à mon avis tu devrais choisir, tu devrais aller dans telle direction, médecine.
49:02Et s'il choisit médecine, eh bien l'agent lui donnera le parcours pour devenir médecin,
49:08la première année, la deuxième année, la troisième année,
49:10et lui fournira un certain nombre d'outils pour renforcer sa maîtrise du domaine.
49:17– La particularité aussi, c'est que ce sont des données qui sont collectées très jeunes
49:24et qui suivent un petit peu l'enfant jusqu'à son insertion professionnelle.
49:28Nous serons en mesure de le faire pour la cinquième et sixième année du primaire.
49:35Alors vous voyez qu'est-ce que la technologie permet.
49:39Si on avait confié ça, on n'avait pas ça dans le temps.
49:43On ne pouvait pas collecter tout individuellement.
49:46Il faut garder à l'esprit que nous avons 8 500 000 élèves.
49:49– Il faut garder à l'esprit que la technologie permet aussi à chaque enfant
49:53de révéler son potentiel quand elle est utilisée à bon escient.
49:56– Absolument.
49:57– Et c'est ça la question et c'est ça ce qui est important aujourd'hui,
50:00c'est de pouvoir utiliser cet outil qui est devenu finalement nécessaire.
50:03– Incontournable.
50:04– Ce n'est plus une alternative pour rester en phase avec l'évolution du monde actuel.
50:09– Donc il faudrait, et c'est en train d'avoir lieu, transformer, modifier notre approche du rôle de l
50:22'enseignant qui devient réellement le leader.
50:26Pour nous il l'a toujours été.
50:28Maintenant son rôle se renforce avec sa maîtrise des technologies de la formation et de la communication
50:32et plus particulièrement de l'intelligence artificielle.
50:35Les élèves n'ont pas besoin d'être vus globalement mais individuellement
50:41et leurs compétences et leurs lacunes sont identifiées et renforcées.
50:46Les parents ont besoin d'être informés et tout l'écosystème est partie prenante à cette transformation.
50:53– En tout cas c'est sur ces paroles qu'on va conclure cet entretien avec vous,
50:56monsieur Adhila Khadili, je vais finir par y arriver.
51:00Merci à vous, c'est un plaisir de vous avoir comme invité ce soir.
51:03– Je vous remercie de me recevoir.
51:05– C'est la fin de l'invité culture pour ce soir, je vous souhaite une très bonne soirée.
51:12– Et c'est aussi la fin de ce journal, merci à vous de nous suivre.
51:15L'information revient dans un instant sur Média TV.
51:20– Sous-titrage ST' 501
51:35– Sous-titrage ST' 501
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