Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Plus d'une semaine après la découverte du corps de Lyhanna, les obsèques de l'enfant se sont déroulées ce vendredi après-midi dans le Gers.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Martine Brousse, bonsoir, vous êtes présidente de l'association La Voix de l'Enfance,
00:04que raconte Maître Batik, c'est-à-dire ces jeunes filles, ces fillettes finalement,
00:08à l'époque, qui ont le courage d'aller témoigner et qu'on ne croit pas.
00:11C'est quelque chose que vous rencontrez, j'imagine, régulièrement ?
00:15Oui, c'est quelque chose que nous rencontrons régulièrement
00:19et pour laquelle nous avons, depuis des années, réfléchi, mais avec les professionnels
00:25et que nous avons créé ces unités d'accueil pédiatrique Enfants en danger, les UAPED,
00:31où l'enfant arrive en pédiatrie, il est accueilli par une équipe pluridisciplinaire
00:37avec médecins, pédiatres, infirmières, psychologues, enquêteurs,
00:43et où on va recueillir leurs paroles.
00:46Ces unités, elles existent.
00:48Il ne faut pas dire que rien n'est fait.
00:51Ces jeunes filles, ces petites filles, à l'époque, n'ont pas eu cette chance-là.
00:55C'est pourquoi la Voix de l'Enfant et toutes les associations et tous les professionnels
00:59se mobilisent pour dire qu'il ne faut plus dire que rien n'est fait.
01:04Il faut renforcer ce qui fonctionne.
01:06Il faut reconnaître le travail de professionnels qui ont de bonnes pratiques.
01:12Ça existe.
01:13Martine Brousse, il y a peut-être aussi un manque de communication.
01:16C'est vous qui nous rappeliez quand vous avez confronté à ce témoignage
01:19du professeur d'art martiaux qui disait qu'il avait un comportement,
01:24le suspect présumé, avec justement les enfants qui posaient questions,
01:28qui étaient inhabituelles.
01:29Et vous, vous nous dites qu'il aurait dû faire un signalement à la cellule
01:32qu'il y a au sein du ministère des Sports, puisque vous le rappelez,
01:35alors moi je ne savais pas que ça existait,
01:37signaler, ce n'est pas forcément dénoncer.
01:40Oui, je crois que c'est important de dire ce soir,
01:42il faut mobiliser l'opinion publique,
01:45parce que c'est vrai qu'il y a une responsabilité de l'État,
01:47c'est vrai qu'il y a une responsabilité peut-être de la justice, de la police,
01:52mais nous sommes aussi responsables.
01:55Quand nous voyons, quand nous avons un doute,
01:59le doute doit profiter à l'enfant.
02:01Or il ne profite que rarement à l'enfant.
02:03On se dit non, on lave son linchal en famille,
02:07c'est de la délation, puis ça ne me regarde pas.
02:10Enfin, quand on voit un homme qui ne fait pas,
02:13qui sur un terrain de sport n'est qu'avec des enfants,
02:15alors que son équipe est une équipe d'adultes.
02:17Quand on voit un homme qui vient distribuer régulièrement le soir,
02:21à la sortie de l'école, des goûters,
02:24eh bien, interrogeons-nous.
02:25Il vaut mieux se tromper.
02:27Vraiment, il vaut mieux se tromper.
02:29Mais se tromper, c'est peut-être aussi sauver un enfant.

Recommandations