00:00Alors, un exemple de proposition concrète, on va vous faire découvrir si vous ne la connaissez pas encore ce soir,
00:05celle d'Antoine Vermorel Marques, il est député à l'ère de la Loire.
00:08Il propose de créer un seul fichier, une fiche AS pour agresseurs sexuels,
00:12créer un modèle national sur le même modèle du fichier S.
00:15Il va proposer une proposition de loi la semaine prochaine.
00:17En gros, cette fiche AS permettrait, dit-il, d'agréger toutes les informations sur un suspect.
00:22Explication, lundi dernier, dans le forum BFM TV, de son chef de parti Bruno Retailleau, et on en débat après.
00:30Il faut que les employeurs puissent avoir accès à un fichier.
00:33Le problème, c'est qu'on est aujourd'hui, en France, à un âge de pierre.
00:37Tous les lieux où il y a un contact avec l'enfance, je pense que les employeurs devraient avoir la
00:43possibilité de consulter le fameux fichier.
00:47Vous avez un nom, alors ils ne peuvent pas consulter tout le fichier, c'est-à-dire que vous avez
00:51un nom,
00:52Ils disent, voilà, je fais passer l'entretien demain de M. X, est-ce que vous pouvez me confirmer ?
00:56Je consulte le fichier. Et là, vous avez une alerte ou non, et du coup, vous ne l'embauchez pas.
01:03Général Galtier, l'ex-premier ministre, candidat à la présidentielle, Gabriel Attal, est aussi favorable à ce traitement.
01:09Il dit qu'il faut aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes.
01:12Est-ce que vous y êtes favorable ?
01:16Alors, un pédocriminel n'est pas un terroriste.
01:19Je disais simplement qu'il faut donner la liberté d'action à tous les enquêteurs d'avoir accès à ce
01:26fichier.
01:27C'est relativement simple, c'est réglementaire.
01:29Alors, il y a aussi une autre formule importante.
01:34Il faut changer l'article 43 du code pénal et du code de procédure pénale
01:42qui tend à donner à l'enquêteur initial la possibilité de poursuivre l'enquête sous le contrôle du parquet.
01:54Et c'est ça qui aurait dû permettre, en l'occurrence sur l'affaire Liana,
01:59à l'unité initialement saisie qui avait bien fait les choses,
02:03et notamment l'audition avec la salle Mélanie,
02:06qui était en possession de tous les éléments suite à l'audition de la petite Rosa,
02:10de poursuivre avec l'autorisation du parquet cette enquête
02:15et d'aller jusque dans le GER en compagnie peut-être
02:17et en saisine avec la section de recherche de Toulouse pour aller au plus vite.
02:22Et ça, aujourd'hui, on ne peut pas encore le faire.
02:26Il faut donc changer ses dispositions et donc il y a des possibilités d'agir plus vite.
02:32Voilà les deux pistes, me semble-t-il, à la fois réglementaires et législatives
02:36qui devraient permettre d'aller plus loin pour donner enfin la vraie parole aux victimes.
02:42Merci.
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