00:00...
00:09Dans le silence le plus total,
00:11le convoi funéraire arrive dans le cimetière de Fleurant.
00:16La famille, ici au premier rang, guide le cortège.
00:20Elle a souhaité qu'une partie de la cérémonie soit publique.
00:23Les journalistes sont autorisés à filmer à distance.
00:34Nous ne disons pas au revoir à un symbole, une lutte,
00:38mais à une enfant de 11 ans et demi, Liana.
00:43Sur la pelouse du cimetière, des proches, mais aussi une foule d'anonymes
00:47venus rendre hommage à Liana.
00:52Sa plus grande beauté vivait dans son âme.
00:56Une âme lumineuse, douce et bienveillante.
01:03Sous un soleil de plomb, tous respectent une minute de silence.
01:09Avant de s'éclipser,
01:13l'inhumation se déroule dans la plus stricte intimité familiale.
01:22A l'extérieur, Yvette est dévastée.
01:26Elle ne connaissait pas Liana, ni même ses parents,
01:29mais elle se devait d'être là.
01:31Parce que je suis la mère de deux gamines,
01:33de l'âge de Liana,
01:35je me mets à leur place,
01:36j'imagine que ça aurait pu être les miennes.
01:39C'est tellement émouvant,
01:41tellement, tellement injuste.
01:43Elle repose en belle apport.
01:45Comme elle,
01:46de nombreux Gersois viennent signer le registre de condoléances.
01:50Et parfois, les mots sont difficiles à trouver.
01:54On ne sait pas trop quoi exprimer,
01:56mis à part des condoléances,
01:58que leurs filles continuent à veiller sur eux.
02:02et je crois qu'en fait,
02:07il y a beaucoup de monde qui n'ont pas les mots
02:09pour cette tragédie.
02:13C'est inhumain.
02:17Quand on s'aperçoit dans la semaine
02:21que le frère, il a fait les mêmes choses,
02:24hier, on découvre que le père
02:26a également fait les mêmes choses,
02:28jusqu'où ça va aller.
02:31Je suis en colère, je suis triste.
02:33C'est une histoire pas possible
02:34pour qu'on en arrive là,
02:35pour que les choses bougent.
02:37On va dire ça comme ça.
02:39Moi, j'ai peur.
02:40Je suis presque à plus vivre.
02:42C'est malheureux.
02:44Je vis dans la peur.
02:47Une émotion immense et une colère
02:50qui depuis Florence irradie partout en France
02:54jusque sous les fenêtres du ministère de la Justice.
02:57Plus jamais ça !
02:59Plus jamais ça !
03:01Plusieurs rassemblements
03:09qui mettent l'exécutif sous pression.
03:12Les choses ne se sont pas passées
03:13comme elles auraient dû se passer.
03:15C'est une évidence.
03:16Et donc, c'est inacceptable.
03:18Si il y a des défaillances qui sont mises en avant,
03:20je prendrai mes responsabilités.
03:22Qui ne connaisse pas une information ?
03:24Alors que les circonstances exactes
03:26de la mort de Liana restent mystérieuses,
03:29comment expliquer, malgré les alertes,
03:31que ce drame n'ait pas pu être évité ?
03:34Pourquoi, au-delà de Jérôme Barrella,
03:37c'est désormais toute sa famille
03:38qui se retrouve éclaboussée ?
03:40Jusqu'où s'étendront
03:42les répercussions de la tragédie
03:44de la mort de Liana ?
03:50Au cœur de l'affaire Liana,
03:52une invraisemblable cascade
03:54de lenteur administrative et judiciaire.
03:57A commencer par celle
03:59qui aurait pu tout changer.
04:01Celle dont la plainte,
04:02si elle avait été traitée plus rapidement,
04:04aurait peut-être pu empêcher
04:05la mort de Liana.
04:08Mardi dernier,
04:08accompagnée par son avocat,
04:10Audrey,
04:11la voix tremblante et les larmes aux yeux,
04:13s'installe devant les micros.
04:15J'ai la culpabilité
04:17que je n'ai pas assez faite,
04:18que j'ai été par la hauteur
04:21en tant que maman.
04:24L'été dernier,
04:26Audrey apprend l'impensable.
04:29Sa fille, Rosa, 12 ans,
04:31lui raconte avoir été violée
04:33à plusieurs reprises
04:34entre septembre 2024 et mai 2025
04:37par le père d'une amie,
04:39Jérôme Barrella.
04:41Immédiatement,
04:42l'adolescente et sa mère
04:43portent plainte.
04:45Rosa est entendue
04:46par les gendarmes
04:47examinés par des médecins
04:49qui confirment des lésions.
04:51Mais neuf mois plus tard,
04:53silence radio,
04:54le suspect n'a jamais été inquiété.
05:18Pour l'avocat de cette mère de famille,
05:22le système judiciaire
05:23tout entier a failli.
05:25Aucun enquêteur n'a trouvé utile
05:27d'interpeller l'intéressé.
05:29Aucun procureur,
05:30que ce soit à Toulouse ou à Hoche,
05:31n'a trouvé pertinent
05:32de donner les instructions
05:34pour que l'intéressé soit interpellé.
05:36Et donc aujourd'hui,
05:37encore une fois,
05:38je le dis,
05:38il faut saisir cette occasion unique
05:40de pouvoir taper un grand coup
05:42dans la fourmilière
05:43et faire en sorte que la justice
05:44retrouve son éclat
05:45et qu'on arrête de la reléguer
05:47au dernier rang,
05:48comme c'est le cas depuis trop longtemps.
05:49La raison pour laquelle
05:50nous déposons plainte,
05:51d'abord une plainte
05:52pour faute lourde contre l'État
05:54par rapport à ce dysfonctionnement
05:55majeur des services publics
05:56et je le répète,
05:58c'est malheureusement
05:58pas un cas isolé.
06:01Pourquoi Jérôme Barrella
06:02n'a-t-il pas alors été placé
06:03en garde à vue à ce moment-là ?
06:05Y a-t-il eu un manquement
06:07de la part de la justice ?
06:09D'autant plus que même
06:10les autorités américaines
06:11avaient alerté
06:12leurs homologues français.
06:14Nos confrères du monde
06:15ont révélé que la NECMEC,
06:17l'organisme américain
06:18de lutte contre la pédocriminalité,
06:20avait fait à plusieurs reprises
06:22des signalements
06:23auprès de la France,
06:24auprès de l'Office national
06:25des mineurs
06:27concernant un internaute
06:28qui s'est avéré
06:29depuis être Jérôme Barrella.
06:32Est-ce que ces signalements
06:33avaient été traités à temps ?
06:34Est-ce qu'ils avaient permis
06:36de remonter jusqu'à Jérôme Barrella ?
06:38Pour l'instant,
06:38l'enquête est en cours
06:39et n'a pas apporté
06:40de réponse sur ce thème-là.
06:44À plusieurs reprises,
06:46le nom de Jérôme Barrella
06:48apparaît au sein
06:48des services de police
06:49et de gendarmerie.
06:51Comme dans cette autre affaire,
06:54trois mois avant la mort de Liana
06:55qui aurait pu alerter la justice.
06:58Le 12 mars dernier,
07:01l'aide sociale à l'enfance
07:02fait un signalement.
07:04Une collégienne de 11 ans
07:06placée sous sa responsabilité
07:07relate une soirée pyjama
07:09qui se serait déroulée
07:10en août 2025
07:11au domicile de Jérôme Barrella
07:15et qui l'aurait fortement perturbée.
07:20Elle rapporte qu'alors
07:21qu'elle dormait chez son amie,
07:23elle aurait constaté
07:24la présence de M. Barrella
07:25derrière elle,
07:27à hauteur de ses fesses.
07:29Selon ses déclarations,
07:30M. Barrella aurait effectué
07:32des gestes
07:32qu'elle qualifie de déplacés.
07:37Un rapport transmis à la cellule
07:40de recueil des informations
07:41préoccupantes du Gers.
07:44nous les avons contactés par téléphone.
07:48Je me permets de vous contacter
07:50dans le cadre de l'affaire
07:51de la petite Liana.
07:51Non, je suis désolée,
07:53on n'est pas autorisés
07:54à vous répondre.
07:54Non, non, mais je me permets
07:56de vous appeler
07:56parce qu'un signalement
07:57avait été adressé
07:58concernant une enfant de l'ASE
08:00dans un signalement
08:01en mars dernier.
08:02Je voulais savoir
08:03si ce signalement avait été...
08:04je ne suis pas autorisé
08:06à vous répondre.
08:06Vous pouvez vous adresser
08:07au service de communication
08:08du conseil départemental,
08:10mais bon,
08:10je ne suis pas autorisé
08:10à vous répondre.
08:11Merci beaucoup.
08:12Merci.
08:13Au revoir.
08:15À la suite de ce signalement,
08:18la jeune plaignante
08:19de l'aide sociale à l'enfance
08:20n'a jamais été entendue
08:21par la justice.
08:24Son père a décidé
08:25de porter plainte
08:26la semaine dernière.
08:29Je trouve la justice
08:30que c'est vraiment
08:33du grand n'importe quoi.
08:35Comme j'ai dit
08:35à la gendarmerie ce matin,
08:37ils ont eu de la chance
08:38que c'est la gendarmerie
08:40qui les a attrapés avant.
08:41Parce que si ça aurait été moi,
08:42ça n'aurait pas fait
08:43la même discussion.
08:44Je n'aurais pas fait de cadeau.
08:45Il aurait passé
08:46un seul quart d'heure,
08:47ça c'est sûr.
08:48Mais je l'aurais moi-même
08:49amené à la gendarmerie.
08:50Mais je ne sais pas
08:51dans quel état.
08:54Depuis sa mise en examen,
08:56il est incarcéré
08:57dans une prison
08:58à Mont-de-Marsan
08:59et il a été placé
09:01dans le quartier d'isolement.
09:03Il est complètement coupé
09:04des autres détenus,
09:05y compris pendant
09:06les promenades.
09:07Et ce, nous dit-on,
09:08pour des raisons de sécurité,
09:10pour sa propre sécurité.
09:12Il y a d'ailleurs
09:12une vigilance
09:13qui a été renforcée
09:14avec des rondes
09:15toutes les heures
09:16pour s'assurer
09:17qu'il ne mette pas fin
09:18à ses jours
09:19et donc fin
09:20à cette procédure.
09:22Un détenu ultra-surveillé
09:24au cœur d'un scandale national,
09:27très loin du souvenir
09:28que s'en fait Yannick.
09:31Il l'a très bien connue.
09:34C'était il y a 23 ans
09:35pendant leur adolescence
09:37dans le Gers.
09:39Quand je vois ces photos,
09:40quand je me replonge
09:41dans les discussions
09:43avec les camarades
09:43de l'époque
09:45et repenser
09:46à toutes ces belles années,
09:48moi, c'était vraiment
09:49des très très belles années.
09:51Ça évoque une certaine nostalgie
09:53et je me dis
09:55waouh,
09:57je n'ai pas l'impression
10:01de voir la personne
10:02que je vois maintenant
10:06dans les médias.
10:07quoi.
10:08Alors,
10:09c'est compliqué.
10:14Compliqué de...
10:15Ce qu'il a fait,
10:16c'est impardonnable,
10:17bien évidemment.
10:20Entre 2001 et 2003,
10:23Yannick a partagé
10:24la même chambre
10:24que Jérôme Barrella
10:25dans l'internat
10:26qu'il fréquentait
10:27à Hoche.
10:29Au fil du temps,
10:30quand on était copains,
10:31du coup,
10:32on échangeait pas mal de choses.
10:34Vous savez,
10:35les adolescents
10:35sur les bancs du lycée,
10:36rire, joie, pleure,
10:37on se partage tout.
10:38En plus, l'internat,
10:39ça renforce encore plus
10:40les liens.
10:41Puis c'était quelqu'un
10:42de plutôt timide,
10:43plutôt réservé,
10:44pas trop démonstratif
10:46sur certaines choses,
10:48ne parlait pas trop
10:49de sa vie privée en général,
10:50mais quelqu'un
10:51de très gentil
10:52et très souriant.
10:53Tout l'inverse
10:53de ce que je vois maintenant
10:54à la télévision,
10:55quelqu'un qui était bienveillant,
10:58autant lui,
10:58il n'exprimait pas
10:59trop de choses,
10:59mais si quelqu'un du groupe,
11:01notamment,
11:01moi j'ai eu des moments
11:03de doute,
11:04des moments de peine,
11:05il était là
11:06pour me réconforter.
11:08La semaine dernière,
11:09c'est une amie
11:10de la bande de lycéens
11:11qui lui annonce
11:12la nouvelle.
11:14Elle m'envoie un texto,
11:16elle me dit
11:16« Tu travailles ce soir ? »
11:18« Non,
11:18il faut que je t'appelle. »
11:19« Ok,
11:20qu'est-ce qui se passe ? »
11:21« C'est au téléphone. »
11:23Puis elle me dit
11:24« Est-ce que tu as entendu
11:24parler de la disparition ? »
11:25Je fais « Oui,
11:26à Florence,
11:27la jeune fille,
11:28la semaine dernière,
11:30elle me dit
11:30« Jérôme B. »
11:33Et là,
11:33je lui dis
11:33« Jérôme Barrella. »
11:36« J'espère que ce que tu me racontes,
11:37c'est une grosse blague quand même. »
11:39Elle me dit
11:39« Pas du tout. »
11:40J'ai l'impression que c'est
11:42pas que Jérôme
11:43que j'ai connu à l'époque.
11:48Daniel a lui aussi
11:49été très proche
11:50de Jérôme Barrella
11:52pendant près de 15 ans,
11:54durant toute son enfance.
11:57Il se souvient
11:58d'un petit garçon
11:59très calme,
12:00casanier et solitaire.
12:03Pour conserver son anonymat,
12:04nous avons enregistré
12:05ses propos
12:06et reconstitué l'interview.
12:09Il préférait être de dingue
12:11avec la PlayStation.
12:13Il a eu
12:13je sais pas combien de consoles.
12:15À l'école,
12:17il n'était pas dans les premiers,
12:19il n'était pas dans les derniers.
12:20Un homme très mignon,
12:22très réservé,
12:23qui ne parlait pas beaucoup.
12:24Un gosse normal,
12:26tout à fait normal.
12:29Des souvenirs,
12:30ceux d'une enfance
12:31et d'une adolescence
12:32pour Jérôme Barrella,
12:34marqués par l'absence
12:35de son père.
12:36Il m'aimait bien,
12:38il était en manque
12:39d'affection.
12:40Et son père,
12:41il n'aimait jamais.
12:42C'était assez compliqué.
12:44Il n'aimait pas son père.
12:46Et son père,
12:47je pensais
12:47qu'il ne les aimait pas non plus.
12:50Daniel
12:51voit régulièrement
12:52Jérôme Barrella
12:53jusqu'à ses 19 ans.
12:55Quelques années plus tard,
12:56il est invité
12:57à son mariage.
12:58C'est ce jour-là
12:59qu'il fait la connaissance
13:00de sa femme
13:01et de ses deux enfants
13:02et qui lui parle
13:04pour la dernière fois.
13:05Mais avec la disparition
13:07de Liana,
13:08d'un seul coup,
13:09le nom de Jérôme Barrella
13:11refait surface
13:12dans la vie de Daniel.
13:13Pour lui,
13:14le choc est immense.
13:16Je tombe des nus
13:18quand je pense.
13:19Et puis,
13:20surtout,
13:22la relation
13:23qu'il a eue
13:23avec Rosa.
13:25Là,
13:25là,
13:26là,
13:26c'est l'enfer.
13:30Et puis,
13:31j'ai prié
13:33le bon Dieu
13:34pendant trois jours
13:35pour qu'il y ait
13:36de revenir
13:36à la vivante.
13:38Au moins,
13:39je veux dire
13:39qu'il soit vivant.
13:42Et vous vous en décompte ?
13:46Je voulais
13:47qu'elle soit vivante,
13:48cette fille.
13:52C'est impardonnable.
13:53Ce qu'il a fait là,
13:54c'est impardonnable,
13:56inqualifiable.
13:57Et puis,
13:58j'en veux
14:00à la procureure.
14:02j'en veux
14:02à la police
14:03pour pas qu'il ait arrêté.
14:05Jérôme,
14:05elle serait vivante.
14:08Liana serait vivante,
14:09Jérôme,
14:10il serait un pôle,
14:11mais il n'aurait pas tué.
14:13peut-être.
14:14Mais vous vous rendez compte,
14:17c'est inqualifiable
14:18ce qu'il a fait là.
14:20Jamais je lui pardonnerai.
14:22Jamais,
14:22jamais,
14:23jamais.
14:28Les enquêteurs
14:29se rendent compte
14:30en creusant
14:30dans l'entourage
14:31de Jérôme Barrella
14:32qu'il y a en fait
14:33plusieurs autres personnes
14:34qui sont mises en cause
14:35par la justice.
14:36Par exemple,
14:37concernant son frère
14:38Yannick Barrella,
14:39ils se sont rendus compte
14:40que cela faisait
14:40deux ans
14:41qu'il y avait
14:42une procédure
14:42le concernant
14:43un peu laissée de côté
14:44de plainte
14:46pour viols conjugaux.
14:47L'une de ces deux
14:48jeunes femmes
14:49qui avaient porté
14:49plainte contre lui
14:50était même mineure
14:51au moment des faits.
14:52Il a donc été
14:53mis en examen
14:54cette semaine
14:55pour viols conjugaux
14:56et notamment
14:56viols sur mineurs.
14:58Tout ceci
14:58dresse le portrait
14:59d'une famille
15:00qui apparaît
15:01véritablement dysfonctionnelle.
15:07Le père biologique
15:08de Jérôme Barrella
15:10est lui aussi
15:11mis en cause
15:12par deux de ses
15:12petites filles
15:13par alliance.
15:14En 2018,
15:16les procédures
15:17n'aboutissent pas.
15:19A l'aune
15:20des derniers événements
15:21couvrant l'actualité,
15:23le procureur
15:24de Béziers
15:25a décidé
15:25de rouvrir
15:26l'enquête
15:26concernant
15:28l'une des deux filles.
15:30Maéva,
15:31âgée de 12 ans
15:32à l'époque
15:33explique avoir été
15:34agressée sexuellement
15:35à de nombreuses reprises
15:36par Joël Barrella
15:38pendant un mois
15:39l'été 2018.
15:41Ce qui s'est passé
15:42c'est que du coup
15:43il est venu se mettre
15:43sous les mêmes draps
15:44que moi.
15:45Il a enlevé son pantalon.
15:47J'étais dos à lui
15:48donc il se frottait
15:49derrière moi
15:50et par simple réflexe
15:53en fait
15:53je bougeais.
15:55Je bougeais,
15:55je tournais mon dos.
15:57Ça ne l'empêchait pas.
15:57Il continuait
15:58de se frotter à moi.
15:59Il avait des mains
16:00baladeuses.
16:02Je me souviens
16:03que les premières fois
16:04je fermais la porte
16:05dès qu'il était parti.
16:06Le lendemain
16:07j'avais peur
16:08donc je me disais
16:08il a fait une fois
16:09il ne le refera pas deux fois.
16:11Mais en fait
16:11manque de bol pour moi
16:12il a refait encore et encore
16:13et ça ne s'est pas arrêté.
16:15par exemple dans la piscine
16:17pareil
16:17il faisait en sorte
16:19à ce que je m'assoie
16:20sur lui
16:20sur la piscine
16:21et quand j'essayais
16:22de me détacher
16:22il rigolait
16:24et il me serrait
16:25contre lui
16:25alors que
16:27je n'en avais pas envie
16:28en fait.
16:32En suivant
16:33l'affaire Liana
16:33à la télévision
16:34elle se rend compte
16:36que son agresseur
16:37présumé
16:37n'est autre
16:38que le père
16:38de Jérôme Barrella.
16:40On parle de Jérôme
16:41mais on parle aussi
16:42de Joël
16:43parce que Jérôme
16:44est le fils de Joël
16:45donc en fait
16:46on m'a agressé moi
16:47on m'a agressé ma soeur
16:48son fils a agressé
16:50mais je ne sais
16:51combien de petites filles
16:52parce que
16:54Liana ça a été
16:54la dernière
16:55mais ce n'était pas
16:56la première.
16:57En fait
16:57c'est toute une histoire
16:58de famille
16:58et je trouve ça
17:00mais c'est impressionnant.
17:01On se dit
17:02que ça n'arrive
17:02qu'aux autres
17:02mais en fait non.
17:06Pour l'instant
17:07les causes
17:07de la mort de Liana
17:08sont un mystère.
17:12L'analyse des résultats
17:13de l'autopsie
17:14est toujours en cours.
17:17Jérôme Barrella lui
17:18reste présumé
17:20innocent.
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