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00:00Et notre invité exceptionnel ce matin sur CNews et sur Europe 1, c'est Nicolas Sarkozy.
00:04Bonjour, M. le Président de la République.
00:06Bonjour, Laurence Ferrari.
00:07Merci d'avoir accepté de répondre à nos questions pour évoquer la mémoire d'une grande dame,
00:12une dame qui vous était chère, Bernadette Chirac, l'épouse de l'ancien Président Jacques Chirac,
00:16qui s'est éteinte à 93 ans, dont les obsèques seront célébrés en la basilite 5 Clotilde à Paris.
00:21C'était une femme exceptionnelle et qui a compté pour vous tout au long de votre vie. Expliquez-nous.
00:27Oui, elle a beaucoup compté. La France a perdu une femme exceptionnelle, que j'ai connue en 1975, j'avais
00:3720 ans,
00:38et qui m'a accompagné pendant 51 ans.
00:41Vous vous rappelez encore de cette première rencontre ?
00:43Absolument. Nous étions Jacques Chirac, qui était Premier ministre. J'étais tout jeune, j'avais 20 ans,
00:49et je venais de faire le discours de Nice, aux Assises. Je travaillais à l'époque comme floriste, chez Truffaut,
00:55et la secrétaire de Jacques Chirac, Madame Esnou, que je ne connaissais pas, m'avait appelé pour me fixer un
01:00rendez-vous l'après-midi,
01:01à Matignon, où je n'avais jamais mis les pieds. Et je suis arrivé à Matignon, et là, on ne
01:07m'a pas fait attendre dans le bureau de Jacques Chirac,
01:10mais on m'a fait monter dans l'appartement. Je l'ai su après, sans bon, je ne sais pas.
01:15Jacques Chirac est arrivé, et quand il est rentré, d'ailleurs, il n'a pas ouvert la porte, la porte
01:19a explosé,
01:20et avec cette façon de Jacques Chirac de dire bonjour avec les doigts écartés. Je n'ai jamais vu quelqu
01:24'un comme ça.
01:25Il disait toujours, boum.
01:27Il était suivi par sa fille, Laurence.
01:32C'est d'ailleurs l'une des dernières fois que je l'ai vue, puisqu'il a eu l'été
01:36tragique après, elle a eu sa maladie en Corse.
01:41Et Bernadette.
01:43Et je l'ai juste croisée, elle était très intimidante, parce que t'es une chaudron de Corselle,
01:49et franchement, on n'avait pas envie de mettre les pieds sur la table.
01:53Et puis après, j'ai été déjeuner à l'hôtel de ville de Paris, tout un tas de choses, et
01:58on a été très proches.
02:00Je lui suis très reconnaissant, elle a beaucoup compté pour moi, et sur le plan politique, et sur le plan
02:06personnel.
02:06C'est-à-dire qu'elle était là pour les bons et les mauvais moments, pour vous ?
02:09Elle était toujours là.
02:11Y compris quand, avec son mari, on était un peu en regard, parce que j'ai beaucoup aimé Jacques Chirac,
02:16puis je l'ai beaucoup affronté aussi.
02:17Et la réciproque est vraie.
02:18Nos relations étaient complexes, mais avec Bernadette, on a toujours été proches.
02:24Et même quand il y avait des grandes oppositions entre Jacques et moi, je voyais toujours Bernadette.
02:30Il lui avait d'ailleurs interdit de me voir, à une période particulièrement sensible.
02:34Elle n'a pas obéi, bien sûr.
02:35Comme d'habitude.
02:36Comme d'habitude.
02:37Parce qu'on ne donnait pas d'instruction à Bernadette Chirac.
02:40C'était une femme très droite, très drôle, qui avait un sens de la formule exceptionnelle,
02:48et à qui vous ne faisiez pas prendre des vessies pour des lanternes.
02:52Elle avait ses idées, et elle disait toujours, au pire moment entre Jacques et moi,
02:57« Non mais, il vous soutiendra. Ne vous inquiétez pas, Nicolas. »
03:02Et d'ailleurs, pendant plusieurs mois, on s'est vus en secret, à Versailles, dans un appartement qu'il y
03:07avait trouvé chez ses amis.
03:09J'étais ministre de l'Intérieur, et on passait une ou deux heures à bavarder ensemble.
03:13C'était une personne que j'ai beaucoup aimée.
03:17Et quand Laurence est décédée, un jour, je reçois un appel sur mon téléphone.
03:23C'était Bernadette en larmes.
03:25Laurence vient de mourir.
03:26La fille aînée du couple Chirac.
03:27La fille aînée.
03:29Rejoignez-moi tout de suite.
03:30Et je l'ai rejoint dans l'appartement de Laurence, qui était au rez-de-chaussée, pour des raisons qu
03:35'on peut imaginer.
03:36Et on a parlé une heure avec Laurence, qui était sur son lit.
03:43Et c'était des choses que je ne peux pas oublier.
03:46Je lui dois beaucoup.
03:50Et son décès m'a fait beaucoup de peine.
03:53Et c'est toute une époque qui, pour les Français comme pour moi, se tourne et se termine.
03:59C'était une très grande dame.
04:00Une grande dame et une première dame de France, très aimée par nos compatriotes.
04:05Elle disait d'ailleurs qu'elle avait aimé représenter la France.
04:08Je l'ai fait du mieux possible.
04:10Elle appelait d'ailleurs l'Élysée la maison des Français.
04:13Oui, et puis la maison de verre aussi, parce que tous savaient.
04:16Et quand on est arrivés à l'Élysée avec Carla, on ne peut pas dire qu'entre Carla et Bernadette,
04:22c'est exactement le même style.
04:24Elle était d'une gentillesse, d'une attention.
04:27Elle donnait des conseils.
04:29C'était vraiment une personne différente.
04:32Et je pense que les Français l'ont aimée pour cette différence.
04:36Elle était très politique.
04:38Très.
04:38Une femme politique qui avait fait Sciences Po.
04:40Elle n'aimait pas tous les collaborateurs de son mari.
04:43Je me souviens très bien de ce qu'elle disait, notamment d'un de ses premiers ministres.
04:47Mais c'était une personnalité assez indomptable.
04:50Et elle aimait Jacques.
04:54Elle aimait sa famille.
04:56Elle aimait sa vie.
04:57J'entends beaucoup de commentaires, pas toujours d'ailleurs très élégants, de gens qui parlent de leur couple, mais en
05:04fait qui n'ont pas connu l'intimité de ce couple.
05:07Ils parlent sans savoir.
05:08Moi, je pense que Jacques n'aurait pas fait la carrière qu'il a faite sans elle.
05:14Et vous savez, quand j'ai remis la Légion d'honneur à Bernadette Chirac, à la Maison de Solène, qu
05:19'elle a créée avec les pièces jaunes, Jacques était là au premier rang.
05:24Il n'était plus président de la République.
05:25Et ce n'est pas lui qui était à l'honneur.
05:28Et Bernadette fait son speech, son petit discours.
05:31Et elle termine en disant, je voudrais, monsieur le président, remercier celui qui m'accompagne depuis 52 ans.
05:41Elle remerciait Jacques Chirac de l'avoir accompagnée.
05:43C'est une femme qui a eu beaucoup d'humour, qui ne s'en laissait pas compter.
05:47Et qui, je crois, a eu une vie qu'elle a aimée.
05:51– Était-il vrai qu'elle disait, que lui, lui disait chaque matin, vous savez que vous avez une chance
05:56immense de m'avoir épousée,
05:57et qu'elle disait, mais c'est le contraire qui est vrai, monsieur Jacques.
05:59– Oui, parce qu'il se taquinait.
06:01J'ai assisté à des déjeuners, des dîners, des dizaines, où il se taquinait.
06:07Mais Jacques, qui était une très forte personnalité, avec un charisme extraordinaire, faisait attention avec Bernadette.
06:13C'est-à-dire que Bernadette, vous ne lui parliez pas comme ça.
06:16Elle pouvait se défendre.
06:18C'était une petite femme.
06:19Elle me rappelait ma mère.
06:21Elle avait cette autorité naturelle.
06:25Et quand Jacques venait la chercher un petit peu, elle pouvait répondre, et répondre fortement.
06:32Et vous savez, entre la personnalité de Jacques, la personnalité de Claude, qui est une grande personnalité,
06:39il fallait se faire une place.
06:42Et le miracle, c'est que Bernadette Chirac avait sa place.
06:45Elle n'a pas disparu derrière son mari ou derrière sa fille.
06:50Et ça, déjà, ce n'était pas si simple.
06:53– Vous parlez beaucoup de sa résilience.
06:55Dans vos livres, vous dites qu'elle est dotée d'une force, d'une vivacité exceptionnelle.
06:58Vous la comparez même à la reine Elisabeth II, qui ne se plaînait jamais,
07:02et qui exécutait ce qu'elle avait à faire jusqu'au bout.
07:06– Écoutez, je ne l'ai entendu se plaindre qu'à deux reprises dans les centaines de rencontres que nous
07:14avons eues.
07:15– C'est quelqu'un qui ne se plaignait jamais.
07:19Elle avait été très touchée lors de la condamnation de Jacques,
07:24qui était déjà affaiblie par la maladie.
07:28Et bien sûr, le décès de Laurence, qui a été pour cette famille, un drame.
07:37Mais elle était toujours impeccable.
07:39Quelle que soit l'heure de la journée, elle était impeccable.
07:41J'étais en Corrèze pour les élections européennes, tout un tas d'élections,
07:46la soutenir, faire campagne avec elle.
07:48Qu'on soit en Corrèze, à Tulle ou à Paris,
07:52elle était toujours impeccable.
07:54Pas un cheveu qui dépassait, une grande élégance.
07:57Et si vous saviez comment on a ri ?
08:00Je riais avec elle.
08:02Parce que ce n'est pas quelqu'un qui était méchant du tout.
08:06Mais elle était vive.
08:08Elle savait piquer.
08:11Et elle n'avait aucune illusion, ni sur les choses, ni sur les gens.
08:17Mais on riait.
08:18On riait aux éclats.
08:20Et c'est vraiment quelqu'un qui va me manquer.
08:24J'ai vraiment l'impression avec elle, c'est pas elle qui a été élue.
08:27Et pourtant, j'ai l'impression que c'est toute une page de la vie politique française qui se tourne.
08:33Elle est de la dimension et de la force de ces géants que sont Jacques Chirac, François Mitterrand, Charles Pasquois.
08:43Vous savez, je ne dis pas que c'est les mêmes.
08:46Mais tous ces personnages qui ont rythmé la vie politique pendant 50 ans,
08:50eh bien, elle va être à sa place dans ces personnages-là.
08:54Et pour toutes les femmes, aujourd'hui, qui veulent exister, qui ne veulent pas disparaître au prétexte que c'est
09:00le mari qui travaille, c'est un exemple.
09:02Au fond, sous des dehors un peu classiques, le vouvoiement et toutes ses habitudes, elle était d'une modernité fantastique.
09:15Elle a compris qu'une femme ne devait pas disparaître derrière son mari.
09:19Fût-il Jacques Chirac ?
09:20Parce que le Jacques Chirac de la Belle Époque, c'était une force extraordinaire.
09:25C'est un acteur de cinéma, d'un physique extraordinaire, une énergie extraordinaire.
09:29Et elle, qui trottait derrière, elle n'a jamais été effacée.
09:34Ce n'est pas rien.
09:36Et ce n'est pas rien pour toutes les femmes d'aujourd'hui.
09:38– C'était aussi une femme politique, et vous l'avez très bien dit, élue en Corrèze,
09:42qui donnait son avis à Jacques Chirac sur les décisions politiques qu'il prenait.
09:45On se rappelle de ce qu'elle avait dit sur la dissolution.
09:49Elle prenait des risques par rapport à son mari ?
09:51Elle lui disait ce que personne ne lui disait dans son entourage ?
09:54– Écoutez, vous savez, en 2004, Jacques Chirac me met dehors du gouvernement.
09:58Parce que je prends l'UMP.
10:00Il me dit, soit tu te présentes et tu quittes le gouvernement,
10:05soit tu restes, et je préfère que tu restes.
10:07Je pars.
10:08Je pars parce que je suis mis dehors, disons les choses comme elles sont.
10:11Je ne l'en veux pas du tout, c'est la vie politique.
10:14Et donc on fait le congrès fondateur de l'UMP avec moi comme président.
10:18Et qui je vois au premier rang ?
10:21Bernadette.
10:23Son mari venait de me dire, quitte le gouvernement.
10:26Tout le monde savait que son mari ne souhaitait pas que je devienne président de l'UMP.
10:31Qui était au premier rang ?
10:32– Bernadette Chirac.
10:34– Alors vous comprenez que je lui dois beaucoup.
10:37Et que cette femme n'avait peur de rien.
10:39C'est de l'acier, Bernadette.
10:42C'est de l'acier.
10:43Et qui assumait totalement.
10:46Elle était chrétienne, catholique, pratiquante.
10:50Elle allait à la messe.
10:53Et puis quand elle dit, vous savez, chez les courcelles, on se vous voit.
10:57Ça en dit non.
10:58Sur ce qu'elle pensait et sur l'équilibre du couple.
11:03Franchement, c'est une femme exceptionnelle.
11:05– C'est un destin d'une femme française, comme vous nous l'avez bien décrit, monsieur le président.
11:09Qui a eu des épreuves aussi.
11:11Vous décrivez qu'il y a eu des moments difficiles pour elle.
11:14Des humiliations personnelles.
11:16Mais elle disait aussi que son grand homme, celui de sa vie,
11:19eh bien il ne pouvait faire sa route sans elle.
11:21Mais ils étaient indissociables.
11:23C'était un vrai couple politique et un couple, évidemment, personnel.
11:27– C'était un vrai couple.
11:29C'est un couple extraordinaire.
11:32Et je note d'ailleurs qu'ils ont passé leur vie ensemble.
11:36Il n'est pas parti.
11:37Et elle n'est pas partie.
11:39Et quand, dans une interview, elle a dit,
11:40vous savez, moi aussi, j'aurais pu m'attifoler.
11:43C'est à mourir de rire.
11:45Je crois qu'elle prenait comme exemple un beau marin ou un beau sportif.
11:51Mais ils sont restés ensemble.
11:53Ils étaient indissociables.
11:56Et je crois que, comme elle l'a dit elle-même,
11:59elle était le point fixe de Jacques.
12:02Et que personne ne pouvait mettre un coin
12:04entre elle et lui.
12:08Et puis, moi je pense, c'est très personnel que je vais dire,
12:12c'est qu'elle était jusqu'au bout épatée du physique de son mari.
12:18Elle le trouvait beau, magnifique.
12:20Il y avait un côté un peu midinette.
12:24J'ai connu ça, je sais pas, avec ma mère et mon père.
12:27Ma mère était pareil, épatée par la beauté de mon père.
12:30Et je trouvais que c'était très touchant.
12:32Alors vous dites, elle a été humiliée.
12:33Vous savez, n'est humiliant que ce qu'on ressent comme humiliant.
12:37Elle était au-dessus.
12:39Les vilainies, les bassesses.
12:42Je pense qu'elle les écartait.
12:44Et je dois dire d'ailleurs que Claude,
12:47que je connais très bien,
12:49a fait mon admiration
12:50dans la façon dont elle s'est occupée de son père
12:54et de sa mère jusqu'au bout.
12:56Et ça en dit beaucoup de cette famille.
12:58Au fond, une famille extrêmement politique,
13:02mais qui n'a jamais sacrifié les liens personnels
13:07sur le tel de la politique.
13:08Et j'ai vécu avec eux beaucoup de choses.
13:10L'enterrement de Laurence,
13:11le mariage de Claude.
13:14Beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses.
13:15Vous faisiez partie de la famille en fait.
13:17Non, je faisais pas partie de la famille.
13:19Mais on était très proches.
13:21Et pour moi, la famille Chirac,
13:23oui, c'est un peu la mienne.
13:24Parce que même quand on s'est opposé,
13:27même quand on a été frontalement en opposition,
13:32il y avait un lien.
13:33On était fait du même sang des passionnés
13:38qui vivaient la politique totalement.
13:40Et les Chiracs la vivaient avec le clan familial.
13:45Et j'ai eu du mal à comprendre ça.
13:47Mais c'est une très belle leçon.
13:50Parce qu'au fond,
13:51leurs relations, leurs rapports étaient vrais.
13:55C'était une vraie famille.
13:56Mais c'était pas faux.
13:57Il n'y avait pas de dissimulation.
13:58Et je le dis après les avoir beaucoup aimés.
14:02Mais avec Bernadette,
14:04c'est l'histoire d'une fidélité de 52 ans quand même.
14:07Ça m'a parajeuni.
14:10Et j'ai été plus touché par sa disparition
14:15que je l'aurais pensé.
14:17Y compris quand Carla a appris
14:19que les excès qu'auraient lieu aujourd'hui,
14:22m'a dit, je vais y aller.
14:24Parce que la façon dont Bernadette m'a accueilli,
14:27je ne peux pas l'oublier.
14:29C'est une première dame
14:30qui a aussi ouvert la voie
14:31à celles qui l'ont suivi
14:33en étant active,
14:34en créant, vous l'avez dit,
14:36la maison de Solène,
14:37en prenant à bras-le-corps
14:39la cause pour les enfants,
14:41les pièces jaunes.
14:42C'est très difficile.
14:43Il n'y a pas de statut de la première dame.
14:46C'est très machiste, d'ailleurs, tout ça.
14:48On demande tout à la première dame,
14:50mais il n'y a pas de statut.
14:51Et s'il y a une secrétaire,
14:52tout le monde se choque.
14:54Elle a créé,
14:55pour toutes les premières dames
14:57qui ont suivi,
14:58un espace,
14:59une réalité,
15:01une autonomie.
15:03Au fond, c'était très moderne,
15:04je vous le dis.
15:06Et c'est quelqu'un
15:07qui a compté dans le cœur des Français.
15:09Quelle que soit l'opinion politique,
15:12des gens,
15:14elle était au-delà de la politique.
15:17Et par exemple,
15:18des moments très difficiles,
15:20d'impopularité du gouvernement,
15:22de son mari,
15:22je n'ai jamais vu
15:25de manifestation d'hostilité
15:27d'une foule de Français
15:28contre Bernadette.
15:30Jamais.
15:31Ce qu'on dit beaucoup
15:31sur le respect des gens pour elle.
15:35Beaucoup.
15:37J'ai perdu une grande amie
15:39et la France a perdu une grande dame.
15:42Merci beaucoup,
15:42Monsieur le Président,
15:43d'avoir rendu ainsi hommage
15:45sur ces news et sur Europe 1
15:46à Bernadette Chirac,
15:47dont les obsèques ont lieu aujourd'hui.
15:48Mais c'était important pour moi.
15:50Merci de m'avoir accueilli.
15:51Sous-titrage Société Radio-Canada
15:53Sous-titrage Société Radio-Canada
15:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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